Cette semaine qui touche presqu’à sa fin aura été très effervescente suite à plusieurs évènements qui ne viennent pas tous les jours. Au-dedans de ces temps forts, s’éclipsent des myriades de réalités auxquelles il faut accorder une très particulière attention. Mais, à l’avant-plan, c’est le fameux discours du Chef de l’Etat sur l’état de la Nation, lundi, devant les députés nationaux et sénateurs réunis en Congrès. Contrairement aux années précédentes, Félix Tshisekedi a désormais une lourde charge sur ses épaules face aux attentes d’un peuple qui aura assez patienté… Surtout qu’il a les mains libres depuis l’avènement de l’Union Sacrée de la Nation qui, lentement mais surement, donne l’impression de garder sa ligature sur la même partition que la coalition FCC-CACH de ‘‘triste mémoire’’. Objectivement, au stade actuel, la réalité du vécu quotidien du congolais lambda reste la même. L’accès aux services sociaux de base résiste aux stratégies des warriors, telle une montagne à déplacer. Lors de son adresse à la Nation, Félix Tshisekedi l’a reconnu sans tergiverser. La sécurisation des populations sur l’ensemble du territoire, reste un autre grand défi qui coûtera inexorablement cher en 2023 si, par inadvertance, la situation demeure inchangée dans les jours qui viennent. Comme pour dire, le Président Félix Tshisekedi devra jouer à la prudence en mettant plus le cap sur les actions à impacts visibles que de recourir au jeu de mots pour apaiser les congolais qui s’impatientent. D’ores et déjà, dans quelques poussières de jours, tous les regards seront tournés vers le déroulé des festivités de fin d’années. Mais quelle suite pour le panier de la ménagère ? Nul ne sait trouver la réponse exacte surtout lorsqu’on pense encore aux chinchards qui tardent à venir. Pendant ce temps, les prix de denrées alimentaires, dans les marchés, sont toujours en hausse. A cela, faut-il ajouter la problématique des inondations post pluviales due à la passivité des dirigeants d’anticiper les actions. Objectivement, plus le temps passe, plus l’horizon s’obscurcit pour le peuple. Visiblement, le détour se dessine au grand jour. Le réalisme reste le plus grand remède pour le pouvoir en place. Si non…

La Pros.