Il avait été suspendu d’une année de toute activité liée au ballon rond, le 24 juin 2021 par la  Commission d’Éthique de la Fédération internationale de football association (FIFA), et devrait en principe, retrouver sa liberté le 24 juin prochain, soit dans 5 jours. Mais l’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF), et de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Constant Omari Selemani a marqué sa présence samedi 18 juin, au stade des Martyrs de la Pentecôte, à Kinshasa, au match qui a opposé les légendes congolaises contre les légendes africaines en marge de la 7ème édition de la Nuit africaine de football.

‘‘L’homme moderne’’, vêtu en culote kaki, chaussette jusqu’au genou, bien coiffé par un képi, cache-nez presque sur toute la figure, a fait son entrée samedi au stade des Martyrs sous les ovations du public, pour assister à ce match des légendes. En dépit chansons hostiles à sa personne scandées par une franche du public, Constant Omari y est resté jusqu’à la fin du match, admirant des belles prestations du trio Mbala-Matumona-Mputu, une génération avec laquelle, il a tout connu durant son mandat.

Ainsi, Constant Omari redevient donc libre et peut désormais retrouver librement toutes les activités liées au football, ce beau métier qu’il l’a façonné et conduit partout dans le monde.         

Pour rappel, le dirigeant congolais avait été suspendu le 24 juin 2021 par la FIFA, pour avoir reçu 64.444 euros d’avantages dans le cadre de négociations liées à la commercialisation des droits TV de compétitions de la CAF. Des négociations qui avaient abouti à des dispositions « extrêmement préjudiciables » à la CAF.

Bien avant l’annonce de cette suspension, pressentant sans doute le sort qui l’attendait depuis le rejet de sa candidature au conseil de la FIFA, le 21 mars 2021, dans une réunion qu’il a présidée lui-même à Rabat, comme président  a.i  de la CAF, le Congolais a d’abord annoncé qu’il ne se représenterait pas à la présidence de la FECOFA, une institution qu’il dirigeait depuis 2003. Puis, le 16 juin, il a surpris tout le monde en annonçant sa démission, estimant qu’il est temps pour lui de passer la main à quelqu’un d’autre. Une démission qui n’était pour une certaine opinion, qu’une fuite en avance.

EG