Les réactions ne cessent de pleuvoir, quelques heures après le tirage au sort pour les barrages qualificatifs à la prochaine édition de la coupe du monde, effectué par la confédération africaine de football (CAF, en sigle), le samedi 22 janvier dernier, à Douala au Cameroun, où se tient en ce  moment, la phase finale de la coupe d’Afrique des nations 2022. A cet effet, l’ancien footballeur congolais, Eugene Kabongo, n’est pas resté indifférent. Approché par notre micro, le futur candidat à la tête de la ligue nationale de football, a  donné  sa voix, sur les chances de la RDC qui va croiser le chemin du Maroc,  estimant que 48 ans après, le come-back passera par une préparation de fond. Il sera donc, selon lui, question de se mettre au même diapason que les lions de l’atlas, bien partis, étant donné qu’ils ont une chaleur de la CAN.

«Contrairement à la RDC, les marocains ont une compétition dans les jambes, le fait déjà de jouer la CAN à quelques mois de cette double confrontation du mondial, leur donne déjà un avantage. Et donc, pour compenser cela, il nous faut une bonne préparation ; dans le cas contraire, il sera difficile de parler de la qualification. La qualification ne peut se faire que si la RDC active toutes les chances de son côté», a-t-il insisté.

Revenant sur la question du deuxième stage, opté à Bahreïn,  en vue des préparatifs de cette étape qui s’avère capitale, l’ancien international lyonnais pense que le ministère des sports et la fédération doivent  activer toutes les batteries pour la réussite de ce stage, organisé dans un contexte, où c’est difficile de voir les clubs libérés les joueurs convoqués.  

«Mon cher, à notre époque, c’était difficile de faire le stage ; et aujourd’hui c’est connu en avance, il y a les journées de la fédération internationale, si une sélection veut bien préparer une compétition. Cependant, ce n’est pas les journées Fifa, mais la RDC organise un stage, alors que beaucoup de joueurs sont en plein championnat. Au regard de la réalité du calendrier,  je doute un peu de la bonne tenue de ce stage, il y a risque de rencontrer les problèmes», a-t-il  affirmé.

A lui d’ajouter : «Le mieux c’était d’évaluer chaque joueur de l’équipe type dans son club respectif. Comme cela est déjà arrivé, le ministère des sports et la fecofa doivent fournir plus d’efforts, voir dans quelle manière cette préparation se déroule correctement ».

Il a, par ailleurs, signifié qu’il faut plus miser sur le match aller, prévu au stade des martyrs à Kinshasa en mars prochain. Commencer par gagner sur bon un score au minimum de deux but, sans encaisser. Et ensuite pouvoir gérer le match retour à Rabat.

Pour replacer le contexte, l’unique participation de la RDC à une phase finale de la coupe du monde, remonte en 1974.

Christian Musungayi