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La ville de Kinshasa n’est pas gouvernée ou encore il y a absence de l’autorité de l’état dans cette ville». Jean-Marc Kabund, 1er Vice-président de la Chambre basse du parlement, parlant au nom des Députés nationaux élus de Kinshasa, n’a pas mâché ses mots.  Malgré son statut de province, Kinshasa présente l’image d’une ville non gérée au regard de l’anarchie qui s’est installée dans tous les domaines. Excédé par ce désordre érigé en mode de gestion, les élus de Kinshasa, toutes tendances confondues, à l’initiative du vice-président de l’Assemblée nationale, ont décidé de hausser le ton face à l’indifférence de l’exécutif provincial.

Mercredi 11 août,  le 1erVice-président de la Chambre basse du parlement,  Jean-Marc Kabund-a-Kabund a réuni les élus de Kinshasa dans la salle des Spectacles du Palais du peuple pour un diagnostic sans complaisance avant d’établir les responsabilités et chuter par des recommandations pour la ville de Kinshasa. Très sévères envers eux-mêmes d’abord, puis envers le Bureau de l’Assemblée nationale qui gèle certaines initiatives parlementaires des députés en termes de contrôle des membres de l’Exécutif et, enfin, envers leurs électeurs, les députés nationaux, élus de Kinshasa, ont déploré beaucoup de difficultés que traverse leurs quatre circonscriptions électorales notamment,  dans le secteur des infrastructures, de la circulation routière, de l’insécurité, des constructions anarchiques, de la spoliation des biens immeubles des faibles par un réseau maffieux appelé communément « Folio », constitué des magistrats, des juges, des avocats et des agents des Affaires foncières pour fabriquer des jugements en vue d’exproprier les faibles qui sont, d’une manière générale, des veuves et des orphelins.

Introduisant cette réunion, le premier vice-président a indiqué que Kinshasa présente l’image d’un far west où il y a absence de l’autorité de l’Etat à travers les embouteillages qui créent une insécurité sur les voies publiques. A ce niveau, l’élu de Mont-Amba a déploré le non-respect du Code de la route par les autorités politico-administratives, militaires et policières. Ce qui conduit la population à emboiter le pas aux autorités. Jean-Marc Kabund a cité l’exemple d’un officier de l’armée qui a brûlé un feu rouge alors que tout 1er vice-président de l’Assemblée nationale qu’il est, il s’est arrêté. Plusieurs fois, il a constaté les ministres, les autorités politiques, policières ou militaires violer le sens unique. «Personne ne respecte la police. Et pourtant, dans d’autres pays d’Afrique, la levée du doigt d’un policier est concédée à la lettre ; tandis que chez nous, il est des usagers de la route, non seulement qu’ils n’obéissent pas aux ordres des policiers, mais qui se permettent de porter la main sur eux. Plus grave, lorsque le conducteur auteur de la contravention est interpellé, il est des autorités qui exercent le trafic d’influence pour sa libération au point de réduire la force de l’Etat exercée par ses agents de l’ordre », regrette-t-il.

Abordant la question relative aux marchands ambulants, Jean-Marc Kabund s’est indigné du fait que de bout en bout, Kinshasa a été transformé en un grand marché sale avec des marchés pirates. « Depuis l’aéroport international de N’djili, passant par Kingasani, Masina, jusqu’à la Gare centrale, le boulevard est un marché où l’on expose tout. Les visiteurs sont étonnés de constater cet état sans que l’on n’y trouve des solutions idoines. Cette situation s’accompagne de l’insalubrité de la ville de Kinshasa avec des immondices partout. Les structures montées par le gouvernement provincial semblent avoir été mises en place pour piller les caisses du Trésor public. C’est notamment l’opération Kin-Bopeto dont les actions ne sont menées que sur les artères principales. C’est un cheval blanc pour piller l'Etat congolais », dénonce-t-il.

Par ailleurs, d’autres  députés nationaux ont dénoncé  d’autres méfaits qui caractérisent la Ville de Kinshasa, notamment la construction des stations-service un peu partout, au point d’exposer la population à des risques d’incendie aux conséquences très néfastes, spoliations des sites militaires, des espaces verts, l’insécurité à travers le phénomène Kuluna et les enlèvements à bord des taxis ketchs. Après le diagnostic, les élus nationaux ont établi les responsabilités qui sont partagées entre le gouvernement central, le gouvernement provincial et la population par manque de civisme. Pour passer aux recommandations, les élus nationaux de Kinshasa ont estimé qu’il faut, au préalable, inviter les responsables à différents niveaux pour les entendre pour qu’ensemble, ils réfléchissent sur les pistes des solutions.

Les députés nationaux élus de Kinshasa ont également demandé la réactivation de leur caucus en vue de mener des actions en synergie au profit de leurs électeurs. Ils ont également demandé à Jean-Marc Kabund à être leur porte-voix au niveau du bureau et de veiller pour que leurs initiatives en termes de contrôle parlementaire aboutissent.

La Pros.

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