Dernières publications

Flash

Reprise des activités depuis le samedi 3 octobre dernier, au sein du regroupement politique «Les Progressistes ». Une matinée politique a donc été tenue à cette occasion en son siège situé dans la commune de Limete, en présence de quelques centaines de personnes, question de faire le point sur la situation de l’heure et définir les axes de priorités. Parmi les intervenants à ces assises, le professeur Jacques Ebweme Yonza qui a axé son propos autour de «La construction de la puissance nationale globale de la RDC».

Ensuite, d’autres cadres du regroupement sont revenus sur l’organisation, la structuration ainsi que le fonctionnement de cette plateforme dirigée par l’actuel premier Vice-président du Sénat, Samy Badibanga Ntita. Le Front Commun des Patriotes Tshisekedistes a également pris part à cette matinée.
En quatre points, le professeur Ebweme a décrit la situation politique actuelle qui, selon lui, empoisonne la coalition au pouvoir et paralyse en même temps tous les autres secteurs d’activités.

Coalition ou cohabitation ?
En effet, des lois taillées sur mesure et la mauvaise organisation des élections de 2018 sont, selon ‘‘Les Progressistes’’, la principale cause de la crise multisectorielle que traverse la République Démocratique du Congo. Ils fustigent le fait que les manifestations de cette crise politique soient très perceptibles de par l’agir politique et les discours de certains membres de la coalition FCC-CACH.
‘’Cette coalition s’est enlisée et, est devenue de fait, une cohabitation, foulant aux pieds la volonté de changement de gouvernance politique mainte fois exprimée par le peuple et reléguant ainsi au second plan de ses priorités, l’intérêt national‘’, a laissé entendre le professeur Ebweme.
Pour lui, dans les deux camps, la conservation du pouvoir après 2023 prend carrément le dessus sur toute initiative tendant à rencontrer les vrais problèmes du pays.

Par ailleurs, ‘‘Les Progressistes’’ pointent du doigt le FCC qui, selon eux, détourne l’attention du chef de l’Etat sur l’essentiel pour l’entrainer dans le champ du «repositionnement pour le pouvoir au pouvoir après 2023». Mais aussi tente de diviser l’opposition en suscitant l’animosité, la lutte de leadership des opposants entre eux. Au final, c’est le peuple qui souffre, note ce regroupement politique.
La covid-19 vue par ‘‘Les Progressistes’’
Il a également été abordé le contexte de la survenance de la pandémie de coronavirus en RDC, tout en dégageant quelques-uns de ces aspects positifs.

Ici, le Député national honoraire a relevé les leçons que les gouvernants auraient tirées de cette pandémie pour finalement repenser l’intérêt national à travers la décision de la construction de la puissance nationale globale.
Le professeur Ebweme pense que la pandémie de coronavirus ne doit pas être vue uniquement sous un angle pathologique voire fatal. ‘’Elle est un stimulus pour les Etats fragiles à se réveiller et un détonateur pour les Etats qui se croyaient puissants,… de se rendre à l’évidence‘’, a-t-il souligné.
Particulièrement en RDC, la covid-19 a suscité la prise de conscience sur la quasi-absence des infrastructures sanitaires adéquates dans le pays. Mais également la reconnaissance de l’inefficacité du système d’enseignement supérieur, universitaire, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique ; et l’incapacité des gouvernants politiques de protéger la population.

Des recommandations
Des suggestions destinées de manière générale à la classe politique congolaise et à la société civile ont été formulées à l’issue de cette rentrée politique, la première après le déconfinement et la dernière de l’année 2020.
Les Progressistes suggèrent notamment, au président de la République, de s’assumer pleinement en tant que Garant du bon fonctionnement des institutions ; de refuser l’infiltration et l’inaction de l’armée par l’intégration des miliciens dans les rangs de celle-ci ; de laisser la justice organiser des poursuites plutôt que de favoriser le désarmement, la démobilisation et la réinsertion sociale des miliciens qui, de fait, est une prime à l’impunité. Et, enfin, de tenir compte de la géopolitique nationale dans ses prochaines nominations afin de résorber les frustrations tribales.
Au FCC, de dire clairement à l’opinion nationale et internationale qu’il a désormais levé l’option pour une cohabitation gouvernementale au lieu de continuer à paralyser impunément tous les secteurs de la vie nationale. Mais aussi d’arrêter de considérer le Président de la République comme étant à sa remorque.

A la coalition FCC-CACH, d’éviter d’exhiber les scènes de théâtre de chez nous qu’elle ne cesse de faire montre à l’opinion à travers ses diverses querelles intestines.
A la classe politique congolaise, ‘‘Les Progressistes’’ demandent d’être la solution et non le problème pour le pays.
Et à la société civile, d’être guidée uniquement par l’intérêt national.

BL

Pin It

Statistiques

10562631
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
2604
26944
137257
10237135
602746
852369
10562631

Your IP: 3.219.217.107
2020-10-23 01:53

Les plus lus

  • Partenaires

  • Médias

  • Tout

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg