Flash

BAN2

 

Colors: Purple Color

 L’esclavage et ses stigmates disparaîtront quand le soleil de l’indépendance, de la souveraineté, de la liberté, de l’honneur, de la fierté et de la dignité se lèvera dans nos cerveaux et dans nos cœurs. Ce texte est un hymne à nos valeurs ancestrales, à notre paradis perdu

  1. L’aliénation mentale, l’esclavage ontologique, psychique, morale, religieuse et culturelle

Les Grands Peuples qui ont réussi à construire les Grandes Civilisations reconnues et respectées dans le Monde entier et à se développer sont ceux qui considèrent leurs racines ancestrales comme fondations, ciment et source de la sève vitale de leur vie et de leur développement.

Au cours de ce développement, ils s’enrichissent des valeurs positives des autres peuples comme le savoir et la technologie.

Mais, ils ne permettent jamais que les valeurs positives issues des autres peuples et des autres civilisations remplacent leurs racines ancestrales. Ils préservent, par tous les moyens, leur indépendance, leur souveraineté, leur dignité, leur honneur, leur liberté et leur fierté. Ils participent à la vie internationale en restant eux-mêmes et se font respecter par tous.

C’est le cas de la Chine (le Bouddhisme), du Japon (Shintoïsme, de l’Inde (Indouisme), des peuples indo-européens (slaves), de l’Occident (le modèle gréco-latin) …

Les peuples noirs en général et les Congolais en particulier ont démontré, depuis leur rencontre avec les autres peuples (les Occidentaux) au 15ème siècle), qu’ils étaient prêts et murs pour l’esclavage et ils se sont condamnés à demeurer éternellement sous-développés, pauvres, dominés et exploités par les autres peuples.

C’est l’esclavage sans archives des peuples qui sont enfermés dans la Caverne de Platon, des peuples condamnés à effectuer le travail de Sisyphe.

Malgré trop de discours et de tapages, le constat est évident et amer : ils ont en réalité, par leur propre volonté et par la volonté des étrangers, renoncé à leur indépendance, à leur souveraineté, leur dignité, à leur honneur et à leur fierté ; ils ont bien volontiers accepté d’être coupés de leurs racines ancestrales, de leur génie spécifique propre, de leurs valeurs traditionnelles (ontologiques, morales, sociales, religieuses, politiques et épistémologiques) ; ils ont accepté d’être vidé de leur ADN génétique propre ; ils ont accepté que les chaînes et les fers ainsi que les logiciels étrangers lient et formatent leurs cerveaux ; et ils se bercent de l’illusion de se développer en se greffant sur les valeurs ancestrales d’un autre peuple, non comme un enrichissement à leurs valeurs ancestrales mais comme substitution à leur racines ancestrales et fondations de sa vie.

Nous sommes, malgré les apparences :

  • De troncs d’arbre coupés de racines et qui sont condamnés à se dessécher ; à dégénérer, à pourrir, à brûler sous une forte chaleur solaire ; à être facilement soumis à la loi d’un voisin habité par une idéologie expansionniste, dominatrice, hégémoniste et prédatrice ;
  • Des « hommes ambigus» de Cheikh Hamidou Kane ;
  • Des « êtres entre les eaux» de Valentin Ives Mudimbe ;
  • « Le Vieux nègre et la médaille» de Ferdinand Oyono ;
  • Des « êtres flottant en l’air, sans fondation ni repère originels, intrinsèquement faibles et sujets à la merci de n’importe quel carnassier, de n’importe quel dominateur et de n’importe quel prédateur»….

Combien de Dirigeants de l’Afrique noire ont demandé aux Responsables académiques des facultés de Lettres et Philosophie, de Théologie, des Sciences sociales, de Philologie et Linguistique… de mettre en place une Commission d’Experts chargés de rassembler toutes les œuvres (thèses et travaux de licence) entassées dans les Bibliothèques de leurs Facultés respectives et des Facultés des Universités étrangères, œuvres produites par les Congolais et par les Etrangers, portant sur nos racines ancestrales (les valeurs politiques, sociales, ontologiques, épistémologiques, religieuses, linguistiques, morales…) ; d’en retirer le meilleur et de le présenter au Gouvernement afin que ce dernier le défende devant le Parlement comme Projets de loi et que ces valeurs soient légalement et officiellement actualisées dans la vision, le projet de société et les programmes du pouvoir et dans notre vie et enseignées aux jeunes à l’Ecole.

Combien d’entre nous sont encore connectés à nos racines ancestrales ; ont une connaissance nécessaire et suffisante de ces racines ; ont construit leur vie sur base de ces racines comme fondations, piliers, source de la consistance de notre substance, de notre morale, de notre spiritualité, de notre vie sociale, de la représentation de soi d’un peuple comme sujet agissant ?  Et combien d’entre nous transmettent ces valeurs aux enfants ?

Combien d’entre nous savent :

  • Que les Africains ont précédé les autres peuples sur la voie du progrès et leur ont montré le chemin à suivre ;
  • Qu’ils n’ont pas attendu Montesquieu pour connaître la démocratie ou la pratiquer ; et que l’organisation politique en Afrique précoloniale, pour les sociétés des peuples habitant la Savane irriguée par les cours d’eau, présentait des systèmes politiques centralisés et des systèmes politiques décentralisés et que dans tous ces deux types de systèmes politiques, le modèle d’organisation politique était une social-démocratie, une société égalitaire dans laquelle personne ne mourait de faim ; et que ce modèle de l’organisation politique et sociale de la société avait atteint son point culminant et son apogée en Egypte pharaonique ;
  • Que dans ces sociétés, la personne humaine était une évidence première et irrécusable. Sa subjectivité était inaliénable et toujours maintenue en éveil. L’individu pouvait toujours, se poser et s’imposer comme une conscience de soi, centre de conception et de décision, conscience critique, sujet libre et responsable, s’affirmer dans la liberté du discours, dans la discussion par la confrontation des opinions diverses. Ces sociétés se sont efforcées de promouvoir l’initiative individuelle, l’indépendance d’esprit et de comportement et de donner à l’individu beaucoup de latitude ; et qu’une telle conception de la personne humaine était compatible avec l’exercice de la démocratie, de ses exigences et de ses implications ;
  • Que chaque société génère son propre Etat dont les caractéristiques les plus intimes ne peuvent être transposées ailleurs, de sorte qu’il n’existe pas un Etat prototype universel, mais des Etats dont les traits reflètent l’histoire, la géographie, et tout ce qui contribue à identifier la culture propre à ces peuples. Chaque Etat présente une personnalité spécifique faite des particularités non transposables. Il en va de l’Etat comme de tout être humain irréductible génétiquement et rebelle selon les règles biologiques à tout clonage ;
  • Que ce sont nos racines ancestrales qui nous confèrent notre identité culturelle et nous imprègnent de l’esprit d’une organisation ancestrale en tant qu’une communauté politique, et d’une unité politique enracinée dans un ensemble culturel ;
  • Que nos valeurs ancestrales sont un sémaphone : la description de ses pièces et de ses mouvements n’apporte pas grand’ chose quand on ignore la signification des signaux transmis. Elles voilent l’arrière-fond et l’ordonnancement d’une communauté liée à un imaginaire historique partagé ;
  • Chaque peuple possède une identité génétique particulière, un code A.D.N. spécifique ;
  • Que l’organisation de chaque peuple dévoile la centralité souterraine d’un Etat, de là découle son articulation en forme et en régime. En effet, s’il y a un trait commun à toutes les sociétés, c’est bien que chacun construit son propre univers mental, pensé et impensé, qui traduit sa vision du monde, du vivre ensemble ;

L’ignorance et le rejet de nos racines ancestrales ainsi que notre détachement de ces racines constituent notre première faiblesse intrinsèque et multidimensionnelle.

A suivre…

12 08 2022.

Pour le Leadership National Congolais de Progrès

Dr François Tshipamba Mpuila

GSM +32 – 493 – 325 - 104

Nous sommes en juillet 2022 et l'Union africaine est en grande quantité à Lusaka, en Zambie, pour discuter et planifier, tout comme elle l'a fait au cours des dernières années pour discuter et planifier. Avant l'Union africaine, l'Organisation de l'unité africaine planifiait et discutait d'une Afrique meilleure.

Alors que les nations individuelles se réunissent forum après forum, année après année, je ne peux m'empêcher de penser qu'année après année, l'Union africaine, tout comme l'Organisation de l'unité africaine avant elle, se trahit en trahissant les nations individuelles. Les nations très individuelles sans lesquelles il n'y a pas d'Union Africaine.

La République démocratique du Congo est peut-être le pays le plus trahi par l'Union africaine, mais n'est en aucun cas la seule nation individuelle trahie. Le Rwanda a été trahi par l'union des nations africaines comme l'ont été l'Afrique du Sud et bien d'autres.

Aujourd'hui, de nombreuses nations de l'ouest, du centre et de l'est de l'Afrique continuent d'être trahies par l'Union africaine, car l'Union permet à des nations africaines et étrangères de déstabiliser activement certains membres de l'Union africaine en toute impunité.

Les habitants de la République démocratique du Congo ont été obligés de marcher sur la terre tout en étant obligés de porter un chapeau qui les confine à être considérés comme des réfugiés économiques dans le monde entier. Un peuple doté d'un héritage aussi riche que n'importe quel autre Africain, un peuple d'une force physique, mentale et émotionnelle reconnue, a été méprisé au fil des années lorsqu'il a été dans d'autres pays africains, non pas parce qu'il est différent, mais simplement parce qu'il a été constamment et à plusieurs reprises trahis par le collectif qui est le corps de l'Afrique alors que l'instabilité a été activement entretenue dans leur pays à la connaissance de tous et à la réaction de presque personne.

Où est l'unité en Afrique si toute l'Afrique ne peut pas se lever et se tenir aux côtés du gouvernement et du peuple de la République démocratique du Congo en disant que ça suffit et que le moment est venu pour la République démocratique du Congo de profiter des fruits de son minerai dotation dans un environnement paisible. Pourquoi le monde entier doit-il être en République Démocratique du Congo pour extraire sauvagement et cruellement les richesses du peuple congolais avec peu de considération pour son avenir et un respect quasi minimum pour son présent tel que déterminé par son passé ?

L'Afrique dans son ensemble doit se soutenir les unes les autres et refuser de permettre aux nations étrangères d'établir les règles de l'Afrique qui, pour la plupart, excluent l'Afrique et ses Africains de jouer le jeu, alors que ces nations étrangères et leurs sociétés d'un milliard de dollars jouent en dehors du cadre même règles qu'ils ont fixées.

Les nations étrangères s'organisent un peu comme le font les organisations criminelles organisées et lorsque le jeu démarre, l'Afrique, ses nations et leurs citoyens sont informés qu'ils ne peuvent venir qu'avec des couteaux, des bibles et des bols de mendicité tandis que les nations étrangères apportent des fusils, des canons, des bombardiers et des cargos . L'Afrique et ses Africains, bien qu'accueillant la guerre des minerais, sont invités à respecter des règles que les étrangers s'autorisent à contourner.

La guerre pour les richesses minérales africaines et d'autres marchés qui accompagne  les 1,3 milliard d'habitants de l'Afrique est tellement truquée que les politiciens étrangers détiennent des actions dans les entreprises qui ravagent et violent l'Afrique, mais les politiciens africains n'osent pas faire des affaires en Afrique. Si un politicien africain fait à la fois des affaires et de la politique, c'est tellement mal vu que la plupart des politiciens chercheront à mourir sur leurs différents trônes et chercheront à maintenir leurs partis politiques au pouvoir à tout prix, de peur de perdre tout ce qu'ils possèdent  et les libertés dont ils jouissent s'ils perdent le pouvoir.

Les Africains ne se rendent pas compte que parce que les étrangers veulent garder au pouvoir les personnes qu'ils ont soutenues, chaque changement de garde appellera la défaite des gardes déchus comme une mesure pour augmenter les chances que le nouveau garde reste au pouvoir plus longtemps et pour bénéfice de ces pouvoirs ; étrangers et nationaux qui bénéficieront le plus de la nouvelle garde. Ce coup de maître des instigateurs étrangers de l'instabilité en Afrique leur a permis de piller continuellement l'Afrique alors qu'elle mène de petites guerres entre et en elle-même.

Les familles royales britanniques et belges ont construit leur patrimoine familial en partie sur l'exploitation illégale et inhumaine de l'Afrique, comme l'ont fait de nombreuses familles riches du monde. Certaines des familles riches du monde ont utilisé leur pouvoir et leur influence pour tirer profit de la main-d'œuvre africaine lorsqu'elles ont échangé nos ancêtres comme des vaches et des chevaux tandis que d'autres ont pillé nos minerais en toute impunité.

Alors que le monde a protesté contre une forme d'exploitation d'êtres humains par d'autres êtres humains, les puissants esclavagistes, pilleurs et suppresseurs des autres droits de l'homme ont simplement abandonné une forme d'exploitation et en ont choisi une autre, pour être abandonnés lorsque son voile est levé et seulement pour qu'une autre forme d'oppression et d'exploitation soit ramassée et mise en œuvre.

Qu'à notre époque, le mouvement Black Lives Matter doive amener l'oppresseur majoritaire à affirmer qu'il n'était pas au courant de l'injustice et de l'exclusion des autres est farfelu et une excuse élaborée après l'exposition. La réalité des relations et leur valeur ne peuvent être vues que dans la résistance de la majorité oppressante à donner la pleine et juste mesure de l'égalité et dans le remaniement consistant à ne donner que le moins possible dans la mesure où ils peuvent s'en tirer sans donner. Pendant que vous lisez ceci, je vous demande; Etiez-vous en vie lorsque le vaccin Covid-19 a permis à l'Afrique et à son peuple de voir leur place aux yeux du reste du monde ? Ou quand l'Afrique du Sud et ceux qui l'entourent ont souffert pour avoir parlé d'omicron au monde ?

Le moment est venu et l'Union africaine doit redonner à l'Afrique sa fierté collective, son identité et son avenir en conduisant une vision pour l'Afrique qui ne laisse pas une seule nation africaine à exploiter parce que le reste de l'Afrique est complice ou indifférent au sort de cette nation individuelle. Si vraiment l'Union africaine est une union de tous les peuples d'Afrique, alors l'Union africaine doit commencer à traiter tous les peuples d'Afrique comme un peuple était un affront à l'un d'eux est un affront à tous les peuples d'Afrique.

Halliburton, une société américaine que Dick Cheney a quittée en tant que PDG lorsqu'il est devenu colistier de George Bush Jr et ensuite vice-président, a ensuite reçu les plus gros contrats en Irak à la suite d'une guerre que le monde accepte généralement comme une illégalité. Aucun promoteur ou bénéficiaire de cette guerre illégale n'a jamais été poursuivi, sanctionné ou fait subir quelque préjudice que ce soit. Au contraire, le schéma s'est répété depuis, car des actions illégales dans plusieurs pays ont vu des entreprises liées à des politiciens et à des gouvernements occidentaux continuer à accumuler des bénéfices en Libye et dans d'autres pays dotés d'immenses richesses en ressources naturelles. Si un politicien africain devait toutefois accroître sa richesse pendant son mandat, nous, Africains, avons été programmés pour lyncher cet être à la joie des forces étrangères qui ne sont que trop heureuses de voir les Africains se couper les uns les autres.

Même la situation sanitaire des 1,3 milliard d'Africains est un marché pour les sociétés pharmaceutiques internationales qui contribuent énormément à l'élection et à la réélection des différents puissants du monde. Comment alors les forces qui profitent le plus des défis de l'Afrique peuvent-elles mener les processus pour débarrasser l'Afrique de ses maux ?

L'Union africaine doit commencer à imprimer son autorité et son identité sur les solutions aux maux de l'Afrique. Nous devons voir la marque de l'UA sur les programmes d'éradication du paludisme et autres et non la marque de l'USAID, CHINA AID, UKAID, etc. Nous ne pouvons pas être fiers que les États-Unis d'Amérique dépensent plus que l'Union africaine en Afrique dans le secteur de la santé et aient une situation où si les Etats-Unis retiraient leur soutien sanitaire à travers l'Afrique, les systèmes de santé à travers l'Afrique s'effondreraient !

Pourquoi l'Union africaine ne peut-elle pas devenir un véritable partenaire d'investissement, de santé, de sécurité et de développement dans chaque nation africaine ? Pourquoi l'Union africaine ne peut-elle pas avoir une participation dans certaines des plus grandes mines, champs pétrolifères et autres projets à travers l'Afrique et réinvestir ces billions en Afrique afin que l'Afrique puisse commencer à se développer en tant que collectif ? Pourquoi l'Union africaine ne peut-elle pas éradiquer les groupes rebelles stupides soutenus par l'étranger opérant à travers l'Afrique et donner à l'Afrique la paix et la sécurité qu'elle mérite ?

Si l'Afrique avait vraiment une Union digne de ce nom, le génocide rwandais n'aurait pas eu lieu. Le Zimbabwe ne se serait pas effondré et l'Afrique du Sud n'aurait pas eu à endurer l'apartheid aussi longtemps qu'elle l'a fait. Le Soudan et le Soudan du Sud ne devraient pas avoir à traverser l'instabilité et les malheurs qu'ils traversent à plusieurs reprises, pas plus que la République centrafricaine et les peuples des nations d'Afrique de l'Ouest qui ont été victimes de leurs propres efforts pour rompre avec leur statut de banques de richesse pour la France.

Je me souviens, quand j'étais jeune garçon, d'avoir traversé la route pédiculaire avec mon oncle David et d'avoir rencontré des forces rebelles au Zaïre d'alors et maintenant en RDC. Je me souviens plus tard, en tant que jeune homme, essayant de faire des affaires et devant être prudent dans mes échanges avec des hommes d'affaires congolais et angolais, de peur de commercer sans le savoir avec des rebelles et éventuellement d'avoir des ennuis. Pourquoi alors parlons-nous encore des rebelles en République démocratique du Congo aujourd'hui près de 30 ans depuis que je les ai rencontrés pour la première fois alors que nous avons eu une union de nations en Afrique depuis presque aussi longtemps que la République démocratique du Congo existe en tant que nation ? Depuis que je suis en vie, il y a eu des rebelles en RDC ! Quand toute l'Afrique aidera-t-elle la RDC à se passer de rebelles pour qu'elle puisse vivre son processus de développement sans rebelles ?

Nous ne pouvons pas, en tant qu'Afrique, continuer à détenir autant de richesses mondiales sans rien d'autre que la majeure partie de la pauvreté mondiale partagée entre nos peuples en récompense. Nous avons la ressource foncière et maintenant le capital humain instruit pour éviter que la maladie hollandaise ne soit la récompense sans fin de nos efforts pour exploiter notre richesse en ressources naturelles.

Il incombe à l'Union africaine de redonner à l'Afrique son identité, sa fierté, sa fortune et son avenir en devenant le roi de la jungle africaine. L'UA doit choisir d'être le plus grand Lion de notre jungle en devenant plus riche que n'importe quelle nation membre et cela oblige l'UA à mettre un T devant son Lion car M-Lion succombera toujours au B-Lion qui à son tour s'inclinera au T-Lion. Les trillions de richesses minérales de l'Afrique doivent commencer à se traduire par une vie meilleure pour les Africains et cela ne peut se produire que lorsqu'aucun pays africain individuel n'est laissé trahi par l'Union africaine, comme cela a été le cas pour la République démocratique du Congo par-dessus tous les autres qui a été trahie par le reste de l'Afrique pendant plus de 50 ans et  puis,  a vu son peuple ridiculisé par les frères et sœurs mêmes qui l'ont trahi.

Alors je demande, est-ce une Union Africaine, ou est-ce NUL ?

Quand toute l'Afrique se lèvera-t-elle pour l'Afrique contre tous ceux qui cherchent à détruire celle-là, et par extension cherchent à détruire toute l'Afrique nation par nation ? Ces étrangers qui profitent injustement de l'Afrique ont créé un lieu complexe à gouverner et un terrain encore plus complexe pour les affaires sans enfreindre aucune loi. La plupart de ces lois sont des barrières à l'entrée pour la plupart des Africains, tandis que la table est mise de manière à ce que les non-Africains opèrent en dehors de ces lois et soient pleinement soutenus par leurs puissants gouvernements au détriment des Africains.

L'Africain doit identifier que notre propre jeu est empilé contre nous et nous devons commencer à dresser nos propres tables et empiler nos propres jeux en nous appuyant sur notre compréhension commune de notre terre et de qui nous sommes.

La table telle qu'elle a été dressée par l'homme blanc doit être mise de côté alors que nous dressons notre propre table et exploitons notre avenir qui ne peut être que si nous commençons à nous protéger mutuellement des machinations et des mécanismes de ceux qui ont depuis des temps immémoriaux attaqué et ont violé notre continent de ses ressources les plus précieuses et provoqué des conflits entre nous.

Nous devons tous nous poser la question de l'Union Africaine ; Est-ce vraiment ou n'est-ce rien ?

(L'auteur est un enfant d'Afrique, citoyen zambien et entrepreneur. Linkedin - Chileya Chilekwa)*

 *Nous venons de voir une photo de famille des trois grands leaders d'Uvira ville et territoire notamment, BITAKWIRA Justin, BITIJULA  Mahimba Martin et NDIGAYA.  Cette image nous donne  la joie et l'espoir d'un renouveau socio-politique à Uvira  si,  aujourd'hui,  les jeunes,  les universitaires, les politiques, opérateurs économiques, les femmes leaders, les responsables des organisations de la société civile et les artistes d'Uvira devraient travailler dans un processus de collégialité et en toute objectivité citoyenne,  malgré leur audience politique, tribale et religieuse.

Nous affirmons que dans 5 ans,  Uvira prendra un nouvel élan positivement par-là. Car,  les villes de Lubumbashi, de Kinshasa et de Goma n'ont pas signé un contrat avec le diable pour arriver à l'échelle où elles  se trouvent  aujourd'hui en matière d'aménagement urbain, de créativité économique, du tourisme moderne, du changement des mentalités, de dynamisme des jeunes entrepreneurs et de puissance socio-politique en RDC.

Une fois pris cette  nouvelle conscience de nous mettre objectivement ensemble et de travailler en synergie d'actions et des idées,  au nom de la ville et territoire d'Uvira, un grand nombre des problème trouverons des solutions adéquates et une nouvelle culture sera d'émergence pour le développement intégral et concret d'Uvira.

Malheureusement,  nous constatons qu’à chaque fois que nos leaders cherchent  à s'unir, ce sont  les intérêts égoïstes qui sont privilégiés. C'est le désir aveugle d'être le numéro 1 du groupe qui les  préoccupe.

Dans ce théâtre de divisions persistantes, les jeunes suivistes aussi jouent les jeux,  le tribalisme du moyen âge trouve ainsi  sa place comme enjeux, les injures à tel ou tel leader dans le but de diaboliser,  à tout prix,  le camp  adverse.

C'est horrible de voir au  21ème  siècle, toute une société où il y a les hommes et femmes de  grandes capacités scientifiques et avec des expertises favorable au développement se spécialiser uniquement dans des polémiques sans fin, dans le  tribalisme inutile  et dans la politique des violences intra et extra-communautaires. 

Mais,  alors, à  qui profite les polémiques entre les partisans de Luc Mulimbalimba et ceux de prof Rugunduka baleke Stanislas ?

A  qui profite les la guerre froide qui s'est installée  à la Mairie d'Uvira depuis 3 ans ?

A  qui profite la non-collaboration de la plupart des députés élus d'Uvira qui sont à Bukavu et Kinshasa ? 

A  qui profitent le tribalisme et le népotisme dans l'administration publique à Uvira ?

A  qui profite ces milices dans la plaine de Ruzizi et dans les  Hauts   et moyens plateaux d'Uvira.

A  qui profite l'inaction des leaders d'Uvira ?

A  qui profite ce conflit entre les responsables des organisations de la société civile à Uvira ?

A  qui profite le non actions en synergie des leaders des églises à Uvira ?

A  qui profite ce manque de collaboration étroite et efficace entre les FARDC, la jeunesse et les autorités locales d'Uvira ?

A  qui profitent ces pillages organisés  dans la plaine de Ruzizi ?

A  qui profitent  les divisions négativistes de diaspora (ressortissants d'Uvira qui sont à l'étranger)?

Toutes  ces questions Uviroises devraient nous amener à prendre une nouvelle conscience et sortir de notre parcelle d'imbécilisation chronique (tribalisme, népotisme, égoïsme politique et administrative, polémiques inutiles, inaction sociopolitique des leaders d'Uvira, les manifestations,  par procuration,  des responsables des organisations de la société civile Uvira).

Nous devons mettre en tête que la ville et le territoire d'Uvira dépend en grande partie de notre être ensemble, agir ensemble et de notre volonté d'actions.

Nous devons avoir une culture d'unité des idées et d'actions dans tous les domaines de la vie nationale et locale.

Uvira/ville et territoire a besoin d'une cohésion Politique, sociale et économique efficace et pragmatique.

Que cette démarche n'est soit  plus comme hier, que l'esprit d'équipe et d'acceptation mutuelle éclairer tous les leaders d'Uvira ville et territoire malgré vos familles Politiques et vos ambitions d'être à tout prix à la tête de ...

Nous avons besoin d'une autre manière de penser et  de faire la politique à Uvira. Nous avons besoin d'une nouvelle rationalité pour lutter contre les antivaleurs qui rayonner dans les affaires économiques et administratives en RDC. Cela ne  sera possible que si nous comprenons que la bonne manière de gouverner la ville et territoire d'Uvira,  c'est d'abord,  nous unir quand il s'agit de défendre les intérêts généraux d'Uvira.

De faire sorte que les bonnes idées et actions soient massivement et volontairement soutenues pour le développement fiable de notre terroir.

Cet article est un extrait du premier chapitre de l’essai intitulé : Le Président F. Tshisekedi et l’UDPS en 30 Mois d’Imperium (Hubert Kabasu Babu Katulondi, Librinova, Paris, 2022). Il s’agit du Tome III du triptyque « L’Esprit du Pouvoir et le Pouvoir de l’Esprit en RDC ». Des extraits de l’essai seront publiés progressivement pour le public.
Passer sa vie dans l’opposition est,  pour un homme politique ce que serait pour un poète,  se condamner à lire et à juger les vers des autres (Georges Pompidou).
L’opposition est une très mauvaise école de gouvernement, et les politiques avisés, qui se poussent par ce moyen aux affaires, ont grand soin de gouverner par des maximes tout à fait opposées à celles qu’ils professaient auparavant (Anatole France)
 Créée en 1982, en pleine dictature meurtrière dans l’ex-Zaïre, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, est considérée dans l’imaginaire populaire comme la fille aînée de l’opposition en RDC[1]. Mais, dans la véracité historique et au plan du système politique de la RDC, elle ne l’est pas du tout. Pendant que ses fondateurs animaient la monarchie absolue du Maréchal Mobutu, et bénéficiaient de mielleuses prébendes du pouvoir dans les années 1965-1978, les organisations comme le PRP et le MARC constituaient une authentique opposition à la tyrannie zaïroise.
Ce captage ne nie absolument pas la vérité aussi historique de la formidable combativité et la tangible primauté oppositionnelle interne de l’UDPS comme antithèse directement produite par le MPR.
Elle se lança en collision frontale avec le régime Zaïrois du réputé invincible léopard, le Marechal Mobutu. Il s’agit d’une nécessaire mise en perspective historico-politique totale. En d’autres termes, pendant que L. Kabila et ses camarades révolutionnaires combattaient le régime de Mobutu dans la fraicheur de sa rage meurtrière des années 1965-1970, certains fondateurs de l’UDPS étaient des apparatchiks de ce totalitarisme – certains ayant été au pouvoir depuis l’époque des Commissaires généraux en 1960.                 
A  cet égard, il convient de souligner que presque tous les fondateurs de l’UDPS furent aussi fondateurs, membres prééminents, ou éminents animateurs du Mouvement Populaire de la Révolution, MPR/Parti-Etat. Celui-ci avait vassalisé l’Etat et fait régner le pouvoir extrêmement cruel pendant 32 ans. Le premier président de l’UDPS était Fréderic Kibassa Maliba, alors qu’Étienne Tshisekedi fut, à la création en 1982, secrétaire national en charge de l’organisation.           
Ainsi donc, ancien parti politique d’avant-garde de l’opposition interne, l’UDPS est aussi une des locomotives politiques de notre évolution comme société durant les trois dernières décennies.
Le dénouement aussi historique de son combat pour la démocratie a abouti à sa conquête du pouvoir à l’issue de l’élection présidentielle de 2018. Après 36 ans de lutte, en dépit des tragédies, trahisons, scissions, déceptions, transhumances rentières, le leader de l’UDPS, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accédé à la magistrature suprême de la RDC en 2019.
En d’autres termes, c’est l’UDPS qui gère l’institution directrice de l’Etat congolais. Elle est en position d’impulser la société congolaise. On pourrait dire que c’est l’accomplissement de la première manche d’une mission historique, pour une lutte menée avec d’énormes sacrifices et sans relâche depuis 1982. La deuxième manche, et la phase la plus complexe, est celle des défis de l’impulsion d’un essor de développement reluisant de la RDC.                                  
Au regard de la longue lutte de l’UDPS pendant 36 ans, à travers le prisme politologique, l’expectative était celle de son accession au pouvoir avec, d’entrée de jeu, la démonstration d’une remarquable dextérité politique. C’est-à-dire,  une maestria en gestion d’Etat, méliorative des systèmes fondamentaux trouvés déjà en construction selon le Pacte Républicain de Sun City.
Dans la logique développementale et dans la trajectoire de la destinée de la RDC, l’UDPS était présumée avoir déjà fait jaillir dans son Esprit politique et ses protocoles humains profonds,  une faculté prométhéenne pour impulser, au démarrage du régime dont elle est l’épicentre, l’élan d’une gouvernementalité éclatante. Celle-ci pouvait être captable dans les idées novatrices en phase avec les défis de son époque.
Et cela, en tenant compte de l’évolution du pays, avec le déploiement d’un nouveau paradigme de leadership d’Etat, et les prémisses en projets de démarrage structurant. Ces quelques éléments pouvaient donner une idée sur la faculté mutationnelle de ce parti.
Ce qui aurait permis de cerner les indices de sa puissance contributive à l’accélération de la navigation de la RDC vers sa destinée de grandeur. La réclamation et la déclamation du changement par l’UDPS pendant 36 ans rendaient ces expectations raisonnables, comme base de réflexion.
Sous cet angle, ce chapitre propose donc que ce parti politique déploie un effort considérable d’auto-transformation au regard des exigences idéologiques et praxéologiques de son exercice du pouvoir, afin de se réinventer comme organisation politique gouvernante moderne.
Cela lui permettra de mieux discerner sa mission historique, à cette phase de la trajectoire existentielle de la RDC. C’est alors qu’il pourra y découler des idées, des narratives, des comportements et actions de ce parti politique en phase avec les défis de sa contemporanéité politique. C’est à cette condition que ce parti pourra réaliser sa mission historique, au cours de ce quinquennat.
1.1. ELUCIDER L’ESPRIT DU POUVOIR PAR RAPPORT A UNE MISSION HISTORIQUE ET SOCIETALE
 Il est d’une impérieuse nécessité d’élucider l’Esprit du Pouvoir ou l’entendement de l’imperium, de ce parti politique dont le leader est le chef de l’État. Cette démarche est d’autant plus impérieuse que, comme éclairé dans le Tome I, l’Esprit du Pouvoir et le Pouvoir de l’Esprit définissent et déterminent l’opérationnalisation d’un régime. La possibilité des avancées solides et durables autant que l’éventualité des contradictions-contractions sont aussi essentiellement fonction de la psyché politique et des représentations mentales des détenteurs de l’imperium. Et cela, sur base de la conscience politique et la pertinence idéologique du principal parti politique gouvernant. 
 Comme démontré dans les chapitres 1 et 2 du Tome II, le Pouvoir de l’Esprit Révolutionnaire de Mzee L. Kabila a permis de réaliser une mission historique extinctive vis-à-vis du régime féodo-totalitaire zaïrois. Le Pouvoir de l’Esprit Révolutionnaire et Consociatif, assorti de nationalisme pragmatique, de J. Kabila à la tête de l’État congolais, a rendu possible la réalisation de la démocratie reconstructive multi-systémique.
Ce processus a été réalisé concomitamment avec la réunification de la nation, la refondation de l’Etat républicain et la ressuscitation de l’économie. Le régime précédent a placé la RDC sur la piste de la pré-émergence. Les déficits de ces dispensations précédentes sont indéniables. Mais, sur une balance synthétique générale, ces régimes ont produit des avancées systémiques et fondamentales absolument avérées. Ces poussées ont libéré les Congolais du joug de l’absolutisme de Mobutu. Elles ont objectivement tracté l’ex-Zaïre de ses ruines institutionnelles abyssales, tout en refondant l’État congolais républicain moderne.           
Sur la trajectoire historique et au regard de notre destinée de puissance, la dispensation de l’alternance, sous le leadership d’Etat du Président F. Tshisekedi et l’UDPS, a une quadruple mission historico-sociétale et politique. Ces missions sont : la solidification de la cohésion nationale, la revigoration de la reconstruction de l’Etat républicain, la consolidation de la démocratie et l’accélération de la propulsion de la RDC vers la pleine émergence socioéconomique.
Toutefois, il convient de se poser la question de savoir si l’UDPS, ses leaders et ses militants possèdent une conscience véridique de ces missions historique et sociopolitique nécessaires à leur matérialisation !
Dans les 30 mois du régime de l’alternance géré par le Président F. Tshisekedi et l’UDPS, les conséquences de notre amnésie politique sont patentes. La destinée transformationnelle de cette dispensation semble s’être évaporée de la conscience collective. Le folklore, les rituels et le spectacle politique traditionnel se sont installés. L’exercice du pouvoir et la jouissance de ses mielleuses prébendes ont effacé dans les esprits de beaucoup de Congolais le sens de l’histoire. La conscience des finalités politiques ascensionnelles s’est étiolée. 
Il y a une sorte d’inhibition (voire d’inanition idéologico-intellectuelle, pour utiliser le concept prégnant du Professeur Boshab) de la faculté de réminiscence comme boussole de la conscience politique collective. La narrative et les comportements politiques dominants sont sur le registre messianique comme en 1965. On a l’impression que pour un segment de politiciens, des militants-courtisans et de la population, il n’y a ni passé ni futur. Sublimation de l’immédiat. Le même système psycho-politologique congolais produit les mêmes effets. Obnubilation générale par les vendanges du pouvoir. La mobilisation partisane et le fanatisme courtisan abondent. Les bénéficiaires directs et indirects de l’imperium sont sur le mode auto-encenseur. Même certains intellectuels de haute facture académique livrent le récit béat de la rédemption politique sous « Fatshi béton ».
Comme éclairé dans les chapitres 1 et 2 du Tome I, l’Esprit du Pouvoir est nourri par la mentalisation prédominante et les événements prégnants dans le système politique. Il serait absolument aléatoire, sinon aberrant, d’affirmer que l’UDPS a fonctionné pendant 36 ans dans un vacuum. Elle aurait été isolée hermétiquement et immunisée contre les dynamiques de formation de la conscience collective en RDC. Si on admet que ce parti a opéré dans un champ politique porteur d’une indéniable interconnexion pyscho-sociologique, il est raisonnable de scruter le reflet des traits du microcosme politique sur ce parti. Il est donc indispensable de discerner en quelque sorte la voûte mentale politique de ce parti : son Esprit du Pouvoir.
Les observateurs nationaux et internationaux, voire les cadres et militants de l’UDPS eux-mêmes, sont surpris par l’ampleur des contradictions dramatiques que connaît ce parti dans la dispensation de l’alternance. Les narratives et comportements antithétiques non seulement aux espoirs d’excellence gouvernementale escomptée de la « fille aînée de l’opposition », mais surtout les guerres internes, abondent.
Pourtant, l’UDPS est arrivée à la phase ultime de son combat : l’exercice du pouvoir pour réaliser son Projet de Société. Dans le prisme théorique général de cet essai, la thèse de ce chapitre est que les contradictions, confusions et guerres intestines de l’UDPS aux commandes de l’Etat procèdent de son esprit quintessentiellement  oppositionnel «réfractaire ». Il est nécessaire d’en saisir le processus et les matériaux constitutifs.
 
[1]   L’événement de la création eut lieu à Kinshasa, au quartier MaCampagne, dans la résidence de Ngalula Mpanda Njila. Une symbolique historique et sociopolitique. L’aire sociologique de sa création indique son essence oligarchique. MaCampagne est historiquement le quartier des apparatchiks et de la bourgeoisie zaïroise, et surtout le foyer du fameux Groupe de Binza, historiquement connu pour son arrimage à Joseph Mobutu dans le coup d’Etat de 1965 et la construction de la monarchie zaïroise. Etant le plus âgé, Ngalula en réclama la présidence. Mais celle-ci fut confiée à Frédéric Kibassa qui venait de démissionner de son poste du Bureau Politique du MPP Parti-État. Étienne Tshisekedi fut Secrétaire National à l’Organisation. Le parti fut lancé officiellement à Lubumbashi, fief de son Président Kibassa, le 10 mars 1982.

« C’est une règle générale : l’homme  qui réussit  le  mieux dans la vie  est celui qui détient la meilleure information ».  Benjamin Disraeli.

                      

Chères lectrices, chers lecteurs;

  1. Le discours anti progrès  socio – économique  des congolais et de leur patrie tenu, avant et après le lancement  officiel  d’appels d’offres sur les blocs pétroliers et gaziers,  par relais de l’influence du néocolonialisme m’a imposé  de questionner la vision économique des pères fondateurs de l’indépendance sur  les terres congolaises et leurs contenus.  Ce discours anti progrès  socio – économique vise  l’adhésion des congolais à la cause néocoloniale qui risque de les  maintenir dans la misère sous prétexte de protection environnementale.
  1. J’ai puisé dans le discours de Patrice Emery Lumumba le titre de cette 9ème lettre sociale congolaise. Car, l’on ne peut pas parler  de l’indépendance de la RDC sans faire allusion ni  à Lumumba ni à son discours du 30 juin 1960. Comme je l’ai dit dans ma 5ème  lettre  sociale congolaise du 05 juillet 2022, le discours de Patrice Emery Lumumba  du 30 juin 1960 reste et demeure un écrit fondamental, une boussole, pour la nouvelle lutte congolaise, la lutte économique qui devrait mener la RDC à la grandeur et à la prospérité.  C’était en prévision de cette nouvelle lutte que Lumumba avait postulé je cite : «  Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants ». Par ce postulat, Lumumba justifiait déjà  la raison même d’être  des  terres congolaises  et à quoi elles allaient servir afin que les congolaises et congolais vivent heureux sur  le sol de leurs aïeux. Dès lors, faire profiter véritablement des congolaises et congolais des terres de leur patrie  fait donc partie des éléments idéologiques de l’option économique prise dès l’accession de la RDC à sa souveraineté nationale et internationale.
  1. Evidemment, la question qu’il faut se poser est celle de savoir de quelle manière et avec quoi les terres de la patrie congolaise allaient profiter véritablement aux congolaises et congolais. Par une analyse bibliologique de l’option économique prise par les pères fondateurs de l’indépendance de la RDC sur les terres  congolaises, cette lettre sociale congolaise tente de répondre à trois questions fondamentales suivantes :
  • Que contiennent les terres  congolaises pour qu’elles profitent véritablement aux enfants de la patrie congolaise ?
  • Comment les terres congolaises peuvent – elles profiter aux enfants de la patrie congolaise ?
  • Quelles sont les valeurs qui ont milité en faveur de cette option économique ?
  1. La première question est essentiellement nouée à la géographie de la République démocratique du Congo. La réponse y pourvue par le feu Martin Bakole wa Ilunga (1985 :4), Archevêque honoraire de Kananga, le Chef-lieu de l’actuel Province du Kasaï Central. Bakole wa Ilunga montre que nous, congolaises et congolais,  sommes dans une  situation  des privilégiés du Seigneur. Il renchérit sur cette situation en affirmant que des centaines de pays n’ont ni une nature aussi généreuse, ni des richesses potentielles  aussi énormes que les  nôtres en République démocratique du Congo. Ainsi donc, ce sont ces richesses potentilles et nature généreuse qui doivent profiter véritablement aux enfants de la patrie congolaise.
  2. La deuxième question  est intimement liée  à l’anthropologie du travail dans la mesure où  c’est par le travail que l’homme agit sur son environnement naturel et en extrait les moyens naturels pour son existence sociale. A cette question, l’Anthropologue  Bakole wa Ilunga  a aussi donné une réponse dont l’évidence est incontestable et incontestée jusqu’à ce jour.  La  réponse de ce Vice-Recteur honoraire  de l’Université de Louvanium, l’actuelle Université de Kinshasa, est une comparaison. Il compare d’une  part  de notre situation de privilégiés du Créateur  avec le scandale de la pauvreté déclarée et inouïe et d’autre part des dizaines de milliers de diplômés universitaires qui devraient être de véritables agents de développement, hommes de métier, conducteurs d’hommes, capables de transformer les situations inhumaines en situations humaines, d’exploiter ces richesses potentilles  et les mettre à la disposition du peuple.
  1. Il demeure ainsi fondé de rappeler que cette comparaison peut s’appliquer avec extension à tous ceux qui se disent élites et leaders congolais, mais qui sont sans souci réel pour l’homme ni aspiration profondément humaniste. La comparaison précitée a amené, ce scientifique, ce pasteur de Dieu, promoteur de l’Evangile de libération des congolais de la    misère et pauvreté, à  la stigmatisation du sous-développement au Congo Kinshasa. Pour cet anthropologue, le sous-développement en RDC n’est pas dans les choses, mais les congolais le portent en eux-mêmes. Voilà pourquoi, l’état de besoin établi par Bakole wa Ilunga pour le développement du Congo – Kinshasa est encore d’actualité. Cet auteur congolais montrait que le Congo Kinshasa alors Zaïre avait besoin de relance agricole, de voies de communication, de capitaux, de technologie appliquée, d’institutions adaptées…  Sa note très importante dans  l’énumération des besoins dont le  pays a besoin  se présente comme suit : «  Nous avons besoins  de beaucoup de choses, mais notre plus grand besoin est un besoin en hommes. Des hommes et femmes qui se donnent avec toutes leurs capacités pour changer le pays ».  Certes, ces hommes ont fait cruellement défaut au pays depuis son accession à l’indépendance. Ce déficit humain a fait que les congolaises et congolais ne profitent pas véritablement des terres de leur patrie. Cependant, les prédateurs et pillards sans nombril congolais sont bourrés des milliards des dollars américains provenant des ressources naturelles  des terres congolaises. Il n’est pas étonnant de voir certains congolais formés ou nourris dans l’ambiance  de l’influence du néocolonialisme et du capitalisme  s’engagent dans ce sale jeu.
  1. La République démocratique du Congo a besoin, comme l’a affirmé Bakole wa Ilunga, des leaders et animateurs qui sachent éveiller chez les hommes le meilleur d’eux-mêmes. C’est dans cette optique que le lancement, ce 28 juillet 2022 par le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, d’appels d’offres sur les blocs pétroliers et gaziers est à mes yeux l’acte plus important qu’il ait accompli conformément à l’option économique des pères fondateurs de l’indépendance congolaise. Cet acte permettra à ce que les congolaises et congolais profitent véritablement des terres de leur chère patrie. Bien entendu la bonne gouvernance doit être la règle  de gestion des revenus d’attribution de ces 
  1. La portée socio-économique consécutive  à l’exploitation de ces blocs pétroliers et gaziers  notamment les emplois, l’amélioration des espaces vitaux grâce à la responsabilité sociale des entreprises, le transfert des connaissances techniques… doit  être expliquée aux congolaises et congolais à travers toute la République pour que ces derniers ne se laissent duper par les relais de l’influence du néocolonialisme doublé du capitalisme.
  1. Il n’y a aucune rationalité dans le pseudo discours environnementaliste qui ne vise qu’à laisser  les congolaises et congolais croupir  dans la misère. Il y a de quoi  se demander pourquoi ces relais de l’influence du néocolonialisme  ne se sont pas mobilisés pour  dénoncer  le pillage systématique des ressources naturelles de la RDC même dans des aires reconnus comme patrimoines mondiaux de l’humanité.
  1. La troisième question et la dernière de cette lettre sociale congolaise  est liée à  la justice et à l’éthique. La réponse à cette question est que les valeurs qui ont milité en faveur de cette prise d’option économique  sont la justice distributive et la justice sociale. L’absence de ces valeurs a fait l’objet de tout un chapitre d’un des livres de Jean Ziegler, un blanc qui dénonce  avec  opiniâtreté les pillages systématiques des richesses minières  à l’Est de la RDC.  Dans son livre intitulé  Capitalisme expliqué à ma petite fille (espérant qu’elle en verra  la fin), le sociologue suisse Jean Ziegler (2018 : 149) parle  de la  mainmise des seigneurs de la guerre financières dans les mines de Kivu. Ziegler  montre que dans les enclaves minières  du grand Kivu les sociétés privées exploitent le cobalt (minerais plus précieux que l’or et l’argent selon cet auteur) dans les mines gardées par des  miliciens lourdement armés. Il dénonce, d’un côté, la destruction de l’Etat congolais rongé par la corruption  à cause  de la  toute-puissance des sociétés minières et,  de l’autre, le risque qu’encourent les enfants qui vont dans ces mines à cause de la pauvreté de leurs parents.  Ce moraliste montre aussi comment le cobalt  exploité au Kivu échappe à tout contrôle social étatique dans la mesure où  les entreprises qui l’exploitent ne payent pas de douane. L’itinéraire  de cobalt pillé au Congo- Kinshasa est son passage au Rwanda, Kenya, Mombasa avant d’atteindre sa destination finale qui peut être le Japon ou l’Amérique. En tout humaniste, Jean Ziegler affirme avoir  consacré tout un chapitre sur l’enfer des mines de Kivu pour réveiller les gens, l’Etat… Je pense que les congolaises et congolais doivent s’approprier  aussi ce livre.
  1. Il est ainsi clair que le discours anti progrès socio - économique tenu par les relais de l’influence du néocolonialisme et du capitalisme vise à  maintenir et promouvoir  le pillage systématique des  ressources naturelles de la RDC au détriment des filles et fils du pays.
  1. Pour terminer et non conclure, « veiller à ce que  les terres de la RDC profitent  véritablement à ses enfants » appelle  de toute évidence  un double  idéal,  d’une part  l’idéal  du travail pour  exploiter ces terres et en extraire les moyens naturels de l’existence sociale de l’homme et d’autre part l’idéal  de service, toute responsabilité requiert à son titulaire l’idéal de service et non de privilège.  Ces deux idéaux  concourent tous au bonheur de l’Homme si  les responsables à tous les niveaux sont épris  de  justice distributive et de justice sociale.  C’est pour ce bonheur que l’option économique a été prise afin  que les terres congolaises profiter aux congolaises et congolais. Martin Bakole wa Ilunga et Jean Ziegler sont revenus tous chacun à sa manière et avec ses propres mots sur ce double idéal sans lequel l’homme ne peut pas être Humain.  Martin Bakole wa Ilunga et Jean Ziegler sont engagés dans la recherche  fondée sur l’infra ordinaire dont l’esprit m’anime et me guide dans la production de la lettre sociale congolaise pour lutter contre la famine intellectuelle  des congolais qui doivent  à leur tour développer la RDC. La grandeur d’un pays ne dépend ni de sa superficie ni de sa démographie, moins encore de ses potentielles richesses,  mais de la qualité de  ses citoyennes et citoyens. La qualité des citoyennes et citoyens d’un pays est impérativement liée à la qualité de la connaissance qu’ils donnent à leurs esprits comme nourriture.

J’ai fait ma part. Si vous êtes intéressés par cette lettre sociale congolaise, rejoignez la coupe pleine  au numéro  +  243 994 994 872 et  à l’e-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  pour la suite.

Fait à Kinshasa, le 08 août 2022

Jean Joseph Ngandu Nkongolo

Spécialiste  et Expert en Anthropo –Bibliologie du Travail, Formateur Psycho Socio Professionnel et  Chercheur à l’Observatoire Congolais du Travail

 Depuis sa déclaration faisant état de son incapacité à tenir en respect le M23, la Monusco est vouée aux gémonies. D'aucuns ne jurent que par son départ. Le président du Sénat Modeste Bahati Lukwebo ne s'est pas contenu devant ses partisans et sympathisants à Goma et  Bukavu. Sans ambages, il a trouvé très maigre le bilan de la Mission onusienne sur 20 ans de présence en RDC et s'est inscrit dans le schéma de son  départ.

Il a, de ce fait, appelé la jeunesse à se ranger derrière le président de la République et à s'enrôler massivement dans l'armée pour défendre le pays. Le mot d'ordre reste désormais: se prendre en charge. Non loin de Goma et de Bukavu, à Butembo, les jeunes gens, chauffés à blanc et brûlant l'emblème onusien, se sont lancés dans une croisade à nul autre pareil pour sensibiliser la population à chasser la Monusco. Les jours à venir risquent d'être chauds parce que la RDC aura ouvert un autre front en plus de ceux qui existent déjà. Et Kinshasa risque de se piéger de lui-même.

De mon point de vue, la déclaration de la Monusco ne pouvait étonner ni émouvoir outre mesure. Mme Bintou Keita est même à saluer. Outre le fait qu'elle nous a fait découvrir l'autre face de l'iceberg qu'est l'ONU, elle a voulu ouvrir les yeux des Congolais, pendant qu'on leur empêche de se doter des armes, en portant à leur connaissance que les rebelles du M23 ne sont pas  leurs vrais agresseurs,  mais plutôt ceux qui les arment.

Ils n'ont ni moyens,  ni expertise pour se doter des armes on ne peut plus redoutables. Seul un pays peut s'en prévaloir.

En d'autres termes, Mme Bintou Keita voudrait dire que la RDC est agressée par une ou des puissances extérieures. Elle a mis, dans ce cas, à la fois l'ONU, dont les grandes nations décideurs ne jouent pas franc jeu, et la RDC, victime de la  barbarie et de razzias  depuis des lustres, devant leurs responsabilités. 

Aux Nations unies de mettre fin à cette injustice et  de changer de regard jeté jusque-là sous des prismes déformants sur la RDC,  et à cette dernière de savoir que sa survie en tant qu'Etat est fortement menacée et qu'il revient à elle, et à elle seule, de trouver la voie de son affranchissement, de sa libération, de l'affirmation de son identité et de son existence. L'intervention des autres vient simplement en appui.

C'est à la RDC de savoir quelle partition ils doivent jouer pour faire chœur et créer une symphonie.

C'est à la RDC de se doter d'une armée digne de son nom pour créer petit à petit les conditions du départ de la Monusco. Avouons-le : c'est notre faiblesse qui a contribué à la  prorogation  perpétuelle  du mandat de la Mission onusienne dont on doit reconnaître un substantiel  apport.

Par quoi peut-elle être remplacée présentement ? Qui va combler le vide laissé ? C'est la même chose avec l'état de siège décrété au Nord-Kivu et en Ituri. D'aucuns crient à sa levée, mais ne proposent pas d'alternative.

  Ce n'est pas avec les nouvelles recrues qui doivent passer par plusieurs épreuves pour être aguerris que nous allons faire face au départ de la Monusco. Il y a aussi le problème de commandement et d'équipements. Et enfin l'esprit de corps.

Ce n'est pas un processus d'un jour. Ne jouons pas aux apprentis sorciers pour préparer le lit de notre balkanisation. Il faut préparer et planifier le retrait de la Mission onusienne.

Certes, d'aucuns lorgnent les Russes qui sont déjà en Centrafrique. Mais, comparaison n'est pas raison.

Le Mali n'est pas la RDC. Les deux pays ne sont pas au centre de mêmes enjeux.  La RDC a l'obligation de gagner cette guerre et doit se doter des atouts pour ce faire.

Ces atouts existent, mais sont en somnolence. Il faut que les Congolais, au premier plan des dirigeants,  se réveillent. Cette guerre est aussi une affaire d'intelligence. Le pays est malade de sa géopolitique, de sa géostratégie amarrée à une diplomatie molle.

Après avoir été pendant longtemps gendarme dans la région contre la poussée du communisme et de l'islamisme, il a sombré avec l'effondrement du mur de Berlin, pour ne pas dire avec la fin de la guerre froide, par manque d'anticipation pour se trouver une autre vocation. 

Pas de bouc-émissaires.

Assumons-nous.

La victoire est à notre portée.

 Christophe Mboso N’kodia, speaker de l’Assemblée nationale, a, une fois de plus, convié ce lundi 8 août 2022,  l’ancien 1er Vice-président de son Bureau, en l’occurrence Jean Marc Kabund, pour l’entendre, en vue de décider sur la levée ou pas de ses immunités parlementaires dans l’affaire qui l’oppose à la justice. «Dans la même optique, pour privilégier la nécessité de vous protéger et vous entendre comme l'exige l'article 102 précité, le Bureau vous prie de nouveau de le rencontrer le lundi 8 août 2022 à 11 heures, en la salle des Conférences des Présidents. Vous pouvez également vous faire assister d'un ou de deux de nos collègues ou de votre conseil pour cette ultime opportunité», a renseigné Mboso. Et d’ajouter que le mandat de comparution n° RMP.V/0100/PGCCAS/2022/US€, du 2 août 2022, n'a pas d'effet suspensif quant à la procédure engagée par le Bureau de l'Assemblée nationale, en vertu de l'article 102 infine du Règlement intérieur de notre Chambre.

Attendu jeudi 04 août 2022, à l’Assemblée nationale pour une procédure devant déboucher sur l’autorisation des poursuites contre sa personne et la levée de ses immunités, conformément au réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation, l’élu de Mont-Amba a, à travers sa correspondance adressée au Président de l’Assemblée nationale, indiqué que cette démarche est inopportune puisqu’il a, à deux reprises, comparu devant le même Procureur pour les faits lui reprochés lors de sa sortie médiatique du 18 juillet 2022, dans sa résidence de Kingabwa, à Limete, et qu’en sus, l’instruction judiciaire se poursuit en bonne et due forme à la Cour de cassation.

Dans sa correspondance adressée à Mboso, le même jeudi 04 août, Kabund demandait au Bureau de l’Assemblée nationale de surseoir cette démarche. «Honorable Président, comment le Procureur général, qui m’a entendu dans la procédure d’instruction le 28 juillet 2022 sur base du réquisitoire n°RMP V/0100/PGCCAS/2022/USE du 26 juillet 2022, et m’a reconvoqué le 09 août 2022, pouvait-il vous saisir pour demander l’autorisation des poursuites et la levée de mes immunités par son réquisitoire n°4375/RMP.V/0100PGCCAS/USE/2022 du 29 juillet 2022, soit 1 jour après ma première comparution, alors que l’instruction du dossier est en cours, si on s’en tient au mandat de comparution émis le 02 août 2022 ?», s’interrogeait-il.  Pour son entourage, ce dossier est un scandale juridico-parlementaire. «Dans l’histoire, il n’y a jamais eu 2 autorisations, la levée des immunités et des poursuites», fait-on savoir. Ce week-end, Mboso a une fois de plus invité son collègue à se présenter ce lundi 8 août à l’hémicycle du palais peuple pour l’entendre. «Le Bureau voudrait attirer votre attention sur ce qui suit : Sans connaître du contenu ou préjuger du sort de l'instruction entamée à votre charge et dont le Procureur Général près la Cour de Cassation demeure le seul maître, aucun élément avancé par vous ne justifie la surséance que vous sollicitez. En outre, lui seul décide du moment où il met fin à l'instruction et commence la phase des poursuites. Il n'appartient ni au Député poursuivi ni au Bureau de se substituer au Procureur dans ses prérogatives sur ce point précis», note le Bureau de l’Assemblée nationale.

MB                                       

 

République démocratique du Congo

Assemblée nationale

Le Président

Kinshasa, le 05 août 2022

N/Réf : 161 RDC/AN/CP/MNPC/CM/NBB/08/2022

Transmis  copie pour information aux : - Honorables Membres du Bureau de l’Assemblée nationale

(Tous) au palais du peuple

A Kinshasa/Lingwala

 

Concerne : Réquisitoire du Procureur général près la Cour de Cassation tendant à obtenir l'autorisation des poursuites et la levée des immunités contre l'Honorable KABUND-A-KABUND Jean-Marc

Honorable Député et Cher Collègue,

J'accuse bonne réception de votre lettre référencée N/Ref : 002/AN/DN/JMKK/2022 du 4 août 2022, relative à l'objet repris en concerne et vous en remercie.

Dans la susdite, vous sollicitez une surséance de la démarche entreprise par le Bureau tendant à vous entendre conformément à l'article 102, alinéa 8, du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale.

Certes, le droit de la défense reste une exigence fondamentale de toute procédure disciplinaire ou répressive.

Conscient de cette exigence, le Bureau de l'Assemblée nationale vous a invité, conformément à l'article 102 alinéa 8 du Règlement intérieur à le rencontrer le jeudi, 4 août 2022, à 13 heures, dans la salle des Conférences des Présidents. Il vous a été demandé de vous faire assister d'un ou de deux de nos collègues ou de votre conseil. Il a donc été tenu compte de votre droit de la défense à ce stade de la procédure devant votre Bureau.

Dans la même optique, pour privilégier la nécessité de vous protéger et vous entendre comme l'exige l'article 102 précité, le Bureau vous prie de nouveau de le rencontrer le lundi 8 août 2022 à 11 heures, en la salle des Conférences des Présidents. Vous pouvez également vous faire assister d'un ou de deux de nos collègues ou de votre conseil pour cette ultime opportunité.

Au demeurant, le mandat de comparution n° RMP.V/0100/PGCCAS/2022/US€, du 2 août 2022, n'a pas d'effet suspensif quant à la procédure engagée par le Bureau de l'Assemblée nationale, en vertu de l'article 102 infine du Règlement intérieur de notre Chambre.

Par ailleurs, le Bureau voudrait attirer votre attention sur ce qui suit :

  1. Sans connaître du contenu ou préjuger du sort de l'instruction entamée à votre charge et dont le Procureur Général près la Cour de Cassation demeure le seul maître, aucun élément avancé par vous ne justifie la surséance que vous sollicitez.

En outre, lui seul décide du moment où il met fin à l'instruction et commence la phase des poursuites. Il n'appartient ni au Député poursuivi ni au Bureau de se substituer au Procureur dans ses prérogatives sur ce point précis ;

  1. La phase d'instruction étant inquisitoriale, elle demeure secrète. Le Bureau de l'Assemblée nationale ne peut en aucun cas entraver le cours de la justice en vertu des dispositions pertinentes de l'article 151 de la Constitution :
  2. Les Honorables Députés nationaux ne bénéficient des immunités prévues aux dispositions de l'article 107 alinéa fer de la Constitution et 101 alinéa 1°r du Règlement intérieur de notre Chambre que pendant les sessions
  3. L'article 102 du Règlement intérieur impose au Bureau de recevoir l'Avis du Procureur Général près la Cour de Cassation et d'entendre le Député concerné UNIQUEMENT en ce qui concerne l'autorisation des poursuites et la levée des immunités parlementaires; pas pour l'ouverture de l'instruction :
  4. Si vous estimez que les faits mis à votre charge relèvent de vos opinions en tant que Député national, il vous revient d'organiser votre défense.

Veuillez agréer, Honorable Député et Cher Collègue, l'assurance de ma parfaite considération.

MBOSO N'KODIA PWANGA Christophe

Il a, une fois de plus, réitéré son engagement à organiser les élections transparentes, inclusives et crédibles en République démocratique du Congo, et ce, dans le délai Constitutionnel. Denis Kadima Kazadi, c’est de lui qu’il s’agit, Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a, au cours d'une matinée scientifique organisée vendredi 15 juillet 2022 à la Faculté des sciences sociales, administratives et politiques de l'Université de Kinshasa (UNIKIN), confirmé sa détermination.  Oui, en effet, devant la crème intellectuelle de la colline inspirée de Mont-Amba, il a renseigné sur sa vision, qui consiste à organiser des élections en toute transparence, inclusivité, impartialité, crédibilité, intégrité et respect des lois, pour un Congo meilleur à travers les valeurs de redevabilité et d'équité.

Dans la même logique, le Président de la CENI a rencontré les différentes préoccupations des étudiants et chercheurs qui n’ont pas manqué d’exprimer leurs inquiétudes et contributions. Devant une assistance composée principalement des étudiants et du corps scientifique, le Président Denis Kadima a orienté son exposé sur la CENI face à la préparation du processus électoral de 2023. Aussi, il a réalisé un état des lieux sur ce que son équipe a pu réaliser jusque-là. Pour ce faire, il a développé quatre points notamment, la mise en place de son équipe, les activités réalisées, les activités en cours et les perspectives immédiates et à terme. « Après 3 cycles électoraux qui ont apporté une expertise avérée et des compétences techniques remarquables reconnues mondialement, l'heure est venue de s'attaquer aux lacunes constatées dans l'exécution de différentes opérations tout au long desdits cycles», a indiqué Denis Kadima. «Aussitôt installée, la CENI s'est mis résolument au travail, en organisant les activités suivantes : l'élaboration d'un plan stratégique du travail. «Notre rôle est d’assurer que chacun de nous s’inscrit comme électeur, candidat, et participer au processus électoral». Il a rassuré la bonne foi du bureau de la Ceni qu’il préside. « Ceux qui vont gagner c’est ceux qui seront proclamés vainqueur», a-t-il lâché. «Nous faisons un travail remarquable avec beaucoup de sacrifices». Dans l'objectif de renforcer la crédibilité de la CENI ; améliorer la qualité de service ; renforcer les relations avec les parties prenantes, construire une nouvelle culture d'inclusion et engager une politique de mobilisation et de gestion durable",  a expliqué longuement le numéro un de la centrale électorale.

Signalons qu'après la publication de la feuille de route, la CENI a amorcé notamment, la redynamisation des cadres de concertation avec les parties prenantes au processus électoral, l'organisation des élections des Gouverneurs et Vice-gouverneurs de province. En outre, l'inventaire des Kits d'enroulement s'effectue dans les différents démembrements de la CENI, sans oublier le nouveau cadre légal et réglementaire qui seront, dans les prochains jours, complétés par les textes réglementaires et des mesures d'application par la CENI. En dépit de l'exposé du Président de la CENI, il y avait deux autres intervenants notamment, M. Jérôme Bonso, président de l'AETA qui a exposé sur le regard de la société civile congolaise face aux échéances électorales de  2023 et le Professeur Jean-Pierre LOTOYI. Ce dernier s'est appesanti  sur les enjeux électoraux des partis politiques durant les périodes pré-électorale, électorale et post-électorale. Bien avant le début de cette matinée scientifique, Denis Kadima avait présenté ses civilités au comité de gestion de l'Université de Kinshasa, au Bâtiment administratif. Cette matinée scientifique a été organisée grâce à la Fondation KONRAD ADENAUER, représenté par son chef Pays. 

Merdi Bosengele

Va-t-on vers des convocations interminables de Jean-Marc Kabund devant la justice ?  Beaucoup d’analystes politiques voient venir cette manœuvre qui consiste à occuper et appauvrir l’homme, l’empêcher ainsi de se concentrer sur des choses bien plus importantes.  En effet, après plus de quatre heures d'audition, jeudi 28 juillet  dernier, au Parquet Général près la Cour de Cassation, l’ancien 1er Vice-président de la Chambre basse du parlement avait regagné sa résidence en homme libre. Lui qui était une fois de plus attendu au parquet général près la Cour de Cassation hier, pour la poursuite de l’instruction à sa charge, a vu sa comparution être reportée pour mardi 9 août prochain.

L’annonce de report a été faite par l’un des avocats de Jean-Marc Kabund. Devant la presse, il a laissé entendre que la raison principale du report de l’audition de son client est la dernière mise en place dans l’appareil judiciaire en République démocratique du Congo. «Compte tenu du fait qu’il y a eu chambardement au niveau de la magistrature, il se fait qu’à ce stade, il n’y a pas moyen de l’entendre. Le rendez-vous est pris pour le mardi prochain», a déclaré Me Gabby Mavungu. Pour rappel, le Président de l’Alliance pour le Changement était entendu par la justice pour notamment "propos injurieux et diffamatoires" contre le Chef de l'Etat et les institutions du pays. Beaucoup pensaient qu'il allait être placé sous mandat d'arrêt provisoire. En marge de son adresse devant un parterre de médias dans sa résidence de Kingabwa, l'ancien président intérimaire du parti présidentiel, UDPS, avait indiqué que le parlement était devenu un lieu de traitement des sujets sans pertinence, pointant du doigt accusateur le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, qu’il a qualifié d’un ‘’danger’’  pour la République Démocratique du Congo, précisant que son départ serait la solution.

Quelques heures après le point de presse de Kabund, les éléments de la police étaient descendus à Kingabwa, dans sa résidence. Quoique la raison officielle de cette descente fût la récupération d’une jeep de l’Assemblée nationale, d’après certaines langues, l’objectif principal était d’arrêter l’élu de Mont-amba. «La demande du PGR consistait tout simplement à respecter les procédures», lâchait un analyste politique. Dans cette série de réactions, de Kabuya en passant par Mende, Me Tharcisse Matadiwamba, à son tour, avait recadré Jean-Marc Kabund. L'ancien bâtonnier national conseillait  à Kabund de lire davantage Gandhi le philosophe pour que ce dernier l’inspire à porter une vraie casquette d’homme d’Etat. «La réaction que j'ai eue, c'est de renvoyer notre ami au sage avocat Gandhi Mahatma que le monde entier connait, qui a dit : ce qui détruit, ce qui est contre la paix, c'est  la politique sans principes», a souligné Me Matadiwamba. Dans la même optique, le Président National de l'Union des Démocrates Socialistes, UDS, M.  Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kabudi, Pionnier et Ancien Représentant de l'UDPS en France, avait manifesté son désaccord à l'égard des réactions du Secrétaire Général de l'UDPS Augustin Kabuya Tshilumba et du Bureau de l'Assemblée Nationale au point de presse de Jean-Marc Kabund-a-Kabund. Pour l'ancien Représentant de l'UDPS en France qui a jugé lamentable et catastrophique la sortie médiatique de Kabund-a-Kabund,  ce dernier a fait preuve de manque de sagesse et d'intelligence politique dans ses déclarations. Il pense que les propos orduriers de l'ancien Président intérimaire de l'UDPS qui ont été d'un niveau très bas au point où ils ont provoqué le dégoût et la nausée chez tous ceux qui l'ont suivi, ne devraient pas mériter cette attention.

La Pros.

 

 *Aux yeux de tout gouvernement dont le pays est membre de la Communauté internationale, tout groupe armé est une organisation politico-militaire, une organisation insurrectionnelle, voire une organisation terroriste. C’est la raison pour laquelle à son article 190, la Constitution de la RDC interdit, sous peine de haute trahison, l’organisation des formations militaires et para-militaires, des milices privées ou d’une jeunesse armée…

Prenons, pour être au cœur de l'actualité, l'exemple simple et concret du M23. Comment doit-il opérer pour se procurer des armes ? Au départ, il a amplement conscience de ne pouvoir s'adresser à un fabricant d'armes avec une commande portant son papier à en-tête.

On n’imagine toute de même pas un fabricant de la trempe de Lockheed Martin, Raytheon Technologies, Northrop Grumman, General Dynamic, Aviation Industry Corporation, BAE Systems, L3Harris, Almaz-Antey ou Thales prendre un tel risque. 

Il a davantage conscience de ne pouvoir payer par virement bancaire puisqu’on voit mal une banque accepter d'ouvrir un compte à son nom. Même avec des mallettes pleines de dollars ou d’euros, la transaction a peu de chances de passer. 

Mettre alors sous embargo le M23 et le clamer tout haut n'a pas de sens...

Des Etats sont des premiers et principaux fournisseurs des groupes armés

Depuis le 30 juin 2022, les diplomates en poste à Kinshasa se livrent à une sorte de passe d'armes qui se révèle gênante pour l'opinion avisée. 

En effet, pendant que les Congolais attendent leur activisme sur le terrain des infrastructures de développement, les cinq pays membres du Conseil de sécurité de l'Onu se lancent dans un débat " pédagogique "sur le fonctionnement de leur organe.

On sait, à ce propos, que 3 des 5 pays membres permanents ont voté pour la prorogation de l'embargo, 2 pour l'abstention. 

Dans le langage diplomatique, le fait de n'avoir pas utilisé le droit de veto, même si on s'est abstenu, revient à dire non, fait valoir un ambassadeur s’exprimant à titre individuel et qui, on ne sait pas trop pourquoi, s'époumone à convaincre les Congolais que l'embargo concerne uniquement les groupes armés et non le Gouvernement congolais soumis seulement à la certification de la traçabilité. Soit. 

Comment font cependant ces groupes pour se procurer alors les armes ? 

L'histoire aligne des preuves de fournitures d'armes de guerre à des organisations insurrectionnelles par certains pays membres du Conseil de sécurité de l'Onu. Pour ne pas citer les organisations de l’Amérique latine, du Moyen et du Proche Orient, l’Afrique a eu notamment,  ses Unita en Angola et Fpr au Rwanda.

Ceux qui opèrent sur le territoire congolais savent, eux, qui les approvisionnent. Ils ne convaincront personne qu'ils ne se fournissent qu'en rachetant des armes destinées aux Fardc ou en ramassant celles abandonnées sur le terrain des affrontements par les éléments des forces gouvernementales. 

Quand bien même ces dérapages déplorables se produisent, une chose est au moins vraie : on ne fait pas la guerre avec des armes de récupération, et encore une guerre s’étendant sur plusieurs années.

Ainsi, l'essentiel des armes des groupes armés s'obtient des canaux officiels qui doivent nécessairement être des             Etats et/ou des structures reconnues par des Etats.

En d'autres mots, des Etats sont les premiers et principaux fournisseurs des groupes armés. 

Au regard de cette évidence, il y a lieu de s’interroger sur ce qui a tout d’une discrimination dans le chef de la communauté internationale.

En effet :

- de la RDC, est exigée la certification de la traçabilité des armes qu'elle entend acheter au motif de la levée de  l’embargo. La conséquence est que si une arme tombe entre les mains du M23, on sait vite en identifier le détenteur initial, 

- du Rwanda, par contre, cette certification n’est pas exigée, si bien que si une arme non-tracée se retrouve entre les mains du M23, on ne sait pas engager la responsabilité de ce pays. 

Voilà ce qui rend sans effet l’embargo appliqué aux groupes armés.  

Le moment de songer à une industrie nationale d’armement 

Pourtant, depuis trentaine d'année qu’elle est sous embargo, et en dépit de très bonnes raisons qu'elle peut avoir de rendre coup pour coup, la RDC n'entretient aucun groupe armé pour attaquer ses voisins. 

Curieusement, c’est ce pays qu'on met sous embargo tantôt durci, tantôt allégé, tantôt levé mais,   soumis à la certification de la traçabilité !

Devant l'obsession de plusieurs pays membres du Conseil de sécurité de l'Onu à consolider son affaiblissement depuis 1990, la RDC ne doit pas traiter la question d’embargo avec légèreté.

Elle est obligée de l’admettre : la sécurité de tout pays est tributaire de la capacité de son armée, de sa police et de ses services des renseignements de disposer et de savoir manier l'arme létale en temps de paix ou de guerre.  

Partant, tout Etat, fut-il voisin ou ami, ou toute institution communautaire dont elle est membre ou pas, qui initie ou cautionne toute forme d’embargo sur elle doit être considéré pour ce qu’il (elle) est, entendez un Anti-Congo. 

Hier, l’embargo s’est appliqué aux  infrastructures de développement, aux investissements industriels et à l'armement.

Demain, ça peut être pire. 

A quelque chose malheur étant bon, le moment est indiqué pour la RDC - si elle veut (sur)vivre comme Etat indépendant et libre - de mettre à profit cette épreuve en commençant à développer, elle aussi, son industrie d'armement.

Bon nombre de pays autrefois du « Tiers-monde » à l’avoir fait sont aujourd'hui respectés.

Des embargos leur imposés, ils en ont fait des opportunités leur garantissant l'autonomie. 

Et dès lors qu'aucune loi en droit national ou international ne l’interdit, la balle est dans le camp des Congolais. 

Fardc, Pnc, Anr, Demiap, Inpp, Universitaires, Etudiants, Investisseurs, Forgerons,… au boulot !

 Omer Nsongo die Lema/CP

 L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) se lance désormais dans l'optique de consolidation des structures de base et de tous les organes de direction du parti, en prévision des élections de 2023, et pour réserver une victoire à tous les niveaux à Félix Tshisekedi. C'est ce qui a fait l'un des objectifs de l'entretien politique tenu le dimanche 24 juillet 2022 à l'esplanade de la permanence de cette formation politique située dans la commune de Limete. Pour ce faire, le numéro 1 du parti au pouvoir Augustin Kabuya qui a tenu ce rassemblement a ordonné, à l'occasion aux gestionnaires des structures de base, d'entamer le processus de nomination des témoins, en prévision des prochaines joutes électorales. C'était aussi l'occasion pour les membres et dirigeant de cette formation politique, de renouveler leur loyauté et  soutien envers le Chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi.

Parmi les points  évoqués à l'ordre du jour, Augustin Kabuya a souligné à tâche d'huile le point relatif à la préparation pour les prochaines élections. Il a instruit  les représentants des structures de base du parti présents à la manifestation, de s'activer de manière à trouver à partir de ce temps, des informaticiens  dignes de confiance qui peuvent être nommés témoins pour le quota de l'UDPS lors du prochain vote.

C’était aussi l’occasion de restituer à l’attention de toute la base, les grandes résolutions prises lors des assises de Kisantu. Parmi bien d’autres, le numéro un du parti au pouvoir a souligné celle prise sur la nécessité de revoir le statut du parti, afin d’accommoder certains textes qui ne correspondent plus à la posture actuelle de l’UDPS, dorénavant parti aux affaires. Un accent était mis sur le rôle des anciens cadres du parti.

En effet, il a souligné que les résolutions prises lors de ces assises seront soumises incessamment à la Commission disciplinaire du parti (CDP), pour examen et validation, avant publication.

Revenant à la question de la requête introduite par la cour de cassation pour la levée des immunités parlementaires de Jean-Marc Kabund suite aux propos qu’il a tenus récemment contre le Chef de l’Etat et son gouvernement, Augustin Kabuya indique à cet effet, qu’il s’inscrivait en contre ce processus et pensait comme beaucoup d’autres de son entourage que, cela serait un motif qui exalterait encore plus Kabund, mais, dit-il, je suis d’accord pour cette poursuite car, elle aidera la justice à découvrir la vérité qu’il (Kabund) prétend avoir dans sa poche.

«Au départ j’avais aussi émis des réserves sur la levée des immunités de l’homme de Kingabwa conformément à la demande du Procureur, mais plus tard, après la réflexion, je me suis rendu compte que c'est vraiment important que Jean-Marc Kabund aide la justice à retracer le cheminement de l'argent du trésor public, de la banque centrale, jusqu'aux Paradis fiscaux. Qu'il cherche ses avocats pour l'aider dans cet exercice. Personne n'est au-dessus de la loi », avait-il indiqué.

Fidel Songo

Goma

5 ans d’existence, ça se fête ! Le parti politique Alliance pour la Bonne Gouvernance (ABG), parti cher à l’honorable Bialosuka Wata Jonathan, a célébré avec pompe, samedi 02 juillet 2022, ses 5 ans d’existence à l’esplanade de la Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN). Une occasion pour l’autorité morale du parti, l’Honorable Jonathan Bialosuka Wata de réitérer son soutien aux Forces Armées de la République Démocratiques du Congo (FARDC) qui se donnent corps et âme pour la défense de l’intégrité du territoire national. Jonathan Bialosuka a donc saisi cette occasion pour lancer un vibrant appel au soutien à Félix Tshisekedi, Président de la République, pour les efforts déployés pour remettre le pays sur l’orbite du développement. C’était en présence des cadres et militants du parti venus de partout à travers la ville-province de Kinshasa et d’ailleurs.

Cette manifestation a connu également la présence de certaines autorités du pays et de plusieurs autres partis politiques, tous venues célébrer avec l’ABG. Prenant la parole, le président national de l’ABG, l’honorable Jean Pierre Pasi Zapamba Buka, est revenu sur l’impact de l’ABG. « … un enfant, un parti politique avec un allaitement exceptionnel, et dont la croissance étonne, épate et impacte l’ensemble de la scène politique congolaise. A l’âge de 5 ans, nous sommes fière aujourd’hui de le présenter avec joie à vous tous, les frères et sœurs, les oncles et les tantes, les belles familles, les amis et connaissances, mais aussi, à tout le monde au pays tout comme à l’étranger pour un accompagnement tous azimuts, surtout pour son rôle crucial dans la gouvernance de notre pays», a-t-il signifié. Dans sa marche, il a invité les congolais au soutien total à l’ABG et à leur adhésion au parti.

Pour sa part, l’autorité moral du parti, l’honorable Jonathan Bialosuka Wata, a réitéré au nom de tout le parti le soutien au chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, et a appelé à un soutien total de tout congolais aux FARDC. Se confiant à la presse, il a laissé entendre qu’«en même temps nous sommes venus fêter, en même temps nous sommes venus donner des orientations précises à notre base, qu’ils comprennent que les enjeux pour notre délivrance, nécessite un emballement de tout le monde. L’ABG compte rafler la mise dans la ville de Kinshasa. Nous avons voulu aussi par cette occasion demander à nos militantes et militants de se mettre au travail», a-t-il insisté.  Par rapport à la situation qui se vit à l’Est du pays, il a indiqué que «Tous les congolais doivent se ranger derrière nos FARDC, derrière notre chef de l’Etat. Il faut qu’on en finisse avec ces aventuriers de rwandais, ce pays de Rwanda qui n’a même pas la dimension de ma circonscription électorale de Tshangu», a-t-il laissé entendre, et d’ajouter, «Il vaudrait qu’on boucle dehors sans même compter sur la diplomatie. Parce que, avec ce qui vient de se passer à l’ONU, les congolais sont fâchés. On ne peut pas comprendre qu’un pays qui est menacé, qui est toujours agressé, qu’on refuse de lever l’embargo sur les armes».

Israël Mpoyi

 

 

«C’est une règle générale : l’homme  qui réussit  le  mieux dans la vie  est celui qui détient la meilleure information ».  Benjamin Disraeli.                 

Chères lectrices, chers lecteurs;

  1. Le pluralisme qu’il soit politique ou social (syndical) est toujours fondé sur un impératif démocratique selon lequel tout pouvoir émane du peuple en tant que souverain primaire. Le peuple exerce sa souveraineté directement par voie  de referendum ou élection et indirectement par ses représentants.
  2. En République démocratique du Congo, le constituant a accordé l’importance égale tant  au pluralisme politique que syndical.  Le pluralisme politique et syndical est, au point 4 de l’exposé des motifs de la constitution congolaise du 18 février 2006, parmi les matières  qui ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle. Au-delà de son exposé des motifs, la constitution congolaise  dispose en  son article 6  « le pluralisme politique est reconnu en République démocratique du Congo. Tout congolais jouissant de ses droits civils et politiques a le droit de créer un parti politique ou de s’affilier à un parti de son choix… ».
  3. La même constitution qui dispose en son article 38 « la liberté syndicale est reconnue  et garantie en République démocratique  du Congo. Tous les congolais ont le droit de former des syndicats ou  de  s’y affilier librement dans les conditions fixées par la loi ».  Disons donc que l’incorporation du social à l’organisation  scientifique du travail, comme le montre Robert Cabanes(1995)  dans  sa contribution à une anthropologie politique des  travailleurs   par  son livre intitulé  Salariés et entreprises dans les pays  du Sud, est l’acte qui a  confirmé la reconnaissance légale des syndicats.
  4. L’article 38 de la constitution congolaise  ci- haut citée est incorporé dans les lois n°16/013 du 15 juillet 2016 portant statut des agents de carrière des services publics de l’Etat  et n°16/010 du 15 juillet 2016 modifiant et complétant la loi n°015-2002 portant Code du Travail qui régissent les salariés selon leurs  secteurs respectifs notamment les secteurs public et privé.
  5. Dans cette lettre sociale congolaise je m’appesantis sur le pluralisme syndical tel que vu et vécu dans les entreprises et établissements où les  travailleurs sont régis par loi n°16/010 du 15 juillet 2016 modifiant et complétant la loi n°015-2002 portant Code du Travail.
  6. La loi n°16/010 du 15 juillet 2016 ci- haut citée dispose d’une part en son article 249 que «  tout syndicat enregistré jouit de la personnalité juridique » et d’autre part en son article 255 que « la représentation des travailleurs dans les entreprises ou établissements  de toute nature est assurée par une délégation élue ». Par ailleurs, la même loi dispose en son article 257 que « le mandat des délégués  est de 3 ans renouvelable ».
  7. L’arrêté ministériel n°048/CAB/VPM/MTPS/ 2015  du 08 /10/2015 modifiante et complétant l’arrêté ministériel n°12/CAB.MIN/TPS/ ar/NK/054 du 12 octobre 2004 fixant les modalités de la représentation et recours  électoral  des travailleurs dans les entreprises ou les établissements de toute nature  stipule , d’un côté  en son  article 6 que «  les élections sont organisées par le Chef d’entreprise ou d’établissement » et de l’autre, en son article 12 que « seuls les syndicats légalement enregistrés et dont le champ d’activité s’étend à l’établissement peuvent présenter des candidats » aux élections sociales(syndicales).
  8. L’enregistrement d’un syndicat est donc sa reconnaissance légale. Le syndicat est l’une des formes des associations sans but lucratif. Le fait que la loi n°004/2001 du 20 juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif et établissements d’utilité publique ait fixé, en son article 57, à 500FC (Cinq Cents  Francs congolais) les Frais de dépôt et d’enregistrement de la requête d’une association sans but lucratif montre que  la  fixation des frais de dépôt et d’enregistrement de toute association sans but lucratif  relève de la compétence du pouvoir législatif.
  9. De ce fait, la loi n°16/010 du 15 juillet 2016 modifiant et complétant la loi n°015-2002 portant Code du Travail devrait fixer, entre ses articles 238 et 239, les frais d’enregistrement d’une organisation syndicale des travailleurs en tenant compte des réalités financières de ces derniers, travailleurs, comme membres du syndicat.  C’est dans cette optique que depuis l’époque coloniale la reconnaissance légale d’une association des travailleurs qu’on appelle enregistrement se faisait presque gratuitement. Dès le retour au pluralisme politique et syndical, la reconnaissance syndicale avait été aussi presque gratuite avant de passer  d’abord à Cent dollars américains (100$) puis à Cinq cents dollars américains (500$) avant novembre 2019.
  10. Alors que ces frais devraient être revus à la baisse pour faciliter la participation citoyenne, socle de toute démocratie, il est curieux et injuste de voir qu’ils sont passés  de 500$ (Cinq Cents dollars américains) à 1000$(Mille dollars américains) à la suite  de l’arrêté interministériel n°001/CAB/MIN ETAT/METPS/2019 et n°CAB/MIN/FINANCES/2019/138 du 28 novembre 2019 portant fixation des taux des droits, taxes et redevances à percevoir à l’initiative du Ministère de l’emploi, travail et prévoyance sociale. Le moins que l’on puisse dire est qu’il s’agit d’un marchandage d’un service public.
  11. Outre, les frais exorbitant d’enregistrement des syndicats qui plongent le syndicalisme dans la libre entreprise, il y a lieu de stigmatiser la demande exagérée des documents livrés par les services de l’Etat à produire par les membres chargés de l’administration d’un syndicat. L’arrêté ministériel n°001/91 du  7 janvier 1991 relatif aux modalités d’enregistrement  des organisations professionnelles  énumère en son article 3 les 5 documents : un  extrait d’acte de naissance, un certificat de nationalité, un extrait d’un casier judiciaire, une attestation de bonne vie et mœurs et une attestation médicale. Tous ces documents coutent aussi très cher. Pourtant, la loi n°004/2001 du 20 juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif et établissements d’utilité publique  n’exige, en son article 4, qu’un seul document  livré par les services de l’Etat,  à savoir  le certificat  de bonne conduite, vie et mœurs.
  12. Au-delà de ce laissez- aller, laissez-passer et laissez - faire légistique qui énerve la constitution  congolaise,  il importe de préciser  que  cette fouille documentaire  organisée à la lumière de l’AnthropoBibliologie du travail  permet à mes lectrices et  lecteurs  de cerner et comprendre trois idées  principales susceptibles  de contribuer à l’émergence d’un pluralisme syndical pur en RDC.
  13. Ces idées sont :
  • 1° primo, la condition à remplir par un syndicat pour participer  aux élections sociales (syndicales), fondement du pluralisme syndical, est  son enregistrement par le Ministère  du travail, emploi et prévoyance sociale.  Dès lors, le syndicat n’a pas à verser encore une caution ou des frais  à quelque titre que ce soit  pour participer aux élections sociales dans les entreprises ou établissements de toute nature sans que cela soit une atteinte à la liberté. Car, la démocratie syndicale contribue à l’émergence  de la démocratie politique ;  
  • 2° secundo, l’organisation des élections sociales (syndicales) incombe à l’employeur avec toutes les conséquences que cela comporte. Le rôle du ministère du travail est donc de produire les écrits qui doivent imprimer le comportement des acteurs dans le processus électoral ;
  • 3° tertio, le mandat des délégués syndicaux est de trois ans renouvelable. Hélas, il y a des délégués syndicaux qui totalisent, aujourd’hui, dix ans  dans leurs fonctions syndicales dans les entreprises ou établissements où ils ont été élus pour un mandat de 3 ans.    Il est inacceptable, voire étonnant de constater qu’en RDC, la communauté  tant nationale qu’internationale ne  s’intéresse qu’au seul   mandat politique, singulièrement celui du président de la République. Le seul « glissement »  que l’on pousse le peuple à  refuser  est celui concernant la fonction de Président de la République.  Mais, dans  les associations notamment les églises, partis politiques, organisations non gouvernementales, syndicats…  les élections sont un sujet tabou
  1. En laissant les structures de base baigner dans la dictature, l’on  érige  l’obstacle  à l’émergence d’un régime démocratique digne de  ce nom. La participation citoyenne doit commencer dans des micro- structures où vivent quotidiennement les citoyennes et citoyens avant de s’étendre  sur l’ensemble  de macro – structures et institutions de la République.
  2. L’actuel tropisme démocratique congolais est le résultat de l’absence de démocratie dans les structures de base qui constituent le corps social de la République démocratique du Congo.   Le syndicat est, comme me le répétait le feu Professeur Abbé Ngindu Mushete Alphonse, l’expression majeure de la liberté d’expression.  De son côté, Jean Sagnes montre que par l’action syndicale le travailleur affirme sa dignité humaine.
  3. Malheureusement en République démocratique du Congo, tout est fait pour enterrer le pluralisme syndical pour lequel Simon Tshimpangila, Hénoch Bavela et Alexandre Ngandu Ntumba  sont battus toute leur vie. Certaines illustrations telles que la corruption des représentants des travailleurs par le paiement de jeton de présence, le marchandage de services publics dans l’administration du Travail, le licenciement abusif des représentants des travailleurs  confirment cette thèse.
  4. Même si l’on admet que la bibliophobie est l’une des causes de l’agonie du pluralisme syndical en RDC, il demeure fondé de préciser que cette agonie est aggravée par le fait que les matières qui devraient être traitées selon les lois produites par les députés nationaux sont traitées sur base des arrêtés ministériels, qui sont du reste anachronique à la constitution congolaise.. Est-il  acceptable de constater  que sur 500 députés nationaux  de la République démocratique du Congo  qu’il n’y ait pas un seul  qui veille sur la production des lois susceptibles de contribuer à l’émergence du pluralisme syndical ?

J’ai fait ma part. Si vous êtes intéressés par cette lettre sociale congolaise, rejoignez la coupe pleine  au numéro : +  243 994 994 872 et  à l’e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  pour la suite.

Fait à Kinshasa, le 25 juillet  2022

Jean Joseph Ngandu Nkongolo

Spécialiste  et Expert en Anthropo –Bibliologie du Travail, Formateur Psycho Socio Professionnel et  Chercheur à l’Observatoire Congolais du Travail

 

 (Par Jean Joseph Ngandu Nkongolo)

«C’est une règle générale : l’homme qui réussit le mieux dans la vie est celui qui détient la meilleure information».  Benjamin Disraeli.

Chères Travailleuses, chers  Travailleurs;

  1. « La nouvelle culture commence là où le travailleur et le travail sont  traités avec respect » telle est la citation de Maxime Gorki qui motive la production de cette 67ème lettre sociale congolaise. Cette lettre sociale congolaise analyse l’une des lettres de l’Inspecteur Général du Travail Honoraire Mukadi Bamwanya Vincent en tant qu’écriture ordinaire qui permet de prolonger  le questionnement des pratiques de l’Inspection du Travail en République Démocratique du Congo.

Car, la nouvelle lutte annoncée par Patrice Emery Lumumba, la lutte économique qui devrait mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur, passe impérativement par le travail en général et le travail salarié en particulier. Le travail salarié est une activité normée. De ce fait, l’inspection du travail joue un rôle déterminant  dans l’administration du travail dans le secteur où les salariés sont régis par le code du Travail.

  1. C’est à ce titre que Mukadi Bamwanya Vincent alors Inspecteur Général du Travail  a réunit son courage par devoir de ses fonctions, comme le fait l’inspecteur Général des Finances, Alingete Key Jules aujourd’hui pour la protection des finances publiques, pour  exiger le respect des dispositions pertinentes du code de travail pour le personnel congolais engagé localement par à la MONUC.par sa lettre n°22/MTPS/IGT/341/2006 du 29 juin 2006. Cette lettre a été adressée au Représentant spécial du Secrétaire général  de l’ONU en RDC.
  2. En fait, s’il est une évidence selon laquelle les hommes passent mais les institutions restent, il en est une autre selon laquelle les hommes passent mais les traces de leur passage demeurent. C’est en vertu de cette dernière évidence que j’ai jeté un regard rétrospectif, me basant sur l’anthropologie des écritures ordinaires de la vie quotidienne, sur les traces de Mukadi Bamwanya Vincent, Inspecteur Général du Travail Honoraire.
  3. En analysant cette lettre de l’Inspecteur Général du Travail Honoraire sur la situation du personnel congolais engagé localement à la MONUC, j’ai accepté d’être témoin privilégié d’un acte posé sur base du courage, de la détermination et de la volonté de se réaliser  dans ses fonctions dans la mesure où Mukadi Bamwanya Vincent fustigeait l’utilisation abusive des employés congolais comme journaliers par la MONUC et ce, pendant plusieurs années en violation des dispositions du Code de travail. Il enjoignait à la MONUC par la même occasion  de conclure des contrats d’engagement en faveur des ces congolais dont les droits ont été longtemps violés.
  4. Par son courage et dévouement au travail des travailleurs congolais, Mukadi Bamwanya avait exigé l’exercice des libertés et droit syndicaux pour les travailleurs qui œuvraient à la MONUC.
  5. La lettre n°22/MTPS/IGT/341/2006 du 29 juin 2006  est un événement  d’exception de Bamwanya  qui  la termine  par une exhortation à la Monuc et une invitation aux syndicats congolais. La Monuc est exhortée à se  conformer scrupuleusement aux dispositions de la Législation Nationale du Travail. Bamwanya invite les syndicats congolais à s’impliquer résolument dans la logique  du respect scrupuleux de la Législation Nationale du Travail pour la Sécurisation des Travailleurs congolais partout où ils prestent.
  6. La sécurisation des travailleurs congolais partout où ils prestent est aussi corroborée aujourd’hui par la résolution de la 110ème session  de la conférence Internationale du Travail qui définit, reconnait et promeut l’économie sociale et solidaire en tant que moteur du travail décent. Car, en promouvant les organisations de l’économie sociale et solidaire, l’Organisation Internationale du Travail se propose d’étendre et de renforcer encore les normes du travail dans le cadre de l’économie informel.

Ceci sous-entend que les normes du travail doivent être appliquées pour tout salarié, personnel de maison, chauffeur, gardien…. Ainsi donc, aucun travailleur congolais ne peut être sans protection des normes.

  1. Bamwanya estime que l’implication résolue des syndicats congolais est un atout majeur  pour faire respecter les normes du travail.
  2. L’approche des coutumes sociales telle qu’annoncée par Booth, 195 peut contribuer à l’implication résolue des syndicats  dans la mesure où les syndicats offrent à leurs membres une bonne réputation  de bonnes valeurs sociales. Il faut encore du temps aux syndicats pour être à la hauteur de cette tâche.
  3. Cette lettre sociale congolaise rend hommage à l’Inspecteur Général du Travail honoraire Mukadi Bamwanya qui a légué travailleurs congolais et aux inspecteurs du travail un écrit pour mettre fin au travail journalier, au contrat à durée déterminée  à vie. C’est donc un écrit dont l’importance n’est pas à démontrer. La sécurisation des travailleurs congolais qui se traduit par le travail décent est de nos le sujet de conversation dans les salons et offices où l’on traite et  parle des  problèmes  des travailleurs salariés.
  4. Dans son argumentaire déontique n°1 Bamwanya énonce un postulat qui mérite d’être rappelé en ces termes « La Monuc est dans notre pays pour accompagner vers la restauration d’un Etat de légalité avec toutes  les conséquences que cela comporte ». Dès lors quand on voit certaines structures venir s’implanter en RDC soit disant pour  l’accompagner  vers le progrès dans tel ou tel domaine de la vie nationale, mais qui violent les normes du travail, on se rend vite compte qu’elles sont venues retourner les congolais à la page déjà tournée.

Les travaillent congolais se doivent de refuser cette violation des normes du travail de leur pays, la RDC. Cette communication de Mukadi Bamwanya Vincent permet aussi de comprendre le rôle de l’inspection du travail dans l’écologie de l’administration du Travail en RDC.

J’ai fait ma part. Si vous êtes intéressés par cette lettre sociale congolaise, rejoignez la coupe pleine au numéro  +  243 994 994 872 et  à l’e-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour la suite.

Fait à Kinshasa, le 11 juillet  2022

Jean Joseph NGANDU NKONGOLO

Expert en Anthropo –Bibliologie du Travail, Formateur Psycho Socio Professionnel et Secrétaire Général de l’Observatoire Congolais du Travail.

+ 243 994 994 872

 

 

 

 

 

Cet article est un extrait du premier chapitre de l’essai intitulé : le Président F. Tshisekedi et l’UDPS en 30 mois d’Imperium (Hubert Kabasu Babu Katulondi, Librinova, Paris, 2022). Il s’agit du Tome III du triptyque « L’Esprit du Pouvoir et le Pouvoir de l’Esprit en RDC ». Des extraits de l’essai seront publiés progressivement pour le public.

…Pour mieux comprendre et accepter objectivement la teneur de cette section, il est d’une impérieuse nécessité d’appréhender le phénomène concret de la socialisation politique de l’UDPS. Les éléments théoriques de ce processus ont déjà été éclairés précédemment. Mais, il est important de les survoler encore brièvement.

En effet, McLean et al. (1996) conceptualisent la socialisation politique comme le processus par lequel les citoyens arrivent à acquérir les valeurs et attitudes politiques. Cette conceptualisation est conforme au phénomène de la socialisation politique comme processus d’apprentissage ou d’acquisition des caractéristiques politiques, selon la position sociale d’un individu donné, telle que cernée par Hyman (1959), l’inventeur de cette notion.

Cet aspect est aussi épinglé par Merlman (1986 : 279) qui souligne : « La socialisation politique est un processus par lequel les individus acquièrent des orientations durables sur la politique en général et sur leur propre système politique». 

Il s’agit donc d’une dynamique par laquelle ce qui apparaît très clairement comme la psyché, les logiques, et les principes producteurs des narratives et comportements des citoyens d’un pays, de ses élites et populations, des membres des partis politiques, se construit au fil des années. Ce phénomène sociopolitique se réalise par absorption ou intériorisation des éléments idéiques et des prédispositions comportementales. Ils sont propres au système politique, voire à l’environnement sociologique.

Sous cet angle, on cerne la conceptualisation de Braud (2008) selon laquelle la socialisation politique est un processus d’inculcation des normes et valeurs qui organisent les perceptions par les agents sociaux du pouvoir politique (dimension verticale) et des groupes de référence (dimension horizontale).

La socialisation politique est l’un des mécanismes producteurs de l’idiosyncrasie politique, ou l’identité caractérielle politique d’une organisation politique ou d’un peuple. Cette idéation est renforcée dans sa substance dans l’optique fonctionnelle de Percheron selon laquelle la socialisation politique donne aux individus la matière profonde de leurs perceptions, de leurs représentations, de leurs attitudes. Elle les aide à construire le fond de carte sur lequel viendront s’inscrire avec des contenus différents, des reliefs différents, les événements successifs.

  1. Comprendre l’idiosyncrasie politique du parti nodal du régime du Président Tshisekedi

Un des pans de la thèse principale de ce Tome III est que l’UDPS est le reflet de notre société. C’est pourquoi,  il faut se garder de penser que l’UDPS est la seule organisation politique souffrant de certaines déficiences inhérentes à l’Esprit du Pouvoir monocratique.

Ces déficiences sont souvent masquées par la discursivité oppositionnelle condamnant les adversaires au pouvoir et les brandissant comme l’incarnation du mal.

Comme expliqué dans le chapitre 7 du Tome II, même certains politiciens ex-rebelles (du MLC, du RCD, du RCD/KLM, et même du RCD/national) nés après l’indépendance, qui se réclamaient révolutionnaires, ont dévoilé quelques traits du mental pré-républicain,  dès leur accession aux fonctions étatiques – même si certainement la violence verbale et la propension à l’avilissement vertigineux-hideux des autres n’ont pas été observées dans ces autres organisations politiques.

Mais, la perception dominante est que les cas de l’égotisme partisan, de la pathologie injurieuse et des comportements de violence sous le régime de l’UDPS étalent un Esprit pré-républicain d’une dégressivité intense unique en son genre.   Il étale un ego-narcissisme politique partisan analogue à celui du MPR-Parti/Etat.

C’est pourquoi,  il est d’une importance capitale d’effectuer cette analyse critique afin de contribuer à une meilleure connaissance de nos partis politiques. Il est nécessaire de cerner leurs potentialités et leurs carences, afin de proposer quelques modalités de leur transformation en véritables forces de mutation sociétale. Les autres partis politiques restés dans l’opposition et leurs leaders font aussi face aux défis de leur conversion en agents de développement de la République.

En d’autres termes, l’expérience de l’UDPS au pouvoir mérite d’être mieux comprise pour y extraire des leçons pouvant aider les autres partis politiques à s’améliorer pour une meilleure fonctionnalité au pouvoir.

Et pour l’UDPS, ce phénomène n’a pas été unilatéral. Autant l’UDPS est le reflet du système politique dans lequel elle est née et a évolué, autant ce parti de premier plan dans l’opposition interne, a énormément influencé son microcosme politique.
Elle a impacté la société congolaise en général. Parler de l’Esprit de l’UDPS c’est, conformément aux référentiels du Tome I, chercher à discerner son mental quintessentiel, repérable dans son mode de pensée, ses raisonnements, ses actions et ses projets tant dans l’opposition qu’au pouvoir. L’UDPS redécouverte sous la puissance révélatrice du pouvoir.

Celui-ci brise les emballages idéalisants, et le discours anoblissants, pour illuminer l’ontologie (l’Etre ultime) du politicien et l’ontologie d’un parti politique. Le pouvoir révélateur de l’âme, des valeurs également encastrées dans l’Être, et indicateur du potentiel de la transformation de la société. 

On se rend compte indubitablement que la puissance du pouvoir comme aire exogène à laquelle un acteur ou un parti politique vient accéder, a divulgué et étalé l’Esprit réel de l’UDPS aux leviers de l’imperium.

On y discerne des aspects prégnants, enfouis en elle dans la strate du subconscient de ses membres, tant de l’Eprit du Pouvoir monocratique ou zaïroitique que son faible Pouvoir de l’Esprit républicain. Le constat général est celui d’un exercice du pouvoir illimité propre à la psyché et à la logique politique féodale ou traditionnelle.

Le «mfumu Tshisekedi » dont le pouvoir illimité doit s’imposer à tous, à toutes les institutions et à toutes les provinces, avec la coalition présidentielle USN à laquelle tous doivent adhérer au risque de subir les représailles du pouvoir. On y observe aussi la violation systématisée de la constitution couplée à la tendance hégémonique. Elle porte des allures mobutistes.

A cet égard, il convient de rappeler que l’une des préoccupations centrales de tous les participants à la Conférence Nationale et au Dialogue inter-Congolais, fut celle d’éviter la reproduction en RDC de la propension d’un pouvoir présidentiel illimité comme sous l’absolutisme du Président Mobutu.

Cependant, la dispensation du Président Tshisekedi et de l’UDPS, par la reproduction du même Esprit du Pouvoir monocratique, donne à leur régime une frappante similarité avec la praxis mobutiste d’un centralisme dictatorial et patrimonialiste.   Ce dernier aspect est manifeste dans la vertigineuse ruée prédatrice des membres de la famille du Président Tshisekedi et ses multiples courtisans mercantilistes dans l’exploitation incontrôlée des minerais surtout au Katanga.

Le test de l’accession et la délectation de l’imperium a défoncé la carapace de la virginité politique. Cette réalité a exposé brutalement le fantasme de domination et de subjugation de la société enfoui dans l’Etre de ce parti politique, ses militants et ses leaders. Les militants ont démontré, par leurs injures horribles, leurs insanités verbeuses, leur violence sans précédent, le réflexe de la horde tribale aussi inhérent au mental pré-républicain. « Le pouvoir du pouvoir » a fendu le manteau mystificateur des politiciens auto-proclamés rédempteurs nationaux. L’Esprit du Pouvoir, dans ses traits déviants lui assignés par la société, a entrainé une très rapide manifestation du syndrome de subjugation du champ politique, dans le chef des cadres de l’UDPS.

Surtout après avoir déboulonné le FCC, sans un remodelage brillant de la gouvernance, le Président Tshisekedi s’est imposé comme le Pontifex Maximus de la RDC. Seule la centralité de son pouvoir structure le discours et dicte les comportements politiques. Comme à l’époque du MPR Parti-Etat, seule la volonté du « mfumu tshisekedi » s’impose en mesure exclusive de l’acceptable ou de l’inacceptable en idées et en actions politiques en RDC.

L’expérience de l’exercice du pouvoir a démasqué les obsessions matérielles et la fixation sur la gloriole, des leaders de l’UDPS.

On le cerne, notamment dans la précipitation cynique à l’acquisition des villas somptueuses en RDC et en Europe, l’enrichissement illicite des membres des familles et autres courtisans, la fixation sur la luxure et l’exubérance matérielle.

La RDC a été dans une certaine mesure comme reculée dans l’atmosphère des années 1960-1965. Les politiciens qui scandaient le départ des colonisateurs se précipitèrent sur les biens matériels de leurs anciens maitres de manière outrancière.

Mais,  sous le régime de l’alternance, soixante après, la pratique politique étale une certaine projection égotiste outrecuidante dépravant le pouvoir. Comme pour exhiber une puissance dominatrice de la société et écrasant les autres. On le voit dans les agissements ahurissants analogues à ceux du pouvoir Mobutiste à l’époque du Zaïre. Cela a été observé dans l’outrancière dérive autocratique arriérée du président intérimaire de l’UDPS Jean-Marc Kabund. Il avait décidé de manière désinvolte de s’en prendre violement aux officiers supérieurs de la police en plein exercice de leur mission devant le Palais du Peuple.

Avec la même désinvolture, il avait aussi entrepris de trouer systématiquement les pneus des véhicules appartenant aux paisibles citoyens dans les artères de la capitale Kinshasa. Un véritable délire ego-narcissique d’omnipotence.         

Dans une dérive patrimonialiste propre aux dictatures africaines des années 1970, la famille du président est devenue une source d’onction politique. Des personnalités politiques vont y obtenir des assurances des nominations ou de maintien aux fonctions étatiques.

Les Congolais qui s’attendaient à un Esprit du Pouvoir éthique assorti de modestie, de justice, de vertu plus brillante à substance républicaine, sont révulsés, atterrés. La société est désemparée par la régression de l’Esprit politique général dans le pays. Les citoyens vivent cette expérience comme une colonisation politique à tendance tribalo-partisane, par l’UDPS.

  1. La Psyché Politique du Président de la République comme reflet de l’ontologie de son parti politique

Cerner l’Esprit du Pouvoir de l’UDPS, c’est aussi regarder dans le miroir de la psyché et de l’imaginaire du Président Tshisekedi.  À cette fonction ultime de l’État, c’est le Président de la République « garant de la Nation » qui est l’archleader national. Il est censé insuffler la vision élévatrice de la nation, orienter le gouvernement, assurer le fonctionnement adéquat des institutions, inspirer toute la société et motiver le peuple pour le progrès collectif. Et ce président-là, comme acteur politique, est enraciné dans son parti politique qui est l’UDPS.

En réalité, c’est le Président comme institution et comme occupant ou exerçant le summum imperium dans la République qui est l’acteur politique «étalant/étalon » de ce qu’est son parti politique. Le Président est le reflet de la psyché de son parti politique. Il est également la réverbération de la normativité existentielle de la société. Ceci est d’autant plus vrai qu’un parti politique moderne est le capteur des angoisses, des aspirations, des rêves d’un peuple.

Et, par son intelligence fonctionnelle interne, le parti convertit tout cela en politiques publiques et actions politiques. C’est la triple fonction extractive, agrégative et de plaidoyer du parti politique moderne.                                       

Dans la perspective économiste de la politique, le parti politique au pouvoir, à travers son leader Président de la République, discerne les demandes politiques (toujours contradictoires dans une société), procède à leur computation, à leur agrégation et produit des actions ou politiques publiques adéquates. Celles-ci constituent des offres des services et biens, devant satisfaire le souverain primaire.

Comprendre le système idéique du président, sa rhétorique, ses actions et réactions, les politiques publiques et actions qu’il valide et matérialise nécessite d’abord la compréhension de l’Esprit du parti politique qui l’a formé, porté, structuré et propulsé.

Et donc, à la lumière de la conclusion affirmant l’Esprit du Pouvoir monocratique de l’UDPS, la propension de l’imperium total, l’allergie au contre-pouvoir dont fait montre le Président Tshisekedi, étalent le même Esprit du Pouvoir zaïroitique épinglé dans l’UDPS, dans la praxis de l’imperium présidentiel.  Il extériorise, en réalité, les logiques et reflexes politiques emmagasinés en lui par son essence politique mobutiste. Cela ne veut pas dire qu’il est porteur d’une diablerie politique nécessairement calculée avec intention foncièrement malveillante de nuire. Son idiosyncrasie est celle de ses origines sociopolitiques et de son identification partisane.

  1. Observation empirique générale des traits de l’Esprit du Pouvoir Zaïroitique dans le régime UDPS

Une observation empirique préalable s’impose. On constate tangiblement dans les 30 mois de l’UDPS au pouvoir, des discours et comportements reflétant quelques pulsions politiques primaires.  Il s’agit notamment des tendances égotistes démontrées dans l’auto-sublimation insensible aux idées et points de vue des autres. Cela est à la base des conflits en chaine avec J. Kabila, Kamerhe, Katumbi, Matata, l’Eglise Catholique et l’ECC.

Un égotisme individuel et partisan protubérant : l’allergie fébrile à la critique, à la contradiction. Seuls le Président Tshisekedi et l’UDPS ont raison face à tout le monde – comme à l’époque du MPR Parti-Etat. Une sorte de rupture avec la réalité dans un isolement psychologique messianique. Celui-ci est fondé sur la posture illusoire de la détention de la seule vérité rédemptrice de la RDC. On y cerne le délire des œuvres parfaites et donc le commencement (selon la formule «kisalu me banda ») de l’histoire de la RDC avec le nouveau « président rédempteur ».

Le dogme de son parti politique libérateur des Congolais des griffes des agents du mal du régime passé.           

Ainsi donc la contradiction ou la critique doit appeler les attaques, injures horribles, ou arrestations cavalières, comme à l’époque du totalitarisme Mobutien. Barnabé Milinganyo, Henry Magie Wilifetu, Pasteur Ngoy Mulunda, la chanteuse Tshiala Mwana, le jeune artiste musicien Delphin Vinywasiki (Idengo Delcato) de Beni, la chroniqueuse politique Tatiana Osango, sont autant de victimes de cette intolérance inhérente au monoïdéisme du régime Tshisekedi. La pulsion ego-narcissique individuelle ou partisane impose inéluctablement la furie injurieuse pour avilir ceux qui osent résister ou contrarier l’acteur ou le groupe politique auto-méssianisant.

Le moi sublimé, le nous nombriliste. Ils ne peuvent avoir de sens que dans la négation de l’humanité de l’autre ou des autres. C’est dans cette trame psycho-politique que la Présidente de l’Assemblée Nationale Jeanine Mabunda fut victime des invectives horribles dénigrant sa dignité humaine, de la part des membres de l’UDPS.

Des insanités injurieuses traductrices d’un mental politique arriéré de type pré-républicain. Ainsi dans la même veine, le Cardinal Fridolin Ambongo, l’ancien Président J. Kabila, le Gouverneur Honoraire Moïse Katumbi, ont été victimes des torrents de grossièretés écorchant leur humanité, déversées sur eux par les militants et certains cadres de l’UDPS.

Aucun effort ni démarche corrective d’un leadership d’Etat pédagogique et civilisateur émanant des leaders de l’UDPS ne fut observé.

Pourtant, dans la trajectoire historique et mutationnelle de la RDC, l’UDPS est censée venir accélérer la répudiation de ces pratiques absolutistes, barbares (pré-républicaines), et amener toute la société dans la civilisation de la rationalité et de la normativité propre à l’Etat républicain moderne. Bien au contraire, mêmes certains intellectuels de l’UDPS rationalisent ces récurrences absolutistes et kafkaïennes, au moyen des raisonnements aléatoires, par rapport à leurs pratiques alléguées sous J. Kabila.

Le 30 juin 2022 est l'épilogue d'un long processus enclenché avec perspicacité par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui, pour l'histoire, aura réussi le pari d'organiser les funérailles du héros national Patrice Emery Lumumba et de modeler un lieu de pèlerinage où reposera pour l'éternité sa dépouille. La postérité retiendra que cette page douloureuse de l'histoire tragique de notre pays a été conclue de la plus belle des manières par le cinquième Chef d'État congolais. Rendre à Lumumba la douceur de la terre de ses ancêtres est un symbole subliminal qui inaugure une nouvelle ère d'espoir pour la nation. Dorénavant, nous devrions résolument nous serrer les coudes pour bâtir le bel avenir dont le héros national avait parlé dans son testament.

Cependant, autant Lumumba est réhabilité après avoir été effacé de l'histoire pendant 61 ans par ses bourreaux outre-Atlantique, autant le supplice de 6 millions de Congolais morts du fait  des guerres d'agression rwando-ougandaise mérite enfin d'être reconnu comme le plus grand génocide de l'histoire africaine. Le travail de mémoire qui n'a jamais été fait pour nos aïeux décimés par Léopold II pour l'ivoire et le caoutchouc doit se faire pour les nombreuses victimes de la guerre du Coltan, de l'Or, du Cacao et du bois que nous mènent les puissances occidentales par l'entremise du Rwanda et de l'Ouganda. Il est temps que la conscience de la communauté internationale soit chargée du fardeau des crimes qu'elle cautionne en République Démocratique du Congo.

Si le Rwanda continue à bénéficier d'une rente génocidaire pour un génocide d'à peine 800.000 âmes, à combien plus forte raison la RDC ne devrait-elle pas aussi être en droit de revendiquer, sans surenchérir, la même rente mémorielle pour ses six millions de morts dûment documentés par le rapport Mapping des experts des Nations-Unies ?

L'idée serait que Son Excellence Monsieur le Président de la République profite de la solennité de la mise en terre de Lumumba le 30 juin prochain pour constituer le 02 août de chaque année en date de commémoration du génocide congolais. En effet la date du 02 août 1998 rappelle l'inauguration officielle de l'agression rwandaise en République Démocratique du Congo avec sa cohorte de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et du plus grand génocide d'Afrique. Une telle annonce présidentielle faite le 30 juin 2022, à l'occasion de l'ensevelissement du panafricain Patrice Emery Lumumba, aurait l'avantage d'être relayée par toute la presse nationale et internationale invitée à couvrir les obsèques du héros national, et de marquer ainsi les esprits. Ça s'appelle faire d'une pierre deux coups.

Il s'en suivrait alors l’édification des stèles à la mémoire des victimes à Kisangani où s'étaient affrontées les armées rwandaise et ougandaise, ainsi qu'à Goma, cette ville-martyre devenue le souffre-douleur du Rwanda.

En effet, il suffit de poser la mention « génocide congolais » sur n'importe quel moteur de recherche pour être alimenté par une kyrielle de pages racontant toutes les atrocités commises en RDC les 24 dernières années. Et le nombre total de Congolais tués concorde dans plusieurs rapports, à l'instar de celui de l’International Rescue Commitee (IRC) en 2006 ou encore celui de l’ONU en 2010. L'unanimité est frappante : entre 4 et 6 millions de vies congolaises ont été fauchées.

La question est alors de savoir pourquoi personne, en commençant par les officiels congolais, n'ose nommer la réalité génocidaire congolaise pourtant fraîche dans les mémoires ? Pourquoi ce silence national et international ? Combien de morts de plus faut-il encore enregistrer pour reconnaître que l'élimination indistincte de la population congolaise par des armées d'occupation pendant un quart de siècle procède bel et bien d'une planification génocidaire avérée ?

En 2010 le rapport mapping des experts des Nations-Unies contenait dans sa pristine version le concept génocide pour qualifier les crimes commis par les rwandais en RDC. Très accablant, ce rapport pointait l’armée rwandaise comme auteure du génocide commis à l’Est du pays, avec des participations documentées de l’armée ougandaise. Sous prétexte de pourchasser les auteurs du génocide de 1994, le Rwanda a investi le Congo pendant plusieurs années. À en croire les experts des Nations-Unies, c’est de là que le calvaire congolais est parti.

Hélas, avant la publication dudit rapport, le Rwanda exigea et obtint que le mot « génocide » n’apparaisse pas, menaçant de retirer ses 3300 casques bleus qui étaient au Darfour à l’époque ! Le manège fonctionna.

Tout en s’accordant sur le nombre de victimes qui se comptent en millions, les experts semblent divisés sur l'acception du mot "génocide". Il y en a qui estiment qu'on ne saurait parler de génocide au Congo dans la mesure où «ces massacres sont divers, opérés par des acteurs divers, aux mobiles divers … ». Pourtant le génocide s'entend « d'un crime qui consiste en l’élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d’un groupe national, ethnique ou religieux... lorsque ses membres sont détruits ou rendus incapables de procréer en raison de leur appartenance au groupe». Cette définition colle à perfection à la réalité congolaise par rapport à la politique de pogrom des populations autochtones pratiquée par le Rwanda pour les supplanter par des allochtones étrangers.

Sans vouloir donner de cours d’histoire, il sied de rappeler que si le génocide rwandais avait été reconnu, c’était  surtout grâce à l’implication du gouvernement rwandais. En revanche, les différents gouvernements congolais n’ont jamais rien fait en ce sens; en tout cas rien de concret. Elie Wiesel disait que le « bourreau tue toujours deux fois, la seconde c’est par l’oubli». Le Rwanda commémore chaque année, et ce pendant une semaine, ses morts. Pendant ce temps, au Congo, il n’y a même pas un seul mémorial pour nos morts, ni une journée qui leur soit réservée. Il appartient à ce Gouvernement-ci de faire en sorte que les bourreaux de 6 millions de nos compatriotes ne les sacrifient pas une seconde fois outre-tombe sur l'échafaud de l'oubli.

Que cette 62ème  commémoration de notre accession à l’indépendance puisse également coïncider avec ce devoir de mémoire là. C'est parce que nous n'honorons pas assez la mémoire de nos sœurs, femmes et enfants tombés sous les balles et machettes des ennemis expansionnistes que ces derniers se croient permis à pérenniser les tueries désormais banalisées par des actes terroristes quotidiens qui portent la signature de ceux et celles qui ont toujours voulu, par la force et la ruse, prendre les terres de nos ancêtres.

Que les âmes de nos compatriotes de Kisangani lors de la guerre de 6 jours, de celles de nos compatriotes des deux Kivus puissent à jamais reposer en paix.

Bonne commémoration du 30 juin.

Jean-Thierry Monsenepwo Mototo

 

Nous sommes en juillet 2022 et l'Union africaine est en grande quantité à Lusaka, en Zambie, pour discuter et planifier, tout comme elle l'a fait au cours des dernières années pour discuter et planifier. Avant l'Union africaine, l'Organisation de l'unité africaine planifiait et discutait d'une Afrique meilleure.

Alors que les nations individuelles se réunissent forum après forum, année après année, je ne peux m'empêcher de penser qu'année après année, l'Union africaine, tout comme l'Organisation de l'unité africaine avant elle, se trahit en trahissant les nations individuelles. Les nations très individuelles sans lesquelles il n'y a pas d'Union Africaine.

La République démocratique du Congo est peut-être le pays le plus trahi par l'Union africaine, mais n'est en aucun cas la seule nation individuelle trahie. Le Rwanda a été trahi par l'union des nations africaines comme l'ont été l'Afrique du Sud et bien d'autres.

Aujourd'hui, de nombreuses nations de l'ouest, du centre et de l'est de l'Afrique continuent d'être trahies par l'Union africaine, car l'Union permet à des nations africaines et étrangères de déstabiliser activement certains membres de l'Union africaine en toute impunité.

Les habitants de la République démocratique du Congo ont été obligés de marcher sur la terre tout en étant obligés de porter un chapeau qui les confine à être considérés comme des réfugiés économiques dans le monde entier. Un peuple doté d'un héritage aussi riche que n'importe quel autre Africain, un peuple d'une force physique, mentale et émotionnelle reconnue, a été méprisé au fil des années lorsqu'il a été dans d'autres pays africains, non pas parce qu'il est différent, mais simplement parce qu'il a été constamment et à plusieurs reprises trahis par le collectif qui est le corps de l'Afrique alors que l'instabilité a été activement entretenue dans leur pays à la connaissance de tous et à la réaction de presque personne.

Où est l'unité en Afrique si toute l'Afrique ne peut pas se lever et se tenir aux côtés du gouvernement et du peuple de la République démocratique du Congo en disant que ça suffit et que le moment est venu pour la République démocratique du Congo de profiter des fruits de son minerai dotation dans un environnement paisible. Pourquoi le monde entier doit-il être en République Démocratique du Congo pour extraire sauvagement et cruellement les richesses du peuple congolais avec peu de considération pour son avenir et un respect quasi minimum pour son présent tel que déterminé par son passé ?

L'Afrique dans son ensemble doit se soutenir les unes les autres et refuser de permettre aux nations étrangères d'établir les règles de l'Afrique qui, pour la plupart, excluent l'Afrique et ses Africains de jouer le jeu, alors que ces nations étrangères et leurs sociétés d'un milliard de dollars jouent en dehors du cadre même règles qu'ils ont fixées.

Les nations étrangères s'organisent un peu comme le font les organisations criminelles organisées et lorsque le jeu démarre, l'Afrique, ses nations et leurs citoyens sont informés qu'ils ne peuvent venir qu'avec des couteaux, des bibles et des bols de mendicité tandis que les nations étrangères apportent des fusils, des canons, des bombardiers et des cargos . L'Afrique et ses Africains, bien qu'accueillant la guerre des minerais, sont invités à respecter des règles que les étrangers s'autorisent à contourner.

La guerre pour les richesses minérales africaines et d'autres marchés qui accompagne  les 1,3 milliard d'habitants de l'Afrique est tellement truquée que les politiciens étrangers détiennent des actions dans les entreprises qui ravagent et violent l'Afrique, mais les politiciens africains n'osent pas faire des affaires en Afrique. Si un politicien africain fait à la fois des affaires et de la politique, c'est tellement mal vu que la plupart des politiciens chercheront à mourir sur leurs différents trônes et chercheront à maintenir leurs partis politiques au pouvoir à tout prix, de peur de perdre tout ce qu'ils possèdent  et les libertés dont ils jouissent s'ils perdent le pouvoir.

Les Africains ne se rendent pas compte que parce que les étrangers veulent garder au pouvoir les personnes qu'ils ont soutenues, chaque changement de garde appellera la défaite des gardes déchus comme une mesure pour augmenter les chances que le nouveau garde reste au pouvoir plus longtemps et pour bénéfice de ces pouvoirs ; étrangers et nationaux qui bénéficieront le plus de la nouvelle garde. Ce coup de maître des instigateurs étrangers de l'instabilité en Afrique leur a permis de piller continuellement l'Afrique alors qu'elle mène de petites guerres entre et en elle-même.

Les familles royales britanniques et belges ont construit leur patrimoine familial en partie sur l'exploitation illégale et inhumaine de l'Afrique, comme l'ont fait de nombreuses familles riches du monde. Certaines des familles riches du monde ont utilisé leur pouvoir et leur influence pour tirer profit de la main-d'œuvre africaine lorsqu'elles ont échangé nos ancêtres comme des vaches et des chevaux tandis que d'autres ont pillé nos minerais en toute impunité.

Alors que le monde a protesté contre une forme d'exploitation d'êtres humains par d'autres êtres humains, les puissants esclavagistes, pilleurs et suppresseurs des autres droits de l'homme ont simplement abandonné une forme d'exploitation et en ont choisi une autre, pour être abandonnés lorsque son voile est levé et seulement pour qu'une autre forme d'oppression et d'exploitation soit ramassée et mise en œuvre.

Qu'à notre époque, le mouvement Black Lives Matter doive amener l'oppresseur majoritaire à affirmer qu'il n'était pas au courant de l'injustice et de l'exclusion des autres est farfelu et une excuse élaborée après l'exposition. La réalité des relations et leur valeur ne peuvent être vues que dans la résistance de la majorité oppressante à donner la pleine et juste mesure de l'égalité et dans le remaniement consistant à ne donner que le moins possible dans la mesure où ils peuvent s'en tirer sans donner. Pendant que vous lisez ceci, je vous demande; Etiez-vous en vie lorsque le vaccin Covid-19 a permis à l'Afrique et à son peuple de voir leur place aux yeux du reste du monde ? Ou quand l'Afrique du Sud et ceux qui l'entourent ont souffert pour avoir parlé d'omicron au monde ?

Le moment est venu et l'Union africaine doit redonner à l'Afrique sa fierté collective, son identité et son avenir en conduisant une vision pour l'Afrique qui ne laisse pas une seule nation africaine à exploiter parce que le reste de l'Afrique est complice ou indifférent au sort de cette nation individuelle. Si vraiment l'Union africaine est une union de tous les peuples d'Afrique, alors l'Union africaine doit commencer à traiter tous les peuples d'Afrique comme un peuple était un affront à l'un d'eux est un affront à tous les peuples d'Afrique.

Halliburton, une société américaine que Dick Cheney a quittée en tant que PDG lorsqu'il est devenu colistier de George Bush Jr et ensuite vice-président, a ensuite reçu les plus gros contrats en Irak à la suite d'une guerre que le monde accepte généralement comme une illégalité. Aucun promoteur ou bénéficiaire de cette guerre illégale n'a jamais été poursuivi, sanctionné ou fait subir quelque préjudice que ce soit. Au contraire, le schéma s'est répété depuis, car des actions illégales dans plusieurs pays ont vu des entreprises liées à des politiciens et à des gouvernements occidentaux continuer à accumuler des bénéfices en Libye et dans d'autres pays dotés d'immenses richesses en ressources naturelles. Si un politicien africain devait toutefois accroître sa richesse pendant son mandat, nous, Africains, avons été programmés pour lyncher cet être à la joie des forces étrangères qui ne sont que trop heureuses de voir les Africains se couper les uns les autres.

Même la situation sanitaire des 1,3 milliard d'Africains est un marché pour les sociétés pharmaceutiques internationales qui contribuent énormément à l'élection et à la réélection des différents puissants du monde. Comment alors les forces qui profitent le plus des défis de l'Afrique peuvent-elles mener les processus pour débarrasser l'Afrique de ses maux ?

L'Union africaine doit commencer à imprimer son autorité et son identité sur les solutions aux maux de l'Afrique. Nous devons voir la marque de l'UA sur les programmes d'éradication du paludisme et autres et non la marque de l'USAID, CHINA AID, UKAID, etc. Nous ne pouvons pas être fiers que les États-Unis d'Amérique dépensent plus que l'Union africaine en Afrique dans le secteur de la santé et aient une situation où si les Etats-Unis retiraient leur soutien sanitaire à travers l'Afrique, les systèmes de santé à travers l'Afrique s'effondreraient !

Pourquoi l'Union africaine ne peut-elle pas devenir un véritable partenaire d'investissement, de santé, de sécurité et de développement dans chaque nation africaine ? Pourquoi l'Union africaine ne peut-elle pas avoir une participation dans certaines des plus grandes mines, champs pétrolifères et autres projets à travers l'Afrique et réinvestir ces billions en Afrique afin que l'Afrique puisse commencer à se développer en tant que collectif ? Pourquoi l'Union africaine ne peut-elle pas éradiquer les groupes rebelles stupides soutenus par l'étranger opérant à travers l'Afrique et donner à l'Afrique la paix et la sécurité qu'elle mérite ?

Si l'Afrique avait vraiment une Union digne de ce nom, le génocide rwandais n'aurait pas eu lieu. Le Zimbabwe ne se serait pas effondré et l'Afrique du Sud n'aurait pas eu à endurer l'apartheid aussi longtemps qu'elle l'a fait. Le Soudan et le Soudan du Sud ne devraient pas avoir à traverser l'instabilité et les malheurs qu'ils traversent à plusieurs reprises, pas plus que la République centrafricaine et les peuples des nations d'Afrique de l'Ouest qui ont été victimes de leurs propres efforts pour rompre avec leur statut de banques de richesse pour la France.

Je me souviens, quand j'étais jeune garçon, d'avoir traversé la route pédiculaire avec mon oncle David et d'avoir rencontré des forces rebelles au Zaïre d'alors et maintenant en RDC. Je me souviens plus tard, en tant que jeune homme, essayant de faire des affaires et devant être prudent dans mes échanges avec des hommes d'affaires congolais et angolais, de peur de commercer sans le savoir avec des rebelles et éventuellement d'avoir des ennuis. Pourquoi alors parlons-nous encore des rebelles en République démocratique du Congo aujourd'hui près de 30 ans depuis que je les ai rencontrés pour la première fois alors que nous avons eu une union de nations en Afrique depuis presque aussi longtemps que la République démocratique du Congo existe en tant que nation ? Depuis que je suis en vie, il y a eu des rebelles en RDC ! Quand toute l'Afrique aidera-t-elle la RDC à se passer de rebelles pour qu'elle puisse vivre son processus de développement sans rebelles ?

Nous ne pouvons pas, en tant qu'Afrique, continuer à détenir autant de richesses mondiales sans rien d'autre que la majeure partie de la pauvreté mondiale partagée entre nos peuples en récompense. Nous avons la ressource foncière et maintenant le capital humain instruit pour éviter que la maladie hollandaise ne soit la récompense sans fin de nos efforts pour exploiter notre richesse en ressources naturelles.

Il incombe à l'Union africaine de redonner à l'Afrique son identité, sa fierté, sa fortune et son avenir en devenant le roi de la jungle africaine. L'UA doit choisir d'être le plus grand Lion de notre jungle en devenant plus riche que n'importe quelle nation membre et cela oblige l'UA à mettre un T devant son Lion car M-Lion succombera toujours au B-Lion qui à son tour s'inclinera au T-Lion. Les trillions de richesses minérales de l'Afrique doivent commencer à se traduire par une vie meilleure pour les Africains et cela ne peut se produire que lorsqu'aucun pays africain individuel n'est laissé trahi par l'Union africaine, comme cela a été le cas pour la République démocratique du Congo par-dessus tous les autres qui a été trahie par le reste de l'Afrique pendant plus de 50 ans et  puis,  a vu son peuple ridiculisé par les frères et sœurs mêmes qui l'ont trahi.

Alors je demande, est-ce une Union Africaine, ou est-ce NUL ?

Quand toute l'Afrique se lèvera-t-elle pour l'Afrique contre tous ceux qui cherchent à détruire celle-là, et par extension cherchent à détruire toute l'Afrique nation par nation ? Ces étrangers qui profitent injustement de l'Afrique ont créé un lieu complexe à gouverner et un terrain encore plus complexe pour les affaires sans enfreindre aucune loi. La plupart de ces lois sont des barrières à l'entrée pour la plupart des Africains, tandis que la table est mise de manière à ce que les non-Africains opèrent en dehors de ces lois et soient pleinement soutenus par leurs puissants gouvernements au détriment des Africains.

L'Africain doit identifier que notre propre jeu est empilé contre nous et nous devons commencer à dresser nos propres tables et empiler nos propres jeux en nous appuyant sur notre compréhension commune de notre terre et de qui nous sommes.

La table telle qu'elle a été dressée par l'homme blanc doit être mise de côté alors que nous dressons notre propre table et exploitons notre avenir qui ne peut être que si nous commençons à nous protéger mutuellement des machinations et des mécanismes de ceux qui ont depuis des temps immémoriaux attaqué et ont violé notre continent de ses ressources les plus précieuses et provoqué des conflits entre nous.

Nous devons tous nous poser la question de l'Union Africaine ; Est-ce vraiment ou n'est-ce rien ?

(L'auteur est un enfant d'Afrique, citoyen zambien et entrepreneur. Linkedin - Chileya Chilekwa)*

Dans son article premier de la loi fondamentale de la RDC, il est stipulé ce qui suit :

"La RDC est, dans ses frontières du 30 juin 1960, un État de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc. "

Si réellement la RDC est un État uni, et indivisible dans ses frontières depuis le jour de l'indépendance de notre pays le 30 juin 1960, alors que vient faire l'article 217 de la Constitution de 2006 qui stipule :

"La RDC peut conclure des traités ou des accords d'association ou de communauté comportant un abandon partiel de souveraineté en vue de promouvoir l'Union Africaine. "??

N'est-ce pas vraiment ahurissant de la part des législateurs de cette loi fondamentale?!?

Qui avaient réellement élaboré cette constitution de 2006, soumise à la va-vite à un référendum bâclé alors la majorité du peuple kongolais n'avait jamais été en contact de son projet?

Elle est le fruit de l'accord de Sun-City qui avait adopté une constitution de transition. Et c'est son article 196 qui a permis au sénat d'établir alors un avant-projet qui était soumis à l'assemblée nationale. Cette dernière après discussion, l'a amendé et adopté le projet définitif de constitution.  Ce projet définitif était soumis à l'approbation du peuple Kongolais par un biaisé référendum qui cachait déjà une anguille sous roche que le peuple Kongolais en majorité ne voyait pas venir. C'est ce qui a été fait et promulgué, lors d'une cérémonie solennelle par le président honoraire et sénateur à vie Joseph Kabila le 18 février 2006.

Certaines langues disent que cette constitution a été rédigée par les étudiants de l'université de Liège... Est-ce vrai ? Et si c'est vrai, pourquoi et pour quelles fins qui n'ont pas voulu que ça soit fait par les constitutionnalistes chevronnés du pays?

Justement parce que les 5 experts se sont inspirés des constitutions des vieilles démocraties  européennes en lieu et place de s'inspirer des réalités profondes du vécu quotidien ou encore des Us et Coutumes  Kongolais.

Ces membres du collège des experts auprès du Sénat kongolais ont rendu un projet de constitution au président du sénat de l'époque.

Voici les noms de ces 5 experts et leurs titres respectifs :

- Nicolas Banneux : Stagiaire judicaire dans l'arrondissement de Namur;

- Dr Evariste Boshab : Professeur à l'université de Kinshasa;

- Dr Marc Bossuyt : Juge à la cour d'arbitrage (Bruxelles);

- Dr Bob Kabamba: Chargé de cours adjoint à l'université de Liège;

- Dr Pierre Verjans: Chargé de cours adjoint à l'université de Liège.

En voyant cette liste, on se rend vite compte que la Constitution de la RDC a été rédigée par un groupe où on ne retrouve qu'un seul constitutionnaliste.

À l'époque de Mzee Laurent Désiré Kabila, il y avait une assemblée constituante  à Lubumbashi, malheureusement on ne sait pas ce que sont devenus les travaux de ladite assemblée constituante.

Les travaux de cette assemblée constituante devraient normalement abroger les précédentes constitutions  et surtout le fameux accord de Lemera.

Plusieurs personnes croyaient que le fameux accord de Lemera n'était qu'un mythe, y compris moi-même. Mais en lisant l'article 217 de la Constitution de 2006, on se rend avec douleur compte que ce fameux accord a bel et bien existé.

Que nous révèle ce fameux accord de Lemera ?

Le fameux accord de Lemera conclu en 1996 avec l'AFDL de L.D.Kabila avant l'invasion du Zaïre, a confirmé le plan de la balkanisation de notre pays.

Cet accord prévoyait le démembrement de la RDC par la création d'une "République Unie du Kivu " qui serait composée selon AIPS (Africa Information and Publishing Service/ daté du 27 /07/1998, Washington ) de 5 provinces :

- ituri;

- Maniema;

- Nord-Kivu;

- Sud-Kivu

- Tanganyika.

ACCORD DE LEMERA.

Accord de Lemera signé le 23 octobre 1996 par les camarades co-fondateurs de l'AFDL (Ndlr); il s'agit de :

- Laurent-Désiré KABILA, du PRP, "Parti de la Révolution Populaire" ;

- André Ngandu KISASE du MNC/L-CNRD  " Mouvement National Congolais /Lumumba-Conseil National de Résistance pour la Démocratie " ;

- Anselme MASASU du MRLZ " Mouvement Révolutionnaire pour la Libération du Zaïre ;

- Déogratias BUGERA de l'ADP "Alliance Démocratique des Peuples ", et de BIZIMA KAHARA qui les a approuvés.

Ce sont les articles 2 et 4 qui retiennent notre attention, qui stipulent :

  1. Le sol et le sous-sol congolais appartiennent à l'AFDL.
  2. Prêchant le panafricanisme, l'Alliance s'engage à céder 300 Km aux frontières, à l'intérieur du pays, pour sécuriser ses voisins Ougandais, Rwandais et Burundais contre l'insurrection rebelle.

C'est ce fameux accord de Lemera qui est en réalité la cause véritable de la guerre à l'Est de la RDC.

Voilà pourquoi tous les kongolais avertis sont contre l'intervention armée de l'East AfricanCommunity.

Mais à notre grand  étonnement,  nous étions choqué de suivre le président Félix Tshisekedi dans son speech dire haut et fort en s'adressant aux membres de la Communauté d'Afrique de l'Est, dans une séquence de vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux:

" Ça ne sert à rien de vous battre pour des morceaux de terre, alors que c'est l'East AfricanCommunity qui deviendra notre pays en fait!..."

Malheureusement Félix Tshisekedi n'a pas retenu la leçon de MzeeL.D.Kabila qui les connaissait très bien avec dans son actif  l'expérience de la fameuse AFDL, et qui a déclaré dans une conférence de presse devant la diaspora kongolaise de la Belgique en 1998 ce qui suit :

" Museveni avait dit à la délégation de ministres des affaires étrangères de SADC, que le Kongo a besoin d'un dirigeant faible. Kabila est trop fort, on lui dit: faites ceci, il refuse.  Et qu'est-ce qu'on nous disait de faire ? De donner à Museveni et ses frères des CONCESSIONS. Enfin, l'expression territoriale est une autre motivation. L'empire Hima-Tutsi a besoin des territoires, des terres kongolaises... Et vous savez que nous ne sommes pas d'accord. Alors cette guerre qu'on nous impose, c'est une guerre injuste. Nous devons la dénoncer et nous sommes venus la dénoncer parce qu'il y avait duplicité dans l'attitude de beaucoup de pays de la communauté internationale. "

Tout a été bien programmé par les décideurs de ce monde pour balkaniser la RDC.

Les déclarations faites par l'ex Vice-président et directeur du Centre Afrique au Conseil de l'Atlantique et ancien envoyé spécial des USA pour la région des grands lacs en est un exemple bien frappant. Aux yeux de Peter Pham, parce que c'est de lui qu'il s'agit :

" La RDC est un pays fictif et artificiel; un pays en proie à des poussées séparatistes dans ses frontières héritées de la colonisation.  Pire encore, dans une de ses tribunes sur la RDC qu'il avait publiée en 2012 dans le journal New-York Times (To Save Congo, let It  fallaport), Peter Pham considérait que *la RDC est un pays trop vaste qu'il faut portionner*. Pour lui, balkaniser la RDC va permettre à la communauté internationale d'affecter ses ressources au développement et à l'aide humanitaire et non au maintien de la sécurité."

Avec tout ça, il y a lieu de comprendre ses prises de positions récemment sur son compte Twitter concernant l'agression RWANDAUSE par le fameux mouvement criminel du M23.

Il est plus que temps pour nous de réviser l'article 217 de la Constitution de la RDC car elle est une grande menace pour la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de la RDC.

Que le président de la république, le gouvernement de la république, les chambres du parlement ainsi que le peuple kongolais puissent se lever comme un seul homme pour faire appliquer l'article 218 de la loi fondamentale pour que l'article 217 soit révisé et banni à tout jamais !

Activiste, Penseur, Président honoraire de la communauté congolaise en Afrique du Sud et Notable de Madimba, Mingiedi Mbala N'zeteke Charlie Jephthé

 

Statistiques

26452572
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
538
18804
75923
26188710
167392
690642
26452572

Your IP: 34.229.119.176
2022-12-07 00:30

Les plus lus

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg