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*Vendredi 28 juin dernier, alors que Martin Kabwelulu et Lambert Matuku Memas, deux des ténors connus du Parti Lumumbiste ont joué, apparemment, aux abonnés absents sur la Place du Cinquantenaire, lieu de la consécration de la succession officielle et populairedu Patriarche Antoine Gizenga, Lugi Gizenga a pris l’essentiel des arcanes de commandement à la tête du Parti Lumumbiste Unifié.

Une collecte de fonds a, du reste, été initiée sur le champ, pour la construction d’un nouveau mausolée dans lequel le Patriarhe Antoine Gizenga, décédé à 93 ans, sera inhumé vers fin juillet 2019 à Buma, dans sa concession familiale située dans l’Est de Kinshasa, la capitale, à quelques périmètres près de Kingasani ya Suka.

Œcuménisme, Makiashi crève l’abcès…
Ce jour-là, peu avant l’allocution de Lugi Gizenga, le nouveau Secrétaire Général, Willy Makiashi, Ancien Secrétaire Permanent et ex-Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Emploi, Travail et Préyance Sociale, a brossé un tableau complet du paysage politique actuel.
Pour lui, en effet, la coalition des forces politiques nationalistes constitue la voie obligée, le paraclet, la clé de voûte, s’il faut placer la RD. Congo dans une posture devant lui permettre de relever ses multiples défis liés notamment, à la paix, à la sécurité, au développement, surtout, à la stabilité institutionnelle.
Makiashi parle, à ce sujet, de l’oeucumenisme politique dont la RD. Congo doit disposer face aux enjeux de l’heure. Allusion faite ainsi à la coalition FCC-CACH à laquelle le PALU entend, particulièrement, apporter sa contribution en tant que parti notoirement connu pour sa forte capacité de mobilisation des masses mais aussi, comme une pépinière de cadres justifiant, à la fois, de la compétence, de l’expertise ainsi que de la probilité morale pour participer, de manière remarquable, à la reconstruction de la RD. Congo.

Il a comparé, au fait, la coalition des forces politiques nationalistes à l’œcuménisme, qui est semblable à un rapprochement de religions et croyances différentes.
Seulement, dans ce rapprochement, chaque parti politique nationaliste, dit-il, a sa vision et son idéologie. De telle sorte que de leur œcuménisme, la refondation de l’heure en soit nettement boostée, comme ce fut naguère le cas du cartel en 1960 sur les cendres desquelles les nationalistes se retrouvèrent autour d’une force compacte en vue d’arracher, de haute lutte, l’indépendance de la RDC.

Autrement dit, cette unification d’antan, rappelle Makiashi, qui avait mis ensemble le MNC de Patrice Emery Lumumba, le parti solidaire africain d’Antoine Gizenga, les Balubakat avec Lubaya et ses camarades et tant d’autres, constitua la force avant-gardiste dans laquelle l’indépendance de la RDC n’aurait été jusqu’ici qu’un pur leurre.
Aujourd’hui plus qu’hier, la RDC est encore à la croisée des chemins. Car, curieusement, le même besoin est, de plus en plus, ressenti face aux velléités de balkanisation, de partition, de sécession ou de saucissonnage du pays.
Si bien qu’à ce jour, le fait que le FCC, le CACH et le PALU se soient mis ensemble, c’est, à son avis, le fruit de la divine providence qui, heureusement, les y a obligés pour le bien de la société congolaise, quoi qu’ils soient, chacun en ce qui le concerne, des partis nationalistes aux idéologies différentes.

Appel pressant
Et, dans ce cadre-là, le Palu invite, par ailleurs, les acteurs du FCC-CACH à assumer leur couleur politique, socialiste ou libérale. Car, dans l’ordre des priorités, ‘’nous dans le PALU, nous défendons les intérêts de la nation, du peuple et du parti. Ce n’est qu’après que vient la satisfaction de nos ambitions individuelles.
C’est pourquoi, il est injustifiable que pour des raisons partisanes quelconques, la culture de la violence vienne entacher notre démocratie.
Une démocratie pour laquelle nous avons eu déjà suffisamment des martyrs et surtout parmi les militants du Parti Lumumbiste unifié. Plus que pour des intérêts partisans, le combat politique doit être fait pour des intérêts de la nation et son peuple’’, prévient-il.

A bas le monstre
‘’Le Congo ne doit plus être une forêt vierge, où seules les gros arbres s’accaparent des eaux de pluies, mais un jardin botanique où toutes les plantes ont les mêmes chances d’être arrosées‘’, a réaffirmé, haut et fort, Lugi Gizenga. Comme quoi, le rêve de son défunt père, qui ne jurait que sur la justice sociale, tous les jours de sa vie sur terre, doit un beau jour, se réaliser.
‘’Le peuple congolais doit connaître la vérité. Le seul et l’unique responsable de l’injustice que vit le peuple congolais et à qui il est imputé sa souffrance, il y a 54 ans, c’est le capitalisme’’, pointe-t-il d’un doigt accusateur.
‘’Ce système qui asservit notre peuple pour que celui-ci ne puisse pas tirer le juste dividende de l’indépendance du Congo. Nous devons nous en débarrasser.Donc, le système à adopter aujourd’hui, et cela a été le fer de lance de Lumumba et Gizenga», c’est le socialisme où toute personne peut se réjouir de son propre travail et dans lequel l’intérêt général prévaut sur les intérêts particuliers.
C’est pourquoi, Lugi interpelle les nouvelles autorités congolais afin qu’elles reviennent à la raison et conseille, enfin, de ne pas faire passer la satisfaction de leurs ambitions individuelles avant celles du peuple.‘’On ne construit rien sur l’injustice‘’, ajoute-t-il.

Recepiscat in pace
Dans la foulée, Lugi Gizenga, à l’aune d’une allocution ponctuée d’une salve d’applaudissements, est revenu sur les principales lignes de son programme d’action. Il s’est appesanti ensuite sur la nécessité, pour les cadres et militants du Palu, de regarder, désormais, vers l’avenir.
Et que même si Antoine Gizenga n’est plus, cela ne signifie pas qu’il aurait emporté avec lui, les idéaux du Palu dans son linceuil.

Par contre, le Parti existe, les cadres et militants sont aussi là. Ce qui compte maintenant, à ses yeux, c’est de poursuivre son œuvre, conformément à sa vision, à ses idéaux et à ses objectifs.
Lugi Gizenga promet, pour ce faire, de se casser en mille morceaux pour péréniser ce combat du Patriarche Gizenga dont il souhaite, d’ailleurs, qu’il soit inhumé dignement là où, de son vivant, il avait, lui-même, situé pour le repos éternel de son âme.

C’est donc à Buma, dans le fief familial, qu’il pourrait, finalement, être redirigé vers la fin du mois de juillet 2019. Une collecte de fonds a été lancée sur le champ, lors de cette matinée politique, en vue de pousser tous les cadres et militants à contribuer à l’érection d’un mausolée qui sera taillé à la trempe de l’homme, à la carrure de cet albatros politique ainsi qu’à sa mémoire et à ses œuvres.
L’on signale, toufefois, que la contribution de toutes les personnes de bonne volonté à la réussite de cette démarche, serait la bienvenue.

La Pros.

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