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Lorsque dans un pays tout le monde devient ‘‘politicien’’, en d’autres termes, si le petit peuple s’intéresse exagérément à la politique, c’est qu’il y a un problème. Le problème, c’est que les besoins élémentaires de ce peuple-là ne sont pas rencontrés. Notamment, le manger, l’éducation, les soins de santé, pour ne parler que de ça. C’est le cas de la RDC où depuis les années 1990 jusqu’à ce jour, tout le monde analyse politique. On parle démocratie, on parle Etat de droit, on revendique ses libertés fondamentales longtemps séquestrées par des années de dictature. Bref, le peuple est en quête du bien-être. Mais, c’est sans compter avec une classe politique égoïste, avare, qui ne fait que s’enrichir au détriment d’un peuple qui n’a cessé de payer le prix fort depuis les années de colonisation jusqu’à présent.

Aujourd’hui, ceux qui sont au pouvoir se battent bec et ongles pour conserver le pouvoir jusqu’au ‘‘retour de Jésus-Christ’’ et ceux qui dans l’opposition ou la résistance, ne jurent que par la ‘‘dépolitisation’’ de la CENI.

Pendant ce temps, l’ODEP, l’Observatoire de la Dépense Publique, parle du dépassement budgétaire à la présidence avec plus de 1000 conseillers, plus de 117 voyages du Président de la République. D’autres parlent de la révision à la hausse du budget du Parlement dans une loi de finances où le gros de dépenses ne concerne que les émoluments des institutions…La classe politique est tellement obnubilé par ses intérêts qu’elle ne voit pas venir une crise, une grave crise.

Tenez ! A en croire les agences de l’ONU, la crise alimentaire en République Démocratique du Congo montre peu de signes de diminution et pourrait s'aggraver dans les prochains mois si jamais il n’y a pas d’assistance accrue.

Des chiffres, on évoque près de 27 millions de personnes, soit un quart de la population de la RDC, sont confrontées à des conditions de crise ou d'insécurité alimentaire aiguë d'urgence, alimentées par de mauvaises récoltes, des déplacements dus à la violence, des maladies et l'effondrement des infrastructures, selon la dernière analyse du Cadre intégré de la classification de la sécurité alimentaire (IPC). Même les zones situées dans et autour de la capitale Kinshasa, souligne-t-on, seraient gravement touchées.

Voilà un signal d'alarme pour plus d'action et pour faire les choses différemment.

Même lorsque la nourriture est disponible, analysent des experts, les prix élevés et la baisse du pouvoir d’achat font que de nombreuses personnes n'ont pas les moyens de se nourrir correctement.

Des actions pour atteindre 1,1 million de personnes auraient besoin d’un total de 65 millions de dollars, mais jusqu'à présent, seuls 4,5 millions de dollars ont été financés. Voilà les vrais problèmes auxquels les gouvernants et les résistants devraient s’y penchés. Lorsqu’on est un pays sinistré comme la RDC, on rationnalise les dépenses, on limite le gaspillage. C’est là qu’on voit quels sont les priorités du moment. Gérer, c’est prévoir, dit-on. Trop de politique tue la politique.

La Pros.

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