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Mot du Président du CSAC à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la Presse

Le 03 mai 2022 Excellence, Monsieur le ministre de la Communication et Médias, Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de mission diplomatiques, Messieurs les membres de la presse, Distingués invités, Le journalisme sous l’emprise du numérique est le thème de cette journée.

En effet, le paysage médiatique évolue chaque jour. L'émergence de la production journalistique sur internet a profondément modifié l'univers des médias.

Nous sommes à un tournant décisif dans l’approche de la problématique de la régulation, confrontée à la prolifération, l’amplification et la promotion croissante de contenus potentiellement préjudiciables, y compris la désinformation et le discours de la haine, susceptibles de porter atteinte aux droits des personnes et à la qualité du débat public.

La transition vers le numérique crée des nouveaux médias qui, à l’heure actuelle, ne sont pas pris en compte dans le corpus juridique de la RDC. Les contenus diffusés par satellite, internet par des chaînes Youtube, par la voie du téléphone mobile, pour ce qui est des réseaux sociaux, échappent au régulateur. La révolution numérique incite désormais à réfléchir sérieusement sur la stratégie à mettre en place pour réguler ce monde numérique afin de mieux encadrer ses activités et endiguer les abus notamment en matière de désinformation et de discours de haine.

Le but étant de mieux protéger la liberté d’expression et de la presse ainsi que la qualité de l’information. La presse est le contre-pouvoir de tous les autres, pour la défense des citoyens contre l'injuste et l'arbitraire. Mais, le journalisme libre, un peu ivre de cette liberté, quand il est exercé sans compétence et sans principes professionnels forts, est un danger pour la société et pour la liberté de la presse, à cause, surtout, d’un nouveau variant de journalistes, pour emprunter l’expression chère au Président de l’UNPC, comme on le voit souvent, au service d’eux-mêmes, de leurs amis ou de leur carrière plus qu’au service de la démocratie.

Aujourd’hui, les médias sont infestés d’individus sans limites, professionnels comme intervenants, animés par un sentiment de surpuissance, qui pensent qu’ils peuvent s’exonérer de toutes les règles de la profession et des lois de la République. Il n’y a qu’à voir les hallucinants caquetages auxquels certains journalistes nous soumettent chaque jour dans les médias. Un cauchemar délirant.

On a l’impression que certains journalistes montent sur le plateau ou entrent  au studio en sortant d’une beuverie trop chargée en alcool de mauvaise qualité. Pire, la presse entretient avec le pouvoir politique un commensalisme qui limite fortement sa capacité réelle de porter des jugements indépendants. Pourtant, les défis sont énormes et la mission des journalistes n’a jamais été aussi importante pour préserver la démocratie, surtout à la veille d’un nouveau cycle électoral. Il est temps pour nous, acteurs du secteur, nous l’avons dit aux derniers états généraux de la presse, de travailler ensemble et de résister.

Le journaliste doit toujours avoir conscience des conséquences des informations qu’il diffuse. Savoir que toute incitation à la discrimination, à la haine ou la violence ne peut être considérée comme l’exercice légitime du droit à la liberté d’expression et par ricochet à la liberté de la presse.

Des lois et des principes tracent les limites du contrôle de la presse. Or, les lois du secteur de la presse ont aujourd’hui besoin d’un grand dépoussiérage. La Journée mondiale de la liberté de la presse, justement, est l’occasion de rappeler solennellement et de lancer un appel à notre gouvernement sur la nécessité de respecter et d’accomplir son engagement pour la liberté de la presse, notamment l’engagement de créer un environnement propice à la liberté d’expression et à l’accès à l’information, en adoptant des mesures juridiques appropriées.

Nous ne le dirons jamais assez : un paysage médiatique régulé est la garantie pour un meilleur exercice de la liberté de la presse. Face à la digitalisation et l’explosion des plateformes numériques ainsi qu’aux inquiétudes qu’elles suscitent notamment en matière de désinformation, de discours de haine et d’incitation à la violence, il est plus que temps de mettre en place une stratégie pour renforcer les capacités de l’instance de régulation pour l’aider à mieux endiguer les abus. Il est temps que le gouvernement pense à la nécessité de soutenir au quotidien l’autorité de régulation dont le rôle est prépondérant dans la création d’un espace médiatique vertueux en RDC. En tant qu’institution d’appui à la démocratie, le CSAC reste très attaché à la liberté de la presse.

Mais,  en RDC, la qualité du débat citoyen, pluraliste et démocratique et donc la qualité de la liberté de la presse demeurent tributaires de la garantie sociale et sécuritaire des médias et les journalistes dans l’exercice de leur profession. Notre vision est de travailler au quotidien pour consolider le CSAC de manière à interagir avec la profession pour la consolidation de véritables entreprises de presse. Œuvrer pour la viabilisation des médias, l’amélioration de leur contenu, les aider dans leur quête des ressources et de qualité, encadrer la profession et aider les professionnels à exercer dans les meilleures conditions. Condition à notre avis pour une meilleure régulation et un exercice professionnel et responsable de la liberté de la presse.

Mais,  au bout du compte, si l’autorité de régulation, parent pauvre des institutions, en termes d’allocation des ressources, n’a ni les moyens budgétaires et ni les ressources humaines pour réguler un paysage médiatique qui compte des centaines de stations de radios, des centaines de chaînes de télévisions, des centaines des journaux, ajouter à cela les médias en ligne qui prolifèrent, le tout sur un territoire aux dimensions continentales, 145 territoires, elle ne peut faire que ce qu’elle peut.

Je vais conclure en disant que la construction de l’Etat de droit passe par la consolidation de la démocratie et pour consolider la démocratie, il faut que toutes les institutions démocratiques fonctionnent, y compris les institutions d’appui à la démocratie.

Le moment est venu pour aller au-delà des discours que nous prononçons,  le 3 mai de chaque année.

Il faut, profitant des recommandations des états généraux de la presse, faire preuve d’une véritable volonté politique pour changer les choses et améliorer les conditions de l’exercice de la liberté de la presse.

Le ministre dirait : changeons de narratif.

Je vous remercie

Tito Ndombi

Président du CSAC

*C’est donc un rappel à la célèbre phrase «Les résultats tranchent les palabres». En guise de cette réalisation mémorable qui restera gravée dans les annales de l’histoire, Barnabé Muakadi ou le surnommé «Magicien du fisc», ci-devant Directeur Général à la Direction Générale des Impôts (DGI), a désigné son Chef de Division et Chargé de Communication de la DGI, Monsieur Jean Muteba, de s’entretenir avec la presse congolaise autour des recettes réalisées à l’échéance du 30 avril 2022. Montant : 3.000 milliards de Francs Congolais, soit 1 milliard 5 millions de dollars américains, une première dans les registres des réalisations de cette régie financière. Cette échéance a concerné l’impôt sur le bénéfice et profit (IBP) comparativement aux mois et aux années antérieures, au travers des plans et des stratégies efficaces qui ont produit des résultats applaudissables.

Plans et stratégies de mobilisation

Devant la presse, hier lundi 2 mai 2022, au siège de la DGI située à la Gombe, Jean Muteba a révélé que derrière ces résultats se cachent les coulisses d’un grand travail abattu. N’étant pas hasardeux, ces recettes réalisées par la DGI pour le mois d’avril 2022 trouvent leurs explications en rapport avec la vision du Président de la République et Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui, en matière de la mobilisation durable de recettes fiscales, a martelé dans ses interventions magistrales sur la question du civisme fiscal et de la lutte contre la fraude fiscale.

De manière complémentaire, explique le Chargé de communication de la DGI, le Gouvernement avait mis en place des mesures d’accompagnements qui ont été matérialisées par le Ministère des Finances, piloté par Nicolas Kazadi, qui s’est d’ailleurs chargé d’instaurer le dialogue de gestion reposant sur les engagements que prennent les régies financières dans le cadre de contrat de performance.

Dans leurs entretiens, souligne le Représentant du DG Muakadi, le Ministre des Finances et aujourd’hui Ministre intérimaire de l’Economie Nationale avait également insisté sur la numérisation et la digitalisation de toutes les procédures de déclaration des impôts et de paiement, tout en assurant un suivi régulier.  

Par cette politique initiée, il avait été demandé à la Direction Générale des Impôts, sous le leadership de Barnabé Muakadi, d’élaborer une stratégie pouvant permettre la concrétisation de ces orientations levées sur base de la tendance haussière observée l’année passée à l’échéance 2021 avec un taux de réalisation de 130%. «Ce qui a constitué pour cette direction un challenge», a déclaré Jean Muteba.

Pour répondre utilement aux orientations données par le Ministère des Finances, la DGI a mis en exergue des plans d’actions notamment, celles de réhabilitation du bon fonctionnement de la TVA, en restaurant l’assiette de sa collecte appliquée aux sociétés minières, la réforme des régimes fiscaux référentiels ainsi que toutes les conventions et les accords qui prévoient des exonérations fiscales non fondées sur les dispositions légales en vigueur.

Dans la même perspective, un déploiement a été engagé pour corriger les inégalités constatées dans le cadre de la perception de l’Impôt Professionnel sur les rémunérations (IPR) qui n’était soutenu que par le secteur privé et non le secteur public, visant désormais les agents et fonctionnaires de l’Etat, des engagés locaux des ambassades et des organismes internationaux. 

En dépit de la crise sanitaire causée le Covid-19, Jean Muteba a évoqué le respect de tous les gestes de protection par leur régie, qui a permis d’assurer la sécurité des agents et ne causant aucune barrière aux objectifs fixés.

Modernisation de l’administration fiscale

A cette préoccupation, le Chef de Division de la DGI a déclaré que « tel que prévu par le Directeur Général (Barnabé Muakadi), il s’agit dans ce contexte de faire de la DGI une administration performante, censée d’atteindre une mobilisation des recettes par un bon encadrement, une bonne gouvernance de la gestion de l’impôt. Qui, actuellement, travaille en direction du renforcement de capacités par une motivation du personnel, les bons rapports avec les fédérations professionnelles, les syndicats, et cet environnement assaini a favorisé une bonne collecte de recettes».

Pour ce qui concerne le civisme fiscal, il a rappelé que les congolais sont censés contribuer aux charges de l’Etat, conformément aux dispositions des articles 65 et 174 qui stipulent que ‘‘chaque congolais ou toute autre personne résidant en RDC, doit payer ses impôts et taxes et aucune personne ne puisse se soustraire de cette obligation’’.

Procédures de paiement des impôts

Pour éviter les confusions, il sied de noter que les impôts sont déclarés à la DGI, qui n’est pas en contact avec de l’argent des contribuables, mais ces impôts sont plutôt payés auprès des institutions habilitées qui sont des banques et la CADECO. Et tout ce qui est payé est retracé au niveau de la banque centrale, et du compte de trésor national, au travers des mécanismes de logiciel et toutes les déclarations sont sécurisées.

Niclette Ngoie

 

*‘’Je vous invite, Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, à retirer ce moratoire sur la nationalité qui continue de courir jusqu'à ce jour bien qu'initialement adopté pour trois mois pour mettre, toutes affaires cessantes, une commission d'enquête parlementaire avec mission d'identifier diligemment au sein de toutes les institutions de la République, les étrangers qui y siègent en vue de les déférer devant la justice pour y répondre de leur usurpation de la nationalité congolaise au mépris des lois de notre pays.  Il y va de notre dignité en tant que peuple de la République Démocratique du Congo’’, soutient, depuis Tokyo, au Japon,  Me Jackson Kalonji Mushila, dans une lettre ouverte adressée à Christophe Mboso N’kodia Pwanga, le Président de l’Assemblée Nationale de la RD. Congo.

Lettre ouverte au Président de l'Assemblée Nationale

Objet : Moratoire inconstitutionnel sur la nationalité

Monsieur le Président,

Je me fais le devoir patriotique de vous remettre en mémoire que la plénière de l'Assemblée nationale tenue le lundi 12 février 2007 dans la salle des congrès du Palais du peuple sous la présidence de M.  Vital Kamerhe appelée à examiner la motion de M.  José Makila visant la mise sur pied d'une commission d'enquête parlementaire devant identifier au sein des institutions de la République tous les détenteurs d'une "double" nationalité, un moratoire de trois mois avait été accordé à toutes les personnes concernées pour se conformer aux prescrits de la loi, lequel moratoire curieusement court jusqu'à ce jour, soit depuis quinze années déjà.

Devrais-je préciser à votre attention que cette initiative du moratoire sur la nationalité adoptée par l'Assemblée nationale est contraire à la volonté du législateur congolais en même temps qu'elle se veut un aveu implicite de la détention d'une multiplicité de nationalités dans le chef des membres des institutions étatiques de la République Démocratique du Congo.

En effet, les alinéas 1 et 2 de l'article 1er de la loi numéro 04/024 du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise disposent :

"La nationalité congolaise est une et exclusive.

Elle ne peut être détenue concurremment avec une autre nationalité".

Il se doit ici d'être noté que l'article 10 dans son 1er alinéa de la Constitution du 18 février 2006 confirme ce principe de l'unicité et de l'exclusivité de la nationalité congolaise :

"La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre".

Il s'en dégage par conséquent, au regard de la loi supra consacrée dans notre constitution, que le législateur congolais n'a jamais consacré le principe de double nationalité en République Démocratique du Congo.

L'Assemblée nationale ayant levé l'option d'un moratoire sur la nationalité avait foncièrement violé la loi numéro 04/024 du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise qui dispose en son article 26 :

"Toute personne de nationalité congolaise qui acquiert une nationalité étrangère perd la nationalité congolaise en vertu des dispositions de l'article 1er  de la présente loi."

Il s'en suit que ce moratoire sur la nationalité n'avait pas été accordé aux congolais possédant une double nationalité, car notion étrangère au droit congolais, mais plutôt aux étrangers siégeant au sein des institutions de la République, ayant perdu leur nationalité congolaise par le fait d'acquisition d'une autre conformément aux dispositions de la loi précitée.

Cette attitude porte gravement atteinte à l'identité nationale et partant, entame gravement la souveraineté de notre cher et beau pays, la nationalité congolaise en étant un des  ses attributs.

Je vous invite, Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, à retirer ce moratoire sur la nationalité qui continue de courir jusqu'à ce jour bien qu'initialement adopté pour trois mois pour mettre, toutes affaires cessantes, une commission d'enquête parlementaire avec mission d'identifier diligemment au sein de toutes les institutions de la République les étrangers qui y siègent en vue de les déférer devant la justice y répondre de leur usurpation de la nationalité congolaise au mépris des lois de notre pays.  Il y va de notre dignité en tant que peuple de la République Démocratique du Congo.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, à l'assurance de mes sentiments hautement patriotiques.

Me Jackson Kalonji Mushila 

Jurisconsulte

(Par le Professeur Jean  Kambayi Bwatshia)

 

Jean Kambayi Bwatshia : regard critique…

*Les mutations de notre pays, à l’aube du XXe siècle, laissent croire que nous vivons dans une humanité congolaise qui semble vouloir enfanter un espace vital plein de promesses. C’est peut-être, sait-on jamais, au fond, pour provoquer l’enfantement et hâter la délivrance. Soyons donc attentifs ; car le grand jeu se prépare et a même commencé. Le nouveau Congo qui va voir le jour, c’est nous-mêmes, qui le portons déjà en nos seins.

Le chiffre magique, 2000, qui marque le début du XXIe siècle est bien là. Il est frappé d’une triplité de zéro qui peut, si l’on veut, signifier « trois fois rien » ; ou alors trois chiffres œufs semblant promettre un monde neuf. Comme chiffres sphinx, le zéro peut aussi signifier, « l’état neutre », « l’équilibre des contraires », « le départ et le commencement véritable à zéro, donc à l’anéantissement.

Tout ceci ramené chez nous, désabuse et désenchante le citoyen congolais à tel point qu’il risque de tomber dans l’indifférence et dans l’horreur qui le met à zéro.

Notre exposé se veut vivant et en même temps une pointe introductive à la paix et à la concorde nationale. Loin des polémiques stériles non-fécondes, nous voulons rester le plus près possibles de la dia-logie qui révèle notre propre tempérament et notre style plein de rapprochement et provocations qui peuvent irriter plus d’une personne.

Comment doivent se présenter les grands groupe-peuples qui, en plei XXIe siècle, meublent la République Démocratique du Congo ? Réponse : en état de solidarité, de paix et de convivialité.

Laissez-moi partager avec vous le cas des Baluba, ce grand et prestigieux peuple qui s’étend du Nord de la province du Katanga au Kasaï et dont l’origine commune remonte à Nsanga Lubangu et que les intérêts coloniaux et post-coloniaux ont scindé.

D’abord du point de vue sémantique, le mot-terme-notion « Luba » signifie diversement état de santé non normal. « Ba-Luba » désigne ceux qui habitent dans la direction du Sud-Est. « Baluba » signifie un évènement important et surprenant en provenance d’une direction bien déterminée. « Kiluba » peut aussi dire erreur. « Luba » évoque aussi la parole.

Ensuite, parler de la provenance d’un groupe aussi important et complexe qu’est les Ba-Luba parsemé diversement sur un grand territoire allant du Nord-Katanga à la province du Kasaï, c’est assurément effectuer une plongée axée dans le domaine des hypothèses.

Selon la tradition orale, les Ba-Luba qui habitent aujourd’hui la province du Kasaï dans son ensemble, proviennent du pas de leurs ancêtres les Ba-Luba Shankadi qui peuplent la région du Nord-Katanga. Ils se disent être originaires de Nsanga Lubangu, région située entre le Haut-Lomami et le Haut-Lualaba au niveau des lacs du Katanga : Kisale et Upemba. Il est révélateur aujourd’hui, comme l’a recensé Mukadi Luaba Kamba, que tous les « Bisamba » et les « Bisa » des Baluba de la partie orientale du Kasaï, par exemple, ont comme fondateur traditionnel et mythique un Muluba Shakandi.

Nsanga Lubangu est un légendaire et grand arbre à entaille « mutshi munene muikale ne lubangu lunene ». Un endroit où tous les Ba-Luba s’étaient concentrés après certainement un long voyage, en provenance du Nord, selon certains ; ou du Sud-Est, selon d’autres.

On estime aussi que Nsanga Lubangu est le nom d’un grand lac « Nsamba-Lubangu ». D’autres chercheurs, imaginent que « Lubanga » est un lieu où se lève le soleil. On peut aussi estimer que c’est un endroit où certains Ba-Luba, voulant immigrer vers le Kasaï, se sont rassemblés (ku-sanga = rassembler) pour débuter (kubanga) le départ.

L’histoire connaissance des Ba-Luba du Katanga est ceux du Kasaï retient deux noms importants des fondateurs d’empires à savoir Mwanza Nkongolo et Kalala Ilunga Mbidi. Leur histoire légendaire est contée par tous les Ba-Luba tant du Kasaï que du Katanga, comme une épopée nationale. Le premier est le grand rassembleur des Ba-Luba et le second en est le grand unificateur.

Ils étaient vénérés à l’instar d’un dieu « Mulopo » sous forme d’un python réapparaissant dans l’arc-en-ciel. En Tshiluba, en effet, l’arc-en-ciel s’appelle « Mwanza nkongolo » ; quand il apparaît, il indique que la pluie qui pourrait être longue et néfaste sera arrêtée.

L’empire des Baluba, sous Nkongolo Mwanza et les chefs songye, a duré jusqu’au milieu du XVIe siècle (1550). Il se forma entre le Haut-Lualaba- Lac Kisale et lac Upemba – jusqu’à Mbujimayi. L’histoire héroïque des Ba-Luba sous ces deux empires est bien relatée par des historiens de l’histoire ancienne du Congo. Ici on trouve que les populations portant le nom de Baluba sont composées :

  1. Des populations du premier empire des Baluba fondé par Nkongolo Mwanza ;
  2. Des populations du second empire des Baluba fondé par Ilunga Mbidi (Kalala Ilunga, fils de Mbidi-Kiluwe) ;
  3. Des populations du royaume de Kikondja fondé par les descendants de Mbombwe-Mbidi, frère de Mbidi-Kiluwe).

C’est pendant le long règne de Kalala Ilunga Mbidi (entre le XVIe et XVIIe siècle) que certains Ba-Luba émigrèrent vers le Kasaï en trois vagues successives : la première fut composée essentiellement des Baluba Bena Kanyoka et des Baluba qui se sont installés dans la région de la Lulua ; la seconde fut celle des Baluba Bakwa Luntu et Bena Konji qui avança vers la région de Dimbelenge au courant du XVIIe siècle pour s’installer dans les terres situées entre les différents « mbilanji » du Kasaï. Elle était composée de Baluba Bakwa Kalonji, Bakwa dishi, Bena Tshiyamba et plusieurs autres.

Tous ces Ba-Luba, en dépit de leur dissémination du Nord-Katanga au Kasaï, sont restés, de plusieurs façons, attachés au Mulopwe Ilunga Kalala en qui ils voient la symbolisation suprême du pouvoir et le plus grand héros de leur histoire mythique et légendaire. En combattant son oncle Mwanza Nkongolo le sanguinaire, dit-on, il fit un bon combat pour la justice, la vérité et la paix.

Comme un arc tendu, dit la légende, courbé très bas, amasse de l’énergie et revient violement en arrière lorsqu’il est relâché, Kalala Ilunga a su vigoureusement pacifier et unifier tous les Baluba de son second empire. Avec tous les autres Balopwe  du XVIIe siècle au XIXe siècle de tous les Baluba.

Le second empire Luba va s’éteindre progressivement suite à des difficultés diverses jusqu’à la dislocation complète : le départ d’une grande partie des Baluba vers le Kasaï, les guerres de succession, les révoltes, les changements d’appellation dont le cas typique est celui des Baluba aujourd’hui Bena-Kanyoka descendant de Kabedi’a Ilunga Mbidi.

Ce que l’histoire contemporaine doit retenir

  1. L’histoire connaissance de « Luendu lwa Baluba » = la marche historique de tous les Baluba, retenue par les traditions orales de ceux qui composent ce peuple et par les études contemporaines élaborées par les étrangers et les nationaux, a démontré que les Baluba du Katanga et ceux du Kasaï se reconnaissent avoir les mêmes origines.
  2. A part quelques petites différences d’ordre linguistiques causées, certainement par le temps, la dispersion et le milieu, tous les Baluba parlent une même langue : le Tshiluba = Kiluba et autres langues dérivées ;
  3. Les Baluba de Mbilanji ont gardé le nom générique de Baluba, d’autres, suite à une histoire du régime matrimonial, sont devenus les Bena-Kanyoka, certains d’autres des Bena Lulua habitent la région de Lulua. Pour ces derniers, jusque vers 1870 aucun terme générique ne les désignait Bena Lulua. Quand eux-mêmes voulaient se désigner sous l’appellation commune, ils se disaient des Baluba émigrés venant du sud, ce qu’ils sont en réalités. D’autres Baluba, ceux de Lolo shankadi sont restés à l’origine au Nord-Katanga. Les autres sont devenus plus compacts et tendent à oublier leurs origines communes Luba, les Basongye.
  4. Eu égard à toute cette argumentation, il n’y a aucune norme, aucun principe, aucun canon qui doit conférer la légitimité ou la fraternité du nom Baluba à un groupe Luba pris à part, même si l’histoire les désigne comme elle l’a fait jusqu’à nos jours. Il n’y a aucune religion qui doit supérioriser les uns, inférioriser les autres et surtout exclure d’autres au nom du Baluba.

Il n’y a pas de complexe à se faire, et on doit œuvrer pour se dépouiller de toute tendance de division diabolique aux buts intéressés car : 

  • « Kubala umwe nkudibala » = « compter un c’est compter tous. Parler d’un, c’est parler de tous. Citer un, c’est citer tous » ;
  • « Kunteela Muluba nkuteela Lulua » = « citer Muluba, c’est citer Lulua » son « frère » ;
  • « Mwekelebwe ne wabo Mweneki » = « et aussi Mwekelebwe et Mweneki son frère » ;
  • « Kanyoka’a Tshisungu-Konji Musanga » = « Et aussi Kanyoka a Tshisungu et Konji Musanga son frère » ;
  • « Kasongo Nyembo ne Kabongo » = « Et aussi Kasongo Nyrmbo et Kabongo son frère » ;
  • « Kabidi Kinkondja ne Mutombo wabo » = « De même et aussi Kinkondja et Mutombo son frère ».
  1. Les Baluba, sur le plan du grand peuple, ressemblent à la chair d’éléphant très diversifiée selon les parties du corps : certaines ont le goût du poulet, d’autres celui de la viande de cochon, d’autres encore celui de l’antilope. Ceci veut dire que les Baluba du Katanga et ceux du grand Kasaï et leur culture sont UN = NU en vérité, multiples et divers. Le miroir de leur culture, c’est leur langue : le Tshiluba = Kiluba, comme le chante Mpoyi Lazare.

« Ciluba wetu

« Udi muakulu wa Baluba basanga meena

Kutuadija ku nsadi

« Kusabuka Lualaba

« E Kweyeka ne ku Tanganyika mule dijimu

« Udi iwa Baluba Shankadi bonso basanga ntanda

« Udi mwakulu wa Ilunga Mbidi, Nkola wa ku diba

« Kamona bintu, kabinyanga wa Ndaya ! »

Traduction :

« Ciluba notre langue

« De tous les Baluba confondus, tu es la langue

« Depuis la rivière Nsadi,

« En passant par Lualaba

« Pour aboutir au Tanganyika, le profond

« Tu es la langue de tous les Baluba Shankadi

« Parlée par Ilunga Mbidi, Prince du soleil levant

« Détenteur des richesses qu’il dispose sans mesure.

Comme dans un mariage fait de l’agape et du pathos, les Baluba du monde se rencontrant, se reconnaissent comme tels. On les voit amis fraternels, conviviaux, hospitaliers et même plaisantant. En dépit de quelques comportements tissés de toute pièce par le colonisateur étranger et par le politicien local, les Baluba du Katanga et du Kasaï se sont toujours bien sentis chez eux au Katanga et au Kasaï. N’ont peur, pensons-nous, que ceux qui veulent tirer profit des disputes rusées et malignes des diviseurs des Baluba. N’ont eu peur que ceux qui voulaient suivre la politique divisionnaire du colonisateur. Quant aux querelles de tous les jours, même les plus graves, le Muluba se sait prompt à la réconciliation et se déclare volontiers frère du Muluba du Katanga et sœur du Muluba du Kasaï. Ils sont tous enfants de mêmes parents aux mêmes origines : le buluba. Ils peuvent se disputer et même se battre, et c’est cela la magie de leur histoire.

Quand la politique s’en mêle

  1. Dès 1958-1960, les Baluba du Katanga et ceux du Kasaï furent pris au piège de la colonisation qui tablait sur leur différence pour bien régner, on a parlé des associations des Balubakat, de Lulua Frère, de Nkonga Yoo, par exemple ;
  2. Au Kasaï même, dans sa partie Sud-Est, c’est d de 1959-1960 qu’on a vu naître au nom du tribalisme de mauvais aloi, des pseudos régions des « Bena Mutu » = « Baluba d’en haut » et des « Bena Tshibanda » = « Baluba d’en bas ». C’était un piège de division.
  3. Pendant toute deuxième République, on a proclamé tout haut que les Baluba ne sont pas les mêmes. Alors on est tombé dans le piège ;
  4. Dans la province du Kasaï Occidental, on veut coûte que coûte être de Bena Mutombo ou Bakwa Katawa ;
  5. Certains politiciens ont déclaré que certains Baluba, ceux du Kasaï Oriental spécialement, étaient un peuple « sans empire ni roi » et qu’ils étaient « fils d’esclave errants », propos repris par « Le Potentiel » du 15 octobre 1992 n° 234. C’était une tentative claire de distraction, de diversion, de division en vue d’un repositionnement. C’était un piège.
  6. Le phénomène douloureux d’épuration ethnique est triste de mémoire et se passe de tout commentaire. En tout cas de Nsanga Lubangu au Kasaï, on n’a pas vu un groupe de population qui s’appelle « Bilulu ».
  7. A Kinshasa, un ancien ministre d’Etat et gouverneur de la ville avait proclamé tout haut qu’il existait au Congo un « problème Luba ». De quel Luba s’agit-il ? A ce propos, Nzuzi Mulamba, dans « Le Potentiel » du 23 novembre 1992, a qualifié, dans un style qui est propre, ce discours de « xénophobe qui doit être compris comme un repli tribal, un tremplin en vue d’un repositionnement politique, faute d’un discours accrochant et de leadership sur le plan national ». Et nous-mêmes avons vivement réagi dans « Le soft » n° 106 du 4 novembre 1992, en qualifiant ce comportement de « Schizophrénique ».

A l’instar d’autres grands groupe-peuples qui meublent la République Démocratique du Congo, les Ba-Luba du Kasaï et ceux du Katanga ont des origines communes indiscutables. Ils doivent travailler ensemble ; ensemble ils le doivent avec d’autres peuples de notre pays. Ils doivent ensemble lutter contre un ennemi commun  à tous : le tribalisme porteur de la haine, de la violence, des préjugés et des complexes divers.

Moi j’ai appris que :

  1. Tout ce qui ne se réalise pas dans le dialogue n’existe. Ce qui ne s’enracine pas en lui n’a pas de fondement
  2. L’histoire, c’est l’éveil d’un peuple à ce qu’il lui est donné d’accomplir, cet éveil étant vigilante insertion dans ce qui lui a été confié (Heidegger)
  3. La construction collective d’un destin, c’est l’accomplissement d’une responsabilité à la dimension de l’histoire. C’est élaborer, affirmer des liens (Fanon)
  4. Les fauves et les supers génies de la division, des nuits coloniales aux ténèbres de la dictature, ont assombri les perspectives de notre démocratie et de notre développement.

C’est pour cela que la population que nous avons étudiée, comme d’autres populations de notre pays, doivent trouver le chemin de la paix qui mène à l’accomplissement de leur destin. C’est toute une vision ; et nous sommes convaincus qu’une vision sans œuvres n’est qu’un rêve ; qu’une œuvre sans vision n’est qu’une corvée ; qu’enfin une vision avec œuvre, peut changer tout le monde.

Il faut, enfin, s’empêcher de voguer constamment au gré de vagues entre séduction et fascination.

Jean  Kambayi Bwatshia

Professeur Emérite

Recteur de l’Institut Facultaire des Sciences de  l’Information et de la Communication

Directeur du Centre de Recherche sur les Mentalités et l’Anthropologie Juridique « Eugemonia 

Au nom du Gouvernement de la République, Jean-Lucien Bussa Tongba, Ministre du Commerce Extérieur, a pris part active au deuxième Forum Economique Public-privé Japon-Afrique qui s’est tenu le 03 mai 2022 à Nairobi, Capitale du Kenya. Invité de marque du Ministre d’Etat Ministre en charge de l’Economie, du Commerce et de l’industrie du Japon ainsi que de la Ministre du Commerce et du Développement des Entreprises du Kenya, le Ministre congolais du Commerce Extérieur Congolais a saisi la balle au bond pour présenter les opportunités d’investissements qu’offre la République Démocratique du Congo dans les secteurs tant publics que privés. Il a également exprimé la volonté du Gouvernement à mener des réformes nécessaires en vue de garantir un climat des affaires plus attractif sur l’ensemble du pays.

Très précis et séduisant dans son allocution, le Ministre Jean-Lucien Bussa a indiqué aux personnalités et investisseurs présents que la RDC dispose à ce jour d’une main d’œuvre abondante, avec une population estimée à 100 millions d’habitants. «S’agissant des opportunités, elle offre d’innombrables potentialités et de multiples opportunités d’investissements dans plusieurs secteurs porteurs notamment : l’Agriculture : 80 millions d’hectares des terres arables et l’agro-alimentaire ; la Pêche et l’Elevage ; le Tourisme ; l’Economie verte ; l’Energie ; l’Industrie. La République Démocratique du Congo dispose d’un Plan Directeur d’Industrialisation estimé à 58 milliards de dollars américains ; les Infrastructures routières, ferroviaires, aéroportuaires… ; les Mines ; le Transport ; les Télécommunications et le textile, les produits pharmaceutiques, la production des vaccins », a-t-il dévoilé. Il a renchéri qu’en outre, la République Démocratique du Congo dispose à ce jour des secteurs innovants très attractifs pour les investisseurs nippons, pouvant également booster les échanges commerciaux avec le Japon et, même, le Kenya.  A ce titre, a-t-il précisé, le pays assure notamment  près de 70% de la production mondiale de cobalt avec une production annuelle évaluée autour de 100 000 tonnes et dispose également  de 25 millions de tonnes de réserves de cobalt identifiées dans son sous-sol, soit 2/3 des réserves mondiales. «C’est l’occasion d’appeler les grands constructeurs automobiles japonais d’investir dans la production des voitures en République Démocratique du Congo et, en particuliers, les voitures électriques. En effet, une étude internationale du cabinet  Bloomberg sur la filière batterie a démontré que les coûts de production des précurseurs de batterie (MNC) en République Démocratique du Congo (39 millions USD) sont environ trois fois inférieurs par rapport aux Etats-Unis (117 millions USD) et à la Chine (112 millions USD) et deux fois inférieurs par rapport à la Pologne (65 millions)», a-t-il souligné. Avant de chuter, Jean-Lucien Bussa a informé que, depuis décembre 2019, la République Démocratique du Congo dispose d’un Plan National Stratégique de Développement (PNSD) dont l’objectif principal est de réaliser une croissance forte, durable et inclusive en vue de réduire la pauvreté ainsi que les inégalités.  «A cet égard, mon Gouvernement considère qu’il revient au secteur privé de créer des richesses et des emplois, pendant que l’Etat joue le rôle régulateur en vue de créer des conditions propices au développement des affaires.  A ce sujet, des réformes nécessaires sont menées sur le plan institutionnel, réglementaire et fiscal, faisant de la République Démocratique du Congo l’une des meilleures destination d’investissements», a-t-il expliqué aux participants.

La Pros.

 

 

DISCOURS DU MINISTRE JEAN-LUCIEN BUSSA AU DEUXIEME FORUM ECONOMIQUE PUBLIC-PRIVE JAPON-AFRIQUE A NAIROBI  

Honorable Betty MAINA, Secrétaire Général au Cabinet du Ministre de l’industrialisation et du développement d’Entreprise du Kenya ; 

Monsieur HOSODA KENICHI, Ministre d’Etat Ministre de l’Economie du Commerce et de l’Industrie du Japon ;

Madame SUZUKI TAKAKO, Ministre d’Etat Ministre des Affaires Etrangères du Japon ;

Monsieur NOBUTANI KAZUSHIGE, Président Japan External Trade Organization (JETRO) ;

Mesdames et Messieurs les Ministres

Distingués Invités à vos titres et qualités respectifs 

C’est pour moi un honneur de me retrouver ici à Nairobi, Capitale de la République du Kenya, pour prendre part, au nom du Gouvernement de la République Démocratique du Congo, à cette Session du Forum Economique Public-Privé Japon-Afrique. 

Avant toute chose, permettez-moi de remercier Monsieur le Ministre d’Etat Ministre de l’Economie, du Commerce et de l’industrie du Japon ainsi que la Ministre l’Industrialisation, du Commerce et du Développement des Entreprises du Kenya, qui m’ont invité à participer à cet important évènement.

Je voudrais également transmettre  au Gouvernement et au peuple frère du Kenya, ma profonde gratitude et mes sincères remerciements pour l'accueil chaleureux et la généreuse hospitalité dont nous avons fait l'objet depuis notre arrivée, ainsi que pour l'excellente préparation de cette réunion.

Ce Forum, à travers ses objectifs, s’inscrit dans le sillage de l’intérêt de plus en plus accru accordé par le Japon à l’Afrique. La réponse africaine manifestée par l’importante participation de son secteur tant privé que public à ces assises  illustre sa ferme volonté de mettre en œuvre des stratégies conjointes qui consolideront davantage les relations Japon-Afrique en général et Japon-République Démocratique du Congo en particulier.

Mon propos de ce jour s’articule autour de trois points. Tout d’abord, un bref aperçu des relations Japon-Afrique en générale et avec la République Démocratique du Congo en particulier ; ensuite une présentation succincte des potentialités de la République Démocratique du Congo, lesquelles constituent des opportunités d’affaires pour le secteur privé Japonais et enfin, les réformes initiées et mises en œuvre par le Gouvernement dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires.

Mesdames et Messieurs,

S’agissant des rapports Japon -Afrique, l’évolution des relations économiques du Japon avec le continent africain procède d’une tendance fondamentale, celle de la montée de l’Asie, devenue la nouvelle locomotive de la mondialisation.

Depuis plus de 50 ans, le Japon est un partenaire important de l’Afrique.  Il multiplie les investissements dans une approche de partenariat gagnants-gagnants, en plus d’améliorer ses relations avec un nombre considérable des pays africains.

C’est ici l’occasion de saluer les  différentes interventions du Japon  qui n’hésite pas à partager son savoir-faire avec les pays africains, en proposant, entre autres, un modèle de coopération sur le transfert des technologies et sur l’enseignement. Le japon s’étant ouvert aux étudiants africains pour leur formation.

Aussi, dans la perspective de la mise en œuvre de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF), les deux partenaires ont encore beaucoup à se donner mutuellement. 

En effet, s’il est de notoriété que le Japon présente d’immenses capacités dans les domaines économique, financier et de la technologie de pointe (3e puissance économique mondial), l’Afrique dispose  d’énormes opportunités d’affaires et d’investissements dans les domaines aussi variés que les Mines, les hydrocarbures, l’énergie, les infrastructures, le tourisme, l’agro-alimentaire, le textile, l’automobile et dans l’industrie, pour ne citer ceux-là.

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de faire un point sur la coopération entre la République Démocratique du Congo et le Japon. En effet, depuis la signature de l’Accord Commercial entre la République Démocratique du Congo et le Japon en 1970 à TOKYO, les liens économiques tissés depuis cette époque n’ont cessé de se renforcer. Cette coopération a permis de conclure plusieurs partenariats ayant abouti à diverses réalisations. On peut en épingler quelques-unes, à savoir :

  • la construction du Pont Maréchal dans la Province du Kongo-Central, qui a facilité l’accès du pays à l’Océan Atlantique par voie routière ;
  • l’accompagnement sur le plan médical, à travers l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) ;
  • l’assistance aux populations rurales dans l’approvisionnement en eau potable ;
  • le financement de plusieurs projets de développement, à travers le Fonds de Contrepartie ;
  • la construction des infrastructures routières et sanitaires ;
  • la formation technique et professionnelle, à travers l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) ; et
  • le don d’une locomotive 311 à la Société Congolaise de Transport et des Ports (SCTP).

La dernière visite au Japon, de Son Excellence Monsieur Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, sept mois seulement après son investiture à la magistrature suprême, démontre à suffisance l’importance de la coopération  entre nos deux  pays. 

Notre présence dans ce forum, constitue l’occasion de présenter les opportunités d’investissements qu’offre la République Démocratique Congo dans les secteurs tant public que privé, et en même temps, d’indiquer la volonté du Gouvernement à mener les réformes nécessaires pour un climat des affaires plus attractif.

Mesdames et Messieurs,

Avant de poursuivre mon propos, je voudrais rappeler que la République Démocratique du Congo dispose d’une population dynamique estimée à 100 millions d’habitants, composée à majorité des jeunes, constituée d’une main d’œuvre abondante.  

S’agissant des opportunités, elle offre d’innombrables potentialités et de multiples opportunités d’investissements dans plusieurs secteurs porteurs, notamment :

  • l’Agriculture : 80 millions d’hectares des terres arables et l’agro-alimentaire ;
  • la Pêche et l’Elevage ;
  • le Tourisme ;
  • l’Economie verte ;
  • l’Energie ;
  • l’Industrie : la République Démocratique du Congo dispose d’un Plan Directeur d’Industrialisation estimé à 58 milliards de dollars américains ;
  • les Infrastructures routières, ferroviaires, aéroportuaires… ;
  • les Mines ;
  • le Transport ;
  • les Télécommunications ; et
  • le textile, les produits pharmaceutiques, la production des vaccins.

En outre, la République Démocratique du Congo dispose à ce jour des secteurs innovants très attractifs pour les investisseurs nippons, pouvant également booster les échanges commerciaux entre nos deux pays.  A ce titre, elle assure notamment près de 70% de la production mondiale de cobalt avec une production annuelle évaluée autour de 100 000 tonnes. Elle dispose également  de 25 millions de tonnes de réserves de cobalt identifiées dans son sous-sol, soit 2/3 des réserves mondiales.

Par ailleurs, la République Démocratique du Congo est appelée à jouer un rôle de premier plan dans la transition vers des énergies propres et renouvelables. Cette transition nécessitera le développement de nouvelles capacités de production et de transformation de ses riches dotations en cobalt susceptible de la placer au cœur de la dynamique des chaines de valeur des batteries.

C’est l’occasion d’appeler les grands constructeurs automobiles japonais d’investir dans la production des voitures en République Démocratique du Congo et, en particuliers, les voitures électriques. En effet, Une étude internationale du cabinet  Bloomberg sur la filière batterie a démontré que les coûts de production des précurseurs de batterie (MNC) en République Démocratique du Congo (39 millions USD) sont environ trois fois inférieurs par rapport aux Etats-Unis (117 millions USD) et à la Chine (112 millions USD) et deux fois inférieurs par rapport à la Pologne (65 millions).

Mesdames et Messieurs,

Je tiens à porter à votre connaissance que, depuis décembre 2019, la République Démocratique du Congo dispose d’un Plan National Stratégique de Développement (PNSD) dont l’objectif principal est de réaliser une croissance forte, durable et inclusive en vue de réduire la pauvreté ainsi que les inégalités. 

A cet égard, mon Gouvernement considère qu’il revient au secteur privé de créer des richesses et des emplois, pendant que l’Etat joue le rôle régulateur en vue de créer des conditions propices au développement des affaires.  A ce sujet, des réformes nécessaires sont menées sur le plan institutionnel, réglementaire et fiscal, faisant de la République Démocratique du Congo l’une meilleures destination d’investissements.

Parmi les réformes importantes, il y a lieu de citer notamment :

  • l’adoption et la promulgation d’un Code des Investissements ;
  • l’adoption et la promulgation d’un nouveau Code Minier ;
  • la libéralisation du secteur de l’électricité et des assurances ;
  • la création des Zones Economiques Spéciales ;
  • la réduction de 40 à 35 % du taux d’imposition des sociétés sur les bénéfices et profits ;
  • la réduction de moitié du taux d’obtention de permis de construire ;
  • l’adoption et la promulgation de la Loi sur le Partenariat Public-Privé ;
  • la mise en place d’un Guichet Unique Intégral du commerce extérieur afin de dématérialiser les opérations d’Import-Export ;
  • la mise en place d’un Guichet Unique de création d’entreprise pour réduire le délai et le coût y relatifs ; et
  • la mise en place des Tribunaux de Commerce ;
  • le processus en cours en vue de l’adoption du code du numérique.

En outre, point n’est besoin de rappeler que depuis le Gouvernement s’est engagé dans la lutte contre la corruption. Ce qui sans nul doute participe à l’amélioration de la Gouvernance. 

Mesdames et Messieurs,

Distingués Invités,

Comme vous venez de vous en rendre compte, aujourd’hui, sous le leadership de Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’Etat, et au regard de ce que je viens d’évoquer, la République Démocratique du Congo constitue une destination idéale des investissements japonais tant publics que privés.

Pour clore mon propos, j’aimerai affirmer que la République Démocratique du Congo s’inscrit dans la dynamique des sessions antérieures tenues au mois décembre 2021 et manifeste à son tour son intérêt à signer des protocoles d’accords avec le japon et d’autres structures présentes à ce forum.

Je vous remercie.

Fait à Nairobi, le 03 mai 2022

Jean-Lucien Bussa

Sous la férule de son Directeur Général, Anthony Nkinzo, l’Agence pour la Promotion des Investissements (ANAPI) a organisé, ce vendredi 29 avril 2022, dans le beau cadre du site touristique ‘’Aquasplash’’, une matinée d’échanges avec les entrepreneurs locaux pour tabler sur des questions relatives à l’entrepreneuriat. Cette activité s’est tenue en association avec quelques structures œuvrant dans l’écosystème entrepreneurial en RDC dont l’Agence Nationale de Développement de l’Entrepreneuriat Congolais (ANADEC), la Fédération Nationale des Artisans, Petites et Moyennes Entreprises du Congo (FENAPEC), Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (COPEMECO) ainsi que l’Association des Femmes Chef d’entreprise de la RDC (ASSOFE). C’était sous le thème : « Essor de l’entrepreneuriat ; gage d’une RDC prospère de demain pour des investissements de qualité».

Un entrepreneuriat de survie

En dépit de la forte mobilisation et sensibilisation sur l’entrepreneuriat, cette discipline est encore dans une phase embryonnaire en RDC. Face à cette description, Anthony Nkinzo a présenté la situation du climat des affaires en RDC dont sont remarqués des investissements véritablement pas assainis et l’absence d’une culture entrepreneuriale.

Un argument qu’il a soutenu sur base des statiques qui démontrent que près de « 0,4% d’entreprises détient tous les documents administratifs et 95,9% évoluent dans l’informel ». De part ce constant amère, le DG de l’ANAPI a avancé que plusieurs entrepreneurs ne sont pas préparés, manquent des visions claires pour leurs projets et s’évertuent à initier des business limités seulement dans la quête de la survie et conditionnés par les circonstances. Car, a-t-il déclaré, «ils ignorent les règles fondamentales de la gestion des entreprises».

Pour lui, cette situation place la RDC à la merci de la conjoncture économique internationale, qui est caractérisée par la volatilité des prix sur le marché des biens et services.

Obstacles qui entravent l’entrepreneuriat

Poursuivant son intervention, Anthony Nkinzo a présenté des obstacles liées à l’ignorance des normes, des textes légaux, des règlements en la matière ; la non compétitivité des PME locales ; la faiblesse dans l’innovation ainsi que l’incapacité d’investir dans la recherche.

Sur ce nombre, il a ajouté l’absence d’un esprit associatif, la faible capacité managériale des opérateurs économiques congolais, l’accès difficile des PME au financement et au marché. Ce qui justifie l’occasion qu’il a saisie d’inviter les entrepreneurs à sortir de l’informel et de légaliser leurs activités, de sorte à tirer profit du cadre des affaires que l’Etat congolais a mis en place.

Il a aussi insisté sur l’innovation dans cette discipline qui constitue un élément  capital et offrent des marges de positionnement et permet de gagner les marchés dans un contexte concurrentiel. Car, l’extraversion structurelle de l’économie congolaise la rend victime des inflations importées en cascades. 

Parlons de la sous-traitance

Au sujet de la sous-traitance, Monsieur Kalej Nkand, Représentant de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le secteur Privé (ARSP), est intervenu sur la politique qui offre exclusivement aux entreprises congolaises la possibilité de saisir des marchés, au travers des appels d’offres.

Il a appelé les investisseurs locaux à développer la culture d’association, à repérer les besoins dans le quotidien des congolais et d’y apporter des solutions. Au terme de cette raconte, plusieurs doléances ont été prises en compte par le DG de l’ANAPI et qui seront retransmises auprès des autorités compétentes dans les prochains jours.

Intérêt de l’évènement

C’est dans le souci de conscientiser les entrepreneurs congolais sur le rôle majeur qu’ils doivent jouer afin de permettre à la RDC d’atteindre la croissance inclusive. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de 20 ans de l’ANAPI dans l’optique d’atteindre de manière efficace et efficiente les objectifs lui assignés. Elle a permis aussi de les inciter au développement d’une chaîne de valeur, et dans la promotion de l’entrepreneuriat féminin.

Considérés comme les piliers de l’économie du marché, cette rencontré a permis aux entrepreneurs congolais de réaliser la portée de leurs activités qui sont des créatrices de valeur, d’emplois et d’avantages multiples pour les consommateurs. 

Niclette Ngoie

*‘’Aujourd’hui, la cohésion sociale est menacée, malmenée notamment par le fléau du tribalisme. Je reviens de Lubumbashi où pendant près d’une semaine les Gouverneurs des Provinces de l’espace Grand Katanga et du Grand Kasaï se sont réunis,  y compris pour prévenir de toute forme de récupération des problèmes sociaux inhérents pourtant dans toute société. C’est ainsi qu’au cours de mon dernier briefing avec les médias à partir de la province du Haut-Katanga, j’ai exhorté les journalistes à devenir nos alliés dans la lutte contre ce fléau. Et nous soutenons d’ores et déjà toutes les initiatives qui vont dans ce sens.  Nous soutenons la campagne « Bolingo » lancée par Malaïka Télévision et nous en ferons davantage avec d’autres médias.  Dans la perspective des élections attendues l’année prochaine et connaissant la rudesse de la campagne électorale ainsi que la flambée des discours extrémistes, nous devons prévenir. Et ce n’est qu’à ce prix que les médias auront joué leur rôle dans la bonne modération des débats électoraux ainsi que dans l’accompagnement des candidats aux différents scrutins.  Je ne saurai terminer mon propos sans remercier tous nos partenaires qui nous appuient constamment sur toutes nos initiatives’’. Tels sont les propos du Ministres Patrick Muyaya Katembwe prononcés hier, mardi 3 mai 2022,  à l’Hôtel Béatrice, en marge de la journée internationale de la liberté de presse. Devant les tous les professionnels et les invités issus des divers horizons, le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, est aussi revenu sur la somme de résolutions prises aux Etats Généraux et dont le comité de suivi avait été installé. Il en a appelé leur mise en œuvre dans les différentes sphères des médias pour qu’enfin, le changement qui, en grande partie, dépend étroitement de la pratique, puisse arriver avec le concours de tous.

A cette occasion, faut-il le souligner, Patrick Muyaya a vivement félicité le Président de la République, Félix Tshisekedi, pour son soutien à la presse et insisté, comme lui,  sur la nécessité de combattre les Fake News dans l’exercice de la profession.  Il a remercié également le Premier Ministre Sama Lukonde Kyenge sans le concours duquel les Etats Généraux ne seraient nullement tenus. 

Halte aux Dérapages !

 ‘’Dépénaliser, le délit de presse tel que nous le voulons nécessite, et tous les juristes le savent, une modification de notre Code Pénal.

C’est un pari que nous avons pris et que nous tiendrons avec l’espoir que ceux qui sont nos partenaires contribuent au travail préalable de salubrité médiatique en dénonçant de manière claire et ferme tous les dérapages constatés quotidiennement. Une telle réforme ne saurait se faire sans une presse totalement guidée par le respect des règles déontologiques et professionnelles qui constitue la véritable soupape de sécurité de tout journaliste.  Je voudrais ici dénoncer, avec la dernière énergie, les dérapages constatés,  il y a quelques jours avec des attaques systématiques et des propos frisant l’injure à l’endroit du Président de la République, Chef de l’Etat.

J’invite les Organisations professionnelles et toutes celles qui défendent la promotion de la liberté de la presse à condamner avec moi ce comportement récidiviste et tout autre acte qui dépasse les limites de l’exercice de la liberté de la presse. C’est aussi cela notre responsabilité.

Ce que nous avons décidé de faire pour les médias ne nous a pas été dicté par qui que ce soit.  C’est le fruit d’une conviction partagée avec le Président de la République, Chef de l’Etat, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement et les Institutions, tous soucieux de l’émergence d’une société véritablement démocratique où toutes les voies sont entendues’’, a-t-il dénoncé.

LPM

Allocution de son excellence monsieur le ministre de la communication et médias à  l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Excellences Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs distingués invités, Chers journalistes, Je suis heureux de vous retrouver pour la célébration ce jour de la Journée Internationale de la Liberté de la Presse, la deuxième depuis la nomination. Ces retrouvailles sont les premières depuis la tenue réussie des Etats Généraux de la Communication et des Médias qui ont connu, en début comme à la clôture, la participation de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.

Cette seule présence mais aussi celle des Présidents des Chambres du Parlement constituent la preuve de notre engagement à réussir à redorer l’image de ce métier stratégique, pilier de notre démocratie.

C’est ici l’occasion de remercier également le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Jean-Michel SAMA LUKONDE KYENGE pour son soutien, sans lequel l’organisation des Etats Généraux de la Communication et Médias n’aurait pas été un succès.

Mesdames et Messieurs distingués invités, Chers journalistes,

Depuis ma prise de mes fonctions, bien avant la tenue des États Généraux de la Communication et des Médias, nous avons montré notre ouverture et notre disponibilité à travailler de manière étroite avec toutes les organisations professionnelles et les ONG de défense des droits de l’Homme pour qu’ensemble nous puissions, à intervalles réguliers, aborder les questions de la profession.

Au lendemain de la tenue des Etats Généraux, j’ai immédiatement mis en place un Comité de suivi qui nous permet de continuer le travail de la mise en œuvre des recommandations suivant les conclusions desdites assises. Jamais, depuis plus de deux décennies, nous n’avons été si proches de réformer de bout en bout le cadre de l’exercice de notre métier. N’en déplaise à certaines organisations qui, pour besoin de justifier leur existence, tentent d’ignorer le travail que nous avons pourtant commencé et abattons ensemble.

Car, dans notre contexte, relever les défis liés aux exigences de la profession ne saurait se faire sans une mutualisation d’efforts.

Briser l’élan amorcé ensemble pour les réformes attendues par le secteur, c’est sans le savoir prendre le risque de s’ériger en obstacle à l’exécution des recommandations pertinentes convenues et suivies ensemble. Bien au-delà de ce cadre d’échange, mon Cabinet et moi-même, avons toujours été disponibles pour répondre à des préoccupations spécifiques qui touchent au secteur des médias.

Mesdames et Messieurs distingués invités, Chers journalistes,

Aujourd’hui, nous célébrons ou nous devrons célébrer « la liberté de la presse », reconnue comme un droit fondamental dans notre Constitution. Mais ce droit majeur ne peut s’exercer qu’avec une presse réellement libre, indépendante, éthique, professionnelle, respectueuse des règles déontologiques, des lois, des bonnes mœurs, de la vie privée et de l’ordre public. Comme vous avez pu le constater depuis mon arrivée, la volonté politique de promouvoir une presse de qualité, une presse forte et digne est portée au plus haut niveau par le Président de la République, Chef de l’Etat, Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO avec l’organisation des Etats Généraux de la Communication et des Médias en janvier 2022.

Au cours de ses assises qui ont réuni plus de 200 délégués, de l’intérieur du pays comme de la diaspora, un diagnostic exhaustif sur les maux et les défis qui s’imposent à la presse a été posé et des solutions idoines ont été préconisées. Aujourd’hui nous disposons d’une boussole, qui nous guide jusqu’à la transformation totale du secteur des médias qui est notre ambition commune. A ce jour, qu’a-t-on fait de nos résolutions pour le renouveau de la presse ? Comment écrivons-nous le nouveau narratif de la presse ? Je tiens à vous informer que les résolutions les plus urgentes portant sur la réforme du cadre légal et institutionnel de ces Etats Généraux de la Communication et des Médias ont été déjà traduites sous forme d’Avant-projets de Lois et Avant-Projet de Décret et transmises aux instances gouvernementales habilitées pour procédure y afférentes.

En date du 25 avril 2022, j’ai personnellement présentés ces différents textes au niveau de la Commission Politique, Défense et Sécurité. Et dans un bref délai, je serai devant la Commission mixte avec la Commission Politique, Administrative et Juridique du Gouvernement pour d’autres délibérations avant l’adoption au Conseil des Ministres avant leur transmission au Parlement. Il s’agit respectivement de : 1) l’Avant-Projet de Loi sur l’exercice de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo ; 2) l’Avant-Projet de Loi portant statut du journaliste Congolais ; 3) l’Avant-Projet de Décret portant moratoire sur l’arrestation des journalistes en République Démocratique du Congo ; Il y a également : 4) le Mémorandum demandant au Gouvernement de saisir les deux Chambres du Parlement afin de solliciter la finalisation du processus d’examen et d’adoption de la Loi sur l’accès à l’information publique en République Démocratique du Congo.

Je tiens ici à préciser que ce processus est suivi de manière étroite non seulement par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Jean-Michel SAMA LUKONDE KYENGE mais surtout par le Président de la République, Chef de l’Etat, TSHISEKEDI TSHILOMBO, qui tient à l’adaptation des Lois au contexte actuel et à la salubrité médiatique.

Mesdames et Messieurs distingués invités, Chers journalistes,

Dépénaliser, le délit de presse tel que nous le voulons nécessite, et tous les juristes le savent, une modification de notre Code Pénal.

C’est un pari que nous avons pris et que nous tiendrons avec l’espoir que ceux qui sont nos partenaires contribuent au travail préalable de salubrité médiatique en dénonçant de manière claire et ferme tous les dérapages constatés quotidiennement. Une telle réforme ne saurait se faire sans une presse totalement guidée par le respect des règles déontologiques et professionnelles qui constitue la véritable soupape de sécurité de tout journaliste.

Je voudrais ici dénoncer, avec la dernière énergie, les dérapages constatés il y a quelques jours avec des attaques systématiques et des propos frisant l’injure à l’endroit du Président de la République, Chef de l’Etat. J’invite les Organisations professionnelles et toutes celles qui défendent la promotion de la liberté de la presse à condamner avec moi ce comportement récidiviste et tout autre acte qui dépasse les limites de l’exercice de la liberté de la presse. C’est aussi cela notre responsabilité. Ce que nous avons décidé de faire pour les médias ne nous a pas été dicté par qui que ce soit.

C’est le fruit d’une conviction partagée avec le Président de la République, Chef de l’Etat, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement et les Institutions, tous soucieux de l’émergence d’une société véritablement démocratique où toutes les voies sont entendues.

Messieurs et Messieurs distingués invités, Chers journalistes,

Au lendemain des Etats Généraux de la Communication et des Médias, j’ai également lancé les travaux de la Commission de contrôle de conformité des acteurs opérant dans le secteur audiovisuel public et privé. 

A cet effet, rien que pour la ville- province de Kinshasa, 260 éditeurs des programmes ont été répertorié, dont 200 sont opérationnels à ce jour et que deux (2) seulement sont en règles sur le plan technico-administratif et financier. Ainsi, je m’apprête à publier les résultats de ce travail qui sera le premier pas d’un nettoyage systématique qui touchera les médias qui ne sont ni en règle au plan administratif encore moins au plan technique. C’est aussi cela la salubrité médiatique. Chers journalistes et professionnels des médias, En attendant que ces réformes entamées n’aboutissent, ma responsabilité, c’est aussi de vous rappeler de jouer votre partition dans cette marche vers une autre presse Congolaise. Vous devez systématiquement vous désolidariser des « moutons noirs » qui ternissent votre, notre belle profession. Il est de votre devoir de dénoncer et mettre hors d’état de nuire ceux qui prétendent être des vôtres, des nôtres, mais qui ne respectent pas le Code d’éthique et de déontologie du journaliste en République Démocratique du Congo. L’heure est aussi venue pour que des structures de notre écosystème professionnel adoptent une nouvelle approche de monitoring leur permettant de ne pas servir de bouclier aux journalistes et/ou pseudos journalistes qui, par leur comportement kamikaze, ternissent la réputation de la presse congolaise. Dans notre contexte, il ne suffit pas simplement de dénoncer des cas d’atteintes à la liberté de la presse, il faut également et toujours nous approcher pour qu’ensemble nous puissions nous assurer de la prise en charge de chacun de ces cas.

Car, comme je le dis plutôt, il n’y a pas de défis qui ne sauraient être relevés sans une collaboration étroite entre le Gouvernement et les Organisations professionnelles. Dans cet esprit, j’attache une attention particulière à la redynamisation des organes de régulation et d’autorégulation de la presse. 

A ce jour, le Gouvernement s’emploie conformément aux recommandations des États Généraux de la Communication et Médias : - D’un côté, à appuyer techniquement et financièrement l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) dans l’organisation de son Congrès Extraordinaire. Et ce, conformément à la recommandation N° 70 des États Généraux de la Communication et des Médias en vue d’avoir une structure soudée et réunifiée, qui doit être notre partenaire dans le relèvement du défis de la salubrité médiatique que nous nous sommes assignés ; - De l’autre, à s’acquitter de sa part de mission dans le processus de la re-visitation de la loi organique instituant le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), suivant la recommandation N° 8 des États Généraux de la Communication et Médias.

Courageusement, j’invite les parties prenantes à s’impliquer de manière active, structurée et efficace. Car, il en va de la survie de la profession. Parallèlement, toutes les recommandations liées notamment aux médias publics sont en cours d’implémentation. C’est ainsi que vous avez vu la Radiotélévision Nationale Congolaise (p) opérer une mutation avec une nouvelle identité, une nouvelle grille des programmes et bientôt des équipements modernes. Il en sera de même pour le RENATELSAT et toutes les structures sous ma direction. Aussi, il est important de souligner le travail en cours d’exécution entre mon Cabinet et l’Agence Congolaise de Presse (ACP) pour l’élaboration du projet de réorganisation du système de gestion d’archives, pilier de la modernisation de ce média  public. Malgré la complexité des tâches et les délais incompressibles des procédures administratives requises, notre volonté de matérialiser ces réformes reste intacte.

Messieurs et Messieurs distingués invités, Chers confrères journalistes,

Pour revenir à la thématique de cette année, à savoir : « les médias sous l’emprise du numérique ». Cela soulève bien des questions quant à sa compréhension et quant à son usage qui doit contribuer à avancer la société et non pas à en devenir un élément d’inquiétude. Oui, le numérique a un impact certain sur notre beau métier. Le numérique favorise aussi des atteintes à la vie privée. Le numérique chamboule le modèle économique des médias déjà fragile. Il sera donc question pour nous de minimiser les risques du numérique et de capitaliser ses avantages.

C’est pourquoi,  des réflexions sont en cours notamment avec des organisations comme MILRDC pour formuler des propositions concrètes afin de faire du numérique un levier puissant plutôt qu’une menace pour la liberté de la presse. En attendant, dans les Projet des Lois que nous avons soumis à discussion, nous nous proposons de définir les médias en ligne et les réglementer parce que reposant essentiellement sur le numérique.

C’est aussi dans cet ordre que nous avons entrepris des réformes, avec mon collègue du Numérique, pour adopter une Charte Graphique qui va permettre l’authentification des sources d’informations et ainsi de nous doter des moyens de lutter contre la propagation de fake news en communiquant à temps les bonnes informations. L’emprise du numérique sur les médias revient aussi à relever la concurrence accrue qui est faite aux médias classiques, par des individus qui, aujourd’hui, sont tous devenus, émetteurs d’informations mais qui malheureusement ne font preuve d’aucune rigueur des médias dans le traitement des nouvelles diffusées. Le goût du buzz, la précipitation à informer font déjà bien des dégâts à la communauté.

Je me permets de rappeler les propos du Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO sur la nécessité de lutter contre les fake news.

Aujourd’hui, la guerre en Ukraine nous a fourni des leçons qui ne manqueront pas de nous inspirer à chaque fois que des machines de la propagande mettront en danger la survie de nos Institutions et qui perturberont l’ordre social. Avec les structures de régulation renforcées, nous devons nous mettre à niveau et en synergie pour contenir tous les dérapages et limiter les dégâts. Nous comptons ici sur la responsabilité de chaque acteur pour nous éviter d’arriver à des mesures radicales.

Messieurs et Messieurs distingués invités, Chers confrères journalistes,

Aujourd’hui, la cohésion sociale est menacée, malmenée notamment par le fléau du tribalisme. Je reviens de Lubumbashi où pendant près d’une semaine les Gouverneurs des Provinces de l’espace Grand Katanga et du Grand Kasaï se sont réunis,  y compris pour prévenir de toute forme de récupération des problèmes sociaux inhérents pourtant dans toute société. C’est ainsi qu’au cours de mon dernier briefing avec les médias à partir de la province du Haut-Katanga, j’ai exhorté les journalistes à devenir nos alliés dans la lutte contre ce fléau. Et nous soutenons d’ores et déjà toutes les initiatives qui vont dans ce sens.

Nous soutenons la campagne « Bolingo » lancée par Malaïka Télévision et nous en ferons davantage avec d’autres médias.

Dans la perspective des élections attendues l’année prochaine et connaissant la rudesse de la campagne électorale ainsi que la flambée des discours extrémistes, nous devons prévenir. Et ce n’est qu’à ce prix que les médias auront joué leur rôle dans la bonne modération des débats électoraux ainsi que dans l’accompagnement des candidats aux différents scrutins.

Je ne saurai terminer mon propos sans remercier tous nos partenaires qui nous appuient constamment sur toutes nos initiatives.

Je voudrais remercier et encourager aussi ceux des professionnels des médias qui, au respect des règles déontologiques, travaillent quotidiennement à nous informer.

Notre détermination reste inébranlable et nous sommes confiants que nous réussirons à totalement réformer le secteur des médias en République Démocratique du Congo. Vive le journalisme de qualité ! Vive la liberté de la presse ! Encore une fois, bonne fête à vous !

Je vous remercie.

Patrick Muyaya Katembwe

Ministre de la Communication et Médias

Porte-parole du Gouvernement

 

 

 

 

 

 

 

 Libre de tout mouvement après 56 jours passés en otage entre les mains de la Codeco, Thomas Lubanga entend repartir sur de nouvelles bases. Il promet de poursuivre la lutte pour la restauration de la paix et la réconciliation en Ituri. Bien portant, accompagné de trois autres membres de la Task Force pour la paix, la réconciliation et la reconstruction de l’Ituri qu’il dirige, Thomas Lubanga a éclairé l’opinion au cours d’une conférence de presse tenue en la paroisse Notre Dame de Fatima, vendredi 29 avril 2022.

Ce long séjour a été émaillé d'un incident malheureux qui a failli coûter la vie à quelques- uns de ses membres dont le coordonnateur. ‘‘C'est sans doute de cet incident que vous vous attendez à ce qu'on parle ce matin tant qu'il a défrayé la chronique dans les médias nationaux et internationaux. Oui, des membres de la Task Force sont passés à côté de l'irréparable. Sept d'entre eux ont été victimes d'une prise en otage par les miliciens de CODECO dans les environs de la localité de Bambumines en Territoire de Djugu où elle était en plein pourparlers avec ces miliciens. L'incident est survenu le 16 février 2022 alors que la mobilisation populaire autour de la dynamique de la paix commençait à embraser toute la Province de l'Ituri. Il a fallu s'y investir sans désemparer car il en allait de la vie de ses membres. Dieu merci tous les otages ont été libérés ou se sont libérés après 56 jours de captivité. Aujourd'hui ils sont sains et saufs malgré les conditions de vie difficiles traversée dans le maquis », a-t-il déclaré. Il a remercié à l’occasion le Chef de l’Etat pour son implication ayant abouti à la libération des membres de la Task force.

«Elle voudrait dire un merci particulier au Président de la République, Chef de l'Etat, à qui elle réserve du reste la primeur de son rapport, pour son implication personnelle et pour le professionnalisme de sa maison militaire en vue de la libération de ses membres. Sur sa demande, une opération militaire de haute précision a été montée entre les vaillants éléments des FARDC et nos collègues détenus qui a permis à ceux-ci de sortir sains et saufs d'une situation où la probabilité de perdre sa vie était plus grande que celle de la conserver. Elle remercie aussi toutes les personnes de bonne volonté qui ont œuvré pour la libération de ses membres, en particulier leurs Excellences Monseigneur l'Evêque du Diocèse de Bunia, Mgr Dieudonné URINGI, et Mgr l'Archevêque métropolitain de Kisangani, Mgr Marcel UTEMBI, pour leurs implications soutenues dans le processus de libération de ses membres et pour le retour de la paix en Ituri », a-t-elle indiqué, tout en fustigeant des propos malencontreux dont ils ont fait l’objet.

« Mesdames et Messieurs, la détention des membres de la Task Force par les miliciens de COOECO a donné lieu à beaucoup de spéculations dans l'opinion publique. Pour les uns c'était un motif de joie, d'autres en étaient plutôt affligés. Nous sommes nous-mêmes consternés d'avoir perdu de nos meilleurs amis qui, détournés sans doute  par le désespoir et qui n'ont pu honorer nos meilleures relations pendant notre captivité. En même temps, nous voudrions réagir aux déclarations de certains acteurs politiques qui se sont permis de tenir des propos qui se situent aux antipodes de la notoriété et des responsabilités qui sont les leurs. En effet, on a entendu des personnalités dont nous ne voudrions pas citer les noms dire, nous citons : « ezali coop na bango » pour insinuer que les membres de la Task Force se sont entendus avec les miliciens pour exiger de fortes rançons à l'Etat pour se le partager », a-t-il déploré.

La Pros.

 

DISCOURS DU COORDONNATEUR DE LA TASK FORCE LORS DE LA CONFERENCE DE PRESSE A L’OCCASION DU RETOUR A KINSHASA DE SES MEMBRES PRIS EN OTAGE

Mesdames et Messieurs de la Presse,

Partis de Kinshasa le 28 décembre 2021 avec mandat du Président de la République d'aller sensibiliser les miliciens qui commettent les violences en Ituri à déposer les armes, la Task Force pour la paix, la réconciliation et la reconstruction de l'Ituri est revenue à Kinshasa le 26 avril 2022, soit après 4 mois passés sur le terrain dans la Province de l'Ituri.

Ce long séjour a été émaillé d'un incident malheureux qui a failli coûter la vie à quelques- uns ses membres dont le coordonnateur. C'est sans doute de cet incident que vous vous attendez à ce qu'on parle ce matin tant qu'il a défrayé la chronique dans les médias nationaux et internationaux.

Oui, des membres de la Task Force sont passés à côté de l'irréparable. Sept d'entre eux ont été victimes d'une prise en otage par les miliciens de CODECO dans les environs de la localité de Bambumines en Territoire de Djugu où elle était en plein pourparlers avec ces miliciens. L'incident est survenu le 16 février 2022 alors que la mobilisation populaire autour de la dynamique de la paix commençait à embraser toute la Province de l'Ituri. Il a fallu s'y investir sans désemparer car il en allait de la vie de ses membres. Dieu merci tous les otages ont été libérés ou se sont libérés après 56 jours de captivité. Aujourd'hui ils sont sains et saufs malgré les conditions de vie difficiles traversée dans le maquis.

La Task Force voudrait à cette occasion rendre grâce à Dieu dont la main est visible sur la libération de ses membres. Quel que soit le génie qui a été déployé pour quitter cette vallée de la mort, elle reste convaincue que c'est Dieu qui a agi. Car, comme le disent si bien les Saintes écritures : « Si l'Eternel ne garde la ville c'est en vain que veillent les vielleurs. »

Elle dit merci également aux médias nationaux et internationaux qui ont fait écho de cet incident, certains dans plusieurs éditions, afin de mobiliser les décideurs et l'opinion publique pour la libération de ses membres de cette impasse périlleuse.

Elle Voudrait dire un merci particulier au Président de la République, Chef de l'Etat, à qui elle réserve du reste la primeur de son rapport, pour son implication personnelle et pour le professionnalisme de sa maison militaire en vue de la libération de ses membres. Sur sa demande, une opération militaire de haute précision a été montée entre les vaillants éléments des FARDC et nos collègues détenus qui a permis à ceux-ci de sortir sains et saufs d'une situation où la probabilité de perdre sa vie était plus grande que celle de la conserver.

Elle remercie aussi toutes les personnes de bonne volonté qui ont œuvré pour la libération de ses membres, en particulier leurs Excellences Monseigneur l'Evêque du Diocèse de Bunia, Mgr Dieudonné URINGI, et Mgr l'Archevêque métropolitain de Kisangani, Mgr Marcel UTEMBI, pour leurs implications soutenues dans le processus de libération de ses membres et pour le retour de la paix en Ituri.

Mesdames et Messieurs, la détention des membres de la Task Force par les miliciens de COOECO a donné lieu à beaucoup de spéculations dans l'opinion publique. Pour les uns c'était un motif de joie, d'autres en étaient plutôt affligés. Nous sommes nous-mêmes consternés d'avoir perdu de nos meilleurs amis qui, détournés sans doute  par le désespoir et qui n'ont pu honorer nos meilleures relations pendant notre captivité. En même temps, nous voudrions réagir aux déclarations de certains acteurs politiques qui se sont permis de tenir des propos qui se situent aux antipodes de la notoriété et des responsabilités qui sont les leurs. En effet, on a entendu des personnalités dont nous ne voudrions pas citer les noms dire, nous citons : « ezali coop na bango » pour insinuer que les membres de la Task Force se sont entendus avec les miliciens pour exiger de fortes rançons à l'Etat pour se le partager. Nous mettons au défi ces acteurs en mal de popularité ou du populisme de prouver qu'un seul franc congolais a été payé au titre de rançon aux miliciens pour la libération des membres de la Task Force. Nous leur disons que s'ils n'ont rien à dire à leurs électeurs qu'ils veuillent bien réfléchir plutôt aux stratégies qu'ils vont déployer aux prochaines échéances électorales en 2023 au lieu de raconter n'importe quoi pour amuser la galerie.

D'autres se sont permis de dire que ce sont les ituriens qui ont pris les ituriens en otages et qu'eux qui ne sont pas de l'Ituri n'y ont rien à faire. A ceux -là nous disons que lorsqu'on accepte une responsabilité dans une entité, on devient automatiquement de cette entité étant appelé à partager les joies et les peines des habitants de cette entité. Qu'ils veuillent bien s'inspirer des modèles de certains de nos aînés qui avaient compris cela et se sont dévoués corps et âmes pour faire le bonheur de populations placées sous leur autorité et qui ont pu, en reconnaissances  des loyaux services rendus, obtenir plusieurs décennies après le suffrage des habitants des provinces dont ils n'étaient même pas des natifs pour les représenter à l'assemblée nationale.

Enfin, vous vous demandez ce que devient la Task Force après cet incident malheureux de la prise en otage de ses membres.

La prise en otage n'a été qu'un incident qui laisse intact la volonté et la

Détermination de la Task Force pour le retour de la paix en Ituri. Au contraire elle renforce même cette volonté d'œuvrer pour la paix et la réconciliation en Ituri. Des mystères ont pénétrés, des conspirations mises à nues. « SI la République saigne dans certaines de ses parties, ce ne sont pas les seuls accusés qui en portent la responsabilité. Les accusateurs attitrés sont-là malheureusement pour ouvrir constamment les plaies de la République ». La Task Force attend faire rapport au Chef de l'Etat et recevoir de lui de nouvelles orientations pour continuer sa mission qui du reste avait été déjà prolongée.

Je vous remercie.

Thomas Lubanga

Coordonnateur de la Task Force pour la paix, la réconciliation et la reconstruction de l'Ituri

 

Le renforcement des relations entre le Sénat congolais et le Parlement chinois a été au centre d’un échange, dans la soirée du vendredi 29 avril 2022, entre Modeste Bahati et Zhu Jing  respectivement,  Président du Sénat Congolais et Ambassadeur de la Chine en RDC. D’après la Cellule de communication du Sénat, « le Diplomate chinois est venu s’imprégner du niveau d’avancement des contacts pour la constitution du groupe d’amitié Chine-RDC à la Chambre haute du Parlement. Avec Modeste Bahati, Zhu Jing a également abordé les questions liées à la  coopération économique. Sur ce chapitre justement, le diplomate chinois s’est dit satisfait de l’évolution  des échanges commerciaux entre son pays  et la République Démocratique du Congo ».

«Les relations entre nos deux Etats sont au très beau fixe. D’abord,  la coopération fructueuse a continué de marquer des nouveaux progrès dans les trois premiers mois de l’année 2022. Les échanges commerciaux ont connu une croissance à 100%, avec un excédent commercial très important pour la RDC », a affirmé le Diplomate Chinois, devant la presse.

Il a aussi souligné une note positive sur le plan politique entre les deux pays et la facilitation d’investissement chinois en RDC, particulièrement dans le domaine agricole.

Ainsi, a-t-il soutenu, des projets sont en cours de faisabilité et pourraient être incessamment mis sur pied.

Avant de clore leurs échanges, l’Ambassadeur Chinois a profité de l’opportunité pour annoncer à Modeste Bahati, Président du Sénat, l’organisation d’une série d’activités  dans le cadre du 50ème anniversaire de la normalisation des relations entre la Chine et la RDC.

John Ngoyi

 

Dans une interview lui accordée par la Voix de l’Amérique, Laurent Batumona, Directeur Général de la Direction Générale de la Dette Publique en RDC, a rassuré les investisseurs des biens zairianisés à revenir pour réinvestir en RDC. Après inventaire, 60% de leurs dettes seront payés et les avantages seront accordés pour ceux qui vont réinvestir. Des maisons, usines, plantations et autres biens sont sous inventaires. Il a rassuré, en outre, que le Président de la République l’a chargé de cette mission, sous l’œil vigilant de Nicolas Kazadi, Ministre des finances. ‘’La volonté de payer les dettes est manifestement exprimé par le Président de la République Félix Tshisekedi pour assurer la relance de la production et pour booster l’économie du pays sachant que ces dettes datent des années 1974.

Les ministres des finances, Nicolas Kazadi, et du budget, Aimé Boji ont conduit une délégation aux Assemblées annuelles de printemps du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale (BM)  qui se sont tenues du 18 au 23 avril 2022 aux Etats-Unis d’Amérique. Le thème pour cette année est intitulé : « Relever les défis de la croissance, de la sécurité et de la stabilité ».

 La RDC s’est employée à mobiliser les ressources pour faire face non seulement à la crise Ukrainienne mais également aux dettes publiques internes et externes et, aussi, financer les investissements. La délégation RDC s’est entretenue avec l’administrateur de RDC au FMI, en ce qui concerne les performances du programme avec le FMI, sur les mesures de soutien à la crise en Ukraine et l’accès de la RDC aux financements du fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité du FMI. C’est à ce titre que le Directeur Général de la Direction Générale de la Dette Publique, Laurent Batumona Khandi Kan, a accordé une interview au journaliste, Eddy Sango, de la Voix de l’Amérique.  La Prospérité revient sur les grandes lignes de cet entretien où Laurent Batumona a  passé en revue les dernières évolutions de la situation économique et financière ainsi que la politique de la RDC pour affirmer que la gestion du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi est saluée partout pour ses efforts qu’il a réalisés  en matière de respect de ses engagements vis-à-vis des institutions financières. ‘’Nous avons des dettes publiques internes et externes qui avoisines deux milliards de dollars américains que nous payons à échéance chaque année avec intérêts’’, a-t-il précisé. Il ajoute : ‘’C’est ce qui motive le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, Exim Bank de Chine et de l’Inde à examiner la possibilité de venir en RDC et faciliter les opérations financières.

En sa qualité de gestionnaire des dettes publiques, il a dissipé ce qui pourrait être comme malentendu en ce qui concerne le prêt de la RDC auprès des institutions financières. ‘’Emprunter de l’argent ne signifie pas enfoncer le pays dans le gouffre. C’est aussi pour investir au pays’’. Depuis 2020, dit-il, à travers les contacts diplomatiques que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait pris ont poussé le Ministre des Finances Nicolas Kazadi et le Ministre du Budget, Aimé Boji, de sillonner les Etats-Unis pour affermir ces pourparlers. C’est dans le but, poursuit-t-il, de permettre que les fonds sollicités puissent permettre la réalisation du programme de 145 territoires lancé par le Président Félix Tshisekedi. D’autre part, en termes de développement du pays, a déclaré Laurent Batumona sur les antennes de la Voix de l’Amérique, ces financements permettront également de payer les dettes dans nos représentations diplomatiques à travers le monde et surtout payer les dettes publiques internes pour ceux qui avaient utiliser leur argent pour financer les constructions des infrastructures scolaires, routières, hospitalières aussi des dettes de justice.

S’agissant des critiques sur les promesses non tenues pour certaines réalisations, Laurent Batumona est à l’aise pour expliquer que le gouvernement est en train de rassurer sur la gestion des promesses du Chef de l’Etat. ‘’Il y a des réalisations de grandes envergures telles les sauts de mouton, la gratuité de l’enseignement, les routes sont en train d’être construites dans les provinces, même si les gens n’en parlent pas, les usines d’adduction d’eau, les travaux à Inga pour résoudre le problème de l’électricité et d’autres sont en cours de réalisations’’.  Aussi, la population doit savoir que le Président Félix Tshisekedi a trouvé le pays dans un puits de 50 m. Pour relever ce défi, il faut un peu du temps et le gouvernement travaille durement pour sortir ce pays du gouffre où il était plongé.

Quant au souci des gens qui comptabilisent le temps et qui estiment que les deux ans qui restent le Président ne réalisera pas ses promesses, le DG de la DGDP a compris les besoins de la population. C’est ainsi qu’il a fait savoir dans cette interview que la volonté du Chef de l’Etat est de valoriser le pays. Il a démontré pourquoi il est revenu pour payer les dettes qui datent de plusieurs années et qui ont suscité beaucoup des peines aux investisseurs. ‘’Pour payer ces dettes, il faut se rassurer de la sécurité financière, augmenter le salaire des Agents et fonctionnaires de l’Etat, de la police et de l’armée, la réhabilitation des routes à Kinshasa comme dans l’intérieur du pays. Dans tout cela la population a besoin de vivre ses les promesses et elles seront réalisées au fur et à mesure. Laurent Batumona a demandé à la population de faire confiance à Félix Tshisekedi.

Au niveau économique et financier, la maîtrise de la situation a fait l’objet de beaucoup d’inquiétudes aux propriétaires des biens zairianisés qui, dans la plupart des cas, sont dans les placards. Laurent Batumona a appelé les investisseurs à venir récupérer leurs biens et relancer leurs activités. Gestionnaire de la Dette publique : ‘’la terre ne meurt jamais. Il a affirmé qu’il y a des maisons en délabrement avancés, d’autres encore viables, des plantations, des usines dont les investisseurs peuvent s’ils veulent réinvestir. Ils les feront comme la RDC a une main d’œuvre disponible’’.  Il a rassuré que la DGDP a déjà entamé un inventaire pour se faire une idée exacte des bien à récupérer.  ‘’Nous avons envoyé une mission à Mbanza Ngungu et Kisantu dans le Kongo Central, il a été constaté que sur 10 biens inscrits dans nos livres, sur terrain, il y a près de 200 biens à récupérer. Nous avons besoin de continuer l’inventaire sur tout le territoire congolais avant de lancer la vente aux enchères pour les biens qui ne seront pas viables et le gouvernement accorde des avantages pour que les investisseurs puissent reprendre le travail afin d’éponger le chômage’’. 

C’est la charge que le Chef de l’Etat m’a confié, a déclaré  Laurent Batumona.

A ce titre, il affirmé que la DGDP n’a pas seulement les dettes à payer mais aussi sur les biens zairianisés, elle va revaloriser pour que les investisseurs puisse rentrer pour travailler.

S’agissant de la question sur l’assainissement du climat des affaires, le Dg de la DGDP a éclairé l’opinion que les investisseurs seront payés à hauteur de 60% afin de stimuler les autres à venir reprendre les travaux en RDC.  ‘’La volonté de payer les dettes est manifestement exprimé par le Président de la République Félix Tshisekedi pour assurer la relance de la production et pour booster l’économie du pays sachant que ces dettes datent des années 1974. Nicolas Kazadi est en train de payer certains investisseurs locaux et étrangers. Il faut faire confiance à Félix Tshisekedi’’, a conclu Laurent Batumona depuis Washington.

La Pros.

 

75 cas d’atteintes à la liberté de la presse dont 19 journalistes arrêtés et
11 médias fermés. A l’occasion de la célébration, ce mardi 03 mai 2022, de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Journaliste en Danger (JED), appelle une fois de plus, le gouvernement du Premier Ministre Jean Michel Sama Lukonde, à sortir de sa léthargie face à la détérioration croissante de la situation sécuritaire des journalistes et médias et à accélérer la mise en œuvre des recommandations des Etats généraux de la presse, tenus du 25 au 28 janvier 2022.
La tenue de ces assises, présidée par le Chef de l’Etat congolais, avait suscité l’espoir d’une nouvelle ère pour le journalisme en RDC. A savoir, renforcer la protection des journalistes et améliorer leur cadre de travail, tout en consolidant la professionnalisation et la viabilité du secteur de la presse au Congo. Le Président Félix Tshisekedi s’étant engagé dans son discours de clôture, à «Accompagner la Dépénalisation des délits de presse, et à garantir l’indépendance des médias».
3 mois après, aucune de ses 80 résolutions n’a connu un début d’exécution, en dépit de la mise en place d’un Comité de suivi de ces Etats généraux présidé par le Ministre de la Communication.
Les journalistes et les médias congolais restent exposés aux diverses pressions et censures, aux arrestations arbitraires et aux menaces directes et indirectes, particulièrement dans les provinces de l’Est du pays sous état de siège, à savoir le Nord-Kivu et l’Ituri.
Depuis la publication de son dernier Rapport, le 02 novembre 2021 qui avait recensé 116 cas d’attaques contre la presse, à ce jour, JED a déjà enregistré 75 cas de violations de la liberté de la presse dont 19 arrestations des journalistes et 11 fermetures des médias.
Au moment où le monde célèbre cette journée dédiée à la liberté de la presse, 6 journalistes croupissent en prison à Mbandaka et à Bumba; 3 médias sont fermés à Mbuji-Mayi et à Mbandaka.
Plusieurs journalistes ont rapporté à JED qu’ils ont été l’objet de menaces et agressions dans l’exercice de leur métier.
Dans les provinces de l’Est de la RDC en proie à la violence des groupes  terroristes, au moins 3journalistes ont été tués au cours de l’année 2021, et un journaliste porté disparu depuis décembre 2020, après avoir été enlevé par des miliciens. Il s’agit de :
Héritier Magayane, journaliste de la RTNC, station locale de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, qui a été tué, le 8 août 2021, à l’arme blanche par un groupe d’hommes non autrement identifiés.
Barthelemy Kubanabandu Changamuka, journaliste de la Radio Communautaire de Kitshanga (CORAKI FM) émettant à Kitshanga, une localité de la province du Nord-Kivu, assassiné, le 9mai 2021, dans l’enclos de son domicile par deux hommes armés en tenue civile.
Joël Mumbere Musavuli, directeur de la Radio Communautaire Babombi, émettant Biakato, chefferie de Babombi, territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, ainsi que son épouse qui ont été attaqués à l’arme blanche, le 14 août 2021, par un groupe d’hommes non autrement identifiés. Le journaliste a succombé de ses blessures tandis que sa femme était grièvement blessée.
Bwira Bwalite, directeur de la radio communautaire de Bakumbole, station émettant à Kalembe dans le territoire de Wilikale (Nord-Kivu, a été enlevé par des miliciens, le 16 juin 2020 et son corps n’a jamais été retrouvé.
Les enquêtes annoncées au lendemain de ces assassinats, en vue d’identifier leurs auteurs ou commanditaires, ainsi que les mobiles de ces crimes n’ont jamais été diligentées. Pour JED, ces assassinats et beaucoup d’autres qui ont précédé, sont aujourd’hui le symbole de l’impunité des crimes commis contre les journalistes.
Alors que l’UNESCO a placé cette 31è journée internationale de la liberté de la presse sous le thème : «Le journalisme sous l’emprise du numérique », JED appelle les autorités congolaises qui se sont engagées à promouvoir la presse et les médias pour qu’ils jouent leur rôle de 4è pouvoir, à passer des paroles aux actes ; de renforcer la mobilisation de tous les acteurs contre les menaces et attaques des journalistes dans les zones d’insécurité ambiante, où la liberté de la presse perd de plus en plus des espaces.
Au regard de tout ce qui précède, JED demande instamment aux plus hautes autorités congolaises, ce qui suit ;
1. La libération immédiate des 6 journalistes actuellement en prison à Mbandaka et à Bumba. Il s’agit de ; Chillassy Bofumbo (Radio Sarah) ; Patrick Lola (indépendant) ; Christian Bofaya
(Radio Mbandaka), Dieu Agba, Albert Mohila et Patrick Bondo de la radio Mwana Mboka
2. La réouverture des médias actuellement fermés dans deux provinces à savoir La Radio Sarah à Mbandaka ; la Radio Nsanga FM et la radio Télé Pacifique à Mbuji-Mayi dans la province du Kasaï Orientale.
3. D’Œuvrer en faveur de la liberté de la presse en décrétant, sans délai, un moratoire sur les arrestations et emprisonnement des journalistes tel que décidé par les Etats généraux de la presse.
4. D’accélérer la mise en place d’un Mécanisme national de sécurité et de protection des journalistes et de lutte contre l’impunité des violences faites aux professionnels des médias.
Enfin, face à la montée du discours de la haine et à la recrudescence des dérives déontologiques, nuisibles à la liberté de la presse, constatées dans certains médias, en ligne et hors ligne, JED lance un appel urgent aux instances de régulation et d’autorégulation, d’entamer, sans délai et sans atermoiements, le travail de «salubrité médiatique» tel que décidé par les Etats généraux, afin d’assainir la corporation et de promouvoir un journalisme plus éthique et plus professionnel.
Pour tout contact
Journaliste en Danger
Avenue de la presse. Immeuble Moanda. Local 21. Référence Immeuble Botour
Kinshasa/Gombe. B.P. 633 Kinshasa 1
Téléphone: +243 81 99 96 353 ou +243 99 99 96 353
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*‘’Né des parents pauvres, paysans et illettrés, j’ai toujours considéré la SNEL SA comme mon père et ma mère parce qu’elle m’a tout donné jusqu’au-delà de mon espérance en commençant par le crédit qui m’avait permis d’organiser mon mariage en 1976. C’est pourquoi, il y a une complicité et une relation d’amour entre SNEL SA et LUSHIMA qui font que la société est devenue comme une partie de mon corps. Je suis attristé par son effondrement alors qu’elle a formé des cadres compétents capables de la redresser.   J’ai toujours rêvé de sa grandeur, de sa prospérité, de sa puissance et de sa réputation dans le secteur de l’électricité. Ce rêve habite en moi et me poursuit partout. Je vis avec lui, je dors avec lui, je me lève avec lui, je me lave avec lui, je mange avec lui, je travaille avec lui, je me promène avec lui, je me rase avec lui, je défends ma thèse avec lui, j’écris avec lui, etc. Malheureusement, la politisation à outrance du poste de Directeur Général de la SNEL SA ne m’a jamais donné l’occasion de démontrer ma capacité extraordinaire à redresser la SNEL SA, d’exprimer mon ambition et de traduire mon rêve en réalité. Le militantisme vaut plus que l’expertise dans notre pays’’, écrit Lushima Djunga Wembadio, dans une lettre ouverte adressée à Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo,  Président de la RD. Congo.

‘’La SNEL SA  est une société savante parce qu’elle est la pépinière des  meilleurs Ingénieurs Civils et Techniciens en électricité dans notre pays. Pour les avoir côtoyés durant ma brillante et extraordinaire carrière professionnelle ininterrompue pendant 40 ans, soit de 1975 à 2015, je connais tous les Ingénieurs Civils et tous me connaissent. Je connais les limites des uns et des autres. Ils sont excellents dans leur domaine d’engineering et médiocres dans le domaine de la gestion. Ils ont démontré leur extraordinaire incapacité à gérer les consommateurs domestiques de la société depuis 1990. La comparaison des recettes réalisées par la SNEL SA, la CIE de la Côte d’ Ivoire et Vodacom confirme cette incapacité.

Dès sa création le 16 mai 1970, la SNEL, SA, avait envoyé de nombreux cadres Ingénieurs Civils à l’étranger pour acquérir une formation solide en vue de renforcer leurs capacités professionnelles dans le domaine d’engineering et à préparer la relève des cadres expatriés après leur retour en Europe. Le Directeur LUSHIMA DJUNGA WEMBADIO fut le seul cadre non Ingénieur Civil  qui avait bénéficié d’un stage professionnel d’un très haut niveau financé entièrement par la SNEL, SA, pendant deux ans dans les sociétés d’électricité de la Belgique, de la France et de l’Allemagne. La société a donc investi beaucoup d’argent dans la formation de LUSHIMA DJUNGA en gestion des sociétés d’électricité.

Ce stage était un privilège exceptionnel que la société réservait à ses cadres exceptionnels qui se distinguaient par leur contribution positive au développement de la société parmi lesquels il faut compter LUSHIMA DJUNGA WEMBADIO ; auteur des Points de Perception en 1995, du Projet CVS et ASIC en 1998, co-auteur avec Monsieur KINANGA de la « Rente » en faveur des agents retraités de la SNEL SA en 1998, système très apprécié par les bénéficiaires ; « Géniteur » de la Cité des agents SNEL SA située à Kinsuka, acquise par compensation avec l’ex-CPA grâce à son initiative personnelle  etc. 

Pour être admis en première année du cycle d’orientation au groupe scolaire LUBUYI à Alberthiville, aujourd’hui Kalemie, Chef-lieu  de la Province de Tanganyka en 1963, l’élève devait obtenir 50% en français et 50% en mathématique. Le petit LUSHIMA avait réalisé son premier exploit dans sa vie en obtenant zéro point en français et 100% des points en mathématique. Surprise agréablement par ce résultat inédit, la Direction de l’école fut obligée de violer son propre règlement en inscrivant le petit LUSHIMA en première année avec l’obligation de suivre les cours de rattrapage en français. En 1975, pour être engagé par la SNEL SA, le petit LUSHIMA avait fait deux fois l’examen de comptabilité parce qu’il était soupçonné par les examinateurs d’avoir triché pour obtenir la côte stratosphérique au premier examen. Le résultat du deuxième examen avait confirmé celui du premier’’, rappelle-t-il en guise de grands traits de son profil et de son expérience professionnelle.

LPM

 

 

LUSHIMA DJUNGA WEMBADIO   

Rue Luasua n°13

Macampagne Saint Luc

KINSHASA/NGALIEMA

Tél. +243 999 913 960

Kinshasa, le 29 avril 2022

A Sa très Haute Excellence Monsieur le  Président de la République, Chef de l’Etat  (Avec l’expression de mes hommages les plus déférents) 

à KINSHASA/GOMBE

Excellence Monsieur le Président de la République,

Concerne : - Meilleur candidat au poste de Directeur Général de la SNEL SA

                    - Meilleur Plan de redressement de la SNEL SA, société ESI EKUFA 

J’ai l’honneur de solliciter par la présente ma nomination par votre Très Haute Excellence en votre qualité de Président de la République, Chef de l’Etat, au poste de Directeur Général de la SNEL SA, parce que j’estime qu’après l’échec cuisant des Ingénieurs Civils qui dirigent la société depuis 1990, je suis actuellement le meilleur candidat à ce poste, et porteur du meilleur plan de redressement de la SNEL SA, contenu dans mon étude intitulée « Projet CVS et ASIC », menée en 1998, dans laquelle je développe ma nouvelle politique tarifaire inédite et originale, capable de permettre à la société de multiplier par 5 au minimum ses ventes et ses recettes sur les consommateurs domestiques sans modifier  ou en diminuant le tarif le moins cher parmi les tarifs pratiqués par les sociétés privées d’électricité installées dans notre pays.

  1. Nsisanisation ou africanisation des tarifs domestiques d’électricité

La nouvelle politique tarifaire que je propose trouve son inspiration dans la tradition sur  la collecte de l’offrande dite « Nsisani », chère à l’Eglise Kimbaguiste. A cause du pouvoir  d’achat dérisoire des Congolais, aucun consommateur domestique n’est capable de payer une facture d’électricité de 20 USD/mois. La politique tarifaire constitue le cheval de bataille de toutes les sociétés d’électricité. Si elle ne s’adapte pas aux réalités socio-économiques des consommateurs, la politique tarifaire sera vouée en échec. C’est le cas de la nouvelle loi du secteur de l’électricité qui est impropre à la consommation parce qu’elle édicte la fixation des tarifs domestiques selon les règles de la vérité des prix.

Grâce à « Nsisani » l’Eglise Kimbanguiste construit des infrastructures grandioses et réalise des œuvres sociales importantes. Pour  ceux qui ne le savent pas, la « Nsisanisation » des prix de ses cartes prépayées est le secret des performances réalisées par VODACOM qui avait récolté sur ses 5 millions d’abonnés 198,88 millions USD des recettes pour le seul mois de février 2009 contre les recettes médiocres de 72,01 millions USD réalisées par la SNEL SA sur les clients BT pour toute l’année 2020. La SNEL SA doit sa survie aux recettes générées par les sociétés minières. Elle ressemble donc à une souris qui meurt de faim dans une cage pleine d’arachides.

L’adaptation des tarifs domestiques de l’électricité aux réalités congolaises s’appelle « Nsisanisation ou Africanisation des tarifs domestiques d’électricité ». Elle prône l’application d’un prix dérisoire, un prix d’amis, un prix académique, un prix patriotique, un prix incitatif, un prix familial, un prix hors concurrence à la portée de tous les consommateurs domestiques, un prix inspiré du slogan « le peuple d’abord ». Le prix d’amis variera dans la fourchette de 5 à 15 USD/mois à payer par chaque abonné domestique dans les quartiers pauvres selon le niveau de vie de chacun afin de permettre à tous les consommateurs domestiques de contribuer directement et individuellement au budget de la SNEL SA. L’argent de la SNEL SA dort tranquillement dans les habitations de ses consommateurs domestiques.

  1. Déclaration historique du 16 février 1999

Le 16 février 1999, lors de la présentation aux cadres de la SNEL SA et aux Experts Européens du Groupement EEF-ICM-MEDIS, des résultats de mon étude inédite, intitulée « Projet CVS et ASIC », sur les pertes techniques et pertes non techniques de la société, j’avais fait en termes de parabole la déclaration sensationnelle et troublante, exprimée de la manière suivante :

« Le salut de la SNEL SA, ne proviendrait à court terme, ni de sa clientèle industrielle (MT et HT), ni du pauvre Etat Congolais, ni de l’exportation, ni de l’Occident, mais de l’amélioration de la gestion de sa clientèle basse tension ou domestique. En réduisant  son énergie non facturée, la SNEL SA est incapable de multiplier par 5 au minimum ses ventes et ses recettes sur sa clientèle basse tension ou domestique sans modifier ou en diminuant le tarif le moins cher parmi les tarifs pratiqués par les sociétés privées d’électricité installées dans notre pays. Etranglé par le poids de la dette odieuse, le pauvre Etat Congolais est incapable de payer sa facture d’électricité parce qu’il est victime de la surfacturation du fait que l’énergie lui facturée par la SNEL SA représente quasiment le triple de sa consommation effective ».

Cette thèse est valable jusqu’aujourd’hui, sauf en ce qui concerne l’Etat qui a vu sa facturation passée de 1.135 GWH en 1997 à 552 GWH en 2020. Ma nouvelle politique tarifaire propose à la SNEL SA d’appliquer le tarif de solidarité (TSO) et le prix de solidarité (PSO) sur l’énergie domestique effectivement consommée en y intégrant le facteur social entre les consommateurs domestiques nantis et les moins nantis. L’Expert Congolais où Etranger qui vous dira le contraire, est un menteur. Il n’aime pas la SNEL SA. Ma thèse est protégée par le brevet d’invention n°2004/3722 du 09 mars 2004, non signé jusqu’à ce jour par le Ministre de l’Industrie pour des raisons que Dieu seul sait.

J’avais présenté,   moi-même,  mon projet aux Experts de différentes structures ci-après : COSU (Comité de Suivi des Prix et des Tarifs de vente d’eau et d’électricité, le 10/3/1999 ; SNEL SA, REGIDESO, CNE, Cabinet du Ministre de l’Energie, le 27/6/1999 ; Présidence de la République, Conseil Supérieur du Portefeuille, Professeurs de l’ISS, le 20/7/1999 ; Habitants de la Commune Pilote de Kasa-Vubu, le 10/9/1999 ; Banque Mondiale, le 09/11/1999 ; Délégués Syndicaux de la SNEL SA, le 22/01/2000 ; ECOENERGIE (Expert de la Fédération des Entreprises du Congo en sigle FEC), le 08/05/2001 ; cadres de la SNEL SA, Ingénieurs Civils, le 18/08/2003 ; Conseil Supérieur du Portefeuille, le 07/11/2003 ; SNEL SA, les 5,6 et 7/01/2005 ; Ministère de l’Industrie, le 16/11/2007 ;

  1. Qui est Lushima Djunga Wembadio ?

Né des parents pauvres, paysans et illettrés, j’ai toujours considéré la SNEL SA comme mon père et ma mère parce qu’elle m’a tout donné jusqu’au-delà de mon espérance en commençant par le crédit qui m’avait permis d’organiser mon mariage en 1976. C’est pourquoi, il y a une complicité et une relation d’amour entre SNEL SA et LUSHIMA qui font que la société est devenue comme une partie de mon corps. Je suis attristé par son effondrement alors qu’elle a formé des cadres compétents capables de la redresser. 

J’ai toujours rêvé de sa grandeur, de sa prospérité, de sa puissance et de sa réputation dans le secteur de l’électricité. Ce rêve habite en moi et me poursuit partout. Je vis avec lui, je dors avec lui, je me lève avec lui, je me lave avec lui, je mange avec lui, je travaille avec lui, je me promène avec lui, je me rase avec lui, je défends ma thèse avec lui, j’écris avec lui, etc. Malheureusement, la politisation à outrance du poste de Directeur Général de la SNEL SA ne m’a jamais donné l’occasion de démontrer ma capacité extraordinaire à redresser la SNEL SA, d’exprimer mon ambition et de traduire mon rêve en réalité. Le militantisme vaut plus que l’expertise dans notre pays.

La SNEL SA  est une société savante parce qu’elle est la pépinière des  meilleurs Ingénieurs Civils et Techniciens en électricité dans notre pays. Pour les avoir côtoyés durant ma brillante et extraordinaire carrière professionnelle ininterrompue pendant 40 ans, soit de 1975 à 2015, je connais tous les Ingénieurs Civils et tous me connaissent. Je connais les limites des uns et des autres. Ils sont excellents dans leur domaine d’engineering et médiocres dans le domaine de la gestion. Ils ont démontré leur extraordinaire incapacité à gérer les consommateurs domestiques de la société depuis 1990. La comparaison des recettes réalisées par la SNEL SA, la CIE de la Côte d’ Ivoire et Vodacom confirme cette incapacité.

Dès sa création le 16 mai 1970, la SNEL, SA, avait envoyé de nombreux cadres Ingénieurs Civils à l’étranger pour acquérir une formation solide en vue de renforcer leurs capacités professionnelles dans le domaine d’engineering et à préparer la relève des cadres expatriés après leur retour en Europe. Le Directeur LUSHIMA DJUNGA WEMBADIO fut le seul cadre non Ingénieur Civil  qui avait bénéficié d’un stage professionnel d’un très haut niveau financé entièrement par la SNEL, SA, pendant deux ans dans les sociétés d’électricité de la Belgique, de la France et de l’Allemagne. La société a donc investi beaucoup d’argent dans la formation de LUSHIMA DJUNGA en gestion des sociétés d’électricité.

Ce stage était un privilège exceptionnel que la société réservait à ses cadres exceptionnels qui se distinguaient par leur contribution positive au développement de la société parmi lesquels il faut compter LUSHIMA DJUNGA WEMBADIO ; auteur des Points de Perception en 1995, du Projet CVS et ASIC en 1998, co-auteur avec Monsieur KINANGA de la « Rente » en faveur des agents retraités de la SNEL SA en 1998, système très apprécié par les bénéficiaires ; « Géniteur » de la Cité des agents SNEL SA située à Kinsuka, acquise par compensation avec l’ex-CPA grâce à son initiative personnelle  etc. 

Pour être admis en première année du cycle d’orientation au groupe scolaire LUBUYI à Alberthiville, aujourd’hui Kalemie, Chef-lieu  de la Province de Tanganyka en 1963, l’élève devait obtenir 50% en français et 50% en mathématique. Le petit LUSHIMA avait réalisé son premier exploit dans sa vie en obtenant zéro point en français et 100% des points en mathématique. Surprise agréablement par ce résultat inédit, la Direction de l’école fut obligée de violer son propre règlement en inscrivant le petit LUSHIMA en première année avec l’obligation de suivre les cours de rattrapage en français.

En 1975, pour être engagé par la SNEL SA, le petit LUSHIMA avait fait deux fois l’examen de comptabilité parce qu’il était soupçonné par les examinateurs d’avoir triché pour obtenir la côte stratosphérique au premier examen. Le résultat du deuxième examen avait confirmé celui du premier.

  1. Défaut de pertinence du critère âge pour la nomination d’un DG à  la Snel SA

En ma qualité d’Expert en gestion des sociétés d’électricité, formé par la SNEL SA, j’avais identifié 65 erreurs chiffrées commises par les experts canadiens de MANITOBA HI dans les bilans énergétiques de la SNEL SA des années 2014, 2015 et 2016 qu’ils avaient établis dans leur plan de redressement de la SNEL SA en 2015 sous le management de Monsieur Eric MBALA MUSANDA, Ingénieur Civil et Directeur Général de la société. J’avais dénoncé ces erreurs dans ma lettre du  4 Août 2017 adressée à Madame la Ministre du Portefeuille. Malheureusement, Madame n’a pris aucune peine d’en accuser réception pour des raisons que Dieu seul sait. L’interprétation des pertes techniques et pertes non techniques d’une société d’électricité est une matière très hautement technique qui n’est réservée qu’aux initiés. A l’au-delà où ils se trouvent, mes parents doivent être fiers d’avoir donné à notre nation un cadre de mon acabit. On ne le ramasse  pas à la pèle. 

Entre deux médecins chirurgiens, le premier commet des erreurs médicales et tue les malades, le deuxième corrige les erreurs médicales commises et guérit les malades, le plus grand et le plus expérimenté est le deuxième médecin. Un Nègre qui corrige les erreurs de gestion commises par les experts de renommée internationale est un cas rarissime pour ne pas dire un cas d’école. 

Parlant de la jeunesse et de la vieillesse, le Général Américain D. Mac Arthur, déclara ce qui suit : « La jeunesse n’est pas une période de vie. Elle est un état  d’esprit, un effet de la volonté, une qualité d’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort. On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années : on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme…Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort. Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il défie les événements et trouve la joie au jeu de la vie. Vous restez jeune tant que vous restez réceptif à ce qui est beau, bien et grand. Réceptif aux messages de l’homme, de la nature, de l’infini ».

En définitive, la connaissance de l’entreprise et l’expérience professionnelle présentées par COPIREP dans les dossiers distribués aux candidats comme des atouts majeurs pour être nommé Directeur Général de la SNEL, SA, doivent être privilégiés par rapport à l’âge du candidat qui ne peut être considéré comme étant critère de sélection au regard de la réflexion du Général Américain D. Mac Arthur.

  1. Demande d’arbitrage de deux Ecofin réunies du parlement

La SNEL, SA, a été placée par la gestion scabreuse des Ingénieurs Civils dans un gouffre très profond où elle ressemble à un patient atteint d’un cancer généralisé qui nécessite l’intervention d’un gestionnaire expérimenté comme LUSHIMA DJUNGA WEMBADIO dans la gestion des sociétés d’électricité.

Après l’échec de tous les Consultants occidentaux, des Ingénieurs Civils de la SNEL SA et du COPIREP à aider la SNEL SA à augmenter ses recettes sur les consommateurs domestiques de sa clientèle, je sollicite très humblement votre bienveillante intervention auprès des Honorables Présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale afin qu’ils prennent la responsabilité d’organiser le recrutement du meilleur candidat au poste de Directeur Général de la SNEL SA selon la procédure compétitive et transparente recommandée par le Gouvernement, mais foulée aux pieds par le  COPIREP.

Il a déjà sélectionné en catimini 10 candidats au poste de Directeur Général de la SNEL SA.

Je souhaite que tous les candidats au poste de DG, DGA et PCA de la SNEL SA défendent chacun son diagnostic et son plan de redressement de la SNEL SA devant les deux Commissions ECOFIN du Parlement réunies où l’on trouve des anciens gestionnaires pétris d’expérience.

Le recrutement devrait se faire devant la presse et la télévision afin de permettre à la population de suivre le processus de désignation du futur Directeur Général de la SNEL SA, entreprise mise en faillite par la gestion calamiteuse de ses Ingénieurs Civils.

Au moment où vous cherchez les « chasseurs des recettes » afin qu’ils contribuent à la mobilisation des recettes dont vous avez besoin pour financer votre programme génial de développement à la base à partir de 145 territoires, j’affirme et répète en réaffirmant qu’en dehors de mon plan de redressement de la SNEL SA, le Gouvernement SAMA LOKUNDE n’a pas d’autre alternative plus avantageuse pour redresser la société.

Veuillez agréer, Sa très Haute Excellence Monsieur le  Président de la République, Chef de l’Etat, l’expression de mes hommages les plus déférents.

LUSHIMA DJUNGA WEMBADIO

Expert en Gestion des Sociétés d’Electricité

Analyste financier de l’ISSEC de Paris

 Directeur retraité de la SNEL SA

 Candidat Malheureux

 

En perspective des élections qui se profilent à l’horizon, le Sénateur Augustin Matata Ponyo Mapon entend à nouveau jouer un rôle dans la sphère politique congolaise. Ayant tourné le dos, depuis l’année 2021, au Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), l’ancien Premier ministre congolais lance ce mardi 03 mai 2022  le ‘’Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), son propre parti politique’’. Avec son expérience et, surtout, l’inventivité dont il a fait preuve tout au long de son mandat à la Primature, Matata Ponyo va, sans l’ombre d’un doute, changer la donne dans le microcosme politique RD. Congolais. La cérémonie du lancement est prévue dans la salle Show Buzz, située dans la commune de la Gombe, en présence de plusieurs personnalités et cadres du parti. Le Bureau provisoire du collège de fondateurs du LGD appelle, à cet effet, à la participation massive de congolais à cet évènement de grande envergure. Le rendez-vous est pris.

La Pros.

‘’En déclarant, au lendemain de sa condamnation en appel par la Cour d’Appel de Kinshasa, qu’elle croit en la justice congolaise, la Directrice Générale de la Compagnie Aérienne Mwant Jet, Mme  Gueda Witch Amani savait que rien n’était définitif. Ce lundi 2 mai 2022, Henri Yav Mulang, ancien Ministre des Finances et père biologique de son associé, Michael Yav, est attendu  devant les Juges du Tribunal de Paix de Kinshasa/Gombe. Lui ainsi que son fils ont été cités à comparaître’’. Telle est  la substance  d’une note parvenue  à La Prospérité, des sources proches de la partie de la DG de Mwant Jet. Gueda Witch Amani, après le  feuilleton judiciaire qui l’a opposée jusqu’ici à Michael Yav fils, espère  cette fois-ci que   justice soit faite  et que  la vérité  éclate   au grand jour.

Mwant Jet SARL, immatriculée au RCCM sous le n°CD/KNM/RCCM/18-B-00272, Id.Nat.01-717-N36825 F, ayant son siège social dans la ville de Kinshasa, a été l’œuvre personnelle de l’associée-Gérante Gueda Witch Amani dont la participation s’élève à 60 %.

En remontant à la création de cette compagnie aérienne, il est remarqué que cette dame dont l’expertise dans le domaine de l’aviation est incontestable a recouru à plusieurs prêts, en hypothéquant parfois ses propres biens immobiliers, à l’instar d’une concession située le long de  l’avenue Pumbu, à la Gombe.

A vrai dire,  la DG Gueda Witch Amani n’a jamais  signé un quelconque contrat avec Michael Yav.  Elle avait, par contre,  signé des accords d’association avec son père Henri Yav Mulang  qui,  visiblement,  ne souhaiterait  plus poursuivre la collaboration avec son associée Gueda Witch.

«Aujourd’hui cités à comparaître au Tripaix Gombe, ce dernier et son fils ont des dossiers aussi fixés par le Parquet Général de Kinshasa-Gombe et leur sort est entre les mains des juges. L’ancien ministre des finances qui continue à confondre les époques va, cette fois-ci, comprendre que la justice congolaise n’est plus au service des puissants. Le droit et rien que le droit doit être dit afin de laisser la compagnie aérienne Mwant Jet et son actionnaire principale, Gueda Witch Amani travailler et rendre service tranquillement à leurs clientèles », insistent  les Avocats proches du dossier.

«Sans doute, la seule femme congolaise à avoir sa propre compagnie d’aviation d’affaires et la première femme pilote de ligne en République Démocratique du Congo ne va pas lâcher cette famille qui a voulu lui causer des ennuis. Militante de la promotion et l’émancipation de la femme, Gueda Witch Amani n’est pas une femme que l’on peut intimider », préviennent-ils.

La Pros.

En séjour à Lubumbashi, Chef-lieu de la province du Haut-Katanga, dans le cadre de la Table-ronde sur la cohabitation pacifique, le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a organisé, ce lundi 02 mai 2022, un briefing sur place en compagnie de Jacques Kyabula Katwe et Dieudonné Pieme, respectivement Gouverneurs du Haut-Katanga et du Kasaï. Face à la presse locale, ces animateurs ont débattu autour du thème de la cohabitation pacifique, 24 heures seulement après la clôture de cette Table-ronde déroulée sous la férule du Président Félix Tshisekedi. Pour qui, par ailleurs, le souci de l’unité et la cohésion entre les congolais figure parmi ses grandes préoccupations. Ces moments d’échange entre autorités et professionnels des médias ont aussi permis d’aborder le volet des défis majeurs à relever dans les provinces du Haut-Katanga et du Kasaï.

Tensions apaisées

Introduisant le traditionnel briefing presse qui se tient, indique-t-on, pour la première fois en dehors de la Capitale Congolaise, Patrick Muyaya a rappelé l’importance de cette table ronde et le souci de la cohésion nationale sur toute l’étendue du territoire national.

Il a rassuré qu’il n’y a pas des divergences en termes de gouvernance, mais «c’est plutôt un problème social». Les travaux de ces assises ont jeté les bases de la collaboration entre les 9 provinces qui ont pris part à cette conférence. Elles sont issues du Grand Katanga et Grand Kasaï dans leur ancienne configuration.

Pour sa part, le Gouverneur du Kasaï Dieudonné Pieme a affirmé que cette table ronde s’est ‘’très bien passée’’. Les divergences étaient mises de côté pour de résolutions allant dans le sens de la cohésion nationale. Il a salué l’état d’esprit de son collègue qui a rappelé à l’ordre les collègues du Katanga comme ceux du Kasaï qui débordaient. D’après lui, la conférence a pris en compte certaines questions notamment, celles liées à l’aménagement de route, aux marchés transfrontaliers et au programme de 145 territoires.

De son côté, le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula estime que la table ronde a permis d’avoir toutes les parties prenantes autour d’une même table à savoir, les gouverneurs, les assemblées provinciales et autres. Il ne reste plus qu’à mettre en place certains édits pour concrétiser les recommandations issues de ces assises.

Mesures d’accompagnement des recommandations

Concernant les mesures d’accompagnement et la garantie de concrétiser toutes ces recommandations, Dieudonné Pieme explique ceci : « La différence est que nous avons désigné la source de financement de tous ces problèmes relevés. Il y a une feuille de route et une référence pour nous auto-évaluer. Au Kasaï par exemple, nous avons déjà commencé à faciliter les échanges frontaliers avec la route en terre battue que nous avons faite ». Et à lui de lancer un message à ses compatriotes à faire preuve d’unité et de recevoir tous ceux qui viennent dans leur province dans le cadre des activités ; et de chuter sur le programme Tshilejelu qui a pour objectif de faire développer de l’espace Grand Kasaï au biais de la réhabilitation des routes.

A son tour, Patrick Muyaya, a attesté que « la première garantie, c’est la tenue de ces travaux ». « Si le président a intervenu c’est parce que ce conflit a déjà été vécu il y a 31 ans donc il constitue un cycle qui risque de se repérer si on n’y prend point garde. Ce que nous dénonçons fortement, car aucun Congolais ne peut tirer profit en cas de conflit ; c’est pour cela que nous anticipons. Avec le programme de 145 territoires, nous emmenons le développement dans nos territoires. C’est un projet complexe, mais nous allons y arriver. Toutes les provinces ne peuvent se développer qu’autour d’une activité économique. Et la vision du chef de l’état, c’est de faire de nos provinces des pôles de développement et nous n’avons pas besoin des conflits, mais de la cohésion pour y arriver », a insisté le Porte-parole du Gouvernement.

En conclusion, il a souligné que cette problématique a réveillé tout le monde, car il faut prévenir et il y a des indices de dérapage. Pour lui, la pauvreté étant la principale cause et source de ce conflit, il faut analyser ce problème sous plusieurs prismes : sécuritaire avec des initiatives pour bien gérer les mouvements migratoires ; économique, car il faut veiller sur les échanges commerciaux entre les deux grandes provinces. Ce n’est qu’en étant unis qu’on peut combattre cette pauvreté.

Ce briefing a permis aux deux gouverneurs de revenir notamment sur certaines questions spécifiques à leurs provinces. Dans le Haut-Katanga, le problème de gestion de motards qui ne respectent aucune loi ; les mouvements migratoires du Kasaï vers le Katanga qui passent par le train marchandise de la SNCC.

La Pros.

*Au cours de la conférence tenue  ce 28 avril 2022  à la place mythique YMCA                                               à l’occasion de la commémoration du 45ème anniversaire de la mort d’Edmond NZEZA NLANDU, Fondateur de l’ABAKO et de  la signature de la Charte du Cartel des Partis politiques  et associations culturelles fédéralistes de la RDC « CARPAFED », le Dr Pierre Anatole Matusila, l’actuel Président Général de l’ABAKO,  passe en revue le processus de   Décentralisation en RD. Congo. Il en dresse, d’ailleurs, un   bilan de 16 ans, depuis son  lancement. Il en tire, enfin, des conclusions importantes dont les dirigeants d’hier,  d’aujourd’hui ou de demain devraient  s’inspirer. Donc, tout est à prendre au sérieux, si l’on veut vraiment  aller plus loin dans cette œuvre de la décentralisation en RD. Congo. 

Vrais diagnostics

‘’Seize ans après le lancement de la Décentralisation, il faut dire et admettre que le constat est amer : ce processus peine à s’imposer. Pour y remédier, il nous faut poser des vrais diagnostics pour conjurer les pesanteurs qui nous caractérisent. L’ordre constitutionnel post-conflit du 18 février qui a tenté  vainement de concilier les deux grandes visions qui structurent le débat institutionnel dans notre pays, depuis la publication en 1956 du Manifeste de la Conscience Africaine, sous le leadership de l’Abbé Joseph Albert MALULA, prônant le centralisme et le Contre Manifeste de l’ABAKO, sous le leadership de Joseph KASA-VUBU, prônant le Fédéralisme, demeure malheureusement un compromis précaire’’, rappelle-t-il.

Echec

‘’Seize ans après son lancement, un seul constat se dégage : la Décentralisation a échoué. Les oligarchies politiques très peu intéressées au développement de ce pays ont pris le dessus, à la fois au centre à Kinshasa et à la périphérie aux Provinces et aux ETD. Les options levées dans la Constitution, constamment  et massivement violées et violentées sans état d’âme, et à la grande indifférence du souverain primaire, n’ont jamais été intégralement appliquées. La Constitution étant la loi des lois et la clef de voûte de l’architecture juridique de l’Etat,  ne devrait souffrir d’aucune fraude, si bénigne soit elle. C’est la seule condition de son acceptation et de  sa stabilité.

Au-delà de ce qui précède, le fait que notre pays continue de connaître des crises sans fin, démontre à suffisance qu’il n’y a pas bien souvent d’accord sur les héritages à conserver. Une nation forte ne peut être construite qu’autour d’un consensus relativement solide basé sur certaines valeurs fondamentales et fondatrices ou sur des questions majeures qui ne sont pas remises en cause et qui expriment la solidité du système tout en acceptant la possibilité de certaines dissensions sur le reste.

En tout cas, chaque fois que le peuple congolais a été interrogé, il a   opté sans équivoque sur le Fédéralisme. La constitution de Luluabourg élaborée par une Constituante en 1964 et adoptée massivement au referendum populaire, s’était inscrite dans la dynamique de restructuration fédérale du pays. Malheureusement,  le coup d’Etat militaire de 1965 réalisé par le Général MOBUTU écourta le bénéfice escompté. La Conférence Nationale Souveraine qui demeure, dans ce pays,  la référence politique centrale a levé l’option pour le fédéralisme dans l’organisation du pouvoir d’Etat. Encore une fois, la mise en œuvre de l’ordre constitutionnel voulu par les Congolais a été ajournée à la grande frustration de notre peuple.

La Décentralisation,  elle-même conçue  comme antichambre du fédéralisme,  n’était qu’une étape intermédiaire pour nous placer sur l’orbite fédéraliste.

De plus, les tentatives de refondation violente par des armes et la marche à contre-courant des aspirations de notre peuple,  ont conduit souvent aux impasses qui   hypothèquent gravement le décollage économique   de notre pays. La véritable chance de survie pour le Congo demeure le fédéralisme. Ce système repose sur  la confiance en nous même, en notre propre génie créateur, nous permettant ainsi de refonder notre destin dans l’éthique, l’unité nationale, l’autonomie réelle et la foi en l’avenir. Le fédéralisme offrira un cadre rationnel et cohérent de contrôle territorial, de démocratie et d’impulsion du  développement économique de ce  pays pluricommunautaires aux dimensions continentales. Tout en préservant l’unité du pays au sommet, le fédéralisme s’avère la seule forme d’Etat susceptible de préserver les diversités identitaires et culturelles à la base. Le Congo ; notre pays, a autant besoin de son unité que de sa diversité. Les Congolais ont démontré à plusieurs reprises leur capacité et leur farouche détermination à conserver l’unité de leur pays’’, constate-t-il. 

Vibrant appel à Félix Tshisekedi

‘’Nous lançons un vibrant appel au Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, fédéraliste devant l’Eternel  et détenteur du pouvoir civil conquis démocratiquement après celui du Président Joseph KASA-VUBU afin qu’il s’engage résolument et fermement pour la réhabilitation de la Constitution de Luluabourg injustement abrogée par un coup d’Etat militaire, étant donné que le peuple s’était largement exprimé à plusieurs reprises pour le fédéralisme et/ou pour l’ouverture d’un large débat national sur la refondation fédérale de notre pays avant la fin de son mandat afin de sauver notre pays du naufrage’’, insiste le Dr Pierre Anatole Matusila.

LPM

La décentralisation en RDC

Bilan de 16 ans après son lancement

Introduction

La décentralisation constitue un mode nouveau d’organisation et de gestion par lequel l’Etat transfère  les pouvoirs de décision, les compétences administratives, les responsabilités et les ressources aux provinces et aux Entités territoriales décentralisées « ETD » (Ville, commune, secteur et chefferie) qui sont dotées d’une personnalité juridique distincte de la sienne. Mon intervention de ce jour se focalisera sur deux points importants, à savoir :1) les piliers de la décentralisation congolaise et 2) le constat enregistré seize après son lancement.

Cependant, avant de les développer qu’il me soit permis de jeter un regard rétrospectif relatif à la thématique centrale de ladite intervention qui est « la décentralisation en RDC ».

En République démocratique du Congo, après plusieurs décennies des guerres civiles, des conflits et d’une partition de fait du pays (avec comme conséquence le pillage systématique de  ses ressources naturelles  et  l’effondrement total de son tissu économique) ainsi qu’après plusieurs décennies de  gestion chaotique et catastrophique due à la centralisation à outrance de tous les pouvoirs à Kinshasa, la Constitution post conflit du 18 février 2006 a levé une option claire sur  la décentralisation dans l’organisation des institutions.

Déjà, au Dialogue inter congolais, la décentralisation s’est imposée comme  meilleur moyen de résoudre les effets conjugués de deux guerres connues en 1997 et 1998 ( la guerre de rébellion pour les uns et de libération pour les autres ainsi que  la guerre d’agression) afin d’améliorer la gouvernance du pays (en rapprochant les gouvernants des gouvernés) et le niveau de vie de la population (par un partage équitable et consensuel des ressources) tout en préservant la paix, la réconciliation nationale et l’unité du pays. Comme on peut le constater, la Décentralisation, en tant que telle, se situe à la recherche d’un nouvel équilibre  et d’un consensus national.

  1. Les piliers de la décentralisation congolaise

La décentralisation congolaise repose sur deux principaux piliers, à savoir : le consensus politique et le partage des compétences entre l’Etat et les provinces.

  • Le consensus politique 

L’enjeu central est le régionalisme politique. Celui-ci contribue au partage et à l’équilibre sociologique du pouvoir, d’une part, et crée  des centres d’impulsion et de développement à la base, d’autre part.

L‘ajustement consiste à la création des nouvelles provinces pour refonder et consolider l’Etat, non pas à partir du sommet, mais de ses bases. Celles-ci se trouvent être les provinces et les Entités territoriales décentralisées « ETD » qui lui sont subordonnées.

Il faut dire qu’avec la Décentralisation, la structuration territoriale du pays comprend 2 niveaux (la province et les ETD), 2 échelons d’exercice du pouvoir d’Etat (le pouvoir central et la province) ainsi que 3 centres de décisions autonomes  (le pouvoir central à Kinshasa, les provinces et les ETD).

Au lieu d’un seul centre de décision basé à Kinshasa, la Constitution crée 2 autres centres, celui des institutions provinciales situé dans le chef-lieu des provinces et celui des ETD.  Pareille formule, pensait-on, permettrait de faire l’économie des conflits inutiles  pouvant naître de certaines attentes  et spécificités locales non satisfaites.

Disons un mot sur les deux derniers centres de décision, c’est-à-dire sur les provinces et les ETD.

  • La province

La province est une composante  politique et administrative dotée d’une personnalité juridique et gérée par les organes locaux élus. Elle comprend un organe délibérant (L’Assemblée provinciale) et un organe exécutif (Le gouvernement provincial):

  1. a) L’Assemblée provinciale

Celle-ci est élue au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. Un dixième de ses membres peut être coopté. Elle légifère par des édits dans le domaine des  compétences exclusives à la province et contrôle le gouvernement provincial ainsi que les services publics provinciaux et locaux. Sur des matières concurrentes, tout édit incompatible avec les lois et règlements nationaux est nul.

  1. b) Le gouvernement provincial

Le Gouvernement provincial est dirigé  par le Gouverneur de province.  Celui-ci :

- est élu par des Députés provinciaux et investi par le Président de la République dans un délai de 15 jours.

- représente le Gouvernement central en province et dans les matières relevant de la compétence exclusive du gouvernement central (sauvegarde de l’intérêt national, respect des lois et règlements, veille à la sécurité et l’ordre public etc.). A ce titre, tous les services publics nationaux en province sont placés sous son autorité. Il est l’autorité administrative déconcentrée et, dans ce cas, soumise au pouvoir hiérarchique. IL répond de ses actes devant le Gouvernement central.

- est le Chef de l’exécutif provincial dont il est membre et il a l’autorité sur les ETD. En tant que Chef de l’exécutif, Il nomme et repartit les compétences entres les ministres ; il  organise et assure le fonctionnement du Gouvernement provincial et de l’administration provinciale. Son Gouvernement n’est investi qu’après approbation de son programme par l’Assemblée provinciale.

- représente la Province en justice et auprès des tiers.

La Décentralisation congolaise navigue entre maintien  de la tutelle du Gouvernement central et la reconnaissance de la libre administration des provinces. Le Gouverneur est revêtu de 2 types de compétences devant 2 institutions différentes,  à savoir : 

- Les compétences exclusives de la province dont il répond devant l’Assemblée Provinciale.

- Les compétences exclusives du Gouvernement central dont il répond devant le Gouvernement central.

L’ambigüité est évidente en matière de contrôle et de sanction. Il y a confusion, d’une part, entre le Gouverneur défini comme membre de l’exécutif provincial et, d’autre part, Gouverneur comme « agent administratif » sous-tutelle du Gouvernement central tout en étant redevable devant l’Assemblée Provinciale. Le Gouverneur a l’autorité à la fois sur les Entités décentralisées et sur les Entités déconcentrées.

  • Les ETD

Les ETD jouissent de la libre administration et de l’autonomie de gestion de leurs ressources économiques, humaines, financières et techniques.

1.2 Le partage des compétences :

Les articles 201 à 204 de la Constitution fixent les principales compétences de l’Etat et des provinces selon 3 principes. Pour les Provinces, il s’agit de  compétences exclusives (qui sont au nombre de 29) et concurrentes (au nombre de 25). Il faut, d’ores et déjà, souligner le caractère limitatif des compétences dans les articles 202  à 204. A qui appartiendraient les compétences des matières non prévues expressément ?

Pour faire face aux obligations transférées, Le Gouvernement central alloue aux provinces  40% de la part des recettes à caractère national. Elles sont retenues à la source  et  versées automatiquement dans le compte de la province par la Banque centrale. Malheureusement, cette disposition constitutionnelle n’est toujours pas appliquée. La substitution de la retenue à la source par la rétrocession viole la Constitution et pose un problème de la régularité qui handicape le bon fonctionnement des Provinces et ETD.

Les 40% alloués aux provinces donnent l’illusion que celles-ci disposent des ressources importantes,  alors qu’en réalité,  il n’est pas acquis que ce pourcentage soit suffisant pour assurer le respect effectif des obligations transférées qui comptent un grand nombre de fonctionnaires et le plus souvent impayés.

Les ressources propres des provinces sont très faibles. Il est difficile d’élaborer un budget ou d’exécuter correctement un programme. Et pour cause. L’essentiel des ressources dépendent de rétrocession effective du gouvernement central. Or, celles-ci sont dérisoires et aléatoires et dépendent de la situation de la trésorerie du pays. La province elle-même est caractérisée par une incapacité chronique à mobiliser et à collecter les recettes, conséquence de la fragilité de l’Etat central qui ne dispose pas lui-même des capacités nécessaires.

Il est créé une  Caisse Nationale de Péréquation qui représente 10% des recettes à caractère national pour financer les projets et programme d’investissement public en vue d’assurer la solidarité nationale et de corriger le déséquilibre de développement entre les Provinces, d’une part, et entre  les ETD, d’autre part. Cette caisse  fonctionne depuis janvier 2020.

  1. Constat général seize ans après le lancement de la Décentralisation.

Seize ans après son lancement, le processus de la Décentralisation semble stagner aussi bien au niveau de la gouvernance  centrale, provinciale qu’à celle des ETD qui constituent les 3 centres de décisions autonomes. 

En réalité, on assiste à un courant centripète qui tend à isoler et à vider de leurs compétences les deux autres paliers de la gouvernance décentralisée et de régionalisme politique en violation de l’article 220 de la Constitution qui interdit la réduction des prérogatives des Provinces et des ETD.

Tant que les élections urbaines, municipales et locales ne seront pas organisées, la politique de la Décentralisation reste au niveau théorique par rapport à ses trois objectifs, à savoir : la promotion de la Démocratie pour amener le peuple à prendre son destin en main, le Développement et la lutte contre la Pauvreté. Le projet de loi des Finances pour l’exercice 2020 avait aligné un montant de l’ordre de 220 milliards de FC en vue de financer l’organisation des élections urbaines, municipales et locales, afin de boucler pour la première fois tout le cycle électoral et aider les entités de base de se doter des animateurs élus conformément à la Constitution.

Nous attendons les explications de l’exécutif national sur les raisons pour lesquelles ces élections n’ont pas été organisées.

Seize ans après le lancement de la Décentralisation, le constat général est caractérisé par :

  1. L’absence de volonté politique et d’appropriation nationale de la Décentralisation et du processus de sa mise en œuvre. Cela sous-entend :
  • L’absence d’implication effective de la part des hautes instances politiques nationales : pilotage peu maîtrisé, d’où retard dans la mise en œuvre de la Décentralisation.
  • L’absence des stratégies de désengagement de la part du Gouvernement Central : tergiversations, dysfonctionnements. Certains membres du Pouvoir central continuent à se comporter comme si les compétences n’étaient pas transférées aux Provinces et aux ETD. Aux niveaux des Provinces et ETD, certains dirigeants abusent du transfert des compétences.
  • Le transfert des compétences et des ressources demeure encore très partiel et inexistence des mesures d’application clarifiant les compétences concurrentes entre l’Etat et les Provinces (art. 203)
  • La mise en place des fonctions publiques provinciales demeure encore un leurre bien que la loi organique fixant l’organisation et le fonctionnement des services publics du pouvoir central, des Provinces et des ETD a été adoptée et promulguée depuis 2016. Les ETD ne sont toujours pas dirigées par les organes locaux issus des élections.
  • La dilution du Ministère sectoriel de la Décentralisation dans le Ministère de l’intérieur  lors du dernier remaniement. A ce propos, il faut souligner que ce Ministère n’était plus membre du bureau de la Conférence des Gouverneurs des Provinces (CGP). A cela s’ajoutent la  tenue irrégulière de la CGP, des réunions interministérielles de pilotage, de Coordination et de suivi de la Mise en Œuvre de la Décentralisation  (CIPCSD).
  • L’absence du Conseil Provincial de Décentralisation et à la non implantation de la Cellule Technique d’Appui à la Décentralisation (CTAD) en provinces.

Il  y a aussi lieu de noter que le dispositif légal de la décentralisation demeure inachevé à ce jour. 21 lois au total ont été adoptées au niveau du Parlement pour la mise en œuvre de la Décentralisation.  Cependant, toutes les mesures réglementaires d’application  tardent à venir.

  1. Le financement insuffisant de la Décentralisation

Cela s’explique par :

  • L’absence d’un budget consistant affecté au financement des opérations de Décentralisation. Le Budget  alloué à la Décentralisation n’est jamais allé au-delà de 2% du budget national dans presque toutes les lois des finances
  • Le non-respect des dispositions légales relatives aux 40% des recettes à caractère national allouées aux Provinces qui doivent être retenues à la source et non rétrocédées.
  • L’inexistence des Edits définissant la clef de répartition des recettes d’intérêt commun entre les Provinces et les ETD.
  • Une faible mobilisation des recettes propres des Provinces et des ETD. Il n’y a pas de progrès remarquables malgré un grand nombre des taxes, impôts et redevances à leur disposition.
  • Les effets de la caisse nationale de péréquation lancée depuis janvier 2020, dans une vision d’équilibre provincial, ne sont pas visibles. Le rapport annuel qui doit être fait au début de chaque année sur les entités bénéficiaires et les modalités de la répartition de fond n’est pas encore disponible.
  • L’absence, à travers la législation sur la Décentralisation, d’un fond spécial d’investissement qui serait chargé de drainer l’ensemble des contributions internes et externes en vue de financer des nombreuses et diverses dépenses nécessitées par la multitude des programmes et des activités de processus de mise en œuvre de la Décentralisation qui pourra s’étaler sur plusieurs décennies. Des structures doivent être créées (fond spécial) pour avoir d’autres possibilités de financement de développement au niveau local.
  1. L’autoritarisme et la tendance pour le pouvoir central de vider les prérogatives des provinces

Un autre élément constaté au cours de ces seize ans après le lancement de la Décentralisation est l’autoritarisme et la  tendance pour le pouvoir central de vider les provinces de toutes leurs prérogatives, notamment :

  • en les privant des ressources nécessaires pour les actions de développement, les contributions financières  ont un caractère aléatoire et dérisoire;
  • en les soumettant à une nouvelle tutelle du Ministère de l’intérieur.
  • A cela s’ajoutent la politisation, la clientélisation, l’instrumentalisation des institutions provinciales et la privatisation des gouvernements provinciaux.

C’est cela qui a fait dire à KABASUBABU (écrivain, libre penseur et ancien Gouverneur de la province du Kasaï occidental) que la Décentralisation est féodalisée du fait qu’elle est exploitée à tous les niveaux par les politiciens avides de prédation.

Elle finit par être pervertie en un facteur de sous-développement. Donc, pour ce libre penseur, les Gouverneurs des provinces sont pour la plupart vassalisés, féodalisés par des prédateurs de tout bord et ne sont plus au service de la population et de la nation. Ces contraintes soulèvent la problématique générale de l’apprentissage du régionalisme politique consacré par la Constitution.

  1. Les déficits graves de capacités et d’appropriation dans les chefs des acteurs provinciaux (Députés provinciaux, Gouverneurs et Ministres provinciaux). Ces déficits constatés ont pour cause : la faible culture de la Décentralisation due à la méconnaissance criante en matière de la gouvernance décentralisée et de redevabilité, la connaissance insuffisante des textes légaux et réglementaires, le renforcement des capacités insuffisant et irrégulier à cause de l’absence d’une stratégie nationale de renforcement des capacités des acteurs clefs impliqués dans le processus de la mise en œuvre de la Décentralisation, l’inexistence des Institutions de formation et structures chargées de renforcement de capacités, ainsi que l’instabilité des Assemblées provinciales et celle des gouverneurs ; les conflits fréquents opposant les pouvoirs exécutifs et législatifs dans les provinces.

Conclusion

Seize ans après le lancement de la Décentralisation, il faut dire et admettre que le constat est amer : ce processus peine à s’imposer. Pour y remédier, il nous faut poser des vrais diagnostics pour conjurer les pesanteurs qui nous caractérisent. L’ordre constitutionnel post-conflit du 18 février qui a tenté  vainement de concilier les deux grandes visions qui structurent le débat institutionnel dans notre pays, depuis la publication en 1956 du Manifeste de la Conscience Africaine, sous le leadership de l`Abbé Joseph Albert MALULA, prônant le centralisme et le Contre Manifeste de l’ABAKO, sous le leadership de Joseph KASA-VUBU, prônant le Fédéralisme, demeure malheureusement un compromis précaire.

Seize ans après son lancement, un seul constat se dégage : la Décentralisation a échoué. Les oligarchies politiques très peu intéressées au développement de ce pays ont pris le dessus, à la fois au centre à Kinshasa et à la périphérie aux Provinces et aux ETD. Les options levées dans la Constitution, constamment  et massivement violées et violentées sans état d’âme, et à la grande indifférence du souverain primaire, n’ont jamais été intégralement appliquées. La Constitution étant la loi des lois et la clef de voûte de l’architecture juridique de l’Etat,  ne devrait souffrir d’aucune fraude, si bénigne soit elle. C’est la seule condition de son acceptation et de  sa stabilité.

Au-delà de ce qui précède, le fait que notre pays continue de connaître des crises sans fin, démontre à suffisance qu’il n’y a pas bien souvent d’accord sur les héritages à conserver. Une nation forte ne peut être construite qu’autour d’un consensus relativement solide basé sur certaines valeurs fondamentales et fondatrices ou sur des questions majeures qui ne sont pas remises en cause et qui expriment la solidité du système tout en acceptant la possibilité de certaines dissensions sur le reste.

En tout cas, chaque fois que le peuple congolais a été interrogé, il a   opté sans équivoque sur le Fédéralisme. La constitution de Luluabourg élaborée par une Constituante en 1964 et adoptée massivement au referendum populaire, s’était inscrite dans la dynamique de restructuration fédérale du pays. Malheureusement le coup d’Etat militaire de 1965 réalisé par le Général MOBUTU écourta le bénéfice escompté. La Conférence Nationale Souveraine qui demeure, dans ce pays,  la référence politique centrale a levé l’option pour le fédéralisme dans l’organisation du pouvoir d’Etat. Encore une fois, la mise en œuvre de l’ordre constitutionnel voulu par les Congolais a été ajournée à la grande frustration de notre peuple. La Décentralisation elle-même conçue  comme antichambre du fédéralisme n’était qu’une étape intermédiaire pour nous placer sur l’orbite fédéraliste.

De plus, les tentatives de refondation violente par des armes et la marche à contre-courant des aspirations de notre peuple,  ont conduit souvent aux impasses qui   hypothèquent gravement le décollage économique   de notre pays. La véritable chance de survie pour le Congo demeure le fédéralisme. Ce système repose sur  la confiance en nous même, en notre propre génie créateur, nous permettant ainsi de refonder notre destin dans l’éthique, l’unité nationale, l’autonomie réelle et la foi en l’avenir. Le fédéralisme offrira un cadre rationnel et cohérent de contrôle territorial, de démocratie et d’impulsion du  développement économique de ce  pays pluricommunautaires aux dimensions continentales. Tout en préservant l’unité du pays au sommet, le fédéralisme s’avère la seule forme d’Etat susceptible de préserver les diversités identitaires et culturelles à la base. Le Congo ; notre pays, a autant besoin de son unité que de sa diversité. Les Congolais ont démontré à plusieurs reprises leur capacité et leur farouche détermination à conserver l’unité de leur pays. 

Nous lançons un vibrant appel au Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, fédéraliste devant l’Eternel  et détenteur du pouvoir civil conquis démocratiquement après celui du Président Joseph KASA-VUBU afin qu’il s’engage résolument et fermement pour la réhabilitation de la Constitution de Luluabourg injustement abrogée par un coup d’Etat militaire, étant donné que le peuple s’était largement exprimé à plusieurs reprises pour le fédéralisme et/ou pour l’ouverture d’un large débat national sur la refondation fédérale de notre pays avant la fin de son mandat afin de sauver notre pays du naufrage.

Je vous remercie.

La liberté d'expression, y compris pour les membres de la presse, est une composante fondamentale de toute démocratie dynamique et entièrement fonctionnelle. Les sociétés pacifiques, prospères et inclusives dépendent de la libre circulation des informations et des idées, notamment la liberté de chercher, de recevoir et de communiquer des informations en ligne et hors ligne.

Au cours des trois ans et demi que j'ai passés ici, j'ai constamment souligné l'importance de la liberté de la presse et de l'accès à l'information pour la réussite du développement et de la démocratie de la République démocratique du Congo (RDC). J'ai essayé de m'inspirer de cette valeur en étant ouvert et accessible aux journalistes congolais et internationaux et en partageant des informations sur mes entretiens et mes activités par le biais des réseaux sociaux – où plus de 220 000 personnes me suivent. J'accepte volontiers les questions difficiles, tout en reconnaissant que certaines pourraient contenir des critiques et en acceptant un dialogue avec les journalistes, fondé sur le respect mutuel. Ce dialogue est absolument essentiel pour promouvoir une compréhension accrue entre nos pays et autonomiser les sociétés démocratiques dynamiques.

La Journée mondiale de la liberté de la presse fournit l'occasion aux gouvernements de réfléchir sur leur engagement envers la liberté de la presse – en actes comme en paroles – et aux professionnels des médias de réfléchir sur l'éthique journalistique et sur le rôle sacré qu'ils jouent dans une démocratie saine. Cette journée permet surtout de rendre hommage aux journalistes tels que Joël Mumbere Musavuli de la Radio Communautaire de Babombi qui a été tué l'an dernier et à tous les autres qui ont perdu leur liberté, et bien trop souvent, leurs vies, pour avoir rapporté la vérité et témoigné des conflits, de l'oppression et du désespoir.

En RDC, la Journée mondiale de la liberté de la presse de cette année offre aussi l'occasion aux acteurs gouvernementaux et médiatiques de faire le suivi des recommandations des États Généraux de la Communication et des Médias qui se sont tenus fin janvier, cette année.

Aux côtés du gouvernement de la RDC, les professionnels des médias ont pris l'engagement d'améliorer le secteur des médias et le statut des journalistes. L'Union nationale de la presse congolaise (UNPC) s'est engagée à renforcer l'auto-régulation des journalistes et à créer un statut pour les blogueurs. L'amélioration de l'auto-régulation du secteur des médias améliorera l'intégrité journalistique et permettra à terme de protéger la profession contre les attaques provenant de ceux qui cherchent à discréditer le journalisme et la vérité. En outre, la mobilisation des ressources et une régulation juste pour les médias indépendants doivent être abordées à travers une politique fiscale améliorée. Des journalistes qui ne peuvent se nourrir sont des journalistes vulnérables aux pratiques contraires à l'éthique. Il existe aussi une pression fiscale croissante sur les organisations médiatiques. Quatre médias ont récemment été forcés de fermer leurs portes au Kasaï Oriental pour n'avoir pas payé des frais publicitaires qui dépassent leurs recettes. La taxation à outrance et la perception de redevances auprès des médias pour mettre un terme à leurs activités nuit à la liberté d'expression et à la liberté de la presse.

Pour protéger les journalistes, le gouvernement de la RDC doit aussi réviser la Loi sur la liberté de la presse de 1996 afin de dépénaliser les délits de presse, y compris la diffamation. Les menaces de diffamation ne devraient pas mener à un emprisonnement et la charge de la preuve devrait incomber à l’accusateur ; faute de quoi, cette loi peut être utilisée pour intimider les journalistes et les réduire au silence. Les États-Unis condamnent les menaces, le harcèlement et la violence ciblant les journalistes et les travailleurs des médias. Aucun membre de la presse ne devrait être intimidé, menacé ou attaqué par quiconque pour quelque raison que ce soit, ou être arrêté pour avoir simplement fait son travail. Le journalisme n'est pas un crime.

Le gouvernement de la RDC devrait aussi respecter l'engagement qu'il a pris aux États Généraux d'inciter l'Assemblée nationale à adopter la Loi sur l'accès à l'information publique. L'accès à l'information gouvernementale est non seulement vital pour améliorer les normes de prestation du service public et améliorer l'environnement des affaires local, mais il offre aussi aux journalistes, à la société civile, aux institutions de la RDC et même au parlement l'occasion d'exercer une surveillance à l'égard des actions des gouvernants.

L'accès à l'information permet d'avoir une population informée et permet à celle-ci de tenir leurs dirigeants responsables de leurs actes. Une Loi d'accès à l'information publique est au cœur de la transparence et de la lutte contre la corruption, un outil important dans la lutte contre l'exploitation forestière illégale et le trafic des espèces sauvages qui mettent en danger le précieux "Premier Poumon" du Bassin du Congo et privent les citoyens congolais de leurs ressources naturelles et de débouchés économiques. L'adoption de cette loi serait saluée par les Congolais et la communauté internationale comme une vraie démonstration de l'engagement du gouvernement envers la lutte contre la corruption.

Aujourd'hui, nous ne pouvons pas non plus ignorer qu'à l'ère du numérique, s'il est facile de diffuser des informations exactes, il est encore plus facile de diffuser des informations erronées à l'intention du public. Face à cette réalité dangereuse, il est d'autant plus important que les gouvernements, les journalistes et la société civile diffusent des informations correctes en temps opportun à l'intention du public. Ces dernières années, nous avons trop souvent constaté que, à travers le monde, la démocratie et les droits de l'homme ont été menacés et minés par la désinformation, les informations erronées et les mensonges éhontés. Le gouvernement et les journalistes doivent travailler ensemble pour exposer ces faits.

C'est pourquoi les États-Unis, par l'entremise de l'USAID, sont fiers d'annoncer l'attribution d'1,5 million de dollars supplémentaire à l'Activité de développement du secteur des médias, mise en œuvre par FHI360 et Internews. Ce financement supplémentaire aidera à lutter contre les informations erronées, les discours de haine et les fausses informations à l'approche des élections de 2023.

Pour avoir des élections libres et équitables, les Congolais doivent avoir accès à des informations correctes sur le processus politique. Nous sommes heureux de constater que le gouvernement de la RDC reconnaît l'importance d'une stratégie de communication claire et de fournir des informations en temps réel au public.

Les informations fiables sont un bien public, une ressource partagée pour toute l'humanité. Travaillons tous ensemble pour les protéger.

L’ambassadeur Michael (Mike) A. Hammer a été confirmé dans ses fonctions d’ambassadeur des Etats-Unis auprès de la République démocratique du Congo le 6 septembre 2018.

 

COMMUNIQUE DU MINISTERE DES FINANCES

Le Cabinet du Ministre des Finances porte à la connaissance du public qu’une organisation non autrement identifiée fait circuler depuis 24 heures, une fausse information sur base d’un formulaire de demande d’aide au développement, aux entrepreneurs  congolais pour l’obtention d’une subvention non remboursable, en usurpant  abusivement le nom du Ministère des Finances.

A cet effet :

  1. Le Ministère des Finances dénonce avec la dernière énergie cet acte délictueux qui constitue un usage de faux.
  2. Ce formulaire qui circule au nom du Ministère des Finances est une véritable escroquerie répréhensible par la loi.
  3. La personne se présentant au nom de Naomie Sankya ne travaille pas au Secrétariat du Ministère des Finances.

N.B : Tout en déclinant toute responsabilité vis-à-vis de ceux qui  se laisseront aller dans cette arnaque, le Ministère des Finances se réserve,  en même temps,  le droit de saisir les instances judiciaires en vue,  d’une part, de faire subir la rigueur de la loi aux auteurs intellectuels de ce mensonge et,  d’autre part, de laver  son image de marque.

Bertin Mawaka Lubembo

Directeur de Cabinet

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