Flash

BAN2

 

Nommé le 3 septembre dernier par ordonnance présidentielle, Amisi Makutano, nouveau président du conseil d’administration de l’office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) a officiellement pris ses fonctions jeudi 15 septembre 2022. C’était à l’occasion de la cérémonie de remise- reprise entre l’ancien PCA et le nouveau tenue à l’immeuble Botour à Kinshasa, dans la commune de la Gombe, en présence du ministre des transports et voies de communication, Chérubin Okende.

Dans son mot à l’occasion de sa prise du bâton de commandement, le nouveau PCA a remercié le Président de la République pour le choix porté sur sa personne, avant d’affirmer la lourde tâche qui l’attend et plusieurs défis à relever. Ainsi, il considère que son avènement va s’inscrire dans les missions  légales et règlementaires pour la préservation du patrimoine de l’Office, la motivation de  son capital humain et la participation au prestige national.

Pour parvenir à cet objet ‘’social’’, il souligne que sous sa houlette, le Conseil d’Administration se voudra un organe rassembleur, travaillant pour l’unité au sein de l’OGEFREM afin d’offrir aux cadres et agents un contenu professionnel digne de leurs rêves, garantissant la gestion de carrière responsable et juste  pour tous.

Poursuivant son élan, il a tenu à éclaircir sur la droiture et la loyauté au sein de l’OGEFREM. «La justice distributive sera tout au long de notre mandat un principe d’orientation et non un slogan vide, autant que l’égalité de tous devant le service public, notre cheval de bataille. C’est autant dire que la discipline et le respect de la hiérarchie sont également des obligations légales pour tous les cadres et agents », a-t-il affirmé.

Face aux innombrables défis qui submergent cette entreprise de l’Etat pourtant indispensable pour le pays, il a précisé que ‘’le Conseil d’Administration de l’OGEFREM jouera un rôle sensibilisateur de la Direction Générale dans les grandes orientations afin de concrétiser les projets phares, de prendre les nouvelles options pour les partenariats techniques afin de répondre aux missions légales’’.

Pour ce faire, les priorités, dit le PCA, ‘’doivent être affichées sans réserve par la Direction Générale en ce qui concerne la prise de contact et le renouvellement des contrats à termes des mandataires, les actions relatives à la facilitation et assistance aux chargeurs, l’érection des plates-formes multimodales et l’amélioration des instruments de traçabilité du fret congolais, l’effectivité des représentations de l’OGEFREM non opérationnelles dans  plusieurs pays, la redynamisation des projets de Ports secs et aires de repos, notamment  Kasumbalesa, Kalamba Mbuji, Dilolo, Ishasa, Kasindi, etc.’’

Avant de clore son propos, Amisi Makutano a lancé un message d’éveil de consciences des agents et cadres de l’OGEFREM, pour le rayonnement et le renouveau. « Je vais finir mon propos par un massage de patriotisme technique aux cadres et agents  pour aiguiser la conscience professionnelle, œuvrer pour la paix sociale afin de mériter  davantage la confiance du Conseil.  C’est pour vous un test grandeur nature et un moyen pour démentir toutes les allégations  faisant de l’OGEFREM un bastion de résistance politique à connotation tribale. Je crois  que les circonstances ont changé et cela en même temps que les habitudes », a lancé le PCA, qui a de même ajouté que les résultats à obtenir passent par l’implication et détermination à l’image de l’Evangile selon de tout le personnel de l’OGEFREM.

Fidel Songo

  

  1. Au regard de la Constitution

La constitution congolaise délimite de manière exhaustive, les matières qui sont d’un côté de la compétence exclusive du pouvoir central et de l’autre côté celles qui sont de la compétence exclusive des provinces, puis celles qui sont de la compétence concurrente des deux.

L’article 202 al1.3 de la constitution stipule :

« Sans préjudice des autres dispositions de la présente Constitution, les matières suivantes sont de la compétence exclusive du pouvoir central :

… la nationalité, le statut et la police des étrangers »

La police des étrangers qui signifie l’accès, le séjour et l’établissement des étrangers sur tout le territoire de la RDC, reste de la compétence exclusive de l’autorité centrale.

L’article 204 al 1.27 de la Constitution stipule :

« Sans préjudice des autres dispositions de la présente Constitution, les matières suivantes sont de la compétence exclusive des provinces : …

l’exécution des mesures du droit de résidence et d’établissement des étrangers, conformément à la loi ; »

Les provinces doivent pouvoir prendre toutes les mesures utiles pour permettre à tout étranger remplissant les conditions légales de pouvoir séjourner sur son territoire.

L’article 3 al1 du décret-loi no. 002/2003 du 11 janvier 2003 portant création et organisation de la Direction Générale de Migration stipule :

«Sous réserve d’autres missions lui conférées ou à lui conférer par des textes particuliers, la Direction Générale de Migration (DGM) est chargée de questions ayant trait à :

-L’exécution de la politique du Gouvernement en matière d’immigration et d’émigration… ».

C’est la DGM qui est le seul organe habilité ou délégué par le pouvoir central de mettre en place cette police des étrangers.

Quid de l’identification des étrangers ?

L’identification des étrangers symbolise l’enregistrement de ceux-ci dans un fichier central ou registre national qui est géré par le pouvoir central, sur base de sa compétence exclusive en matière d’accès, de séjour et d’établissement des étrangers sur le territoire de la RDC.

Le décret n° 011/48 du 3 décembre 2011 portant création et fixation des statuts d’un établissement public dénommé « Office National d’Identification de la Population », « ONIP » en sigle lui confie la charge de :

-la Constitution et l’entretien du fichier général de la population ;

- la délivrance de la carte d’identité nationale et d’autres imprimés produits à partir de la base de données du fichier général de la population.

Selon l’article 22 de ce même décret, l’ONIP est placé sous la tutelle du ministre ayant l’intérieur dans ses attributions. Nul n’est besoin de rappeler qu’il s’agit uniquement du ministre de l’intérieur national !!!.

La mission de l’ONIP consiste à identifier toute la population qui réside sur le territoire de la RDC sans distinction de nationalité pour aboutir à créer ce fichier général ou national et délivrer des cartes d’identité.

En matière de protection des données à caractère personnel, on dira que l’ONIP est l’autorité responsable de la collecte et sauvegarde des données à caractère personnel de ceux qui sont enregistrés. De ce fait, il doit prendre des mesures techniques et de sécurisation appropriées.

Existe -t-il une compétence concurrente entre l’autorité centrale et provinciale dans la délivrance des cartes d’identité  ?

A la lecture des dispositions ci-dessus, l’ONIP est seul compétent à délivrer la carte d’identité.  Ceci se justifie par le fait qu’elle est la seule autorité compétente habilitée à détenir le fichier général.

Mais,  la mise en exécution de cette délivrance est de la compétence exclusive de l’autorité provinciale. Ceci implique que pour tout étranger autorisé à résider en RDC, c’est l’autorité provinciale du lieu de sa résidence qui jouera le rôle d’exécutant dans la délivrance de cette carte.

La mise en exécution tel que libellé dans l’article 203 al1.27 doit être comprise comme la matérialisation en aval de la délivrance de la carte d’identité après un travail d’identification en amont dans le fichier général ou fichier central de l’étranger et pas l’inverse.

Lorsque l’autorité centrale identifie l’étranger et qu’elle estime que celui-ci a un droit de résidence en RDC, elle lui confère un negotium, c’est-à-dire, ce droit de résidence, mais la matérialisation de ce droit est constaté par la délivrance d’une carte d’identité qu’on appelle instrumentum.

La seule compétence de l’autorité provinciale se limite à la délivrance de l’instrumentum, selon les conditions de résidence fixées par l’autorité centrale, par exemple : un titre de séjour à durée limité, à durée illimitée,…

L’autorité provinciale peut décider de délivrer cette carte d’identité à l’étranger selon les modalités pratiques qu’elle aurait elle-même fixé. Elle peut donc décider que l’étranger qui est déjà identifié dans le fichier national puisse se faire établir sa carte d’identité dans une administration communale bien précise de sa province.

A la lecture de ce qui précède, le Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa n’est pas habilité à statuer sur l’établissement de l’étranger sur son territoire car il s’agit d’une matière qui est de la compétence exclusive du pouvoir central, selon l’article 202 al1.3 de la Constitution.

Par ailleurs, il y a lieu de se demander sur quel fichier le gouverneur va inscrire les étrangers ? Va-t-il créer une catégorie des étrangers résidants dans sa province différente de ceux qui résident partout ailleurs sur le territoire de la RDC ? N’y a-t-il pas risque de tomber dans la discrimination prohibée par la lecture combinée des articles 12, 30 et 32 de la Constitution.

Une autorité provinciale ne peut pas de manière unilatérale faire bénéficier un avantage, en l’occurrence, une carte d’identité à une catégorie des étrangers et exclure les autres parce qu’ils se trouvent dans une autre province.

Dans le même ordre d’idées, l’article 63 al 3 de la Constitution stipule :

«… toute autorité nationale, provinciale, locale et coutumière a le devoir de sauvegarder l’unité de la République et l’intégrité de son territoire, sous peine de haute trahison… ».

Ainsi donc, en instaurant une carte de résidence des étrangers uniquement pour une province de la RDC, il y a risque de porter atteinte à l’unité de la République et la cohésion entre l’autorité centrale et les autorités provinciales.

  1. Au regard du droit administratif

Il faut souligner qu’il y a nécessité pour un étranger qui remplit les conditions d’accès et de résidence en RDC, d’avoir une existence administrative.

L’existence administrative consiste à son enregistrement dans le fichier national. L’étranger ainsi inscrit administrativement aura des droits mais aussi des obligations à remplir.

Force est de constater qu’à défaut d’un fichier national, les étrangers en RDC ne sont enregistrés que dans le fichier de la DGM (Direction générale de Migration).

Par ailleurs, la matérialisation d’une existence administrative peut être concrétisée par la délivrance d’une carte d’identité.

La délivrance d’une carte d’identité étant un acte administratif, elle doit respecter toute la procédure administrative requise.

Ainsi donc, la question doit être posée sur le fondement juridique d’une décision d’un gouverneur de délivrer unilatéralement cette carte d’identité.

Quel est l’acte générateur de droit ?

Est-ce une instruction verbale ou écrite ? Est-ce une ordonnance ? Est-ce un arrêté provincial ?

Nul besoin de rappeler que tout acte administratif pris par une autorité administrative doit remplir les conditions de sa publicité afin de permettre sa prise de connaissance.

Le Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa devrait préciser le fondement juridique de sa décision.

Il faut rappeler que la loi organique n° 16/027 du 15 octobre 2016 portant organisation, compétence et fonctionnement des juridictions de l'ordre administratif confère au Conseil d’Etat en RDC,  le pouvoir d’annuler ou suspendre tout acte administratif irrégulier ou illégal.

Pour éviter que sa décision soit annulée pour excès de pouvoir, nous pensons qu’il aurait été plus prudent au gouverneur de la ville avant de prendre cette décision de délivrance de carte d’identité pour les étrangers qui sont sur son territoire, de demander l’avis du Conseil d’Etat.

C’est aussi l’Etat de droit !!!

Après la grande cérémonie de remise des chèques aux Agences Locales d'Exécution (ALE) pour le démarrage des travaux de la mise en œuvre du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145 T), le Bureau Central de Coordination (BCeCo) a organisé, cette fois-ci, une séance d'ouverture publique des plis déposés par les Petites et Moyennes Entreprises (PME) pré-qualifiées pour compétir dans le cadre de la mise en œuvre du PDL-145 Territoires. Au total, 224 dossiers ont été ouverts sous l'œil vigilant du Directeur Général du BCeCo, Jean Mabi Mulumba assisté par son équipe composée du Directeur Technique, Edouard Koko, et des agents de la commission de passation des marchés du BCeCo. La cérémonie a eu lieu du 13 au 14 septembre 2022 aux installations du BCeCo à Kinshasa. Il faut donc souligner qu'après cette séance d'ouverture des plis réceptionnés par le BCeCo, il s'en suivra la phase d'évaluation de ces dossiers soumissionnés par les PME.

C'est dans le but de respecter le principe de transparence que le BCeCo a rendu cette activité publique, donc en présence de tous les représentants des entreprises soumissionnaires. Ce qui est une première, mieux une innovation pour le BCeCo. « Le BCECO a vraiment innové. Vous savez avant même d’avoir les avis d’appel d’offres, il a appelé tous les entrepreneurs à une formation dans un atelier qui a été formé pour leur faciliter de comprendre la philosophie de lancement de ces travaux lorsqu’il y aura un cahier de charge », a déclaré Joseph Balukuna, Entrepreneur de génie civil, et responsable d'une entreprise dont le dossier a été retenu.

« Nous avons vu que le BCeCo a voulu la transparence parce que l’ouverture de cette activité ne se passe pas dans une salle bien qu’il y a toujours transparence dans une salle. L’ouverture s’est passée dans un espace public et le BCeCo a tenu à ouvrir tous les dossiers aujourd’hui pour éviter que l’on dise que la nuit, il y a des choses qui ont été tripotées. Nous sommes contents de la manière dont ils ont procédé », s'est exprimé Ross Mwakadi, un des représentants de l’entreprise Génies de Construction du Kasaï.

Par ailleurs, il a renseigné que lors de la pré-qualification, son entreprise avait déposé le dossier et a été sélectionnés, et puis notifiés par le BCECO. Et sur trois provinces dont Kasaï central, Kasaï oriental et Lomami, qu'ils sont retenus. Toutefois, il faut donc souligner que cette activité révèle une importance capitale, car c’est tout le pays qui attend les résultats du PDL-145 T qui est un programme ambitieux du Chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, visant à réduire les inégalités sociales et à améliorer les conditions et cadres de vie des populations rurales dont le coût est estimé à 1,66 milliards USD, et sera financé principalement par les ressources du Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC).

Il faut également indiquer que cette activité offre une opportunité d'affaires et de création des marchés à des entrepreneurs locaux. Mais puisqu’il s’agit des appels offres, il y a une grande concurrence entre ces PMEs qui doivent remplir les critères de performance exigés.

Du reste, il convient de noter que ces PMEs ont soumissionnés pour travailler dans les 9 provinces d'intervention du BCeCo dont le Kasaï-Central (5 territoires), le Haut-Katanga (6 territoires), la Lomami (5 territoires), le Kasaï-Oriental (5 territoires ), l'Ituri (5 territoires), le Nord-Kivu (6 territoires), le Haut-Uele (6 territoires), le Haut-Lomami (5 territoires) et le Lualaba (5 territoires). Ces PME font partie du groupe d'acteurs avec lequel le BCeCo. Les autres acteurs sont les ALE qui sont essentiellement constituées des Organisations Non Gouvernementales (ONG).

(Avec la Cellule de communication du BCeCo)

Concerne : Travaux d’électrification des groupements d’IKOMA, IZEGE et IBONA avec placement des compteurs à prépaiement, dans le Territoire de Walungu dans la Province du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo

AOI N°003/SNEL S.A/DG/DEQ/DGR/CPM/2022/MT

  1. La Société Nationale d’Electricité, « SNEL S.A » en sigle, recrute des Partenaires qui apportent des financements nécessaires en vue de la conclusion des contrats spécifiques pour la réalisation des travaux d’électrification des Groupements d’IKOMA, IZEGE et IBONA avec placement des compteurs à prépaiement, dans le Territoire de Walungu dans la Province du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo.
  2. A cet effet, elle sollicite des offres sous plis fermés de la part de candidats éligibles et répondant aux qualifications requises pour réaliser les travaux susvisés.
  3. La passation du Marché sera conduite par Appel d’offres international ouvert tel que défini dans la Loi relative aux marchés publics en République Démocratique du Congo.

Les candidats intéressés peuvent obtenir des informations auprès de la Direction de la Coordination des Grands Projets (DGR/SNEL SA) et prendre connaissance des documents d’appel d’offres à l’adresse mentionnée,  ci-après, de 9h00 à 15hh30, heure locale (heure locale = TU+1)

  1. Les exigences en matière de qualification sont :
  • Capacité administrative et financière

Le candidat devra transmettre dans son offre les documents suivants :

  • Une copie du résumé du rapport d’activités de l’entreprise de l’année 2020 ;
  • Une copie du certificat d’enregistrement de l’entreprise ;
  • Une copie des états financiers certifiés des trois (3) exercices (2018, 2019 et 2020) et présentant un chiffre d’affaires annuel moyen, au cours des cinq dernières années, pour des travaux similaires au présent projet, équivalent à au moins une fois le montant de l’offre ;
  • Une copie de l’attestation fiscale en cours de validité pour les Soumissionnaires établis en RDC ;
  • Une liste et description des engagements en cours d’exécution comportant leurs valeurs en USD, les échéances et les noms des clients ou partenaires ;
  • Une attestation démontant des liquidités et/ou des facilités de crédit, afin de satisfaire aux exigences de trésorerie du Marché d’un montant au moins égal au montant de l’offre du soumissionnaire ;
  • Capacité technique et expérience

Le candidat doit :

  • présenter au moins deux (2) marchés similaires, dont un (1) en Afrique subsaharienne, de genre et de taille similaires dans les cinq (5) dernières années (2016, 2017, 2018, 2019 et 2020) et dans lesquelles le candidat a assuré seul ou en groupement la réalisation du projet.

Les références présentées doivent au minimum comporter les renseignements de base suivants : client, nom du projet et brève description, emplacement du projet, enveloppe financière, durée du projet, dates de début et de fin d’exécution, bailleurs de fonds, certificat de bonne fin des travaux.

Le marché similaire ne sera considéré que si et seulement si,  il est accompagné d’un certificat (ou d’une attestation) de bonne fin des travaux délivré par le Maître d’Ouvrage ;

  • joindre à sa soumission l’autorisation des fabricants des matériels et équipements proposés ;
  • joindre à sa soumission une liste du personnel en nombre et en qualification (ingénieurs, conducteurs de travaux, contremaîtres, etc.) que le candidat entend affecter au chantier si le marché lui est attribué.

Ce personnel comprendra notamment :

  • un représentant du Constructeur (ingénieur électricien de niveau Bac+5) responsable du projet, parlant couramment français et ayant au moins 15 ans d’expérience pour des travaux de nature et de volume similaires, y compris au moins 5 ans d’expérience en tant que chef de projet) ;
  • un Directeur des travaux (ingénieur électricien de niveau Bac+5), parlant couramment français et ayant au moins 15 ans d’expérience pour des travaux de nature et de volumes similaires, y compris au moins 5 ans d’expérience en tant que chef de chantier.

Le soumissionnaire devra fournir le curriculum vitae du Représentant du Constructeur et du Directeur des Travaux ;

  • fournir une liste des matériels et outils nécessaires à sa disposition pour les travaux à réaliser.
  1. Les candidats intéressés peuvent obtenir gratuitement un dossier d’appel d’offres complet en formulant une demande écrite à l’adresse mentionnée ci-après.
  2. Les offres devront être soumises à l’adresse ci-après, au plus tard,  le 18 novembre 2022 à 14h30, heure locale (heure locale = TU+).

Les offres remises en retard ne seront pas acceptées.

Les offres seront ouvertes en présence des représentants des candidats, à l’adresse   ci-après, le 18 novembre 2022 à 15h00, heure locale (heure = TU+1).

Les offres devront être accompagnées d’une garantie de soumission représentant 2% du montant de l’offre.

Les offres devront demeurer valides pendant une durée de cent vingt (120) jours à compter de la date limite de soumission ; tandis que celle de la garantie, en sus du délai de 120 jours prévu pour les offres, sera de 28 jours à dater de la fin de la validité des offres.

  1. L’adresse faisant référence ci-haut, est :

Société Nationale d’Electricité « SNEL SA »

Département de l’Equipement et Electrification Rurale (DGR)

2831, Avenue de la Justice, Commune de la Gombe

B.P 500 Kinshasa 1 – Ville de Kinshasa

République Démocratique du Congo

Tél. : +243 815 025 285 /+243 814 907/828 949/+243 828 949 401

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

LE DIRECTEUR GENERAL

Jean-Bosco KAYOMBO KAYAN

UG-PDSS

Coordination

N/Ref.:UG-PDSS/COORD/413/2022

VI Réf.                                                                                                                                                                        

Kinshasa, le14 SEPT 2022

 

UNITE DE GESTION DU PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DU

SYSTEME DE SANTE

«UG PDSS »

 

Avis d'Appel d'offres

(Procédure à enveloppe unique)

Pays : République Démocratique du Congo

Nom du Projet : Projet Multisectoriel de Nutrition et de Santé en RDC (PMNS)

Numéro du Crédit/Don : P168756

Intitulé du Marché : Acquisition et dotation des matériels informatiques et audiovisuels aux structures parties prenantes du niveau national (PNSR, PRONANUT, PNSA, EPST, MINAS) ainsi qu'aux Coordinations provinciales (PNSR, PRONANUT, PNSA) ;

Référence : DAON N°ZR-DRC-MSP-282053-GO-RFB

  1. Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a reçu un financement de la Banque Mondiale pour financer le Projet Multisectoriel de Nutrition et de Santé en RDC (PMNS) et a l'intention d'utiliser une partie de ce crédit pour effectuer des paiements au titre du

Marché d'Acquisition et dotation des matériels informatiques et audiovisuels aux structures parties prenantes du niveau national (PNSR, PRONANUT, PNSA, EPST, MINAS) ; ainsi qu'aux Coordinations provinciales (PNSR, PRONANUT, PNSA);

  1. Le Ministère de la Santé Publique à travers l'Unité de Gestion du Programme de Développement du Système de Santé sollicite des offres fermées de la part de soumissionnaires éligibles et répondant aux qualifications requises pour fournir les matériels informatiques ci-dessus. Les Fournitures sont constituées de sept (7) items en lot unique.

L'évaluation et l'attribution se feront par article. Les Fournitures seront livrées en République Démocratique du Congo (RDC) dans les installations de l'UG-PDSS à Kinshasa. Le délai de livraison est compris entre 1 et 2 mois.

  1. La procédure sera conduite par mise en concurrence nationale en recourant à un Appel d'Offres (AO) telle que définie dans le «Règlement applicable aux Emprunteurs - Passation des Marchés dans le cadre de Financement de Projets d'Investissement daté de Juillet 2016, révisé en novembre 2017, Août 2018 et Novembre 2020 de la Banque Mondiale («le Règlement de passation des marchés »), et ouverte à tous les soumissionnaires de pays éligibles tels que définis dans le Règlement de passation des marchés.
  1. Les Soumissionnaires intéressés et éligibles peuvent obtenir des informations auprès de l'Unité de Gestion du Programme de Développement du Système de Santé (UG-PDSS)- Dr Dominique BAABO

KUBUYA, courriel: pdssmrdc.cd et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., et prendre connaissance du Dossier d'Appel d'offres à l'adresse mentionnée N°1 ci-dessous de 9h00’ à 15h30’ heure locale (GMT+1):

  1. Le Dossier d'Appel d'offres en Français peut être acheté par tout Soumissionnaire intéressé en formulant une demande écrite à l'adresse ci-dessous contre un paiement non remboursable de Cent dollars Américains (100 SUS). La méthode de paiement sera le paiement en espèce ou par virement sur le compte ci-dessous indiqué contre un récépissé de paiement.

Nom de la Banque : ECOBANK RDC

Titulaire du compte : MIN FIN PDSS V/C DAO

N° de compte : 00026000143560000777372

Le dossier d'appel d'offres sera adressé par voie électronique.

  1. Les offres devront être remises à l'adresse N°1 ci-dessous au plus tard le 13 octobre 2022 à 12h00’ heure locale (GMT+1). La soumission des offres par voie électronique ne sera pas autorisée. Les offres remises en retard ne seront pas acceptées. Les offres seront ouvertes en présence des représentants des soumissionnaires et des personnes présentes à l'adresse N°2 mentionnée ci-dessous le 13 octobre 2022 à 12h30’ heure locale.
  1. Les offres doivent être accompagnées d'une Garantie d'offre d'un montant indiqué ci-dessous, ou l'équivalent dans une monnaie librement convertible: 000 $US (Dollars américains trois mille),
  1. Les adresses auxquelles il est fait référence ci-dessus sont :

 

Adresse N°1

Unité de Gestion du Programme de Développement du Système de Santé (UG-PDSS), Concession INRB, Croisement des avenues des Huileries Tombalbaye, Bâtiment PDSS, Gombe Kinshassa, - RDC

Attention : Charles MBUYI

Téléphone : +243 974325004/814241420

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avec copie

à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Adresse N°2

Unité de Gestion du Programme de Développement du Système de Santé (UG-PDSS), Concession INRB, Croisement des avenues des Huileries Tombalbaye, Bâtiment PDSS, Gombe Kinshassa, - RDC

Salle de réunion

Téléphone : +243 814241420

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser./Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  avec copie à

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Dr Dominique BAABO KUBUYA

Coordonnateur National

*Hier,  mercredi 14 septembre 2022, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et  le ministre de la communication et médias Patrick Muyaya ont   rendu un vibrant hommage au célèbre comédien congolais Daniel Claude Kwedi Mayimputu, décédé, le mardi 30 août 2022 à Kinshasa, de suite d'une courte maladie. 

C'est en fin d'après-midi qu'il a été conduit à sa dernière demeure, à la Nécropole Entre Ciel et Terre, après des hommages mérités en présence du Chef de l'État Félix Tshisekedi, du Président du Sénat Modeste Bahati, du Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde et de  quelques ministres. 

A  l'arrivée comme au départ, Félix Tshisekedi a salué la mémoire de cet homme qui a marqué ses empreintes dans le théâtre populaire de la République Démocratique du Congo au sein de la mythique troupe Groupe Salongo Théâtre de Chez nous. 

Pour le ministre Muyaya, Kwedi qui par sa morphologie était confondu à un sénégalais avait émerveillé plusieurs congolais et autres peuples du monde, par son talent. 

"Puisqu'on l'appelait Kwedi, j'ai toujours cru qu'il était un sénégalais tellement qu'il imitait à la perfection cette communauté des westafs bien implantée ici,  en République Démocratique du Congo. Ceux qui regardent la RTNC, ces jours-ci se souviennent de ses pièces anthologiques", a témoigné, par ailleurs,  Patrick Muyaya. 

"Excellence Monsieur le Président de la République, je vois à votre droite, il y a nos compatriotes comédiens. Ils ont besoin d'un accompagnement.

Car, nous sommes envahis  dans notre propre pays avec des programmes venus d'ailleurs. Nous pensons qu'en restaurant le travail de nos artistes, nous contribuerons à permettre à nos artistes de mieux présenter notre pays, la République Démocratique du Congo. Excellence Monsieur le Président de la République, nous sommes convaincus que sous votre direction, cet objectif sera atteint et le public savourera ce que nos artistes auront produit", a-t-il insisté.

Très nombreux,   au cours de ces obsèques, les comédiens n'ont pas hésité de manifester leurs joies de suite de la présence du Chef de l'Etat rd-congolais Félix Antoine Tshisekedi. "Nous sommes très contents pour ce geste du Président de la République. Un grand hommage à Kwedi.  Nous remercions le ministre Patrick Muyaya pour avoir informé et insister auprès du Chef de l'État pour un accompagnement et nous espérons qu'une structure s'occupera désormais,  du social de tous les artistes comédiens pour que nous ne nous plaindrons plus. La sécurité sociale est très importante pour nous et pour les autres congolais", a témoigné le comédien Yandi Mosi.

La même joie a été aussi observée sur les visages des membres de sa famille biologique. S'agissant de ses droits d'auteurs et droits voisins, nous estimons que la ministre de la culture, arts et patrimoines s'en occupera. Pour son décompte final à la RTNC, cela ne posera sûrement pas des problèmes avec la vigilance de  l'actuel ministre de la communication et médias. 

Ce grand artiste et fonctionnaire à la radiotélévision nationale congolaise - RTNC -, a, faut-il le rappeler,  tiré sa révérence à 76 ans. 

(Avec la Cellcom/Communications et Médias)

*La titraille est de La Pros.

 

Depuis un certain temps, Vodacom Congo dans son volet éducation, s’est mis à octroyer des bourses d’études aux lauréats qui terminent les humanités pour pouvoir facilement poursuivre avec les études supérieures et universitaires. Ce n’est pas un mythe, c’est une réalité. Les heureux lauréats sélectionnés après un sérieux concours, ont droit de choisir chacun l’université de son choix, où Vodacom Congo prend en charge leurs études, dans ce qu’il appelle ‘‘bourse EXETAT’’. Une très belle aventure qui se fait depuis trois éditions déjà. En marge donc du lancement officiel de la 4ème édition, la Fondation Vodacom Congo a organisé un déjeuner avec les boursiers de la 1ère, 2ème et 3ème édition ce jeudi 15 septembre, à Sultani Hôtel, dans la commune de la Gombe.

Le projet consiste à récompenser 25 élèves finalistes en prenant en charge le paiement de leurs frais académiques durant 5 ans sans échec de parcours.

En effet, pour cette édition, 25 lauréats seront retenus sur l’ensemble du pays à l’issue d’un test. Et la prise en charge sera disponible pour toutes disciplines confondues à hauteur de 1000$ l’année. Depuis le lancement dudit programme, la Fondation Vodacom Congo a déjà pris en charge 75 lauréats issus de plusieurs provinces du pays.

Papy Bambi, l’un des boursiers, étudiant en 1ère Licence à l’UNIKIN, a déclaré ceci : « C’est avec une attitude de reconnaissance que je dis merci à la Fondation Vodacom pour cet accompagnement financier qui m’a permis de financer mes études universitaires. Sans cette opportunité, je n’aurais pas pu accéder à l’université après mon diplôme d’Etat. A la fin de ma licence, je dédierais mon diplôme à Vodacom Congo. Encore une fois de plus, mille fois merci à Vodacom pour ce geste qui restera à jamais gravé dans mon cœur».

Le Préfet de l’Université Catholique de Goma a également décrit sa joie en ces mots : notre institution est fière de collaborer avec Vodacom. Ce partenariat nous a permis de découvrir la mission, les valeurs, ainsi que les ambitions de Vodacom par rapport à l’éducation de la jeunesse congolaise. Nous encourageons les leaders de cette grande entreprise à perpétuer cette initiative pour redorer l’image de l’éducation en RDC.

Vision et mission de Vodacom

La Directrice des Ressources Humaines, Mme Agnès Muadi a expliqué aux boursiers la vision et la mission de Vodacom Congo. Vodacom Congo a-t-elle indiqué,  travaille toujours dans l’esprit de rajeunir ses employés, et donner l’opportunité à tout le monde. Dans sa vision, Vodacom Congo fait de la santé physique de ses employés une priorité de premier rang. Vivre et travailler chez Vodacom, c’est toute une culture à apprendre, a précisé la Directrice des Ressources Humaines, expliquant beaucoup d’autres choses qui se passent à l’interne. «Chers boursiers, Vodacom Congo prend en charge vos études, pour que demain, une fois terminé, vous poussiez venir travailler pour l’entreprise, mais le recrutement se fera sur base des compétences. Etudiez bien et distinguez-vous pour faire partir de cette grande famille Vodacom », a-t-elle conclu, tout en leur souhaitant bonne chance.

Pour sa part, la présidente de la Fondation Vodacom, Mme Roliane Yulu a lancé un appel à tous les élèves qui viennent  de décrocher leurs diplômes d’Etat de postuler pour la 4ème édition qui commence déjà. Les conditions sont les suivantes : Être de nationalité congolaise ; Etre âgé de 20 ans au maximum ; Avoir obtenu son diplôme d’Etat durant l’année scolaire 2021-2022 ; Etre un abonné Vodacom et disposer d’un numéro correctement identifié (les mineurs ne peuvent pas avoir un numéro enregistrés en leur nom) ; Avoir vérifié ses résultats en utilisant le Menu interactif dédié à Vodacom EXETAT *42202# ; Avoir encodé ses informations (date de naissance et 14 chiffres de l’élève) en utilisant le menu USSD *42211# dédié à la Bourse Vodacom Exetat.

EG

*Les parlementaires reprennent aujourd’hui, jeudi 15 septembre 2022, la session ordinaire de septembre. Le Sénat débute la cérémonie à 10 heures en présence du président de l’Assemblée nationale, les officiels et les autres invités. Deux heures plus tard, à 12h30’, interviendra la plénière d’ouverture à la chambre basse du Parlement. Une session budgétaire mais politiquement chargée pour les députés sur qui se trouvent suspendues, comme l’épée de Damoclès, les révélations de Martin Fayulu sur les émoluments faramineux de 21.000 dollars. Cette session doit baliser le chemin tortueux de prochaines élections. Mais avant cela, il a les arriérés parlementaires de la dernière session qu’il faut vider.

Juste une année nous sépare des élections de 2023 alors qu’il se pose encore, entre autres, le problème du fichier électoral en vue de permettre de définir les circonscriptions électorales. A cela s’ajoute les attributions régaliennes de l’Etat. Il y a les projets de développement du gouvernement, PDL 145, pour le bien-être de la population. D’où, la nécessité d’un budget conséquent.

Les prévisions du gouvernement pour le budget 2023 se chiffrent à un peu plus de 14 milliards de dollars. L’exécutif national le trouve suffisant en vue de permettre d’organiser les élections dans les conditions les meilleures. En attendant, le calendrier électoral se fait encore attendre. Aussi, le défi sécuritaire de plus en plus impérieux afin d’éviter tout prétexte en rapport avec un quelconque glissement. Des foyers de tensions à travers le pays qui ne présagent pas la tenue de bonnes élections. Kwamouth vient de s’ajouter à la  longue liste «des points chauds» sur l’étendue du territoire national surtout qu’il se trouve à la porte de la capitale Kinshasa.

A ce propos, la coordination de société civile du Nord-Kivu, dresse une liste de défis à relever à la rentrée parlementaire. Elle charge les députés de discuter de la nécessité d’augmenter les salaires des militaires, des policiers, des enseignants, infirmiers et autres fonctionnaires. Cette structure citoyenne souhaite qu’il soit mis fin à l’état de siège avant de dénoncer l’inopportunité des armées étrangères en RDC et d’exiger la résiliation du partenariat RDC-MONUSCO.

En outre, les forces vives du Nord-Kivu appellent les députés à voter un budget spécial pour la prise en charge des déplacés de la guerre de l’Est et le retour sécurisé des réfugiés congolais en Ouganda.

Appui aux FARDC

Le Mouvement Citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) s’est dit, dans une déclaration, préoccupée par la trêve observée depuis un certain temps sur tous les fronts, laquelle trêve profite seulement à l'ennemi pour lui permettre de se réorganiser et d'attaquer éventuellement les positions des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Il demande au Parlement d'allouer un budget significatif aux forces armées au cours de cette session parlementaire consacrée à l'adoption du budget national.

«Il est justice si les députés réduisent sensiblement leurs rémunérations (21.000$ par mois) pour permettre d'investir dans l'achat des munitions et équipements militaires pour l'armée congolaise», lit-on dans cette déclaration signée par la cellule de communication de la LUCHA. Dans la foulée, la LUCHA demande aux FARDC d'abandonner les mécanismes de riposte et de ne prioriser que les attaques sans relâche pour défaire définitivement l'ennemi.

«La LUCHA demande au commandement des FARDC de relancer les opérations militaires hautement planifiées pour mettre fin à cette menace des terroristes du M23. Exhorte la population congolaise de rester toujours mobilisée derrière notre armée pendant ces moments d'agression, surtout en collaborant avec les services de sécurité pour dénoncer tout suspect et collabo », lit-on.

Par conséquent, la LUCHA recommande au gouvernement congolais le retrait effectif des troupes de la MONUSCO et exige que ceci soit fait dans un court délai avant d'être forcé par les actions de grandes envergures prévues incessamment contre cette mission onusienne.

Emma Muntu

 

Conformément aux dispositions des articles 115 de la Constitution et 82 du règlement intérieur de la Chambre haute du Parlement, les sénateurs ont repris, hier jeudi 15 Septembre 2022,  le chemin de l’hémicycle pour la deuxième et dernière session ordinaire de l'année 2022 essentiellement budgétaire. En présence de son collègue de l’Assemblée nationale, devant le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde accompagné de quelques membres de son Gouvernement, sous l’œil vigilant des ambassadeurs et responsables des organes d’appui à la démocratie, le Président Modeste Bahati Lukwebo a passé en revue la situation générale du pays dans tous les secteurs, et ce avant d’appeler le gouvernement Sama à améliorer les conditions sociales des populations.

Avant de survoler la situation sécuritaire, politique, environnementale, économique et sociale, Modeste Bahati a rendu des hommages vibrants au Feu Sénateur Omba Pene Djunga Raymond. « Celui-là même que nous avions l’habitude d’appeler affectueusement ‘’Colonel’’, grade dont il a été revêtu et qui a couronné sa brillante carrière militaire  pendant la Deuxième République. Une perte énorme pour la Commission Défense et Sécurité en particulier et pour le Sénat en général, compte tenu de ses initiatives toujours heureuses et de ses nombreuses et pertinentes contributions enregistrées au cours des débats en Commissions tout comme en séances plénières du Sénat », a-t-il dit. Au nom de la Chambre haute du parlement, le speaker du Sénat a saisi cette triste opportunité pour exprimer au nom du Sénat sa profonde compassion et ses condoléances les plus sincères à sa famille biologique et par extension à toutes les familles éplorées à la suite des massacres perpétrés à l’Est du pays sans oublier ceux ayant perdu les leurs lors des conflits inter-ethniques entre YAKA et TEKE dans les Provinces du KWANGO et de MAÏ-NDOMBE. «Enfin, nous nous joignons au peuple britannique pour lui présenter au nom du Sénat congolais, nos sincères condoléances à l’occasion du décès de Sa Majesté, la Reine ELISABETH II », a-t-il déclaré.

Modeste Bahati Lukwebo a salué les efforts fournis par le Chef  de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, pour améliorer les conditions de vie de la population congolaise. Ainsi, il a formulé quelques recommandations au gouvernement pour matérialiser la vision du Président de la République. Il a rappelé que cette Session de septembre sera essentiellement budgétaire et a demandé au gouvernement de déposer le projet du budget 2023 dans les délais constitutionnels.  Modeste Bahati a encouragé l'exécutif national à prendre en compte dans ledit projet le financement des élections, pour permettre à la Centrale Électorale d’organiser les scrutins prévus l’année prochaine. «Le Sénat reste convaincu que la nouvelle version de la loi électorale promulguée améliorera l’indépendance, l’efficacité et la neutralité de la Commission Electorale Nationale Indépendante et permettra d’éviter les irrégularités maintes fois décriées précédemment. J'invite ainsi la Commission Electorale Nationale Indépendante à s’inspirer des critiques récurrentes lors de l'organisation des élections antérieures et des observations y relatives pour parfaire son travail afin d'aboutir aux résultats électoraux qui reflètent la volonté exprimée par le peuple souverain. Désormais «l’après élection» ne peut plus être une période éprouvante pour le peuple congolais», suggère Modeste Bahati.

Toujours à propos du projet de loi de finances 2023, Modeste Bahati a invité la chambre basse à transmettre ledit projet  à temps au sénat pour son examen approfondi. Bien que essentiellement budgétaire, la session ouverte sera aussi l'occasion pour le Sénat de se pencher  sur les arriérés  législatifs parmi lesquels des projets et propositions de loi.

La Pros.

 

 

 

République Démocratique du Congo

SENAT

ALLOCUTION DE L’HONORABLE PRESIDENT DU SENAT A L’OCCASION DE L’OUVERTURE DE LA SESSION ORDINAIRE DE SEPTEMBRE 2022, Palais du Peuple, le 15 septembre 2022

  • Honorable Président de l’Assemblée Nationale et Cher Collègue,
  • Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
  • Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle,
  • Monsieur le Procureur Général près la Cour Constitutionnelle,
  • Monsieur le Premier Président de la Cour de Cassation,
  • Monsieur le Procureur Général près la Cour de Cassation,
  • Madame la Première Présidente du Conseil d’Etat,
  • Monsieur le Procureur Général près le Conseil d’Etat,
  • Monsieur le Président de la Cour des Comptes,
  • Monsieur le Procureur Général près la Cour des Comptes,
  • Monsieur le Président de la Haute Cour Militaire,
  • Monsieur l’Auditeur Général près la Haute Cour Militaire,
  • Monsieur le Président du Conseil Economique et Social,
  • Messieurs les Présidents des Institutions d’Appui à la Démocratie,
  • Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions Diplomatiques et Représentants des Organismes Spécialisés du Système des Nations Unies et des Organisations Internationales,
  • Mesdames et Messieurs les Membres des Bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat,
  • Honorables Députés Nationaux et Sénateurs,
  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
  • Monsieur le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat,
  • Mesdames et Messieurs les Officiers Généraux et Supérieurs des Forces Armées et de la Police Nationale,
  • Mesdames et Messieurs les mandataires publics,
  • Monsieur le Président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa,
  • Monsieur le Gouverneur de la Ville Province de Kinshasa,
  • Monsieur le Bourgmestre de la Commune de Lingwala,
  • Messieurs les Représentants et Chefs des Confessions Religieuses,
  • Mesdames et Messieurs du secteur privé et de la société civile,
  • Distingués invités, en vos titres et qualités respectifs,

Conformément aux dispositions des articles 115 de la Constitution et 82 du Règlement Intérieur du Sénat, j’ai l’honneur de procéder ce jeudi à l’ouverture de la session ordinaire de septembre 2022, jour qui commémore aussi la journée internationale de la démocratie.

Comme vous le savez, le Parlement est le lieu par excellence de l'expression démocratique. Voilà pourquoi le Sénat ne peut passer sous silence cette journée internationale de la démocratie. A titre de rappel, la démocratie n’est autre chose que le pouvoir du peuple qui s’exerce dans le strict respect de hautes valeurs républicaines entre-autres : « le règne du droit, de la justice, l’équité, le respect des droits et libertés fondamentales de l’être humain, etc. »

Après les vacances parlementaires, qui ne sont pas comme d’habitude de tout repos, nous voilà de nouveau soumis à une obligation constitutionnelle inhérente à la fonction de représentation nationale dont nous sommes l’incarnation.

Je souhaite donc à tous les Honorables Sénateurs un bon retour à l’Hémicycle. Puisse DIEU TOUT PUISSANT accompagner chacun de nous dans la quête de l’intérêt général et guider nos réflexions et nos actions tout au long de cette deuxième session ordinaire de l’année 2022.

Aussi, voudrais-je, au nom de tous les Sénateurs, exprimer mes sincères remerciements et ma gratitude à toutes les personnalités civiles et militaires ici présentes qui nous font l’honneur d’être parmi nous à la cérémonie de ce jour. Cette présence à nos côtés témoigne du grand intérêt que vous attachez aux activités parlementaires qui se déroulent actuellement au Sénat sous notre leadership.

Honorables Sénateurs et Chers Collègues,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Comme cela vous a été annoncé pendant les vacances parlementaires, la mort a une fois de plus toqué à la porte de notre Chambre législative. En effet, nous venons de perdre, en date du 26 août 2022, notre estimé Collègue OMBA PENE DJUNGA Raymond, celui-là même que nous avions l’habitude d’appeler affectueusement « Colonel », grade dont il a été revêtu et qui a couronné sa brillante carrière militaire  pendant la Deuxième République. Une perte énorme pour la Commission Défense et Sécurité en particulier et pour le Sénat en général, compte tenu de ses initiatives toujours heureuses et de ses nombreuses et pertinentes contributions enregistrées au cours des débats en Commissions tout comme en séances plénières du Sénat.

Je voudrais aussi saisir cette triste opportunité pour exprimer au nom du Sénat ma profonde compassion et mes condoléances les plus sincères à sa famille biologique et par extension à toutes les familles éplorées à la suite des massacres perpétrés à l’Est du pays sans oublier ceux ayant perdu les leurs lors des conflits inter-ethniques entre YAKA et TEKE dans les Provinces du KWANGO et de MAÏ-NDOMBE.

Enfin, nous nous joignons au peuple britannique pour lui présenter au nom du Sénat congolais, nos sincères condoléances à l’occasion du décès de Sa Majesté, la Reine ELISABETH II.

Sur ce, je vous prie donc de vous lever afin d’observer une minute de silence en leur mémoire. Que l’ETERNEL accueille leurs âmes dans son royaume céleste.

Honorables Sénateurs et Chers Collègues,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

La session qui s’ouvre ce jour est essentiellement consacrée à l’examen et à l’adoption de la Loi des Finances pour l’exercice 2023.

C’est ici pour moi, l’occasion d’inviter le Gouvernement à mettre tout en œuvre pour matérialiser la vision politique de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, dans l’élaboration du projet du budget qui doit refléter la transparence et la réalité dans les estimations des dépenses publiques. J’en profite pour demander au Gouvernement de bien vouloir déposer le projet du budget pour l’exercice 2023 dans les délais constitutionnels d’une part, et d’autre part à la Chambre sœur de le transmettre à temps au Sénat après examen et adoption par elle.

Qu’il me soit permis d’attirer l’attention de tous lors de l’élaboration et l’examen du projet du budget susvisé sur les impératifs multiples et incontournables que nécessitent l’accomplissement des missions régaliennes dévolues légalement au Sénat et qui se résument de la manière suivante :

  • Élaborer les propositions des lois et voter les textes législatifs (projets et propositions des lois) ;
  • Contrôler le Gouvernement ainsi que les Entreprises et Etablissements publics ;
  • Examiner les propositions et projets des lois en Commissions Parlementaires ;
  • Formuler des recommandations à l’intention du Gouvernement après examen et analyse des problèmes spécifiques des Provinces.
  • Organiser les rencontres avec les Assemblées provinciales ;
  • Participer à la Conférence des Gouverneurs ;
  • Assurer la prise en charge médicale des Présidents Honoraires du Sénat et leur octroyer régulièrement la rente instituée légalement en leur faveur ;
  • Assurer le paiement des pensions de retraite des anciens sénateurs et les rentes des veuves et orphelins ;
  • Organiser les Congrès ordinaire et extraordinaire ;
  • Assurer la diplomatie parlementaire entrainant le paiement des cotisations aux Organisations Internationales des Parlementaires  et leur participation aux rencontres interparlementaires ;
  • Organiser les sessions de formation pour le renforcement des capacités du Personnel Politique et les Fonctionnaires du Sénat.

Honorables Sénateurs et Chers Collègues,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Comme cela a toujours été le cas lors de l’examen de la loi des Finances où des débats enflammés, passionnés, voire tumultueux, sur le projet du budget présenté par le Gouvernement sont évidents aussi bien à l’Assemblée Nationale qu’au Sénat, nous souhaitons que ces débats visent l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens et l’amélioration du climat des affaires en vue d’attirer les investisseurs et booster la croissance économique.

C’est pourquoi, j’invite tout le monde à privilégier l’intérêt général pour le plus grand bien du peuple congolais. 

Dès lors, les joutes verbales à venir doivent être perçues non pas comme l’expression d’un quelconque antagonisme politique ou idéologique mais plutôt comme la manifestation de notre attachement commun à l’affectation judicieuse et équitable des ressources publiques au profit de nos populations.

Notons particulièrement que le budget de l’Etat pour l’Exercice 2023 aura l'obligation de prendre en compte le complément et le solde des dépenses relatives à l’organisation des élections prévues en 2023.

Le Sénat reste convaincu que la nouvelle version de la loi électorale promulguée améliorera l’indépendance, l’efficacité et la neutralité de la Commission Electorale Nationale Indépendante et permettra d’éviter les irrégularités maintes fois décriées précédemment.

J'invite ainsi la Commission Electorale Nationale Indépendante à s’inspirer des critiques récurrentes lors de l'organisation des élections antérieures et des observations y relatives pour parfaire son travail afin d'aboutir aux résultats électoraux qui reflètent la volonté exprimée par le peuple souverain. Désormais « l’après élection » ne peut plus être une période éprouvante pour le peuple congolais.

Honorables Sénateurs et Chers Collègues,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Bien qu’étant essentiellement budgétaire comme j’ai eu à l’épingler plus haut, la session qui s’ouvre ce jour se penchera également sur les arriérés de nos travaux législatifs.

A titre illustratif je cite :

  • Le projet de loi modifiant et complétant le Décret du 30 janvier 1940 portant code pénal congolais en matière de la prévention et de la répression de la Traite des personnes ;
  • La proposition de loi organique modifiant la loi organique n°06/04 du 10 octobre 2006 telle que modifiée à ce jour portant Statut des Magistrats ;
  • La proposition de loi modifiant et complétant la loi n°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des Provinces ;
  • La proposition de loi modifiant et complétant la loi n°11/011 du 13 juillet 2011 relative aux Finances publiques ;
  • La proposition de loi relative à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine culturel, matériel et immatériel de la République Démocratique du Congo ;
  • La proposition de loi déterminant les principes fondamentaux relatifs à la Recherche Scientifique et à l’Innovation technologique ;
  • La proposition de loi modifiant et complétant l’Ordonnance-loi n°089-031 du 07 août 1989 portant création de la taxe de promotion de l’Industrie ;
  • La proposition de loi modifiant et complétant la loi n°11/022/ du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’Agriculture ;
  • La proposition de loi sur la répression du trafic des stupéfiants, substances psychotropes et précurseurs ;
  • La proposition de loi organique portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption.

Honorables Sénateurs et Chers Collègues,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Revenons présentement à l’actualité qui s’observe tant à l’intérieur qu’a l’extérieur de notre pays.

  1. A L’INTERIEUR DU PAYS :
  2. Sur le plan sécuritaire: la présente session, s’ouvre dans un contexte national toujours marqué, par la persistance de la crise sécuritaire dans certaines Provinces du pays.

A cet effet, je salue la position courageuse de notre Président de la République qui, lors de la tripartite de Luanda et tout récemment lors du dernier sommet annuel de la SADC à Kinshasa, n'a pas usé de la langue de bois pour dénoncer nommément le Rwanda comme pays agresseur sous couvert des marionnettes du M23. Un tel acte de courage ne peut que susciter notre admiration et notre soutien total vis-à-vis de sa politique.

C’est ici l’occasion pour nous d’exprimer notre attachement indéfectible au Chef de l’Etat, Garant de la Nation, tout en l’encourageant à ne pas desserrer la pression diplomatique et surtout militaire sur le terrain des opérations, et, j’invite donc le Peuple congolais à s’unir derrière le Commandant Suprême des forces armées et de la Police Nationale Congolaise pour bouter l’ennemi hors de notre Territoire.

Inspirons-nous, à ce sujet de l’interpellation adressée au peuple burkinabé par le Capitaine Thomas SANKARA, Chef de l’Etat d’alors, à Bobo-Dioulasso, je cite : «Nous ne connaîtrons jamais l’échec parce que le jour où l’ennemi aura raison de nous, c’est que nous ne sommes plus en vie. Tant que nous serons en vie, nous connaîtrons le succès».

C'est ici l’occasion de soutenir nos vaillants militaires, nos policiers et les services de sécurité pour la défense de la Patrie, pour les sacrifices qu’ils consentent sur le théâtre des opérations contre le terrorisme et l’occupation illégale d’une partie de notre Territoire national.

Dans ce même registre sur la sécurité, je relève, dénonce et condamne avec fermeté le banditisme urbain communément appelé « Kuluna » que l’on constate dans nos Provinces. Cette forme de délinquance qui actuellement gangrène même nos villages à une vitesse exponentielle. J’exhorte ainsi le Gouvernement à tout mettre en œuvre pour éradiquer cette espèce de criminalité qui met en danger la vie des paisibles citoyens aussi bien en milieux urbains que ruraux en étendant l’expérience de KANYAMA KASESE dans toutes les Provinces.

Je ne saurais clore ce chapitre sans évoquer le conflit inter-ethnique dans la Province de MAÏ-NDOMBE, plus précisément dans le Territoire de KWAMOUTH où les affrontements sanglants ont opposé les YAKA aux TEKE. Il est inadmissible de voir les Congolais atteindre un tel degré d'atrocités, pour des problèmes qui les accablent et qu’ils pouvaient régler eux-mêmes pacifiquement.

J’encourage le Gouvernement dont une forte délégation vient de séjourner dans le territoire de KWAMOUTH, d’y consacrer tous les efforts pour le retour de la paix dans cette partie de la République.

Honorables Sénateurs et Chers Collègues,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

  1. Sur le plan politique: je voudrais évoquer l’un des projets majeurs visant la reconstruction nationale initiés par Chef de l’Etat, Son Excellence Felix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO concernant plus précisément le développement de notre pays à la base. Il s’agit du projet « développement de 145 Territoires de notre pays », et qui suscite un grand intérêt auprès de nos populations, notamment celles de l’arrière-pays. Pour ce faire, j’exhorte le Gouvernement à ne ménager aucun effort pour la réussite totale de cette vision grandiose de l’Autorité Suprême, qui vise l’intégration de toutes les Entités Territoriales Décentralisées de notre  grand et beau pays dans le processus de développement intégral.

A cet effet, j’insiste sur la nécessité de mettre en place des mécanismes d’encadrement, afin que ce projet ne souffre d’aucune entrave surtout, qu’il faudra éviter le détournement des fonds qui seront disponibilisés pour la mise à exécution dudit projet.

Honorables Sénateurs et Chers collègues,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

  1. Sur le plan économique: la situation économique actuelle de notre pays reste marquée par les effets de la guerre qui sévit entre la Russie et l’Ukraine dont les conséquences ont mis en mal notre économie, déjà confrontée aux multiples défis et l'ont exposée aux risques caractérisés par :
  • Le renchérissement des cours du pétrole suite aux tensions géopolitiques et stratégiques ;
  • L'impact de la hausse de la facture pétrolière sur le budget de l'Etat ;
  • La hausse des prix des produits essentiels et le coût de transport ;
  • Le resserrement de la politique monétaire par les grandes Banques Centrales qui pourrait induire les tensions sur le marché financier ;
  • Les pressions inflationnistes tenant à des chocs d’offre.

Face à tous ces risques, il y a lieu notamment d'encourager l'application des recommandations préconisées par la Banque Centrale du Congo qui consistent notamment à :

  • Stimuler le secteur productif principalement l’agriculture et l’élevage pour garantir l'approvisionnement des Centres urbains en denrées alimentaires ;
  • Coordonner de manière continue les actions au niveau de la politique monétaire dans le cadre du maintien du pacte de stabilité ;
  • Poursuivre la politique budgétaire de financement monétaire (la surveillance de l'offre et de la demande de liquidité bancaire) pour éviter la résurgence de l'inflation intérieure d'origine monétaire ;
  • Suivre l'impact de la guerre en Ukraine sur l'économie du pays ;
  • Engager des mesures de lutte contre l'inflation pour amortir l'augmentation du prix du pétrole.

En vue d’accroitre les ressources de l’Etat, j'invite le Gouvernement à parachever le processus d'appel d'offre de vente des 27 Blocs pétroliers et 3 Blocs gaziers pour qu'à terme, avec une exploitation responsable et une bonne gouvernance, afin d'améliorer le niveau de vie de nos populations d’une part et d’autre part, poursuivre l'aménagement et la construction des nouvelles infrastructures pour désenclaver et relier nos Provinces.

Honorables Sénateurs et Chers collègues,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

  1. Sur le plan social: cette nouvelle session s’ouvre sur fonds des remous sociaux et des revendications dans les secteurs de la Santé Publique, de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, de l’Enseignement Supérieur et Universitaire sans oublier la baisse du pouvoir d’achat à la suite de la hausse des prix des biens de première nécessité sur le marché.

La finalité de la politique doit viser le social de la population qu’elle est censée servir.

Dès lors, le Gouvernement doit faire beaucoup d'efforts pour améliorer le vécu quotidien des populations actives plus particulièrement les agents de l'Etat. Ainsi, comme vous pouvez le constater, ces efforts ne sont pas suffisants au regard des mouvements sociaux que nous constatons par ci, par là. J'invite donc le Gouvernement à être réaliste dans les réajustements salariaux tout en tenant compte du panier de la ménagère. C'est la seule façon, à mon avis, de combattre tous ces remous sociaux et favoriser le retour de la paix sociale en milieu professionnel.

C’est pourquoi, je salue les actions salutaires menées dans le secteur social par le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, relatives à la Couverture Santé Universelle, particulièrement. J’invite ainsi le Gouvernement à tout mettre en œuvre pour la réussite dudit projet.

Pour ce qui est de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, les revendications portaient notamment sur l’identification des Nouvelles Unités et des nouvelles écoles. A ce sujet, je salue les travaux tenus en juillet dernier à MBWELA LODGE, entre le Gouvernement et le banc syndical sur l’évaluation de l’addendum au Protocole de BIBWA. Cette évaluation a suscité beaucoup d'espoirs.

Il en est de même dans le secteur de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, où je note la persistance de la grève. Là aussi j’invite le Gouvernement à honorer ses engagements vis-à-vis du personnel enseignant et administratif de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique tant en ce qui concerne la rémunération que les autres avantages.

S'agissant du panier de la ménagère, il s’observe ces jours, à travers les marchés, la flambée des prix aussi bien des produits manufacturés que des denrées de grande consommation, avec comme conséquence les d’énormes difficultés qu’éprouvent les ménages. Là aussi, je recommande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions utiles pour réduire les souffrances de la population.

  1. Sur le plan environnemental: il sied de noter que les forêts de la République Démocratique du Congo et ses tourbières sont essentielles à la transition énergétique mondiale. La République Démocratique du Congo est donc devenue la solution aux préoccupations climatiques.

Je salue les actions adéquates menées par le Gouvernement notamment la signature du contrat de partenariat du programme de Gestion Durable des forêts entre la RDC et CAFI (Initiative des Forêts de l'Afrique Centrale) pour l'amélioration de la gouvernance forestière au travers d'appui à l'aménagement du Territoire, à la gestion des forêts et à la promotion des modes de gestion durable afin de lutter contre le changement climatique. J’invite donc le Gouvernement à sensibiliser la population sur la culture de l’arbre.

Honorables Sénateurs et Chers Collègues,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

  1. PLAN INTERNATIONAL :

Il vous souviendra qu’il s’est tenu à Kinshasa, ici au Palais du Peuple, du 09 au 18 août 2022, le 42ème Sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la SADC. Le thème principal de ces assises était : « Promouvoir l’industrialisation au moyen de l’agro-transformation, la valorisation des minéraux et du développement des chaînes de valeur régionales en vue d’atteindre une croissance économique inclusive et durable ».

Au cours de ces assises a eu lieu la passation de pouvoirs entre le Président sortant, Son Excellence le Docteur LAZARUS CHEKWERA, Président du MALAWI et Son Excellence Felix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président la République Démocratique du Congo, qui préside à la destinée de cette Organisation pour un mandat d’un an. Le Président de la République, s’est engagé durant son mandat à la tête de la SADC à implémenter les programmes destinés à développer les infrastructures et les services de la région qui ont un lien direct avec les principales stratégies de la SADC.

Ces stratégies visent à stimuler l’intégration économique et à éradiquer la pauvreté dans la Région, travail qui doit se faire avec la collaboration de tous les Etats Membres. Pour ce faire, le Sénat lui rassure son soutien et son accompagnement total pour la réussite de son mandat.

Honorables Sénateurs et Chers Collègues,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

A ce niveau de mon allocution, j'exhorte une fois le Gouvernement, à prendre en compte tous les aspects socio-économiques que j'ai évoqués supra en vue d’améliorer les conditions de vie notre peuple.

Pour clore mon propos, je vous rappelle, chers Collègues, l’obligation qui incombe à chacun de nous, une fois de retour des vacances parlementaires, de dresser et de déposer son rapport des vacances dans les quinze jours de l'ouverture de la session, conformément à l'article 233, alinéa 4 de notre Règlement Intérieur.

Sur ce, je déclare ouverte la session ordinaire de septembre 2022 et je vous remercie.

Fait à Kinshasa, le 15 septembre 2022

Sénateur Modeste BAHATI LUKWEBO

 

 

 

 

PAYS : République Démocratique du Congo

NOM DU PROJET : Projet d’Autonomisation des femmes entrepreneures et modernisation des PMEs pour l’emploi et la croissance (TRANSFORME-RDC)

Domaine / secteur de pratique : Finance, Compétitivité et Innovation

No de crédit : 7101 ZR

N° Don : E028-ZR

Numéro d'identification du projet : P178176

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a reçu de la Banque mondiale un financement d'un montant de Trois Cents Millions de dollars américains  dont  DTS 107 600 000 au titre de don et USD 150 000 000 au titre de crédit , destiné à couvrir le coût du Projet d’Autonomisation des femmes entrepreneures et de  modernisation des MPMEs pour la transformation économique et l’emploi en RDC, en sigle TRANSFORME, et a l'intention d'affecter une partie du produit de ce financement au paiement de biens, travaux et services de consultant à acquérir dans le cadre de ce projet. Ce projet d’une durée de cinq ans (2023-2027) est financé en totalité par l’Association Internationale de Développement (AID).

Le projet est structuré en cinq composantes, à savoir :

Composante 1 : permettra de professionnaliser les femmes entrepreneures, d’élargir la réserve de nouvelles entreprises notamment,  celles créées par des femmes, et d’améliorer les performances des PME existantes en encourageant la modernisation et la mise à niveau technologique. Avec le temps, certains de ces entrepreneurs pourraient demander un financement auprès des institutions financières participantes (IFP) renforcées par la composante 2. 

Composante 2 :  s’attaquera aux contraintes liées à l’offre qui affectent l’accès au financement des MPME et soutiendra des solutions financières innovantes pour élargir l’accès au financement des femmes entrepreneures. Développement des PME, avec deux sous-composantes à savoir : (i) Amélioration de la croissance et de la performance des PME ; et (ii) développement des Centres auxiliaires des PME ;

Composante 3 : contribuera à améliorer la durabilité des résultats en termes de survie et de croissance des entreprises en améliorant l’environnement commercial et en développant l’infrastructure partagée pour stimuler davantage l’adoption de technologies et faciliter l’accès aux marchés.

Composante 4 : sera consacré à la gestion du projet.

Composante 5 : est un CERC. L’approche par le projet et la nature évolutive de ses interventions offrira la souplesse nécessaire pour adapter la conception et l’ampleur de ses interventions au contexte national.

Pour atteindre l’objectif de développement du projet, il est prévu de lancer les différents marchés ci-après par appel à la concurrence internationale :

  • Acquisition de matériel informatique et de bureau, de technologie, et d'équipements (AML/CFT) ;
  • L'acquisition d'équipements (matériels informatique et logiciels) pour moderniser la centrale des risques à la BCC ;
  • L'acquisition de Software (Core-banking system mutualisé et l'interface API pour la connexion au Switch National ;
  • Achat et distribution des téléphones portables aux bénéficiaires sélectionnées, y compris les applications dédiées et formation en utilisation des technologies numériques pour mettre en œuvre les plans d'affaires ;
  • Acquisition de terminaux de paiement électroniques et des panneaux solaires dans les zones où l'accès à l'électricité est limité ou inexistante ;
  • Contrat-service pour la plateforme d'octroi des subventions en nature (digital vouchers) ;
  • Organisation matérielle (logistique) des formations pour la formation des nouveaux entrepreneurs (formation STEP) et lancement des activités de formation à Mbuji-Mayi et Kananga ;
  • Organisation matérielle (logistique) des formations pour la formation des nouveaux entrepreneurs (formation STEP) et lancement des activités de formation à Bunia et Bukavu ;
  • L'acquisition d'équipements (hardware et software) pour rendre opérationnel un registre de suretés mobilières
  • Acquisition d'une plateforme de supervision pour le suivi et la gestion des plaintes des Clients des Institutions financières ;
  • Recrutement d'un consultant (cabinet) pour la mise en œuvre des subventions à coût partagé et le lancement des activités de communication, de recrutement, d'appuis au développement des plans d'affaires simplifiés et de la sélection des bénéficiaires dans les 4 nouvelles zones d'intervention (Mbuji-Mayi, Kananga, Bunia et Bukavu) ;
  • Renforcement de capacité des institutions financières non bancaire (IMF et COOPEC) pour le développement des agents bancaires ;
  • Sélection d'un consultant pour la mise en œuvre de subventions en nature pour les femmes entrepreneures, le lancement des activités de communication, de recrutement, d'appui au développement des plans d'affaires simplifiés et de la sélection des bénéficiaires dans les 4 nouvelles zones d'intervention (Mbuji-Mayi, Kananga, Bunia et Bukavu) ;
  • Sélection d'un consultant pour le développement des capacités des acteurs de l'écosystème de soutien à l'entrepreneuriat ;
  • Sélection d'un consultant pour la mise en œuvre de la compétition de plan d'affaires (COPA) et le lancement des activités de communication, de recrutement, d'appui au développement des plans d'affaires simplifiés et de la sélection des bénéficiaires dans les 4 nouvelles zones d'intervention (Mbuji-Mayi, Kananga, Bunia et Bukavu) ;
  • Formation et assistance technique aux FPM et PFI en produits, systèmes, E&S ;
  • Sélection d'une firme/ ONG internationale pour mettre en œuvre les Centres de PMEs et lancer l'appel à participation ;
  • Sélection d'un consultant pour la mise en œuvre de subventions en nature pour les femmes entrepreneures le lancement des activités de communication, de recrutement, d'appui au développement des plans d'affaires simplifiés et de la sélection des bénéficiaires dans les 3 anciennes zones d'intervention (Kinshasa, Goma et Matadi) ;
  • Sélection d'un consultant pour la réalisation de l'état des lieux des écarts observés entre les MPMEs gérées par les hommes et les femmes en matière légale, d'accès au crédit, d'accès aux infrastructures, de compétences et d'accès aux marches et le développement d'une campagne de marketing social ;
  • Consultant pour l’adaptation de la méthodologie, la production des manuels, matériels / vidéos et audios, l’animation de la formation des formateurs et certifications, la supervision et contrôle de formation des femmes entrepreneurs en Initiative personnelle (IP) à Mbuji-Mayi, Kananga, Bunia, Bukavu, Goma, Kinshasa et Matadi ;
  • Consultant pour l’adaptation de la méthodologie, la production des manuels, matériels / vidéos et audios, l’animation de la formation des formateurs et certifications, la supervision et contrôle de formation STEP des nouveaux entrepreneurs à Mbuji-Mayi, Kananga, Bunia, Bukavu, Goma, Kinshasa et Matadi ;
  • Sensibilisation, identification et enregistrement des bénéficiaires potentiels de femmes entrepreneurs dans le cadre de la formation en initiative personnel et lancement des activités de formation Mbuji-Mayi et Kananga ;
  • Sensibilisation, identification et enregistrement des bénéficiaires potentiels de femmes entrepreneures dans le cadre de la formation en initiative personnel et lancement des activités de formation à Bunia et Bukavu ;
  • Evaluation d'impact FIP;
  • Sélection de consultant chargé d'appuyer les reformes de la justice commerciale : Cartographie de la procédure devant le tribunal de commerce et montage d’une architecture pour la gestion et le suivi du traitement des dossiers ;
  • Révision des procédures opérationnelles internes de traitement par des Disk Operating System (DOS) et autres informations financières et formation des agents de la Cellule Nationale des Renseignements Financiers (CENAREF) ;
  • Sélection de consultant pour la réalisation du diagnostic et évaluation des prestations des infrastructures productives (e.g. laboratoires d'analyse, services de contrôle de qualité, services de certification), des fournisseurs des services de développement des entreprises, des opérateurs des chaines de valeurs et des organisations des producteurs ;
  • Sélection de consultant pour l'évaluation des capacités institutionnelles des institutions publiques qui seront impliquées dans la mise en œuvre du projet ;

Les marchés financés par la Banque mondiale seront passés selon les procédures spécifiées dans le Règlement de passation des marchés pour les emprunteurs sollicitant le financement de projets d’investissement, édition de juillet 2016, révisée en novembre 2017, août 2018 et novembre 2020, et sont ouverts à toutes les entreprises et personnes éligibles au sens dudit Règlement.

Les avis spécifiques relatifs aux différents marchés qui doivent être passés conformément aux procédures d’appel à la concurrence internationale de la Banque mondiale seront publiés, dès leur communication, dans UN Development Business et DG Market et/ou dans des revues techniques, journaux et publications commerciales ayant une grande diffusion internationale et dans les journaux locaux.

Les soumissionnaires potentiels satisfaisant aux critères de provenance et souhaitant figurer sur la liste des destinataires d’avis de présélection d’appel d’offres dans le cadre des procédures d’appel à la concurrence internationale, ou ceux qui souhaitent obtenir des informations complémentaires, devront s’adresser à l’adresse ci-dessous :

A  l'attention : Monsieur le Coordonnateur National des Projets PADMPME et TRANSFORME

Unité de Coordination du Projet

Sise, Avenue Lemarinel n°9-11, (en face du Collège Boboto),

Téléphone (+243) 81 87 24 937

Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

République Démocratique du Congo

Alexis MANGALA NGONGO

Coordonnateur National

 *Etats généraux de la communication, front médiatique contre l’agression et pour   la visibilité des actions  gouvernementales. Réformes drastiques  envisagées. Pile de résolutions à mettre en œuvre avec l’installation et  l’implication  du Comité de suivi.  Nettoyage des écuries d’Augias  à l’aune de l’assainissement  de l’espace des  médias dont le début de travail  a  sonné le glas de la fin du désordre avec la publication d’une première  liste d’insolvables du secteur de l’audiovisuel.  Patrick Muyaya Katembwe, l’actuel Ministre de la Communication et Médias, a si bien démontré qu’il était à la hauteur de ses responsabilités.  En un temps record, il s’est acquitté de ses missions, en plaçant la communication sous le prisme  d’un nouveau narratif. Briefings au  style particulier et  différent. Contenu au modèle original. Tels les stigmates indélébiles   qu’il aura réussis  à imprimer sur le cours de l’histoire de son secteur via des réformes qui, aujourd’hui,  suscitent des acrimonies infondées. Et, pourtant, casser Muyaya revient, d’une manière ou d’une autre, à fragiliser l’action de Félix Tshisekedi dont il œuvre à la communication de son ambitieux programme en tant que Ministre sectoriel. C’est aussi la meilleure façon, si jamais ce but funeste venait à être atteint, de freiner l’élan de   la communication du gouvernement, lui-même,  dont il porte, jusqu’aujourd’hui,  la parole.

Coups bas. Tirs à fleurets mouchetés. Intox et infox. Manipulations. Apparemment, tous les moyens sont déployés pour empoisonner le climat afin d’endiguer  la réalisation du    travail de celui qui, depuis son avènement à la tête du Ministère de la Communication et des Médias, y aura  donné  une nouvelle étoffe à ce  secteur névralgique pour la visibilité des actions de l’ensemble du gouvernement de la RD. Congo.

Et, dans cette croisade d’artillerie, ses pourfendeurs vont jusqu’à se servir du moment de recueillement en hommage rendu  à   l’artiste comédien  Kwedi Mayimputu, pour tenter, désespérément, de casser du sucre sur son  dos, en l’accusant de tous les maux dont souffre, depuis plusieurs décennies,  la Radiotélévision nationale.

Et, à  la grande surprise, ils ont, à cette occasion pourtant douloureuse, choisi de transmettre au Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, un mémo aux allures d’un brûlot. 

Très visiblement, c’est comme s’ils voulaient  dire à ce dernier de ne plus jamais  répondre aux prochaines manifestations du même genre, s’il faut échapper aux effets dévastateurs des manifestations improvisées  par des adorateurs du culte du spontané.

Certes, le droit de manifester est reconnu à tous. Mais, brûler la politesse aux dispositifs, à la fois, sécuritaires et protocolaires, constitue, à tout point de vue, un sacrilège que nul Président de la République, fut-il celui qui est là aujourd’hui, n’aurait peut-être   accepté, du moins  cette fois-ci,  que  pour éviter les dégâts et les dérapages. Mais, très prochainement, est-ce qu’il laissera encore faire ?

LPM

Nommé par Ordonnance présidentielle, il y a plus d’une semaine, en qualité de Directeur Général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), Etienne Tshimanga Mutombo a officiellement pris ses fonctions hier, mardi 13 septembre 2022, au terme d’une cérémonie de remise-reprise entre la nouvelle équipe et l’équipe sortante dirigée par M. Gaby Lubiba Mampuya. Ministre du Commerce Extérieur, Jean-Lucien Bussa Tongba était présent lors de passation des pouvoirs entre le DG entrant et le sortant, au siège même de l’Office, dans la commune de la Gombe. Aussitôt installé, le nouveau patron de l’Office congolais de contrôle a rassuré de sa détermination à porter encore plus haut l’image de cette entreprise de l’Etat par un travail de qualité.

Dans son mot de remerciement, le DG sortant, Gaby Lubiba, pour sa part, a remercié de tout cœur les agents et cadres de l’office pour leur soutien tout au long de son mandat. Il a exprimé également sa gratitude au Chef de l’Etat pour la marque de confiance qu’il a placée en lui tout au long de l’exercice de ses fonctions de Directeur Général. «Par mon passage, j’espère avoir répondu à ses attentes et avoir, un tant soit peu, réussi à matérialiser sa vision pour un OCC plus beau qu’avant. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Son Excellence Jean-Lucien Bussa Tongba, Ministre du Commerce Extérieur, notre tutelle, pour ses inlassables conseils et orientations qui ont pu sortir l’Office Congolais de Contrôle de l’ornière, en le hissant au diapason des organismes d’inspection régionaux et internationaux réputés. Je remercie également l’Inspection Générale des Finances, particulièrement son chef de service, pour sa détermination farouche d’accompagner le Président de la République dans l’Instauration d’une gestion saine de la chose publique. Enfin, ma gratitude va particulièrement aux 4.910 cadres et agents de l’Office Congolais de Contrôle, qui veillent sans relâche en sentinelle sur le bien-être économique et social de notre population sur toute l’étendue de territoire national. Sans leur soutien, je n’aurais pas réussi à poser chaque jour des actions tournées vers la réalisation progressive de ma vision managériale pour l’OCC», a-t-il déclaré.

La Pros.

 

Allocution du Directeur Général lors de la cérémonie de remise et reprise

Excellence Monsieur le Ministre ;

Monsieur le Président du Conseil d’Administration ;

Monsieur le Directeur Général ;

Mesdames et  messieurs  les Administrateurs ;

Mesdames et messieurs Cadres et Agents de l’OCC ;

Distingués invités, à vos titres et qualités respectifs,

Permettez-moi, avant toute chose, de rendre grâce à l’Eternel  Dieu Tout Puissant qui, dans sa préséance, avait prévu ce jour. Que son Nom Magnifique soit loué à jamais !

Je voudrais saisir cette  opportunité pour rendre un vibrant hommage au Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui  a le destin de notre beau pays en mains.

Par mon passage, j’espère avoir répondu à ses attentes et avoir, un tant soit peu, réussi à matérialiser sa vision pour un OCC plus beau qu’avant.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Son Excellence Jean-Lucien Bussa  Tongba, Ministre du Commerce Extérieur, notre tutelle, pour ses inlassables conseils et orientations qui  ont pu sortir l’Office Congolais de Contrôle de l’ornière, en le hissant au diapason des organismes d’inspection régionaux et internationaux réputés.

Je remercie également l’Inspection Générale des Finances, particulièrement son chef de service, pour sa détermination farouche d’accompagner le Président de la République dans l’Instauration d’une gestion saine de la chose publique.

Enfin, ma gratitude va particulièrement aux 4.910 cadres et agents de l’Office Congolais de Contrôle, qui veillent sans relâche en sentinelle sur  le bien-être économique et social de notre population sur toute l’étendue de territoire national. Sans leur  soutien, je n’aurais pas réussi à poser chaque jour des actions tournées vers la réalisation progressive de ma vision  managériale pour l’OCC, qui nous a donné, à titre indicatif, les résultats ci-après :

  1. Sur les plans administratifs et de l’exploitation
  • L’Office a eu à améliorer ses infrastructures qualités par le renforcement de son plateau technique qu’est le laboratoire, en répondant à la nouvelle technologie et aux exigences normatives ;
  • Outre les 25 laboratoires que comptaient déjà l’OCC, des nouveaux bâtiments abritant des laboratoires dans quelques entités ont vu le jour depuis juillet 2021 ; il s’agit notamment de Goma, Aru, Kolwezi, Lubumbashi et Tenke Fungurume ;
  • La construction des infrastructures d’exploitation de l’Est à l’Ouest et du Nord au sud du pays ; (Goma, Kasenyi, Aru, Tchomia) ;
  • Le lancement des travaux de construction des laboratoires et bâtiments d’exploitation à Zongo, Kalemie, Dilolo, Muanda, Kimpagu, Lufu etc. ;
  • La sécurisation et la protection des équipements et du système du travail (du personnel) des sociétés minières ;
  • La destruction publique de produits et marchandises saisies par les services de l’OCC dans le Nord-Est, l’Ouest et le Sud-Est de la République Démocratique du Congo ;
  • La motivation du capital humain par la reconnaissance des mérites civiques par la Chancellerie des ordres nationaux en décorant plus de 580 agents de l’OCC ayant accompli 30 ans des loyaux services à la nation à travers l’OCC ;
  • Le renforcement des capacités des agents et cadres par des formations continues indispensables pour la certification de leurs compétences ;
  • L’amélioration de la situation salariale des agents et cadres par une augmentation de plus de 30% de leurs salaires ainsi que la régularité dans le paiement des salaires à la date du 25 de chaque mois ;
  • Le paiement des décomptes des décédés depuis janvier 2007 jusqu’au 30 juin 2022 ;
  • Le paiement régulier des droits dus à l’Etat (DGI, ONEM, INPP, CNSS) depuis juillet 2021 jusqu’à ce jour, aucun retard n’est enregistré ;
  • La négociation et le paiement chaque mois d’une quotité importante des arriérés fiscaux en vue de leur apurement ;
  • L’aménagement et la modernisation du bâtiment de la Direction Générale, dont le 6ème niveau sert de modèle sur l’amélioration de l’environnement de travail ;
  • La transformation du dispensaire OCC en Centre Hospitalier répondant aux normes sanitaires internationales ;
  • Le lancement des appels d’offres pour :
  • L’acquisition des matériels informatiques ;
  • L’acquisition des imprimés de valeur ;
  • L’acquisition des fournitures de bureau, produits d’entretien et autres fournitures ;
  • L’acquisition des mobiliers de bureau ;
  • L’acquisition des matériels, fournitures médicales et produits pharmaceutiques ;
  • Le marché de services (gardiennage, entretien, réparation et ramassage des immondices) ;
  • Matériels automobiles ;
  • L’acquisition des équipements, matériels et consommables de laboratoire ;
  • L’acquisition des équipements et matériels de contrôle technique automobile ;
  • Travaux de construction des laboratoires de l’Agence de Kolwezi, du bâtiment administratif de Maluku, du bâtiment administratif de Zongo…

En sus de ce qui précède, l’OCC a :

  • Poursuivi les processus d’accréditation de ses laboratoires ;
  • Obtenu et maintenu plus de 8 accréditations dans nos domaines d’activités et ce, pour la crédibilité de notre Institution sur le plan national et international ;
  • Accentué les procédures d’inspection en rendant obligatoire le contrôle avant embarquement expédition/ embarquement ;
  • Renforcé son outil informatique par des logiciels performants pour une meilleure traçabilité des produits.
  1. Situation Financière

II.1 Avoirs

Bandes  (Comptes courants & production) et Caisses / Direction Générale :

Au 15 juillet 2021 :

Total des avoirs de l’OCC en  Francs congolais

15/07/2021

 10 893 985 228,89

Total des avoirs de l’OCC en  Dollars Américains

15/07/2021

7 485 263,61

Total des avoirs de l’OCC en Euros 

15/07/2021

1 784,03

Environ 12.934.039 USD (Dollars Américains Douze Millions neuf cent trente-quatre mille trente-neuf)

Au 09 septembre 2022 :

Total des avoirs de l’OCC en Francs Congolais

09/09/2022

29 504 470 583, 94

Total des avoirs de l’OCC en Dollars Américains

09/09/2022

36 211 674,55

Total des avoirs de l’OCC en Euros

09/09/2022

638,24

Environ 50.963.909 USD (Dollars Américains Cinquante millions neuf cent soixante-trois mille neuf cent neuf)

Soit un accroissement de plus ou moins 394 %

II.2 Dettes de l’OCC auprès des banques

  • Au 16 juillet 2021, l’OCC avait une dette de l’ordre de 18 000 000 USD (Dollars Américains Dix-Huit Millions) auprès des Banques Commerciales. Cette dette a été apurée au 20 décembre 2021, soit 6 mois après notre désignation.
  • A ce jour, la dette de l’OOC auprès des banques est de l’ordre de 7 500 000 USD (solde de 15 Millions contractés au mois de Mars 2022 pour désintéresser les retraités et décédés), qui pourra être apurée d’ici 5 mois, en respectant l’échéancier.

II.3. Cotisations sociales

Situation assainie à ce jour : plus aucune dette et paiement régulier qui intervient juste après la paie de chaque mois.

II.4. Etats Financiers

Les Etats financiers de l’exercice 2021 ont dégagé un résultat présenté comme suit :

Année

2020

2021

Résultats

(-) 13 713 224 910 CDF

Soit 6.856.612,45 USD

DEFICITAIRE

(+) 16 655 855 441 CDF

Soit 8.327.277,22 USD

BENEFICITAIRE

Sur ce, la mise en œuvre de toutes ces actions a permis à l’OCC d’atteindre les résultats ci-après :

  1. Le contrôle à l’importation comme à l’exportation renforcé par la vérification de la qualité ;
  2. L’activité de métrologie renforcée et garantie, grâce à la vérification de l’exactitude des instruments de mesure utilisés dans le commerce ;
  3. Le contrôle technique amélioré grâce à l’augmentation de l’assurance de la sécurité sur les lieux de travail ;
  4. La certification des produits et des systèmes renforcée et garantie ;
  5. Les systèmes des essais et des étalonnages renforcés ;

Excellence  Monsieur le Ministre,

Mesdames et messieurs,

Distingués invités, à vos titres et qualités respectifs,

Avant de clore mon propos, j’aimerais partager avec nous une légende amérindienne du Colibri, appelé parfois l’oiseau rare, ami des fleurs…

Un jour, dit la légende, il eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : «Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? »  «Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part. »

Telle est notre responsabilité à l’égard de notre entreprise car nous ne sommes pas totalement impuissants si nous décidons.

A la lumière de cette légende, je cède mes fonctions en priant Dieu de soutenir les nouveaux dirigeants de l’OCC et tout le personnel, afin qu’ils puissent, unis dans la quête de l’excellence et la volonté de servir, «  en faisant chacun sa part », porter de plus en plus haut le flambeau de cet Etablissement  Public à caractère Scientifique et Technique, sur lequel toute la République place tant d’espérance face aux multiples enjeux incessants du commerce au niveau Continental et International.

Bon vent à tous, pour le bonheur de tous et surtout l’intérêt supérieur de la Nation !

Que Dieu bénisse notre cher pays !

Que Dieu bénisse notre cher OCC !

Que Dieu nous bénisse tous !

Je vous remercie.

Fait à Kinshasa, le 13 Septembre 2022

Gaby Lubiba Mampuya

Ce pragmatisme a valu à son gouvernement des félicitations de la part du Bureau de la Chambre basse du parlement. Oui, pour la deuxième année consécutive, afin de pérenniser la tradition du respect de la Constitution en cette matière, le chef du gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, accompagné de quelques membres de son Gouvernement, a déposé, ce jeudi 15 septembre 2022, à la Chambre basse du parlement, le projet du budget 2023 chiffré à 14,6 milliards de dollars américains, soit une augmentation de près de 32% par rapport à l'année précédente, dont le budget était chiffré à près de 12 milliards de dollars américains.

Avec les réajustements qui devront y être apportés par la commission Écofin du parlement, ce budget permettra d'accélérer la mise en œuvre du programme ambitieux de développement local des 145 territoires porté par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui tient à redonner de la dignité à son peuple. Par ailleurs, 2023 étant une année électorale, ce budget permettra de doter la centrale électorale des moyens de sa politique pour organiser les scrutins dans les délais constitutionnels. Le dépôt de ce projet de loi de finances de l’exercice 2023 a eu lieu le même jour de l'ouverture solennelle de la session ordinaire de septembre, essentiellement budgétaire à la Chambre basse du parlement. Dans son speech solennel, le Président de la Chambre basse du parlement, Christophe Mboso a félicité le Gouvernement Sama Lukonde qui a déposé dans le délai Constitutionnel, ce projet de loi de finances de l’exercice 2023. En outre, le speaker de l’Assemblée nationale a exhorté les élus du peuple à déposer au bureau de l'Assemblée nationale, leurs rapports des vacances parlementaires, qui contiennent les préoccupations et recommandations de leurs bases respectives, et dont la synthèse sera transmise au gouvernement, qui est censé répondre à ces attentes.

Présent dans la salle du Congrès du palais du peuple et à la salle de plénière du Sénat, le Premier ministre de la RDC a écouté les discours des présidents de deux Chambres qui ont passé en revue le contexte sécuritaire, politique, économique, et social dans lequel s'ouvre cette session budgétaire. Cela est d'autant important que les réajustements à apporter dans ce projet de budget par la commission Écofin devra en tenir compte.

Devant la presse, le Premier ministre Sama Lukonde a fait montre de sa détermination à respecter la Constitution en cette matière. « Je voudrais d'abord ici mentionner que l'année passée, le 15 septembre 2021, nous étions ici au même endroit, en vue de déposer le projet de budget pour l'exercice 2022. Nous avions, à ce moment-là, affirmé que le gouvernement que je dirige et selon la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, devrait être respectueux des textes. Ici, c'est cette manifestation de déposer, pour la deuxième fois, le budget dans le délai constitutionnel. Et donc, c'est un exercice auquel le gouvernement aujourd'hui, s'est donné une exigence. Et, nous le faisons avec le ministère d'État, ministère du Budget et la collaboration de tous les autres ministères. C'est juste s'y prendre à temps pour pouvoir rencontrer cette exigence. Et ici, en ce qui concerne le budget que nous venons déposer, je voudrais juste donner quelques éléments. Parce qu'en réalité, la primeur est réservée, comme vous le savez, au parlement où nous venons le défendre », a déclaré le Chef de l’exécutif congolais.

La Pros.

 

Le leader de l’Ecide, Martin Fayulu, s’est envolé  hier mardi 13 septembre pour les Etats-Unis d’Amérique dans le cadre d’une tournée américaine. Il débute son périple par Washington, siège des institutions fédérales. Il est prévu à cette phase de la visite de l’opposant congolais dans le pays de l’Oncle Sam, des contacts politiques avec les officiels du Département d’Etat et des autres institutions américaines. L’agenda du «Commandant du peuple» prévoit également des contacts avec les lobbies américains.

Fayulu doit avoir tiré les leçons de 2018. Il tient à obtenir auprès des membres du Congrès et l’Administration Biden un suivi du processus électoral en RDC. Il nous revient d’apprendre, à ce propos, que le lobbyiste américain Jeffrey Smith prendrait part à l’organisation de ce périple américain dans le cadre du contrat avec Vanguard Africa qui gère pour 7.000 dollars par mois, une «campagne indépendante, libre et équitable» en RDC. Sa société est un sous-traitant de Future Pact, qui représente Fayulu pour 17.500 dollars mensuels jusqu’en décembre 2023

L’appui de lobbies compte pour faire bonne image d’un candidat. Ils ont accès à différentes strates de la politique américaine et influent pour la suite des événements. Les Congolais de la diaspora ne vont pas manquer au rendez-vous. Ils seront reçus par «le président élu» pour lui présenter leurs désidératas mais surtout lui réaffirmer son soutien pour le prochain joug électoral en RDC. L’enjeu est de taille. Le succès de cette tournée déterminera la suite des événements pour l’ancien candidat de Lamuka. 

Les USA comptent parmi les partenaires financiers du processus électoral en République démocratique du Congo. Il est absurde de les méconnaitre alors que la RDC se prépare aux nouvelles élections en 2023. Washington qui tient à la réalisation du cycle électoral, suit de près l’évolution de ce processus.

Pour preuve, la présence régulière des émissaires du Département d’Etat. Le dernier en date se trouve être le Coordonnateur spécial de la Maison Blanche pour le partenariat aux infrastructures et investissements globaux, Amos Hochstein. Il a salué les efforts entrepris par Félix Tshisekedi notamment, dans les domaines de la liberté d’expression et les droits des travailleurs pour un bon salaire avant d’évoquer le partenariat aux infrastructures et investissements globaux.

Emma Muntu

Nous savons tous que ce qui abonde ne vicie pas, mais aussi que tout excès nuit.

Raison pour laquelle je me suis décidé d'interpeller les politiques et ceux qui se font passés pour des hommes ou femmes de Dieu en RDC par cette énième tribune.

Premièrement je vais décortiquer quelques-unes des définitions du parti politique, qui se présentent comme suit:

Selon Feu Z'Ahidi Arthur  Ngoma, il définit le parti politique est comme "un groupement des citoyens et des citoyennes autour d'une certaine idée de la société dans laquelle ils vivent et pour des objectifs communs, censés d'intérêt majeur pour eux, voir pour l'ensemble de la communauté."

De son côté, Ismaël Tdjani-SERPES définit le parti politique comme étant "un regroupement, un projet de société et un programme politique; il a vocation à conquérir et à exercer le pouvoir d'État et à participer à la représentation de la population au niveau local et national. Il concourt à la formation de la volonté politique et à l'expression du suffrage universel par des moyens démocratiques et pacifiques."

Un parti politque doit d'abord être basé sur l'humanisme, ensuite sur l'intellectualisme et avoir un plan organisationnel dans une structuration opérationnelle qui doit être cristallisé par le dynamisme.

Mbuta Kiakwama Kia Kiziki a noté à ce sujet qu'un parti politique moderne se caractérise par une organisation durable fondée sur une structure pyramide, étendue d'un centre fédérateur national aux échelons locaux. Cette structure est constituée sur base d'une volonté délibérée de conquête et d'exercice du pouvoir, seul ou en accord ou en alliance avec d'autres partis.

Le parti politique doit être à la recherche constante du soutien populaire, principalement à travers les élections...

Si nos partis politiques d'aujourd'hui sont à la base du chaos, c'est à cause de nos pères de l'indépendance qui étaient tombés dans le piège des colons belges, qui ont eu l'idée malfaisante d'autoriser aux indigènes de créer les associations culturelles qui n'étaient en réalité que des associations tribales.

Nos pères de l'indépendance ont bâti leurs partis politiques sur le tribalisme, et c'est à cause de ça que l'unité nationale est partie  en vrille.

Tous les chefs des partis politiques de l'époque étaient devenus des chefs des tribus en lieu et place d'être  des nationalistes et patriotes.

La création des associations culturelles était un cadeau empoisonné pour ne pas dire une bombe à retardement des colons belges qui n'ont pas digéré l'indépendance de notre pays.

Ces associations se sont transformées en partis politiques et c'est le nœud du problème qui gangrène dans tout l'espace politique congolais.

Voici la liste, en notre possession, de presque toutes les associations culturelles qui sont devenues des partis politiques:

- ABAKO =  Alliance des Bakongo,

- ABAZI = Alliance des Bayanzi,

- ARP-PRC = Alliance Rurale Progressiste- Parti Rural Congolais,

- ATCAR = Association des Tshokwe du Congo Belge, d'Angola et de Rhodesie,

- ASSOCIATION NGWAKA,

- BALUBAKAT = Association Générale de Katanga,

- COAKA = Coalition Kasaïenne,

- CONAKAT = Confédération des Associations Tribales du Katanga,

- CEREA = Centre de Regroupement Africain,

- FC-D = Front Commun-Delvaux,

- LUKA = Union Kwangolaise pour l'indépendance et la Liberté,

- MNC-L = Mouvement National Congolais-Lumumba,

- MNC-K = Mouvement National Congolais-Kalonji,

- MEDERCO = Mouvement pour l'Evolution et le Développement de l'Economie Rurale du Congo,

- MUB/MNC-L = Mouvement de l'Unité des Basonge (Cartel),

- PNP = Parti National du Progrès,

- PSA = Parti Solidaire Africain,

- PUNA = Parti de l'Unité Nationale,

- RECO = Regroupement Congolais,

- RDLK = Rassemblement Démocratique du Lac-Kwango-Kwilu,

- UDA = Union Démocratique Africaine,

- UNC = Union Nationale Congolaise,

- UNEBAFI/MNC-L = Union Economique des Babembe du Fizi (Cartel).

A cette liste, vous y grefferez  aussi des chefs coutumiers et des indépendants qui soutenaient tel ou tel parti, sans oublier des groupes d'intérêts locaux.

Ce n'était pas étonnant de vivre le conflit ancestral ou ethnique pour ne pas dire tribal juste après la déclaration de l'indépendance de notre pays. 

Ce fut une sombre période de l'histoire de notre pays où un Mukongo ne pouvait pas se retrouver chez les Bangala, ni un Kasaïen chez les Baswahili, et vice-versa...

Ce multipartisme fabriqué de toutes pièces par le colonisateur belge en divisant pour bien continuer son exploitation et pour empêcher au peuple qui venait de gagner son indépendance de parvenir au stade de l'unité nationale.

N'eût-été le coup fourré  des colons dans leur fameuse stratégie pour ne pas dire stratagème du néocolonialisme, les pères des indépendances africaines n'allaient pas opter pour le parti unique.

Malheureusement,  l'indépendance de notre pays, par sa précipitation n'a pas permis à tous les nationalistes de  se regrouper au sein un seul regroupement.

Si les pères des indépendances des pays africains avaient choisi le monopartisme, c'est parce qu'ils avaient compris la mauvaise foi des néocoloniastes, qui avaient alloué des gros budgets pour  déstabiliser tous les pays africains indépendants.

Le monopartisme n'était pas l'apanage du seul maréchal  Mobutu, mais une stratégie des dirigeants africains pour lutter contre le néocolonialisme et aussi pour essayer de renforcer l'unité nationale qui était encore très très fragile.

C'est la fameuse guerre froide qui a poussé les pères des indépendances africaines à se détourner de leurs objectifs premiers en devenant des dictateurs, au pire, des tyrans pour protéger, conserver et renforcer leurs  pouvoirs, malgré que parmi eux, il y avait des non-alignés. Tous dépendaient soit du bloc capitaliste soit du bloc communiste.

Le parti unique devrait être la solution pour combattre le tribalisme et le régionalisme dans les affaires de l'état, mais hélas...

Voilà pour remédier à ça, les dirigeants de la deuxième république ont élaboré une constitution par le professeur Marcel Lihau, appelée la constitution du 24 juin 1967,  dite constitution révolutionnaire, définie par un état unitaire au régime présidentiel, prévoyait au moins deux partis politiques et un parlement monocaméral, c'est-à-dire une seule assemblée nationale.

Deux partis politiques devraient bien faire l'affaire pour diriger notre pays.

Aujourd'hui nous avons plus de 500 partis politiques en RDC et plus de 100 regroupements politiques, et ça continue de pousser comme des champignons sous la barbe des autorités compétentes.

Tous ces partis satellites sont créés par des détracteurs ou des ennemis de la patrie.

C'est l'affairisme de la classe politique congolaise qui tue la RDC.

Faire la politique doit être un apostolat et non du business, ni moins un parapluie pour couvrir des activités illicites, comme on le voit chez nous en RDC.

Celui qui veut être riche, il ne faut pas qu'il vienne faire la politique, mais qu'il aille faire les affaires ! Pour dire que si un individu faisant la politique et devienne riche, ce qu'il est voleur. 

La politique n'est pas pour enrichir les gens! Paraphrasant Laurent Gbagbo.

Une réduction institutionnalisée et un financement des partis politiques devraient permettre un meilleur fonctionnement de ces derniers.

Ce qui est plus grave, c'est au moment où je suis en train d'écrire cette énième tribune, il y a encore des partis et des regroupements politiques en attente de légalisation.

Le gouvernement central doit travailler durement pour limiter le nombre des partis politiques en RDC, le nombre pléthorique de partis politiques ne profite nullement au peuple congolais.

Des partis politiques sont créés seulement pour prêter allégeance au parti au pouvoir, pour la mangeoire qui a toujours été contre-productive pour le souverain primaire.

Limiter le nombre des partis politiques n'est pas anti-démocratique et ne remet pas en cause la liberté d'associations. 

Néanmoins, j'insiste et persiste que la limitation des partis politiques ne va pas à l'encontre de l'expression de la démocratie ou plus précisément du multipartisme.

Les articles 6, 7, 8 de la constitution de la troisième république congolaise encadre le rôle et les obligations des partis politiques.

On peut suggérer une classification des différents partis politiques en trois:

- DROITE,

- CENTRE,

- GAUCHE,

en vue de réduire sensiblement le nombre des partis politiques en RDC.

Je laisse la  latitude à nos législateurs de faire leur travail pour retenir les 3 trois partis politiques qui sont traditionnels!

Mais,  pour notre gouverne, La DROITE opte pour un système LIBÉRAL. C'est-à-dire que le gouvernement encourage l'individu, qui va innover et développer l'industrie, afin qu'il crée de la richesse et ainsi de l'emploi. Et la société est fondée sur la méritocratie, ce qui signifie que les meilleurs sont récompensés.

Alors que Le CENTRE permet à ces partis politiques, passez-moi l'expression, indécis  qui  reprennent  les idéaux de la droite et de la gauche.

Et quant à La GAUCHE, elle s'appuie sur la redistribution des richesses et la suppression de l'élitisme, pour que tout le monde dispose des mêmes chances au départ. Ainsi, la communauté prime sur l'individualisme. Donc un système socialiste.

Malheureusement, beaucoup de partis politiques congolais ne connaissent,  ni n'appliquent même pas ces principes.

Vous allez constater avec amertume qu'un parti politique libéral qui va faire alliance avec un parti socialiste et vice versa.

C'est ça même la cause de tous les désordres en RDC.

Deuxièmement,  je voulais donner une définition de l'Église selon les saintes Écritures, car à toute question biblique, une réponse biblique est obligatoire : L'Église, c'est le corps du Christ donc la maison de Dieu qui est  la colonne et l'appui de la vérité.

L’Eglise du Seigneur, c’est la maison de Dieu, 1 Timothée 3 : 14-15 et en tant que telle, ça ne doit pas porter un nom…  donc elle ne doit pas être dénommée.

Ça fait plusieurs années que ce phénomène pernicieux et préoccupant qui se produit  en RDC, s'est répercuté même au sein de toutes les communautés congolaises de la Diaspora. Il s'agit de la prolifération des églises dénominationnelles.

Quand l'Apôtre Paul disait que les églises d'Asie vous saluent, Aquilas et Priscille, avec l'Église qui est dans leur maison, vous saluent beaucoup dans le Seigneur, cela ne voulait nullument dire que ces églises étaient dénominationnelles.

Les églises de Corinthe, Galates, Thessalonique, Philippe, Ephèse, Rome etc...

Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Laodicée n'étaient pas des églises dénominationnelles mais c'est l'Église de Dieu qui se trouvait dans une ville, au pays ou encore sur le continent.

Tout comme on peut dire l'église du Katanga, Kinshasa, Kisangani, Kalemie, Matadi, Bukavu, Goma, Ituri, Bunagana, Mbuji-Mayi, Lisala, Kindu, Kabinda, Lodja, Mbandaka, Kikwit, Kwamouth, Madimba, Kabalo, etc.... La liste n'est pas exhausive !

Donner un nom à l'Église de Dieu est une abomination. Car Paul dit dans Éphésiens 4:4-5,6:  Il y a un seul corps (c'est-à-dire Église) et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous.

D'où est venue cette Tour de Babel que j'appelle la prolifération des églises en RDC?

L'esclave de Dieu, j'ai cité : le Prophète Joseph Mukungubila avait écrit en 1995 un sujet  qui reste d'actualité, intitulé : *"UNE EGLISE A L'EUROPEENNE OU L'EGLISE DU DIEU VIVANT???"*

Que je vous recommande vivement de lire sur son site internet: http://mukungubila.com/une-eglise-a-leuropeenne-ou-leglise-du-dieu-vivant/

Dans ce récit l'Homme de Dieu a expliqué la pensée parfaite de Dieu concernant son Église qui est le corps du Christ.

Là où le nom de l'Eternel est blasphémé, c'est la malédiction dans toute sa plénitude que va vivre le peuple ou le pays en question.

Est-ce que la RDC est-elle maudite?

Oui et Non!

Oui, parce qu'elle a rejeté l'ayant droit qui est le Béni de l'Éternel pour servir les idoles et les dieux étrangers.

Non, parce qu'elle est la seconde patrie ou la maison que Dieu a choisie après l'Israël.

La RDC est aujourd'hui la maison de prières à ne pas confondre avec le groupe de prières. Ésaïe 56 : 7 est clair là-dessus.

La maison de Dieu c'est ça même son Eglise, qui n'est pas à confondre avec  un édifice en briques ou pierres ou une tente autrement dit tabernacle.

Je vous épargne toutes ces Écritures Saintes qui parlent de tout ça car l'enseignement du Prophète Joseph Mukungubila cité ci-haut est très très clair avec tous les versets possibles pour vous persuader et vous convaincre en ce concernant l'Église bibliquement parlant.

Si notre Seigneur Jésus-Christ et tous les apôtres qui sont venus après lui, et qui n'ont pas donné le nom à l'Église de Dieu, alors avec quelle audace vous vous permettez de le faire aujourd'hui?

Etes-vous animés par le Saint-Esprit ou le mauvais esprit?

Depuis 1977, l'Homme de Kalemie, le Prophète Joseph Mukungubila s'est levé  en brandissant sa lettre de créance d'Ésaïe 18 : 1-3; qui parle clairement de notre pays. 

Dieu Créateur a choisi notre pays pour accomplir sa promesse par excellence de Matthieu 24 : 14.

Il  a décrit géographiquement notre pays pour que personne ne vienne détourner le regard de son peuple que nous sommes de sa mission des messagers rapides de la bonne nouvelle.

Et il va plus loin, en dessinant la carte de notre pays en Israël pour indiquer où il se trouve aujourd'hui.

Toute cette prolifération des églises dénominationnelles est le fruit  de l'apostasie (rébellion contre la Parole de Dieu) qui doit prendre fin à partir de notre pays.

Citer le nom de notre Seigneur Jésus-Christ n'est pas synonyme d'entrer dans le royaume de Dieu, de même que prophétiser, chasser les démons, ou encore faire beaucoup de miracles car plusieurs ne sont que des ouvriers de l'iniquité.

L'Apôtre Paul de Tarse les appelle des ouvriers trompeurs déguisés en apôtres de Christ.

Et cela n'est pas étonnant puisque satan,  lui-même,  se déguise en ange de lumière. Il n'est pas donc étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres.

S'il y a qu'un seul Dieu et comment peut-on avoir plusieurs pasteurs pour la seule église ?

Dieu n'a jamais envoyé deux pasteurs pour œuvrer au même moment.

Abraham devrait laisser la place Isaac, Isaac à Israël, Moïse à Josué etc... David à Salomon, Jean-Baptiste à Jésus-Christ, Jésus-Christ à Paul de Tarse. 

Et après Paul de Tarse, devrait venir l'apostasie, qui  sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais. Et si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé, mais à cause des élus, ces jours seront abrégés.

Le pasteur n'est pas un titre académique car il est le berger donc l'Oint de Dieu autrement appelé le Christ.

Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix comme dans toutes les églises des saints.

Tout pasteur est le Christ, tout Christ est Prophète, mais tout prophète n'est pas nécessairement Christ.

"Toutes les églises des saints" veut simplement dire les enfants de Dieu qui sont partout dans le monde.

Comment est-ce possible de retrouver 100 églises dénominationnelles dans une avenue par exemple dans la ville de Kinshasa?

Le Seigneur Jésus-Christ a très bien dit: Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Et d'ajouter ceci: Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs; ce sont eux, ces ouvriers de l'iniquité qui sont à la base de la malédiction en RDC.

Ils induisent en erreur nos dirigeants, l'exemple criant est celui de la CENI.

Vous-mêmes étiez témoins, les soi-disant pasteurs ont montré comment ils étaient plus charnels que spirituels. Et recherchant uniquement leurs propres intérêts et non ceux du peuple parmi lequel se trouvent les brebis qu'ils exploitent à leur guise comme le font leurs complices les politiciens aux multiples partis politiques sans idéal ni idéologie précis.

Si l'état congolais ne veut pas sanctionner ces imposteurs et charlatans, alors c'est à vous peuple congolais de le faire pour sanctifier le nom de l'Eternel Dieu qui a choisi la RDC comme sa seconde patrie.

Ce qui nous arrive aujourd'hui est exactement ce que le Prophète Elie, le Thischibite a vécu en son temps avec les faux prophètes de baal et d'astarté qui mangaient à la table de la fameuse reine Jezabel.

Pour mettre fin à cette malédiction, nous devons nous débarrasser de ces ouvriers de l'iniquité.

C'est seulement comme cela que la RDC sera libérée de cette occupation étrangère qui est soutenue et par les politicards  et par les pasteurs de pacotille.

Avez-vous déjà constaté que tous les criminels qui sèment la désolation à l'Est de la RDC se font toujours passer pour des pasteurs?

Suivons le plan de la rédemption que le Seigneur Jésus-Christ nous a montré le jour où il a été transfiguré sur la montagne d'où la présence de Moïse et Elie.

Notre rédemption en dépend!

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende!

Charlie Mingiedi

Vital Kamerhe entame la première phase de sa tournée à l’Est par le Nord-Kivu. Arrivé à Goma lundi 12 septembre, l’ancien directeur de cabinet du chef de l’État s’est adressé à ses militants lors de son meeting au stade Afia de Goma. D’entrée de jeu, il fait savoir que son voyage dans l'Est du pays n'est pas un séjour politique, et a affirmé qu'il ne dira aucun mot sur la politique. « Je ne suis pas ici pour faire la politique, et je ne dirai aucun mot sur la politique. Je ne peux pas faire la politique quand les larmes et le sang de nos compatriotes coulent », a-t-il déclaré devant la foule. Et d’indiquer que ce qui se passe dans cette partie Est de la RDC devrait être au centre de toutes les pensées des Congolais dignes avant d’expliquer bien que les Congolais doivent rester unis afin que la paix soit retrouvée.

Par rapport à Bunagana, la cité frontalière entre la RDC et l’Ouganda, occupée depuis près de trois mois par les rebelles du M23, Vital Kamerhe invite ledit mouvement rebelle de prouver qu’il est Congolais, comme il ne cesse de le revendiquer. « Vous dites être Congolais, prouvez-le ! Un Congolais peut vraiment tuer un autre Congolais ? », s’interroge-t-il.

Au sujet de Beni, Vital Kamerhe dit penser que la ville et le territoire de Beni devraient être déclarés «Zone sinistrée». «Il est inadmissible que les gens soient en train de faire face à l’insécurité et qu’ils soient aussi train de payer plusieurs taxes qui se multiplient dans la contrée. Ça me fait mal au cœur et tout ça doit cesser. Ce pays nous appartient tous et c’est à nous d’en assurer la sécurité, peu importe le prix qu’il faudra payer », a-t-il dit.

Vital Kamerhe a par ailleurs, fustigé la crise humanitaire qui sévit au Nord-Kivu suite à l'activisme des rebelles du M23 dans le Rutshuru. Il a invité le gouvernement à prendre des mesures pour en finir.

Emma Muntu

Abbé José Mpundu

Introduction

Le 16 juin de chaque année a été déclarée la journée de l’enfant africain. A l’occasion de la célébration de cette journée le 16 juin 2022, j’ai lancé l’idée de mener une action de grande envergure en faveur de tous ces enfants qui se retrouvent dans la rue, sans famille. Des organisations non-gouvernementales sont nées un peu partout en Afrique et, particulièrement dans notre pays, la RDC, pour s’occuper de ces enfants en situation difficile. La plupart de ces organisations ont créé des centres d’hébergement transitoire avec comme objectif principal la réinsertion sociale de tous ces enfants. Un travail louable est réalisé par ces organisations en ce qui concerne la réintégration de ces enfants dans leurs familles biologiques ou d’intégration dans des familles d’adoption ou dans des familles d’accueil.

Toutefois, malgré ces efforts non négligeables fournis par ces organisations laïques et confessionnelles, le phénomène « enfants de rue » ne fait que s’aggraver.

En effet, le nombre d’enfants qui vont dans la rue ne fait s’accroître d’année en année. Causes du phénomène « enfants de la rue » Plusieurs facteurs sont à la base de ce phénomène parmi lesquels nous citerons : - les facteurs économiques : la pauvreté, la précarité et l’indigence ; - les facteurs culturels : la croyance en la sorcellerie qui fait qu’on accuse les enfants d’être des sorciers et on les chasse ; - les facteurs politiques : l’absence d’une politique de la famille efficiente.

Cependant, une étude approfondie de ce phénomène qui n’est pas propre à l’Afrique nous montre que, au-delà de ces facteurs que nous venons de citer, la cause principale qui pousse les enfants dans la rue est, en définitive, le manque d’amour au sein des familles. Les enfants mal-aimées ou pas aimés du tout finissent par trouver refuge dans la rue où ils croient trouver un peu d’amour auprès de leurs camarades de fortune.

Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Car, dans la rue, nous observons beaucoup de violences et souvent c’est la loi de la jungle : les plus forts écrasent les plus faibles.

Objectif du projet Mettre fin au phénomène « enfant des rues », tel est l’objectif poursuivi par ce projet que nous dénommons : UN ENFANT, UNE FAMILLE. La place de l’enfant n’est pas dans la rue ni dans des centres d’hébergement. La place de l’enfant est dans la famille. Le premier droit de l’enfant est celui d’avoir une famille : un père, une mère, des frères et sœurs éventuellement. Il s’agit donc ici,  d’abord de la famille dite biologique. Et dans notre culture négro-africaine, cette famille biologique ne se limite pas seulement aux parents géniteurs et aux frères et sœurs consanguins directs. Elle s’étend aux oncles, tantes, cousins et cousines.

Ce que nous appelons la famille élargie. Les enfants de mes frères et ceux de mes sœurs sont mes enfants au même titre que les miens propres.

Le projet d’action sociale, UN ENFANT-UNE FAMILLE, signifie que chaque famille qui sait avoir un enfant dans la rue, se fera l’obligation de le récupérer et de lui redonner sa place au sein de la famille, auprès de ses parents, frères et sœurs. Pour les enfants dont on ne retrouve pas les traces de la famille biologique élargie, des familles se constitueront en famille d’accueil ou d’adoption.

Ainsi, on ne retrouvera plus des enfants dans la rue car la rue n’engendre pas les enfants et n’est pas le lieu de vie et d’épanouissement des enfants. 3 Stratégies d’action Le projet d’action sociale, UN ENFANT-UNE FAMILLE, suppose un certain nombre d’action à mener par les gouvernants, par les Eglises, par les associations de la société civile (organisations qui s’occupent des enfants de rue), par les écoles, par tous les membres de la société. Une première action consistera à améliorer les conditions de vie dans nos familles : emploi salarié, travail en indépendant, salaires décents et suffisants, habitat décent, etc.

Tout ceci relève d’une politique gouvernementale en faveur de la famille. Une deuxième action, essentielle pour réussir ce projet, consistera en une vaste campagne d’éducation, de conscientisation et de libération de fausses croyances comme celle en la sorcellerie. Dans le cadre de cette deuxième action, on pourrait envisage la création d’une école des parents au niveau national avec comme modules : la communication bienveillante ou non-violente, l’économie familiale, l’harmonie conjugale, le code de la famille, les droits de la femme et de l’enfant, les coutumes et les traditions africaines, etc. En plus de l’école des parents, on pourrait aussi penser à créer une école du mariage pour préparer les jeunes au mariage.

On prépare bien les jeunes à devenir médecins, à devenir juristes, à devenir économistes, à devenir prêtres ou pasteurs, pourquoi ne pourrait-on pas penser à les préparer à devenir des vrais mariés et à réussir leur mariage ? Cette école du mariage abordera les matières liées aux exigences de la vie conjugale, à la gestion de l’affectivité et de la sexualité, des relations parents-enfants, des relations avec les autres membres de la famille, etc. Cette deuxième action pourrait être le travail conjoint gouvernement et organisations de la société civile en cela y compris les églises. Les ministères de l’enseignement, de la jeunesse, des affaires sociales seront mis à contribution pour réussir ces actions.

Pour assurer une pleine réussite de cette deuxième action, on mettra à contribution les moyens de communication sociale : la radio, la télévision, les nouvelles technologies d’information et de communication.

Un travail de proximité, à la manière des Témoins de Jéhovah, pourrait être envisagé en faisant du porte à porte pour toucher les familles et les enfants. Une troisième et dernière action qu’il faudrait mettre en œuvre est celle qui touche les enfants eux-mêmes. Ici, il est question de l’éducation de nos enfants en famille et dans le milieu scolaire. Former les enfants aux vraies valeurs de la vie que sont l’amour, la vérité, la justice, la paix, la concorde, la simplicité, l’humilité, etc., tel est l’enjeu de cette action. Il faudrait envisager ici la formation des enfants qui peuvent former d’autres enfants et qui seront ainsi des « pairs-éducateurs ».

Volets de l’action Le projet d’action sociale, UN ENFANT-UNE FAMILLE, comprendra deux volets : le volet prévention et le volet curatif. Volet prévention « Mieux vaut prévenir que guérir », dit un adage. Souvent c’est ce qui nous manque. Nous réagissons face aux phénomènes et événements ou situations après coup. Nous devrions apprendre à prévenir, à devancer les situations. Dans le volet prévention, il s’agira de faire en sorte que les enfants n’aillent plus dans la rue. Il faudrait donc prendre des dispositions pour empêcher les enfants d’aller dans la rue quel que soit le problème qu’ils rencontrent dans leurs familles. Pour cela, il faudrait se battre pour faire de nos familles des foyers d’amour, des nids d’amour où chaque membre de la famille trouve son bonheur dans un vivre-ensemble basé sur la communication bienveillante.

Il faudra aussi veiller à ce que nos familles soient à l’abri du besoin et puissent bénéficier du minimum vital pour ne pas pousser les enfants à aller chercher dehors ce qu’ils ne trouvent pas à la maison. 5 Volet curatif On peut prévenir mais la situation se produit quand même. Il faudrait donc envisager les remèdes efficaces qui mettent fin au problème. Dans le volet curatif, il faudrait pousser les familles à aller chercher leurs enfants qui sont dans la rue et encourager les familles à adopter ou à accueillir les enfants qui sont dans la rue. C’est ici le lieu où les familles qui se disent chrétiennes pourront montrer leur vraie nature de familles chrétiennes. Les obstacles La réalisation de ce projet et sa réussite buteront à certains obstacles. Le premier obstacle majeur relève de la mentalité des congolais faite de croyances superstitieuses dont il faut absolument se libérer.

A ce sujet, il faut remarquer que certains hommes de Dieu, certaines Eglises ont fait de ces croyances leur fonds de commerce, leur gagne-pain. En effet, de nombreux pasteurs, toutes les confessions religieuses confondues, distillent dans leurs prédications la croyance en la sorcellerie et développent des pratiques, soi-disant de délivrance, pour se faire de l’argent. C’est ici le lieu d’évoquer la loi sur la protection de l’enfant qui condamne tous ceux qui accusent les enfants de sorcellerie. Il faudrait donc aller en guerre contre ces croyances et ces pratiques. A ce sujet, nous recommandons vivement le documentaire réalisé par Georges Kabongo, de la chaîne de télévision AA et dont le titre est très significatif : « Banani ba ndoki ? ».

Ce documentaire est disponible dans la vidéothèque de la chaîne AA. Un autre documentaire réalisé par la RTBF, Radiotélévision Belge Francophone, est disponible et s’intitule : « La nouvelle stratégie du diable ».

On peut voir comment faire passer ces documentaires dans la chaîne nationale pour contribuer à l’éducation, à la conscientisation et à la libération du peuple congolais. Un autre obstacle pourrait venir de tous ceux qui vivent du phénomène « enfants de la rue » à savoir la plupart de ces organisations non-gouvernementales qui s’occupent de ces enfants. Ici, il est question de voir comment convertir ces organisations dans leurs objectifs et leurs méthodes de travail. Un problème important qu’il faudra prendre en compte c’est celui des éducateurs sociaux qui travaillent dans ces organisations.

C’est le moment de penser à les constituer en un corps de métier organisé, reconnu par l’Etat et qui a sa place dans la Fonction publique. Il faudrait en faire des fonctionnaires de l’Etat avec un statut professionnel reconnu qui leur permettrait de prester dans différents secteurs de la vie sociale. Le ministère des affaires sociales devrait étudier cette question et en faire son problème. Mise en œuvre du projet La mise en œuvre de ce projet d’action sociale sera un travail d’une équipe pluridisciplinaire.

En effet, il faudra penser à créer une équipe de travail composée : - des psychologues, - des éducateurs, - des sociologues, - des économistes, - des juristes, - des pasteurs, - des parents et - des enfants. Au niveau du gouvernement, ce projet impliquera plusieurs ministères, à savoir : - ministère du genre, enfants et famille, - ministère des affaires sociales, - ministère de la justice, - ministère de la jeunesse, - ministère de l’enseignement primaire,  - ministère de l’économie - ministère du travail et de l’emploi et - ministère des finances. Chacun aura à intervenir selon ses compétences et ses attributions pour une solution holistique au problème posé par le phénomène « enfants de la rue ». Cette équipe aura pour tâche : - d’analyser le problème en profondeur en déterminant les causes et les conséquences, - d’élaborer un plan d’action efficace et - de conduire la mise en œuvre de ce plan d’action.

Conclusion

Le projet d’action sociale, UN ENFANT-UNE FAMILLE, vise comme objectif final, à long terme : ZERO ENFANT DANS LA RUE en RDC.

Sa réussite dépendra de l’implication de chaque fils et fille de la RDC car ces enfants sont nos enfants et les familles sont nos familles.

Fait à Kinshasa, le 8 septembre 2022

Abbé José MPUNDU

Prêtre de l’archidiocèse de Kinshasa

Psychologue clinicien

Tél. : +243818133765/+243856467887/+243997030932

Adresse électronique : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

A l’occasion de la célébration de la date du 13 septembre 2021 marquant la sortie officielle du Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/TSHISEKEDI, cette structure d’appui autonome du Parti fait observer des anomalies fragilisant la stabilité et la pérennisation du parti présidentiel. Relevant ces couacs dans leur déclaration politique dite de clarification, il propose la tenue d’un Conclave qui, d’après eux, restaurera l’unité, promouvra la réconciliation et conditionnera la refondation de l’UDPS historique. Ci-dessous, l’intégralité de leur déclaration.

Déclaration Politique de Clarification

Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/TSHISEKEDI tient à faire, ce jour, la présente Déclaration Politique de clarification à la suite des propos irresponsables, irrespectueux, incohérents, anti-statutaires et anhistoriques prononcés par le Secrétaire Général Intérimaire de l’UDPS/TSHISEKEDI au cours de la Matinée Politique du samedi 3 septembre 2022 dernier au siège du Parti.

  1. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/TSHISEKEDI, structure d’appui autonome du Parti, est un outil de combat qui a inscrit son action multiforme dans la droite ligne de ses glorieux et historiques prédécesseurs qui avaient énormément contribué à l’héroïque lutte du Parti et à son rayonnement. Il s’agit des Cercles d’études G8, CEREPRO et autres LES RAPIDES dont l’engagement, sans faille, a participé à la déstabilisation de la féroce et cruelle dictature du Maréchal MOBUTU SESE SEKO.
  2. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/TSHISEKEDI se félicite d’avoir, en si peu de temps, atteint l’un de ses objectifs les plus importants, à savoir l’annulation du fameux « mandat spécial » qui a empoisonné la vie du Parti et qui a permis le parachutage des « opportunistes de la 25ème heure issus de la génération spontanée » à sa tête.

Le Collectif a réussi, dans le même ordre d’idées, à sensibiliser la base, au départ incrédule mais maintenant convaincue, sur les méfaits néfastes de l’actuelle Direction Politique Intérimaire incompétente, qui poursuit son travail de désarticulation de l’UDPS dans le dessein cynique d’atomisation, de découragement et du rabougrissement de ses Vaillants Membres.

  1. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/TSHISEKEDI prévient qu’il ne se laissera jamais impressionner par ces néophytes politiques dont les états de service sont inconnus pour ne pas avoir pris part au noble combat pour l’instauration de la démocratie dans notre pays, laquelle démocratie a été acquise de haute lutte et ce, au prix des nombreux sacrifices jusqu’à payer de leur vie.

Au nom de tous les Martyrs du Parti, le Collectif se sent investi du devoir sacré de sauver l’UDPS du naufrage et de la débarrasser de ces vipères attirées par le lait et le miel qui coulent maintenant en abondance.

  1. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/TSHISEKEDI fait remarquer au Secrétaire Général Intérimaire Augustin KABUYA TSHILUMBA, en tant que parvenu sans formation politique et idéologique avérée, qu’il a complètement montré ses limites. 

Sorti du néant, sans expérience politique connue ni au sein du Parti ni ailleurs, à part son « mérite » d’avoir été un « parlementaire debout », le parachuté Augustin KABUYA TSHILUMBA s’est révélé comme l’ennemi numéro un de l’UDPS. Par sa mégalomanie, il n’a fait qu’exclure tous les Anciens Membres du Parti, cette véritable bibliothèque vivante, et recruter, en conséquence, des apprentis politiques comme lui en vue d’entrainer le Parti vers sa disparition totale.

  1. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/TSHISEKEDI considère, à juste titre, le Secrétaire Général Intérimaire Augustin KABUYA TSHILUMBA, cet imposteur venu de nulle part qui recourt à la violence en s’entourant d’une milice personnelle pour faire taire toute voix discordante, comme le Chef de file de la ligne liquidationniste de l’UDPS. Le Collectif est donc convaincu qu’il est en mission commandée par les éternels ennemis du Parti.

Incapable de fédérer toutes les énergies disponibles, le sieur Augustin KABUYA TSHILUMBA, champion des invectives insensées, a opté pour la stratégie de tension afin de décourager toutes les bonnes volontés au service du Parti.

  1. Le Collectif condamne, avec la dernière énergie, l’irrévérence répétée du Secrétaire Général Intérimaire Augustin KABUYA TSHILUMBA à l’égard des Honorables Fondateurs Historiques, des Co-Fondateurs, des Pionniers et des Avant-gardistes de l’UDPS qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes depuis la création du Parti, lequel Parti l’a sorti du néant et de sa vie misérable pour le propulser sur la rampe des opportunistes impénitents fabriqués de toutes pièces par l’enrichissement sans cause.
  2. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/TSHISEKEDI fait observer que le Conclave de l’unité, de la réconciliation et de la refondation de l’UDPS historique, est l’unique piste de solution pour faire renaître l’UDPS, actuellement morcelée, de ses cendres.

Le Collectif signale que toutes les tendances et sensibilités issues de l’UDPS Originelle utilisent malheureusement ce nom sans base juridique quelconque, la date de création – le 15 Février 1982 - et revendiquent le bilan de la lutte héroïque de l’UDPS des Treize Parlementaires. D’où la tenue du Conclave s’avère impérieuse pour mettre fin à cette escroquerie politique, cette véritable tricherie.

  1. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/TSHISEKEDI, fer de lance de la lutte pour la restauration de l’UDPS Originelle, invite la Haute Autorité de Référence du Parti à s’investir en faveur de la convocation du Conclave dans le plus bref délai et ce, avec la participation de toutes les tendances et sensibilités de l’UDPS.

Fait à Kinshasa, le 13 septembre 2022.

Pour la Coordination Nationale,

Alfred NDINGA OBEY

Coordonnateur National

Felly FWAMBA MUBALAMATE

Coordonnateur Adjoint

Fabien Eliezer NZEMBELA KAPIAMBA

Secrétaire-Rapporteur

ILUNGA wa MULAMBA En faveur de qui

Co-Fondateur

Jean-Pierre MUNOKO KADINGU

Co-Fondateur

Me Alain KENDEWA KOMBOZI

Membre

 

 

Statistiques

24881280
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
8487
19977
114693
24594961
672529
699153
24881280

Your IP: 77.88.5.37
2022-09-30 10:15

Les plus lus

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg