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En pleine pandémie de COVID-19, des milliers de familles peinent à s’approvisionner en eau potable dans les quartiers périphériques de l’Est de Kinshasa. Leurs résidences n’étant pas reliées au réseau public de distribution d’eau potable, ces populations sont obligées de braver l’insécurité pour se ravitailler, loin de chez elles, quelques fois au milieu de la nuit.


Préoccupée par cette situation, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) s’est engagé avec un financement pour effectuer quelques travaux d’adduction d’eau afin de répondre aux besoins de la population des quartiers concernés à cette problématique de pénurie de l’Or blanc dans une ville de près de 15 millions d’habitants. Pour le CICR, l’idéal consiste de prévenir contre certaines maladies hydriques et surtout de limiter la propagation de la pandémie de COVID-19 dans ces quartiers.
Financé et supervisé par le Croix international en RDC, ce projet est focalisé sur la construction et réhabilitation des pompes manuelles des forages de l'Office national d'hydraulique rurale dont plusieurs sont tombés en panne depuis plusieurs années. Ainsi, il a été question de les remplacer par des électropompes alimentées par générateur.
C’est un ouf de soulagement pour plus de 20 milles familles qui bénéficient de ce projet soutenu par le CICR /RDC pour le bien-être de la communauté.
Dans la capitale congolaise, les résidents de certains quartiers doivent braver l'insécurité pour se ravitailler en eau potable. En cause, l'absence de réseau public de distribution d'eau.
Arlette, 27 ans, est veuve et mère de trois enfants. Trouver de l’eau constitue un parcours de combattant pour cette jeune femme Kinoise. Elle se réveille tous les jours à 4 heures du matin pour être parmi les premiers à atteindre un point d'eau éloigné de son domicile. Elle emprunte les avenues sablonneuses de ce coin reculé de la ville, avant les premières lueurs du jour. Mais jamais seule ! «Nous y allons en groupe de trois ou quatre personnes parce que nous ne sommes pas à l'abri d'une mauvaise rencontre», indique-t-elle. Sur ces routes, les agressions sont fréquentes.
Chez elle comme chez ses voisins, renseigne-t-on, pas de robinets, pas d'évier ou de salle de bain. Située après l'aéroport international de Kinshasa, à une vingtaine de kilomètres du centre-ville, cette partie de la capitale se compose de plusieurs quartiers qui abritent la population relocalisée ici après les terribles inondations qui ont eu lieu dans les années 1990.

Développement anarchique et pauvreté
En sillonnant les rues, on est autant frappé par le développement anarchique que par le nombre impressionnant de maisons inachevées. Les habitants puisent l'eau dans les rivières, le fleuve Congo, des puits non protégés contre les eaux pluviales ou encore achètent de l'eau à des particuliers propriétaires de forages.
«Chaque jour, il me faut 6 bidons de 25 litres pour la cuisine, la vaisselle, la lessive et la toilette « Cela me coûte 600 francs congolais (40 centimes d'euros) et sans salaire, ce n'est pas donné.», précise Arlette.
En raison de la pandémie de Covid-19, la demande est plus forte qu'à l'habitude et les points de vente d'eau connaissent une fréquentation accrue. Obligation donc de faire la queue et d'attendre son tour, quelquefois pendant plusieurs heures. Mais le plus dur reste le trajet de retour.
Grâce au CICR, Arlette et plus de 20 000 habitants des quartiers de l'Est de Kinshasa ont, désormais, accès à de l'eau potable depuis le mois d'août dernier.

Jordache Diala

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