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 Au moins 18 membres de l’Union pour la démocratie et le progrès social ont été nommés mandataires dans des entreprises de l’Etat par ordonnance présidentielle, samedi 3 septembre dernier. Cet exploit qui relève du travail titanesque  du secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, n’a pas laissé indifférents les cadres et membres de cette formation politique. Parmi plusieurs, Richy Kamona, Coordonnateur du projet le bâtisseur et cadre du parti dans la fédération du Kongo-Central a adressé ses vifs remerciement au chef de l’exécutif du parti pour ce geste qui valorise les membres.

Ci-dessous, l’intégralité du message. 

MESSAGE DE REMERCIEMENT DE RICHY KAMONA A L'OCCASION DE LA NOMINATION DES MEMBRES DE L'UDPS AU SEIN DES ENTREPRISES DU PORTEFEUILLE DE L'ETAT

A Monsieur le Secrétaire Général Augustin Kabuya,

À l'occasion de la nomination aux différents postes des mandataires publics de l'État des membres de l'UDPS, je vous prie d'accepter, monsieur le secrétaire général de l'UDPS, Augustin Kabuya, l’AK-47 du parti, l’expression de mes profonds remerciements et de mon entière reconnaissance pour le travail de titan que vous ne cessez d’abattre en vue de permettre à notre parti de se hisser davantage au sommet de la scène politique de notre pays.

Aujourd'hui plus qu'hier, par votre lucidité et grâce à votre abnégation, je constate avec bonheur que la gestion en bâtisseur initiée par votre auguste personne, restitue à l'UDPS sa notoriété d'antan comme la meilleure formation politique ayant une position de leader en RD Congo et dans le giron des grands mouvements de masse en Afrique centrale, à l'instar de l'ANC de l'Afrique du Sud, au point de faire peur à ses détracteurs réels ou potentiels.

Monsieur le secrétaire général, depuis votre accession à la tête du parti, vos réalisations donnent raison à tous ceux qui vous ont fait confiance, notamment le CDP et SEM Félix Tshisekedi, Président de la République et chef de l'État, pendant que plusieurs étaient dubitatifs quand à votre capacité de gérer à bon escient les affaires du parti.

Dès lors, comme le Roi Saül, laissant entre les mains du jeune David le sort de tout un pays face aux Philistins conduits par un vieux guerrier, mais, qui n'a pas eu raison du jeune David, Car, malgré son jeune âge, David luttait avec l'appui de l'Éternel et avait dans le passé tué un lion et un ours à l'aide d'un bâton seulement.

Pour ma part, je suis convaincu, qu'imprégnés de vos prouesses actuelles, nos heureux promus vont relever les défis dans leurs domaines respectifs en donnant le meilleur d'eux-mêmes.

Nos remerciements s'adressent spécialement au président de la République Chef de l'État, SEM Félix Tshisekedi, que vous voulez bien lui transmettre, pour la confiance qu'il a placée en notre secrétaire général que vous êtes et à la jeunesse du parti. Qu'il trouve ici l'expression de notre entier dévouement.

Nous lui rassurons qu’il ne sera pas déçu, car, nous sommes une génération de David, la génération des vainqueurs.

Je vous remercie.

Kamona KABUOKO Richy, cadre de l'UDPS et Coordonnateur du projet le bâtisseur/UDPS

 

Finirions- nous tous à avoir le torticolis : nos regards devraient –ils à jamais être  rivés  exclusivement  vers  l’Est du pays ; même si, c’est vrai et  à juste titre, nous serions rivés vers la prédation cynique des terres ancestrales par des hommes-panthères.

Là où, c’est vrai, l’on piétine, torture, transgresse, et falsifie notre histoire nationale.  Région des Grands Lacs de feu et de sang. Au point que presque tous, et surtout    la fameuse « Communauté internationale », nous semblons oublier qu’il existe  aussi … l’Ouest de la RD. Congo : avec sa propre « Région des Grands Lacs » (Tumba, Maï-Ndombe, Libanda,  Pool Malebo…) ; avec aussi, hélas,    ses ironies et ses cruautés ataviques.

Géographie et histoire à géométries variables : par exemple Kwamouth, bouche confluente  désormais sanguinolente,  mais au flanc d’un fleuve Congo indifférent. Qui a   parlé de « fleuve tranquille » ?   Le fleuve Congo   n’a jamais été    un « fleuve tranquille », dans un bassin en turbulences chroniques  récitées dans nos légendes  et dans notre histoire. Voici ce que chante justement l’une de nos légendes : « Parce que têtu, le fleuve a refusé de suivre les conseils sages des Anciens ;  et  le voilà  dans une course folle, course d’enfer et à  sens unique, sans espoir   de retour et sans rémission. En cascades indomptables et  impétueuses, engloutisseuses  et mangeuses de bateaux ivres. Ces  cascades sont les lieux d’abri, d’aisance et de tolérance des mamiwatas délurées ». Vous avez dit «Fleuve-Majesté » ?  Le refrain sur  la majesté  du fleuve   ne s’est-il pas éteint de lui-même dans les revers de l’histoire ! Et puis finalement, comme disaient les Anciens : « Dieu a créé la Géographie, et le Diable l’Histoire… »

… Et nous voici  à l’Ouest du pays. Un  Western… Et voici   Kikwit, la mort faite homme. Cité-carrefour, mais naguère cité martyre de la ruée  vers   le diamant, vers le Western des tropiques ! Avec son cortège funèbre : Ebola, Covid, Kwashiorkor, Choléra, diamant-malédiction. Erosions… Mais aussi le retour funeste des épouvantails et des fantômes comme le Djinn légendaire   Kukupemba,  retour  des   funambules facétieux et cruels  dans le ventre des érosions abyssales, infernales.

… 6 août 2022. Kikwit, la mort faite homme. Des bandits  armés, avatars d’une société malade d’elle-même, surgissent dans le presbytère   du  curé de la paroisse Saint Joseph Mukasa. Tir létal à bout portant sur l’Abbé-Curé. Mort, le curé. Mais,  avant de mourir, le curé a juste le temps de crier comme dernière supplication à ses séminaristes-stagiaires : « Sonnez les  cloches de la mort ; sonnez  les  Vêpres et les Requiems. Sonnez le sacrifice d’un innocent serviteur du Christ de Golgotha ».  Les cloches essoufflées ont appelé en vain au secours. Mais, en fin de compte,  que pouvaient donc emporter des brigands vandales dans ce modeste presbytère, sinon des miettes d’hosties et d’offrandes économisées à la dure.

Kikwit, la mort faite homme : encore des hommes armés  une semaine après ce premier  drame, des bandits  surgis cette fois-ci  dans la résidence du médecin-directeur de l’Hôpital de Kikwit-Sud. Toujours des violences  perpétrées contre les serviteurs bénévoles de Dieu et des hommes.

Kikwit, la mort faite homme. Mort gratuite, mort programmée déjà pour  chacun d’entre nous, hommes vulnérables  que nous sommes.  … Au demeurant, désormais, il y a  l’Est   et l’Ouest. Il y a « Grands Lacs » (avec grand ‘’G’’),   et  « grands lacs » (avec petit ‘’g’’). Il  y a  Homme (avec grand ‘’H ‘’) et homme (avec petit ‘’ h’’) : Homme-fauve et homme tout court.

Il avait donc raison celui qui  a proclamé : « homo homini lupus est » (« l’Homme est un loup pour l’homme »)

Yoka Lye

 

Pour s’enquérir et palper du doigt le conflit communautaire entre le ‘’Teke et Yaka‘’ dans les Provinces du Kwango et Maï-Ndombe, mercredi 7 septembre dernier, le président du parti politique Nouvel Élan, Adolphe Muzito a annoncé une tournée imminente dans les provinces touchées, précisément dans le territoire de Kwamouth. Dans un communiqué de presse rendu public et signé par son chargé de communication et medias, Alain Shukuru dont une copie est sur la table de la rédaction de votre journal, le Président du Nouvel an va sillonner l’ex province du Grand Bandundu.

Comme on peut lire dans ce communiqué, le président du Nouvel élan Adolphe Muzito et ancien Premier ministre de la République Démocratique du Congo effectuera une tournée imminente dans cette partie touchée pour compatir avec les communautés ‘’Teke et Yaka‘’. «Adolphe Muzito annonce une visite imminente dans les provinces du Maï-ndombe et du Kwango, particulièrement dans le territoire de Kwamouth afin de compatir avec les populations victimes des atrocités survenues lors des affrontements entre les communautés Teke et Yaka», peut-on lire.

A en croire le communiqué, Adolphe Muzito profitera également de son séjour dans cette partie du pays pour apprendre davantage sur les causes profondes de cette crise en consultant les différentes forces vives.

En outre, cette même source indique qu’avant même de se rendre dans ces provinces touchées, le président du Nouvel Elan a ouvert un cadre des consultations  des notables, des Chefs coutumiers et tant d’autres autorités de ces deux provinces toujours dans le cadre de trouver une solution durable pour ce conflit communautaire.

Par ailleurs, les autorités congolaises relèvent que ce conflit a déjà enregistré 18 morts, 175 maisons incendiées, et des milliers des déplacés.

Jonathan Bafumvwa

 
Extrait du Chapitre 5 de l’essai intitulé : Le Président F. Tshisekedi et l’UDPS en 30 Mois d’Imperium (Hubert Kabasu Babu Katulondi, Librinova, Paris, 2022). Il s’agit du Tome III du triptyque « L’Esprit du Pouvoir et le Pouvoir de l’Esprit en RDC ».
Intellectuels du progrès. Ce sont les tricoteuses de la dialectique. A chaque tête qui tombe,  elles refont les mailles du raisonnement déchiré par les faits
(Albert Camus)
Le véritable progrès démocratique n'est pas d'abaisser l'élite au niveau de la foule, mais d'élever la foule vers l'élite (Gustave Le Bon)                            
A  la suite du décès du mythique « sphinx de Limete et lider maximo » de l’UDPS, E. Tshisekedi, et ensuite le départ massif de plusieurs têtes de proue de ce parti, notamment Sami Badibanga et Bruno Tshibala, comme premiers ministres (amenant avec eux une kyrielle d’autres cadres), l’UDPS s’était pratiquement vidée de ses leaders de la génération des années 1990. Ces leaders étaient plus proches des pères fondateurs des années 1980 constituant la première génération  notamment,  Ngalula Npanda Njila, Kibassa Maliba, Etienne Tshisekedi, Marcel Lihau.
Avant cette vague, le départ du placide Secrétaire Général Rémy Massamba et ensuite du Secrétaire Général Mavungu, suivi de l’éviction d’Albert Moleka, avaient aussi délesté l’UDPS des intellectuels saillants de la deuxième génération des leaders de ce parti politique.
Dans cette vague, il est important de noter également l’auto-transfert politique de l’intrépide Eve Bazaiba et l’effervescent communicant de pointe Jean-Baptiste Bomanza, de l’UDPS au MLC de Jean-Pierre Bemba. Toutes ces personnalités constituant la deuxième génération de leaders de l’UDPS avaient aussi œuvré plus étroitement et plus longuement avec les pionniers créateurs de l’UDPS.
Cette deuxième génération des élites de l’UDPS avait plus profondément intériorisé les matériaux idéologiques des fondateurs. On remarque qu’au fil des années, la substance et idéologique et l’ancrage normatif se sont dramatiquement émoussés.  C’est ainsi que l’UDPS de l’alternance et celle des années 1980-2015 semblent être des organisations politiques différentes, en termes de consistance discursive et de normativité comportementale de ses animateurs.
L’autre départ porteur d’un impact aussi néfaste pour l’UDPS est celui du très idéologique et politiquement percutant, le tribun Valentin Mubake. Ce haut cadre rompu à la politique congolaise fut le conseiller politique de l’illustre président de l’UDPS Étienne Tshisekedi.
Mubake est porteur d’une expérience politique épaisse. Il l’avait construite depuis les années 1980 grâce à sa sagacité intellectuelle, son sens des relations politiques nationales et internationales. Intrépide, Mubake était porteur d’une combativité intellectuelle et politique inégalée dans sa génération. Il s’est bâti une remarquable épaisseur politique à travers d’innombrables participations aux dénouements des multiples crises politiques de la RDC depuis la Conférence Nationale Souveraine jusqu’au Dialogue Inter-Congolais. Si le Président F. Tshisekedi avait fait preuve de flexibilité en faveur d’une réconciliation avec Valentin Mubake (originaire du Sud-Kivu), il est certain que la sagacité de cet ancien conseiller politique d’E. Tshisekedi aurait pu éviter au chef de l’État la débâcle historique de la mercantilisation de l’État dans le programme présidentiel de 100 jours. 
  1. La troisième génération des leaders de l’UDPS dans les contradictions disjonctives
Depuis les six dernières années (2014-2020), on a assisté à la montée fulgurante des personnalités constituant la troisième génération de leaders de l’UDPS. De Félix Tshisekedi, en passant par Peter Kazadi, Augustin Kabuya, Jean-Marc Kabund, Jacquemin Shabani, Paul Tshilumbu, on a observé le positionnement de nouveaux « jeunes Turcs » dans les fonctions déterminantes du parti. Cette troisième génération a fait preuve d’une incontestable vaillance oppositionnelle. Elle a indubitablement contribué à la production de l’alternance. Surtout entre 2015 et 2018, ces leaders étaient à tous les fronts pour les élections et les pressions nationales et internationales en faveur de la conformité à la Constitution. C’est pourquoi il convient de les catégoriser comme la vaillante génération « udpsienne » de l’alternance. C’est donc une troisième génération des cadres de l’UDPS, d’une incontestable intrépidité combative oppositionnelle inégalée de cette époque, qui est parvenue à conquérir le pouvoir aux élections de 2018. Elle a accédé aux commandes de l’Etat et à la direction suprême de la société.
Il convient de rappeler les mérites de cette génération. En effet, à un moment où le régime de J. Kabila tendait la perche aux opposants, à l’issue des négociations de la CENCO et des Accords de la Cité de l’Union africaine, en 2016, cette génération a démontré une énergie de résistance honorant la lutte historique de l’UDPS. Et cette résistance a aussi solidifié l’opposition toute entière à un moment crucial de sa fragilité. Plusieurs leaders politiques de «l’opposition plurielle » avaient accepté les postes ministériels dans le Gouvernement Badibanga et ensuite dans le Gouvernent Tshibala. Grâce aux leaders de cette génération de l’alternance, l’UDPS a continué à jouer son rôle de fer de lance et épine dorsale de l’opposition.   
Les figures de proue de cette génération ayant dirigé l’UDPS à cette phase de graves turbulences sont notamment F. Tshisekedi comme président du parti et Jean-Marc Kabund comme secrétaire général. F. Tshisekedi a essentiellement joui de sa filiation avec son père président de l’UDPS, Étienne Tshisekedi, tout en capitalisant son activisme sur le plan international. Cependant, la montée quasiment stellaire de Jean-Marc Kabund est phénoménale. Kabund a joué un rôle de premier plan lorsqu’une fronde de cadres tentait d’obstruer l’héritage de l’UDPS par F. Tshisekedi après le décès de l’illustre leader oppositionnel E. Tshisekedi. Jouissant de l’onction de sa nomination directe par l’illustre  E. Tshisekedi, Kabund fut le bouclier et le guerrier implacable de l’ascension de F. Tshisekedi à la tête de l’UDPS. Ainsi, F. Tshisekedi fut élu (avec 98 % de votes) comme président de l’UDPS et candidat président pour ce parti, lors de son Congrès, dans la nuit du 30 au 31 mars 2018 à Kinshasa.   
Pourtant, Jean-Marc Kabund fut essentiellement un cadre provincial originaire du Kasaï Central, qui était parti opérer dans la fédération de l’UDPS du Haut-Lomami[1]. Son positionnement et son ascension au sommet de l’UDPS, avec une nomination par Étienne Tshisekedi en 2016, seraient essentiellement attribués à sa présentation comme originaire du Katanga, dans un contexte où le parti favorisait un équilibre géopolitique. Sa nomination le 22 janvier 2019 comme président intérimaire du parti par le nouveau Chef de l’État F. Tshisekedi (qui ne pouvait pas coupler sa fonction institutionnelle et la présidence d’un parti politique selon la loi) provoqua une fronde. Elle fut menée par un autre jeune Turc, Jacquemin Shabani[2].
Ensuite, une querelle éclata entre Jean-Marc Kabund et Augustin Kabuya, le secrétaire Général. Et cela avec enchaînement dans une autre confrontation dramatique et médiatique contre Paul Tshilumbu, porte-parole du parti. Lors de son conflit aux coutelas contre Paul Tshilumbu, celui-ci fustigea la fourberie de Kabund. Ce dernier se serait présenté comme Katangais pour arracher la nomination de la part d’E. Tshisekedi, alors qu’il est originaire du territoire de Luiza, dans le Kasaï Central. Dans le même élan des querelles intestines, le Président de l’UDPS, Kabund, s’est trouvé dans un bras de fer contre Victor Wakwenda (Président de la Convention démocratique de l’UDPS), sur l’illégalité de ses fonctions[3].
  1. L’ascension au pouvoir et l’amplification de la fragmentation de l’UDPS
Dès l’accession de l’UDPS au pouvoir, les observateurs ont été intrigués par l’apparence d’absence de leadership cohésif dans ce parti qui contrôle la présidence de la République. Cette réalité est cernée dans plusieurs situations. La plus éloquente est le drame de l’éviction de l’Honorable Kabund, président intérimaire de l’UDPS, de son poste de vice-président de l’Assemblée nationale par vote (289 pour, 17 contre et 9 abstentions), le 25 mai 2020[4]. Cette déchéance avait découlé du refus par l’Honorable Kabund de répondre à une requête introduite par l’Honorable Mamba du MLC. La démarche était relative à une déclaration faite par l’Honorable Kabund sur une radio de Kinshasa (Top Congo) accusant l’Assemblée Nationale de vouloir faire décaisser $7 millions pour un congrès des deux chambres[5] – initiative suspectée par l’UDPS et ses alliés de vouloir tabler sur une procédure de mise en accusation du Président F. Tshisekedi. L’initiateur de la motion, l’Honorable Mamba, fut arrêté en procédure de flagrance et amené manu militari devant la justice. Cette arrestation rocambolesque d’un député national littéralement enlevé de son domicile sans lui donner le temps de se vêtir décemment provoqua un tôlé à l’Assemblée Nationale et dans l’opinion congolaise[6].                                      
En réaction à la défenestration de l’Honorable Kabund, le Secrétaire Général Kabuya décida unilatéralement (sans consulter les députés de l’UDPS) que l’UDPS n’allait pas présenter un autre candidat pour le poste de premier vice-président du Bureau de l’Assemblée nationale. Cette position fut immédiatement rejetée par les députés de l’UDPS (en 2011, l’instruction d’E.Tshisekedi aux députés de ne pas siéger à l’Assemblée Nationale fut aussi rejetée). Ensuite, une réunion fut tenue à la résidence du Président de la République F. Tshisekedi avec les hauts cadres du Bureau politique de l’UDPS pour harmoniser les points de vue[7]. L’Honorable Kabund fut le grand absen                                                                              
Avec l’accord du Président F. Tshisekedi, l’Honorable Patricia Nseya de l’UDPS Katanga fut désignée comme candidate pour remplacer l’Honorable Kabund au poste de vice-président de l’Assemblée nationale. En même temps, et en parallèle, l’Honorable Kabund amorça une démarche auprès du Conseil d’État pour contester son évincement, avec comme conséquence le blocage de l’élection de sa camarade du parti, ayant déjà joui du quitus du Président F. Tshisekedi. Cette situation d’imbroglio politique de l’UDPS, comme dans un bicéphalisme irréconciliable, déboucha sur l’ordre donné par le Procureur Général près de la Cour de cassation aux policiers pour empêcher les députés nationaux de la République d’accéder à l’Assemblée Nationale[8]. Un événement inédit qui provoqua l’émoi dans la classe politique. Ce fut une des contradictions gravissimes de l’UDPS avec des répercussions dramatiques sur le fonctionnement du Parlement, sanctuaire même de la démocratie.
Le pouvoir du pouvoir, ou la puissance de l’Esprit du Pouvoir zaïroitique, enfoui dans le subconscient collectif, a produit d’éclatants effets révélateurs sur l’UDPS. Ses trépidations fragmentaires permanentes : les factions des cadres en collisions frontales médiatisées, les militants contre les cadres, les contingents alliés aux clans des cadres antagoniques guerroyant.
En dépit des justifications par les cadres de l’UDPS de toutes ces situations comme procédant du bouillonnement de la démocratie interne, elles révèlent au fond une carence d’adaptation mutationnelle psychologique, idéologique, intellectuelle, de ce parti et surtout son leadership d’Etat en phase avec son élévation au sommet de l’Etat. On cerne un déficit d’ajustement normatif en harmonie avec l’impératif intellectuel et comportemental d’un parti politique qui dirige l’institution « Président de la République », structure miroir et motrice de la société.
Plusieurs occurrences corroborent à suffisance cette assertion. C’est le cas des révélations scandaleuses dans les réseaux sociaux des franges de l’UDPS en guerre révélant leur pratique de consommation des breuvages psychotropes pour aller casser les propriétés privées dans leurs marches. Le même modus operandi a été mis en pratique le 5 juillet 2020 lors d’une marche initiée par l’UDPS pour rejeter la désignation de Ronsard Malonda comme président de la CENI. Au cours de cette véritable opération de guérilla politique urbaine, l’Église de l’Archbishop Sony Kafuta a été vandalisée, les bureaux du PPRD détruits et des policiers furent tués.
Malgré la tendance des cadres de l’UDPS à réagir violemment contre toute critique de leurs actions et réactions, une exploration substantielle du modus operandi de ce parti révèle qu’il est en déphasage inquiétant avec les exigences polito-logiques et polito-éthiques, voire les standards opérationnels d’un parti moderne au pouvoir. Le parti au pouvoir devait être le modèle d’une fonctionnalité promotrice de la civilisation républicaine et impulsant la consolidation de la démocratie.
Pour un parti de cette trempe historique et politique, en RDC, en Afrique Centrale, voire en Afrique, il y a donc des carences indubitables exigeant une remise en question sincère pour envisager des actions correctives nécessaires. Celles-ci peuvent transformer l’UDPS en parti moderne à fonctionnalité normative et développementale en RDC. C’est encore possible, pourvu que les leaders de ce parti fassent preuve d’humilité productrice de lucidité. Elle leur permettra de se rendre compte de leurs déviances par rapport une montée intégrale à laquelle la société aspire depuis 1960.
Imhotep Kabasu Babu Katulondi
(Libre-Penseur et Ecrivain, www.agirnewcongo.com)
 
[1] Poly Muzaila, Correspondant BBC en RDC, « Le Numéro 2 de l’UDPS Limogé »,  BBC, 12 août 2016, www.bbc.com
[2] Pierre Boisselet, «RDC : Guerre de succession à l’UDPS entre Jean-Marc Kabund et Jacquemain Shabani », Jeune Afrique, 12 juin 2019, https://www.jeuneafrique.com/mag/786140/politique/rdc-guerre-de-succession-a-ludps-entre-jean-marc-kabund-et-jacquemain-shabani/
[3] Didier Kebondo, «Victor Wakwenda menace de recourir à la justice », Le Forum des As, 29 avril 2020,  https://www.forumdesas.org/spip.php?article25344.
[4] Romain Gras et Stanis Bujakera, «RDC : Kabund destitué au terme d’une séance agitée à l’Assemblée », Jeune Afrique, 26 mai 2020.
[5] Politico.cd., «7 millions imaginaires du Congrès, l’affaire de trop qui prend Jean-Marc Kabund à la gorge », 20 avril 2020, https://www.politico.cd/grand-angle/2020/04/20/7-millions-imaginaires-du-congres-laffaire-de-trop-qui-prend-jean-marc-kabund-a-la-gorge.html/58335/.
[6] Romain Gras, «Pétition contre Kabund en RDC : un député arrêté et un bras de fer à l’Assemblée », Jeune Afrique, 25 mais 2020.
[7] Rachidi Mbadu, «Rencontre direction politique UDPS avec Tshisekedi : Kabund le Grand Absent », Actu7, 08 juin 2020.
[8] Politico.cd., «RDC : L’accès au Palais du Peuple est bloqué par la Police », 12 juin 2020.

Marie-Josée Ifoku, la  visionnaire

Nicolas Machiavel doit aller dans les oubliettes selon que pour lui:" un parti politique n'a que trois  objectifs : conquérir le pouvoir, le gérer et le conserver (par tous les moyens) le plus longtemps possible.

Telle est cette école des tyrans et des dictateurs qui ignore tout de l'éducation civique, morale et spirituelle pour fabriquer de bons citoyens capables de rebâtir l'humanité perverse et corrompue sur les ruines.

La culture des valeurs demeure l'impératif absolu pour réinventer les bons dirigeants élus par les bons citoyens.

A  l'évidence, ce qui paraît comme le désintéressement de la population face à la politique, n'est que l'expression de la maturité de ceux qui veulent se déconnecter de la manipulation politicienne en faisant tomber les masques de l'ignorance qui les ont longtemps aveuglés.

Félix Kalala

 

 *L’IRDH condamne l’acte terroriste du M23 visant à détruire le barrage hydroélectrique du Rwanguba, dans le Parc National des Virunga, la plus grande infrastructure du développement économique et touristique, financée par l’Union Européenne, dans le Nord-Kivu.

Lubumbashi, le 19 août 2022, L’Institut de recherche en droits humains (IRDH) condamne le bombardement effectué par le groupe terroriste M23 avec le soutien du Rwanda, du barrage hydroélectrique Rwanguba, financé par l’Union Européenne, en construction dans le Parc National des Virunga, au Nord-Kivu.

En effet, dans son communiqué de presse du 17 août dernier, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), a dénoncé la violente attaque dont le Parc National des Virunga a été victime, dans la matinée du mardi 16 août 2022.

«Sur le chantier de construction de la nouvelle centrale hydroélectrique de Rwanguba, l’attaque a impliqué des tirs d'artillerie lourde, entraînant la chute de deux engins explosifs au milieu des installations résidentielles des travailleurs et des ateliers de construction », dit le communiqué.

L’IRDH s’indigne du fait que le Rwanda soutient un groupe terroriste qui s’adonne à détruire le Parc National, patrimoine de l’UNESCO depuis 1979. Et pourtant, l’Etat rwandais est signataire de « la Convention de Maputo sur la conservation de la nature et des ressources naturelles », traité appuyé par l’ONU Environnement et l’Union Internationale de la Conservation de la Nature. 

«Le groupe terroriste M23 qui s’est installé non lion du Parc National des Virunga a causé des dégâts matériels significatifs au barrage hydroélectrique de Rwanguba, chassé les communautés locales par des tirs d'artillerie lourde et orienté des gorilles de montagne vers le Parc des Volcans au Rwanda voisin », a dénoncé Maître Kapasa, chercheur-formateur à l’IRDH.

L’acte ordonné par les chefs hiérarchiques du M23, appuyé par le Rwanda, est constitutif des crimes de guerre, aux termes de l’article 8 des « Eléments des crimes » du Statut de Rome, en ses points 2) b) i) portant sur « l’attaque contre des personnes civiles » et 2) b) ii) portant sur « l’attaque contre des biens de caractère civil ».

Me Kasongo Kawaya, chercheur-formateur a l’IRDH fait remarquer que : 

«Le M23 a dirigé l’attaque visant une population civile constituée des travailleurs du barrage de Rwanguba et des communautés locales. Des personnes civiles ne participant aucunement aux hostilités. Ce fait a lieu dans le contexte où la RDC dénonce l’appui du Rwanda à ce groupe terroriste ». 

Par ailleurs, poursuit Me Kasongo :

«Le M23 a dirigé cette attaque contre des matériels du barrage hydroélectrique, des biens à caractère civil et des gorilles de montagnes. Dans tous les cas, les biens visés ne sont pas des objectifs militaires ».

Afin d’arrêter les activités criminelles du groupe terroriste M23, IRDH recommande au Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de reprendre ses enquêtes permettant d’établir les responsabilités et des poursuites contre les présumés auteurs de ces actes criminels. Les chefs hiérarchiques desdits terroristes rebaptisés M23 sont des lieutenants du Général rwandais NTANGANDA Bosco emprisonné à la Haye, pour la commission des mêmes crimes internationaux dans la même zone de l’Est de la RDC.

Au Gouvernement de la RDC et à l’Union Européenne, l’IRDH recommande de soutenir :

(i)        D’abord, la sécurité des communautés locales mises en danger du fait de l’édification du barrage hydroélectrique du Rwanguba dans leur zone d’habitation; 

(ii)       Ensuite, le plaidoyer, ci-dessus, auprès du Bureau du Procureur de la CPI ;

(iii)      Enfin, le respect des normes environnementales et sociales qui s’impose, quand bien même le barrage hydroélectrique s’érige à l’intérieur du parc National des Virunga.

Les agents et cadres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ont participé à la Journée info-sensibilisation sur les outils Genre et Inclusion de la CENI. Didi Manara, 2ème Vice-président de la CENI au nom du Président Denis Kadima, a ouvert cette Journée info-sensibilisation sur les outils Genre et Inclusion de la CENI, dans la salle Abbé Apollinaire Malumalu, au siège de la Centrale électorale, en présence de Mme Joséphine Ngalula, membre de la plénière et spécialiste des questions de genre.

Lors de cette activité, le deuxième vice-président de la CENI a laissé entendre que la RDC connait  un retard très important par rapport à l'inclusion. «Une catégorie de la population notamment les femmes et les personnes vivant avec handicap sont sous représentées dans les institutions. Alors, il faut faire quelque chose, voilà pourquoi le nouveau leadership managérial incarné par le Président Denis Kadima a voulu propulser et imprimer un autre élan par rapport à cette question », fait-il savoir. Pour lui, il est important d’avoir une politique genre qui est écrite et adoptée, en commençant par la CENI, mais également au niveau des autres institutions du pays. « Au-delà de la politique Genre, il nous faut des stratégies de mise en œuvre pour aboutir à un plan bien spécifique. Voilà pourquoi au courant de cette journée, nous souhaitons vivement que vous puissiez donner vos impressions, contribuer par vos opinions pour que nous puissions enrichir ces outils de travail que la CENI va mettre en place à cette occasion », dit-il.

Bien avant le speech du représentant de Denis Kadima,  Mme Joséphine Ngalula avait dévoilé l'objectif de ces travaux.  La journée info-sensibilisation sur les outils Genre et Inclusion de la CENI sera axée autour des échanges sur le contenu des mécanismes liés à la politique et la stratégie Genre et Inclusion ainsi que leur plan de mise en œuvre. La démarche consiste à recueillir vos avis et considérations pour les éventuels amendements avant la validation finale de ces outils par l'Assemblée plénière de la CENI ». De son côté, Désiré Molekela, Directeur de sensibilisation, a présenté outre l'agenda, les objectifs et les résultats attendus ainsi que les questions logistiques et administratives. Il convient d'indiquer que les grandes lignes qui sous-tendent la politique Genre de la CENI sont contenues dans un ensemble de 7 points : le contexte et justification, l'analyse situationnelle, les défis de la politique Genre, le cadre stratégique d'orientation, les objectifs de la politique Genre et Inclusion, les principes directeurs et l'approche participative et interactive.

MB

 

La ligue des jeunes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) réitère son soutien au Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Au cours du meeting  de ‘’ vérité’’ tenu, samedi 20 août 2022, à l’espace YMCA, à Kinshasa, cette composante des jeunes du parti au pouvoir a exprimé sa détermination à travailler sans relâche pour la réélection, lors de l’élection Présidentielle prochaine, du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Un meeting tenu sous la houlette  de M. Amisi Makutano et de Me Muke Mukengeshayi  Mutombo, tous deux vice-présidents de cette ligue des jeunes.

Plein comme un œuf, l'espace YMCA, dans le quartier Matonge, n'a pas su contenir le flux des Jeunes ayant répondu à l'appel de la direction de la ligue des Jeunes. Pour certains observateurs, cette manifestation a été une véritable démonstration de force de cette structure de l'UDPS, avec la participation de plusieurs têtes couronnées du parti présidentiel, en l’occurrence le ministre de la jeunesse et initiation à la nouvelle citoyenneté, Yves Bunkulu.

Dans son speech, M. Amisi Makutano a invité la jeunesse de l'UDPS à travailler avec dévouement pour offrir un second mandat à Félix Tshisekedi en 2023, avec une majorité parlementaire susceptible de lui donner un gouvernement totalement acquis à la vision du peuple d'abord. Sur la même lancée, M. Amisi a demandé à la jeunesse de l’UDPS de se ranger derrière le numéro un du parti, Augustin Kabuya, pour son dynamisme imparable qui conduit le parti vers des horizons plus prometteurs.

Pour sa part, Me Mukengeshayi Mutombo, un des leaders de la jeunesse du parti, a éclairci les choses sur la gestion de la ligue de la jeunesse de l'UDPS qui, depuis le début de l'année 2022, évolue très bien. Car, le camarade Emmany Dioko, qui en assurait l'intérim, a été désavoué pour son allégeance à Jean-Marc Kabund, ancien Président a.i. de l'UDPS, exclu du parti.

Pour y remédier, a précisé M. Mukengeshayi, la direction de notre corporation a mis en place un présidium composé de 2 vice-présidents, en l'occurrence M.  Amisi Makutano et Me Mukengeshayi Mutombo, pour en assurer la gestion momentanée jusqu'à ce que la CDP puisse traduire en résolution les recommandations des assises de l'atelier de Kisantu pour donner à l'actuel exécutif le pouvoir de procéder aux nominations à la ligue des jeunes, en particulier, faute d'un Congrès pour ce faire. Ceci donc met définitivement fin aux ragots de rue affirmant qu'il y aurait 2 ligues de jeunes à l'UDPS, a-t-il conclu.

La jeunesse de l'UDPS a fini sa manifestation en exprimant tout son soutien à l'endroit du président de la République, qui a valorisé les jeunes du parti en les nommant au niveau du gouvernement central. Ils ont salué tous les efforts fournis pour la restauration de la paix dans la partie Est du pays ainsi que l’amélioration des conditions de vie des congolais disséminés sur l’ensemble du territoire national.

Fidel Songo

Il n’est pas passé par 4 chemins, pour répondre comme il l’a fallu aux ‘’détracteurs’’ du parti au pouvoir et du Chef de l’Etat. Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a crevé l’abcès pour dénoncer le mauvais jeu qui se faufile au sein du parti par les ‘’ennemis’’ du régime, et dans l’entourage de Félix Tshisekedi. Au cours d’une ‘’causerie morale’’ avec les cadres et membres de sa formation politique samedi 3 septembre 2022, le gestionnaire de l’UDPS a invité tous les membres et combattants à travailler comme il se doit pour la réélection du Président de la République en 2023 afin de confondre les ‘’renards qui ne sont là que pour leurs intérêts ’’.

Du haut de la tribune, à l’esplanade de la permanence du parti devant plusieurs milliers de combattants venus de quatre coins de la RDC, le secrétaire général de l’UDPS a tiré à bout portant sur les ‘’vrais faux’’ compagnons de lutte du régime.  «Il y a des gens qui sont venus vers le Président de la République pour lui faire croire qu’ils sont venus le soutenir, ils ont dit qu’ils vont se battre pour que vous puissiez avoir la majorité en 2023. Mais, en dehors de cette prise de position publique, certains d’entre eux ont choisi la voie de déstabilisation de l’UDPS. Certains arrivent dans certaines fédérations des provinces, ils utilisent les moyens qu’ils ont eus sous le régime de l’UDPS, et avec ces mêmes moyens ils ont décidé de déstabiliser l’UDPS (…) ils utilisent la photo du Chef de l’Etat dans des grands panneaux mais en réalité ils ne travaillent pas pour le compte du Chef de l’Etat », a-t-il fait remarquer.

Pour Augustin Kabuya, ‘’devant cette réalité, il y a ceux qui pensent qu’en 2023 ils auront une majorité pour faire du chantage au Chef de l’Etat et à l’UDPS. Et nous comme responsables de ce parti, nous n’allons pas nous laisser faire. L’Udps n’est pas comparable au reste des partis politiques’’. C’est ainsi qu’il a avisé  ‘’que ces partis qui travaillent dans le noir pour l’échec de l’UDPS,  peut être que certains ne verront pas ces élections qu’ils prétendent voir pour déstabiliser l’UDPS ‘’. Il note, également, que les tractations qui se passent çà et là sur la gestion de l’UDPS, l’accusant de tous les maux sont, évidement, l’œuvre des ennemis du régime et du parti.  «Toutes les déclarations que vous suivez çà et là, tout ce que vous voyez dans des fédérations, ce n’est pas l’œuvre des enfants de l’UDPS », affirme Augustin Kabuya, qui indique les ambitions de l’UDPS notamment, celle de gérer la primature après 2023, pour se défaire des ‘’hypocrites qui freinent la mise en application de la politique du Chef de l’Etat’’.

2023, c’est sûr !

Au sujet de l’incertitude qui frôle les esprits sur la tenue ou non des élections en 2023, le Muana Bute du Chef de l’Etat a rassuré qu’il y aura bel bien élections. «Ceux qui pensent qu’il y n’aura pas élections en 2023 doivent revoir leurs calculs. Pour nous l’UDPS, nous nous préparons tous les jours pour aller aux élections », a-t-il précisé et indiqué que l’UDPS passe de 57 à 181 fédérations au niveau national, en raison d’une fédération sur chaque territoire dans toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Et ce, dit-il, dans l’objectif de bien préparer la victoire de Félix Tshisekedi en 2023. 

Il est de même revenu sur la situation de la crise de leadership qui persiste au sein de la ligue des jeunes de l’UDPS, affirmant de prendre des mesures palliatives d’ici peu pour le retour de la paix dans cette structure. 

Fidel Songo

Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima a échangé avec le Directeur Général de l'Office National d'identification de la population (ONIP), Richard Ilunga Ntumba.

Cette rencontre entre le Président de la CENI et son hôte s'est inscrit dans un schéma qui balise un cadre de collaboration entre ces deux institutions.

A l'issue de l'audience, le Directeur Général de l'ONIP a dévoilé l'objet de sa visite. «Cette rencontre entre deux structures importantes de la République, qui sont appelées à réaliser les missions très importantes, d'un côté il y a les élections de 2023 et de l'autre côté, l'identification de toute la population congolaise. A ce titre, nous sommes venus pour baliser le cadre de collaboration qui sera permanent parce que nous voulons atteindre ces deux objectifs», a indiqué le DG Richard Ilunga avant d'évoquer les rapports étroits qui lient les deux instances appelées à évoluer dans la même direction. Dans son élan, il a confirmé la mise en place des stratégies devant permettre à la CENI librement et de façon indépendante de réaliser sa mission. «Nous avons mis en place les stratégies qui vont permettre à la CENI librement et de façon indépendante de réaliser sa mission, et entre temps, à l'ONIP de passer par la CENI pour réaliser notamment, l'identification de la population. Nous serons ensemble main dans la main pour que ces deux missions importantes soient réalisées. Les deux structures qui sont complémentaires, doivent se parler en permanence», a-t-il rassuré.

MB

 

 

Indigné que les résolutions de la session extraordinaire de la Convention Démocratique du Parti du 29 janvier 2022 aient aggravé davantage la crise qu’elle était censée résorber, le Collectif des Cadres et Membres du parti présidentiel Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), conduit par son Coordonnateur National Alfred Ndinga Obey, lance un appel pathétique au Président Félix Tshisekedi, Haute Autorité de Référence du Parti, de prendre la mesure de la situation catastrophique de l’heure qui nécessite, toutes affaires cessantes, la tenue du Conclave de l’unité, de la réconciliation et de la refondation de l’UDPS Originelle. Au rang  de ces mesures d’urgence à prendre : la mise à l’écart du Secrétaire Général a.i Augustin Kabuya, le départ du Bureau hors mandat de la Convention Démocratique du Parti conformément aux textes du Parti, le renouvellement du Bureau de la Commission Electorale Permanente du Parti, auteur de nombreux manquements graves.

Déclaration politique du Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi

Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/TSHISEKEDI a examiné en urgence la situation politique de l’heure ainsi que la crise persistante qui prévaut au sein du Parti et rend publique la Déclaration Politique dont la teneur suit :

  1. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi constate avec regret que la crise qu’il ne cesse de dénoncer, prend désormais des proportions inquiétantes de nature à saper les fondements mêmes du Parti et à compromettre ses chances d’avenir. Car, le leadership actuel se révèle incompétent, inexpérimenté et incapable de fédérer toutes les énergies ou tous les potentiels dont regorge le Parti.
  2. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi fait observer que l’actuelle direction intérimaire s’illustre par des actes de division et de dédoublement des organes de base du Parti, un clientélisme éhonté, le musèlement des structures spécialisées et d’appui du Parti.
  3. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi s’indigne du fait que les résolutions de la session extraordinaire de la Convention Démocratique du Parti du 29 janvier 2022 aient aggravé davantage la crise qu’elle était censée résorber.
  4. Eu égard à cette situation potentiellement préjudiciable aux intérêts de l’UDPS/Tshisekedi, le Collectif des Cadres et Membres lance un appel pathétique à la Haute Autorité de Référence du Parti, Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’Etat, de prendre la mesure de la situation catastrophique de l’heure qui nécessite, toutes affaires cessantes, la tenue du Conclave de l’unité, de la réconciliation et de la refondation de l’UDPS Originelle.
  5. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi condamne les derniers actes intolérables posés par le Secrétaire Général ad intérim lors de sa récente tournée au Kongo Central d’un côté et, de l’autre, les invectives enregistrées au sein de la Convention Démocratique du Parti. Par conséquent, le Collectif exige la mise à l’écart du Secrétaire Général ad intérim, le départ du Bureau hors mandat de la Convention Démocratique du Parti conformément aux textes du Parti, le renouvellement du Bureau de la Commission Electorale Permanente du Parti, auteur de nombreux manquements graves.
  6. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi, qui suit et continue de suivre avec indignation le scandale des émoluments exorbitants que s’arrogent les Députés Nationaux, dénonce avec la dernière énergie cet esprit d’enrichissement sans cause qui continue d’élire domicile au sein des Institutions de la République et dénature, par ce fait même, les valeurs du combat prôné par les Pères Fondateurs de l’UDPS.

Le Collectif exige, en conséquence, l’ouverture d’une enquête appropriée de l’Inspection Générale des Finances au Parlement.

  1. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi constate malheureusement que les accompagnateurs et les collaborateurs du Chef de l’Etat jouissent d’une mauvaise réputation dans l’opinion nationale et Internationale. S’appuyant sur ses nombreuses promesses de changement faites au Peuple Congolais, le Collectif rappelle au Président de la République, Chef de l’Etat, que l’heure est arrivée qu’il puisse lier l’acte à la parole. Car, le temps n’est plus notre meilleur allié.
  2. Le Collectif qui s’indigne des attaques inappropriées et irrévérencieuses à l’endroit des Fondateurs, Co-fondateurs et Pionniers qui ont tout donné, même au prix du sang, invite tous les Membres du Parti au respect dû à leur rang.
  3. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi réitère son indéfectible attachement au Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, et invite le Peuple Congolais à se ranger derrière Sa Haute Personnalité pour réussir l’ambitieux programme du Parti, « Le Peuple d’abord ».

Fait à Kinshasa, le 1er Septembre 2022.

Pour la Coordination Nationale,

Alfred Ndinga Obey

Coordonnateur National

Felly Fwamba Mubalamate

Coordonnateur Adjoint

Fabien Eliezer Nzembela

Secrétaire-Rapporteur

Ilunga wa Mulamba En faveur de qui

Co-fondateur

Jean-Pierre Munoko Kadingu

Co-fondateur

Maitre Alain Kendewa

Membre

L’engagement pour la citoyenneté et le développement, Ecidé en abrégé, a tenu du 11 au 14 juillet 2022 à Kisangani, le 2ème Congrès du parti. De ces assises, plusieurs résolutions ont été prises notamment, la réélection de Martin Fayulu à la tête du parti pour les cinq prochaines années conformément à l’article 37 des statuts du parti. Par ce renouvellement de mandat, le congrès affirme avoir désigné Monsieur Martin Fayulu comme candidat de l’Ecidé à la présidence de la République lors de l’élection présidentielle de 2023.

Ci-dessous, l’intégralité des résolutions prises par le congrès.

RESOLUTIONS DU 2ème CONGRES ORDINAIRE TENU DU 11 AU 14 JUILLET 2022

THEME : ‘‘CONGO EKOLO MOKO’’

Conformément aux articles 25, 26, 27 et 28 des statuts, tels que modifiés à ce jour, le 2ème Congrès Ordinaires de l’Ecidé s’est tenu à Kisangani du 11 au 14 juillet 2022,

A l’issue de ce Congrès, les décisions, résolutions et recommandations suivantes sont adoptées :

  1. Le congrès donne mandat au conseil national de procéder à une deuxième lecture et au toilettage des propositions de révision de certains articles des statuts telles que faites par la commission juridique du congrès ;
  2. Le congrès recommande au bureau national d’adopter, au plus tôt, conformément à l’article 35 in fine des statuts, l’acte portant organisation et fonctionnement du bureau national à soumettre à la signature du Président ;
  3. Le congrès enjoint le Bureau National à réorganiser le parti en repensant les méthodes de travail pour le transformer en une véritable machine  de guerre avec pour objectif de gagner les prochaines compétitions électorales de 2023 à tous les niveaux : le présidentielle, les législatives nationales et provinciales et les élections des gouverneurs.
  4. Le congrès adopte comme moto ‘’ pas une rue sans Ecidé, pas un village sans Ecidé’’.
  5. Le congrès modifie légèrement le slogan du parti qui devient : ‘’ avec Ecidé, c’est POSSIBLE’’, au lieu de : Avec ‘’Ecidé, c’est encore possible’’.
  6. Le congrès demande au Bureau national de mettre en place une Académie du parti pour former et renforcer les capacités des membres du parti dans les domaines essentiels de leurs activités, notamment la démocratie, l’état de droit, les droits humains, le leadership, les élections, la gouvernante et dans tant d’autres domaines ;
  7. Le congrès adopte les dates ci-après pour des activités du parti en commémoration des événements significatifs suivants :
  • 17 janvier : Mort de Lumumba, non à la balkanisation ;
  • 08 mars : journée Internationale des droits de la femme ;
  • 09 mars : Anniversaire du parti ;
  • 30 juin : Fête de l’indépendant ;
  • 02 août : Journée du génocide congolais ;
  • 19 septembre : Journée dédiée à la jeunesse en mémoire des jeunes tombés pour dire non au projet de 3ème mandat de M. Kabila (carton rouge) ;
  • 11 novembre : Election du Président Martin Fayulu comme candidat commun de Lamuka ;
  • 30 décembre : Adresse à la nation du président élu ;
  1. Le congrès décide de renouveler le mandat de Monsieur Martin Fayulu comme Président de l’Ecidé pour les cinq prochaines années conformément à l’article 37 des statuts du parti ;
  2. Le congrès exige la levée urgente de l’état de siège, considéré comme une prison à ciel ouvert, dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Pour l’Ecidé, les élections doivent être organisées dans le délai contraignant de la Constitution et sur toute l’étendue du territoire national ;
  3. Le congrès enjoint le Bureau national d’entreprendre des actions nécessaires pour l’exhumation du rapport Mapping. A cet effet, le Bureau national doit initier et faire signer une pétition à adresser au Conseil de sécurité des nations-Unies pour le déterrement du rapport Mapping, son examen et la création d’un tribunal Pénal International pour la RDC.
  4. Le congrès recommande au bureau national de créer en urgence un réseau de monitoring hebdomadaire de la situation sécuritaire dans toutes les provinces en proie aux groupes armés nationaux t étrangers pour partager les informations avec le bureau national en vue de leur centralisation et exploitation ;
  5. Le congrès demande au bureau national d’organiser une campagne nationale et internationale de sensibilisation sur les massacres, les violences et les pillages dont le peuple congolais est victime quotidiennement de la part des pays voisins et des groupes armés à leur solde ;
  6. Le congrès s’insurge contre la complicité tacite des gouvernants de fait et contre l’indifférence de la communauté internationale face au processus de balkanisation de notre pays, aujourd’hui fracturé en plusieurs morceaux, occupés par des groupes armés tels que les Mbororo, le LRA, le CELEKA, les ADF, le M23 qui ont instauré des espaces de non-droit, qui échappent à l’autorité de l’Etat et accroissent la fragilité de la République Démocratique du Congo ;
  7. Le congrès fustige l’absence de condamnation ferme de l’agression du Congo par le Rwanda et l’Ouganda, de la part de l’Union Africaine, des Nations-Unies et les pays libres du monde ;
  8. Le congrès réaffirme l’appartenance de l’Ecidé à la plateforme LAMUKA ;
  9. Le congrès confirme la position de l’Ecidé, en phase avec celle de Lamuka, en disant :
  • Non à la violation ou au changement de la Constitution ;
  • Non à la mutualisation du recensement avec l’enrôlement et l’identification des électeurs ;
  • Non au glissement ;
  • Oui au respect strict de la Constitution ;
  • Oui à la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion ;
  • Oui à l’organisation des élections dans les délais constitutionnels sur l’ensemble du territoire national,
  • Oui à l’alternance démocratique ;
  1. Le congrès désigne le Président de l’Ecidé, Monsieur Martin Fayulu, comme son candidat à la Président de la République lors de l’élection présidentielle de 2023.
  2. Le congrès adopte’’ le Manifeste de Kisangani’’ comme grandes lignes du programme de gouvernement à présenter au peuple congolais pour solliciter son suffrage aux élections de 2023.
  3. Le congrès recommande au bureau national de mettre en place une commission ad hoc pour développer, à partir du manifeste de Kisangani, les politiques publiques sectorielles ;
  4. Le congrès demande au bureau national de lancer la campagne 1$ (un dollar) pour l’élection de Martin Fayulu comme Président de la République et celle de ses députés en 2023 ;
  5. Le congrès lance officiellement le site : martinfayulu.org pour toute information concernant le Président Fayulu et tout soutien éventuel ;
  6. Le congrès adopte la charte de l’élu (e)/ mandataire de l’Ecidé ;
  7. Le congrès assigne au bureau national du parti la responsabilité de mobiliser toutes les militaires et tous les militants de l’Ecidé et de poursuivre, en synergie avec toutes les forces politiques et sociales attachées à l’alternance démocratique, le combat déjà engagé de manière à arracher un consensus autour des réformes électorales pour l’organisation des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales dans le strict respect des délais constitutionnels ;
  8. Le congrès réaffirme que le boycott des élections n’est pas dans le vocabulaire de l’Ecidé et demande au bureau national et au président du parti de ne ménager aucun effort pour que les élections de 2023 soit libres, transparentes, impartiales et apaisées. Dans ce cadre, le congrès les autorise à prendre des initiatives anticipatives pour prévenir  ou minimiser la fraude en engageant des discussions utiles avec les partenaires nationaux et internationaux impliqués dans le processus électoral ;
  9. Le congrès charge le bureau national de nouer des alliances formelles, structurelles ou non avec des partenaires politiques qui regardent dans la même direction que l’Ecidé, en vue de gagner les prochaines élections de 2023 et répondre aux aspirations du peuple congolais ;
  10. Le congrès donne mandat au bureau national d’examiner et d’approuver en temps utile les listes des candidats du parti aux élections législatives, sénatoriales et gubernatoriales  de 2023 ;
  11. Le congrès charge les Secrétaires, Exécutifs, Provinciaux du parti, en étroite collaboration avec leurs équipes,  de sélectionner les candidats de l’Ecidé aux élections provinciales à venir pur approbation par le bureau national conformément à l’article 35 des statuts ;
  12. Le congrès urge le bureau national à mettre en place le plus rapidement possible, la Commission Electorale du parti qui examinera toutes les questions relatives aux élections, notamment la formation des témoins, la collecte des procès-verbaux, la centralisation des résultats et assurer, le moment venu, la liaison avec l’institution en charge des élections ;
  13. Le congrès réaffirme que la souveraineté n’est pas un concept abstrait inscrit théoriquement dans la constitution, c’est une réalité que le peuple se doit de s’approprier, de défendre et de démontrer par des actions concrètes sur terrain ;
  14. Le congrès fait sien le mot d’ordre lancé par le Président du parti le 11 juillet 2022 à l’ouverture du congrès : ‘’ si, d’avantage, quelqu’un ose encore voler la victoire du peuple en 2023, nous n’aurons pas d’autre choix que celui de descendre dans toutes les rues du pays, pour la réclamer et la récupérer comme d’autres peuples souverains le font’’. Le congrès enjoint tous les membres du parti à s’approprier ce mot d’ordre et à le vulgariser.

Fait à Kisangani, le 14 juillet 2022

En dépit de cette sérénité manifestée par le Président de la centrale électorale, Denis Kadima Kazadi, quant à la tenue, dans le délai, des joutes électorales en République démocratique du Congo, l’incertitude, du moins, dans le rang de l’Opposition, démontre à suffisance que le temps presse et la question des élections doit être réglée illico presto, afin d’éviter à la République entière un glissement difficile à cautionner. Il n’y a aucun doute, ce spectre vécu autrefois au mois de décembre 2016 à la fin du second et dernier mandat de Joseph Kabila, avait mis un pays sur le cric. Dieu seul sait des efforts conjugués par les uns et autres ayant facilité l’alternance au sommet de l’Etat deux ans plus tard.

À quelques encablures de 2023, année constitutionnellement prévue pour l’organisation des élections à tous les niveaux en République démocratique du Congo, le doute se repend dans le chef des congolais lambda. A ce point, alors que l’ossature pouvant permettre l’organisation effective des élections peine d’être bien charpentée, Denis Kadima lui, président de l’institution en charge de l’organisation des électorales, ne cesse d’affirmer la tenue réelle du vote à la date prévue par la loi.

Dans plusieurs de ses sorties médiatiques, le numéro un de la commission électorale nationale indépendante-CENI s’est toujours illustré optimiste  en s’inscrivant en contre l’hypothèse selon laquelle les élections se tiendraient  dans une date autre que 2023. Des positions qui arborent sa bonne volonté à pouvoir organiser le vote le plutôt possible. Des maints observateurs s’interrogent si seulement la volonté suffisait pour qu’il y ait un scrutin en date prévue, aussi longtemps que le chemin qui mène vers 2023 peine à être balisé ; émaillé des contraintes dont ceux d’ordre juridique : sur l’organisation et le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante dont certains politiciens de l’opposition continuent de rejeter la nomination de Denis Kadima d’un côté, et d’un autre, la contrainte liée à la loi sur la répartition de siège, qui inclut en elle, la question de la révision du fichier électoral. Ira-t-on avec le même fichier électoral de 2018 ? Le réviseront-ils ? Et en quel moment aussi longtemps que le chrono se hâte à grands pas ? Bien de questions méritent d’être posées et répondues. A quand le début d’identification et d’enrôlement ? Eh bien, Kadima aura eu la facilité d’éplucher toutes les questions. Entre sérénité,  incertitude et simple couac du parcours, mieux vaut la fin d’une chose que son commencement.

La Pros.

La RDC accuse le Rwanda de soutenir le mouvement rebelle du M-23 qui a repris les atrocités depuis fin 2021 dans l’est du pays. Le Rwanda qui rejette toutes les accusations avait réagi en affirmant qu’il a le droit légitime de défendre son intégrité territoriale. Et, il y a quelques semaines, le porte-parole du gouvernement rwandais avait demandé aux autorités congolaises d’expliquer «pourquoi les FARDC combattent aux côtés des FDLR» qui auraient bombardé le territoire rwandais les 19 mars et 23 mai 2022.

Face à cette situation, le Premier ministre honoraire de la RDC, Bruno Tshibala, attribue la faute au Rwanda. Pour lui, cet « alibi » ne tient plus la route, d’autant plus que tout le monde sait, y compris les Nations Unies que, c’est le pays de Paul Kagame qui soutient les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Ces derniers contrôlent toujours la cité de Bunagana avec l’aide des Forces rwandaises de défense (RDF).

Au regard de cette situation, l’ancien Chef du gouvernement congolais suggère aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) de créer une brigade spéciale d’intervention pour éradiquer le M23 comme en 2013.

«L’alibi du soutien de la RDC aux FDLR est fallacieux et ne tient plus la route. Il convient à l’état-major général des FARDC de créer au sein de l’armée une brigade spéciale d’intervention (BSI) qui devrait entre autres s’occuper du M23 et lui infliger le sort subi en 2013», a proposé Bruno Tshibala dans son compte tweeter.

Il sied de noter que durant son séjour à Kinshasa du mardi 09 au mercredi 10 août dernier, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a manifesté la volonté de Washington de mettre fin aux tueries à l’Est de la RDC. Le Rwanda serait pour beaucoup, l’auteur moral de toutes les actions terroristes du groupe rebelle M23.

  1. Mposhi

 Le parti politique Action pour la démocratie et le développement du Congo, ADD/Congo, cher à Prince Epenge lance son deuxième congrès politique du vendredi  26 au samedi 27 août 2022 à Kinshasa, avec comme thème principal ‘’2023,  LE POUVOIR AU PEUPLE’’. Cette formation politique de l’opposition et membre de la plateforme Lamuka organise ces assises dans l’objectif de bien affûter les armes afin de se présenter conséquemment pour la victoire à tous les niveaux aux prochaines élections prévues en fin 2023 en République démocratique du Congo.

A en croire Bruno Otema, communicateur de ce parti politique, le congrès est l’une des obligations des textes du parti, et qui aide à évaluer ce qui est fait, ce qui reste à faire. Pour lui, en effet, la portée majeure des présentes assises est le réaménagement du parti, pour une bonne entame des élections.

«Chez nous à l’ADD-Congo, le congrès est une exigeante statutaire et politique qui réunit les cadres et membres du parti dont l’objectif principal est de prendre des dispositions nécessaires pour la réorganisation du parti. Surtout en ce temps-ci où les élections se pointent à l’horizon, notre parti se réuni du 26 au 27 août pour renforcer des stratégies gagnantes, affûter les armes et mettre toutes les batteries en marche aux fins d’aborder les élections de 2023 avec succès», a expliqué ce communicateur de l’ADD-Congo.

A l’issue de ce congrès, le parti Action pour la démocratie et le développement du Congo désignera son candidat à l’élection présidentielle. «C’est à l’issue du congrès que le monde, l’Afrique et le Congo découvriront le ticket gagnant d’ADD-Congo à l’élection présidentielle de 2023. Notre parti alignera des candidats à tous les niveaux », a rajouté Bruno Otema.

Il y a lieu de rappeler qu’ADD-Congo est un parti politique de l’opposition et membre de la plateforme de résistance LAMUKA dont le présidium est géré actuellement par Martin Fayulu et Adolphe Muzito, respectivement président des partis politique ECIDé et Nouvel Elan.

Le congrès qui se passe du vendredi 26 au samedi 27 août 2022 se tiendra à la permanence du parti, sise au numéro 191 de l’avenue de l’enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu.

Fidel Songo

 

L’ancien premier ministre et président national du parti politique Nouvel Elan confirme sa candidature à l’élection présidentielle en République démocratique du Congo. L’allier de Martin Fayulu promet de présenter sa candidature au congrès de son parti politique qui se tiendra très bientôt. C’est ce qu’il a fait savoir le début du week-end dernier, depuis la France sur les ondes de la radio RFI. Une fois élu, le leader de Lamuka promet de doubler le PIB, en mettant l’accent sur les ressources naturelles du pays.

Alors que, dernièrement, son compère Martin Fayulu a été désigné par son parti politique Ecidé, comme candidat à la prochaine élection présidentielle, le leader du Nouvel Elan, lui, ne compte pas croiser les bras. «Je serai candidat en 2023. Dans moins de six mois déjà, je présenterai ma candidature au congrès de mon parti», a-t-il affirmé.

Toutefois, il n’exclut pas une probable alliance politique et/ou électorale avec son allier de l’ECIDé, même avec d’autres leaders d’autres forces politiques. Mais, précise-t-il, cela ne serait possible que s’il se dégage une convergence autour des programmes respectifs. «D’abord, je ne connais pas son programme. Donc, le moment venu, s’il se dégage une convergence autour de nos programmes respectifs, Martin et moi, son parti et le mien, mais aussi avec d’autres forces politiques et sociales, c’est sur cette base là que les alliances politiques et électorales pourront avoir lieu ».

En perspective, il n’envisage pas une quelconque accointance qui va dans le sens de collaborer avec le FCC, plateforme politique de l’ex Président de la République et sénateur à vie, Joseph kabila. C’est ainsi d’ailleurs qu’il a indiqué que son parti politique et lui sont contre l’idée du bloc patriotique.

«Mon parti et moi avons dit non à ce Bloc patriotique parce que nous considérons qu’on ne peut pas s’appuyer sur celui qui a fait le pêché pour combattre celui qui a profité du pêché. Donc, nous pensons que le FCC n’est  pas l’allié approprié pour lutter contre la fraude électorale et pour la vérité des urnes, parce que ce sont eux qui sont à la base de cela. C’est cela, d’ailleurs, qui fait la divergence entre Ecidé et Nouvel Élan, entre Martin Fayulu et moi. Évidemment, c’est une divergence qui peut être dépassée, je l’espère, parce qu’il faut maintenir Lamuka comme force de résistance», a soutenu l’ancien premier ministre.

L’actuel coordonnateur de Lamuka a donné son avis sur la visite du secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, ainsi que son message sur la guerre qui se passe à l’Est du pays. Pour lui, le simple discours de dénonciation du Rwanda comme agresseur de la RDC ne suffit de la part de l’homme d’Etat américain.

 Il faudrait, selon lui, accompagner les mots avec des actions de sanctions contre Kigali. «Ça me laisse sur ma soif. J’aurais aimé qu’il se prononce, y compris en condamnant le Rwanda, en s’engageant à prendre des sanctions dans le cadre de son pays, mais aussi dans le cadre de la communauté internationale».

Le leader de Lamuka a souligné, en ce qui concerne le bon climat économique du pays, qu’il faut une ressource pour financer la fonction régalienne de l’Etat, sans laquelle, insinue-t-il, il ne peut y avoir la souveraineté totale de la RDC. C’est dans ce sens qu’il a martelé sur des stratégies à mettre en place pour multiplier le PIB.

«Donc, il faut doubler le PIB. Mais comment doubler le PIB, avec quel modèle économique ? Nous allons mettre l’accent sur les ressources naturelles qui font l’objet de bradage hier comme aujourd’hui. Je prends ma part de responsabilité en tant que dirigeant», a-t-il indiqué.

Fidel Songo

Maître Alain Bacoke coordonnateur national adjoint de la cellule nationale de relation avec les mouvements associatifs de la société civile  affiliés à l’Union pour la Nation Congolaise  a représenté la CENAREMASOC UNC et son Coordonnateur national Totshumany Kisombe à la réunion spéciale de la Direction Politique Nationale élargie convoquée par l’Honorable Docteur Vital Kamerhe, Président national de l’Union pour la Nation Congolaise, « UNC » en sigle. C’était ce lundi 22 août 2022, au siège national du parti.

Ces cellules spécialisées ont réussi à parler à l’oreille du Président National,  après son discours et  devant les responsables des organes et structures  du parti.

La cohésion, l’unité, le pardon et l’amour étaient les mots clés  de l’exhortation du Président National Mwalimu Vital Kamerhe et l’annonce dans les prochains jours de sa descente dans l’Est du pays pour apporter sa contribution à la recherche de la paix  durable dans cette partie de la RD. Congo.

Il sied de rappeler que  Maître Alain Bacoke est également Président National de la Jeunesse Congolaise, « JECO » ASBL.

La Pros.

Le Forum des Femmes Citoyennes et Engagées pour la Gouvernance, la Démocratie et le Développement, FOFECEGDD en sigle, suit avec une particulière attention le cheminement du train de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui, en principe, doit conduire aux élections de 2023, comme le prévoit le délai constitutionnel. Le FOFECEGDD dénonce, cependant, un chevauchement des opérations, au niveau de la Centrale électorale, qui risqueraient de tirer les choses en longueur pour ainsi occasionner un glissement. A travers un communiqué de presse rendu public en début de cette semaine, cette structure des Femmes engagées pour la promotion des valeurs démocratiques appelle la Ceni à publier son calendrier électoral et à rechercher, une fois de plus, le consensus entre les parties prenantes au processus électoral pour des élections crédibles, transparentes et apaisées en 2023. Ci-dessous, le communiqué de presse du FOFECEGDD.

FORUM DES FEMMES CITOYENNES ET ENGAGEES POUR LA GOUVERNANCE LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT ‘’FOFECEGDD’’

COMMUNIQUE DE PRESSE No 003/FOFECEGDD/2022 PORTANT URGENCE DE
PUBLICATION DU CALENDRIER ELECTORAL PAR LA CENI
Le FOFECEGDD suit avec beaucoup d’attention les activités de la centrale électorale, telles que mentionnées dans ses différents documents de travail notamment la Feuille de route du processus électoral 2021-2027 publiée en février 2022 ; la Synthèse du Plan stratégique et opérationnel 2022-2026 ; le Plan de passation des marchés additionnel, Exercice budgétaire 2022, ainsi que les différents communiqués de presse.
Tout en saluant la promulgation de la loi électorale par Son Excellence Monsieur le Président de la République et de l’adoption de ses mesures d’application par la plénière de la CENI, le FOFECEGDD reste néanmoins préoccupé par la faible cohérence et l’air opaque constatées dans les différents documents cités ci-haut ne permettant pas aux autres parties prenantes au processus électoral en cours en RDC de suivre avec exactitude les réalisations de la centrale électorale et d’y apporter d’une manière responsable leurs apports afin de construire l’effectivité d’un processus inclusif, transparent et apaisé ;
S’agissant de la Feuille de route du processus électoral 2021-2027, ce document aussi important de la CENI continue de souffrir en raison des contraintes soulevées depuis sa publication au mois de février 2022 et nullement les autorités de la centrale électorale ne sont revenues pour l’évaluation desdites contraintes et déterminer le taux d’exécution des activités
reprises dans ladite Feuille de route ;
En ce qui concerne la mutualisation des activités opérationnelles de la CENI, l’INS et l’ONIP1 à près de16 mois des élections, aucune information officielle n’a été communiquée sur l’effectivité de cette mutualisation et cela ne facilite pas aux parties prenantes de faire le suivi ;
Outre cela, le FOFECEGDD constate une réalisation mitigée d’appels d’offre des marchés publics contenu dans le Plan de passation des marchés additionnel de la CENI pour l’exercice budgétaire 2022, soit sur 20 marchés prévus et retenus dans la phase d’élaboration, seul 2 ont été publiés et attendent l’achèvement de leur phase respective de conclusion et notification du marché2, il s’agit de marchés pour l’acquisition des kits d’enrôlement et des véhicules pour les antennes;

Sur ce, FOFECEGDD pense qu’il y a chevauchement des opérations au niveau de la centrale  électorale ce qui risquerait de marcher sur les caractères paisible, crédible et transparent des élections tant voulues dans le pays et recommande ce qui suit :
A la CENI
• De rendre public le calendrier électoral en toute urgence. Ceci permettra aux parties prenantes de bien suivre le processus électoral dans sa globalité et sans opacité ;
• De reprendre avec les réunions des cadres de concertation pour promouvoir le partage d’informations et les échanges avec toutes les parties prenantes sur le processus électoral en cours, à chaque niveau que la situation l’exige ;
• De promouvoir la participation et inclusion de toutes les parties prenantes.
Aux Partis et Regroupements Politiques
• D’exiger à la CENI la publication du calendrier électoral, car cet instrument important leur permettra de mieux suivre le processus électoral et de se mettre en ordre utile pour contribuer efficacement à la tenue des élections en 2023.
Aux Organisations de la Société Civiles
• De veiller et suivre avec attention les comportements de toutes les parties prenantes à ce processus pour un atterrissage paisible de ce dernier.
Le Forum des Femmes Citoyennes et Engagées pour la Gouvernance la Démocratie et le Développement (FOFECEGDD) est une organisation de la société civile de droit congolais, œuvrant dans le domaine de la promotion des droits des femmes et des filles. FOFECEGDD a pour objectif principal de contribuer au respect des droits des femmes et des filles en combattant les violences dont elles font l’objet et en promouvant les valeurs positives tout en appelant à leur inclusion croissante dans les instances et processus de prise de décision au niveau local et national.
Fait à Kinshasa, le 12 août 2022

Pour le FOFECEGDD

Marie LUKUSA KADIMA

Présidente

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