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5 présumés kidnappeurs et 2 mineurs, incarcérés pour des raisons d’enquête, étaient devant la barre dans une audience publique à Goma le mercredi 4 mars 2020. Ils ont été auditionnés durant 3 jours dans une audience foraine où la partie civile et la partie prévenue se confrontent en preuves et arguments devant un grand public.

Le verdict est prévu pour ce vendredi 6 mars 2020. Les charges pesant sur les 5 prévenus sont, entre autres, l’association des malfaiteurs, l’enlèvement et non-assistance à une personne en danger.
Les 2 mineurs sont à l’Etablissement de Garde pour l’Encadrement des Enfants avant que la justice décide s’ils seront condamnés ou acquittés.

Durant plus de 7 heures, certains prévenus avec leurs avocats se sont confrontés, nourrissant ainsi le dossier sous l’œil vigilant du président du tribunal de grande instance, le magistrat Okongo.
Aux dires du ministre provincial de la justice, Robert Lufungula, ce procès public vise à montrer aux habitants de toute la province le souci qu’a le gouvernement provincial sur le kidnapping qui n’a pas encore dit son dernier mot dans toute la province.
‘’Il ne se passe pas une semaine sans que nous n’attendions un cas de kidnapping ici chez nous. C’est pourquoi, il a plu à l’autorité provinciale de faire une audience publique quant à ce pour décourager toute personne qui essaye de s’impliquer d’une façon ou d’une autre dans le kidnapping, en demandant le paiement d’une rançon avant la libération d’un otage payable sur les réseaux de télécommunication connus en RDC et dans le cas contraire l’otage parvient même à perdre la vie et c’est ce qui a fait que nous nous retrouvons ici pour écouter les 2 parties avant que la justice ne se prononce‘’, a laissé entendre l’autorité provinciale en charge de la justice.
Pour lui, ça sera une très grande occasion pour toute la province de savoir le souci qu’a le gouvernement provincial d’y mettre fin, une fois pour toute, en mettant hors d’état de nuire toutes les associations impliquées dans ce fléau qui ronge plus d’une personne afin de soulager tout ceux dont les enfants ont été kidnappés et tués par ces personnes qui sont dans les viseurs de la justice et des services de sécurité.

Le droit doit être dit
Présent à ce premier jour de procès, le député provincial élu du territoire de Lubero, Kakule SAA SITA, a dit être fier du début de cette audience publique qui va permettre au grand public de dénicher les bandes des kidnappeurs qui font du mal à plusieurs habitants dans toute la province. ‘’Beaucoup de territoires de la province du Nord-Kivu ne sont pas épargnés par ce fléau. Il s’agit de Rutshuru, Lubero, Masisi, même dans la ville de Goma où, depuis un certain temps, cela est devenu monnaie courante, surtout dans le quartier Ndosho où, avant les festivités, plus de 3 enfants ont été enlevés par des personnes non autrement identifiés et conduits dans des lieux inconnus et un de ces 3 enfants, Ariane Balume, âgée de 3 ans, a perdu la vie.

Cependant, les présumés auteurs sont en procès. Et, pour Kakule SAA SITA, la loi doit être dite pour soulager ceux qui ont été victimes de kidnapping de façon directe ou indirecte.
Ainsi, appelle-t-il la population de Goma à venir assister à cette audience publique qui se tient à côté du stade de l’unité et de dénoncer tout cas de kidnapping aux services compétents car, une fois unie, ce phénomène peut être vaincu. C’est aussi ce que tout le monde veut et attend.

La justice doit faire son travail
Quant à la bourgmestre de la commune de Karisimbi, Brigitte Mbaiki Semivumbi, il faudrait laisser la justice faire son travail afin que les coupables soient punis selon la rigueur de la loi. ‘’Ma juridiction est la plus touchée par des cas incessants de kidnapping. C’est pourquoi, je me réjouis du début de ce procès dont nous attendons d’autres pour décourager tous les acteurs impliqués dans ce phénomène qui continue d’appauvrir les familles des victimes‘’, a-t-elle déploré.

Ces familles frappées par les cas de kidnapping sont, en effet, contraints de payer une importante somme d’argent fixée par la volonté des inciviques avant d’obtenir la libération des otages par les bourreaux. ‘’Nous vivons dans la ville de Goma au taux du jour et amener une famille à payer une somme allant au-delà de 1000$ pour retrouver les membres des familles kidnappés est une injure. C’est pourquoi, nous saluons cette initiative‘’, a souligné Brigitte Mbaiki.

Guellord Risasi

 

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