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BAN2

 

C’est la course contre la montre à l’approche de prochaines élections. La question sécuritaire reste une épine sur le chemin de Tshisekedi après le premier quinquennat mi-figue mi-raisin. Le président de la République avait promis de tout donner, jusqu’au sacrifice suprême, pour le retour de la paix à l’Est de la République. Si beaucoup a été fait, on est bien loin, cependant, d’une paix totale. Vital Kamerhe, allié du chef de l’Etat, s’y investit. 

Après sa rentrée politique à Kinshasa, le leader de l'Union pour la nation congolaise, UNC, à nouveau, à la rescousse du Chef de l’Etat. Un véritable test pour cet allié traditionnel de Félix Tshisekedi après un long séjour à la prison de Makala. Pour sa première sortie à l’intérieur du pays, Vital Kamerhe vient d’annoncer une tournée du lundi 12 au mercredi 14 septembre dans le Nord Kivu. Il devra tenir dès son arrivée un meeting au stade Afia de Goma avant de se rendre dans les territoires de Masisi, Lubero et Rutshuru. C’est à cette occasion qu’il va dévoiler sa recette pour le retour d’une paix durable à l’Est de la RDC.

Jeudi 15 septembre, l’ancien directeur de cabinet du chef de l’Etat va se rendre au Sud-Kivu où il prévoit également de tenir un meeting à la «Place de l'indépendance» à Bukavu le même jour, après avoir parcouru 5 localités qui séparent l'aéroport de Kavumu et le centre-ville de Bukavu. Il se rendra par après à Uvira, Idjwi et Mwenga après le repos dominical dans sa ferme de «Mulume Munene», située dans son Walungu natal.

Après cette étape du Sud-Kivu, le président de l'UNC retournera au Nord-Kivu par Butembo le 24 septembre avant de mettre le cap sur le chef-lieu du Maniema, Kindu, le 26 septembre et le lendemain soit le 27 septembre à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, le Maniema, le Sud Kivu et la Tshopo. Il va regagner la capitale, sauf imprévu,  le 28 septembre prochain.  La deuxième étape de cette tournée va concerner l'Ituri, le Haut et Bas-Uélé et le Tanganyika.

Emma Muntu

Le président de la centrale électorale en RDC rassure que les élections seront tenues dans le délai convenu. « Nous n'allons pas glisser. On va se battre avec vous pour avoir des élections en 2023", a déclaré, au cours d’une conférence-débat au Centre d'accueil Kimbaguiste, dans la commune de Kasa-Vubu, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Pour lui, "C'est important pour un pays d'avoir des élections périodiques, crédibles et apaisées, mais surtout à temps’’. « Nous sommes acquis au principe d'organiser les élections avant que l'année 2023 ne finisse », a-t-il insisté. Toutefois, il a avoué des contraintes à relever. "Il y a des contraintes. Mais, les contraintes sont faites pour être surmontées. Parmi les contraintes, il y a la situation sécuritaire de notre pays. Il y a aussi des difficultés d'ordre financier. Plus tôt on reçoit de l'argent, mieux ça vaut. Quand on reçoit l'argent en retard, les activités seront aussi retardées", a-t-il révélé. Et de renchérir : « Notre équipe a fait un diagnostic à peine arrivée à la CENI. Et nous avons constaté que par rapport aux 3 derniers cycles électoraux, il y a eu beaucoup de plaintes de la part des parties prenantes. À tort ou à raison, la CENI a été accusée de beaucoup de choses. Beaucoup de gens ne croient pas que la CENI peut faire un travail de qualité avec impartialité. Sur base de ce diagnostic, nous nous sommes dit que nous devons relever ces défis ».

Il estime que ces défis peuvent être relevés "de plusieurs façons. La façon la plus facile, c'est de se plaindre ou d'accuser les autres d'être de mauvaise foi. L'équipe qui est à la CENI a plutôt pensé que nous devons nous faire accepter à travers nos actions". Et d'exhorter : « Nous n'avons pas toutes les idées au niveau de la CENI. Il y a des idées que vous pouvez partager avec nous et les mettre en pratique là où, c'est possible de le faire ».

Emma Muntu

 

La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) est une plateforme de la société civile ayant 800 organisations membres travaillant sur la Gouvernance démocratique, électorale et la défense des droits humains. Elle est dotée de la personnalité juridique Arrêté Ministériel n°196/CAB/MIN/J&DH/2011 du 26 avril 2011 et présente dans les 26 provinces de la RDC. C’est dans ce cadre qu’elle a signé un accord de partenariat entre « THE SWEDEN INTERNATIONAL DEVELOPMENT COOPERARATION AGENGY, SIDA sigle » et « LA NOUVELLE SOCIETE CIVILE CONGOLAISE, NSCC en sigle » au nom de 15 Organisations locales membres du « CONSORTIUM DEMCRATIE ET DROITS L’HOMME » dans le but de renforcer le rôle et la capacité de la société civile dans ses intervention dans la promotion de la gouvernance démocratique, électorale, des droits de l'homme, des droits de la femme et de l’accès aux soins de santé de qualité pour les populations vulnérables habitant les zones rurales et urbaines en République démocratique du Congo (RDC).

Ce programme a pour objectif général : renforcer la capacité de la société civile locale à promouvoir la gouvernance démocratique, les droits de l'homme, les droits spécifiques des femmes ainsi que l’accès aux soins de santé par la population vulnérable.

La NSCC travaillera avec le consortium de 15 ONGs  nationales et provinciales ayant fait preuve d’engagement civique communautaire et ayant une grande connaissance du contexte de la RDC en matière des droits économiques des femmes, la gouvernance démocratique, électorale, les droits de l’homme et l’accès aux soins de santé par tous.

Ce travail se fera les zones rurales et urbaines dans les 8 provinces sélectionnées, à savoir : Kongo central, Kwilu, Kasaï Oriental, Kasaï Central, Mayindome, Equateur, Tshopo et Kinshasa. Titre de poste Directeur de Programme

Source de financement Ambassade de Suède à Kinshasa /SIDA Reference du poste AR N°002/NSCC/DDH/2022Bis

Date de publication 26 août 2022

Date de clôture : 10 Septembre 2022 à 16H00

Lieu affectation : Kinshasa

Nombre de poste : 1

Durée du contrat : Durée initiale 4 ans

RESPONSABILITES

Le titulaire de ce poste devra présenter le profil de haut niveau de compétence ayant une expérience avérée dans la gestion des programmes complexes. IL doit maitriser l’environnement du travail des acteurs et de la société civile en RDC dans les domaines de la gouvernance démocratique, électoral, promotion des droits et libertés de citoyens.

Il travaillera sous la supervision directe du Coordonnateur National de la NSCC du programme « Démocratie & Droits de l'homme » et aura pour principales tâches :

  • • Assurer une bonne coordination de la mise en œuvre des activités du programme et des partenaires de terrain (les 15 OSC membres),
  • • Superviser toutes les activités de renforcement de la capacité du secrétariat technique et des partenaires de terrain ;
  • • Produire la compilation des rapports narratifs des partenaires des terrains ;
  • • Superviser les activités du responsable de plaidoyer et communication, le chargé de la recherche, suivi et évaluation, le conseiller juridique ;
  • • Veiller au respect des délais contractuel avec les bailleurs en collaboration avec le responsable de finances et le chargé de subvention ;
  • • Assurer le respect absolu des règles des procédures des bailleurs,
  • • Assurer le suivi et la mise en œuvre des recommandations des audits ;
  • • Mettre en place le plan de renforcement de la capacité des partenaires de terrain et du secrétariat technique ;
  • • Valider les rapports narratifs des partenaires de terrain et autres tâches liées à la bonne marche du programme, etc.

QUALIFICATION ET EXPERIENCE

  • • Avoir un diplôme de Maîtrise ou son équivalent en sciences économiques, management et gestion de projet ou une discipline connexe ;
  • • Avoir au moins cinq ans d’expérience dans l’administration et gestion de projet ;
  • • Maîtrise du français et des langues locales (un atout maitrise de l’Anglais ;
  • • Forte capacité de travail sous pression et aux horaires serrés ;
  • • Expérience dans la constitution, la direction et le développement d’une équipe composée d’experts d’horizons différents ;
  • • Expérience avérée de travailler dans des contextes changeants/instables ;
  • • Expérience dans la recherche, le suivi et l’évaluation axés sur l’apprentissage et la gestion des connaissances ;
  • • Excellente maîtrise de l'informatique (Excel, World, Power point, et autres logiciels)

COMMENT POSTULER ?

Nous nous réjouissons de recevoir votre candidature complète (CV, photocopie titres académiques, attestations de service similaires rendu et lettre de motivation) exclusivement via le contact email ci-contre : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Seuls les candidats sélectionnés seront contactés

 Il aurait été normal d’unir nos efforts, rassembler nos forces pour soutenir les résultats impressionnants de Pius Muabilu à la tête du Ministère de l’Urbanisme et Habitat.

-Jamais avant lui, ce département n’a réalisé autant de recettes pour le compte du Trésor public. En 2021 et 2022, Pius Muabilu a fait exploser les assignations en recettes de plus 125%.

-Jamais avant lui, un ministre n’a autant préservé et récupéré, des mains des spoliateurs, les maisons de l’Etat.

Au lieu de l’applaudir,  des colonnes d’ennemis  se sont élevées et liguées contre lui gratuitement. Elles s’évertuent, jour après jour, à le traîner dans la boue: Un mélange toxique de vidéos haineuses, lettres ouvertes et fakenews  s’est déversé sur la toile pour accuser Muabilu de tous les maux.

C’est d’autant plus insupportable que cela vient des gens qui furent auteurs, complices et consommateurs des antivaleurs.

Toutefois, sur Pius Muabilu, Ils ont menti plus que Satan:

1) Sa femme n’a jamais été députée nationale;

2) Aucun de ses enfants, beau-fils ou assistante  n’est  Conseiller au ministère de l’Urbanisme et Habitat ou au Ministère des Affaires Etrangères;

3) Muabilu n’a jamais eu de Sœur. Il est d’une fratrie de 5 garçons.

On voit bien que la haine, la colère et la jalousie sont des exutoires de la faiblesse. Le bilan de Muabilu est, aux yeux du peuple congolais, positif; Ses adversaires, ne trouvant rien à reprocher à ce bilan, s’attaquent aveuglement à tout, mais ne détruisent rien au final.

Qui ne peut attaquer les actions  attaque l’acteur.

C’est ridicule.

Jules Kidinda

Chargé de Communication/Ministère de l’Urbanisme & Habitat

 

Plusieurs personnes vivant avec handicap se sentent inutiles. Elles ont souvent du mal à intégrer la société, à se connecter au monde et à créer des activités génératrices de revenu. La Fondation Vodacom Congo, en collaboration avec ses partenaires, notamment la Société Visa et le Ministère des Personnes vivant avec Handicap et autres personnes vulnérables (PVH & APV), leur ont trouvé une solution. Ils estiment que tout être humain a le droit de bénéficier des avantages de la technologie numérique et d’avoir accès au financement pour son développement socio-économique.

C’est ainsi que dans le cadre de son vaste programme annuel, « 12 élans de cœur », la Fondation Vodacom Congo a officiellement lancé la campagne " JE SUIS CAP ", un nouveau programme qui vise l’autonomisation et la réinsertion sociale de 500 femmes vivant avec handicap.

Pour la première phase de ce programme, ces 500 femmes vont recevoir une formation gratuite à l’éducation financière dispensée par M-pesa et Visa. Afin de les accompagner dans leurs projets d’entreprenariat au sein de leurs communautés respectives, elles vont recevoir au terme de la formation : un KIT M-pesa, un lot de 100 SIMs Vodacom, un smartphone, un point de vente équipé et un préfinancement à hauteur de 275$ pour intégrer le monde des affaires.

Par ailleurs, il sied de noter que les bénéficiaires de la première phase sont toutes de la province de Kinshasa. Le Ministère des PVH & APV a effectué cette première sélection dans toutes les communes en prenant en considération différents handicaps, tels que : le handicap moteur : concernant les personnes avec un handicap physique ; les personnes atteintes d'albinisme et les personnes atteintes d’un retard de croissance sévère : le nanisme.

Selon Mme Pamela Ilunga, Directrice Générale Adjointe de Vodacom Congo, le programme ‘‘JE SUIS CAP’’ est l’une des initiatives phares du pilier inclusion de la Fondation Vodacom. Par ce projet, nous visons l’insertion sociale et économique des femmes vivant avec handicap, dans le but de leur permettre de contribuer au bien-être de leurs proches, ainsi qu’au développement de leurs communautés. A travers ce partenariat avec la Société Visa et le Ministère des PVH & APV, nous matérialisons notre mission qui consiste à connecter tout le monde pour un meilleur futur. »

Pour sa part, Mme Sophie Kafuti, Directeur Pays Visa en RDC, la stratégie de Visa à travers cet engagement a pour priorité de promouvoir l’accompagnement des femmes dans toutes les économies où nous sommes présents. Notre objectif à travers cet engagement est de favoriser une croissance économique inclusive, équitable et durable par tous et pour tous. La femme en général et la Congolaise en particulier occupent une place importante dans l’économie du pays. Ainsi, il est donc essentiel de la soutenir et de l'accompagner au travers de cette initiative afin de développer une activité». Les personnes vivant avec handicap sont ‘100% capables’ de briller et de faire briller notre société.

LP/Relations Publiques

 Il aurait été normal d’unir nos efforts, rassembler nos forces pour soutenir les résultats impressionnants de Pius Muabilu à la tête du Ministère de l’Urbanisme et Habitat.

-Jamais avant lui, ce département n’a réalisé autant de recettes pour le compte du Trésor public. En 2021 et 2022, Pius Muabilu a fait exploser les assignations en recettes de plus 125%.

-Jamais avant lui, un ministre n’a autant préservé et récupéré, des mains des spoliateurs, les maisons de l’Etat.

Au lieu de l’applaudir,  des colonnes d’ennemis  se sont élevées et liguées contre lui gratuitement. Elles s’évertuent, jour après jour, à le traîner dans la boue: Un mélange toxique de vidéos haineuses, lettres ouvertes et fakenews  s’est déversé sur la toile pour accuser Muabilu de tous les maux.

C’est d’autant plus insupportable que cela vient des gens qui furent auteurs, complices et consommateurs des antivaleurs.

Toutefois, sur Pius Muabilu, Ils ont menti plus que Satan:

1) Sa femme n’a jamais été députée nationale;

2) Aucun de ses enfants, beau-fils ou assistante  n’est  Conseiller au ministère de l’Urbanisme et Habitat ou au Ministère des Affaires Etrangères;

3) Muabilu n’a jamais eu de Sœur. Il est d’une fratrie de 5 garçons.

On voit bien que la haine, la colère et la jalousie sont des exutoires de la faiblesse. Le bilan de Muabilu est, aux yeux du peuple congolais, positif; Ses adversaires, ne trouvant rien à reprocher à ce bilan, s’attaquent aveuglement à tout, mais ne détruisent rien au final.

Qui ne peut attaquer les actions  attaque l’acteur.

C’est ridicule.

Jules Kidinda

Chargé de Communication/Ministère de l’Urbanisme & Habitat

 

Les deux concepts utilisés dans cet article sont tirés de moments importants qui ont jalonné l’histoire du Québec au début des années 60 et celle de la Tchécoslovaquie à la fin des années 80. Ces deux moments historiques, à savoir, la « Révolution de velours » qui a mis fin, en quelques semaines, à plus de trente années de plomb de l’un des régimes communistes les plus durs en Europe de l’Est, d’une part, et la « Révolution tranquille » qui représente une période charnière de l’histoire du Québec contemporain, marqué par des réformes importantes sur les plans politique, économique et social et de la modernisation de l’État québécois, d’autre part, ont contribué à une profonde transformation du modèle économique et social de ces deux nations et joué un rôle déterminant à la fois sur le développement de leurs sociétés et sur le bien-être de leurs populations.

À son accession au pouvoir comme président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi était confronté à deux défis majeurs qui l’attendaient, à savoir, d’une part, comment dompter le redoutable Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, qui avait des tentacules dans toutes les institutions publiques nationales et provinciales prêtes à bloquer toute initiative susceptible d’être mise à l’actif du président Tshisekedi et, d’autre part, comment relever la situation socio-économique et financière désastreuse.

Confronté à de vives tensions avec ses alliés du FCC, dès les premières semaines, pour des nominations présidentielles bloquées par le ministre du Portefeuille, personne ne donnait la moindre chance à Félix Tshisekedi de tirer son épingle du jeu, dans cet environnement politique où tous les leviers du pouvoir étaient verrouillés et tenus bien en main par les partisans de Joseph Kabila. Deux ans après, on n’entrevoyait toujours pas la lumière au bout du tunnel et les événements tendaient à conforter les sceptiques dans l’idée que c’était toujours le FCC qui menait le jeu. Il était impensable d’imaginer, ni même de prédire, un tel dénouement en quelques semaines seulement, même si l’on se rappellera qu’en avril 2019, dans un rassemblement avec les Congolais de la diaspora à Washington, Félix Tshisekedi avait rassuré qu’il allait déboulonner le système Kabila.

Félix Tshisekedi relève le premier défi et déboulonne

L’onde de choc qui a marqué le point de basculement dans la bataille politique larvée entre Félix Tshisekedi et son allié d’alors Joseph Kabila, et qui a provoqué l’effondrement de la coalition gouvernementale, c’est le refus délibéré des présidents de deux chambres du Parlement et de membres du gouvernement issus du FCC, d’assister à la prestation de serment de nouveaux juges de la Cour constitutionnelle. Cet incident, tout à fait regrettable pour le FCC, a, non seulement, blessé l’amour-propre du président Tshisekedi qui a vécu cela comme une humiliation aux yeux des Congolais, et signé la chute brutale de la coalition FCC-CACH. En effet, dans ce climat de tensions constantes, il n’était plus possible pour Félix Tshisekedi de maintenir cette coalition de façade, ni même de s’abriter derrière elle, pour continuer à aménager son allié Joseph Kabila.

Félix Tshisekedi a alors déployé l’artillerie lourde pour gagner cette bataille, en menaçant d’user de ses prérogatives constitutionnelles pour procéder à la dissolution du Parlement, s’il n’obtenait pas le ralliement de la majorité des députés à sa vision. Il aura suffi de quelques semaines seulement pour venir à bout de l’incontournable FCC qui était, en réalité, très fragile et vacillant.

Le discours historique de six minutes prononcé par le président Tshisekedi, le 23 octobre 2020, dans lequel il dressait les principaux points de divergence persistant au sein de la coalition, est l’acte qui a scellé définitivement la fin de la coalition, l’effondrement rapide du FCC de Joseph Kabila et l’adhésion massive à la vision de Félix Tshisekedi, de créer une Union sacrée de la Nation. Aujourd’hui il ne reste que des ruines du FCC.

Si la révolution de velours signifie notamment un changement politique pacifique qui se fait sans trop de violence, si cela signifie un changement sans qu’aucune goutte de sang n’ait été versée, alors nous pouvons dire que ce qui s’est passé en RDC avec Félix Tshisekedi est une révolution de velours.

La Révolution tranquille est-elle possible avec Félix Tshisekedi ?

Au Québec, l’expression Révolution tranquille désigne une période-clé pendant laquelle de grandes réformes économiques, de changements sociaux, la modernisation de l’État et de l’administration publique, ont été mises en œuvre par le gouvernement libéral de Jean Lesage, de 1960 à 1966. Avant la révolution tranquille, le Québec était gouverné par des élites placées elles-mêmes sous la férule de l’Église et de la bourgeoisie anglophone. La population était la moins scolarisée d’Amérique du Nord. La priorité du nouveau Premier ministre était notamment de s’attaquer au favoritisme politique, d’éliminer la corruption afin de renflouer le Trésor public, de modifier la carte électorale de façon à diminuer l’importance des caisses électorales occultes et permettre aux régions urbaines d’être mieux représentées etc. Pour cela, il s’était entouré d’un cabinet qu’on a baptisé « l’équipe du tonnerre ». En quelques années seulement, ce gouvernement a réussi à mener à bien et à amorcer un grand nombre de réformes pour renforcer l’influence de l’État dans ses compétences sociales et économiques, notamment en procédant à des réformes en matière de santé et éducation, avec la mise sur pied d’un système d’hôpitaux publics, la création de leviers économiques tels que la Caisse de dépôt et la Société générale de financement, ou la nationalisation de l’électricité.

Même si nous sommes bien conscients que toute comparaison est imparfaite en raison de différences systémiques, nous nous inspirons toutefois de cette Révolution tranquille qui a permis au Québec de mettre en œuvre de grandes réformes qui ont eu un grand impact sur les plans économique et social, pour rattraper le retard en la matière.

Maintenant que le président Tshisekedi a  le pouvoir d’exercer la plénitude de ses prérogatives sur le choix des membres du gouvernement, nommés les « Warriors » (les guerriers), le peuple congolais attend avec impatience que ce nouveau gouvernement puisse s’atteler à relever le deuxième défi majeur, celui de la situation socio-économique et financière désastreuse, en prenant des mesures fortes et urgentes pour améliorer les conditions de vie de la population.

Certes, il n’en demeure pas moins que le président Tshisekedi fait preuve d’une forte volonté politique nécessaire pour apporter le changement que son cher parti a fait rêver aux Congolais durant les trente-sept ans de combat politique pour accéder au pouvoir. Mais les spécialistes des politiques publiques vous diront que le changement ne repose pas seulement sur la seule volonté politique, il dépend également de plusieurs autres facteurs déterminants pour donner des résultats concrets. Il faudrait avoir une grande détermination, se fixer des objectifs précis, avoir une approche stratégique, disposer des ressources nécessaires pour passer à l’action et pouvoir atteindre les objectifs visés.

  1. Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a reçu du Fond international de développement agricole (FIDA) un prêt/don pour couvrir le financement du Projet d’Appui au Secteur Agricole du Nord Kivu «PASA-NK», et a l’intention d’utiliser une partie de ces fonds pour le recrutement du personnel clé complémentaire de ce projet.
  2. L’objectif principal du PASA-NK est d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et les revenus des ménages bénéficiaires du projet. Son objectif de développement est d’améliorer la productivité et la rentabilité de quatre cultures ciblées ( Maïs, Riz, Pomme de terre et Café arabica) et pratiquées par les petits producteurs. Le projet est entré en vigueur le 12 Octobre 2016 et sa clôture est prévue le 30 juin 2026.
  3. L’objectif de cet avis d’appel à candidatures est d’identifier des personnes répondant aux profils exigés pour occuper ces postes :

- Un Coordonnateur de l’UCP ;

- Un Responsable Passation des Marchés ;

- Un Chargé du Secteur Privé ;

- Un Chargé de  communication, genre et environnement ;

- Un Responsable de la base de données et du système d’information géographique.

  1. Les profils et autres attributions pour ces postes sont contenus dans les termes de référence y relatifs et disponible sur le site www.médiacongo.net
  2. Les candidats seront recrutés sur la base de leurs qualifications académiques, leurs expériences professionnelles pertinentes et leurs capacités à réaliser la mission. Les étapes du recrutement sont les suivantes : (i) présélection des candidats sur la base des qualifications et critères établis, (ii) participipation à un test écrit ou oral.
  3. Chaque candidat devra fournir :

- Un Curriculum vitae (5 pages maximum et en PDF) comprenant trois personnes de références ;

- Une lettre de motivation (2 pages maximum et en PDF) précisant (a) la formation utile, (b) l’expérience pertinente, (c) la valeur ajoutée à apporter par le candidat face aux défis de la mise en œuvre du programme et (d) la disponibilité immédiate du candidat ;

- Joindre les copies certifiées conformes à l’original des diplômes, autres certificats et les attestations de services rendus au dossier de candidature.

Les candidatures doivent être déposées au plus tard le 16 septembre 2022 à 16h00 (Heure de Kinshasa), uniquement à l’adresse e-mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. : avec en objet le titre du poste. Joindre au mail les pièces jointes évoquées ci-dessus. Toute candidature soumise après ce délai sera automatiquement rejetée.

Les  candidatures féminines sont vivement encouragées.

CONDITIONS GENERALES :

  • Etre de Nationalité Congolaise ( R.D.Congo) ;
  • Avoir au plus 60 ans à la date de publication de l’appel à candidature ;
  • Etre basé(e) au lieu d’affectation ou être en mesure de le regagner à ses propres frais.

Fait  à Kinshasa, le 26.8.2022

 

 

La situation à Kwamouth entre les Teke et les Yaka dans le Maï-Ndombe, commence à devenir une menace réelle pour la capitale du fait que les deux communautés se trouvent implantées aussi à Kinshasa. La délégation du gouvernement central qui tente de rapprocher les deux communautés en conflit, ne voit pas encore le bout du tunnel. Plus de 30 personnes ont trouvé la mort et plusieurs habitations incendiées dans ces affrontements. Plusieurs versions à l’origine de ces incidents. Le plus plausible est le désaccord sur les redevances coutumières notamment sur la qualité de tribut à verser aux autorités locales Teke par les non-originaires Yaka.

Muzito voyant venir le danger, annonce une descente dans cette partie du Grand Bandundu. En cela, il aura été le premier de cette province à tenter de ramener la paix. Mais déjà, il a eu à initier des contacts entre les différents leaders, des notabilités, des chefs coutumiers… Ancien premier ministre, il doit disposer de plusieurs tours dans ses manches.

Un pari risqué tout de même pour ce leader du Nouvel élan qui vient de regagner le pays après son séjour européen. L’aune des élections de 2023, les agendas politiques se bousculent en vue de dividendes politiques. Les leaders qui sont terrés à Kinshasa se recrutent parmi les tireurs de ficelles. Ils peuvent accepter de jouer aux sapeurs-pompiers pour des bénéfices partisans.

Entretemps, près de 584 déplacés de Kwamouth dont 306 enfants sont arrivés à Bandundu, chef- lieu de la province du Kwilu. Ils y vivent dans des conditions déplorables. Le gouvernement provincial débordé a demandé aux déplacés à se faire identifier pour recevoir l'assistance en vivres et non-vivres. Le maire de la ville de Bandundu a procédé à la collecte communautaire pour prendre en charge ces déplacés. «Nous avons reçu des déplacés. Ils sont vraiment nombreux. La plupart sont des femmes et de petits enfants. Ça m’a fait très mal. J’ai demandé à mes services de faire une collecte, pour s’occuper d’eux car ils sont affamés. Je n’ai pas leur nombre exact …».

La plupart de ces déplacés sont pris en charge dans des familles d’accueil alors que d’autres occupent carrément les églises. Tandis ceux qui ne trouvent pas de logis errent à travers la ville sans moyens de subsistance.

La ville de Bandundu ne dispose pas des moyens conséquents pour voler au secours de ces déplacés qui fuient les violences dans leurs milieux de vie, à la suite du conflit intercommunautaire entre les Téké et les Yaka dans le territoire de Kwamouth. Ils proviennent de différentes localités et fermes de la province du Maï-Ndombe, précisément celles situées le long de la route nationale numéro 17 dans le territoire de Kwamouth. Ils affirment avoir parcouru de très longues distances à pied pour arriver à leur lieu de refuge. Ils ont tout abandonné pour fuir ces hostilités. Ils plaident pour la restauration de la paix afin qu’ils puissent retourner dans leurs milieux de vie.

Un des déplacés relayés par une radio communautaire reconnait : « Nous venons de la ferme Mbuma. Nous sommes venus nous réfugier à Bandundu. Nous avons fui la guerre des Yaka et les Tékés. Nos produits agricoles, nos chèvres, nos poules et vaches sont restés à la ferme. Certains de mes enfants nous ont précédés, d’autres sont derrière, à pied. La famille est en débandade. Nous voulons que la paix revienne pour que nous puissions y retourner».

La Pros.

La Cour suprême du Kenya a tranché en toute impartialité le contentieux électoral entre Raila Odinga et William Ruto. Ça a valu à ce pays africain une notoriété au point qu’en RDC le président de la République et l’opposant Martin Fayulu n’ont pas hésité de féliciter le gagnant. Une grande première en Afrique. Le président sortant reconnaît la défaite de son dauphin pourtant donné favori. Les USA entendent pérenniser cette dynamique de bonnes élections dans les autres pays à l’occurrence la RDC.

Pour éviter tout prétexte, 13 millions USD supplémentaires ont été alloués pour les élections transparentes, crédibles et inclusives en 2023. Le gouvernement américain a annoncé hier mardi 6 septembre, l’octroi de ces fonds, hormis le soutien financier de Washington à la hauteur de 10,65 millions de dollars. Le but est d’organiser des élections transparentes, crédibles et inclusives  en RDC.

Selon une note publiée sur le site internet de l’ambassade américaine en RDC, ce montant de 3 millions de dollars provenant du Fonds pour les crises complexes de l’USAID et 1 million de dollars de nouveaux fonds provenant du Fonds pour la démocratie régionale pour l’Afrique du Département d’État, et soutiendra l’observation internationale et locale des élections présidentielle et législatives de 2023 par des observateurs «indépendants, qualifiés et non partisans».

La même note renseigne que l’administration Biden s’est également félicitée de l’engagement du président Tshisekedi pris lors du Sommet pour la démocratie, de tenir des élections dans le délai constitutionnel et de son invitation à des observateurs électoraux.

«Le soutien au renforcement des élections et des processus politiques contribuera à des élections plus libres, plus équitables et plus inclusives en RDC et établira davantage une culture de réforme électorale démocratique», peut-on lire dans cette note.

En sus, les USA rappellent avoir déjà engagé 7 millions USD supplémentaires pour renforcer l’éducation des électeurs, soutenir les processus électoraux inclusifs et pacifiques, contrer la désinformation et fournir une assistance technique avant les élections prévues en 2023.

«Ces fonds s’ajoutent à l’activité d’intégrité électorale de la RDC existante de 9 millions de dollars de l’USAID, qui continuera à soutenir la Commission électorale nationale indépendante de la RDC et les organisations de la société civile jusqu’en novembre 2024», renchérit la même source avant de souligner que cette «activité forme, entraîne et développe des ressources organisationnelles pour le personnel électoral et les travailleurs électoraux, fournit une observation et une analyse post-électorales».

L’USAID soutient également les organisations de la société civile pour fournir une éducation civique et renforcer la participation des femmes, des jeunes et des communautés marginalisées aux processus électoraux, et soutiendra la société civile et les médias dans leurs efforts pour sensibiliser et contrer la désinformation sur les processus électoraux et politiques.

Les USA ont par ailleurs réitéré leur souhait d’être en partenariat avec le peuple congolais alors qu’ils se préparent à participer à des élections transparentes, crédibles et inclusives pour sélectionner leurs dirigeants nationaux.

Emma Muntu

AMBASSADE DES ETATS-UNIS

KINSHASA, RDC

Date : Le 06 septembre 2022

Source : Section des Affaires Publiques

Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Site web : http://kinshasa.usembassy.gov

À DIFFUSER IMMÉDIATEMENT

LES ÉTATS-UNIS FOURNISSENT UNE ASSISTANCE SUPPLÉMENTAIRE POUR LA TENUE DES ÉLECTIONS DE 2023 EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

Mardi, le 06 septembre 2022 – Le gouvernement des États-Unis a annoncé le versement de $13 millions supplémentaires, qui viennent s'ajouter à son assistance électorale actuelle de $10,65 millions, pour appuyer des processus politiques transparents, crédibles et inclusifs en République démocratique du Congo (RDC). Ce montant comprend $6 millions, $2 millions provenant du Fonds pour les élections et les processus politiques de l'USAID, $3 millions issus du Fonds pour les crises complexes de l'USAID, et $1 million de nouveaux fonds émanant du Fonds régional pour la démocratie en Afrique du Département d'Etat, et soutiendra l'observation internationale et locale des élections présidentielles et législatives de 2023 en RDC par des observateurs qualifiés et non-partisans.

La diffusion de rapports précis et en temps voulu sur le processus électoral de la RDC par des observateurs indépendants et objectifs permettra aux citoyens de comprendre, de participer et de faire confiance à leurs élections. L'Administration Biden-Harris se félicite de l'engagement du Président Tshisekedi, qu'il a renforcé lors du Sommet pour la Démocratie, à organiser les élections à temps et de son invitation aux observateurs électoraux. Le soutien au renforcement des élections et des processus politiques contribuera à la tenue d'élections plus libres, plus justes et plus inclusives en RDC ainsi qu'à l'établissement d'une culture de réforme électorale démocratique.

Les États-Unis ont également engagé $7 millions supplémentaires pour renforcer l'éducation des électeurs, soutenir des processus électoraux inclusifs et pacifiques, lutter contre la désinformation et fournir une assistance technique en vue des élections de 2023 en RDC.

Ces fonds viennent s'ajouter aux $9 millions existants dans le cadre du Projet d'intégrité électorale en RDC de l'USAID. Ce projet continuera à appuyer la Commission électorale nationale indépendante de la RDC et les organisations de la société civile jusqu'en novembre 2024. Il vise à former, encadrer et développer des ressources organisationnelles en faveur du personnel électoral et des agents électoraux, ainsi qu'à fournir une observation et une analyse post-électorales. L'USAID appuie également les organisations de la société civile en vue de dispenser une éducation civique et de renforcer la participation des femmes, des jeunes et des communautés marginalisées aux processus électoraux, et soutiendra la société civile et les médias dans leurs efforts de sensibilisation et de lutte contre la désinformation concernant les processus électoraux et politiques.

Les États-Unis continueront de travailler en partenariat avec le peuple congolais au moment où celui-ci se prépare à participer à des élections transparentes, crédibles et inclusives pour élire ses dirigeants nationaux.

À propos de l'USAID

L’USAID est l'agence de développement international du gouvernement des États-Unis. Le volet « Démocratie, droits humains et gouvernance » de l’USAID en République démocratique du Congo travaille en partenariat avec le peuple congolais pour instaurer des systèmes démocratiques, donner à la société civile les moyens de participer à la gouvernance, soutenir les médias et une presse indépendante, promouvoir les droits humains et renforcer la gestion des finances publiques et l’État de droit pour lutter contre la corruption. Le personnel de l’USAID œuvrant au sein du département « Démocratie, droits humains et gouvernance » intervient également dans l'ensemble du portefeuille de l’USAID pour s’assurer que les investissements dans d’autres secteurs de développement intègrent les principes de la gouvernance démocratique.

Pour connaître les dernières mises à jour sur les programmes de l'USAID en RDC, veuillez visiter : https://www.usaid.gov/democratic-republic-congo

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Il se passe toujours quelque chose au siège du parti Congo Uni. En effet, Faustin Kaziteriko Kenda, Président National du parti Congo Uni, a lancé,  le samedi 3 septembre 2022, l’opération d’enregistrement pour l’octroi des crédits bancaires grâce à  un partenariat conclu  avec la  Banque Equity BCDC en faveur des femmes  membres de son  parti.

Pour le Président National, « la vraie émancipation de la femme,  c’est celle qui responsabilise la femme. Et le parti Congo Uni que je dirige ne ménagera aucun effort pour réaliser cette vision ».

Il sied de rappeler qu’après l'enregistrement, les femmes du parti passeront à une formation sur l’entrepreneurial et le management.

Cette activité a aussi connu la présence de Maman Marie Ntumba, Présidente de la Plateforme Femmes Entrepreneures  ainsi que de  tous les Présidents fédéraux de Congo Uni de la Ville-province de Kinshasa.

Depuis plus de 5 ans, la Plateforme femmes entrepreneures est une ASBL qui a pour objectif consistant à  venir en aide aux femmes dans le besoin notamment,  dans l’organisation des formations pour celles  qui ont des projets et sont en quête des financements.

La Pros.

Marcel Ngoyi : M.  Nicaise Kibel’Bel Oka. Vous êtes journaliste d’investigation et vous consacrez vos recherches sur le terrorisme. En cette date du 7 septembre, les Nations Unies tiennent le Congrès mondial des Victimes de terrorisme. Avez-vous un mot à dire ?

Nicaise Kibel’Bel Oka : Il faut d’abord saluer cette initiative des Nations Unies de penser aux victimes (et elles sont nombreuses) du terrorisme à travers le monde. En effet, c’est la 3ème année depuis 2020 que les Nations Unies  se penchent sur les  victimes innocentes de ce fléau. Je ne peux que me réjouir et appeler les victimes du terrorisme à ne pas céder au désespoir mais,  en même temps,  appeler les gouvernements à prendre soin de leur situation. D’abord,  psychologique et les assister,  selon les moyens.

M.N : En quelques mots, que peut-on retenir du terrorisme ?

N.K.O. : Par terrorisme, il faut entendre des actions violentes menées contre des cibles civiles en vue de semer la terreur. Dans tout acte de terrorisme, on doit nécessairement trouver trois éléments suivants : l’usage de la violence, les objectifs politiques et l’intention de semer la peur au sein d’une population cible. Le terrorisme est générateur de peur. Il utilise la violence  visant un objectif politique. Ses actions sont planifiées, calculées et systématiques. La dimension psychologique du terroriste se résume par la menace de violence et l’acte violent lui-même qu’il pose.

M.N : A-t-on des terroristes en RDC ? Si oui, qui sont-ils ?

N.K.O. : Malheureusement, les terroristes sévissent en RDC notamment,  dans la partie Est du pays. Bien plus, ils font de nombreuses victimes civiles dont certaines sont amputées d’une partie de leurs corps. Actuellement, le gouvernement congolais reconnaît deux groupes terroristes, les ADF/MTM et le M 23. Parlons d’ADF/MTM. Ils se considèrent comme des « moudjahidin » c’est-à-dire, des guerriers du temps de  la guerre sainte qui mènent une lutte  sacrée pour la gloire d’Allah et l’Oumma des Croyants. D’où,  leur appellation de Madina at Tauwheed Wal Muwahedeen (MTM) : traduisez : les moudjahidin ou combattants de la cité sainte de Madina. Ils sont reconnus terroristes par la nature de l’acte qu’ils posent et par l’identité qu’ils affichent dans leur revendication. Meurtres, kidnapping, incendies volontaires et destruction méchante des biens, des attaques des victimes civiles non combattantes et autres violations des  droits de l’homme à travers les punitions corporelles (l’armoire à clous, coudre les lèvres avec du fil de fer) qu’ils font appliquer dans leur maquis,  outre la chari’a. Leur unique préoccupation consiste à  servir Allah à travers l’accomplissement de leur mission d’inspiration divine. Ils tuent au cri de «Allah akbar ».

M.N : Pourquoi vous semblez être le seul à reconnaître le terrorisme en RDC ?

N.K.O. : Je ne suis pas le seul puisque je parle du gouvernement congolais qui le reconnaît aussi. Les Etats-Unis ont reconnu en 2019  les ADF/MTM,  comme groupe terroriste. Certes,  les Nations Unies hésitent encore pour des raisons inavouées. Au-delà des actes sur terrain, il y a de nombreuses victimes civiles de ses actes. Elles sont visibles partout. Il faudrait peut-être qu’un jour,  le gouvernement pense à réunir toutes les victimes civiles du terrorisme des ADF/MTM et à les présenter à la représentation des Nations Unies en RDC pour arrêter avec cette hypocrisie.

M.N : S’il vous était demandé de donner une définition du terrorisme en RDC, comment le définiriez-vous ?

N.K.O. : les spécialistes ne sont pas unanimes sur une définition unique du phénomène. Les réalités propres du terrorisme en RDC me poussent à le définir comme l’emploi délibéré de la menace et de la violence aveugle par des groupes organisés, non étatiques, supranationaux, religieux ou laïcs  connus dont certains le revendiquent sur des personnes non combattantes destinées à avoir des répercussions psychologiques au-delà des cibles militaires pour atteindre des buts politiques et /ou idéologiques. Voilà la définition que devrait adopter le Congolais. Elle n’est pas loin des autres. Elle contient tous les ingrédients du terrorisme qu’on trouve en RDC.

Interview réalisée par Marcel Ngoyi

Il se passe toujours quelque chose au siège du parti Congo Uni. En effet, Faustin Kaziteriko Kenda, Président National du parti Congo Uni, a lancé,  le samedi 3 septembre 2022, l’opération d’enregistrement pour l’octroi des crédits bancaires grâce à  un partenariat conclu  avec la  Banque Equity BCDC en faveur des femmes  membres de son  parti.

Pour le Président National, « la vraie émancipation de la femme,  c’est celle qui responsabilise la femme. Et le parti Congo Uni que je dirige ne ménagera aucun effort pour réaliser cette vision ».

Il sied de rappeler qu’après l'enregistrement, les femmes du parti passeront à une formation sur l’entrepreneurial et le management.

Cette activité a aussi connu la présence de Maman Marie Ntumba, Présidente de la Plateforme Femmes Entrepreneures  ainsi que de  tous les Présidents fédéraux de Congo Uni de la Ville-province de Kinshasa.

Depuis plus de 5 ans, la Plateforme femmes entrepreneures est une ASBL qui a pour objectif consistant à  venir en aide aux femmes dans le besoin notamment,  dans l’organisation des formations pour celles  qui ont des projets et sont en quête des financements.

La Pros.

Dans le souci de se conformer aux clauses des contrats qui lient l’Ogefrem à ses mandataires externes, le Directeur Général ad intérim de cet établissement public, Phillipe Kiyimpu Ki-Nioso,  a convoqué une rencontre du 5 au 7 septembre courant, en vue d’évaluer les activités de leur collaboration.  Une série d’échanges se sont tenues sur les clauses de leurs contrats axés sur l’entrée et la sortie des marchandises en RDC. Mais aussi sur la clarification et la certification de tous les documents émis par ces services afin d’assurer la sécurité des revenus du Trésor public. 

Cette séance entre en vigueur suite à un appel fait par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, qui les a exhortés à joindre leurs efforts, ce qui justifie cette profonde évaluation avec ces mandataires à l’étranger ainsi que dans les provinces.  Autour des échanges à caractère technique, juridique, financier et sur le respect contractuel, les participants ont respectivement évalué l’ensemble l’évolution de leur collaboration avec l’Ogefrem.

A l’ordre du jour, les mandataires de K-Polygone se sont dits satisfaits du travail  réalisé par les agents où leurs services sont déployés en RDC. Sur ce, ils ont fait savoir l’évolution de nombreuses campagnes faites auprès des chargeurs, commerçants et transporteurs sur l’importance de la détention des documents qui attestent leurs opérations.

En outre, ils ont aussi soulevé, lors des échanges, quelques difficultés dans l’exercice de l’attribution de leurs mandants et ont donné la cartographie de la réalité sur terrain dans certains territoires, afin que cela soit amélioré.

Conformément à la recommandation issue de la réunion faite en décembre 2021, le superviseur du jour a rappelé la clause qui interdit le fait de saisir les marchandises au niveau des frontières entre mandataires, en vue d’éviter les conflits de compétences.

Sur le plan contractuel, il a fait savoir qu’il a été constaté que certains mandataires couvrent 43% des zones qui ne leurs sont pas attribuées, d’après le rapport de la tour de contrôle. Raison pour laquelle, il leur a demandé de revoir leurs limites de sorte à couvrir uniquement les zones qui leur ont été référées.

Par ailleurs, il leur a demandé de respecter les prescriptions de leurs mandats, et de se conformer aux clauses telles que conclues avec l’Ogefrem afin que leur collaboration continue et contribue au bon fonctionnement  du suivi des marchandises dans différentes zones.

Niclette Ngoie  

Après une longue période de vacances, les écoles, publiques comme privées, rouvrent les portes ce lundi 05 septembre 2022 sur l’ensemble du territoire national. Car, c’est la rentrée des classes. Le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), Tony Mwaba Kazadi, donnera le go à partir du Collège Elikya, dans la commune de la Gombe. Ainsi, le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde demande-t-il aux parents de ne pas garder les enfants à la maison puisque le train va quitter la gare. Dans son adresse lors de la 67ème réunion du Conseil des ministres, le Chef du Gouvernement a exhorté le Ministre de l’EPST, Tony Mwaba, et tous les Ministres sectoriels à tout mettre en œuvre pour l’effectivité de la gratuité de l’enseignement grâce à laquelle plus de 4 millions d’enfants ont retrouvé le chemin de l’école.

«Le Premier Ministre a salué l’issue positive des négociations conclues avec le banc syndical de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, négociations qui garantissent la rentrée scolaire apaisée, le lundi 05 septembre 2022, telle que prévue dans le calendrier scolaire 2022-2023. Souhaitant, au nom du Peuple congolais et à celui du Gouvernement de la République, à tous les élèves une bonne et fructueuse année scolaire 2022-2023, le Premier Ministre a encouragé les parents à envoyer massivement tous les enfants, filles et garçons à l’école. Il a exhorté, à cet effet, le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique ainsi que tous les Ministères sectoriels concernés, à tout mettre en œuvre pour consolider et pérenniser les acquis de la gratuité, mesure chère au Président de la République qui a permis à plus de 4 millions de nos enfants de retrouver le chemin de l’école », rapporte le compte rendu présenté par le Ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya.

COMPTE RENDU DE LA SOIXANTE-SEPTIEME REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES Vendredi 02 septembre 2022
Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé en visioconférence, la soixante-septième réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République, ce vendredi 02 septembre 2022.
Cinq (5) points ont constitué la charpente de l’ordre du jour, à savoir :
I. Communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ;
II. Points d’informations ;
III. Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des Ministres ;
IV. Examen et adoption des dossiers ;
V. Examen et adoption des textes.
I. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
CHEF DE L’ETAT
Le Président de la République, Chef de l’Etat a articulé sa communication
autour de cinq (5) points ci-après :
1. De la prestation de serment des Hauts Magistrats et de la
rationalisation de l’action de la magistrature
A la suite de la cérémonie de prestation de serment de 73 Magistrats qu’il a présidée le mercredi 31 août 2022, pour marquer sa ferme volonté de réformer
la magistrature judiciaire, administrative et financière afin de consolider l’Etat
de droit, le Président de la République a tenu à rappeler que ces Hauts Magistrats devraient intégrer l’idée fondamentale de « service » dans le sens de servir la Nation et non se servir de la Nation.
Il a attiré l’attention des Autorités Judiciaires sur l’émergence des mécanismes
favorisant, à travers certains engagements, la délinquance et la fraude fiscale.
Cette attitude paralyse les efforts de la Nation à la mobilisation des recettes et
contribue à la promotion de l’incivisme fiscal.
Tout en renouvelant son engagement à respecter l’indépendance de la Justice,
valeur essentielle et fondatrice de l’Etat de droit, le Président de la République
se réserve le droit, en tant que Garant du bon fonctionnement des Institutions,
de s’assurer que chaque Institution joue son rôle. Et ce, dans le seul cadre normatif lui reconnut, tout en s’abstenant de porter entrave directement ou
indirectement à l’action tout aussi constitutionnelle d’autres Institutions.
Il entend y accorder un point d’honneur.
2. De l’accélération de la mise en œuvre du projet de la Centrale électrique à gaz de 250 Mégawatts
Au regard des multiples défis énergétiques auxquels le pays fait face et qui
handicapent le développement des activités industrielles, le Président de la
République est revenu sur le cas de la société PERENCO qui pratique le torchage du gaz naturel associé à l’extraction du pétrole en off-shore et en off-shore du bassin de la côte atlantique.
Au vu des difficultés que connaît le projet de construction de la Centrale à Gaz
qu’a initié cette entreprise, le Président de la République a demandé au Ministre des Ressources Hydrauliques et à celui des Hydrocarbures d’ouvrir les
négociations de l’avenant au Contrat de concession pour la production de 250
mégawatts telle que prévue par l’opérateur.
3. De la nécessité de renforcer la gouvernance du Programme de modernisation de la gestion des finances publiques.
Après l’adoption de la stratégie actualisée de la réforme des finances publiques
au cours du Conseil des Ministres du 19 août 2022, celle de son Plan opérationnel requiert la mise en place d’un cadre constitutionnel de pilotage
rénové pouvant garantir la mise en œuvre et le suivi satisfaisant des réformes.
Pour ce faire, le Président de la République a recommandé au Gouvernement
de renforcer la structure technique en charge de l’animation et la coordination
de la mise en œuvre des réformes des finances publiques tant au niveau central que provincial.
Au regard du rôle central que joue le Comité d’orientation de la réforme des
finances publiques (COREF) dans la coordination technique des actions de
réforme, cette structure est appelée à fonctionner de manière autonome à l’instar du Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l'Etat (COPIREP), de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements
(ANAPI) et de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives
(ITIE).
Vu l’impact des réformes des finances publiques sur les autres secteurs de la vie nationale, le Président de la République a instruit le Ministre des Finances à
soumettre à l’adoption du Gouvernement, dans les meilleurs délais, un projet de Décret créant un Etablissement public en charge de la gouvernance des réformes des finances publiques.
4. De la problématique de l’exclusion salariale
Des informations concordantes dont dispose le Président de la République font
état de l’exclusion de plusieurs agents et fonctionnaires de l’Etat du système de la paie. Ce phénomène, trouve son origine soit dans la non-mécanisation desdits agents qui exercent pourtant au sein de nos Administrations, soit, bien que mécanisés, par leur impossibilité d’accéder à leurs rémunérations auprès des banques commerciales agréées pour des raisons propres à ces dernières.
Cette situation déplorable s’observe surtout dans l’arrière-pays où les agents
concernés éprouvent beaucoup de peines pour atteindre les Autorités habilitées afin qu’elles interviennent en leur faveur.
Rappelant le caractère sacré que revêt la rétribution salariale dans la vie de tout travailleur et dans le souci de détruire ces germes des frustrations sociales, le Président de la République a chargé le Vice-Premier Ministre, Ministre de la
Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service
Public, avec le concours du Ministre d’Etat, Ministre du Budget ainsi que le
Ministre des Finances, à poursuivre le processus de la mécanisation des Agents et Fonctionnaires de l’Etat identifiés, certifiés et régulièrement inscrits dans le
Fichier de Référence de l’Administration Publique.
S’agissant spécialement de la bancarisation de la paie des Agents et Fonctionnaires de l’Etat, il a demandé au Premier Ministre de réunir, autour de lui, les trois Membres du Gouvernement précités ainsi que les acteurs concernés en vue de procéder à une évaluation diligente qui aura pour but de déceler les faiblesses du système pour ainsi envisager des solutions idoines à y apporter.
Dans la même veine, les autorités et acteurs précités ont été chargés d’enclencher le processus devant conduire vers une réforme urgente de notre
politique salariale dans le but de réduire, le plus possible, les inégalités et autres disparités existant entre différents agents publics de l’Etat, entre différentes Administrations et Institutions, mais aussi entre Kinshasa et les Provinces.
5. De la consolidation des efforts de préservation du pouvoir d’achat
Dans le cadre du Programme formel conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI), mais aussi dans le but de garantir la préservation du pouvoir d’achat de nos compatriotes, le Président de la République reste très attaché à la stabilité du taux de change. Car, dans le contexte de la bonne tenue des cours des produits de base exportés par notre pays, cette stabilité devrait être soutenue par l’accumulation des réserves pour conforter la résilience de l’économie Congolaise.
Face à cet impératif, la Banque Centrale du Congo (BCC) et le Gouvernement Central ne devraient ménager aucun effort pour éviter la volatilité du taux de
change qui induirait, à l’absence d’une riposte concertée, l’instabilité du Cadre
macroéconomique avec comme conséquence notamment des pressions
inflationnistes et la détérioration du climat des affaires.
Au regard des facteurs de risques internes et externes qui pèsent actuellement
sur le marché des changes, le Président de la République a encouragé la
Gouverneure de la Banque Centrale du Congo et les Membres du Gouvernement à définir et à mettre en œuvre, sous la coordination du Premier Ministre, des mesures appropriées visant à faire baisser le taux de change.
Intervenant à la suite de la communication du Président de la République, le
Premier Ministre a tenu d’abord à rassurer le Conseil que le Gouvernement de
la République demeure attentif à l’évolution de la situation sécuritaire et
humanitaire dans le territoire de Kwamouth, province du Maï-Ndombe, depuis
les violents affrontements communautaires entre Yaka et Teke.
C’est ainsi que consécutivement à la réunion de sécurité qu’il a tenu le 31 août
et à la lumière des éléments du Rapport, il a décidé de l’envoi ce vendredi 02
septembre 2022 de la même délégation dans la partie Yaka pour une prise en
compte global des causes de ce conflit.
En sus, des mesures idoines ont été prises pour venir en assistance aux populations, sur les plans tant administratifs, sécuritaire qu’humanitaire.
Dans un second point, le Premier Ministre a salué l’issue positive des négociations conclues avec le banc syndical de l’Enseignement Primaire,
Secondaire et Technique, négociations qui garantissent la rentrée scolaire apaisée, le lundi 05 septembre 2022, telle que prévue dans le calendrier scolaire 2022-2023.
Souhaitant, au nom du Peuple congolais et à celui du Gouvernement de la
République, à tous les élèves une bonne et fructueuse année scolaire 2022-2023, le Premier Ministre a encouragé les parents à envoyer massivement tous les enfants, filles et garçons à l’école.
Il a exhorté, à cet effet, le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et
Technique ainsi que tous les Ministères sectoriels concernés, à tout mettre en
œuvre pour consolider et pérenniser les acquis de la gratuité, mesure chère au
Président de la République qui a permis à plus de 4 millions de nos enfants de
retrouver le chemin de l’école.
Au troisième point de son intervention, le Premier Ministre est revenu brièvement sur sa participation, du 27 au 28 août 2022, à la 8ème Conférence
Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD-8) tenue
à Tunis, en Tunisie.
Il est particulièrement revenu sur les échanges respectifs avec le Président Macky Sall du Sénégal, Président en Exercice de l’Union Africaine, et Monsieur
Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine, avec qui il est revenu sur la nécessité pour l’Union Africaine de prendre des mesures
visant à condamner l’agression rwandaise à la lumière des preuves documentées par les rapports des Experts des Nations Unies. Il a aussi abordé ce point au cours de la conférence consacrée à la paix et la stabilité en Afrique.
II. POINTS D’INFORMATION
II.1. Etat et administration du territoire
Le Vice-Premier Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires
Coutumières a informé le Conseil de l’état du territoire qui reste dominé par la
poursuite des opérations militaires contre les groupes terroristes et autres forces négatives, notamment en Ituri et au Nord-Kivu.
Au cours de la semaine qui se termine, l'état d'esprit de la population est resté
dominé par les faits suivants :
- La prestation de serment, le 31 août 2022, des Hauts Magistrats des différentes instances judiciaires, devant le Président de la République, Chef de l’Etat ;
- L'aggravation du conflit entre Yaka et Teke dans la province de Maï- Ndombe, territoire de Kwamouth.
Sur le plan sécuritaire, il a relevé les faits saillants ci-après :
Dans la Province du Sud-Kivu : l’instrumentalisation du conflit coutumier entre
deux antagonistes pour la gestion de la chefferie de Buloho, territoire de Kalehe, par certaines personnalités politiques de la circonscription de Kalehe, accusées d'entretenir une milice en faveur d'un camp.
Dans la Province du Maï-Ndombe : le risque d'embrasement dû aux effets des
affrontements dans le territoire de Kwamouth entre les communautés Teke et
Yaka. Ces violences entre les deux communautés en conflit ont été enregistrées à travers certains villages dont : Kalinga/Kimono, Kinsele, Mongata, aux Campements Mbwetete et Nganku dans le groupement de Dumu.
Cependant, dans la Province de Kwilu, l'Autorité provinciale a été contrainte
d'ordonner la suspension du trafic sur la Route Nationale numéro 17, tronçon
compris entre Mongata et Bandundu suite aux barrières érigées par les membres de la Communauté Yaka au niveau de la localité de Mashambio et Camp Banku par les Teke.
Ces barrières sont érigées pour empêcher les membres de l'une ou l'autre
Communauté de se déplacer, aggravant ainsi la situation des uns et des autres.
Le Vice-Premier Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires
Coutumières a fini sa communication en rappelant son instruction à la Police
Nationale Congolaise de renforcer ses patrouilles pour lutter contre le banditisme urbain. Il suit également de près la situation sécuritaire de nos compatriotes réfugiés en Ouganda à la suite de l’agression rwandaise sous couvert du M23.
II.2. Situation sécuritaire
Pour sa part, le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants a
présenté une synthèse de la situation opérationnelle militaire et sécuritaire du pays qui demeure globalement sous contrôle des Forces de défense et de sécurité.

Il a indiqué que les opérations menées par les Forces Armées de la République
Démocratique du Congo (FARDC) se poursuivent pour mettre fin à l’activisme
des groupes armés qui sèment l’insécurité dans la partie Est de notre pays.
La détermination du Gouvernement reste ferme pour mobiliser davantage des
moyens au profit de nos forces de sécurité dans l’objectif bien compris de ramener la paix dans cette partie de la République Démocratique du Congo.
II.3. Évolution de la situation de l’épidémie à Covid-19
Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a présenté la situation
générale de l’épidémie à Covid-19 en République Démocratique du Congo.
Celle-ci reste stable et contrôlée dans l’ensemble du pays avec un taux de létalité autour de 1,5%.
Il a fait savoir que depuis le début de la pandémie de la Covid-19 jusqu'au 30
août 2022, le cumul de cas s'élève à 92.737 cas confirmés dont 2 cas probables, 83.432 cas guéris et 1.357 décès.
Toutefois, il a fait état de la poursuite de la diminution de cas depuis 11 semaines consécutives. Malgré cette baisse, la population est appelée à faire
preuve de vigilance, à observer les mesures barrières au regard de l’évolution
de la pandémie à travers le monde et à se faire vacciner.
Enfin, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a fait le point
sur les actions de riposte en cours contre les épidémies de la Maladie à Virus
Ebola dans la Zone de Santé de Beni au Nord-Kivu, du Choléra dans les Zones
de Santé de Lusambo et Pania Mutombo dans le Sankuru, de la Rougeole et du
Monkey Pox.
Pour ce qui concerne les autres revendications notamment celles portant sur la
réactivation de certains avantages notamment le transport et le logement, un
Atelier d’harmonisation est prévu dans les prochains jours pour permettre d’entamer le dialogue et d’éviter de paralyser le fonctionnement des hôpitaux.
Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.
II.4. Évolution de la situation récente sur le marché des changes ainsi
que de biens et services
Invitée à prendre la parole, la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo a
succinctement présenté au Conseil la conjoncture économique du pays. Elle a
indiqué que le cadre macroéconomique reste globalement stable.
L’estimation actualisée de la croissance pour 2022, sur la base des réalisations
de la production au premier trimestre, montre qu'elle atteindrait 7,1% contre 6,1% initialement prévu. Cette croissance est essentiellement tirée par le
dynamisme de l'activité du secteur minier.
Au cours de la semaine sous revue, le rythme de formation des prix intérieurs
s’est maintenu, attesté par un taux d’inflation hebdomadaire établi à 0,3%.
Cependant, en rythme mensuel, le taux l'inflation a progressé de 1,1% en août
courant contre 0,96% le mois précédent.
Le marché de changes est resté globalement stable, avec des légères
fluctuations plus remarquées sur le segment parallèle.
Au 26 août 2022, le taux de change officiel s'est globalement maintenu à son
niveau de la semaine passée, s'établissant à 2.008,91 CDF le dollar contre 2.008,61 le 19 août dernier. Sur le marché parallèle, la monnaie nationale s'est
dépréciée de 0,82% après une appréciation de 0,21 % la semaine précédente, situant le cours moyen à 2.085,83 CDF le dollar.
La Gouverneure a terminé par présenter quelques recommandations pour faire face aux facteurs de risque externe et interne. Il s’agit respectivement :
- Du respect continue du pacte de stabilité nécessitant le financement monétaire zéro du déficit public ;
- La poursuite de la coordination des politiques macroéconomiques ;
- La poursuite de la surveillance rapprochée des facteurs de la liquidité bancaire au niveau de la Banque Centrale ;
- L’accélération de la mise en œuvre des mesures destinées à renforcer la production locale.
Le Conseil a pris acte de ce rapport.
II.5. Opérationnalisation du Programme de Développement et
d’Innovation en Entrepreneuriat des Jeunes (ProDIJE)

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Entrepreneuriat, Petites et Moyennes Entreprises a présenté le Rapport de la mise en œuvre du Programme de
Développement et d'Innovation en entrepreneuriat des Jeunes (ProDlJE).
Il a indiqué qu’un Comité interministériel composé d'experts des Ministères de
l'Entrepreneuriat, Petites et Moyennes Entreprises, de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, de l'Enseignement Supérieur et Universitaire, et de la Formation Professionnelle et Métiers a réfléchi sur la
possibilité d'intégrer, dans les programmes de l'Enseignement national à tous
les niveaux, des cours sur l'entrepreneuriat afin de stimuler davantage la culture entrepreneuriale dans le chef de notre jeunesse.
Il avait été préconisé que cette réforme intervienne dès la rentrée 2022-2023.
Les conclusions des travaux de cette Commission interministérielle indiquent
que dans le cadre de la réforme Licence Master Doctorat (LMD), le cours sur
l’entrepreneuriat figure dans les différentes filières de formation.
Si, pour certaines filières spécifiques, l'intégration verticale est déjà rendue
effective par l'apparition de cette matière comme Unité d'Enseignement à part
entière dans les maquettes des programmes, une réflexion par contre est en
gestation pour permettre aux étudiants de toutes les filières de développer des
compétences en entrepreneuriat dans leurs propres domaines de formation.
Cette approche présente l'avantage, non seulement de faire développer les
compétences des apprenants en entrepreneuriat en situation réelle, mais aussi
et surtout de leur permettre d'acquérir des compétences entrepreneuriales
spécifiques à chaque type de métiers.
Cependant, tenant compte des certains facteurs à l’approche de la rentrée
académique 2022-2023 et en attendant l’intégration transversale du cours
d’entrepreneuriat comme module au sein de l’Unité d’Enseignement « projet
personnel », le Ministre d’Etat a sollicité du Conseil que des séminaires
d'entrepreneuriat soient organisés, sous forme de modules non crédités dans
certains établissements pilotes dès l’année académique en vue.
Il a également préconisé que deux Commissions Interministérielles soient mises
en place notamment pour évaluer la hauteur du financement requis.
La première sera chargée de produire une feuille de route des travaux d’élaboration des descripteurs des Unités d’enseignement de la nouvelle offre de formation Licence Master Doctorat (LMD). Et la seconde va élaborer une feuille de route de l’intégration de l’entrepreneuriat au programme du secondaire.
Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.
II.6. Rapport de fonctionnement des Centres Culturels à l’Étranger
Le Ministre de la Recherche Scientifique et Innovation technologique a présenté au Conseil, au nom de son collègue de l’Enseignement Supérieur et Universitaire en mission, le Rapport sur les Centres Culturels de la République Démocratique du Congo à l’étranger.
La création des Centres Culturels Congolais à l’étranger dont celui de Bruxelles
(Belgique), de Paris (France), d’Ottawa (Canada) et de Pékin (Chine) a été motivée à l’époque par le souci de la vulgarisation de la culture congolaise par des contacts directs avec l'extérieur ainsi que par la préoccupation de Gouvernement d'encadrer les étudiants bénéficiaires de bourses d’études, de formations professionnelles et de renforcement des capacités.
Cependant, depuis plusieurs décennies, ces Centres connaissent des sérieuses
difficultés de fonctionnement faute des moyens financiers. Cette situation a entrainé la cessation des activités desdits Centres jusqu'à leur fermeture effective.
A ce jour, le personnel affecté à ces Centres ne travaille presque plus.
Face à cette situation, le Ministre a préconisé la mise en place d’un mécanisme
administratif qui pourra repenser leurs missions et redynamiser leur fonctionnement afin de les adapter à la conjoncture du moment.
Le Conseil a pris acte de ce Rapport.
II.7. Projet du Guichet Numérique de la République Démocratique du Congo
Le Ministre du Numérique a présenté au Conseil le projet du Guichet Numérique de la République Démocratique du Congo ainsi que ses fonctionnalités.
Il a rappelé que dans le cadre de l'assainissement du climat des affaires, le
Gouvernement de la République a adopté au cours de la 10ème Réunion du Conseil des Ministres du vendredi 02 juillet 2021 les réformes y relatives et a pris l'option de les transformer en assignations spécifiques attribuées à seize (16) Ministères réformateurs.
Le Ministère du Numérique a été notifié à cet effet pour celle qui consiste en
la mise en place de l’e-Gouvemement et de l’e-Administration avant la fin du
quatrième trimestre de l’année 2022.
Une Commission permanente, nommée CP-eGov, composée des délégués
sectoriels de Ministères réformateurs a été mis en place au sein du Ministère du Numérique par un Arrêté ministériel du 01 novembre 2022 et des travaux sur la maturité des systèmes d'informations ont été amorcés.
Le Guichet Numérique tel que proposé prend en compte la culture de
changement en favorisant l’esprit collaboratif et l'inclusion numérique au sein
des communautés. Cet outil rendra le numérique accessible à chaque congolais, selon son rang, et permettra de transmettre les compétences numériques qui pourraient être un levier de son inclusion sociale et économique.
Le Ministre du Numérique a précisé que ce modèle technique proposé par
eProseed est une solution innovante qui prend en compte deux principales
composantes, à savoir : une plateforme logicielle intégrée et complète et des
infrastructures.
La firme eProseed qui bénéficie du soutien du partenaire financier « Royal
Capital », un Fond Souverain des Émirats Arabes Unis, va concevoir et exploiter le Guichet Numérique dans le cadre d'un Partenariat Public-Privé avec un investissement initial de 130 millions de dollars américains, sans endettement de l'Etat, ni recours à une quelconque garantie souveraine.
Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.
II.8. Stratégie sectorielle de la Culture, Arts et Patrimoines
La Ministre de la Culture, Arts et Patrimoines a présenté la Stratégie sectorielle
de son Ministère reprenant les programmes, les objectifs et les actions phares.
Il s’agit d’une véritable politique culturelle qui prend en compte la professionnalisation des métiers et des acteurs du secteur de la culture, et la
nécessité de doter le pays des industries culturelles à la hauteur de richesses, de la diversité et du potentiel commercial culturel.
La Ministre de la Culture, Arts et Patrimoines a décliné les cinq (5) principaux
axes de cette stratégie sectorielle, à savoir : (i) le renforcement des capacités
institutionnelles au niveau national, provincial et local ; (ii) la production et la promotion culturelle ; (iii) la promotion et la protection de la propriété intellectuelle ; (iv) la sauvegarde du patrimoine culturel matériel et immatériel ; et (v) le développement d’une culture-éthique nationale.
Le suivi et l’évaluation de la politique nationale de la Culture, Arts et Patrimoines seront faits dans un cadre global et cohérent pour mesurer non
seulement les performances des programmes et projets exécutés sur le terrain, mais également pour évaluer les performances générales liées à l’atteinte des
Objectifs de Développement Durable.
Après avoir énoncé les résultats attendus, la Ministre de la Culture, Arts et
Patrimoines a conclu son exposé en précisant que cette Note de présentation sera assortie d’une feuille de route et d’un budget y relatif.
Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.
III. APPROBATION D’UN RELEVE DES DECISIONS DU
CONSEIL DES MINISTRES
Le Conseil des Ministres a adopté le relevé des décisions prises lors de sa soixante-sixième réunion tenue le vendredi 26 août 2022.
IV. EXAMEN ET ADOPTION DE CINQ (05) DOSSIERS
V.1. Deux dossiers relatifs au Budget
Le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a présenté au Conseil deux dossiers
relatifs à son secteur. Le premier a porté sur le Cadre Budgétaire à Moyen Terme (CBMT) 2023-2025 et le second sur la Déclaration des Risques Budgétaires (DRB) 2023-2025.
Au sujet du premier dossier, il a indiqué que la programmation budgétaire de la période situe les dépenses totales à 112.205,7 milliards de CDF, soit 33.116,2 milliards de CDF en 2023, 37.787,9 milliards de CDF en 2024 et 41.301,2 milliards de CDF en 2025.
Les recettes totales (y compris les emprunts) se situeraient à 112.205,7 milliards de CDF à raison de 94.281,9 milliards de CDF pour le Pouvoir Central, 17.265 milliards de CDF pour les Provinces et 658,7 milliards de CDF pour les Entités Territoriales Décentralisées.
La mise en œuvre de la politique fiscale et douanière préconisée sur la période
permettrait un accroissement des recettes fiscales et non fiscales de 22% l’an et situerait la pression fiscale à 13,9%. Et ce, grâce à la poursuite des réformes
amorcées, l’élargissement de la taille des assujettis à certains impôts directs et
indirects.
Pour ce qui est de la Déclaration des Risques Budgétaires (DRB) 2023-2025, ce document analyse les principaux facteurs de risques identifiés, renseigne sur comment ils affectent les finances publiques et, dans une certaine mesure, leur
impact sur celles-ci ainsi que les mesures d’atténuation envisagées.
Les risques identifiés sont d’ordre macroéconomiques, liés à la dette publique, aux entités du secteur public autres que l’Etat, au secteur financier, au changement climatique, les risques d’ordre institutionnels et autres risques
spécifiques.
Ce document d’analyse traduit donc la volonté du Gouvernement de poursuivre la modernisation des outils de gestion des finances publiques et de
renforcer la transparence et la crédibilité budgétaire.
Le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a précisé que la mise en œuvre des
mesures d’atténuation proposées devra réduire la vulnérabilité des finances
publiques face aux chocs inhérents à ces risques.
Après débats et délibérations, ces deux dossiers ont été adoptés.
IV.2. Projet d’appui à l’amélioration de l’habitat rural dans les 26 provinces entre 2022-2031
Le troisième dossier traité au Conseil des Ministres était présenté par le Ministre d’Etat, Ministre du Développement Rural qui a expliqué le Projet d’appui à l’amélioration de l’habitat dans les 26 provinces de la République Démocratique du Congo de 2022 à 2030.
Ce Projet, a-t-il indiqué, trouve son fondement dans le Programme d’Actions
du Gouvernement qui, dans ses piliers 7, 11 et 12, vise l’amélioration des conditions de vie de la population. Particulièrement dans le Pilier 7, le Gouvernement a pris l'engagement de lancer et de promouvoir la politique à chacun un toit et un champ dans son village.
L'objectif principal de ce projet vise à contribuer à l'amélioration des habitats dans les milieux rural et péri-urbain avec un appui en certains matériaux indispensables de construction des habitats décents dans les 26 provinces.
Après avoir décliné les résultats attendus, le Ministre d’Etat, Ministre du Développement Rural a souligné que le fonds d’appui à cette initiative proviendra du Gouvernement. Il a conclu son propos en présentant le cadre logique du Projet et le calendrier d’activités y relatives.
Après débat et délibérations, le Conseil a adopté ce dossier.
IV.3. De la mobilisation accrue des recettes de l’Etat
Le Ministre des Finances a informé le Conseil de l’état performant de mobilisation des recettes publiques.
Cela s’illustre par le fait que les recettes mobilisées au mois d’août 2022 ont été de l’ordre de 1.567,7 milliards de Francs Congolais (CDF) sur des prévisions des recettes budgétaires mensuelles arrêtées à 1.083,6 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 145%.
La performance des régies financières se consolide davantage dans la perspective de l’atteinte de leurs assignations mensuelles. C’est dans ce cadre que :
- la Direction Générale des Impôts (DGI) a mobilisé 860,7 milliards de CDF, soit 199% sur les prévisions de 432,4 milliards de CDF ;
- la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) a mobilisé 392,2 milliards de CDF, soit 97% sur les prévisions de 410 milliards de CDF ;
- la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales, Judiciaires et de Participation (DGRAD) a collecté 309,7 milliards de CDF, soit 128% de ses
prévisions arrêtées à 241,1milliards de CDF.
Les recettes cumulées du 1er au 31 août 2022 affichent 13.001 milliards de
CDF. Ce qui représente 134% de taux de réalisation par rapport aux prévisions
de janvier à août 2022 attendues à 9.688,9 milliards de CDF et 88% de taux de
réalisation par rapport aux prévisions annuelles de 14.790,9 milliards de CDF.
La situation cumulée par les régies financières indique un taux de réalisation, par rapport à leurs prévisions annuelles respectives, de 115% pour la Direction
Générale des Impôts (DGI), 53% pour la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) et 76% pour la Direction Générale des Recettes
Administratives, Domaniales, Judiciaires et de Participation (DGRAD).
En ce qui concerne les dépenses, les chiffres provisoires indiquent, pour le mois
d’août 2022, un total de 1.215 milliards de CDF contre 12.728 milliards de CDF en cumul annuel.
Ces dépenses ont été marquées entre autres par :
- le paiement de la cinquième dotation de la Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI) de l’ordre de 125 milliards de CDF ;
- les dépenses sécuritaires impérieuses, soit 135 milliards de CDF ;
- la subvention pétrolière de l’ordre de 121 milliards de CDF.
Le Ministre des Finances a précisé que le total de la subvention économique versée aux entreprises pétrolières et logistiques depuis le début de l’année se
chiffre désormais à 336 millions USD, alors que la CENI a été déjà financée à hauteur de 238 millions USD.
La trésorerie de l’Etat présente un solde déficitaire provisoire de 346 milliards de CDF contre un excédent de 649 milliards de CDF en cumul annuel. Au courant du mois d’août 2022, le Trésor public a encaissé un appui budgétaire de la banque Mondiale de l’ordre de 240 millions USD. Cette enveloppe sera affectée à divers projets d’investissements publics.
Sur un autre chapitre, le Ministre des Finances a annoncé le début des travaux
préparatoires de la troisième revue du programme Economique du Gouvernement appuyé par la Facilité Élargie de Crédit du Fonds Monétaire
International (FMI). Ils se focalisent sur la Loi des Finances 2023 et les critères quantitatifs et les repères structurels.
Une Staff Visit se déroulera en virtuel, du 07 au 13 septembre 2022, au niveau technique et portera sur les réalisations à fin juin 2022. La Mission proprement
dite de l’Équipe pays à Kinshasa est prévue du 19 octobre au 01 octobre 2022. Après débat et délibérations, ce dossier a été adopté par le Conseil.
IV.4. Projet de Délocalisation et Relocalisation du Camp Katindo au Nord-Kivu
Le troisième et dernier dossier a été présenté par le Ministre d’Etat, Ministre de l’Aménagement du Territoire sur l’état d’avancement du projet de délocalisation et relocalisation du Camp Katindo à Goma dans la province du
Nord-Kivu.
En effet, à la suite de la décision du Conseil des Ministres, une série de réunions techniques de la Commission Interministérielle a été organisée au Ministère de l'Aménagement du Territoire avec les experts des Ministères sectoriels impliqués. Ces réunions ont permis de dégager les orientations à suivre dans l'implémentation de ce projet.
Il en est ressorti, à cet effet, la nécessité de diligenter une mission d'experts sur
terrain à Goma en vue de faire un état des lieux technique et juridique au regard de cette problématique de relocalisation du camp Katindo et ce, en vue
d'orienter les décisions de l'Etat dans la matérialisation dudit projet.
La mission déployée sur terrain, du 26 au 29 avril 2022, a permis d'atteindre les résultats suivants :
- Les limites du Camp Katindo ont été repérées et reconstituées ;
- La faisabilité juridique du projet et les espaces libres de toutes contraintes ont été définis ;
- Les sites proposés par le partenaire ont été identifiés et la conformité de leurs titres respectifs vérifiée ;
- Tous les aspects juridiques liés aux travaux d'aménagement de l'espace concerné par le projet maitrisés ;
- L'Avis technique de l'Observatoire Volcanologique de Goma en rapport avec le choix de l'emplacement du site devant abriter le nouveau camp dénommé camp Félix Tshisekedi Tshilombo a été obtenu ;
- Les Études d'impact environnemental et social du nouveau camp ont été effectuées ;
- L'Expertise foncière et Immobilière pour dégager la valeur vénale du camp Katindo a été proposée par les services de la Division Provinciale des Affaires Foncières de la Province du Nord-Kivu sur demande de la Commission Interministérielle.
Fort des avancées réalisées dans ce dossier, une feuille de route a été dressée,
reprenant les préalables à accomplir avant la signature du contrat de Partenariat Public Privé avec le partenaire privé. Il s’agit de :
- L'obtention des cahiers des charges de dimensionnement du nouveau Camp en termes de bâtiments, d’infrastructures, d'équipements à y installer, à élaborer par Ministère de la Défense Nationale et Anciens Combattants ;
- La signature de l’Arrêté Interministériel de désaffectation du Camp Katindo entre le Ministre d'Etat, Ministre de l'Aménagement du Territoire et le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants ;
-L'obtention de l'autorisation spéciale en vue de conclure le de Partenariat Public-Privé suivant la procédure de gré à gré ce, au regard du caractère stratégique et sécuritaire du projet.
Partant, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Aménagement du Territoire a sollicité du Conseil l’approbation du Rapport de la mission relative à l'état des lieux juridiques et techniques du projet réalisée par les experts des Ministères impliqués dans ce projet. Mais aussi le quitus pour la conclusion du contrat de
partenariat avec les Etablissements Yetu et l’appui technique et financier du
Gouvernement.
Après débat et délibérations, le Conseil a adopté ce dossier.
V.EXAMEN ET ADOPTION DE DEUX (02) TEXTES
V.1. Projet de la Loi des Finances pour l’exercice 2023
Le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a soumis au Conseil du projet de Loi
des Finances pour l’exercice 2023.
En ce qui concerne sa configuration, ce projet du Budget 2023 est présenté en
équilibre, en recettes et en dépenses, à hauteur de 29.511 milliards de CDF
équivalent à 14,6 milliards de CDF, soit un taux d’accroissement de 32,6%
par rapport au Budget de l’exercice 2022 chiffré à 22.253 milliards de CDF.
La pression fiscale est de 14,1% contre 12,7% en 2022. Nonobstant cette performance amorcée depuis 2021, le Gouvernement s’investit davantage pour
atteindre, dans le plus bref délai, la moyenne de l’Afrique Subsaharienne qui est de 17,6%.
Les prévisions des crédits alloués aux investissements ont connu un accroissement de 45,8% par rapport à leur niveau de 2022 entrainant ainsi une
amélioration de sa part dans le Budget général de 35,5% en 2022 à 37,8% en 2023. L’objectif étant de garantir la poursuite sans faille des grands chantiers de la République.
Les prévisions des frais de fonctionnement connaissent une baisse de 14,3% par rapport à leur niveau de 2022, matérialisant ainsi l’instruction du Président
de la République, Chef de l’Etat relative à la réduction du train de vie des institutions.
Les parts des crédits alloués aux secteurs sociaux ont enregistré un accroissement significatif (de 61,7% pour la Santé et 38,7% pour l’Éducation).
Autant que celles des secteurs porteurs de croissance en vue d’assurer la diversification de l’économie tels que l’Agriculture (109,2%) et la Pêche et Élevage (202,9%).
Bien plus, le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a indiqué que les crédits alloués aux secteurs de la défense et sécurité ont été renforcés. Il a rassuré de la détermination manifeste du Gouvernement à assurer :
- la prise en compte progressive des revendications sociales des bancs syndicaux dans le cadre des accords conclus avec le Gouvernement ;
- la poursuite de la mise en œuvre de la politique de gratuité de l’enseignement primaire ;
- la poursuite du financement du Programme de Développement Local des 145
territoires ;
- la poursuite de l’assainissement du fichier et de la mise à la retraite des agents et fonctionnaires de l’Etat ;
- la provision conséquente des crédits relatifs à la mutualisation des opérations électorales et de l’identification de la population.
Le présent projet de Loi des Finances pour l’exercice 2023 s’inscrit totalement
dans la continuité des efforts engagés sous le leadership du Président de la
République, Chef de l’Etat, dont les effets palpables se matérialisent progressivement sur le plan financier, économique et social. Car, entre 2019 et 2022, le Budget de l’Etat a plus que doublé et la gratuité de l’enseignement
primaire est une réalité irréversible.
Après débat et délibérations, le Conseil a adopté ce projet de Loi des Finances
en vue de son dépôt au Bureau de l’Assemblée Nationale avant le 15 septembre prochain.
V.2. Un Projet de Décret
La Ministre du Genre, Famille et Enfant a présenté au Conseil le projet de
Décret portant création, organisation et fonctionnement des Centres Intégrés
des Services Multisectoriels « CISM » de prise en charge des survivantes des
violences basées sur le genre en République Démocratique du Congo.
Elle a indiqué que ce texte comprenant six (6) chapitres répartis en 34 articles
concrétise le Programme d’Action du Gouvernement dans le but de fournir gratuitement un paquet global des services de prise en charge holistique.
Les services offerts par les Centres Intégrés des Services Multisectoriels sont
de l’ordre médical, psychosocial, légal (juridique et judiciaire) et de réinsertion
socioéconomique et scolaire selon les besoins exprimés par les survivantes des violences basées sur le genre.
Ils s’assurent également de la mise en place d’un mécanisme de protection
individuelle et collective des mères, des enfants et des survivantes des violences basées sur le genre les plus menacées ou rejetées.
La Ministre du Genre, Famille et Enfant a précisé que les ressources financières
ordinaires des Centres Intégrés des Services Multisectoriels proviennent de la
contribution ou subventions de l’Etat. Ils peuvent aussi bénéficier des diverses
contributions, dons, legs, apports des Institutions publiques ou privées et des partenaires bi ou multilatéraux.
Après débat et délibérations, ce Projet de Décret a été adopté.
Commencée à 13h25’, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 17h55’.
Patrick MUYAYA KATEMBWE
Ministre de la Communication et Médias
Porte-parole du Gouvernement

 

Dans le souci de se conformer aux clauses des contrats qui lient l’Ogefrem à ses mandataires externes, le Directeur Général ad intérim de cet établissement public, Phillipe Kiyimpu Ki-Nioso,  a convoqué une rencontre du 5 au 7 septembre courant, en vue d’évaluer les activités de leur collaboration.  Une série d’échanges se sont tenues sur les clauses de leurs contrats axés sur l’entrée et la sortie des marchandises en RDC. Mais aussi sur la clarification et la certification de tous les documents émis par ces services afin d’assurer la sécurité des revenus du Trésor public. 

Cette séance entre en vigueur suite à un appel fait par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, qui les a exhortés à joindre leurs efforts, ce qui justifie cette profonde évaluation avec ces mandataires à l’étranger ainsi que dans les provinces.  Autour des échanges à caractère technique, juridique, financier et sur le respect contractuel, les participants ont respectivement évalué l’ensemble l’évolution de leur collaboration avec l’Ogefrem.

A l’ordre du jour, les mandataires de K-Polygone se sont dits satisfaits du travail  réalisé par les agents où leurs services sont déployés en RDC. Sur ce, ils ont fait savoir l’évolution de nombreuses campagnes faites auprès des chargeurs, commerçants et transporteurs sur l’importance de la détention des documents qui attestent leurs opérations.

En outre, ils ont aussi soulevé, lors des échanges, quelques difficultés dans l’exercice de l’attribution de leurs mandants et ont donné la cartographie de la réalité sur terrain dans certains territoires, afin que cela soit amélioré.

Conformément à la recommandation issue de la réunion faite en décembre 2021, le superviseur du jour a rappelé la clause qui interdit le fait de saisir les marchandises au niveau des frontières entre mandataires, en vue d’éviter les conflits de compétences.

Sur le plan contractuel, il a fait savoir qu’il a été constaté que certains mandataires couvrent 43% des zones qui ne leurs sont pas attribuées, d’après le rapport de la tour de contrôle. Raison pour laquelle, il leur a demandé de revoir leurs limites de sorte à couvrir uniquement les zones qui leur ont été référées.

Par ailleurs, il leur a demandé de respecter les prescriptions de leurs mandats, et de se conformer aux clauses telles que conclues avec l’Ogefrem afin que leur collaboration continue et contribue au bon fonctionnement  du suivi des marchandises dans différentes zones.

Niclette Ngoie  

Né le 3 février 1981, Jean-Marc Kabund, 41 ans, est aujourd’hui devant la justice congolaise.  Interpellé et embastillé à Makala, il passe, depuis  sa conférence du 18 août dernier,  tenue  en marge du lancement des activités de l’Alliance pour le Changement, son propre parti, des temps difficiles. Un procès, pourtant, ouvert à sa charge,  peine à prendre ses vraies marques. Tantôt, c’est le report pour des raisons d’indisponibilité des autorités judiciaires. Tantôt, ce sont des réglages des procédures  sur fond des pressions et manifestations de rues.

Que n’a-t-on  pas vu ?

Hier, par exemple, alors qu’il devait comparaître devant la Cour de Cassation  en chambre foraine, comme cela est de coutume pour des personnalités de sa trempe, ses partisans ont retrouvé de vieux réflexes  reconnus, depuis des temps immémoriaux, aux combattants de l’Udps, le parti dont il tire, d’ailleurs, l’essentiel de sa sève politique en tant que leader et, surtout, en tant qu’organisateur des diverses scènes et démonstrations lui ayant valu, au fil de temps, le surnom de ‘’Maître-nageur’’,  très collé, du reste,  à ses nombreux épithètes  et superlatifs.

Pneus brûlés, jets des pierres  ainsi que tous les autres tiraillements à l’emporte-pièce jusqu’au point de transformer une bonne partie de Kingabwa  hier en un vaste champ de tirs.

Des militants se disant proches de Kabund, prêts à se  livrer en os et en chair pour sa cause, ont affronté, comme il fallait s’y attendre, les forces de l’ordre qui, finalement, étaient obligées d’ouvrir le feu.

Si,  aucun bilan officiel n’est connu sur  ces affrontements quelque peu  perturbateurs de la tenue d’un procès équitable et dans la sérénité, il n’en demeure pas moins vrai qu’il y aurait eu  des dégâts collatéraux de part et d’autre.

Deux revendications

Mais, quoi qu’il en soit, à en croire des bribes d’informations glanées autour de ces altercations, deux revendications sont perchées au bout de lèvres des affidés de Kabund.  D’abord, un procès public et médiatisé exigé. Puis, la mise en application de la décision de la Cour de Cassation ordonnant son assignation à résidence surveillée est  réclamée.  

Des manifestants disent, en effet, que tout étant d’accord sa comparution devant la  justice, telle  qu’elle  a été engagée  par le Procureur, ils réclament, néanmoins,  que la procédure soit respectée   en lui offrant à leur leader, le droit à la défense,   conformément aux lois de la République.

Ils redoutent, en outre,  qu’un procès organisé  à huis clos ne soit  une occasion,  pour  la justice congolaise, de consacrer l’expansion de nouvelles  violations des procédures et droits reconnus aux tiers. Dans le cas d’espèce, ils évoquent l’affaire de ses immunités qui, selon, eux, auraient été bafouées.

Erga Omnes

Ils rappellent que tout le monde est égal devant la loi. Et que tout le monde a droit à  l’égale protection de cette même loi. C’est dans cette optique qu’ils rappellent, enfin, que mêmes les magistrats sont, eux aussi, soumis à l’obligation de se soumettre à la rigueur de cette même loi. ‘’Erga Omnes’’, crie donc,  un des ses  Avocats, traits tirés sur le visage.  

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