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Les manifestants du sit-in qui étaient aux encablures du bâtiment de la Commission Electorale Nationale Indépendante ont été dispersés par la police, suivant ainsi l’ordre du gouverneur de la Ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka qui a instruit depuis dimanche, à la police nationale congolaise de prendre toutes les dispositions afin que la décision de l’hôtel de Ville soit respectée.

Par cette décision, tard dans la nuit du dimanche au lundi, les policiers étaient déployés aux alentours du bureau de la CENI, pour empêcher aux manifestants de s’approcher de ce bâtiment de cette institution d’appui à la démocratie, se trouvant même dans la commune de la Gombe, zone dite neutre.

Dans la journée du lundi, les manifestants du bloc patriotique étaient mobilisés pour le sit-in tel que confirmé par les présidents du Ministère des Laïcs Protestants (MILAPRO) et celui du Conseil de l'Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo (CALCC). Tentant de franchir les limites érigées par les forces de l’ordre, certains manifestants étaient dispersés, d’autres interpelés. Dunia Kilanga, cadre du PPRD était parmi les personnes interpelées, mais qui a été relâché après quelques heures.

«Nous allons continuer avec cette lutte jusqu’à ce qu’on aura gain de cause. Nous ne voulons pas les élections truquées d’avance. Nous voulons qu’en 2023, le peuple congolais s’exprime et qu’on désigne celui qui sera voté par la population congolaise. Je suis un élu, la voix du peuple doit être entendue. Ils veulent fabriquer une CENI en perspective des élections de 2023. Ils veulent nous tuer. Nous allons accepter de mourir », a déclaré le député national Fidèle Likinda en confirmant que cette lutte continuera jusqu’à ce qu’ils obtiendront gain de cause.

Il faut rappeler qu’à travers ce sit-in initié par le CALCC et le MILAPRO, les manifestants contestent contre ‘’la CENI politisée et non consensuelle’’ mais aussi d’autres revendications comme ‘’la suppression définitive du RAM, la fin des massacres à répétition à l’Est de la RDC, la prise en charge des enseignants et l’amélioration du système éducatif congolais’’.

Après la tenue de ce sit-in, le bourgmestre de la commune de la Gombe, Fabrice Ngoy a rassuré qu’il n’y avait aucun blessé et aucune arrestation enregistrée. «On n’a tabassé personne, on n’a arrêté personne. Interpeller n’est pas arrêter. Tout celui qui était interpelé, était relâché!», a-t-il confirmé.

Fidel Songo

 

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