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Il s'est tenu à Kinshasa, du 9 au 10 septembre 2021, un atelier de formation à l'intention des officiers militaires, des organisations de la société civile ainsi que du gouvernement sur l'implication des médias dans la prévention et l'utilisation d'enfant comme soldat. Cet atelier a eu pour but de créer une relation de confiance entre les militaires et les journalistes devant œuvrer ensemble pour lutter contre ce fléau.

Plusieurs modules ont été exploités par différents intervenants, entre autres, la  compréhension des notions de recrutement et l'utilisation d'enfant, les lois internationales et nationales sur le recrutement et l'utilisation d'enfant soldat, les relations entre militaires des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo), les médias, le secteur de sécurité œuvrant ensemble pour mettre fin au recrutement d'enfants mais aussi du pourquoi de l'implication des médias dans la prévention du recrutement et l'utilisation d'enfant en association avec les violences sexuelles.

Durant deux jours de formation intense, les participants n'ont pas caché leur satisfaction. Pour eux, cette formation tombe à point nommé. En effet, les officiers militaires présents à cette formation ont reconnu l'importance des médias dans leur secteur en ce que ces derniers contribuent efficacement dans la sensibilisation des communautés qui sont censés notamment, décourager tout recrutement d'enfant ainsi que la dénonciation de ces pratiques.

C’est le cas du colonel Gervais qui a affirmé avoir compris le rôle des médias dans cette cause.  « Nous promettons d'être ouverts aux journalistes,  leur donner toutes les informations utiles susceptibles de contribuer à atteindre cet objectif. Au nom du SECAS, nous serons ouverts aux médias, nous allons leur donner la possibilité d’avoir un jugement sur nous, et qu'ils voient si nous nous conformons aux différents instruments juridiques sur la protection de l'enfant dans notre secteur», a-t-il déclaré.

Ainsi, du côté des FARDC, l'engagement a été pris, celui de travailler en franche collaboration avec les journalistes pour atteindre l'objectif qui est commun entre les différents partenaires. Nous citons, l’institut Dallaire, le service d'éducation civique,  patriotique et actions sociales ainsi que JDH RDC.

Réagissant sur la tenue dudit atelier, l’expert du gouvernement et Conseiller au Ministère de la justice, Me Josepha Pumbu a insisté sur la nécessité d’impliquer les médias si l'on veut atteindre cet objectif. Nouveau partenaire de l'institut Dallaire, Journalistes pour les droits humains a salué cette vision car, rentrant dans la sienne qui consiste à défendre les droits des femmes et des filles contre les violences sexuelles dans les groupes armés.

Partenaire du SECAS, l'Institut Dallaire, par l'entremise de son représentant à Kinshasa, Arsène Mukendi, affirme que, outre le secteur de sécurité, ce nouveau  engagement avec JDH RDC, va contribuer efficacement à mettre fin graduellement au recrutement et à l'utilisation d'enfants comme soldat. Ce partenariat vise à remédier essentiellement aux lacunes institutionnelles du secteur des médias tout en renforçant les capacités des organisations de la société civile et les membres du secteur de sécurité à mieux défendre les droits des enfants.

Jules Ntambwe

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