Flash

BAN2

 

Adoptée en première et en seconde lecture par le parlement congolais, la loi portant organisation et fonctionnement de la commission électorale nationale indépendante (CENI) a été promulguée, mardi 3 juillet 2021, par le Chef de l’Etat. Malgré les contestations de la grande partie de l’Opposition qui prônait les réformes consensuelles avant tout, à travers cette promulgation, Tshisekedi persiste et signe un acte qui va, certainement, diviser continuellement les protagonistes politiques, surtout ceux de la Coalition Lamuka aile Muzito-Fayulu, qui craint d’ores et déjà la crédibilité des prochaines élections.

En effet, la nouvelle loi a été initiée par Lutundula et a été adoptée le 4 juin à l’Assemblée nationale et le 11 juin au Sénat en seconde lecture avant que la Cour Constitutionnelle la déclare conforme à la constitution le 1erjuillet. Bien avant l’adoption par les deux Chambres et la promulgation, Martin Fayulu et Adolphe Muzito insistaient sur la nécessité d’avoir les réformes consensuelles de la loi organique de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) entre les parties prenantes. A travers un communiqué signé par le présidium, Fayulu et son compagnon Muzito  haussaient le ton pour prévenir ‘’le crime de lèse-majesté’’. «Le Présidium de LAMUKA dénonce vigoureusement le comportement irresponsable de l'Assemblée nationale qui veut profiter de la situation de crise humanitaire résultant de l'éruption du volcan de Nyiragongo pour adopter en catimini la loi organique sur la CENI. LAMUKA insiste sur la dépolitisation et la fonctionnarisation de la CENI et réaffirme que la réforme de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI doit impérativement se faire de façon consensuelle entre toutes les parties prenantes», déclaraient Martin Fayulu et Adolphe Muzito, pendant que ladite loi était encore sous examen à l’Assemblée nationale.

Pour le tandem Fayulu-Muzito, les intérêts égoïstes ayant pris le pas sur l'intérêt général, le peuple congolais n'aura pas d'autre choix que de recourir à l'article 64 de la Constitution. Pour ce faire, un appel à la mobilisation a été lancé pour des prochaines manifestations en guise de protestation contre ladite loi. Comme si cela ne suffisait pas, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) et l’Eglise du Christ au Congo (ECC), ces deux confessions religieuses majeures de la République Démocratique du Congo, à travers  une déclaration conjointe  en rapport avec la réforme de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI, avaient  condamné plusieurs ‘’irrégularités’’ constatées dans l’adoption de cette loi au niveau de l’Assemblée nationale notamment, la mise à l’écart du contrôle technique et administratif  de la Centrale électorale que prévoyait à la base la loi Lutundula.

Après adoption et promulgation, le nombre de membres de l’Assemblée plénière passe à 15 en raison de 5 pour la majorité, 5 pour l’opposition et 5 pour la société civile. 7 parmi eux vont pouvoir siéger au Bureau qui sera dirigé par un délégué des confessions religieuses.

MB

Pin It