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Assemblée nationale : l’Association des Sages-femmes et le Syndicat Union pour le développement des commerçants du Congo reçus par Mboso

Le mardi 28 septembre 2021, le Président de la Chambre basse du parlement, Christophe Mboso a conféré avec deux délégations, l’association des Sages-femmes et  celle du syndicat union pour le développement des commerçants du Congo qui ont été conduites par le Député national Eliezer Ntambwe, élu de la Lukunga. Les deux associations étaient venues informer le speaker de l'assemblée Nationale de difficultés que rencontrent chacune des corporations  pour l'éclairer en rapport aux mesures qui doivent être prises au niveau de la représentation nationale en vue du bien-être de la population.

Au sortir de cette audience, Eliezer Ntambwe n’a pas manqué de se confier à la presse. « Un député est un simple représentant du peuple. Voilà pourquoi, à chaque fois qu'il y a des problèmes au sein du peuple, nous sommes obligés de l'écouter et de répondre à son invitation. Là, il y a deux groupes que j'ai conduits ici. C'est compte tenu de la Covid que nous avons diminué le nombre de personnes. Il y a d'un côté le président de l'Association des sages-femmes à la gauche. Vous savez que nous sommes porteurs de la proposition de loi créant l'ordre des sages-femmes. Parce que nous avons constaté que trois femmes meurent par heure en RDC en silence en donnant la vie. En tant que président de l'association, Ambrochna Kabeya est venu s'enquérir de la situation et de la valeur que l'Assemblée nationale a accordée à cette proposition de loi. Cette loi devrait être alignée en urgence», a rappelé l’élu de la Lukunga.

La seconde délégation est constituée des opérateurs économiques, les commerçants qui menacent de paralyser les activités économiques. Quant au représentant du syndicat union pour le développement des commerçants du Congo, Clément Kazadi, il a déclaré être venu expliquer la difficile situation de la pratique du petit commerce réservé aux seuls nationaux.

Il a situé l'origine de ce problème à la non-application de la loi régissant le petit commerce, mais aussi les tristes événements des pillages des années 90  qui ont décimé tout le tissu économique du pays. Cette rencontre avec le président de l'Assemblée nationale était une occasion pour ce syndicat de tirer la sonnette d'alarme pour que les élus veillent que ce secteur envahi par les étrangers soit réservé aux seuls congolais. Car, a-t-il estimé, le gouvernement et tous ceux qui sont chargés de faire respecter la loi ont failli dans cette tâche.

Au speaker de la Chambre basse du Parlement, Eliezer Ntambwe a fait observer qu'il existait dans la ville des supermarchés congolais comme Peloustore et Jiji, aujourd’hui, seule Food Market se débat encore. Quand ces Indopakistanais et Libanais investissent même dans le petit commerce, les Congolais ne savent plus vendre parce que tout le monde va vers ces expatriés. Il y a donc la loi sur le petit commerce et la vente en détail qui doit être exécutée, mais avec la complicité de quelques dignitaires, ces dispositions constitutionnelles sont violées alors qu'elles devaient protéger les Congolais.

«Aujourd'hui, les Congolais sont devenus de clochards, des mendiants parce que les opérateurs économiques Congolais sont abandonnés. On a passé une commande des vivres frais, mais on ne sait pas où il faut les stocker, parce que les Congolais n'ont pas d'argent. Tous ceux que vous voyez dans la vente du ciment, de la boisson, les Congolais ne vendent pas parce-que la redistribution a été confiée aux étrangers. Voilà pourquoi, nous sommes venus rencontrer le président Mboso avec les Congolais qui sont là avec moi, pour lui soumettre leurs doléances avant que ces derniers ne puissent paralyser les activités dans la ville, notamment », a conclu le député Ntambwe.

La Pros.

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