Flash

BAN2

 

Sous la coordination de Me Pindu Patrick, le département national des femmes de la fédération nationale des associations des personnes vivant avec handicap au Congo (FENAPHACO) a célébré, le jeudi 12 mars 2020, la journée internationale des droits des femmes. Thème développé : "Respect des droits des personnes vivant avec handicap dans les engagements internationaux, régionaux et nationaux pris par la RDC dans les instruments juridiques relatifs aux droits des femmes dans la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées".


A cette occasion, les femmes de la FENAPHACO ont procédé, entre autres, à la présentation du rapport annuel 2019 de leur département national ; à la présentation et évaluation des actions annuelles 2020 et une aperçue de la situation générale des femmes vivant avec handicap par rapport à la CEDEF, la CDPH et Protocole de Maputo.
Au fond, il s'est avéré que nonobstant tous ces instruments juridiques internationaux et régionaux ratifiés par la RDC, la situation de la Femme handicapée est toujours déplorable. Des efforts fournis par les autorités congolaises se heurtent aux multiples défis à relever.
Sur ce, une litanie de recommandations a été formulée, respectivement, au Président de la République, au Gouvernement, au Parlement et à la communauté internationale. Notamment, de mettre en place un programme national stratégique visant la promotion et la protection des droits des femmes vivant avec handicap et le mécanisme national de suivi de la mise en œuvre de la CEDEF et la CDPH ainsi que le Protocole de Maputo ; de nommer un conseiller chargé de la question de handicap pour la mise en œuvre effective de tous les instruments juridiques internationaux et régionaux à l'égard de la femme.

L'adoption, par le Parlement, du projet de loi organique portant promotion et protection des droits des personnes handicapées a été sérieusement abordée par les femmes de la FENAPHACO. Ainsi, elles exigent que le Parlement congolais alloue au ministère délégué près du ministère des affaires sociales en charge des personnes handicapées et autres personnes vulnérables, un budget conséquent pour l'autonomisation des femmes vivant avec handicap ; de contrôler le gouvernement par le biais du ministère de tutelle pour la prise en charge effective des femmes vivant avec handicap. Elles ont insisté sur le quota de 10% que le Gouvernement doit réserver aux PVH lors des recrutements et d'interdire toutes sortes de discrimination fondée sur le handicap et le sexe dans tout ce qui a trait à l'emploi.

Il convient de retenir que la question du respect des droits des personnes handicapées relève de l'obligation de l'Etat, leurs organisations ne peuvent que jouer un rôle supplétif. C'est-à-dire, accompagner le gouvernement dans ses actions en leur faveur. C'est dire que c'est au gouvernement de réaliser des actions concrètes pour la promotion et la protection des droits des personnes vivant avec handicap.

Jules Ntambwe

 

 

 

 

Pin It

Statistiques

22853142
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
6961
22256
90318
22621861
527027
492155
22853142

Your IP: 185.191.171.7
2022-06-30 07:46

Les plus lus

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg