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A tout Seigneur tout honneur. Dieu a donné, Dieu a repris. A lui seul soit rendue la gloire. Décédée le 08 juin dernier après une période de maladie, Véronique Ndongo Mapepe, mère biologique de l’honorable Aubin Minaku, a été inhumée avec tous les honneurs, mardi 14 juin 2022, à la Nécropole, située dans la commune de la N’sele. Bien avant le départ pour la dernière demeure de celle qui aura consacré toute sa vie au service du Seigneur, une messe de suffrages a été célébrée en la paroisse Sacre-Cœur de la Gombe. Une liturgie qui a connu la participation de plusieurs personnalités, amis et membres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), venus consoler leur camarade éprouvé, Aubin Minaku Ndjalandjoko. Une telle marque de solidarité ne peut jamais passer inaperçue. L’Honorable Aubin l’a aussi reconnu.

«Il est à constater que depuis le décès de maman Véronique Ndongo Mapepe Minaku depuis donc le 08 juin jusqu’aujourd’hui 14 juin 2022, jour de son enterrement, le deuil s’est bien déroulé. Nous avons constaté que la famille a été unie et d’ailleurs elle a toujours été unie. En effet, Papa Odon Minaku et maman Véronique ont su bien instruire leurs enfants en leur donnant une éducation sans pareille. Hier à l’église et aujourd’hui, nous avons constaté la présence de plusieurs personnalités de tout bord. C’est la raison pour laquelle le jour de son inhumation, l’église du Sacre-Cœur de la Gombe ne pouvait que refouler du monde. La maman a été enterrée avec dignité. Oui, elle a été enterrée avec honneur. Merci beaucoup à vous tous pour votre présence», a-t-il  posté sur la toile, quelques heures après la mise en terre de la regrettée maman Véronique Ndongo Mapepe, dont l’Abbé José Mpundu garde des très bons souvenirs.

Témoignage de l’Abbé José Mpundu

‘’La personne qui nous rassemble ce soir dans cette église dédiée au Sacre-Cœur de Jésus, ce n’est pas Maman Véronique NDONGO MAPEPE MINAKU. Mais plutôt l’homme que Maman Véronique a beaucoup aimé durant toute sa vie terrestre au point qu’elle lui a consacré un de ses fils, le Père José Minaku, prêtre de la compagnie de Jésus. Cet homme, c’est Jésus de Nazareth, celui que nous appelons Jésus-Christ, le Messie, l’unique libérateur, l’unique sauveur de l’humanité toute entière, du Congo, de l’Afrique et du Monde. Ce n’est donc pas la famille MINAKU qui vous a invité à cette église paroissiale mais l’initiative revient à Jésus de Nazareth, le Christ. J’ai bien dit cet homme car il l’était vraiment ; il n’a pas triché avec l’humanité. Car, en effet, comme tout homme, il est né un jour, il a vécu un temps et il est mort un jour. Vrai homme mais aussi vrai Dieu, car il était vrai Dieu né du vrai Dieu, un Dieu qui a pour nom AMOUR car comme nous le dit Saint Jean dans sa première lettre : « Celui qui n’aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est AMOUR » (1 Jn 4, 8).

Maman Véronique que j’ai eu à connaître comme fidèle de la paroisse de la Résurrection, à Salongo, où j’ai été curé, ne manquait jamais à la messe du matin. Elle commençait toujours sa journée par la messe où elle rencontrait son ami, son intime : Jésus-Christ. Elle communiait à sa vie, à sa mort et à sa résurrection. Cette habitude d’aller à la messe chaque jour, elle l’a gardée partout où elle a vécu, à Salongo, à la Gombe, jusqu’à la fin de sa vie. Chaque matin, elle allait à la messe, répondant ainsi à l’appel de son divin maître qui avait une parole de vie à lui adresser, parole qu’elle écoutait avec son cœur et qu’elle essayait, tant bien que mal, de mettre en pratique’’, a souligné l’Abbé José, dans son homélie prononcée à la veille de l’inhumation, toujours en la paroisse Sacre-Cœur. Pour l’officient du jour, le départ de maman Véronique doit susciter en ceux qui sont restés le sens de l’amour d’autant que tout coule, rien ne demeure. Et donc, toute est vanité. ‘’Tous, en naissant, nous sommes candidats à la mort’’, a-t-il exhorté, avant d’exécuter quelques vers de ‘’Tout passe’’, un chant liturgique rappelant les paroles du livre d’Ecclésiaste. ‘’Il y a un temps pour tout, nous dit l’Ecclésiaste, sur cette terre des hommes. «Un temps pour naître et un temps pour mourir». Elle est née le 6 décembre 1947 et elle est morte le 8 juin 2022. Elle a vécu pendant 74 ans sur cette terre des hommes’’, a-t-il enchainé. Dies irae dies illa. Solvet saeclum in favilla.

Gloire Mfemfere

 

Homélie prononcée à l’occasion de la messe de suffrages de Maman Véronique NDONGO MAPEPE MINAKU

Abbé José MPUNDU

Paroisse Sacre-Cœur, le 13/06/2022

Textes : Ecclésiaste 3, 1-8 ; Rm 8, 31-39 ; Jn 15, 9-17 ; 17, 20-23

Chers frères et sœurs,

La personne qui nous rassemble ce soir dans cette église dédiée au Sacre-Coeur de Jésus, ce n’est pas Maman Véronique NDONGO MAPEPE MINAKU. Mais plutôt l’homme que Maman Véronique a beaucoup aimé durant toute sa vie terrestre au point qu’elle lui a consacré un de ses fils, le Père José Minaku, prêtre de la compagnie de Jésus. Cet homme, c’est Jésus de Nazareth, celui que nous appelons Jésus-Christ, le Messie, l’unique libérateur, l’unique sauveur de l’humanité toute entière, du Congo, de l’Afrique et du Monde.

Ce n’est donc pas la famille MINAKU qui vous a invité à cette église paroissiale mais l’initiative revient à Jésus de Nazareth, le Christ. J’ai bien dit cet homme car il l’était vraiment ; il n’a pas triché avec l’humanité. Car, en effet, comme tout homme, il est né un jour, il a vécu un temps et il est mort un jour. Vrai homme mais aussi vrai Dieu, car il était vrai Dieu né du vrai Dieu, un Dieu qui a pour nom AMOUR car comme nous le dit Saint Jean dans sa première lettre : « Celui qui n’aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est AMOUR » (1 Jn 4, 8).

Maman Véronique que j’ai eu à connaître comme fidèle de la paroisse de la Résurrection, à Salongo, où j’ai été curé, ne manquait jamais à la messe du matin. Elle commençait toujours sa journée par la messe où elle rencontrait son ami, son intime : Jésus-Christ. Elle communiait à sa vie, à sa mort et à sa résurrection. Cette habitude d’aller à la messe chaque jour, elle l’a gardée partout où elle a vécu, à Salongo, à la Gombe, jusqu’à la fin de sa vie. Chaque matin, elle allait à la messe, répondant ainsi à l’appel de son divin maître qui avait une parole de vie à lui adresser, parole qu’elle écoutait avec son cœur et qu’elle essayait, tant bien que mal, de mettre en pratique.

Ce soir, nous venons faire la même chose que Maman Véronique, la veille du jour où nous allons l’accompagner dans sa nouvelle demeure où elle séjournera en attendant la résurrection des morts. Nous sommes donc venus ce soir pour écouter la Parole de Dieu ; un Dieu fait homme qui s’adresse à chacun et à chacune de nous de manière personnelle et à nous tous de manière collective.

Que nous dit-il aujourd’hui ? Trois choses.

La première : Vanité des vanités ! Tout est vanité. Tout passe. Tous, en naissant, nous sommes candidats à la mort.

Chant : Tout passe (sous le firmament)

Sous le firmament, tout n’est que changement, tout passe.

Et quoi que l’homme fasse, ses jours s’en vont courant

plus vite qu’un torrent, tout passe

Grande vérité hormis l’éternité, tout passe.

Faisons valoir la grâce, le temps est précieux,

tandis que sous nos yeux, tout passe.

Les petits, les grands, les charges et les rangs, tout passe.

Chacun prend une place et disparaît un jour,

dans ce mortel séjour, tout passe.

Comme le vaisseau qui glisse au loin sur l’eau, tout passe.

Il n’en est plus de trace, ainsi vont les honneurs,

les biens et les grandeurs, tout passe. Il y a un temps pour tout, nous dit l’Ecclésiaste, sur cette terre des hommes. « Un temps pour naître et un temps pour mourir ». Elle est née le 6 décembre 1947 et elle est morte le 8 juin 2022. Elle a vécu pendant 74 ans sur cette terre des hommes.

Dieu veut nous dire que, nous tous et toutes en naissant, nous sommes candidats et candidates à la mort. Personne n’y échappera.

En cette période où les congolais sont préoccupés par les élections, voilà une élection où le nombre des candidats est illimité car chacun et chacune de nous est candidat dès sa naissance. Voilà une élection qui n’a pas besoin d’urnes ni de CENI ni de sommes exorbitantes pour être organisée. C’est l’élection de Dieu. Il nous a créés pour être son image et sa ressemblance et il nous choisit pour vivre avec lui éternellement dans l’amour.

Nos avoirs, nos possessions, nos titres de propriété et de gloire, ne nous ferons pas échapper à la mort. Notre argent ne pourra jamais acheter la mort ni corrompre le corbillard qui nous conduira au cimetière peu importe lequel. Quoi qu’on puisse faire pour l’éviter ou pour la retarder, à un moment ou à un autre, la mort nous rattrape toujours au détour du chemin de la vie.

Retenons que « pour vivre, la vie a besoin de la mort ». La vie n’est pas la salle d’attente de la mort comme d’aucun pourrait le penser. C’est plutôt la mort qui est la salle d’accouchement de la vie.

Alors, la question : à quoi nous sert-il de passer tout notre temps à courir après l’avoir, après l’argent et à accumuler des richesses matérielles lorsque nous savons que tout est vanité et qu’un jour nous mourrons et laisserons tout cela ? Comme Maman Véronique qui laisse tout pour rentrer auprès du Père comme elle était venue ! Cela ne nous sert à rien ! A moins que nous accumulions ces richesses en vue du Royaume de Dieu, c’est-à-dire pour partager avec les moins nantis, les plus pauvres et les nécessiteux (Lc 12, 32-34). Qu’est-ce qui peut nous faire échapper à la mort et nous faire vivre éternellement ?

C’est la deuxième chose que Dieu fait homme veut nous dire ce soir. Ce qui peut nous faire échapper à la mort, c’est la conviction que Dieu m’aime, que Dieu nous aime et que rien ne peut nous séparer de son amour : « Ni la mort, ni la vie, ni le présent ni l’avenir, ni aucune créature, rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Rm 8, 38-39).

Nous ayant créé à son image pour être sa ressemblance, nous sommes donc aussi Amour. En effet, nous n’avons été créés que pour aimer. Celui qui aime ne fait du mal à personne, ne tue personne, ne vole pas les biens d’autrui. Bien au contraire, celui qui aime passe sa vie en faisant le bien. Ce fut le cas de Jésus-Christ que Saint Pierre, dans son discours chez Corneille, nous présente en ces termes : « Vous savez aussi comment Jésus a parcouru le pays en faisant le bien… » (Ac 10, 38).

Faire le bien passe par trois verbes d’action que Jésus a su parfaitement bien conjuguer à savoir : donner, se donner et pardonner. Il a tout donné de ce qu’il a reçu du Père. Il s’est donné lui-même en acceptant de mourir sur la croix car « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime » (Jn 15, 13). Il a pardonné toutes les offenses au point qu’il n’a pas hésité de prier pour ceux qui l’ont fait souffrir, du haut de la croix en disant : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34).

Alors toi et moi, mon frère, ma sœur, sommes-nous prêts, prêtes à vouer ou à consacrer notre vie à l’amour ? Sommes-nous prêts, prêtes à nous engager résolument, pour toute notre vie, à ne vivre que dans l’amour, que de l’amour ? Prenons vraiment le temps de faire notre examen de conscience, d’examiner la manière dont nous vivons pour donner une réponse vraie à cette question.

Que faire pour devenir ces hommes et ces femmes qui vivent dans l’amour et qui ne vivent que de l’amour et ce faisant qui construisent un monde d’amour, un Congo d’amour, un Congo plus fraternel et plus convivial ?

C’est ici qu’intervient la troisième chose que Dieu veut nous dire ce soir.

Soyons unis à Dieu et soyons unis les uns aux autres, alors nous serons capables de devenir des hommes et des femmes d’amour dont notre monde, dont notre Congo ont tant besoin. Réconcilions-nous avec Dieu, notre Père ! Réconcilions-nous avec les autres, nos frères et soeurs ! Réconcilions-nous maintenant !

C’est pour cette raison que Jésus nous demande de nous unir à lui, de nous attacher à lui comme les sarments au cep. Tant que nous ne sommes pas attachés à Jésus, le Christ, nous ne pourrons jamais vivre dans l’amour comme lui et nous ne pourrons rien faire de bon.

Dans sa prière-testament, il formule à son Père la demande suivante : « Qu’ils soient un comme toi et moi nous sommes un afin que le monde croit que tu m’as envoyé ». Unis nous sommes forts pour bâtir un monde d’amour, un Congo d’amour. Divisés, nous sommes faibles et incapables de bâtir un Autre Congo plus beau qu’avant.

Frères et sœurs,

Plusieurs parmi nous ici présents n’ont pas connu personnellement Maman Véronique de son vivant. Si nous sommes là ce soir, c’est parce que nous sommes les amis des enfants de Maman Véronique, les amis de Aubin, de José, de Thierry, de Marcellin, de Blondine…. Et comme nos traditions le veulent, la maman de mon ami, c’est ma maman. Je suis donc son enfant au même titre que mon ami qui est son enfant biologique.

Alors, laissez-moi terminer cette homélie en m’adressant à nous tous, fils et filles de Maman Véronique. Maman Véronique nous a laissé un grand héritage. Cet héritage, attention, ce ne sont pas des maisons, des comptes en banque ou tant d’autres biens matériels qui, souvent, après la mort d’un parent, entraînent des querelles de partage allant jusqu’à la dislocation de la famille. Non ! Maman Véronique nous a laissé comme héritage deux grandes valeurs enfouies dans nos cœurs, à savoir l’unité et l’amour.

Alors, tous les enfants de Maman Véronique, dont la famille dépasse les limites du biologique, du sang, de l’ethnie, de la tribu, de l’appartenance religieuse et politique, de l’âge et des fonctions, faisons fructifier cet héritage de notre Maman. Vivons dans l’unité, la vraie celle du cœur qui s’appelle la concorde ! Vivons dans l’amour qui est don, don de soi et pardon !

Maman Véronique, ma grande-sœur bien-aimée, aujourd’hui c’est toi qui es partie. Demain, ça sera peut-être moi. Et quand je dis, moi, c’est chacun et chacune de nous.

Intercède pour Papa Odon à qui tu as été unie dans les liens sacrés du mariage afin qu’il ait la force de vivre cette épreuve de la séparation !

Intercède pour Aubin, José, Thierry, Marcellin et Blondine, tes enfants chéris ainsi que tous tes petits enfants !

Intercède pour nous tous qui sommes aussi tes enfants afin que nous menions une vie digne des enfants de Dieu, vie d’amour, de vérité, de liberté, de justice et de paix !

Intercède pour notre pays, ce pays que tu aimes tant, ce pays à qui tu as donné un juriste doublé d’un politicien, un prêtre, un médecin afin qu’il devienne une terre d’égalité et de respect de l’homme, de participation et de responsabilité, de vérité et de liberté, de justice-miséricorde - qui sauve l’homme et détruit le mal - et de paix !

Nous continuerons à t’aimer comme toi tu continues à nous aimer car l’amour rime avec toujours.

Va et repose en paix dans la maison du Père Eternel ! Amen !

Fait à Kinshasa/Sacre-Coeur, le 13 juin 2022

Abbé José MPUNDU

Tél. : +243818133765/+243997030932/+243856467887

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