Flash

*Quelques jours après les violences observées au siège de l’UDPS à la 11ème Rue Limete, le lieu ressemble à un camp retranché. Une escouade de policiers est visible pour en interdire l’accès aux manifestants qui tenteraient de s’opposer à la présence des cadres du parti dont ils réclament la démission, le Secrétaire général Augustin Kabuya en tête.

Le parti politique au pouvoir ne semble pas s’être relevé et pris un nouveau départ après la disparition de son leader charismatique Etienne Tshisekedi en février 2017 mais surtout, l’accession de Félix Tshisekedi au pouvoir suprême il y a bientôt 14 mois.
La cohésion affichée par les « combattants » de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), lors de la retraite politique du Centre catholique Nganda du 28 au 30 janvier et le meeting du 15 février 2020 au stade des Martyrs semble appartenir à un passé lointain. A ces deux occasions, le président intérimaire de l’UDPS Jean-Marc Kabund avait martelé à l’envi que son parti s’insurgeait‘’ contre la confiscation de l’Etat par un individu ou un groupe d’individus’’.

L’on avait compris à l’époque qu’il faisait une allusion à peine voilée au camp du FCC accusé, à tort ou à raison, de ‘’torpiller’’ les actions du chef de l’Etat. L’affirmation peut être retournée contre lui, au vu de la situation vécue ces derniers jours à Limete. Une situation due justement à une forme de confiscation du pouvoir, selon ses détracteurs qui les accusent, le Secrétaire général Augustin Kabuya et lui-même de confisquer le parti dans leurs intérêts personnels.
Tout semble indiquer que le mouvement de colère enregistré, le jeudi 12 mars, serait parti du remplacement de Jacquemain Shabani à la tête de la Commission électorale permanente du parti (CEP) par Abuka Seya Gédéon qui arrive avec un bureau entièrement renouvelé, sur une décision signée par le président intérimaire Kabund. Décision rejetée par le concerné (lui-même un ancien secrétaire général) qui indique se pourvoir en justice, s’estimant l’objet d’une campagne d’humiliation.
Les manifestations ont soulevé en outre d’autres griefs parmi lesquels l’inaction du leadership de l’UDPS dans l’éradication du chômage des membres du parti en dépit d’une litanie de promesses, des détournements de fonds, et le recrutement sélectif des proches parents affectés dans des ministères.

Les signes d’un délitement inévitable
L’UDPS se trouve devant une situation inédite. Deux groupes irréconciliables se font face. D’une part, celui mené par Jacquemain Shabani rejoint par le président de la Ligue des Jeunes,…… et le président de la Convention démocratique, Kankwenda.
Ils se basent sur l’article 26 des statuts de l’UDPS qui stipule qu’en cas d’empêchement définitif du président, une présidence collégiale comprenant le Secrétaire général, le président de la Commission électorale permanente et celui de la Convention démocratique du parti exercent la présidence collégiale et organisent, dans un délai de 30 jours le congrès qui élit un nouveau président.
Ce à quoi le camp Kabuya-Kabund rétorque que le cas du président Tshisekedi ne rentre pas dans le camp de figure d’un empêchement définitif. En conséquence, la tenue du congrès n’est simplement pas à l’ordre du jour.

Evoluant en électron libre, un autre haut cadre et député provincial UDPS, Peter Kazadi, exige ni plus ni moins la démission de Jean-Marc Kabund qui s’arcboute à la présidence du parti, malgré l’exercice des fonctions de vice-président de l’Assemblée nationale.
Face à la radicalisation des positions des uns et des autres, c’est l’UDPS qui risque de plonger dans un délitement durable. Des signes en avaient déjà été donnés lors de l’élection des gouverneurs des provinces. Une enquête interne avait été instituée en son temps pour comprendre les mécanismes de corruption par lesquels des députés provinciaux UDPS avaient favorisé l’élection des gouverneurs du camp Kabila. Les résultats n’en ont jamais été publiés, renforçant les soupçons de collusion qui pèsent sur le duo Kabund-Kabund.

La crise est profonde et le parti d’Etienne Tshisekedi en portera longtemps, les stigmates, à moins que Félix Tshisekedi en personne ne descende dans l’arène et fasse en sorte que le leadership du parti qui semble encore jouir de sa confiance manœuvre pour rétablir une cohésion qui va à vau-l’eau depuis la disparition du Sphinx de Limete.

La Pros.

Pin It

Statistiques

8597093
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
17718
33052
180063
8196630
428135
979134
8597093

Your IP: 18.204.55.168
2020-08-14 13:29

Les plus lus

  • Partenaires

  • Médias

  • Tout

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg