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Les droits de la femme sont garantis dans plusieurs instruments juridiques tant nationaux qu’internationaux. Et, ces instruments promeuvent, sans ambages, le bien-être de la femme et de la famille.

En effet, l’ONG internationale IPAS ne cesse de faire de la domestication de ces instruments juridiques nationaux et internationaux de promotion des droits de la femme et de la famille son cheval de bataille en République démocratique du Congo. Pour ce faire, un atelier sur la clarification des valeurs et des instruments juridiques nationaux et internationaux de promotion des droits de la femme et de la famille a été organisé à l’intention des cadres de l’Office national pour la promotion de la stabilité de la famille (ONAF). Deux jours, soit du Jeudi 2 au vendredi 3 mai 2019, ont suffi pour endoctriner ces cadres avérés de l’ONAF qui ne jurent que par la promotion de la stabilité des femmes congolaises.

D’ailleurs, le go de cet atelier a été lancé au Cercle Elaïs, par la Ministre du Genre, Enfant et Famille, Chantal Safou. Cette dernière n’a pas mâché les mots justes de remerciement à l’ONG internationale Ipas qui est partout où les questions liées à l’amélioration de la vie des femmes congolaises se discutent. Pour Chantal Safou, le code de la famille révisé et le Protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits de la femme en Afrique (Protocole de Maputo) sont des précieux instruments juridiques qui permettront de sauvegarder les droits et intérêts de la majorité ignorante. Parlant du protocole de Maputo, Chantal Safou souligne que cet instrument juridique symbolise, de façon décisive et radicale, les engagements des Etats africains à mettre un terme aux discriminations et aux violences faites à la femme. Car, il contient 8 thématiques basées sur la promotion des droits de la femme en Afrique dont l’égalité/non-discrimination ; la protection des femmes contre la violence ; les droits relatifs aux mariages ; les droits à la santé et à la reproduction ; les droits économiques, sociaux et culturels ; le droit à la paix ; la protection des femmes dans les conflits armés… Pour elle, ces textes se veulent en réalité, des outils de grande envergure pour combattre toute discrimination dont les femmes sont encore victimes en Afrique, particulièrement en RDC. Et d’ajouter que ce ne sont pas des lois qui manquent, mais leurs vulgarisations et applications. D’où, elle a appelé les cadres de l’ONAF de s’approprier les différents instruments juridiques qui défendent les droits de la femme afin de les vulgariser sans relâche.
‘’Je m’adresse à vous qui participez à cet atelier de formation de vous en approprier, pour que vous soyez efficace dans l’exercice de notre travail sur terrain…’’, martèle-t-elle.

Parce qu’il s’agit de la recherche du bien-être de la famille, le Dr. Jean-Claude Mulunda, directeur des projets à Ipas, a étayé le lien qui existe entre le développement d’un pays et la fécondité des femmes. Pour lui, les pays qui se sont développés ont compris au départ l’importance de contrôler et maîtriser le taux de fécondité. D’où, son intervention s’était basée sur l’évidence au sujet de l’article 14 du protocole de Maputo, état des lieux de la contraception et de l’avortement. Car, l’article 14 alinéa 2 point C autorise l’avortement sécurisé en cas d'agression sexuelle, de viol, d'inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère et du fœtus. Et, le Gouvernement congolais s’est engagé à vulgariser ce protocole pour qu’aucune femme ne meure suite à un avortement à risque.Ipas2

Certes, pour M. Robert WANGACHUMO DUNIA, des avancées significatives ont été observées du fait de la ratification par la RDC dudit Protocole de Maputo et sa publication au Journal Officiel. Mais, les défis persistent notamment, sur les pesanteurs socioculturelles ; le Back grounds insuffisant en Santé Sexuelle et Reproductive et Droit en Santé Sexuelle de la reproduction pour plusieurs acteurs ; l’insuffisance des données validées par le pouvoir public sur les questions d’avortements et contraceptions ; le contexte socio politique très volatile ; l’immensité de la RDC.

C’est dire qu’il faudra un environnement légal et social favorisant l’accès aux soins complets d’avortement et aux services de contraceptions de qualité à toutes les femmes sans discrimination aucune.
De son côté, le Directeur général de l’ONAF, David Mayele a salué le partenariat avec Ipas qui se justifie sur le travail de la même thématique qui est le bien-être de la femme et de la famille. Il a, en outre, remercié la Ministre du Genre pour son implication dans la réussite dudit atelier.
Implicitement, les cadres de l’ONAF ont, sans nul doute, du travail sur terrain partant de leur mission qui est celle de chercher le bien-être de la famille, surtout avec les nouvelles attitudes qu’ils vont acquérir dans la clarification des valeurs.

Jules Ntambwe

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