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*Attaques sur attaques. Accusations sur accusations. Elu de la  Mongala  et aujourd’hui,  juge au Conseil d’Etat,  Noël Botakile, Professeur de son état,  y a  répondu en live face un parterre de journalistes constitués  en ‘’Equipe Nationale’’.   Et, sur toute la ligne, il rejette toutes les allégations tendant à lui imputer la responsabilité sur les   dernières convulsions et bavures politiques enregistrées à la Mongala. Il dit n’avoir ni influencé un  Député Provincial dans la déchéance d’un quelconque Gouverneur, ni poussé un juge du  Conseil d’Etat, même s’il n’y est qu’un Directeur de Cabinet du Premier Président,  à prendre une décision en faveur d’un tel ou d’un tel autre. Bien au contraire, il en appelle au respect de la loi dont il se dit, d’ailleurs, l’esclave. Il invite également les Députés et Sénateurs,  instigateurs de cette campagne de diabolisation qu’il considère, à son avis, comme étant simplement   une comédie,  au respect dû au Conseil d’Etat dont les décisions, dans la sphère de l’ordre judiciaire des juridictions qui est lui reconnue par la Constitution et les Lois de la République,  doivent être impérativement exécutées sur l’ensemble du pays, y compris à la Mongala.

Réserve du juge ou refuge des accusateurs ?   

"Depuis que je me suis lancé en politique, surtout quand j'ai quitté Kinshasa, où j'ai été élu Député national en 2011, pour aller évoluer dans ma province natale, j'ai toujours fait l'objet des attaques. Et quand on fait ce métier, il faut toujours s'y attendre. Même quand je me  suis mis en retrait, ces attaques gratuites, ces mensonges contre ma personne continuent. Mais,  je suis très déterminé, très motivé à œuvrer pour sortir ma province de son état actuel, à sensibiliser jeunes et vieux pour se mettre ensemble au travail pour enfin,  mettre notre province sur les rails", soutient, mordicus,  Noël Botakile en déniant  à quiconque la moindre  tentative  de se réfugier derrière le principe de réserve du juge du Conseil d'Etat,  pour casser du sucre sur son  dos et justifier ainsi  tous ces tirs à boulets rouges  dont l’on veut, désespérément,  lui faire payer les  pots cassés. 

L’esclave de la Loi…

Il  dit connaître, en effet,  les personnes qui sont  derrière ce qu’il appelle, lui-même : ‘’comédie ou  campagne partiale’’. "Ce sont, au total,  sept ou huit Députés et Sénateurs sur les dix-sept que compte la Mongala. Ils sont tous du FCC. Ils m'accusent d'avoir manœuvré  pour la déchéance de l'ancienne présidente  de l'Assemblée nationale issue du FCC  ou de n'avoir pas fait assez pour la protéger. Quand ils ont voulu déchoir le président Jean-Marc Kabund de son poste, je les avais prévenu contre le risque qu'ils encouraient et contre la violation de la Loi.  Ils n'ont pas voulu m'écouter. Moi,  je suis esclave de la Loi. Ils ne me pardonnent pas pour avoir participé à la naissance de l'Union sacrée de la Nation avant d'intégrer la magistrature, où je vais  me forger une nouvelle expérience. Cela dit, je trace ma route malgré cette guerre de leadership qu'ils me font. Je trouve même que mes fonctions actuelles de juge au Conseil d'Etat m'empêchent de faire plus. Une fois en dehors de cette juridiction, je mouillerais ma chemise pour faire élire le Président Félix Tshisekedi avec un score de 99% à Mongala", explique-t-il.

En âme et conscience 

"Je suis en bon terme avec la majorité de Députés Provinciaux. Mais,  je ne pousse personne et alors personne,  pour agir en âme et conscience, conformément aux textes qui régissent l'Assemblée provinciale de la Mongala. Tout comme je n'ai aucune influence, en tant que Juge, sur les décisions du Conseil d'Etat concernant la Mongala. Je me tiens d'ailleurs, par principe et au regard des textes, loin de tels dossiers", réaffirme-t-il. 

Taxes dues à la Province ?

Plus loin, à une question sur cette affaire des taxes dues à la Province, il   se  demande à quel titre peut-il  s'arroger un tel pouvoir ? Il rappelle  à tous que si vraiment,  il existe des sociétés qui paieraient des taxes dues à l'Etat à l'individu Botakile, elles seraient contraintes à  payer alors le  double. 

Est-ce que     le Premier Président du Conseil d'Etat et lui-même,  se sont récemment organisés pour prendre la place des  représentants personnels du Président de la République au sacre de l'Evêque de la Mongala ?

"Non. Le Professeur Félix Vunduawe Te Pemako est un Chef de corps. Sa présence à cette manifestation devait  bousculer le protocole et le Vice-Premier Ministre à qui  il n'a, pourtant  pas,  ravi la mission, était obligé de lui faire déférence. Ce sont des règles administratives que j'évoque et dont je suis otage", précise-t-il.

Plainte ou piège ?

Pour rappel, un groupe de sept ou huit Députés et Sénateurs de la Mongala a entrepris d'attaquer leur collègue élu Botakile. Les médias et les réseaux sociaux en ont,  d’ailleurs,  fait leur chou gras, ces derniers jours.   Et, comme si cela ne suffisait pas,  ce  même  groupe-là  aurait également  porté    plainte devant le  Conseil Supérieur de la Magistrature contre le Professeur Félix Vunduawe Te Pemako, Premier Président du Conseil d’Etat   et Noël Botakile,  son Directeur de Cabinet. Une plainte qui, à la lumière des arguments de ce dernier,  risque de se retourner en   un piège contre ses auteurs.

LPM.

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