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Tout Kinshasa attendait avec impatience que le contenu de l’entrevue souhaitée par les organes de la justice avec les deux citoyens cités plus haut soit livré au public.

Le Parti de Monsieur Fayulu avait même rameuté ses troupes pour accompagner son leader répondre à cette invitation de la justice pour le moins insolite. En effet, M. Fayulu et M. Théodore Ngoy ne faisaient qu’exercer leur droit reconnu par la constitution en son article 23, permettant à tout Citoyen de s’exprimer librement sur tout sujet d’intérêt national sans porter préjudice à autrui.
Cela avait surpris tous les observateurs que les organes de la loi qui sont en train de regagner la confiance du peuple Congolais après leurs récentes prestations aient pu sortir une telle invitation. Il est également malséant de penser que les autorités Congolaises notamment, la Présidence de la République aient eu quelque chose à voir dans ces invitations comme certains extrémistes ont pu le suggérer. C’est leur attitude citoyenne devant l’exercice de la liberté d’expression qui est en train de rendre à la population congolaise la beauté de la démocratie dans laquelle tout citoyen peut s’exprimer librement sans crainte de se retrouver enterrer dans une obscure geôle craignant pour sa vie .

Dès lors que nous pouvons exclure la possibilité d’impliquer les autorités politiques dans cette invitation, nous nous devons aussi d’éclairer la lanterne de la population sur cette invitation. Est-ce qu’elle existe réellement ? Faudrait-il croire le Général Kasongo, le commandant de la ville de Kinshasa, qui a déclaré ce matin sur les ondes des radios périphériques qu’il avait questionné les autorités judiciaires pour avoir des précisions sur le sujet. L’invitation de M. Fayulu et de Théodore Ngoy n’existe pas. C’est une création, d’après lui, des réseaux sociaux. Nous devrions le croire. Les hommes en armes ne sont pas enclins à donner libre cours à des élucubrations de mauvais goût. On ne rigole pas avec la rigueur militaire. Seulement voilà, Me Théodore Ngoy affirme avoir reçu des mains de deux agents du Parquet de Kinshasa/Gombe une invitation. Il avait pris le soin de les identifier et de prélever leur numéro matricule. L’annonce du Général Kasongo, commandant de la ville de Kinshasa sur la non-existence des dites invitations a pris tout le monde de court, Monsieur Théodore Ngoy le premier.

C’est ainsi qu’il a annoncé qu’il va poursuivre en justice les agents du Parquet en question qui étaient venus troubler sa quiétude en lui tendant et son invitation et celle de M. Martin Fayulu. Du côté Fayulu, c’était déjà une levée de boucliers si on en croit les déclarations d’un cadre de ce parti sur les ondes d’une des radios émettant à Kinshasa. Il invitait les membres de son parti d’accompagner leur Président au Parquet. C’est sans doute là où le Général Kasongo s’invite dans l’affaire, car désormais, la quiétude de ses chers Kinois était menacée. Nous ne croyons pas que cette levée des boucliers ait eu lieu sans l’existence d’un document invitant leur Président devant les juges, éventualité ayant le tort de faire monter la moutarde au nez de quelques- uns ayant encore besoin d’intérioriser la patience. L’intervention du Général Kasongo, tout en apaisant les esprits qui se surchauffaient déjà désorientent les chroniqueurs des échos judiciaires. Comme tout s’embrouille au point que nous ne sommes plus en mesure d’éclairer ceux qui suivent avec minuties la chose publique, il nous reste la possibilité d’émettre des hypothèses que le temps se chargera de confirmer ou d’infirmer.
La première hypothèse est la suivante : le Parquet à l’échelon inférieur reçoit une plainte venant d’une petite ou grande ONG, on le saura bientôt, et aussitôt il émet les invitations pour M. Fayulu et M. Ngoy. Les agents commis à cette tâche s’acquitte de cette tâche avec promptitude. La hiérarchie judiciaire apprend que les remous que vont provoquer cette invitation de routine ne valait pas tous les troubles qu’elles vont générer. Cette hiérarchie contactée par le Général Kasongo, inquiet des difficultés que vont engendrer cette affaire, lui donne le Feu vert pour faire sauter le fusible et il le fait avec beaucoup de diplomatie en incriminant les réseaux sociaux, souvent coupable de véhiculer des fausses informations.

La deuxième hypothèse, elle, nous oblige à parler d’une renonciation à toute procédure de cet ordre sur prescription de la Présidence de la République.
Toutes ces deux hypothèses sont possibles. Ce qui ne nous empêche pas d’en tirer des leçons. La première leçon est que toute cette affaire a pris de l’ampleur du fait qu’elle a été récupérée par une ONG en quête d’une publicité ou d’une reconnaissance ou alors ce sont des jeunes magistrats qui n’ont pas su circonscrire l’ampleur que cette affaire pouvait prendre lorsque la dite ONG a déposé sa plainte ? Dans tous les cas, une bourde a été commise. Les deux Messieurs ne méritaient pas de voir un juge sur cette affaire. Même s’ils ont un peu rudoyé la personne du chef de l’Etat, il n’y avait rien pour justifier leur invitation devant la justice comme l’ONG l’a crié dans les Média.
Le Général Kasongo n’a fait que corriger la bourde et faire sauter le fusible afin d’éviter à ses hommes un exténuement inutile.
Quand à M. Fayulu et M. Ngoy ; ils se sont vu gratifié gratuitement d’une campagne de publicité dont ils n’avaient pas rêvé.

Laurent Bukasa

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