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Les deux concepts utilisés dans cet article sont tirés de moments importants qui ont jalonné l’histoire du Québec au début des années 60 et celle de la Tchécoslovaquie à la fin des années 80. Ces deux moments historiques, à savoir, la « Révolution de velours » qui a mis fin, en quelques semaines, à plus de trente années de plomb de l’un des régimes communistes les plus durs en Europe de l’Est, d’une part, et la « Révolution tranquille » qui représente une période charnière de l’histoire du Québec contemporain, marqué par des réformes importantes sur les plans politique, économique et social et de la modernisation de l’État québécois, d’autre part, ont contribué à une profonde transformation du modèle économique et social de ces deux nations et joué un rôle déterminant à la fois sur le développement de leurs sociétés et sur le bien-être de leurs populations.

A  son accession au pouvoir comme président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi était confronté à deux défis majeurs qui l’attendaient, à savoir, d’une part, comment dompter le redoutable Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, qui avait des tentacules dans toutes les institutions publiques nationales et provinciales prêtes à bloquer toute initiative susceptible d’être mise à l’actif du président Tshisekedi et, d’autre part, comment relever la situation socio-économique et financière désastreuse.

Confronté à de vives tensions avec ses alliés du FCC, dès les premières semaines, pour des nominations présidentielles bloquées par le ministre du Portefeuille, personne ne donnait la moindre chance à Félix Tshisekedi de tirer son épingle du jeu, dans cet environnement politique où tous les leviers du pouvoir étaient verrouillés et tenus bien en main par les partisans de Joseph Kabila. Deux ans après, on n’entrevoyait toujours pas la lumière au bout du tunnel et les événements tendaient à conforter les sceptiques dans l’idée que c’était toujours le FCC qui menait le jeu. Il était impensable d’imaginer, ni même de prédire, un tel dénouement en quelques semaines seulement, même si l’on se rappellera qu’en avril 2019, dans un rassemblement avec les Congolais de la diaspora à Washington, Félix Tshisekedi avait rassuré qu’il allait déboulonner le système Kabila.

Félix Tshisekedi relève le premier défi et déboulonne

L’onde de choc qui a marqué le point de basculement dans la bataille politique larvée entre Félix Tshisekedi et son allié d’alors Joseph Kabila, et qui a provoqué l’effondrement de la coalition gouvernementale, c’est le refus délibéré des présidents de deux chambres du Parlement et de membres du gouvernement issus du FCC, d’assister à la prestation de serment de nouveaux juges de la Cour constitutionnelle. Cet incident, tout à fait regrettable pour le FCC, a, non seulement, blessé l’amour-propre du président Tshisekedi qui a vécu cela comme une humiliation aux yeux des Congolais, et signé la chute brutale de la coalition FCC-CACH. En effet, dans ce climat de tensions constantes, il n’était plus possible pour Félix Tshisekedi de maintenir cette coalition de façade, ni même de s’abriter derrière elle, pour continuer à aménager son allié Joseph Kabila.

Félix Tshisekedi a alors déployé l’artillerie lourde pour gagner cette bataille, en menaçant d’user de ses prérogatives constitutionnelles pour procéder à la dissolution du Parlement, s’il n’obtenait pas le ralliement de la majorité des députés à sa vision. Il aura suffi de quelques semaines seulement pour venir à bout de l’incontournable FCC qui était, en réalité, très fragile et vacillant.

Le discours historique de six minutes prononcé par le président Tshisekedi, le 23 octobre 2020, dans lequel il dressait les principaux points de divergence persistant au sein de la coalition, est l’acte qui a scellé définitivement la fin de la coalition, l’effondrement rapide du FCC de Joseph Kabila et l’adhésion massive à la vision de Félix Tshisekedi, de créer une Union sacrée de la Nation. Aujourd’hui il ne reste que des ruines du FCC.

Si la révolution de velours signifie notamment un changement politique pacifique qui se fait sans trop de violence, si cela signifie un changement sans qu’aucune goutte de sang n’ait été versée, alors nous pouvons dire que ce qui s’est passé en RDC avec Félix Tshisekedi est une révolution de velours.

Au Québec, l’expression Révolution tranquille désigne une période-clé pendant laquelle de grandes réformes économiques, de changements sociaux, la modernisation de l’État et de l’administration publique, ont été mises en œuvre par le gouvernement libéral de Jean Lesage, de 1960 à 1966. Avant la révolution tranquille, le Québec était gouverné par des élites placées elles-mêmes sous la férule de l’Église et de la bourgeoisie anglophone. La population était la moins scolarisée d’Amérique du Nord. La priorité du nouveau Premier ministre était notamment de s’attaquer au favoritisme politique, d’éliminer la corruption afin de renflouer le Trésor public, de modifier la carte électorale de façon à diminuer l’importance des caisses électorales occultes et permettre aux régions urbaines d’être mieux représentées etc. Pour cela, il s’était entouré d’un cabinet qu’on a baptisé « l’équipe du tonnerre ». En quelques années seulement, ce gouvernement a réussi à mener à bien et à amorcer un grand nombre de réformes pour renforcer l’influence de l’État dans ses compétences sociales et économiques, notamment en procédant à des réformes en matière de santé et éducation, avec la mise sur pied d’un système d’hôpitaux publics, la création de leviers économiques tels que la Caisse de dépôt et la Société générale de financement, ou la nationalisation de l’électricité.

Même si nous sommes bien conscients que toute comparaison est imparfaite en raison de différences systémiques, nous nous inspirons toutefois de cette Révolution tranquille qui a permis au Québec de mettre en œuvre de grandes réformes qui ont eu un grand impact sur les plans économique et social, pour rattraper le retard en la matière.

Maintenant que le président Tshisekedi a le pouvoir d’exercer la plénitude de ses prérogatives sur le choix des membres du gouvernement, nommés les « Warriors » (les guerriers), le peuple congolais attend avec impatience que ce nouveau gouvernement puisse s’atteler à relever le deuxième défi majeur, celui de la situation socio-économique et financière désastreuse, en prenant des mesures fortes et urgentes pour améliorer les conditions de vie de la population.

Certes, il n’en demeure pas moins que le président Tshisekedi fait preuve d’une forte volonté politique nécessaire pour apporter le changement que son cher parti a fait rêver aux Congolais durant les trente-sept ans de combat politique pour accéder au pouvoir. Mais les spécialistes des politiques publiques vous diront que le changement ne repose pas seulement sur la seule volonté politique, il dépend également de plusieurs autres facteurs déterminants pour donner des résultats concrets. Il faudrait avoir une grande détermination, se fixer des objectifs précis, avoir une approche stratégique, disposer des ressources nécessaires pour passer à l’action et pouvoir atteindre les objectifs visés.

Isidore Kwandja Ngembo, Politologue et analyste des politiques publiques,  ancien Conseiller à la Direction Afrique Centrale du Ministère canadien des Affaires Etrangères

*’’Le Ministre de la Communication et Médias a présenté au Conseil les grandes lignes du Projet de la tenue prochaine des états généraux de la communication et médias. Le but poursuivi est notamment de jeter un regard rétrospectif sur les pratiques de la presse et de la régulation des médias ; et, de dégager les perspectives d’avenir au moyen d’un dialogue proactif et inclusif entre les parties prenantes. Placées sous le haut patronage du Président de la République qui tient à la promotion et à l’exercice responsable de la liberté de la presse comme un élément moteur de la vitalité de notre démocratie, ces assises auront pour thématique principale : « les médias congolais : quelles perspectives à l’ère du numérique et des enjeux et défis du développement durable’’, révèle le  dernier compte rendu du Conseil des Ministres du 8 octobre dernier.

De quoi s’agit-il ?

‘’Il sera question de dégager des propositions des réformes pertinentes touchant au régime juridique des médias en général et de la presse en ligne en particulier, au statut du journaliste, à la dépénalisation des délits de presse qui pourra être précédée par un moratoire dont les modalités d’encadrement fera l’objet d’une concertation entre le Gouvernement et les organisations professionnelles, à la modernisation des médias publics, aux défis de la presse congolaise, etc.   Le Ministre de la Communication et Médias a informé le Gouvernement qu’il procédera à la mise en place d’un Comité d’organisation, à la convocation des travaux ; et à la mise en place du Comité de suivi des recommandations et conclusions des états généraux de la communication et médias. La tenue de ces états généraux, a-t-il conclu, contribuera à donner un nouvel envol à la presse congolaise et au rayonnement de la démocratie dans un écosystème qui permet le plein exercice de la liberté de la presse. Après débat et délibérations, ce dossier a été adopté’’, ajoute  compte rendu de cette même  réunion au cours de laquelle  bien d’autres matières y été abordées. 

Compte rendu de la vingt-troisième réunion du Conseil des Ministres

Vendredi  8 octobre 2021

La vingt-troisième réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République a été présidée, par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, ce vendredi 8 octobre 2021 par visioconférence.

Cinq points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir : I. Communication de son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ;

  1. Points d’informations ;

III. Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des Ministres ; IV. Examen et adoption des dossiers ;

  1. Examen et adoption des textes.
  2. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

La communication du Président de la République, Chef de l’Etat a porté essentiellement sur trois (3) points, à savoir :

  1. De la victoire de l’équipe nationale de Football Le Président de la République a, une fois de plus, salué la victoire de l’équipe nationale de football, nos vaillants Léopards. Il a félicité les joueurs, le staff de l’équipe et toutes les parties prenantes qui ont concouru à notre éclatante victoire face à l’équipe du Madagascar, en les exhortant tous à garder ce même élan de réussite pour le match retour.

A propos de la qualité de nos infrastructures sportives, le Président de la République a noté les efforts récemment réalisés pour mettre le stade des Martyrs au niveau des standards de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).

Cependant, a-t-il insisté, les autres grands stades dans nos provinces devraient aussi atteindre les mêmes standards. En perspective du grand rendez-vous de la compétition multi sportive, en l’occurrence les 9ème Jeux de la Francophonie qui se tiendront au courant du mois d’août 2022, le Président de la République a rappelé l’impérieuse nécessité pour le pays de se doter d’infrastructures sportives adéquates pour le déroulement des différentes épreuves. 

Il a chargé le Premier Ministre, qui anime la Commission interministérielle de préparation desdits jeux, de veiller à la célérité et à la disponibilité des moyens financiers pour respecter les échéances de l’organisation de ces 9èmes  Jeux de la Francophonie.

  1. Du respect des engagements convenus avec le Fonds Monétaire International (FMI) Considérant la volonté affichée par le Gouvernement et l’absence des chocs majeurs qui pourraient renverser les tendances actuelles, le Président de la République est d’avis que l’atteinte des cibles et des critères quantitatifs du programme avec le FMI ainsi que la réalisation des repères structurels devraient être respectés fin décembre 2021. Il a encouragé le Gouvernement à tout mettre en œuvre pour que les conclusions de la revue du programme soient de nature à motiver les partenaires bilatéraux et multilatéraux à accompagner la RDC à relever les principaux défis qui découlent de la mise en œuvre optimale du programme des réformes économiques soutenues par la Facilité Élargie de Crédit (FEC). Soutenant la démarche du Conseil des Ministres à demander un transfert d’une partie de ces allocations au titre d’appuis budgétaires en vue de financer les projets prioritaires du Gouvernement de la République, le Président de la République a invité le Premier Ministre, dans le souci de rassurer le FMI dans l’utilisation rationnelle de ses appuis budgétaires sollicités, de mettre en place, dans un bref délai, une Commission d’identification, de suivi et d’évaluation des projets ciblés dans les secteurs prioritaires pour le social de notre peuple. Pour le Président de la République, ces projets devraient s’inscrire dans le cadre budgétaire à moyen terme et soutenir la croissance économique. La liste des projets retenus devra être présentée lors de la réunion du Conseil des Ministres de la 1ère semaine du mois de décembre 2021. Cette Commission mixte sera composée notamment de la Présidence, Primature, des Ministères du Plan, celui du Budget et celui des Finances. 3. De l’appui à la campagne sur le civisme routier Après trois (3) mois et demi de la Campagne sur le civisme routier lancée par la Coordination pour le Changement des Mentalités, dont l’un des objectifs est de réduire au maximum les embouteillages auxquels font face la population des grandes villes, le Chef de l’Etat a noté que l’une des causes profondes de ces désagréments, relève de l’incivisme des usagers de la route.

A cet effet, il a encouragé l’initiative de la Coordination pour le Changement des Mentalités qui a formé et mis sur les grandes artères de la Capitale, des volontaires pour aider les services de l’Etat impliqués dans la gestion de la route. Pour consolider la satisfaction de la population grâce à la contribution de ces volontaires, le Président de la République a instruit le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, le Ministre des Transports, et le Gouverneur de la Ville de Kinshasa de pourvoir proportionnellement au soutien financier du corps des volontaires, pour le dernier trimestre de l’année en cours, afin que les objectifs de la Campagne du Civisme routier soient atteints. Le Chef de l’Etat a exhorté les membres du Gouvernement, ceux de son Cabinet ainsi que tous les hauts-cadres de la République à être les premiers à respecter le Code de la route et prêcher par l’exemple.

  1. POINTS D’INFORMATIONS

II.1. Etat et administration du territoire Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, représenté par son Vice-Ministre, a informé les membres du Conseil que l’état du territoire national demeure généralement calme, au-delà de quelques faits saillants qui ont marqué récemment l’état d’esprit de la population telle la persistance de l’impasse au sein des confessions religieuses en ce qui concerne la désignation du futur Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a informé le Conseil des mesures prises suite aux troubles à l’ordre public survenus lors de l’ouverture de la session parlementaire de septembre à l’Assemblée provinciale de l’Équateur. Pour sauvegarder la paix et la tranquillité, les antagonistes, à savoir : le Gouverneur et le Vice-Gouverneur ; et le Président de l’Assemblée provinciale ainsi que le Président du Bureau d’âge ont été rappelés en consultation à Kinshasa. Une mission d’enquête et d’évaluation a été dépêchée sur place. Son Rapport permettra de prendre des mesures appropriées. Avant de conclure son propos, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a informé le Conseil de la tenue, du 1er  au 15 novembre prochain, de la 23ème  Assemblée Générale des Organisations de Coopérations de Police de l’Afrique de l’Est et de la RDC.

Le Commissaire Général Congolais de la Police Nationale prendra la Présidence de cette Assemblée, au terme des travaux dont l’objectif est de renforcer la lutte contre la criminalité transfrontalière. II.2. Situation sécuritaire Abordant ce chapitre, le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants a fait part au Conseil d’une situation sécuritaire qui demeure calme et sous contrôle des Forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du pays. Il a indiqué que les opérations militaires se poursuivent normalement dans le cadre de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu dans l’objectif de restaurer la sécurité, la paix et l’autorité de l’Etat.

En Ituri, les FARDC ont repoussé l’attaque des combattants CODECO/Bon Temple dans les localités de KOBU et de KILO en territoire de Djugu. Cette contre-attaque leur a permis de consolider leur position dans cette partie du pays. Une action similaire a été signalée dans la cité de KOMANDA à la suite d’une tentative vouée à l’échec des combattants de la coalition FPIC – FRPI. La vigilance de nos éléments a permis de limiter les dégâts. En territoire de Rutshuru, cinq (5) jeunes gens suspects en provenance de Goma vers Butembo ont été appréhendés par la Direction Générale de Migration dans un hôtel à Kiwanja. Il se révèle de leurs déclarations qu’ils ont été recrutés par un réseau criminel pour le compte des ADF/MTM. Ils ont été mis à la disposition de l’auditorat militaire pour des investigations approfondies. Les services de sécurité s’attèlent donc à démanteler tous les réseaux de recrutement et de ravitaillement des forces négatives. Dans le territoire de Masisi, une offensive des FARDC le 29 septembre 2021 s’est soldée par la récupération de six localités sur l’axe Masisi, notamment Singa, Hembe, Lubula, Shango, Bindobindo, Lushebere. Des armes et des munitions ont été récupérées et 11 combattants de la coalition APCLS – FDLR/FOCA ont été neutralisés. A la même date, six (6) autres localités sont passées sous le contrôle des FARDC sur l’axe Kinyana occasionnant la neutralisation de 22 combattants ennemis et la reddition d’une dizaine des combattants. 5 Le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants a réitéré la détermination des forces de défense et de sécurité de mettre hors d’état de nuire ces ennemis du peuple congolais.

II.3. Évolution de la situation de la Pandémie à Covid-19 Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a dressé l’état de l’évolution de la situation de la pandémie à Covid-19. Il a noté que sur les 26 provinces affectées par la Covid-19 depuis le début de l’épidémie, seules 12 provinces restent actives avec 48 zones de santé au cours des 7 derniers jours (cela signifie qu’elles ont notifié au moins 1 cas confirmé dans les 7 derniers jours). Une baisse générale de 14,3% de nouveaux cas positifs a été enregistrée en l’espace d’une semaine épidémiologique à travers toutes les zones affectées. En ce qui concerne la vaccination qui se poursuit normalement, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a informé le Conseil du démarrage, à Kinshasa, des ateliers de formations en cascade des cadres centraux de son Ministère et partenaires pour assurer la bonne administration des nouveaux vaccins. Ces assises vont se poursuivre dans les 13 autres provinces ciblées. Le Gouvernement réitère son exhortation à la population afin d’observer scrupuleusement les mesures barrières et de se faire vacciner pour se protéger.

S’agissant de l’épidémie de Méningite à Banalia, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a indiqué que la campagne de vaccination avec le vaccin anti-méningocoque sera lancée ce 9 octobre 2021 avec comme cible, la population âgée de 1 à 49 ans. Quant à la grève des professionnels de santé, il a souligné que les pourparlers continuent entre le Gouvernement et le Banc Syndical des Professionnels de Santé pour trouver une issue à la grève qui n’a que trop duré et qui préjudicie la population. Un protocole d’Accord entre les deux parties définissant les engagements des uns et des autres est en cours de finalisation.

II.4. Evolution de la conjoncture économique

La Gouverneure de la Banque Centrale du Congo a indiqué que la croissance économique reste principalement tirée par le secteur minier et elle s’établit à 5,3% à fin 2021. 6 Le marché de biens et services est demeuré stable avec un cumul annuel de l’inflation de 3,39% à fin septembre 2021 alors qu’elle se situait autour de 14% en 2020. Le marché de changes est resté globalement stable, attesté par des faibles variations du taux de change sur les deux segments du marché. En cumul annuel, le taux de dépréciation du Franc Congolais n’est que de 1,20% à l’indicatif et de 0,93% au parallèle contre une dépréciation d’environ 14,7% et 14,3% à la période correspondante en 2020. Quant aux opérations financières de l’Etat, le compte général du Trésor demeure excédentaire. Les réserves de change se sont établies à 3,3 milliards USD au 30 septembre 2021, soit 3 mois d’importations de biens et services.

Les cours mondiaux des principaux produits d’exportation de la RDC sont restés globalement favorables. En dépit de la stabilité observée, l’économie nationale demeure exposée à certains risques d’origine externe notamment la faible couverture vaccinale dans les pays en développement qui pourraient influencer leurs économies et la trajectoire de la croissance mondiale. Le faible taux de couverture vaccinale et les pressions sur la demande intérieure qui caractérisent historiquement le dernier trimestre de l’année marqué par la préparation des festivités de fin d’années constituent les facteurs de risque au plan interne. La Gouverneure a recommandé le maintien de la coordination des politiques budgétaire et monétaire, la mise en application continue du pacte de stabilité, le suivi rapproché des facteurs de liquidité et la mise en œuvre des réformes retenues dans le cadre du programme avec FMI.

Le Conseil des Ministres a pris acte de ce Rapport.

II.5. Rapport de mission de supervision de l’Examen National de Fin d’Études Professionnelles La Ministre de la Formation Professionnelle et Métiers a présenté le Rapport de mission de supervision de l’Examen National de Fin d’Études Professionnelles effectuée dans le Grand Kasaï et le Grand Bandundu. Elle a indiqué qu’aucun incident n’a été signalé et que tout s’était déroulé dans la paix et la sérénité, tout en précisant que la réussite de cette première est à mettre sur le compte du Gouvernement qui n’a ménagé aucun effort pour mobiliser les moyens de son effectivité.

En termes de constats, la Ministre de la Formation Professionnelle et Métiers a souligné que toutes les provinces visitées ont présenté le même tableau des préoccupations, à savoir :

- Absence quasi-totale d’infrastructures de la Formation Professionnelle ; - Manque de mécanisation des nouvelles unités ;

- Inexistence de charroi automobile pour la mobilité des cadres ;

- Conflits de compétence avec d’autres structures gouvernementales sur la gestion des Écoles Professionnelles ;

- Démotivation du personnel pour cause de non-paiement des primes et salaires, etc.

Face à la carence d’édifices, une série des dispositions ont été prises. Elles ont consisté en la prise en location d’immeubles devant abriter des bureaux administratifs, l’acquisition des terrains pour la construction d’infrastructures et la pose des premières pierres dans les provinces visitées ; et la remise de matériels de pratique professionnelle pour des filières informatique et coupe & couture. Le Conseil des Ministres a pris acte de ce Rapport.

III. APPROBATION D’UN RELEVE DES DECISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres a adopté le relevé des décisions prises lors de sa vingtième-deuxième réunion tenue le vendredi 1er octobre 2021. IV.EXAMEN ET ADOPTION DES DOSSIERS (02 dossiers)

IV.1. De l’évaluation des permis de recherches au Cadastre Minier La Ministre des Mines a présenté aux membres du Gouvernement le Rapport d’évaluation des Permis de Recherches au Cadastre Minier conformément aux instructions du Président de la République données lors de la vingtième Réunion du Conseil des Ministres.

Rappelant que tout Permis de recherches confère à son titulaire le droit d’effectuer exclusivement les travaux de recherches et non ceux d’exploitation, à l’intérieur de son périmètre, la Ministre des Mines a souligné que le titulaire est tenu de payer les droits superficiaires annuels ; de présenter et obtenir l’approbation du Plan d’Atténuation et de Réhabilitation de l’Environnement avant tout début des travaux de recherches ainsi que commencer les travaux de recherches dans un délai d’une année à compter de la délivrance du titre. 8 Par conséquent, tout manquement par le titulaire du Permis de Recherches à ces obligations fait encourir à ce dernier la déchéance de son droit minier. La Ministre des Mines a indiqué que le Registre du Cadastre Minier compte, au 21 septembre 2021, un total de 1 901 Permis de Recherches dont 223 à déchoir pour non-paiement des droits superficiaires (exercice 2021), 156 déchus et 774 permis de recherches actifs. S’agissant de l’exploitation minière illicite dans les périmètres couverts par les Permis de Recherches, il a été constaté qu’elle se fait soit avec l’accord du titulaire, soit sans l’accord du titulaire ou soit par le titulaire lui-même.

Face à cette situation, la Ministre des Mines a indiqué avoir ordonné notamment la suspension des activités pour certaines sociétés concernées et diligenté les missions de contrôle sur place pour d’autres. Elle a également décidé l’Audit du Cadastre Minier dans un délai raisonnable. L’objectif étant le strict respect de la législation minière en vigueur tant par les opérateurs miniers que par les agents et fonctionnaires de l’Etat. Après débat et délibérations, le Conseil a adopté ce dossier.

IV.2. De la tenue des états généraux de la Communication et Médias

Le Ministre de la Communication et Médias a présenté au Conseil les grandes lignes du Projet de la tenue prochaine des états généraux de la communication et médias. Le but poursuivi est notamment de jeter un regard rétrospectif sur les pratiques de la presse et de la régulation des médias ; et, de dégager les perspectives d’avenir au moyen d’un dialogue proactif et inclusif entre les parties prenantes. Placées sous le haut patronage du Président de la République qui tient à la promotion et à l’exercice responsable de la liberté de la presse comme un élément moteur de la vitalité de notre démocratie, ces assises auront pour thématique principale : « les médias congolais : quelles perspectives à l’ère du numérique et des enjeux et défis du développement durable ». Il sera question de dégager des propositions des réformes pertinentes touchant au régime juridique des médias en général et de la presse en ligne en particulier, au statut du journaliste, à la dépénalisation des délits de presse qui pourra être précédée par un moratoire dont les modalités d’encadrement fera l’objet d’une concertation entre le Gouvernement et les organisations professionnelles, à la modernisation des médias publics, aux défis de la presse congolaise, etc. 

Le Ministre de la Communication et Médias a informé le Gouvernement qu’il procédera à la mise en place d’un Comité d’organisation, à la convocation des travaux ; et à la mise en place du Comité de suivi des recommandations et conclusions des états généraux de la communication et médias. La tenue de ces états généraux, a-t-il conclu, contribuera à donner un nouvel envol à la presse congolaise et au rayonnement de la démocratie dans un écosystème qui permet le plein exercice de la liberté de la presse. Après débat et délibérations, ce dossier a été adopté.

  1. EXAMEN ET ADOPTION DE PROJET DE TEXTES (03 Textes)

V.1. Projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire de la RDC. La Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a présenté, à l’attention du Conseil, le Projet de Loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu pour une période de 15 jours prenant cours le 19 octobre 2021.

L’objectif étant de permettre à nos Forces Armées de poursuivre les opérations en vue de la restauration de la paix, la sécurité et l’autorité de l’Etat dans cette partie de la République Démocratique du Congo. Après débats et délibérations, ce projet de Loi a été adopté. V.2. Deux projets de loi de ratification Le Ministre des Finances a présenté, à l’attention des membres du Gouvernement, deux projets de loi de ratification en vue de leur adoption. Le premier porte sur l’autorisation de ratification des résolutions N°271 et N°272 du Conseil des Gouverneurs de la Société Financière Internationale. Dans le cadre de ces deux résolutions signées le 16 avril 2020, la République Démocratique du Congo s’est vue attribuer respectivement 3372 parts et 5626 parts, soit un total de 8998 parts supplémentaires dans le capital de la Société Financière Internationale. Le second concerne l’autorisation de ratification des résolutions N°663 et N°664 du Conseil des Gouverneurs de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement. Au titre de ces deux résolutions signées le 1er octobre 2018, 10 il a été attribué à la République Démocratique du Congo respectivement 346 parts et 402 parts, soit un total de 748 parts supplémentaires. Le Ministre des Finances a insisté sur le fait qu’il s’agit d’une formalité qui va permettre à notre pays, la République Démocratique du Congo, de préserver sa position au sein de ces deux institutions du Groupe de la Banque Mondiale et de continuer à bénéficier des avantages y relatifs. Après débat et délibérations, le Conseil a adopté ces deux Projets de loi. Commencée à 11h44, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 15h36.

Patrick Muyaya Katembwe

Ministre de la Communication et Médias Porte-parole du Gouvernement

Président du Caucus des Sénateurs du Kongo Central, l’Honorable Roger Muaka Muaka est parmi les hauts dignitaires invités de l’Eglise Kimbanguiste pour la célébration d’un culte spécial en mémoire du prophète Simon Kimbangu à Nkamba Jérusalem (Cité Sainte).

Aperçu sur la ligne de force, le mardi 12 octobre 2021, aux côtés de plusieurs hauts dignitaires de la République en l’occurrence, SAMA LUKONDE, Premier ministre, quelques membres du gouvernement dont le VPM de l’Intérieur Daniel Aselo, des députés nationaux et provinciaux du Kongo Central, représentés par Jean-Claude Vuemba, président de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, le Sénateur Roger Muaka rassure bon nombre d’observateurs comme il l’a toujours été, qu’il a cette grandeur d’âme pour la transformation en vue d’un Kongo Central solidaire, fort et assaini des antivaleurs. ’’Muntu ya Nkangu’’, littéralement: Un merveilleux… homme du peuple.

Ils l’ont tous adopté

Les choses spirituelles sont difficiles à cerner sous l’œil humain. Alors qu’il n’y avait encore aucune crise de leadership ni enjeu électoral devant conduire au choix d’un nouveau gouverneur dans le Kongo Central, quelques prêtres, pasteurs, chefs spirituels des églises traditionnelles et autochtones (Bangunza), autorités coutumières et territoriales avaient prophétisé en son temps sur la personne  de Roger Muaka.

Ils l’ont prédestiné à assumer de hautes fonctions dans ce pays. Lesquelles et à quel niveau de responsabilité?  Personne ne l’avait jamais précisé. C’est une question qui demeure jusqu’ici dans le mystère de Dieu et qu’à lui seul, la destinée, la gloire et l’accomplissement.

Sans répit, force est de croire pour ces couches socioprofessionnelles et religieuses ci-haut énumérées que cet élu des élus est un véritable rassembleur, un artisan de paix et de cohésion communautaire. Il se crée autour de lui, une synergie qui met en relief jeunes et vieux, nouvelle et vieille génération, autorités officielles, religieuses, traditionnelles et coutumières, société civile et société savante.

Il milite pour la promotion de l’éducation scolaire de la jeunesse au travers de la structure qu’il a créée « Bourse d’Etudes Président Joseph Kasa-Vubu » pour soutenir les élèves finalistes les plus brillants à l’Examen d’Etat afin d’avoir de quoi payer les frais académiques dès la première année d’entrée à l’Université.

Car, une jeunesse mal formée ou sans éducation constitue une peste dans la société. Mais aussi, une façon pour lui d’alléger la charge aux parents qui sont déjà assénés par diverses difficultés financières.

Exceptionnel en son genre, les ‘’Bangunza’’ l’avaient intronisé en février 2021, leader de tout l’espace ex. province de Léopoldville regroupant l’ex province de la Cuvette centrale (Grand Bandundu), le Kongo Central et Kinshasa en raison de la proximité géographique de deux provinces par rapport à la capitale Kinshasa.

Eugène Khonde

 C’est un secret de polichinelle lorsqu’il faut rappeler que le Ministère de la Formation Professionnelle et Métiers est très longtemps resté dans les oubliettes de l’histoire gouvernementale de la République Démocratique du Congo. En effet, depuis sa création en 2015, en dépit du fait que le rôle d’organiser l’Examen national de Fin d’Etudes Professionnelles, équivalent à l’Examen d’Etat lui est légalement attribué, ce ministère a brillé par l’incapacité à répondre positivement à cette attente.

Il a suffi que, dans le Gouvernement des Warriors, le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde propose au Président de la République, Chef de l’Etat qui l’accepta, le nom de Madame Antoinette Kipulu Kabenga pour que, dans ce pays, la multitude comprenne qu’il existe un Ministère pivot du développement de la Nation.

Dès lors, il peut paraître redondant de dire que le Ministère de la Formation Professionnelle et Métiers, depuis sa création il y a six ans passés, n’a jamais qualifié, ni certifié les apprenants soumis aux Epreuves de Fin de Cycle de Formation Professionnelle en RDC. Le Gouvernement a tenu à relever ce défi par l’effectivité de l’organisation de cet examen, qui s’est déroulé du 14 au 16 septembre 2021. C’était une manière, pour l’Etat, d’accomplir son devoir régalien en matière de l’éducation.

Pour avoir réussi la passation de cette première édition baptisée «Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo», une mention spéciale est à attribuer à l’actuelle patronne de la Formation Professionnelle et Métiers, Antoinette Kipulu Kabenga.

Il faut noter que, ces épreuves de haute portée nationale, se sont déroulées en trois phases notamment : les préliminaires du 30 mai au 02 juin 2021, où ont pris part 12.455 participants ; les hors-sessions du 03 au 06 août 2021, avec 15.600 apprenants et la session ordinaire du 14 au 16 septembre 2021 avec 11.000 apprenants répartis dans 165 Centres de passation d’Examen, à travers les 30 provinces éducationnelles sur toute l’étendue du pays.

Voulant faire d’une pierre deux coups, Antoinette Kipulu Kabenga, Ministre de la Formation Professionnelle et Métiers, a parcouru les provinces de Kasaï Oriental, Kasaï Central, Kasaï, Kwilu et Kwango en 21 jours, en vue de superviser ledit Examen et de faire l’état des lieux de son Ministère dans le Congo profond.

Il ressort que les difficultés sont quasiment les mêmes dans toutes les 30 provinces éducationnelles de la Formation Professionnelle et Métiers, à savoir : l’absence quasi-totale d’infrastructures de la Formation Professionnelle ; la non-mécanisation de nouvelles unités (NU) ; le non-paiement des primes et salaires des Agents mécanisés (NP) entrainant leur démotivation ; l’inexistence de mobilité pour les cadres ; des conflits de compétence avec d’autres structures gouvernementales sur la gestion des Ecoles Professionnelles et ce, conformément à la Stratégie Sectorielle de l’Education et de la Formation.

Telles sont les préoccupations que Madame le Ministre Antoinette Kipulu Kabenga, qui pilote de mains de maître le Ministère de la Formation Professionnelle et Métiers depuis ces cinq derniers mois, a déposées sur la table de travail du Président de la République, Félix Tshisekedi et auprès du Chef du Gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde.

Fini donc la léthargie dans ce précieux Ministère sur lequel compte énormément le Chef de l’Etat et le peuple congolais dans son ensemble, pour réduire le chômage et la pauvreté.

C’est avec optimisme qu’on peut dire sans peur d’être contredit, qu’il faut compter avec ce Ministère pour l’envol de l’économie de la RDC.

La Pros.

 *Ce sera une plénière explosive pour le Ministre des PT-NTIC, Augustin Kibassa Maliba qui est attendu ce mercredi 13 octobre 2021, dans la salle de Congrès du Palais du peuple, pour répondre au sujet de la taxe RAM. Ayant boycotté la dernière plénière qui a jugé recevable la proposition de loi sur les tribunaux de commerce, les Députés du FCC ont, hier, déposé au Bureau Mboso, la motion de défiance contre le Ministre Kibassa, remettant en cause cette taxe quant à sa légalité. Cette bombe sera-t-elle désamorcée par les Députés USN ? Là est toute la question. Farouchement opposé au RAM, le peuple sera inévitablement du côté du FCC. Pour Claudel Lubaya, toutes les explications du monde ne suffiront pas pour justifier le maintien de RAM dont la suppression pure et simple est essentielle pour rétablir la confiance. « C’est l’occasion pour nous Union Sacrée d’éviter de ramer à contre-courant des attentes citoyennes », écrivait-il sur son compte tweeter.

Passant de parole à l’acte, les Députés FCC sont allés au bout de leur logique adoptée après le premier passage de Kibassa au palais du peuple pour répondre la question orale avec débat qui lui a été posée par deux Députés nationaux. « La suppression sans conditions de la taxe RAM ;  le remboursement de la totalité des crédits frauduleusement soustraits dans les différents comptes de crédits de communication  de nos citoyens ; la démission du ministre de PTNTIC et de tous les membres de la direction de l’ARPTC impliqués dans cette opération ; la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire en vue d’établir la responsabilité de toutes les personnes impliquées dans cette opération d’escroquerie de la population congolaise», telles ont été les recommandations des Députés nationaux  du Front Commun pour le Congo (FCC).

A travers une déclaration politique lue lundi 4 octobre 2021, par Didi Manara,  ces élus fidèles à Joseph Kabila estimaient  avoir constaté ‘’qu’il y a une volonté délibérée de l’Union sacrée de la Nation non seulement de saborder les initiatives parlementaires, mais surtout de renvoyer au-delà du délai règlementaire la plénière consacrée à la réponse du Ministre des PTNTIC aux préoccupations soulevées par les Elus du peuple, au nom de ce peuple, en vue de tromper la vigilance de la population et de couvrir par des manœuvres politiciennes, le membre du gouvernement mis en cause, au sujet de la taxe RAM ainsi illégale qu’immorale d’appauvrissement du peuple Congolais pourtant déjà fortement meurtri de par la faiblesse de son revenu’’.    

Toujours est-il que, dans l’attente de la prochaine plénière, le Député national élu de Walikale, Juvénal Munubo Mubi, avait préconisé la suspension (moratoire) sur le projet RAM ainsi que la Constitution d’une commission d’enquête parlementaire pour élucider la question de la traçabilité des fonds collectés à travers la taxe RAM.  Pour Claudel Lubaya, toutes les explications du monde ne suffiront pas pour justifier le maintien de RAM dont la suppression pure et simple est essentielle pour rétablir la confiance. « C’est l’occasion pour nous Union Sacrée d’éviter de ramer à contre-courant des attentes citoyennes », écrivait-il sur son compte tweeter.

En gros,  Augustin Kibassa doit convaincre les élus du peuple à ce sujet, au cas contraire, ses jours au Gouvernement des Warriors seront comptés au bout des doigts.

La Pros.

                                                             

 Dans la matinée d’hier, lundi 11 octobre 2021, il s’est tenu la cérémonie de dédicace du Complexe Scolaire Tafia, établissement scolaire dont Madame Honorine Pola Umba, Cadre à la Direction Générale des Impôts, en est la Promotrice. Celle-ci est appuyée par les efforts et la contribution de son époux, Jean Sambo, lui aussi préoccupé par le souci d’élever une génération d’enfants instruits et utiles pour le pays. En effet, située sur l’avenue Cocotier n°9 en plein village Ngudiabaka, en territoire de Kasangulu au Kongo Central, l’école Tafia poursuit l’objectif de transmission des connaissances scolaires et l’instruction des enfants vivant dans ce recoin de la province du Kongo Central. Intervenue à sa deuxième semaine d’activités, la prière de dédicace, intégrant l’enceinte du terrain et le destin du complexe scolaire, a été assurée par les Pasteurs Eric et Alain Kalundi Mutez, éminents Hommes de Dieu et proches du Couple promoteur.

Priorité l’éducation des enfants

Face aux parents habitant les environs, la Promotrice Honorine Pola a réaffirmé sa volonté à intégrer et dispenser une formation de qualité aux enfants pour forger en ces derniers une carrure responsable et futurs gestionnaires de la chose publique. En outre, elle a convié les parents à inscrire massivement leurs enfants au Complexe Scolaire Tafia. «Vous ne serez jamais déçus», a-t-elle déclaré.

Venu lui aussi visiter l’établissement scolaire, Jean-Pierre Muanda, Cadre de l’Administration Publique de Kinshasa, a lui aussi donné son avis quant à ce. Il a exprimé, à la fois sa satisfaction positive, mais aussi salué cette action qu’il a qualifiée de louable. Des telles initiatives devraient être, en son sens, lancées dans tous les coins et recoins du pays en vue de favoriser la construction d’un esprit fort et engagé au développement du pays.

Cependant, en termes d’effort à dégager pour aboutir à des résultats plus excellents, Jean-Pierre Muanda a invité tous les acteurs de l’établissement scolaire Tafia à mettre la main à la patte. Se donner pour mission d’instruire la classe enfantine sur les bancs d’école est, à son avis, est une tâche dure à accomplir.

Aussi, il a sensibilité les autorités nationales à s’intéresser aux projets du Complexe Scolaire Tafia et de participer à sa croissance pour le bien de ces enfants qui demeurèrent à la quête d’un cadre de formation classique.

Vision, effectif et système d’enseignement

Abordé pour répondre à cette question, le Directeur de cette école, Sylvain Mabela a de prime abord affirmé que le CS Tafia est la réponse de Dieu à toutes les prières des parents de ce recoin et qu’elle compte à ce jour un effectif de 62 élèves inscrits, depuis la reprise des cours lundi 4 octobre dernier.

En ce qui concerne des perspectives et objectifs prioritaires de l’année scolaire en cours, il a indiqué qu’il sera d’abord question de relever le défi que tout enfant scolarisé sache lire, écrire et calculer correctement. Ensuite, de procéder à un maximum d’inscription d’élèves afin d’atteindre un effectif de 30 élèves par classe, allant de la 1ère à la 6ème année primaire.

Et plus tard, a-t-il effleuré, les actions seront concentrées vers l’élargissement du Complexe Scolaire Tafia par la création des humanités et d’une université dont les options d’études seront orientées principalement dans l’agriculture, la pisciculture et les soins vétérinaires. Ce qui cadre réellement avec le contexte environnemental et les opportunités économiques du recoin.

Il y a lieu de souligner qu’à ce stade, uniquement les classes de 1ère, 2ème, 3ème, 4ème et 5ème années primaires sont opérationnelles au sein de cet établissement scolaire.

John Ngoyi

 

Samedi 9 octobre 2021, le professeur André Mbata, député élu de Luiza dans le Kasaï Central, a déposé deux propositions de lois : la première portant création de l’ordre national du Léopard et la seconde crée l’ordre national des héros nationaux. Accompagné d’une double équipe, celle de l’Institut pour la démocratie, la gouvernance et le développement en Afrique (IDGPA) et celle de la chancellerie des ordres nationaux conduite par le général Matutezulua Manasobua André, chancelier des ordres nationaux.

A en croire le professeur André Mbata, au terme de la Constitution et dans le préambule, le législateur constate que l’une des causes fondamentales de la ruine du pays, c’est l’inversion générale des valeurs qui a atteint pratiquement toutes les couches de la société congolaise.

«L’exemple qui nous est donné par les milieux religieux montre à quel point le mal est profond, c’est-à-dire, la médiocrité a atteint le lieu même très saint où on ne pouvait la supposer. Là où on attendait l’excellence, la médiocrité s’est installée, pour vous dire comment le mal est profond», a argumenté le député André Mbata.

Au milieu de toutes ces antivaleurs, il était temps de célébrer quand même des femmes et hommes qui ont rendu des services éminents à la nation, ces personnes se sont dévouées à la cause nationale.

C’est l’objectif de deux propositions que l’élu de Luiza vient de déposer au bureau de l’Assemblée nationale.

La proposition portant création de l’ordre national du Léopard devra récompenser ceux qui ont rendu des services loyaux à la nation et peuvent être qualifiés pour être récompensés et admis dans l’ordre national.

S’agissant de la 2ème proposition de loi portant création de l’ordre national des héros nationaux, le souhait de son initiateur est de combler un vide juridique, parce que dans ce pays, personne ne sait pas comment on devient un héros national.

«En 1966, a expliqué André Mbata, Mobutu avait proclamé dans un message sur papier Patrice-Emery Lumumba héros national. Et en 2002, par une résolution du Parlement de transition, LD Kabila était également reconnu héros national. Il a fallu combler ce vide juridique».

Pour lui, le texte existant limitait le nombre de héros nationaux de la République à Lumumba et Kabila. Alors qu’il y a dans le pays des compatriotes qui se sont battus pour l’accession du pays à l’indépendance. Comme il y en a qui se sont battus après l’indépendance, d’autres vont se battre demain et vont rendre des services loyaux et patriotiques à la nation, il fallait rendre la loi impersonnelle.

Aux termes de cette proposition de loi, poursuit l’élu de Luiza, LD Kabila et Lumumba vont conserver leur statut de héros nationaux. En même temps, dans le cadre d’une proposition de loi ouverte, d’autres compatriotes comme Kimpa Vita, Kasa-Vubu, Kimbangu, Etienne Tshisekedi et tant d’autres peuvent aussi être qualifiés au statut de héros nationaux.

Seulement, cette proposition de loi laisse la compétence aux représentants de la nation, le président et le parlement, de se prononcer pour élever une personnalité au statut de héros national.

La proposition de loi prévoit également que le président désigne un site unique où devront reposer pour l’éternité les restes de tous les héros nationaux. Le lieu choisi est le site au Palais de la nation où repose LD. Kabila où devront être ramenés les restes de Lumumba après avoir fait le tour du pays.

Ce site est symbolique à plus d’un titre. En tant que héros nationaux, ils auront derrière le Palais de la nation et regarderont vers le Palais de justice, car la justice est rendue au nom du peuple.

De son côté, le chancelier des ordres nationaux de la République, le général-major Matutezulwa Kamasobua André, l’état de droit n’est pas qu’un régime de sanctions négatives, c’est aussi des sanctions positives. Beaucoup de gens rendent d’éminents et loyaux services à la nation. C’est l’occasion pour que des citoyens congolais et étrangers qui vivent dans notre pays comprennent à travers cette loi le travail qu’abat la chancellerie des ordres nationaux.

La Pros.

C’est un acte de générosité qui tombe à point nommé. Tenez ! A l’initiative de Marie Olive Lembe Kabila, 10.000 élèves dans la grande province du grand Katanga viennent de bénéficier de kits scolaires. Madame Zema Mercedes Chimène, Coordinatrice de L'ONG/IPOLK dans le Haut Katanga, a lancé officiellement, depuis le samedi 30 septembre, les activités de la rentrée scolaire IPOLK, dans le territoire de Kipushi, plus précisément à l'EP Kashamata.

A la première journée, plus de six cents élèves de l'EP Kashamata ont reçu avec joie leurs kits scolaires (sac, cahier, stylo, crayon, late, uniforme) des mains de Madame Zema Mercedes Chimène ce, en présence des élus nationaux et provinciaux de cette province.

Après l'étape de Kashamata sur la route Kasumbalesa, la délégation conduite par la Représentante personnelle de Marie Olive Lembe Kabila s'était dirigée à la Cité cuprifère de Kipushi, à 30 km de Lubumbashi.

18 écoles ont bénéficié des kits scolaires, à savoir : l'EP Mukuba; l'EP Bumi ; l'EP Mukulubwe; le CS La Victoire ; le CS La Source de paix; le CS Elie Amisimi; le CS Sainte Marie de Lourde ; l'EP Lumière du Christ ; le CS Trèsile; l'EP Kipushi, l'EP Lengwe; l'EP Kabwe et l'EP Nuruh, en plus de deux orphelinats où plus de 500 sacs de semoule et riz ont été offerts, en plus de bidons d'huile, du détergent en poudre...De quoi émerveiller les bénéficiaires.

La deuxième journée du lundi 04 octobre, date de la rentrée effective de la rentrée scolaire était consacrée aux écoles de la ville de Lubumbashi. Cinq écoles avec plus de mille élèves ont été sélectionnées. Il s'agit du Complexe Scolaire Christ le Rocher (Commune de Kampemba, à Kikalabwamba); le Complexe Scolaire Shaloom (Commune de Kampemba, à Kalebuka); le Complexe Scolaire Lycée Joël (Commune de Kampemba, à Kasungami); le Complexe Scolaire La Vertu (Commune de Kampemba, à Hewa Bora) et enfin, le Complexe Scolaire Tunza School (Commune de Lubumbashi, Karavia).

Des élèves bénéficiaires aux parents soulagés du poids de la rentrée scolaire, en passant par les enseignants, la joie était à son comble. Un seul mot : *Merci beaucoup Maman Olive, que Dieu vous ajoute au centuple*.

La troisième étape a conduit la forte délégation dans le territoire de Kambove en ce jeudi 07 octobre.

Trois écoles sont bénéficiaires dans ce territoire, notamment la ville de Likasi à l'EP Kilimaya Kitumaini, sous la direction de la Sœur Audile. Plus de 500 élèves ont reçu chacun en ce qui le concerne son kit scolaire. Cette école est particulière dans le sens qu'elle éduque les enfants vivants avec handicap (95 élèves); dix orphelins ; une quinzaine d'abandonnés et d'autre vivants avec VIH a révélé SœurAudile au cours de son speach.

A l'occasion, elle a plaidé auprès de l'épouse de Joseph Kabila Kabange un soutien à l'achèvement d'un autre bâtiment scolaire étant donné la forte demande que son école fait face.

Dans la chefferie de Basanga, au village Kabangu, l'IPOLK sous la Coordination de Madame Zema Mercedes Chimène a offert plus de deux cents kits scolaires aux élèves de l'EP Kulutwe Mpande et EP. 1 Nteke.

Dans ce territoire, la Représentante de Marie Olive Lembe Kabila a échangé avec l'autorité coutumière, le Chef traditionnel Jean Kyala Kalenga Matthieu.

Un échange fructueux assorti d'expression de joie exprimée à la générosité de Marie Olive Lembe Kabila. « Au cours de son dernier voyage, elle avait promis de revenir. Et voilà aujourd'hui, elle réalise sa promesse à travers Maman Zema Mercedes. Marie Olive Lembe Kabila est une femme exceptionnelle ; qui promet et réalise. Pour cela, au nom de ma chefferie, je lui dis grand merci et que le Dieu créateur comble son cœur généreux, à l'instar de ce que l'on dit d'elle : Mama warohoo », a dit le Chef traditionnel de la chefferie de Basanga.

Comme de coutume, Madame Zema Mercedes Chimène a, au nom de Marie Olive Lembe Kabila offert une chèvre, un bouc et un casier de bière symbole de respect ancestral et de leur présence sur ce sol qui a accepté généreusement le don de kits scolaires.

A l'occasion de toutes ces trois étapes, Madame Zema Mercedes Chimène attend faire comprendre aux bénéficiaires l'importance de cette assistance scientifique du fait de la crise mondiale due à la Covid qui a ébranlé les économies mondiales ; qui a mis au chômage autant des ménages et paralysée les ménages.

Prenant à cœur l'importance de l'éducation, Marie Olive Lembe Kabila n'est pas restée bras croisés.

D'où, son assistance aux familles frappées par cette crise. Et sa Représentante a exhorté les parents à plus de responsabilité; à encourager leurs enfants à poursuivre les études ; à les accompagner dans l'accomplissement de leurs devoirs à domicile ; à prendre soins de leurs cahiers, à nettoyer leurs uniformes.

 Bref être attentionnés aux futurs cadres car, dit-elle, l'avenir du grand Congo repose sur ces élèves.

Aux femmes, elle n'a qu'une phrase : "éduquer une femme, c'est éduquer toute une nation". D'où, son insistance à voir plus de filles être scolarisées et éviter les mariages précoces.

Aux enseignants, la Représentante de IPOLK Haut Katanga les encourage dans ce dur labeur. Eux qui ont instruit beaucoup d'hommes et femmes qui occupent les postes de responsabilité, elle partage cette peine ce, exercée dans les conditions difficiles.

Pour ce faire, Madame Zema Mercedes Chimène attend plaider leur cause aux autorités compétentes de considérer leurs revendications et cause légitime.

A l'unanimité, tous ont salué le geste généreux de Marie Olive Lembe Kabila en cette période difficile à préparer la rentrée scolaire. La joie a été à son comble dans toutes les écoles.

La Pros.

Qu’est-ce que l’on peut retenir de ce ballet diplomatique ? A son invitation,  Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale qui était accompagné de tous les membres du bureau, a reçu une douzaine d’ambassadeurs des pays africains, ce lundi 11 octobre dans  son cabinet de travail du Palais du peuple.

Au sortir de ces entretiens avec le speaker de la Chambre basse du Parlement, M. Rachid Agassim, Ambassadeur du Maroc en RDC, a, au nom du doyen des ambassadeurs africains, déclaré : « Nous sommes les ambassadeurs des pays africains. Aujourd’hui, c’est un honneur d’être reçus par le président de l’Assemblée nationale. C’est dans le cadre des consultations régulières avec les pays africains et c’est un signe de confiance. Le président nous a conviés aujourd’hui, c’est pour faire une présentation sincère et très détaillée de l’évolution du processus électoral. C’est un processus électoral qui n’est pas facile comme dans tous les pays du monde, à la veille des échéances électorales de 2023. Et la présentation était sincère. Il a étalé toutes les étapes des discussions avec les différents partenaires».

Pour le diplomate marocain, « c’est un exercice très utile, très démocratique, mais le souhait est que les prochaines échéances soient une continuation des résultats dont ils seront fiers».

Avant de se féliciter de l’évolution démocratique en RDC, notamment pour les dernières élections qui sont un cas d’école pour tout le continent.

En rapport avec l’avis des diplomates africains sur l’évolution du processus démocratique, M. Agassim a estimé que c’est une question interne qu’il faut prendre en compte et respecter la souveraineté de l’Etat et du peuple congolais.

«C’est un processus électoral et c’est une question interne. Nous devons d’encourager ce processus», a-t-il déclaré par ailleurs.

La Pros.

 Dans la commune de Barumbu, le 3 octobre dernier était un jour extraordinaire. Plus d’une centaine de personnes dont des jeunes mais aussi les sportifs, se sont réunis au stade de Barumbu à l’occasion de l’évènement du mois. Un tournoi de Judo ! Six Club de cette discipline ont participé à l’un des plus grands tournois de Judo organisé par le Coordonnateur Faustin Ika.  Le but de cette activité était de traduire la vision du Chef de l’Etat qui consiste en l’encadrement de la jeunesse. ‘’Nous saluons le soutien de l’Honorable Batumona qui n’a pas hésité un seul instant pour que cet évènement se concrétise et nous souhaitons poursuivre notre projet’’, a déclaré Faustin Ika Ilupu. Au fur et à mesure que les minutes s’écoulaient, les spectateurs  s’impatientaient pour assister à cette finale  dans un match soldé par une victoire du Club Mushetu.

La cérémonie de clôture du tournoi amical de Judo organisé par le Coordonnateur Faustin IKA ILUPU, s’est déroulée, dimanche 3 octobre 2021, au terrain municipal de Barumbu. Elle a été riche en couleurs et couronné par la présence de l’élu de Kinshasa, l’Honorable Laurent Batumona.

Ce show a été suivi dans un peu plus de 45 minutes par la finale tant attendue par la jeunesse sportive de cette discipline de Barumbu. Après deux jours de compétition, ce tournoi, le premier du genre dans  l’histoire de judo à Barumbu s’est joué en présence de plusieurs judokas de différents Club des quartiers de Barumbu. Il s’agit du Club Mushetu, Onatra, Sen Osen, Croix rouge, St. Robert et Océan. Le spectacle, haut en couleurs, a été assuré par les supporters qui scandaient des slogans pour stimuler leur joker, avant que les drapeaux de deux clubs finalistes n’apparaissent sur le podium. Ce tournoi est arrivé à terme, non sans avoir apporté son lot de surprises, avec l’élimination des clubs le plus favoris. Après, la finale a souri au Club Mushetu qui a reçu le Trophée des mains de Laurent Batumona.

La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de plusieurs supporters. A Barumbu, comme le souligne, par ailleurs, l’Honorable Laurent Batumona, ‘’le sport ne se résume pas à un affrontement de deux ou plusieurs acteurs ; il est aussi un inépuisable réservoir de fraternité, de discipline, de registres d’identification des jeunes qui émergent dans une discipline sportive ou l’on puise volontiers les acteurs sportifs de l’avenir’’.

Dans son appel, il exhorte la jeunesse. ‘’Je suis venus participer à une compétition amicale du sport dans la discipline de Judo. C’est une compétition de fraternité entre les jeunes. Nous souhaitons que ce genre d’activité sportive puisse s’amplifier pour encadrer les jeunes et la préparation des jeunes pour les compétitions.

Aussi, les inculquer la mentalité de soumission, de respect et non à la violence’’.  Pendant les grandes vacances, le Coordonnateur Faustin Ika a pensé matérialiser  la vision du Chef de l’Etat qui consiste à encadrer la jeunesse. C’est dans cette optique, qu’il a été soutenu par l’honorable Laurent Batumona à organiser ce tournoi amical de Judo afin de donner l’opportunité aux judokas de montrer leurs capacités et de passer du bon temps.

Du Coté des jeunes, dès qu’ils ont entendu parler de ce tournoi, six clubs ont été retenus à participer au tournoi. Beaucoup de jeunes sont venus pour  regarder les matchs et encourager les clubs. Les judokas ont bien joué, manifestant leur passion et leur talent pour cette discipline. A la fin d’une confrontation passionnée entre les Clubs finalistes, ce fut le Club Mushetu qui a remporté la victoire, dans la joie de ses supporters. L’équipe gagnante a reçu le trophée Laurent Batumona.

Cet évènement a été un succès et montre l’importance que le sport joue en général dans la vie des jeunes, car il contribue à promouvoir une croissance inclusive pour eux, mais aussi un moyen de se faire de nouveaux amis. En outre, cet évènement a été un succès car beaucoup de Jeunes dans le public ont été surpris par l’atmosphère animée et joyeuse au terrain de Barumbu.

Le Pros.

 

L’Organisation des Nations Unies femmes en République Démocratique du Congo, en collaboration avec l’Unité de Coordination des Projets (UPC),  organise trois jours d’atelier du 11 au 13 octobre au salon Kasaï de Pullman Hôtel à  Gombe. Cet atelier de trois jours va tabler sur l’intégration du genre dans les programmes  de développement en faveur  des cadres de l’unité  de coordination des projets et des partenaires du projet d’appui au développement des micro, petits et moyennes entreprises (PADMPME).

En ce premier jour, la représentante de l’Onu femme RDC, Awa Ndiaye Seck a marqué de sa présence. Elle en a profité pour encourager les participants à ces assises à renforcer davantage ce genre d’initiative pour la promotion et l’autonomie de la femme. « L’importance primordiale  de l’égalité de sexe dans le développement, outil de l’intégration du genre dans le cycle projet, la planification et budgétisation sensibles au genre , suivis  et évaluations, annotations et mobilisations des ressources, la dimension genre et impulsion d’un climat favorable aux affaires et l’exploitation et abus sexuel  dans le milieu d’affaires », sont les modules qui seront pendant ces trois jours.

Il sied de préciser que cet atelier est organisé avec comme objectif d’améliorer la compréhension et la confiance auprès des participants à ces travaux. Dans un élan de voir les participants à ces assisses d’assimiler les notions, les pratiques et outils de pris en compte de genre dans les axes programmatiques pour une restitution intégrale dans leur entités et services respectifs. Et, de s’engager par une planification individuelle des actions concrètes à entreprendre.

Landry Lumbwe

 *Regard d’un analyste libre de pensée. Critiques acerbes sur les positions aussi bien tranchées, voilées  qu’intransigeantes des confessions religieuses  autour de l’épineuse question de la désignation d’un candidat à la Présidence   de la CENI. Ici, dans une Tribune aux accents pédagogiques, Ghislain Bamuangayi Kalukuimbi, tel, un sémiologue agissant  dans une posture totalement désintéressée, lit  des signes de temps,  crève l’abcès sur cette nouvelle crise dans ses formes devenues aigues et propose des pistes de solution. Il le dit si bien qu’il en appelle, en définitive,  à un sursaut d’orgueil national pour sauver la patrie qui, son à son avis, est sérieusement en danger.  Chefs religieux, politiciens de tout acabit, militants et autres activistes y sont interpellés.

Derrière la crise, des solutions existent…

Concrètement, dans l’état actuel des choses, il propose, en effet, que le Bureau de l’Assemblée nationale, directement ou à travers une commission ad hoc,   crée ou la Commission partiaire Majorité-opposition, enregistre « individuellement » les 8 confessions religieuses comme étant celles qui ont manifesté le besoin de répondre à l’appel formulé dans l’article 10 de la Loi organique en vue de participer à la désignation des membres de la CENI.

Il propose également que le Bureau de l’Assemblée Nationale, une Commission ad hoc ou la Commission paritaire Majorité-Opposition identifie et confirme les  confessions religieuses en qualité de personnes habilitées à désigner les membres de la CENI, conformément à l’article 10 de la Loi organique, en considérant l’arrêté du ministre de la justice accordant la personnalité juridique,  les données du Secrétariat général du ministère de la Justice sur l’implantation de chaque confession religieuse à travers les 26 provinces du pays ou dans leur majorité, l’expertise et l’expérience acquise par la participation de chaque confession religieuse à un quelconque processus électoral, depuis celui de 2006 jusqu’à l’actuel, et à n’importe quel titre ou rôle (désignation d’un membre de la CENI, observation des élections, proposition des témoins, formation des témoins, surveillance des opérations électorales…).

Que dit la loi ?

Plus loin, dans cette même analyse, il rappelle que selon la loi,   le Président de l’Assemblée Nationale soumet à l’examen de la Commission paritaire toute la documentation qui lui a été fournie par les 8 confessions religieuses (procès-verbaux, lettres et pièces justificatives), individuellement ou en groupe de 6 ou de 2, en vue de dégager leur volonté dominante sur la désignation des membres de la CENI, tout en prenant acte de la position de la minorité.

Information judiciaire autour des soupçons de corruption

Au cas contraire, ‘’la Vice-Première Ministre et Ministre de la Justice donne injonction au Parquet d’ouvrir un dossier d’information pour se saisir des preuves d’infractions vantée par certains chefs religieux et enquêter sur les allégations de « corruption », de menaces, ainsi que sur toutes les imputations de fraude et de haine tribale qui ont alimenté la crise. Des personnalités ont été souillées, à tort ou à raison. Le besoin d’une vérité judiciaire est devenu une nécessité pour l’affirmation de l’autorité de l’Etat’’.

 Confessions religieuses : un plaidoyer pour la dissolution

Mais, étant donné que  la crise de confiance étant déjà établie dans la Plateforme des Confessions religieuses et le recours à des moyens non conformes à la Charte ayant été effectué pour régler certaines questions,  Ghislain Bamuangayi estime qu’il serait convenable   de la dissoudre ou de réviser sa charte par ses membres au regard de l’expérience actuelle qu’elle traverse. Sinon, chaque confession pourrait jouir de son droit de retrait volontaire.

Autrement dit, ‘’le Président de l’Assemblée Nationale ou toute personne habilitée adresse, selon chaque cas, une requête en interprétation au Conseil d’Etat et une autre à la Cour constitutionnelle en conformité de certaines dispositions de la Loi organique à la Constitution pour  ‘’savoir si les associations sans but lucratif peuvent participer à un exercice de nature purement politique comme la désignation des membres de la CENI, alors même que les statuts de l’organisation n’a pas prévu pareille activité pour la détermination de la capacité juridique, comprendre la portée et l’application de l’article 10 de la Loi Organique et savoir quel organe est habilité pour sa mise en œuvre ; savoir si les institutions publiques peuvent avoir une relation juridique avec une structure privée dépourvue de personnalité juridique et lui reconnaitre des compétences non prévues par son statut juridique  et   avoir l’interprétation juste de l’indépendance de la CENI et de ses membres’’, soutient-il. 

Tribune

La crise de la désignation du Président de la Céni par les confessions religieuses et les pistes de solution

(Par Ghislain  Bamuangayi Kalukuimbi)

La crise est sous la forme d’une incapacité des confessions religieuses d’assumer leur responsabilité de désigner le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante et des institutions publiques de la résoudre. La moralité publique, une manipulation du concept indépendance, la culture de la pensée unique et l’incompatibilité du mariage entre le régime privé des confessions relieuses et le régime public des institutions de l’Etat sont au cœur de la crise.

Dans mon analyse, il y a,   d’une part,  les chefs spirituels avec leurs humeurs, caractères individuels et préoccupations personnelles ; de l’autre part,  les églises avec leurs fidèles et doctrine qui peuvent ne pas se retrouver dans les actions de leurs responsables ecclésiastiques. Cette crise n’est pas celle des confessions religieuses, dont les fidèles restent unis par leur croyance en Dieu Unique, Créateur du Ciel et de la Terre.

C’est une affaire personnelle des chefs des confessions religieuses.

Les principaux textes de référence sont la Constitution et la Loi organique n° 10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante telle que modifiée et complétée par la Loi organique n° 13/012 du 19 avril 2013 et la Loi organique n° 21/012 du 03 juillet 2021, ainsi que la Loi n° 004/2001 du 20 juillet portant dispositions générales applicables aux ASBL et établissements d’utilité publique et la Charte des 8 confessions religieuses.

  1. LA COMPREHENSION DE LA CRISE
  2. La moralité publique est mise en exergue par les chefs de l’église protestante et de l’église catholique qui :

1) Dénoncent la corruption qui entacherait la candidature de Monsieur Kadima Denis, laissant comprendre sa matérialisation à travers quelques collaborateurs du Président de la République Félix Antoine-Tshisekedi et à son profit.

2) Imputent à leurs collègues d’autres confessions religieuses d’avoir cédé aux menaces et à la corruption pour désigner un président de la CENI dépendant. 2 3) Déclarent avoir les preuves de la corruption et des menaces contre certains chefs religieux et demandent de réserver la primeur au Président de la République en lui livrant tels éléments.

4) Préjugent de l’issu des élections futures sur base des soupçons de contraintes et de dépendance du candidat Kadima Denis sans égard à la présomption d’innocence, en l’absence de toute enquête judiciaire ou administrative, de tout jugement de condamnation et d’un quelconque fait réel et déterminant de nature à influencer les résultats des élections. Un jugement très subjectif et prématuré.

  1. L’indépendance de la CENI, du membre de la CENI et du candidat membre de la CENI

1) Une interprétation de l’indépendance de la CENI crée une confusion avec celle de ses membres.

Et pourtant,  l’indépendance de la CENI est fonctionnelle par rapport à d’autres institutions : « Dans l’exercice de sa mission, la CENI jouit de l’indépendance d’action par rapport aux autres institutions » (article 7 de la Loi organique). Dotée de la personnalité juridique, la CENI jouit de son indépendance par la volonté du Constituant congolais (Constitution, article 211).

Sa neutralité est consacrée par l’article 2 de la Loi organique. L’indépendance de la CENI ne lui vient donc pas de son président, quand bien même ce dernier se serait montré dépendant.

2) On ne peut pas confondre l’indépendance de l’organisme public CENI avec celle de son président, au point de juger un candidat comme s’il avait déjà acquis la fonction qu’il convoite. L’indépendance des membres de la CENI est dans l’exercice de la fonction et non avant sa désignation : « Dans l'accomplissement de leur mission, les membres de la CENI :

  1. jouissent d'une totale indépendance vis-à-vis des organisations politiques et celles de la Société civile » (article 22 de la Loi organique). L’indépendance du membre est à prouver et s’inscrit dans la qualité de leurs jugements ; elle est dans sa capacité de décider sans parti pris et dans le respect des règles juridiques. Elle n’est pas établie par une présomption légale irréfragable comme celle de l’institution CENI.

3) Certains chefs spirituels se sont attardés sur l’indépendance du candidat membre de la CENI à l’égard des politiciens, dont le Chef de l’Etat ou de l’éventuel prochain candidat Président de la République, en oubliant que l’article 22 précitée de la Loi organique parle aussi de l’indépendance du membre de la CENI vis-à-vis des organisations de la société civile auxquelles appartiennent les églises qui soutiennent ou apportent des candidats.

Il devrait également et logiquement exister pour le candidat proposé ou soutenu par une confession religieuse le même soupçon d’absence d’indépendance vantée pour un candidat possédant un lien tribal, amical, familial ou professionnel avec un politicien. Ce que l’exposé des motifs de la Loi organique n° 21/012 du 03 juillet 2021 relève clairement en ces termes : « Ainsi, les réajustements proposés ont pour objectifs de : ….

  1. assurer la protection des membres de la CENI contre les pressions de tiers y compris de celles des forces politiques et des organisations de la société civile qui les y ont désignés… ».

4) Bien qu’appelées à désigner deux membres de la CENI et malgré les critères d’évaluation du candidat fixés par l’article 12 de la Loi organique, les confessions religieuses n’ont pas reçu le pouvoir de juger du comportement imaginé du futur membre de la CENI.

Leur pouvoir d’appréciation est limité au présent et au candidat membre sans préjuger de son avenir ou de l’issu des résultats des élections. L’organisation dépend de beaucoup de facteurs et de l’implication d’autres membres. Le pouvoir de direction de la CENI est en réalité un pouvoir collégial en son sein et bénéficie de la collaboration de toutes les institutions publiques. Comment prédire l’issu des élections, même avec un président de la CENI subjugué par un politicien, sans se méfier de toutes ces institutions concernées par le processus électoral et qui veillent sur l’indépendance de la CENI et de ses membres ? La seule manière d’avoir raison sur ce point est de prouver que l’Assemblée Nationale et les Cours et tribunaux sont foncièrement corrompus et acquis à un politicien.

5) La portée de l’évaluation des critères du candidat est bien précisée dans l’exposé des motifs de la Loi organique n° 13/012 du 19 avril 2013 en parlant des membres de la CENI : « Ils sont, en effet, choisis en raison de leurs valeurs intrinsèques pour participer aux missions de la Commission afin de garantir la régularité des élections et du référendum». 

La corruption d’un Chef religieux ou les menaces exercées sur lui pour voter pour un candidat n’annihile pas la valeur intrinsèque du candidat ou son indépendance en l’absence d’une preuve irréfutable que celui-ci est le corrupteur ou l’auteur de menaces, agissant personnellement ou par personne interposée.

6) Le comportement fautif des membres de la CENI, celui qui peut entamer leur indépendance suit un régime particulier prévu par la Loi organique en ses articles 14, 21bis et 22, avec la déchéance comme sanction.

Un contrôle juridictionnel, exercé par le Conseil d’Etat à la diligence de l’Assemblée Nationale, a été institué pour garantir l’indépendance du membre de la CENI.

  1. La culture de la pensée unique, très ordinaire dans la vie des églises pour exprimer les vérités révélées ou l’authenticité de sa foi, est à l’ordre du jour par des prises de positions péremptoires et autoritaires. Ainsi les responsables de la CENCO et de l’ECC :

1) S’établissent juge de leur propre grandeur d’une majorité virtuelle et sociologique en appui à leur position marginale.

2) Renversent la règle sacro-sainte de la démocratie sur l’autorité de la majorité pour imposer la voix de la minorité et refuser le vote, y compris sur les questions préjudicielles ou litigieuses posées en préalable.

3) N’acceptent pas la raison de la majorité pour rechercher l’arbitrage du Chef de l’Etat en appui à leur relative vérité marginale. La crise de confiance au sein du groupe des chefs spirituels ne pose aucun problème de cohésion nationale ou de dysfonctionnement des institutions publiques pour appeler l’arbitrage du Chef de l’Etat sur fond de ses prérogatives constitutionnelles de garant du bon fonctionnement des institutions et de l’indépendance de l’Etat.

Ces pouvoirs ne  peuvent être utilisés abusivement pour régler les problèmes des associations privées. Le refus de deux chefs religieux d’adhérer au vote de Kadima Denis comme président de la CENI, n’emportant en rien la conviction de leurs fidèles, par ailleurs jamais consultés, n’a pas créé une question institutionnelle ni au sein de leurs églises ni à l’Assemblée Nationale ni dans le chef du Président de la République.

  1. L’incompatibilité du mariage entre le régime privé des confessions religieuses et le régime public des institutions de l’Etat est plausible en ce que:

1) La désignation du président de l’organe chargée de gérer les élections auxquelles participent les partis politiques et des politiciens est un acte politique, alors que les confessions religieuses chargées de cette mission sont apolitiques par leur nature d’association sans but lucratif (article 1er, alinéa 2 de la Loi n° 004/2001 du 20 juillet portant dispositions générales applicables aux ASBL et établissements d’utilité publique).

Par conséquent, la dépolitisation de la CENI, un organe exerçant une mission politique et technique, est un non-sens.

Par contre, la loi sur les asbl a été violée en confiant aux confessions religieuses une mission politique. Les confessions religieuses devront être dépolitisées.

2) Les chefs des confessions religieuses appelés à désigner une personnalité indépendante n’offrent aucune garantie de leur propre indépendance. Ils sont également électeurs comme tous les autres citoyens habilités à voter aux élections à organiser par la CENI. Ils sont appelés, lors des élections, à faire le choix d’un programme politique et des dirigeants du pays. Ils ont des convictions politiques personnelles, des affinités avec les politiciens et des calculs pour le positionnement social de leurs églises. C’est des africains n’échappant pas aux pesanteurs des réalités tribales.

3) L’invocation de l’histoire des « grandes églises », dont les séquelles sont dans leur profonde implication dans les affaires de l’Etat, met en mal leur neutralité et indépendance. Les tristes événements des six derniers siècles, comme l’esclavagisme, la colonisation, l’acculturation et l’aliénation mentale des peuples, le nazisme et les pillages des ressources naturelles et culturelles des peuples africains, ont bénéficié de l’influence de ces grandes églises. L’affirmation de l’indépendance de l’Etat congolais et de ses institutions s’accommode parfois difficilement avec la propension des églises déterminées à contrôler les affaires publiques.

Ce qui est une bonne chose, tant qu’il s’agit de l’instauration du Royaume de bonheur pour tous par le règne de la justice, de la paix, de la vérité et de la fraternité.

Très mal et incompatible, lorsque telle intervention tend à servir les intérêts personnels des individus ou groupuscules de religieux passionnés par le temporel.

4) En se fondant sur sa charte et au regard de l’article 10 de la Loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI, la plateforme des 8 confessions religieuses s’est attribuée une compétence ne lui revenant pas de désigner les membres de la CENI. A tort et pour contrôler le processus électoral, ces asbl, à 5 travers leur Plateforme, se sont arrogées illégalement le droit de désigner les membres de la CENI.

Car :

  1. a) Les objectifs de la plateforme des 8 confessions religieuses, tels que définis par l’article 6 de sa charte, n’indiquent en rien un tel pouvoir.
  2. b) Les critères exigés pour être membre de la plateforme sont nettement distincts de ceux définis par la Loi Organique pour participer à la désignation des membres de la CENI. Celle-ci demande d’avoir la personnalité juridique, une existence effective sur le terrain, une expertise et expérience avérée en matière électorale.

A l’article 11 de la charte, toute confession religieuse qui le désire peut devenir membre de la Plateforme à condition d’en faire une demande et de justifier d’une doctrine originale, clairement différente de celle des 8 confessions déjà membres. Comment appliquer la loi sans modifier préalablement la charte ?

  1. c) La Loi organique n’a pas prévu l’organe compétent chargé d’évaluer la réalisation des conditions de participation à la désignation des membres de la CENI, créant un vide juridique que les chefs religieux de la CENCO et de l’ECC ont tenté de combler en s’arrogeant le pouvoir d’établir la liste des confessions religieuses habilitées. La charité bien ordonnée commençant par soi-même, ils se sont mis en tête de la liste de deux églises, cherchant une ou deux autres confessions à repêcher.

5) Les institutions publiques collaborent avec la Plateforme des confessions religieuses, une structure sans personnalité juridique et dont l’existence juridique pose problème quant à son fonctionnement et sa représentation. L’article 10 de la Loi organique, ignorant l’existence de cette plateforme, vise les confessions religieuses ayant la personnalité juridique, une existence effective sur le terrain, une expertise et expérience avérée en matière électorale. C’est donc les pouvoirs publics qui devront faire ce tri, et non laisser, par défaut, cette compétence aux confessions religieuses d’être juge et partie. La représentation de la Plateforme, par sa charte, a adopté un mode de représentation et d’action assez compliquée ne permettant pas à l’assemblée nationale de réaliser ses missions dans la désignation des membres de la CENI. En fait :

  1. a) La Plateforme a prévu deux organes collégiaux, à savoir la plénière des chefs des confessions religieuses et le secrétariat technique (article 14 de la Charte), sans donner expressément à l’un d’eux le pouvoir de représentation et d’action.
  2. b) Le pouvoir de représentation est reconnu, à l’article 18 §1 de la Charte, au Président de la Plateforme, faisant partie d’un bureau, tout en précisant qu’il signe les décisions avec les autres Chefs des confessions religieuses ou seul après concertation avec ses pairs.

Par conséquent, le Président de la Plateforme ne sait ni représenter ni agir seul sans les  autres chefs des confessions religieuses.

Et l’assemblée nationale ne sait traiter avec une confession sans les autres. Le défaut de leur entente préalable met l’Assemblée nationale ou même le Président de la République dans la difficulté de traiter avec la plateforme des 8 confessions religieuses.

  1. c) Le principe d’égalité des membres de la Plateforme est mise en mal et souffre d’une discrimination au sein de l’organisation par la revendication de certains chefs religieux d’examiner préalablement les critères déterminés par l’article 10 de la Loi organique pour participer au choix des membres de la CENI. Ces critères ne faisant pas partie de la Charte et celle-ci n’ayant pas prévu dans ses objectifs la désignation des membres de la CENI, il n’y a aucun fondement juridique interne pour dénier à certaines confessions la qualité de participer à cet exercice de désignation en restant dans la Plateforme. Le seul issu est de réviser la Charte pour intégrer l’objectif de participation au processus électoral et les critères définis par la Loi ou de quitter la Plateforme et entamer un processus personnel et parallèle de désignation des membres de la CENI.
  2. LES PISTES DE SOLUTIONS

L’idéal est de réviser la Constitution pour supprimer la CENI et confier l’organisation des élections à un service de l’Administration publique, de nature indépendante, apolitique, neutre, impartiale et dévouée à la réalisation de l’intérêt générale. Cette traditionnelle formule est non seulement moins couteuse et à la portée des maigres moyens de l’Etat congolais, mais, en plus, elle offre une meilleure garantie de la continuité, de la permanence et de la maitrise du service de l’organisation des élections.

A défaut de réviser la Constitution, la loi organique sur la CENI devra être revisitée pour y reconsidérer le rôle de la société civile, particulièrement des confessions religieuses. Celles-ci ont amené plus de confusion et des chamailleries de bas étage retardant et décrédibilisant le processus électoral. Dans l’état actuel de la législation congolaise, pour résoudre la crise de la désignation du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, je propose les propose des solutions juridiquement valables et réalistes.

  1. Le Bureau de l’Assemblée nationale, directement ou à travers une commission ad hoc, qu’il crée ou la Commission partiaire Majorité-opposition, enregistre « individuellement » les 8 confessions religieuses comme étant celles qui ont manifesté le besoin de répondre à l’appel formulé dans l’article 10 de la Loi organique en vue de participer à la désignation des membres de la CENI.
  2. Le Bureau de l’Assemblée Nationale, une Commission ad hoc ou la Commission paritaire Majorité-Opposition identifie et confirme les confessions religieuses en qualité de personnes habilitées à désigner les membres de la CENI, conformément à l’article 10 de la Loi organique, en considérant :
  3. a) L’arrêté du ministre de la justice accordant la personnalité juridique ;
  4. b) Les données du Secrétariat général du ministère de la Justice sur l’implantation de chaque confession religieuse à travers les 26 provinces du pays ou dans leur majorité ;
  5. c) L’expertise et l’expérience acquise par la participation de chaque confession religieuse à un quelconque processus électoral, depuis celui de 2006 jusqu’à l’actuel, et à n’importe quel titre ou rôle (désignation d’un membre de la CENI, observation des élections, proposition des témoins, formation des témoins, surveillance des opérations électorales…).
  6. Le Président de l’Assemblée Nationale soumet à l’examen de la Commission paritaire toute la documentation qui lui a été fournie par les 8 confessions religieuses (procès-verbaux, lettres et pièces justificatives), individuellement ou en groupe de 6 ou de 2, en vue de dégager leur volonté dominante sur la désignation des membres de la CENI, tout en prenant acte de la position de la minorité.
  7. La Vice-Première Ministre et Ministre de la Justice donne injonction au Parquet d’ouvrir un dossier d’information pour se saisir des preuves d’infractions vantée par certains chefs religieux et enquêter sur les allégations de « corruption », de menaces, ainsi que sur toutes les imputations de fraude et de haine tribale qui ont alimenté la crise. Des personnalités ont été souillées, à tort ou à raison. Le besoin d’une vérité judiciaire est devenu une nécessité pour l’affirmation de l’autorité de l’Etat.
  8. La crise de confiance étant déjà établie dans la Plateforme des Confessions religieuses et le recours à des moyens non conformes à la Charte ayant été effectué pour régler certaines questions, il convient de la dissoudre ou de réviser sa charte par ses membres au regard de l’expérience actuelle qu’elle traverse. Sinon, chaque confession pourrait jouir de son droit de retrait volontaire.
  9. Le Président de l’Assemblée Nationale ou toute personne habilitée adresse, selon chaque cas, une requête en interprétation au Conseil d’Etat et une autre à la Cour constitutionnelle en conformité de certaines dispositions de la Loi organique à la Constitution pour :
  10. a) Savoir si les associations sans but lucratif peuvent participer à un exercice de nature purement politique comme la désignation des membres de la CENI, alors même que les statuts de l’organisation n’a pas prévu pareille activité pour la détermination de la capacité juridique ;
  11. b) Comprendre la portée et l’application de l’article 10 de la Loi Organique et savoir quel organe est habilité pour sa mise en œuvre ;
  12. c) Savoir si les institutions publiques peuvent avoir une relation juridique avec une structure privée dépourvue de personnalité juridique et lui reconnaitre des compétences non prévues par son statut juridique ;
  13. d) Avoir l’interprétation juste de l’indépendance de la CENI et de ses membres.

Kinshasa, le 10 octobre 2021

Bamuangayi Kalukuimbi Ghislain

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C’est dans la salle de conférence de la paroisse Sacre-Cœur, située dans la commune de la Gombe que la Fédération pour la paix universelle en RDC, FPU, a organisé ce jeudi 30 septembre 2021, une séance de partage autour du thème : «Mettre fin aux conflits en RDC : la paix commence avec moi». Celle-ci rentre dans le cadre de la journée internationale de la paix, célébrée le 21 septembre de chaque année.

Outre le Secrétaire général de la FPU en RDC, Claudel KINYAMA, cette journée haute en couleur a été également marquée par la présence de plusieurs autorités tant nationales qu’internationales, notamment : le Directeur sous régional de la FPU Afrique centrale ainsi que quelques autorités coutumières. Au menu, trois interventions des panelistes étaient au rendez-vous.

Dans la foule, le secrétaire général de la FPU, Claudel Kinyama est tout d’abord revenu sur les cinq principes de la fédération, à savoir : la famille doit être l’école de l’amour et de la paix, vivre pour les autres, la nature des êtres humains est avant tout d’ordre spirituel et moral…

Il appelle ensuite à la responsabilité de chaque acteur congolais pour que la paix soit renforcée au pays.

«Si nous voulons réellement vivre la paix dans notre pays, chaque individu doit savoir que tout doit commencer d’abord sur l’aspect individuel. Tout le monde est appelé à prendre conscience de cette lutte», a affirmé le secrétaire de la fédération.

Pour sa part, l’ambassadrice pour la paix, Madame Rose Buma pense que l’amour constitue une arme efficace permettant de vaincre tous les conflits en RDC.

«Sans amour nous ne réussirons jamais à mettre fin à la guerre. Nous devons bannir le tribalisme, le régionalisme…», a-t-elle déclaré avant d’ajouter que nous devons par ailleurs, renoncer au problème d’ôte-toi que je m’y mette. Selon elle,  ce dernier contribue aussi davantage aux conflits entre nous.

«Certaines personnes pensent que ce qu’elles vont faire est bon ; alors que ce que les autres vont faire n’est pas bon. C’est ici qu’intervient tous les problèmes : désordre, la haine, l’agressivité…», a-t-elle ajouté.

Cette ambassadrice estime en outre, que les femmes en ayant un bon cœur, ont un grand rôle à jouer dans la concrétisation totale de ce projet.

Signalons que cette séance est l’ouverture de réflexion durant toute l’année, il sera question de répondre aux problèmes qui ruinent la société congolaise.

Pour rappel, la fédération pour la paix universelle est une alliance internationale résolue à bâtir un monde de paix, et à un statut consultatif auprès du conseil économique et social de l’ONU.

Christian Musungayi

Les mois d’octobre et novembre de l’année 2020 ont été marqués par la distribution de la Moustiquaire Imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MILD) menée par SANRU avec le soutien financier du Fonds Mondial dans les provinces du Haut-Katanga, Tshuapa et Mai-Ndombe.

Pour un total de 8 537 857 ménages dénombrés au Haut- Katanga, 3 888 575 MILDS ont été distribuées sur les 4 050 151 prévues. 1 194 653 de MILD ont été distribuées dans 412 822 ménages de la province de la Tshuapa. Et, 1 226 609 moustiquaires ont été distribuées à tous les 507 404 ménages dénombrés dans les 14 Zones de santé de la Province de Mai-Ndombe.

A Lubumbashi, la cérémonie de lancement s’était déroulée à l’espace Centre de Santé AMANI (Aire de santé KIGOMA OUEST, Zone de santé TSHAMILEMBA), situé dans la commune de Kampemba. Elle a été présidée par son Excellence Monsieur le Ministre Provincial de la Santé du Haut-Katanga représentant  le Gouverneur de province, Dr Joseph Sambi Bulanda, accompagné du Conseiller en charge de la santé du Président de la République, le Dr Ben Bola, le Directeur Technique de SANRU, Dr Albert Kalonji, du Représentant du CCM Christian LUZOMBE, et de plusieurs autres autorités tant au niveau national que provincial.

A Boende, la cérémonie de lancement a eu lieu à la place six étoiles, située dans la commune de Boende, chef-lieu de la province de la Tshuapa sous l’égide du Ministre de la santé de l’époque, Dr Eteni Longondo et de plusieurs autres autorités tant au niveau national que provincial. Par contre, à Mai-Ndombe, précisément à Inongo, c’est la tribune du boulevard Mobutu qui avait servi de cadre à cette cérémonie en présence du Dire

cteur de Cabinet Adjoint, Dr Telé Batanpi représentant personnel du Ministre de la Santé.

Dans les trois provinces, la population n’avait pas hésité de faire le déplacement jusqu’au site du lancement officiel. On pouvait entendre dans la ville de Lubumbashi, de Boende et Maindombe des crieurs à l’aide d’un mégaphone rappeler à la population de rester à la maison, la distribution des moustiquaires se fera de porte-à-porte en respectant les mesures barrières de COVID-19. Les activités du lancement de la campagne de distribution des MILD ont commencé par une caravane motorisée organisée par la mobilisation sociale avec le concours financier de SANRU qui est parti de la Division Provinciale de la Santé en passant par toutes les grandes artères de la ville pour aboutir au lieu choisi pour l’évènement.

Au cours des allocutions prononcées par les différentes personnalités dans toutes ces provinces à l’intention de la population, un seul message à retenir « Dormez et faites dormir toutes les nuits, tous les membres de votre famille sous la moustiquaire imprégnée d’insecticide pour vous protéger contre les piqures des moustiques qui transmettent la malaria». Une remise symbolique des moustiquaires aux ménages a ponctué la cérémonie.

MB

*Grâce à l’appui technique d’Internews, 20 femmes journalistes de la presse écrite de la ville de Kinshasa, ont débuté ce lundi 11 Octobre 2021, une session de formation portant sur le renforcement des capacités en Leadership féminin dans les médias, au centre pour handicapés physiques, situé dans la municipalité de la Gombe.

Au premier jour de formation, les deux expertes de cette session ont introduit leurs modules. Grâce Ngyke avec la Gestion éditoriale et Astrid Tambwe pour le Leadership féminin en Genre. Cette dernière a exhorté les chevalières de la plume à prendre conscience de la crise du leadership féminin, afin de résoudre et prétendre à des postes de responsabilité au sein de leurs rédactions respectives. 

Pour sa part, Grâce Ngyke a appelé les participantes à faire preuve de passion, de conscience et d'ambition  afin de devenir des bonnes leaders et cadres de rédaction occupant des postes de Directeur de Publication, de Rédacteur en Chef et de Secrétaire de Rédaction.

Selon le chargé de projet de l’ACOFEPE, M. Didier Mbu’y, cette formation a pour objectif d’augmenter le nombre de femmes leaders dans la presse écrite et en ligne, de préparer les participantes aux fonctions d’Éditeur, de Directeur de Publication, de Secrétaire de rédaction, leur apprendre les aptitudes pour planifier et superviser le traitement et la diffusion des contenus médiatiques dans une perspective Genre et améliorer leurs compétences dans l’utilisation des TIC dans le journalisme.

''Cette session de formation de trois jours visent des chefs de rubriques, reporters, correspondantes, collaboratrices extérieures œuvrant dans la presse imprimée ou électronique principalement, et à la radio accessoirement.'', a-t-il renchéri.

Il sied de noter que cette formation s’inscrit dans le cadre du projet «Renforcement des radios rurales pour une formation impartiale en RD Congo», avec l’appui financier de l’Agence Suédoise de Coopération Internationale au Développement (SIDA en anglais) et l’assistance technique d’Internews.

Joséphine Mawete

 

Devant une assistance nombreuse, composée d’acteurs politiques, des Professeurs d’Universités, des Honorables Députés et Sénateurs ainsi que des Hommes de médias, le Professeur Daniel Mukoko Samba a présenté son nouvel ouvrage intitulé ‘’Guérir le Congo du mal zaïrois’’. C’était ce samedi 9 octobre 2021, à l’Hôtel Rotana, dans la commune de la Gombe. Pour une période allant de 1885 à l’an 2016, et décrivant avec clarté et objectivité le paradoxe existant entre les potentialités et richesses naturelles du pays et son décollage tardif à s’imposer comme puissance économique continentale et mondiale, ‘’Guérir le Congo du mal zaïrois’’ poursuit l’objectif de mettre en lumière les mécanismes qui alimentent le manque de cohésion des élites et l’instabilité des équilibres sociopolitiques qui sont à la base de l’inefficacité de l’action publique.

Tirer des leçons pour l’avenir

Dans son mot de circonstance prononcé à cette cérémonie symbolique, Daniel Mukoko Samba a rendu un vibrant hommage à Feu Professeur Jacob Sabakinu Kivilu, décédé à Kinshasa le 8 janvier 2021. «A ses côtés, j’ai appris la valeur et la force des faits historiques pour expliquer les transformations sociétales… J’ai appris auprès de Mbuta Jacob, comme j’aimais l’appeler, à être humble dans les analyses scientifiques et c’est fut donc une belle leçon pour moi», a témoigné, mains sur le cœur, Daniel Mukoko avant d’honorer la présence dans la salle de celle qui était son épouse, Madame Sabakinu.

Puis, l’ancien Vice-Premier Ministre et Ministre du Budget a mis en opposition les avis de Michael Schatzberg et James Robinson, l’un pessimiste et l’autre optimiste sur des questions relatives à l’émergence de la RDC, Zaïre de l’époque.

Plongeant l’assistance sur les profondeurs contenus dans l’un des articles de Michael G. Schatzberg, paru en 1982 dans la revue African Affairs, dont le titre était ‘’Le mal zaïrois : Pourquoi les politiques publiques échouent-elles au zaïre’’, Daniel Mukoko a épinglé la conclusion de cet article qui révélait les aspects majeurs de l’échec de ladite réforme. Il s’est agi de la formulation des politiques de manière à troc, les déclarations politiques intolérantes et le manque d’attention au problème concret de mise en œuvre des politiques, ce qui compliqueront les avancées et l’émergence future du Zaïre de Mobutu Sese Seko. Pour rappel, cet article traitait de l’échec de la réforme de 1973 par laquelle l’ancien régime Mobutu tenta d’instaurer une nouvelle structure administrative, centralisée et hiérarchisée en abolissant les chefs de rues et des secteurs, ainsi que des centres extra coutumiers, en les remplaçant par une nouvelle unité administrative et de collectivité locale. Une réforme qui tomba caduc, deux ans après.

Pourtant en 2013, James Robinson estimait par contre, au regard des accords et ententes signés lors des assises de Sun City, qu’une lueur d’espoir et de développement planait sur le lendemain de la RDC, désormais en mesure de bâtir un Etat normatif mondial. Dans ‘’Guérir le Congo du mal zaïrois’’, l’auteur expose son vouloir à contrecarrer le pessimisme du premier auteur, de se focaliser sur l’optimisme du second et d’ajouter son complément intellectuel, placé sous un œil scientifique, politique, philosophique et sociologique rigoureux.

«Et mon vœu le plus cher qui est ici cet ouvrage, est qu’il initie un vrai questionnement sur la structuration de l’Etat Congolais, sur ses capacités et sur la nécessité d’un projet national… Je formule donc le vœu que l’ouvrage nous permette de discuter des chances nouvelles pour transformer l’Etat Congolais en tant que patrie de développement», a conclu Daniel Mukoko Samba, Docteur en économie de l’Université de Tsukuba au Japon.

Le mal zaïrois, une provocation au régime Mobutu ?

Loin de là. Pris en aparté pour répondre à cette

*Grâce à l’appui technique d’Internews, 20 femmes journalistes de la presse écrite de la ville de Kinshasa, ont débuté ce lundi 11 Octobre 2021, une session de formation portant sur le renforcement des capacités en Leadership féminin dans les médias, au centre pour handicapés physiques, situé dans la municipalité de la Gombe.

Au premier jour de formation, les deux expertes de cette session ont introduit leurs modules. Grâce Ngyke avec la Gestion éditoriale et Astrid Tambwe pour le Leadership féminin en Genre. Cette dernière a exhorté les chevalières de la plume à prendre conscience de la crise du leadership féminin, afin de résoudre et prétendre à des postes de responsabilité au sein de leurs rédactions respectives. 

Pour sa part, Grâce Ngyke a appelé les participantes à faire preuve de passion, de conscience et d'ambition  afin de devenir des bonnes leaders et cadres de rédaction occupant des postes de Directeur de Publication, de Rédacteur en Chef et de Secrétaire de Rédaction.

Selon le chargé de projet de l’ACOFEPE, M. Didier Mbu’y, cette formation a pour objectif d’augmenter le nombre de femmes leaders dans la presse écrite et en ligne, de préparer les participantes aux fonctions d’Éditeur, de Directeur de Publication, de Secrétaire de rédaction, leur apprendre les aptitudes pour planifier et superviser le traitement et la diffusion des contenus médiatiques dans une perspective Genre et améliorer leurs compétences dans l’utilisation des TIC dans le journalisme.

''Cette session de formation de trois jours visent des chefs de rubriques, reporters, correspondantes, collaboratrices extérieures œuvrant dans la presse imprimée ou électronique principalement, et à la radio accessoirement.'', a-t-il renchéri.

Il sied de noter que cette formation s’inscrit dans le cadre du projet «Renforcement des radios rurales pour une formation impartiale en RD Congo», avec l’appui financier de l’Agence Suédoise de Coopération Internationale au Développement (SIDA en anglais) et l’assistance technique d’Internews.

Joséphine Mawete

 

 

Message de condoléances

Les Elites Féminines de la Mongala "EFM-ASBL’’ présentent leurs  condoléances aux familles frappées par la  tragédie du naufrage survenu à quelques kilomètres de Bumba et demandent  aux Autorités tant nationales que provinciales de trouver une solution durable à la situation de la Mongala, pour qu’une telle tragédie ne  se répète plus  à cause de la pauvreté criante qui s'est installée dans la Province malgré ses potentialités.

Il est temps  que les gouvernants fassent correctement leur travail et surtout,  avec équité. Car, la Mongala fait partie de ce pays et ses habitants ont droit à une vie aisée comme le cas des autres provinces.

Marie Mangbau

Coordonnatrice Nationale

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