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C’est dans le livre d’Isaïe 9, 5 et Luc 2, 12 que l’Evêque du Diocèse de Kabinda, Monseigneur Félicien Ntambwe a tiré son message de ce 25 décembre 2020 à l’occasion de la fête de la Nativité de Jésus-Christ de Nazareth. Dans son adresse, l’homme de Dieu a commencé par rappeler que c’est la première fête de Noël qu’il célèbre en tant qu’Evêque dans ce diocèse. Lui qui a été élevé à ce rang le 27 septembre 2020.


Une Noël marquée par la Covid-19, a souligné le numéro un du diocèse de Kabinda. Il est allé dans le sens du respect des mesures prises par le Président de la République en organisant l’habituelle veillée de Noël à partir de 17 heures pour bien observer le couvre-feu. «Même si notre Province de Lomami n’a pas encore enregistré un seul cas de Covid-19, je vous exhorte avec insistance à vous en tenir aux mesures préventives déterminées par les experts de la santé et le chef de l’Etat. Vous le savez autant que moi, ces mesures sont vraiment notre seul rempart dès lors que la capacité de riposte de nos hôpitaux en cas d’infection est pratiquement nulle. Qu’on ne le néglige donc pas et qu’on se le rappelle mutuellement», a-t-il lancé comme message à toute l’assemblée.

Dans son discours, Monseigneur Félicien Ntambwe a fait savoir les conditions dans lesquelles la population de Lomami passe cette fête. Un mauvais moment selon lui en citant le manque d’infrastructure viables ; le manque ou le retard de versement des rétrocessions qui ne permettent pas le fonctionnement normal et acceptable des services publics ; le manque d’intérêt choquant pour le bien commun sans laquelle vie sociale ne peut véritablement s’épanouir ; la corruption généralisée notamment par la pratique des « rétro-commissions » ou « opérations retour » qui privent le peuple d’une bonne partie de son dû et les « labos » par lesquels des incompétents obtiennent sans les mériter des diplômes qu’ils ne savent nullement valoriser ; la perte inquiétante de l’identité de l’école catholique et la baisse choquante de la qualité de l’enseignement qui obligent de se poser la question de savoir où va notre société ; l’invasion croissante, malfaisante et étouffante de la vie professionnelle et de l’administration par une politique qui ne laisse pas de place au pluralisme d’opinion pourtant indispensable à toute société bonne et démocratique ; un environnement marqué par des érosions terribles qui, à bien des endroits, menacent sérieusement de couper la cité et la route nationale qui relie Kabinda à Mbuji-Mayi ; le tribalisme injustifiable qui n’est qu’une forme dégoutante d’exclusion et de marginalisation ; les conflits interpersonnels qui sapent la cohésion et fragilisent autant les personnes que les institutions ; … tout cela n’est pas de nature à donner la paix ni la faciliter à la population.

Parlant de Jésus-Christ, Monseigneur Félicien Ntambwe l’a appelé ‘’Prince de la Paix’’. «C’est bien dans ce contexte que vient à nous celui qui se nomme Jésus qui signifie ‘’le Seigneur sauve’’ (Matthieu 1, 22) et dont l’un des titres est celui de ‘’Prince de la paix’’ (Isaïe 9, 5). Il vient nous donner sa paix et, en cela, sa venue doit être pertinente pour nous tous. Il ne nous la donne pas à la manière du monde (Jean 14, 27). Car avec lui, il s’agit d’une paix intégrale, une paix profonde que lui seul peut donner, celle que personne et rien ne peuvent perturber : la paix de notre être, la paix dans notre état de vie et dans notre ministère, cette paix qui conditionne toute autre paix notamment, la paix dans les relations interpersonnelles, la paix dans la vie professionnelle, familiale et affective», a fait savoir l’homme de Dieu.
Il a poursuivi en disant que cette paix de Jésus fait en sorte que nous puissions vivre en cohérence avec notre identité et notre mission. Avec le passage de Luc 2,12, il a signalé qu’il n’y a pas mille recettes pour recevoir la paix que Jésus donne. Cette paix particulière n’est pas garantie par les plus hautes études, les titres, les grades, les diplômes, la prospérité matérielle, la célébrité ou la popularité mondaine.
Et pour terminer, Monseigneur Félicien Ntambwe a exhorté ses fidèles en leur disant que Noël est venu avec l’exigence d’ébranler toutes ces idéologies (matérialisme, individualisme, tribalisme, opportunisme, pessimisme, négativisme, relativisme,…) où ils ont accroché leur vie pour le reconnecter sur Jésus afin d’être sauvé comme peuple et comme diocèse.

Steve Ilunga

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