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Aucune immoralité sexuelle n’est belle, mais la plus laide de toutes,  c’est la pédophilie. Le mot pédophile est issu du grec ( de pais, qui veut dire enfant et de philo, qui veut dire aimer). Il signifie : qui aime les enfants. Plus précisément, le terme pédophile désigne un individu qui éprouve et met en acte une attraction sexuelle pour les enfants. Acte, qui inflige à l’enfant un choc violent qui dépasse ses forces de réaction et de compréhension et qui le déconstruit physiquement entraînant des réactions pathologiques dont la stupéfaction, le chaos, la mort, le néant pour ne citer que celles là. Quelle cruauté que d’infliger des sévices ,de cet acabit , à un innocent, sans moyens de défenses juste pour assouvir ses instincts les plus bas ? Et ceci en ignorant superbement le traumatisme causé à la victime. Traumatisme qui va le marquer jusqu’à la fin de ces jours. Le dicton selon lequel : “ l’homme sait souvent ce qu’il fait , mais il ne sait pas ce que fait ce qu,il fait “ est à cet égard très éloquent.

Dans les us et coutumes de la société congolaise, la sexualité est considérée comme un acte noble, par lequel s’opère la mystérieuse alchimie de l’alliage tendu entre notre esprit et notre corps. A  ce titre, elle est bien règlementée et elle se pratique dans les règles de l’art. Il se trouve que le puritanisme d’antan a cédé le pas à des idées abjectes émanant d’ailleurs et qui se moquent éperdument de la morale et de l’éthique.

En effet, nous vivons dans un monde plus ouvert, plus complexe, plus en réseau et où la technologie transforme, chaque jour les écologies cognitives des gens. Un tel monde est un terreau fertile pour des abus sexuels de toute sorte, dont la pédophilie, l’homosexualité, la sodomie, l’inceste et on peut allonger cette énumération.

Avec le “ plus ça vient d’ailleurs et plus c’est chic “, ces actes immoraux ont gagné l’ADN du citoyen congolais et elles y prospèrent inlassablement. Peu importe si elles proviennent des individus dont les facultés mentales sont assiégées par le crétinisme. Individus qui martèlent urbi et orbi à ceux qui veulent les entendre leur doctrine noire, à savoir : “ tout est permis en matière de sexualité, pourvu qu’on assouvissent ses pulsions ataviques”.

Face à cet état de fait,trois approches peuvent être adoptées. Soit rejeter toutes les allégations en rapport avec l’existence des pédophiles dans notre société. Soit se dire “errare humanum est, perseverare diabolicum” ( l’erreur est humaine, c’est persévérer qui est diabolique ) et prêcher le pardon en même temps que la sagesse de ne pas continuer à évoluer sur cette voie diabolique. Soit enfin, se dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu et chercher les voies et moyens d’arrêter l’hémorragie et de lever ainsi l’épée de Damoclès qui pèse sur notre société. Notre préférence va à la troisième approche tout en optant d’aller à contrario du choix du fameux médecin Hypocrate dont le serment éponyme est connu de tous. Ainsi que de l’avocat de renom Maître Vergès, sujet franco-algérien né à Thaïlande de père réunionnais et de mère vietnamienne. Paix à leurs âmes ! Les deux préconisaient la même chose en des termes différents. Le premier conseillait de soigner le malade et non la maladie. Tandis que le second  proclamait haut et fort qu’il préférait  défendre le criminel plutôt que de s’attaquer au crime . Pour le problème qui nous intéresse, nous pensons qu'une méthode holistique serait plus opportune.

Il nous semble qu’au lieu de s’attaquer aux pédophiles individuellement, il serait bon de prendre le taureau par les cornes et ainsi mettre hors d’état de nuire  ces individus, sans conscience ni loi, qui vendent la mort et sèment le désarroi dans le chef de nos enfants. C’est ici le lieu de dire un mot sur la pédophilie et sur l’enfant.

A  l’état actuel des connaissances, la pédophilie est bel et bien une maladie.Elle est un désordre psychique.Elle est dans le même temps un crime du fait des dégâts incommensurables qu’elle occasionne à la société. En ce qui concerne l’enfant, contrairement aux idées reçues, il est un être extrêmement complexe. Freud parle de lui, comme d’un pervers polymorphe c.à.d.  d’un individu enclin à faire le mal et capable de se transformer physiquement en modifiant son apparence.

Il est notre égal paradoxal, selon la belle formule d’Alain Renault. C’est-à-dire, qu’il est un être qui est à la fois  semblable à nous adultes mais  Il a encore un besoin absolu de nous  pour être éduqué et advenir à lui-même. Quel traitement pour les auteurs et les victimes de la pédophilie ? La question se pose avec acuité, en même temps que s’impose la nécessité d’avoir en amont une stratégie pour qu’un pédophile en devenir ne passe pas à l’acte et en aval des mesures pour qu’un pédophile guéri ne récidive pas.

Nous pensons qu’il serait opportun d’avoir des centres qui sont des structures tranparentes dans chacune des 26 provinces que compte notre pays. Dans ces structures on aura différents acteurs qui y travaillent de façon synergétique. Il s’agit des acteurs médicaux ( médecins, psychiatres, pédiatres etc…), des acteurs juridiques ( magistrats, criminologues,etc…,), des acteurs éducationnels et des acteurs religieux. Acteurs qui devraient joindre leurs forces pour prendre à brûle-pourpoint le fléau de la pédophilie dans notre pays. Dans des tels centres, les médecins s’occuperaient des aspects pathologiques de la chose, les criminologues des aspects juridiques et les hommes de Dieu, des questions morales.

Les différents acteurs devraient combiner à bon escient les principes marxistes et chrétiens qui commandent qu’on agresse l'agresseur et qu’on prie pour lui respectivement.

Ceci pour dire que dans les différents centres, outre le fait de préserver le pédophile en devenir et  le pédophile guéri, il est question d’agresser, le pédophile avéré en le jetant le cas échéant en prison tout en le soignant, et en priant pour lui.En matière de la pédophilie, le soin ne peut rien tout seul. La justice via la condamnation et l’incarcération non plus. Les différents acteurs travaillant dans un même centre devraient donc agir en symbiose. Pour avoir des centres de ce genre, capable d’enrayer la pédophilie dans notre pays, il va de soi que les hommes aux manettes du pays devraient sortir le portefeuille.

Mais,  nous pensons que le jeu en vaut la chandelle. Il convient de signaler qu’il ne serait pas bon que nous rejetions la responsabilité de cette lutte sans merci contre la pédophilie dans notre société seulement sur l’Etat et sur les acteurs, au niveau des centres.

Nous devrions aussi apporter notre pierre à cet édifice d’avant-garde pour nos enfants. “Mieux vaut prévenir que guérir” stipule un viel adage”. Nous devrions donc aider les centres dans la prévention en ne  restant pas passif, mais en dénonçant tout ce qui est suspect, en nous enquérant de ce qui se passe dans les endroits fréquentés par les enfants (écoles, églises, hôpitaux ,etc..), en redoublant de vigilance sur les comportements et les fréquentations des enfants.

Nous devrions aussi faire tout ce qui est en notre pouvoir pour réduire la violence sexuelle autour de nous, limiter l’étalage de la pornographie devant les enfants et aider les grands enfants à l’adoption d’une sexualité sage, ordonnée et codifiée. Et comme l’argent est le nerf de la guerre, nous devrions  soutenir les centres avec des dons, de l’argent, des services et pourquoi pas par le mécénat.

En guise de conclusion, un bon citoyen est celui qui se conforme à ce qui élève son pays et qui se soustrait des médiocrités qui le rabaissent, telles que les abus sexuels, au premier rang desquels trône la plus laide d’entre elles,  à savoir : la pédophilie. Il y a des moments où un lion devient agneau.

Les centres proposés dans cet article ne sont rien d’autres que des systèmes interactifs d’aide à la décision qui transforment un individu du plomb vil de pédophilie  (lion) en or pur d’individu normal (agneau).

Une question qui devrait tarauder l’esprit du lecteur est celle de savoir pourquoi on devrait s’intéresser aussi à la victime au lieu de ne se concentrer que sur le pédophile . C’est tout simplement parce que, les victimes qui ont été nourries au bibéron des abus sexuels risquent, à leur tour, de passer du rôle de la victime au rôle d’agresseur. Laissez nous terminer par une métaphore que  nous trouvons édifiante.

Nous admirons le deal de ni paix,  ni guerre entre la Chine et Taïwan, dans le périmètre asiatique situé de part et d’autre du détroit de Formose.

La Chine ne peut pas annexer Taïwan, Taïwan ne peut pas proclamer son indépendance et personne ne peut user de la force, pour faire prévaloir son point de vue. Nous refusons mordicus qu’un tel deal d’équilibriste soit appliqué dans le périmètre congolais situé de part et d’autre de la moralité et de l’éthique.

Les congolais situé du côté de la mortalité et de l’éthique devrait annexé de force, ceux qui sont de l’autre côté.

*Professeur honoraire à l’UNIKIN (RD Congo), à l’Université de Tizi-Ouzou (Algérie), à l’Université du Rwanda (Rwanda) ,à l’University of South Africa  (Afrique du Sud).

 

 
 
 
 

 

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