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 Autres attentions particulières  sollicitées de vous tous (toutes) à l’aube de vos mandats à  la tête de vos 15 provinces en RDC longtemps mal gouvernées

Introduction

Depuis le 6 Mai 2022, la CENI a publié élus les Gouverneurs et Vice-gouverneurs de 14 Provinces des 26 comprenant la République Démocratique du Congo à savoir : Les Provinces de Bas-Uélé, Tshopo, Haut-Lomami, Tanganika, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Lomami, Sankuru, Maniema, Mongala, Mai Ndombe, Kongo Central pour les Gouverneurs et Vice-Gouverneurs et partiellement dans les provinces de Kwango et de la Ville Province de Kinshasa pour les Vice-Gouverneurs. La même élection a été programmée pour la 15ème  Province, le Nord-Ubangi, au cours du mois de Juin 2022.

A l’issue de ce processus, les résultats ont été revisités et invalidés par certains Cours d’Appel en province et par le Conseil d’Etat en dernier recours.

Fait qui renvoie à la réorganisation du scrutin dans quelques Provinces. Nonobstant cette situation ponctuelle, le bureau d’études Appui Consultation-Développement Sarl,  dans sa vision de Bureau d’alerte sur les questions de l’heure tout au niveau national qu’international, de centre d’analyse des  contextes et conjonctures,  s’est décidé de partager sa réflexion sur la gestion à venir des mandats de nouveaux Gouverneurs et Vice-Gouverneurs dans ces Provinces dénommées,  à tort ou  raison,  des provinces à problèmes dans le concert de 26 autres provinces de la RDC.

Au cours de ce partage, l’ACD. be Sarl va s’étendre sur les particularités communes de ces provinces notamment :

- Leur géopolitique ;

- La catégorisation démobilisatrice ;

- leur dénominateur agricole commun Pour terminer, le Bureau d’études va partager « les autres attentions particulières » pouvant contribuer à mener à bon port les mandats de nouveaux Gouverneurs et Vice-Gouverneurs à la tête de leurs Provinces.

Enfin, une question fondamentale va devoir se poser par les nouveaux mandataires des provinces en rapport avec la recommandation de base formulée par le Bureau d’études.

  1. Les particularités communes aux 15 provinces

1.1 De leur géopolitique Au regard de la carte Administrative de la RDC, il se remarque des caractéristique communes aux provinces à savoir : A majorité, au nombre de 8, ce sont des provinces totalement enclavées : Le Sankuru, le Lomami, le Kasaï Oriental, le Kasaï Central (au4/5), le tout-Lomami, la Tshopo, la Mongala et le Maniema ; A deux variantes semi-enclavées : - avec deux ouvertures au fleuve et au Lac : le Maï-Ndombe et le Tanganyika ; - enfermées sans voie de sortie naturelle : le Bas-Uélé, le Nord-Ubangi et dans une certaine mesure le Kwango. Cette position transfère le critère d’enclavement à toutes ces provinces et justifie pour les uns et les autres l’insuffisance de leurs ressources financières. Elle constitue la base du premier projet de chaque gouverneur de province qui introduit comme orientation de son travail « lutter pour le désenclavement de la province ».

Or, toutes ces provinces sont traversées par une des routes nationales de la République Démocratique du Congo qui relève du Gouvernement Central. Est-ce que s’y attarder à tout moment ne relève –t-il pas de l’alibi.

Car, ici la stratégie à mener est le plaidoyer auprès de vrais gestionnaires de ces voies routières de communication dans l’intérêt de la République.

1.2 De leur catégorisation démobilisatrice

A  ce stade, la catégorisation de 15 provinces est de deux types : 1)En rapport avec les grands ensembles de la République - la Grande Orientale : (2/4) le Bas-Uélé et la Tshopo - le Grand Kasaï : (4/5) : le Kasaï Central, le Kasaï Oriental, le Lomami et le Sankuru ; - 3 - le Grand Kivu : (1/3) le Maniema ; - le Grand Equateur : (2/5) la Mongala et le Nord Ubangi ; - le Grand Bandundu : (1/3) le Maï-Ndombe (partiellement le Kwango) ; - le Kongo Central est partiellement la Ville de Kinshasa 2).

En conséquence du démembrement de 2016 : la catégorisation à ce niveau parle des provinces viables et non viables en classant les 15 provinces en 4 catégories avec références aux chefs-lieux issus des 11 provinces.

Par contre, les unes et les autres qui suivent ont pour chefs-lieux des anciennes villes et ceux qui ont acquis le nouveau statut de ville en devenant chefs-lieux. Elles se répartissent comme suit :

  • · Catégorie 1 (2) : Provinces « viables » : Kongo Central, Kinshasa ;
  • · Catégorie 2 (4) : Provinces avec anciens chefs-lieux de 11 provinces : Tshopo, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Maniema ;
  • · Catégorie 3 (2) : Provinces avec nouveaux chefs-lieux des anciennes villes Tanganyika, Haut-Lomami
  • · Catégorie 4 (7) : Provinces avec chefs-lieux les nouvelles villes Bas-Uélé, Lomami, Sankuru, Mongala, Kwango, Maï-Ndombe. Cette catégorisation est démobilisatrice des provinces qui se résignent à cet état des choses bloquant toute innovation dans les stratégies de mobilisation locale des recettes. De ce fait, en cultivant une attitude attentiste de la rétrocession de fonctionnement et de rémunération transférée de KINSHASA.

Dans l’entretemps, toutes ces provinces « se privent » de tout investissement prétextant la non-libération du budget d’investissement par le gouvernement central. Or, dans certaines autres provinces des programmes se réalisent en recourant au partenariat public-privé.

1.3 De leur dénominateur agricole commun : toutes les 15 provinces concernées par le dernier scrutin sont à vocation agricole avec une population s’y employant à plus de 80%. Pour preuve, de jour et de nuit, des convois des véhicules, des vélos et des charrettes acheminent des 4 tonnes et des centaines de kilos des produits agricoles vers les grands centres de consommation que sont les centres d’agglomération et villes. Par ailleurs, il ne reste qu’au pouvoir provincial de monter et de réaliser des régimes incitatifs pour booster ce vaste chantier qu’est le secteur agricole.

  1. Les autres attentions particulières sollicitées
  2. La symbiose synchronisée entre les ressources du sol et du sous-sol, les unes boostant à court terme le développement des contrées et les autres à moyen terme les ressources renouvelables.

Car, il est reconnu au pays qu’aucune province n’est pauvre, toutes les provinces sont pourvues en ressources naturelles de la biodiversité, des mines et de tant des richesses nouvelles non répertorier à l’époque coloniale.

  1. Prendre des initiatives des projets d’édit notamment celui portant création d’un service provincial (là où il n’existe pas) de transport des personnes et de leurs biens comme d’évacuation des produits agricoles.
  2. La gestion orthodoxe et planifiée des ressources financières des régies financières provinciales différentes de la gestion des services de recouvrement d’antan. Dans ce cadre, les fonds étaient récoltés dans les sacs et amenés au chef-lieu de province sans les outils de gestion probants ni suivi. Bref, c’était un coulage « légal » des recettes.
  3. De la question fondamentale formulée par le Bureau d’études : Au terme de cette réflexion une question fondamentale nécessite de se poser à la veille des prises des fonctions de nouveaux mandataires des provinces : Qu’allons-nous poser comme actes ayant comme cible directe la population paysanne de nos provinces ?

CONCLUSION

En ce qui concerne le Bureau d’études, il recommande aux gouverneurs et vice-gouverneur de sortir des chemins battus en scrutant de nouvelles initiatives pour procurer la richesse aux populations des campagnes.

Pour ce faire, ce questionnement  les guiderait :

  • · Que faire pour changer au strict minimum les conditions de vie des populations des milieux ruraux ?
  • · Comment éviter de revenir aux discours quasi-permanents de désenclavement et de réhabilitation des infrastructures de base ?
  • · Quelles interventions peuvent-elles donner du revenu en permanence aux paysans ?

Bref, revenir à l’agriculture : organiser deux campagnes agricoles jumelées en saison A (2022) et en saison B (2023) avec les appuis conséquents.

Pour le Conseil de Gestion, 

  1. Anaclet Shisso, Gérant, Théophile LUNKAMBA Adm. Technique

(Par le Bureau d’études ACD. SarlA54, Av. KANDA-KANDA Kinshasa-Kalamu/Matonge Tél : (+243) 998945425 810377082 E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Site web : www.acdbe.org Kinshasa, Juin 2022)

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