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La République démocratique du Congo est éligible depuis deux ans, à participer à l’AGOA, un traité commercial d’exportation sur le marché américain. Ce point a fait l’objet d’un déjeuner d’affaires qui a rassemblé des hommes d’affaires, députés et plusieurs invités au tour d’un panel le samedi 25 juin 2022, à l’hôtel Pullman. En effet, il était question en claire, de démontrer au regard des difficultés du climat des affaires persistantes en République démocratique du Congo, l’importance de ce deal unilatéral qui, du moins touche dans plusieurs secteurs et est une locomotive stimulante de l’économie congolaise. C’est ainsi d’ailleurs, qu’à travers ce déjeuner, la Chambre Africaine de commerce de Dallas (CAC-Dallas) a, à travers son représentant en RDC, invité le gouvernement congolais ainsi que les entrepreneurs à saisir cette opportunité en musant sur ce marché.

Ce déjeuner d’affaires qui passe en prélude de la conférence qui sera tenue le 12 juillet prochain à Dallas au États-Unis à ce même propos, est une initiative de la Chambre Africaine de commerce de Dallas, à travers son représentant en RD. Congo, le professeur Patrick Onoya, un des intervenants du jour, qui s’est d’ailleurs lors de speech appesanti sur la sensibilisation de l’opinion publique, investisseurs, mais surtout du gouvernement sur les avantages de la RDC dans le programme d’AGOA. Il s’est alors plus appuyé sur la disponibilité de la chambre africaine de commerce de Dallas, qui s’inscrit dans l’optique de faciliter et d’offrir les connexions nécessaires, et aussi de participer avec le gouvernent congolais, pour permettre à ce que les producteurs locaux congolais puissent bénéficier de cette loi (AGOA).

Il juge, en effet, que cette loi américaine a beaucoup d'avantages, dans le sens que « dans le cadre d'AGOA, il y a un ensemble de structures d'appui qui peuvent soutenir le développement de la production en République démocratique du Congo, au profit des expirations vers les États-Unis ». 

A titre illustratif, Patrick Onoya donne l’exemple de la firme EXIM BANK qui, dit-il, a tous les atouts possibles de soutenir les producteurs congolais dans leurs opérations d'exportation, l'OPIC qui peut soutenir l'investissement de la production locale jusqu'à intervenir au niveau des infrastructures. Il y a aussi Prosper Africa qui est une sous structure de l'USAID, qui peut intervenir dans la production des études nécessaires pour attirer les investissements. Tout cela, ajoute-t-il, avec un seul objectif d'exporter les marchandises aux États-Unis.

Pour la réussite de cette démarche, les panelistes ont énuméré quelques défis au gouvernement congolais, lesquels doivent constituer une charnière de ce nouveau périple commercial externe. Ces défis liés au paradigme du secteur des investissements. 

«Le gouvernement congolais autant que la plupart de gouvernements africains, sont très orientés vers l'aide au développement que vers les échanges. Or, le commerce international peut contribuer largement économique ainsi qu'au développement parce que comme nous l'avons dit, à travers AGOA un ensemble de structures américaines peuvent intervenir pour assurer le développement des producteurs locaux. A cela s'ajoute les besoins de normalisation et les besoins de standardisation : les produits fabriqués en RDC doivent avoir un contenu, le standard de qualité », a expliqué ce représentant d’ACC en RDC.

Pour cela, il propose deux approches possibles: L'approche soutenue par la RDC qui amène à soutenir les producteurs locaux, et celle de s'appuyer sur des structures sous-régionales (SADEC, CEAC…), pour travailler de manière synallagmatique et convoler vers un ensemble des normes des standards de productions qui seraient acceptables au niveau international. Pour passer à la phase pratique, il a été présenté l'opportunité que la chambre de commerce organise aux États-Unis du 12 au 14 juillet, mais aussi une seconde mission qui sera au mois de septembre. « Nous en appelons à la fois le gouvernement, le parlement ainsi que les producteurs locaux à pouvoir s'intéresser pour en savoir davantage et cette opportunité d'AGOA à Dallas », a-t-il dit.

Quid de l’après AGOA ?

Par ailleurs, l’AGOA est un marché très important qui permet même aux entreprises du secteur privé d’exporter sur ce marché et d’acquérir des connexions de réseautage qui peut de même leur servir sur d'autres marchés plus compétitifs. Aussi, par une diversification des produits autorisés à exporter dans ce marché qui sont plus de 6900 lignes tarifaires exonérées des droits de douane. Ce deal est une opportunité énorme pour faire les affaires avec les américains a fait savoir dans son allocution M. Samuel Bachunge, sous-directeur de la direction de promotions des exportations à l’Agence nationale de promotion des exportations, et qui était à l’occasion, le deuxième intervenant du jour. 

Avec un œil de projection sur l’après AGOA, et un autre sur ce qui a eu de bon de ce marché ou pas dans les années écoulées, il pense en outre qu’il fallait aussi réfléchir sur l'après AGOA, savoir comment est ce que la RDC pourrait se comporter au regard des défis économiques qui l’embourbent.

« L’AGOA n'est pas seulement sur le commerce mais elle offre aussi une opportunité d'investissement. Il est possible qu'à travers ce marché, que la RDC attire les investisseurs américains pour qu'ils puissent investir en RDC dans des secteurs porteurs et créateurs d'emplois durables dont la manufacture, les infrastructures à télécom, ainsi que des secteurs qui peuvent avoir des effets d'entrainement important dans l'économie congolaise », a-t-il répondu, quant à la question de l’après AGOA.

Sur la question de savoir la méthode à mettre en place des axes stratégiques qui puissent conférer davantage la compétitivité à nos exportations au niveau du marché américain, Samuel Bachunge Koko estime qu'il faut travailler sur le renforcement de capacités des producteurs, entrepreneurs et exportateurs au point d'arriver à rafler d'offres exportables, régulières, compétitives en terme de quantité. Mais aussi revoir la problématique de la prolifération des taxes en RDC, un aspect qui peut faire fuir les investisseurs du sol congolais.

Fidel Songo

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