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Peu importe le domaine, les bonnes actions ne passent jamais inaperçues. Bien au contraire, elles constituent une force motrice pour ceux qui savent déployer d’énormes efforts pour venir à bout de missions leur confiées. Auteur de plusieurs initiatives concourant à la vulgarisation des actions du Gouvernement de la République que dirige le Premier Ministre Sama Lukonde, depuis l’investiture en avril 2021, Patrick Muyaya Katembwe, Ministre en charge de la Communication et médias, a été repéré à New-York, aux Etats-Unis d’Amérique, où il a reçu, mardi 20 septembre 2022, le Prix Best of Africa du Magazine américain Forbes Africa. Une récompense ô combien importante qui vient raviver sa nette détermination d’œuvrer pour l’instauration d’un véritable changement de narratif durant ce premier quinquennat du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, conformément à sa vision de remettre le pays sur les rails de l’émergence, principale priorité du Gouvernement Sama Lukonde.

«La République Démocratique du Congo mérite d’être bien racontée. Nous avons l’obligation de travailler à changer le narratif sur notre pays», a lancé le Porte-parole du Gouvernement, visiblement motivé à passer à la vitesse supérieure dans son élan. Depuis son avènement à la tête de ce Ministère stratégique de la Communication et médias, Patrick Muyaya a su imprimer une nouvelle vision de gestion de la chose publique qu’il a axée sur le sens de transparence. Pour une première en République Démocratique du Congo, des membres du Gouvernement font le point de l’évolution de leurs secteurs devant la Presse, en direct sur la Télévision nationale. Dans ce même état d’esprit et pour redynamiser davantage son secteur, l’homme aura déclenché le processus de l’assainissement du paysage médiatique congolais, tel que l’a maintes fois souhaité le Chef de l’Etat, à travers les Etats généraux de la Communication et médias organisés en janvier de l’année en cours, et dont le processus de mise en place des résolutions reste en cours. Une preuve tangible de cette démarcation dans la matérialisation progressive de la vision du Gouvernement de la République qui tient à remettre au pays ses plus belles lettres de noblesse.

Hormis le Ministre Patrick Muyaya,  récompensé pour ses actions en faveur de la visibilité des actions du Gouvernement, deux autres Ministres et quelques personnalités ont été primés. Il s’agit de Nicolas Kazadi, Ministre des Finances, Didier Budimbu, Ministre des Hydrocarbures, l’IGF Jules Alingete ainsi que la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo, Kabedi Malangu.

Gloire Mfemfere

(Par Jean-Pierre Luhandjula, Professeur Ordinaire à l’Université de Kisangani)

 

La saison d’attribution des prix Nobel approche à pas de géant. Il s’agit, pour cette année, de la période allant du 3 au 10 octobre. Les Etats-majors des différentes disciplines scientifiques fourbissent leurs armes, afin de faire basculer les précieux sésames dans leurs escarcelles. Exception faite pour les mathématiciens. Comme chacun sait, les mathématiques règnent en maîtres absolus sur les sciences naturelles dont la Physique, la Chimie, la Biologie. Il va sans dire que si les sciences naturelles susmentionnées ont atteint leurs niveaux actuels, c’est grâce aux mathématiques.

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que ce sont les mathématiques qui donnent à ces sciences les secousses nécessaires pour déverrouiller leurs portes. Il est, ipso facto, déplorable, que toutes ces sciences soient éligibles au prix Nobel, alors que leur reine ne l’est pas. En effet, l’Ingénieur chimiste et inventeur de la dynamite, en l’occurrence : Alfred Nobel qui a cédé sa richesse pour la création de la distinction honorifique qui porte son nom, n’avait pas jugé bon que les mathématiciens comptent parmi les lauréats de ce prix.

De ce fait, aucun chercheur en mathématiques, n’a été et ne sera jamais en posture de recevoir des mains du Roi de Suède cette récompense de portée internationale. Arrêtons-nous un instant pour dire un mot sur les mathématiques. Il s’agit d’un ensemble de connaissances abstraites résultant des raisonnements logiques appliqués à des objets divers tels que les nombres, les formes, les structures, les transformations etc…

Au sein des mathématiques, il existe plusieurs branches telles que : l’arithmétique, l’algèbre, la géométrie, la logique mathématique, les probabilités et on peut allonger, ad infinitum, cette énumération. Il est aussi de notoriété publique qu’il existe une séparation nette et claire entre deux instances qui sont les mathématiques pures et les mathématiques appliquées. Dans la première instance, on s’intéresse à des objets abstraits tels que les catégories, les topos, les variétés différentiables, etc.

Dans la seconde, on considère des choses concrètes, telles que les statistiques, l’informatique, la programmation linéaire, etc. In fine, nous pouvons dire que les mathématiques sont à la fois, un savoir, un langage et un outil. Elles offrent un modèle de raisonnement essentiel pour la majorité des sciences. Il convient de mentionner le fait que l’outil mathématique n’est pas toujours aisé à comprendre et à manipuler.

Le vieux dicton selon lequel : « Il n’y a pas de mathématiques sans larmes » est à cet égard très éloquent. Il va de soi que dans un domaine, comme celui des mathématiques, où il arrive qu’on se trouve nez à nez avec des difficultés qui peuvent atteindre des niveaux stratosphériques, les enseignants et les initiateurs devraient s’y prendre avec beaucoup de méthodologie et de tact.

Ils devraient s’accrocher mordicus au principe qui veut qu’on simplifie le complexe et qu’on évite de complexifier le simple. Ce qui se résume par la maxime latine: « Pluritas non est ponendas sine necessitate». En rapport avec la décision sibylline d’Alfred Nobel, d’ignorer superbement les mathématiciens dans l’attribution des Prix Nobel, les supputations vont bon train. Certains pensent que les mathématiques n’étaient pas en odeur de sainteté avec Sir Alfred Nobel.

D’autres parlent de l’infidélité de l’épouse de Nobel, qui sortait avec un mathématicien de renom du nom de Mittag-Leffler. D’autres encore arguent que Nobel considérait les mathématiques comme un pur exercice intellectuel, extrêmement abstrait et compliqué et qui n’avait aucune prise sur les problèmes de société.

Il est hors de question de nous appesantir ici sur ces élucubrations relatives à la posture d’Alfred Nobel. Nous allons plutôt parler de ce qui a été fait pour conjurer cette indicible malédiction qui s’est abattue sur la caste de mathématiciens. On ne répare pas un mal par un mal, dit-on. Au lieu de crier vengeance après le camouflet de Sir Alfred Nobel, les mathématiciens ont plutôt cherché les voies et moyens pour déverrouiller l’impasse scientifique, de grande envergure, qu’a occasionné la gifle de Nobel à leur endroit.

Ils ont compris qu’il valait mieux allumer une bougie que maudire l’obscurité. C’est dans cette optique, qu’au lieu de se murer dans un silence assourdissant, il fallait se triturer les méninges pour changer la donne.

Après moult tractations, des fenêtres d’opportunités se sont ouvertes et ont porté sur les fonts baptismaux des récompenses pour l’excellence en mathématique. Il s’agit principalement de la médaille Field, du prix Abel et du prix Maurice Audin. La médaille Fields est une prestigieuse récompense en mathématique créée en 1936 par le mathématicien canadien John Charles Fields.

Elle est décernée tous les quatre ans à des mathématiciens de moins de 40 ans ayant produit des travaux puissamment originaux dans leur domaine de recherche. Quant au prix Abel, il a été mis en place en 2001 par le gouvernement norvégien en l’honneur du mathématicien norvégien Niels Henrik Abel. Il est attribué aux mathématiciens de moins de 40 ans ayant produits des résultats exceptionnels dans leurs travaux. Un autre sursaut de fierté est venu de la France avec Le prix Maurice Audin.

C’est une autre récompense financière dans la gibecière des mathématiciens. Ce prix a été créé en 2004 par l’Association Josette et Maurice Audin. Il rétribue les travaux de deux chercheurs ayant obtenus des résultats hors du commun dans leurs champs d’étude respectifs.

L’un travaillant en France et l’autre en Algérie. Le prix tient son nom du mathématicien français Maurice Audin. En plus de ces prix typiquement réservés aux mathématiciens, nous mentionnons également le prix Alan Turing, considéré par certains comme étant le prix Nobel d’informatique.

Il a été créé par l’ « Association for Computing Machinery (ACM)». Il porte le nom du célèbre mathématicien britannique qui décoda au cours de la deuxième guerre mondiale les textes codés par la machine allemande « Enigma ». Il récompense les scientifiques ayant contribués au développement de l’informatique et des mathématiques y associés. Nous exprimons ici nos sentiments de profonde gratitude à ces quatre mécènes qui ont offert aux mathématiciens des exutoires aux angoisses causées par la décision de Sir Alfred Nobel.

Il nous semble opportun que, pour maintenir la dynamique engrangée par ces mécènes en faveur des mathématiques, plusieurs lignes directrices devraient guider cette évolution.

Sans l’ambition d’être exhaustif, en voici quelquesunes : mise en place des conditions optimales de travail pour les mathématiciens, exigence de l’excellence dans les travaux mathématiques exécutés, fluidification à maxima des échanges entre les mathématiciens, main tendue et soutien indéfectible aux mathématiciens des pays pauvres.

Tout ceci devrait se faire sous la houlette de l’«International Mathematical Union» (Union Mathématique Internationale) requinquée.

Le Président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi, au débat général de l'Assemblée générale des Nations Unies.
S’adressant à l’Assemblée générale des Nations Unies mardi, Félix-Antoine Tshisekedi, Président de la République démocratique du Congo, a rappelé que son pays est victime d’une crise sécuritaire aigüe qui dure depuis plus de 20 ans dans l’Est de son territoire, une « crise causée principalement par les convoitises que suscitent ses fabuleuses richesses naturelles et les ambitions de puissance de certains de ses voisins ».
Stigmatisant le « mal sécuritaire qui continue à ronger mon pays », en dépit d’efforts internes et de la présence militaire massive de l’ONU en RDC et de son soutien diplomatique pendant 23 ans, il a déploré que plusieurs accords signés avec les groupes armés, et même avec les pays voisins, sous la garantie de la communauté internationale, et des mécanismes nationaux et internationaux n’ont duré que quelques mois.
«Vite, l’architecture s’est fissurée et l’édifice s’est écroulé. Et, on recommence toujours avec les mêmes tragédies », a constaté le Chef de l’Etat.
Des tragédies qui se répètent
Partisan d’une « philosophie de réconciliation » avec ses voisins, M. Tshisekedi a dit n’avoir ménagé aucun effort pour rassurer les pays limitrophes et restaurer la confiance.
En dépit de cette « main tendue », certains n’ont trouvé mieux que de nous remercier par l’agression et le soutien à des groupes armés terroristes, a regretté le Président.
«C’est le cas actuellement du Rwanda qui, une fois de plus, a non seulement agressé, en mars dernier, la RDC par des incursions directes de ses forces armées, mais occupe également des localités du Nord-Kivu par l’entremise d’un groupe armé terroriste, le M23, auquel il apporte un soutien massif tant en matériels de guerre qu’en troupes », a-t-il accusé.
Accusant le M23 d’avoir, avec le soutien de l’armée rwandaise, abattu un hélicoptère de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO) et tué huit Casques bleus, un acte qu’il apparente à un défi à la communauté internationale et décrit comme un crime de guerre, M. Tshisekedi rejette les « sempiternelles dénégations des autorités rwandaises et demande à nouveau au Président du Conseil de sécurité de distribuer officiellement à ses membres le dernier rapport en date des experts de l’ONU sur la situation dans l’est de la RDC afin d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent.
« Il y va de l’image et de la crédibilité de notre Organisation », a-t-il assuré.
Procéder autrement reviendrait, selon lui, à encourager le Rwanda à poursuivre « son agression », et nourrirait davantage la suspicion des Congolais sur l’impartialité de l’ONU ainsi que la « complicité de certains de ses États membres dans ces crimes ». 
Casser le cycle infernal de la violence dans l'Est de la RDC
A ses yeux, cette suspicion et l’ambiguïté du Conseil de sécurité, « qui excède la population congolaise et exacerbe la tension entre elle et la MONUSCO », justifient la demande de son gouvernement de réévaluer le plan de retrait progressif de cette Mission, dont il critique les « faiblesses regrettables ».
«Casser le cycle infernal de la violence à l’Est de la RDC permettrait de stabiliser la région des Grands Lacs, a-t-il ajouté, afin de tirer le plus grand bénéfice de ses potentialités économiques ».
Abordant la question du changement climatique et des accords internationaux sur le climat, Félix Tshisekedi  a déclaré qu’il est temps de mettre fin à l’exécution sélective des engagements des pollueurs et d’autre part de compenser, au nom de la justice climatique, les efforts fournis par les pays moins pollueurs comme ceux d’Afrique, pour préserver l’environnement dans l’intérêt de toute la planète.
Il a ainsi rappelé que la RDC est l’un des principaux producteurs de minerais essentiels à la transition énergétique et à la décarbonation des transports comme le cobalt, le lithium, le nickel et le manganèse, nécessaires aux batteries de voitures électriques.
De plus, il a vanté ses ressources en énergies renouvelables, solaire et géothermique, et avant tout hydroélectrique, qui, avec le projet de grand barrage Inga pourrait même desservir l’Europe. Mais,  il a regretté que l’appel d’offre lancé fin juillet par la RDC pour l’exploration de 27 blocs pétroliers et trois blocs gaziers « fasse inutilement polémique sur la place publique internationale ».
Il a ainsi noté qu’aucun instrument juridique international pertinent ratifié par la RDC ne lui interdit d’exploiter ses ressources naturelles pour cause de protection de l’environnement ou par crainte de l’aggravation du réchauffement de la planète, arguant que son gouvernement a pris des mesures adéquates pour éviter les impacts négatifs sur l’environnement, et vise à créer des emplois afin d’améliorer les conditions de vie des populations congolaises.
(La Pros.  avec les services de communication de l’Onu)
 
 
 
 
 

Le président de la République Félix Tshisekedi pourra intervenir, sauf imprévu, aujourd’hui mardi 20 septembre à la 77ème session ordinaire de l'Assemblée générale de l'ONU. C’est l’occasion pour la RDC de prendre à partie son voisin le Rwanda qui s’évertue à instrumentaliser le M23. Ce mouvement armé occupe, depuis un peu plus de trois mois, une bonne partie du territoire du Nord-Kivu dont le poste frontalier de Bunangana. Le président Tshisekedi ne manquera pas de mettre l'ONU devant ses responsabilités face à la situation sécuritaire à l'Est du pays en dénonçant les manœuvres belliqueuses du Rwanda et les crimes de leurs bras séculiers du M23.

Toutes les enquêtes indépendantes confirment le soutien du Rwanda au M23 mais personne n’ose condamner Kagame dans son entreprise déstabilisatrice de la RDC. Le roi Philippe de Belgique a eu le courage, lors de sa visite en RDC, à condamner clairement le Rwanda. Si Tshisekedi prend la parole aujourd’hui, il peut galvaniser toute la communauté internationale sur cette énième agression de la RDC.

Généralement, dans ce forum international, après l’intervention de grandes puissances, la salle se vide d’un clin d’œil. Les autres chefs d’Etat et de gouvernement se ne contentent que d’être applaudis par les membres de leur délégation ou encore leur diaspora respective. Pour cette deuxième journée, le bal de discours débute avec le président du Brésil Jair Bolsonaro. Joe Biden n’interviendra pas à cause de sa mission britannique.

La RDC de Lumumba qui ne demande pas mieux  que de vivre dans les limites de ses frontières avec ses 9 voisins, est convoitée par les mêmes voisins pour se richesses. La tribune des Nations Unies permettra à Tshisekedi d’étaler ce dont dispose son pays en vue répondre aux nombreuses préoccupations.

193 chefs d’État et de gouvernement de États membres vont prononcer leurs déclarations sur le thème : " Un tournant décisif : des solutions transformatrices face à des défis intriqués ". Il sied de préciser que rares sont les pays qui tiennent compte du thème préalablement défini. La plupart reste obnubilé par leurs problèmes internes et profitent de ce forum international pour faire entendre son point de vue.

Les atouts

Coiffé de sa double casquette de président en exercice de la CEEAC et de la SADC,  Tshisekedi se présentera à la tribune des Nations Unies avec des alternatives crédibles pour l'économie verte et pour le changement climatique. Les forêts de l'Afrique centrale et le bassin du Congo constituent un poumon mondial. C'est donc légitime pour lui de réclamer une rétribution des pollueurs.

La production des minerais stratégiques dont la RDC regorge une grande partie lui permettra de retenir l’attention de son auditoire. Ce, d’autant plus plusieurs puissances se bousculent déjà au portillon. Raison pour laquelle, le président de la République s’est fait accompagner de Christophe Lutundula des affaires étrangères et sa collègue Ève Bazaïba de l’Environnement en plus des autres membres du gouvernement, Nicolas Kazadi des Finances, le ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya… avant de parler des experts du cabinet du chef de l'État conduits par Colette Bwatshia et Serge Tshibangu.

Le chef de l’Etat va enfoncer le clou sur les Casques bleus qui ont fini par lasser la population surtout de l’Est. Une mission de près de deux décennies sans résultats probants. Sans nul doute, la Monusco attend une issue de sortie honorable de la RDC.

Félix Tshisekedi est arrivé depuis lundi 19 septembre à New-York, accompagné de la première dame Denise Nyakeru.

Emma Muntu

Les préparatifs des 9èmes Jeux de la Francophonie évoluent à grand pas. Ce, sur tous les aspects. Après le constat positif sur l’évolution des travaux de construction des sites retenus pour accueillir des rencontres sportives, Isidore Kwandja, Directeur de ces 9èmes Jeux prévus à Kinshasa, a clôturé le week-end dernier, le séminaire d’information et de formation organisé durant trois jours, à l’intention des journalistes sélectionnés pour la couverture de ce grand évènement des pays francophones, prévu l’année prochaine.

Après trois jours d’incubation, les professionnels des médias ont suffisamment des matières  pour la mobilisation de la population.

Trois temps essentiels ont marqué ce moment entre les professionnels des médias et le comité national. Le premier temps a été marqué par des échanges des questions réponses liés aux exposés des différentes commissions le jour précédent par rapport à l’organisation des jeux ainsi que sur la visite des quelques sites des jeux.

S’en est suivis des ateliers constitués de différents organes de presse, et le troisième atelier était consacré à la radio. L’objectif poursuivi dans ces différents ateliers était de présenter les propositions des angles d’articles avant, pendant et après les jeux de la francophonie et d’exposer les attentes des médias après ce séminaire.

Pour tout clôturer, le directeur national du comité, Isidore Kwandja, accompagné d’un nombre restreint des membres de son bureau, a répondu aux différentes questions des journalistes.

Se confiant à la presse, il a salué l’implication des professionnels des médias pour la réussite de ces 9èmes jeux de la francophonie. “Je m’en vais remercier tous les membres ici présents… aujourd’hui, nous assistons à la cérémonie de clôture du séminaire qui a été organisé par notre organisation d’accréditation… Donc, nous clôturons ce séminaire. Mais je peux vous dire que c’est une nouvelle étape. À chaque fois que nous aurons un évènement, nous allons faire appel à vous comme le directeur en charge des finances l’a dit. Donc, moi je le prends au mot. Donc, j’espère qu’il va bien vous traiter” a-t-il déclaré.

Il faut noter que ce séminaire avait pour objectifs spécifiques d’expliquer clairement aux journalistes les différentes facettes de la francophonie ainsi que les enjeux liés à l’organisation de ces jeux, sur le plan diplomatique, économique, culturel, sportif, touristique, etc.,  analyser avec les journalistes ce que la RDC pourrait gagner de l’organisation des jeux de la francophonie et expliquer aux journalistes comment vont se dérouler les grandes activités prévues pendant les jeux comment ; ils peuvent couvrir ces activités, avant et pendant les jeux”.   

Israël Mpoyi          

 

 

Le dernier réaménagement et nomination par ordonnance Présidentielle des membres des Conseils d’administration et des mandataires des entreprises publiques de l’Etat intervenus le samedi 03 septembre 2022, n’ont pas surpris les Congolais qui s’attendaient certes à voir le Président de la République se débarrasser des certains collaborateurs qui, soit n’avaient pas la même vision de développement que lui, soit ne s’acquittaient pas convenablement des tâches leurs confiées par le Chef de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions. 

En effet, pour s’acquitter de sa lourde mission, celle de conduire la République Démocratique du Congo vers l’émergence à l’horizon 2030, le Président ne devrait pas continuer à s’entourer des collaborateurs n’ayant pas la même vision que lui concernant le développement du pays, précisément à la veille des échéances électorales de 2023.

C’est dans ce cadre qu’un changement s’imposait afin que le Président Félix Antoine Tshisekedi puisse se choisir de nouveaux collaborateurs de confiance, capables de l’aider à surmonter le défi de développement économique, social et des infrastructures routières ayant un impact considérable sur les échanges commerciaux et le développement du pays surtout que la RDC a été pendant longtemps victime des atrocités des rebelles et un champ de prédilection des bandes armées extérieures à l’Est du pays.

C’est pourquoi, il s’avérait nécessaire que le Président de la République procède d’abord par organiser l’armée, en demandant un renfort des éléments des armées étrangères et ensuite, procéder à la nomination des collaborateurs ayant la même vision que lui concernant le développement du pays.

C’est dans ce cadre aussi que Monsieur Kikangala Ngoy Jeannot a été nommé Directeur Général de l’Office des Routes suite aux nombreuses performances réalisées par ce dernier à son temps notamment, en sa qualité, non seulement de professeur des universités, mais aussi et surtout, en celle de cadre supérieur à l’OVD, ayant été président national de la délégation syndicale et membres du comité de gestion, Directeur des Ressources Humaines, Auditeur principal, etc.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est dommage que nous ne puissions revenir avec force détails sur le parcours élogieux du nouveau Directeur Général de l’Office des Routes.

En effet, il y a lieu de retenir que Kikangala Ngoy Jeannot est un ancien fonctionnaire de l’Etat qui a travaillé pendant longtemps à l’O.V.D où il a fait ses premiers  pas dans l’Administration.

Son savoir-faire, son ardeur et sa conscience pour le travail bienfait avait retenu l’attention de ses Chefs hiérarchiques qui n’ont pas hésité à le promouvoir. 

Ceux qui ont œuvré à ses côtés, le connaissent comme un fonctionnaire très assidu, intègre, discret, compétent et capable de préserver sa personnalité face aux tentatives de la corruption etc. … Pour ces raisons précitées, beaucoup de ces amis estiment que le choix porté sur lui par le président de la République n’est pas un fait du hasard, il vient plutôt couronner une expertise accumulée pendant des années par ce haut cadre dont la carrière au sein de l’OVD s’est caractérisée par des brillants résultats obtenus dans la gestion des ressources humaines et dans le traitement de dossiers importants concernant l’OVD. Il sied de signaler que Monsieur Kikangala est entré très jeune dans l’administration où il a gravi successivement et patiemment les échelons  jusqu’à assumer les fonctions de Directeur des Ressources Humaines et de Directeur de l’audit interne avant d’être nommé Directeur Général de l’Office des Routes par ordonnance présidentielle du chef de l’Etat.  Par Conséquent, il ne fait pas de doute que le président de la République dispose là d’un bon collaborateur qui pourra l’aider à mettre de l’ordre au sein de l’Office des Routes. Le même espoir peut être permis pour les cadres, fonctionnaires et agents de l’OR  qui devront s’attendre à l’amélioration de leurs conditions de travail et à un meilleur encadrement de leur chef hiérarchique qui ne ménagera aucun effort pour leur bien-être comme il l’a fait en faveur du personnel de l’OVD.

Avec l’avènement du DG Kikangala  aux commandes  de l’Office des Routes, les cadres et agents de cet office doivent savoir que l’espoir est permis et qu’un souffle nouveau s’y dressera grâce au dynamisme, à l’efficacité et à la transparence dans la gestion qui ont toujours caractérisé le nouveau DG, M. Kikangala.

Homme très intègre et doué de bonnes qualités morales et intellectuelles, le choix porté sur M. Kikangala est de plus judicieux pour le commun des mortels.  C’est dans ce cadre que ceux qui ont eu à le fréquenter n’hésitent pas de remercier le Président de la République pour ce geste combien louable qu’il vient de poser en faveur des cadres et agents de l’Office des Routes, lesquels ne tarderont certes pas à découvrir les qualités managerielles et exceptionnelles de leur nouveau Directeur Général.

Ally Kimpala

 

(Par Dr ZIGABE Henri Isaac, Analyste politique, géostratège et Penseur Libre)


Il est bien clair que:" la discipline est la mère des armées ";Cette citation m'a toujours marqué depuis mon enfance et qui mieux est, il y a des hommes qui l'incarnent  comme l'Hon. *Augustin MATATA PONYO* qui, à un certain moment dans ce pays, a pu montrer qu'il est possible de changer les choses positivement en respectant les principes de la gestion administrative et financière.
L'homme à la cravate rouge et chemise blanche est le seul Premier  Ministre qui avait su stabiliser le taux de change pendant qu'il était Premier Ministre et cette stabilité n'était pas un fait du hasard, mais une certaine discipline des plusieurs paramètres économiques, administratifs et financiers.
Depuis 1973 à l'époque de la zaïrianisation  où le Zaïre-monnaie se changer à un ZAÏRE pour deux DOLLARS américains  à cause d'une structure primaire forte de l'époque avec des entreprises des  investisseurs étrangers qui participaient à production nationale.
Il suffisait seulement que ces entreprises puissent être arrachées et données aux zaïrois avec leurs capitaux pour qu'en 1978 que le Zaïre (RDC) entre en récession par manque de discipline de gestion et de management des zaïrois acquéreurs. Une véritable catastrophe qui avait détruit l'économie congolaise.
Cette instabilité et la gabegie financière sous la dictature de ce régime ne permettait plus le respect des procédures qui implique une bonne stabilité monétaire.
Il n'existe pas une main noire qui régule l'économie cependant,  des principes à respecter.
L'avènement de MATATA PONYO  à la Primature et bien avant comme ministre des Finances avait apportait un espoir à la stabilité monétaire suite à la discipline instaurée.
L'homme à la cravate rouge est le meilleur premier ministre de 1973 jusqu'à 2022 qui avait pu oser de stabiliser la monnaie ou le taux de change. Il mérite le nom de :PRIMUS INTERPARES pour son exploit et la RDC a encore besoin de lui pour son émergence.
La RDC avait réalisé des progrès en 2013 dans la transparence et la gestion des ressources naturelles, la préservation de la stabilité macro-économique et la maitrise de l’inflation. Le chef d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI), en mission à Kinshasa à l'époque, Norbert Toe, l’avait souligné au cours d’un point de presse organisé,   le vendredi 21 février 2013, conjointement avec le ministre délégué aux Finances, Patrice Kitebi Kibol Mvul.
«En 2013, la croissance économique a été très forte. Et je pense que ça n’a jamais atteint ce taux de croissance, tiré par le secteur minier avec essentiellement le cuivre», avait déclaré le délégué du Fmi.
A propos de l’’inflation, Norbert Toe avait relevé son «niveau historiquement bas en 2013», évoquant ainsi «un glissement annuel de décembre 2012 à décembre 2013» qui l’a réduit à 1,07%, selon lui.
«Quant au taux de change, je pense qu’ici le franc congolais avait connu une stabilité remarquable», avait-t-il poursuivi.
Cette mission du Fmi à Kinshasa s’était déroulée dans le cadre des consultations prévues dans les statuts de cette organisation.
En début de ce mois-là de février 2013, le représentant du Fmi en RDC, Oscar Melhado, avait estimé que le pays avait besoin d’une stabilité macroéconomique et des institutions financières fortes pour « dédollariser » son économie. Oscar Melhado avait notamment évoqué le cas du Pérou qui avait réussi à réduire de 70% la dollarisation de son économie.
Il avait indiqué que la RDC et le Pérou présentaient beaucoup de similitudes, indiquant que la dollarisation de ces deux économies avait été causée par le déséquilibre macroéconomique et monétaire.
Le représentant du Fmi en RDC avait  également fait savoir que l’économie congolaise avait notamment besoin d’institutions fortes, «particulièrement la Banque centrale», pour parvenir à se dédollariser.
Actuellement, je  salue les actions que mène l'Inspection Générale des Finances qui peuvent apporter de l'eau au moulin si le respect des principes administratifs, financiers et économiques  serait au rendez-vous.
Je présume que chaque fille et fils de la RDC a le devoir de relever notre chère Patrie, la RDC.
Les vrais patriotes sont ceux-là qui respectent les textes et la constitution qui nous régissent afin que la cité donne de l'espoir aux congolais.
*Augustin Matata Ponyo Mapon* est parmi les espoirs de l'émergence de la RDC.
Sé *Dr ZIGABE Henri ISAAC*,Analyste politique, géostratège et Penseur Libre.
Tél (+243)973699213

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*C'est une nouvelle entente qui vient d'être scellée entre le Bureau Central de Coordination (BCeCo) et la Province du Sud-Ubangi. Ce protocole d'accord porte sur la réhabilitation et la modernisation de la voirie de cette province ainsi que la construction des bâtiments administratifs et résidences des autorités provinciales. La cérémonie de signature a eu lieu,  le vendredi 18 septembre dernier, dans les   installations du BCeCo. Il faut souligner également  que cette cérémonie intervient quelques semaines après celle de la signature d'un protocole d'accord entre le BCeCo et la Province du Kasaï-Central pour la réhabilitation et la modernisation de la voirie de la ville de Kananga au mois de juillet dernier dont les travaux ont été lancé par le Président de la République Félix Tshisekedi au début de ce mois de septembre

Pour revêtir la ville de Gemena, chef-lieu du Sud-Ubangi, et les autres agglomérations de la province, de leur plus belle robe, les nouvelles autorités provinciales ont résolu de solliciter de l'expertise du BCeCo, dirigé aujourd'hui de main de maître par Jean Mabi Mulumba.

«Nous sommes venu ici pour requérir l'expertise du BCeCo dans le domaine de passation des marchés. Parce que le BCeCo a accepté de nous accompagner dans la réalisation des travaux de réhabilitation de la voirie de nos villes et agglomérations mais aussi dans la construction des bâtiments publics », a fait savoir, Jean-Claude Mabenze Gbey Benz, Gouverneur du Sud-Ubangi, au terme de cette cérémonie.

S'inscrivant dans la vision du Chef de l'Etat qui est celle de transformer le Congo profond, ce protocole d'accord pour la réhabilitation et la modernisation des infrastructures physiques du Sud-Ubangi planche sur 36 mois pour terminer tous les travaux prévus dans le cadre de cet accord. Toutefois, « les experts sur le terrain nous en diront plus », a noté le Gouverneur Mabenze.

Et,  il faut aussi reconnaître que la durée des travaux et les entraves peuvent être modifiées en raison de contraintes opérationnelles ou des conditions météorologiques. 

Ce moment de signature est considéré comme un moment important dans la mesure où il a pu mobiliser les autorités du Sud-Ubangi dont le Président de l'Assemblee Provinciale, Nono Milonga, le rapporteur, Michelin Mojombo, et les députés provinciaux de cet organe délibérant, qui ne jurent que sur le développement de leur province.

Une province qui représente 2,22% du territoire national et comporte 2,8 millions d’habitants. Avec une superficie de 51 644 km2, le Sud-Ubangi est une zone à fort potentiel agricole, haute densité de population et large accès aux marchés nationaux (Kinshasa, Kisangani) et régionaux (République Centrafricaine et République du Congo). 

Outre les voies fluviales, le Sud-Ubangi est doté des voies des  communications terrestres qui sont également assurées par le réseau routier.

Deux nationales, la Route Nationale 23 et la Route Nationale 6, traversent la province. Elles permettent la jonction entre Libenge, Zongo, Gemena et Akula, puis avec Lisala (dans la Mongola).

La RN 24 relie Gemena à Gbadolite, le Chef-lieu du Nord-Ubangi, situé plus au nord et  puis,  à la frontière centrafricaine à hauteur de Mobayi-Mbongo.

(Avec la Cellule de communication du BCeCo)

 

 

 

A Monsieur le Ministre de  l’Enseignement Supérieur  et Universitaire

de et à

KINSHASA/GOMBE

RDC

Excellence Monsieur le Ministre,

Ce qui me chagrine et me révolte dans cette campagne de tripatouillage, de calomnie, de dénigrement, de délinquance voire de chasse à l’homme, c’est la façon dont non seulement  vous êtes traité dans les médias et réseaux sociaux mais également surtout le silence cathédrale qui règne comme si tous les personnels de votre ministère pensaient la même chose, à savoir que vous n’y avez rien apporté de positif. Si je prends la parole ici et maintenant, ce n’est pas tant pour éclairer l’opinion sur ces dysfonctionnements, car ne travaillant pas avec vous et ne vous connaissant pas, mais plutôt pour espérer faire la part des choses sur ce qui est dit et fait et,  in fine,  convaincre l’opinion ou une partie de celle-ci sur vos capacités organisationnelles et structurelles humaines.

En effet,  depuis votre accession au chapeau du Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, il ne se passe pas un jour où l’on ne sort un dysfonctionnement. Lisons avec vous : « ESU : Muhindo Nzangi, à travers ses arrêtés, favorise une sorte de tricherie en nommant des professeurs ne remplissant pas les critères légaux (APUKIN) (By Rédaction Kinshasa15 septembre 2022 à 16:22). Lisons encore : « Dans une émission télévisée consacrée à l’enseignement supérieur et universitaire, le Professeur David Lubo, actuel président de l’association des professeurs de l’Unikin, Apukin, et ancien bourgmestre de Lemba, qualifie le dernier arrêté du ministre de l’Esu de crimes contre l’humanité. Cet enseignant ne comprend pas comment un ministre peut nommer un professeur ordinaire comme professeur ? C’est, malheureusement, le cas dans le dernier arrêté de Muhindo Nzangi où l’on retrouve mêmes des morts nommés. C’est ce que dénonce le professeur Lubo qui avertit l’état congolais sur l’assassinat programmé de l’enseignement supérieur et universitaire sous ce ministre. Professeur David Lubo. Il faut noter que c’est depuis le mois de juillet que les professeurs membres de l’université de Kinshasa est en grève (Sam Nzita) ».

Nous parlons ici d’un ministère hautement stratégique. Un ministère où il y a la crème savante de la République Démocratique du Congo (RDC). Le ministère dont vous présidez la destinée est exclusivement composé d’une élite rare et de premier plan, qui ne s’est jamais dérobée ni pour assumer ses responsabilités ni même pour se sacrifier. De notoriété, les professeurs de l’Enseignement Supérieur et Universitaire se sont toujours amplement sacrifiés. Ils enseignent, comparativement à leurs collègues d’autres horizons, dans des conditions infrahumaines.

Mais,  loin de se décourager ou de se défoncer, ils restent droits dans leurs bottes et poursuivent la formation, sans désemparer. Autrement dit,  même en se sachant plus ni respectés,  ni préoccupés,  ni encore moins estimés comme le sont leurs collègues européens, asiatiques, américains, sud-américains voire d’autres pays africains, les professeurs congolais, même sans avenir dans un pays qui ne l’accorde qu’aux politiciens, qu’à leurs familles respectives et leurs amis, continuent à garantir l’avenir des enfants desdits politiciens et d’autres enfants aux revenus modestes, à travers la formation scientifique et académique dispensée à la jeunesse congolaise en tant que levain.

Malheureusement, en dépit d’une telle abnégation, ce qu’il se passe en ce moment n’est pas de nature ni à confirmer cette image ni à la redorer. L’ESU n’est pas n’importe quel ministère. Je viens de l’épingler, il y a un instant. C’est la maman de tous les ministères, et de tant d’autres institutions telles le parlement, les entreprises étatiques et para-étatiques.

C’est à l’ESU que beaucoup d’entre vous avez été formés. Pas question donc de laisser son image se saborder et celle de notre ministre encore moins. D’où,  il fallait que quelqu’un se jette à l’eau pour comprendre ce qu’il se passe, plutôt que se croiser les bras à ne rien faire, posant la main sur la joue tantôt à gauche tantôt à droite, comme s’il s’agissait d’une situation agréable et normale !

Alors que le discrédit jeté sur le ministre au travers vos soi-disant arrêtés, pourtant fallacieux, devaient convaincre les universitaires à comprendre qu’il s’agissait également de leur déni et discrédit. Parce que les attaques dirigées contre vous, sont aussi les leurs. Ils se devaient de défendre, au travers leur soutien indéfectible,  leur honneur et dignité. La dernière lettre signée du Conseil d’Administration des Universités de notre pays m’était parvenue diffusée (comme de coutume maintenant) dans les réseaux sociaux ; une lettre salutaire qui vous disculpait de toute responsabilité dans les trafics des faux arrêtés incriminés.

Cette lettre  m’a ouvert l’esprit et surtout encouragé à me mouiller la chemise. C’est véritablement elle qui m’a décidé de réagir pour pouvoir vous apporter mon maigre soutien, alors qu’on ne se connait ni physiquement ni intellectuellement ni spirituellement ni socialement ni encore moins et surtout politiquement.

Reste qu’au-delà de l’estime que j’avais pour vous eu égard à votre courage et franc-parler (qui me rappelle celui du Feu NYAMWISI MUVUNGI mon ancien favori, crapuleusement assassiné à Béni en janvier 1993 et dont je porte encore le deuil jusqu’à ce moment), avant de faire votre entrée au gouvernement de l’Union Sacrée de l’Opposition, alors que je vous pensais capable de fédérer autour de vous, sans compter sur un tiers, fût-il richissime homme d’affaires ou président de la république, j’assure ne vous avoir jamais sollicité à quoique ce soit ni même mis mes pieds dans votre cabinet. Si le dis haut et fort et sur tous les tons du superlatif, puisque c’est de notoriété dans ce pays que pour soutenir l’action d’un  quelque compatriote, surtout s’il est en difficulté, exige soit une récompense numérale, soit matérielle, soit une fonction, soit encore une accointance tribale ou familiale. Le patriotisme et le nationalisme sont des exigences et des valeurs auxquelles je crois, sans peine. Ce qui me revient, sans calcul ni intérêt ni encore moins peur de défendre votre bilan  depuis bientôt trois ans à la tête votre ministère. Nous sommes à une époque où les compliments et les soutiens s’achètent mais où les faux pas des adversaires sont souhaités.

Excellence Monsieur le Ministre,

Soyez-en informé qu’aux lendemains de l’alternance politique en RDC, en la faveur d’une passation civilisée du pouvoir entre le président sortant le Raïs Joseph KABILA KABANGE et FATSHI-BETON Félix TSHISEKEDI, j’ai produit, sans être membre déclaré ni de l’UDPS ni d’ENSEMBLE, plusieurs contributions théorétiques défendant la gouvernance de Félix Tshisekedi Président de la République et de Jean-Michel Sama Lukonde premier ministre (Cfr. La Prospérité Journal). Mais au seul nom du devoir patriotique ; ce même devoir qui m’appelle aujourd’hui, non pas d’éclairer l’opinion tant universitaire, nationale qu’internationale, car n’y connaissant grand-chose sur l’organisation voire la structuration des arrêtés ministériels, de réfléchir à haute voix sur les faits qui vous sont reprochés afin d’y établir, le cas échant, votre responsabilité. Car la façon dont cela est fait et dit, c’est comme si vous étiez un vulgaire personnage, qui signait des arrêtés vous-même, les distribuerait à tout vent et à qui voudrait ! Les gens savent-ils ou comprennent ce qu’un ministre dans ce pays

Rafraîchissons-nous la mémoire avec cette déclaration diffusée dans les réseaux sociaux et dans presque toutes les radios et journaux du pays,  voire de l’étranger : « Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Muhindo Nzangi a rendu public deux arrêtés portant promotion des enseignants aux grades de professeurs ordinaires et associés parmi lesquels se trouverait une personne décédée depuis plus d’une année, selon l’association des professeurs de l’UNIKIN. Il s’agit du professeur Dieudonné Ukumu Ular, ancien Doyen de la faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Kisangani (Unikis).

Selon une correspondance de l’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN) parvenue à POLITICO.CD, les agents et cadres de l’ESU s’inquiètent au plus haut niveau de certains des arrêtés du Ministre Mohindo portant promotion. « Il s’observe depuis votre accession à ce prestigieux et stratégique ministère des pratiques inusitées par vos prédécesseurs dans le secteur. Vous avez à travers vos arrêtés favorisé une sorte de tricherie en nommant au grade supérieur des professeurs ne remplissant pas les critères légaux », lit-on dans cette correspondance adressée au ministre de l’ESU avec copie pour information au Président de la République. L’APUKIN indexe par ailleurs le ministre de l’ESU d’avoir promu les professeurs qui ne remplissent pas les critères, ni de forme ni de fond. « Ces cas se retrouvent à l’Université Pédagogique Nationale et à l’Université de Lubumbashi où les concernés n’étant nommés au grade précédent qu’en 2021 à travers l’arrêté Ministériel 0027/MINESU CAB MIN/TLL/BPOK SR/2021 du 04/02/2021 se sont vus promus une année après soit en 2022 à travers les arrêtés précités, alors qu’il fallait attendre le délai requis par le législateur (4) », poursuit le même document. » (fait de citation).

Et de poursuivre : En ce qui concerne la nomination, un professeur ordinaire promu depuis un temps relativement long s’est vu nommé Prof. Full (dégradé) à l’Université de Lubumbashi.

Dans le même registre, il faut ajouter les professeurs qui se plaignent parce que leurs noms se retrouvaient dans le PV du Conseil d’Administration des Universités du Congo mais élagués avant que l’arrêté ne soit abruité. Par ailleurs, l’APUKIN salue le Comel d’Administration des Universités qui a reconnu à travers son communiqué du 12 septembre les erreurs contenues dans les arrêtés du ministre Mohindo, tout en soulignant que ces dernières ne sont pas seulement son apanage. Cette structure de professeurs de l’UNIKIN, par en machandant les grades, Mohindo Nzangi a touché à la dignité et au cœur de ce qui faisait encore la fierté le secteur de l’Enseignement Supérieur en RDC. « Tous vos arrêtés en la matière contiennent toujours une dose de favoritisme ». « De tout ce qui précède, pour les raisons ci-haut évoquées, pour l’honneur et le prestige de notre secteur, pour que la fraude ne serve de jurisprudence aux générations futures, nous vous demandons tout simplement de reporter vos arrêtés fallacieux », conclu cette correspondance».

Mais bon sang, il y a de quoi taper du poing sur la table, le ministre a un cabinet composé des gens qu’il a choisis soit lui-même, soit qu’on lui a recommandés, soit encore qu’on lui a imposés. Ce personnel est à son service et sous ses ordres même si la plupart de ces ordres sont diligentés par le DIRCAB.

Beaucoup d’entre nous avions soit travaillé soit collaboré avec des ministres et savons exactement de quoi je parle. Il ne faut pas se mettre en tête que le ministre va jusqu’à aller vérifier l’authenticité du sceau de son propre ministère, il y a des agents pour ça, et chacun au niveau de ses responsabilités les assure. De telle sorte que même lorsque ça ne marche pas, le ministre n’est pas la première cible dans l’échelle des culpabilités ni des responsabilités, puisqu’avant d’arriver à lui, on remontera la filière verticalement. A l’allure où vont les choses, j’ai bien peur qu’on accuse le ministre des trafics des documents comme on accuserait un secrétaire de bureau ou un huissier de justice, mais quel bordel ce pays ?

Dans le CID, Corneille nous apprend que « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années». Je ne vais pas citer des gens, des caciques terrés derrière leurs bureaux et ordinateurs qui s’en prennent à l’âge de MMUHINDO NZANGI. Un jeune âge considéré comme un inconvénient. Une inexpérience. Passible des dysfonctionnements en cours constatés, avérés ou fabriqués de toutes pièces. Je parlerai en ce qui me concerne des montages organisés pour salir le ministre. En politique politicienne tous les moyens sont bons pour discréditer un adversaire.

On peut être sûr qu’aussi bavard et déterminé qu’il est, il s’est fait beaucoup d’ennemis tant au FCC avec lequel il eut maille à partir (il avait déjà été condamné à 3 ans prison ferme pour outrage au chef de l’Etat) qu’au sein de l’Union Sacrée de la Nation. De telle sorte que dans les dysfonctionnements fonctionnels en cours, on ne peut qu’émettre des sérieux doutes sur la responsabilité du ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, sinon montrer du doigt accusateur son entourage incompétent, immature voire mercantiliste, qu’il doit absolument dégager.

Excellence Monsieur le Ministre,

Renseignement pris, j’apprends que c’est en 1982 que vous êtes né ; que vous êtes un homme politique du Congo-Kinshasa, ex-Membre du Parti politique Ensemble pour la république de Moïse Katumbi, député national élu du territoire de Lubero au Nord-Kivu à Butembo et ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU) depuis le 12 avril 2021 ; que vous venez de procéder au lancement de votre parti politique "Action des Volontaristes pour la Relève Patriotique" (AVPR), le mardi 19 juillet 2022 à Kinshasa, que vous avez décidé de quitter désormais "Ensemble pour la République" de Moïse Katumbi, en vous imposant avec lui une paix de brave, ce qui est très civilisé de votre part et reconnaissant ; que votre nouveau parti qui vient s'ajouter au microcosme politique congolais compte 8 Députés nationaux, 13 Députés provinciaux et 1 Sénateur.

Bien plus que dans vos motivations impérieuses, vous noté notamment comment "Tout congolais est libre de créer son parti politique. Nous avons pris l'option de créer un parti politique, avec des jeunes, 8 députés nationaux et 13 députés provinciaux, pour porter notre message à l'ensemble du peuple congolais. C'est un processus d'émancipation pour nous autres qui ne venons pas de nulle part. Nous avons été au MSR et à Ensemble pour la République. Aujourd'hui, nous trouvons bon d'être ensemble au sein de l'AVPR, le parti qui va nous conduire vers les élections futures mais aussi comme grand mouvement national", En martelant, très sûr de vous et de votre dynamique, que « Ce parti va être parmi les grands partis de ce pays parce que à sa naissance, il a 8 députés nationaux, 13 députés provinciaux, un sénateur et un ministre national. AVRP n’est donc pas un petit parti, c’est un bébé qui est né avec les dents ».

La création de ce nouveau parti doit être une chance pour la jeune génération d’étudiants, d’élèves et d’autres au chômage. Moi-même j’ai mis en place une structure qui marche merveilleusement bien, dans la mesure où elle permet un lien fusionnel entre plusieurs étudiants anciens et nouveaux des universités et supérieurs de la capitale, plus précisément de l’UCC, de l’USAKIN, de l’ISP voire encore des plusieurs coins et recoins de l’Afrique, de l’Europe ; un groupe culturel (apolitique) dénommé CONGO NOTRE MAISON (C.N.M.) ; apolitique pour le moment même si le but futur sera à long ou court terme de faire élire des députés afin de chasser du Parlement tous ces grognards qui ne foutent absolument rien, mais jouissent allégrement des richesses de la nation.

Vous êtes jeune, bien sûr, mais ce n’est pas un péché. Longtemps avant votre âge actuel, vous avez fait montre de beaucoup de courage dans la défense de l’unité de votre pays, c’est salutaire ; je ne croirai donc pas un seul instant qu’un homme rigoureux, structuré comme vous, pouviez permettre la déstructuration, la chosification, l’objectivation, l’animalisation du Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, principal pourvoyeur de l’élite congolaise. Les réseaux sociaux renseignent ceci à votre sujet : « Le député national Muhindo Nzangi a acquis sa « notoriété » suite à un événement fâcheux. Le 11 août 2013, des agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR) l’ont arrêté manu militari avant de le transférer, tel un « colis postal » à Kinshasa. Quarante-huit heures après, c’est une Cour suprême de justice aux ordres qui le condamnera, en procédure de flagrance, à trois ans de prison ferme. Les accusations sont gravissimes: « atteinte à la sécurité de l’Etat » et « outrage au Chef de l’Etat ».

Et d’ajouter, « A l’époque, le mouvement rebelle pro-rwandais du « M13 » faisait plus la pluie que le beau temps au Nord-Kivu. De passage à Goma, Muhindo est invité à un débat organisé par une radio de la place. Aux intervenants qui déploraient l’indolence de la brigade internationale de la Monusco pour éradiquer les groupes armés, le parlementaire dira ces mots: « Prenez-vous en charge ».

Au grand dam du nouveau « Raïs » « Joseph Kabila » dont l’attitude était plus qu’ambiguë à l’égard des combattants du M23. Des pistoleros « manipulés » par le maître de Kigali, dixit Patrick Karegeya, ancien chef du service rwandais de contre-espionnage».

Ce que vous avez fait en peu de temps, trois ans, n’est pas que louable mais encourageant. Vous avez non seulement osé la mise en place du LMD (malgré quelques failles, on peut comprendre, car on est encore plutôt en phase expérimentale), mais également lancé le plan de numérisation de l'Enseignement Supérieur et Universitaire. Un plan de numérisation de l'Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), que vous avez lancé le lundi 11 octobre à l'Université de Kinshasa (UNIKIN), conformément au plan National sous sectoriel Numérique de l’ESU (PNSN-ESU).

La numérisation des structures de l'ESU figure parmi les objectifs phares de votre mandat.

Cela chacun le sait. Alors la grogne, je ne comprends pas. Vous avez déploré le fait que sous d'autres cieux la numérisation est effective et qu'en RDC, au niveau académique les opérations se déroulent manuellement. "L'inscription manuelle, l’enrôlement manuel, la délibération manuelle, tout est manuel en RDC", et rappelé que "la numérisation permettra au pays de connaître le nombre exact d’étudiants". Parce que la numérisation de l’ESU apporte plusieurs avantages notamment l’identification, non seulement des étudiants mais aussi des professeurs,  des assistants et des administratifs.

D’où,  il faudra pendant l’identification que "tout le monde présente son dossier, car nous ne voulons plus avoir des fictifs dans l’enseignement supérieur et universitaire". De telle sorte qu’"A l’issue de l’identification, les étudiants auront une carte délivrée par moi-même le ministre. Cette carte va aussi permettre à leurs détenteurs d’accéder dans le bus que nous allons mettre à votre disposition”, fidèle à Félix Tshisekedi, vous avez toujours vanté son leadership, dont vous vous déclarez l’un des héritiers, parce qu’il reste vrai qu’en trois ans le chef de l’Etat a entreprit plus qu’on pouvait espérer.

Excellence Monsieur le Ministre,

De notoriété, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire est un labyrinthe. Vous devriez le savoir en y mettant pied. Un milieu aux tabous et aux interdits parcimonieux, ancestraux, jalousement conservés et établis. Le progrès est une tare. Une provocation. Changer, créer, transformer, inventer, produire, jeter les habitudes au sol, c’est toucher aux privilèges, aux avantages. Dans ce cas, vous êtes un ministre qui bouscule et dérange. Ainsi,  comme Socrate, Platon pense que le pouvoir politique doit reposer sur la connaissance. Il doit avoir la représentation du Bien et de la Justice. C’est pourquoi,  seule la pensée philosophique mène au bien et à la justice. Tandis que le monde est le reflet d’un ordre conçu par les Dieux.

Le pouvoir politique est un type de pouvoir qu'une personne ou un groupe de personnes exerce dans une société.

Ce pouvoir peut être associé avec la souveraineté, soit le pouvoir de fixer les règles qui s'appliquent à la population sur un territoire donné. Il existe de nombreuses façons d’exercer un tel pouvoir, la plus évidente étant celle du chef politique officiel d'un État, tel qu'un président, un Premier ministre, un roi ou un empereur. Les pouvoirs politiques ne sont pas limités aux chefs d'État ou aux dirigeants, et l'étendue d'un pouvoir se mesure à l'influence sociale que la personne ou le groupe peut avoir, influence pouvant être exercée et utilisée officiellement ou officieusement. Dans beaucoup de cas, la sphère de l'influence n'est pas contenue dans un seul Etat et on parle alors de puissance internationale. Traditionnellement, le pouvoir politique se fonde et se maintient au moyen de la puissance militaire, en accumulant les richesses et en acquérant la connaissance.

Mais,  il y a,  malgré tout,  des risques  d'abus. L'histoire est remplie d'exemples où le pouvoir politique a été utilisé d’une manière nuisible ou insensée (abus de pouvoir). Ceci se produit, le plus souvent, quand trop de pouvoir est concentré dans trop peu de mains, sans assez de place pour le débat politique, la critique publique, ou d'autres formes de pressions correctives. Des exemples de tels régimes sont le despotisme, la tyrannie, la dictature, etc.

Pour parer à de tels problèmes potentiels, certaines personnes ont pensé et mis en pratique différentes solutions, dont la plupart repose sur le partage du pouvoir (telles que la démocratie), les limitations du pouvoir d’un individu ou d’un groupe, l’augmentation des droits protecteurs individuels, la mise en place d’une législation ou de chartes (telles que celle des droits de l'homme). Montesquieu affirmait que sans un principe permettant de contenir et d'équilibrer le pouvoir législatif, les pouvoir exécutif et judiciaire, il n’y a plus aucune liberté, ni aucune protection contre l'abus de pouvoir. C'est le principe de la séparation des pouvoirs.

Pour Henry Kissinger, « Power is the ultimate aphrodisiac » (Le pouvoir est l'aphrodisiaque suprême).

Donc, désordre, comment dirais-je, si désordre il y aurait dans votre cabinet de l’ESU ou plutôt dans l’administration commise de cet ESU, il est clair que c’est toute la gouvernance de Félix TSHISEKEDI dont vous admirez le leadership qui en prend un vrai coup dans sa structure même.

Dans ce qu’il s’y passe, je ne crois à rien d’autre qu’à la mauvaise foi des caciques (opposés au progrès voire à tout leadership d’où qu’il vienne) tapis dans l’ombre et qui brouillent, torpillent votre action à la tête du Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. En m’inspirant d’Honoré de BALZAC qui affirmait dans la « Physiologie du mariage que « La puissance ne consiste pas à frapper fort ou souvent, mais à frapper juste » et également du même Honoré BALZAC  dans « Eugénie Grandet » que « Tout pouvoir est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent », il est ahurissant de constater que même auréolés des titres académiques, qui différencient les « intellectuels » diplômés du reste des gens quelconques, certains universitaires restent marqués et impressionnés par les dictateurs les plus abjectes et s’imprègnent à fond de leurs idées et manies, car ils  restent accrochés à ce qu’ils croient, mais erronément, leur pouvoir.

La cécité, l’entêtement, la mauvaise foi ne sont pas que les attributs des dictateurs et de ceux qui leur ressemblent, mais également le mode opératoire de tous les dictateurs d’ici et d’ailleurs dont la seule raison de vivre et d’exister consiste en la nomination à quelque chose voire même en se sachant contre-productifs. Mais,  telle est la mentalité de beaucoup de gens de notre pays, qui ne se regardent jamais dans le miroir soit pour voir à quoi on y ressemble, soit tout simplement à se remettre en question. Le Feu président malien, le Général AMADOU TOUMANI TOURE (célébrissime appelé ATT) avait marqué les esprits au moment d’anticiper son départ de la tête de l’Etat malien par cette phrase brève : « Il y a une vie avant et après le pouvoir ». Beaucoup ne savent jamais s’en aller d’eux-mêmes, il faut qu’on les y invite ou les chasse pour qu’ils comprennent et tirent les leçons sur les aléas du pouvoir. C’est ridicule. Même si chez beaucoup d’entre eux le ridicule ne tue jamais.

Une vraie dissertation d’école.

Pourtant, tous différents, tous semblables, disait E. KANT, l’un des plus grands et importants philosophe allemand de sa génération et de tout le temps par sa philosophie éthique et morale, nous ne défendons pas hélas toujours ni les mêmes valeurs ni les mêmes principes ni les mêmes règles ni les mêmes normes ni encore moins la même visée du pouvoir, de la gouvernance une fois que nous nous y sommes portés ! Ça vient de l’enfance, car quand on n’a jamais su partager, aimer, travailler avec les autres, en âge adulte ce n’est pas mieux ; on estime que l’alternance n’existe pas, mais au contraire une menace ; on pense que le substantif « partage » a été inventé par les autres contre les autres mais jamais contre soi. Ne nous étonnons donc pas que le Congo-Kinshasa n’avance pas, parce qu’il est dirigé par des lettrés au service des semi-lettrés ou carrément des autodidactes en échange d’un salaire, au lieu de montrer de quoi ils en sont capables pour pallier l’insuffisance des jouisseurs ; ces irresponsables  au pouvoir depuis l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale et dont le seul mérite est d’avoir transformé le Congo de Lumumba et Mzee Kabila en poubelle publique.

Il vous faudra un ou deux PHILOSOPHES dans votre cabinet politique. En tout cas dans votre état-major si vous voulez progresser. Malheureusement,  faire partie d’un cabinet, et vous le savez aussi bien que ma modeste personne,  ne répond plus à la compétence. C’est le clientélisme ronflant et répandant qui compte. C’est devenu même un risque d’être compétent. Les « bantu ya logique » un qualificatif qui te disqualifie de toute fonction.

On ne veut pas de gens qui raisonnent, qui se montrent cohérents ni qui font passer leur dignité et leur patriotisme en avant. On leur préfère des bois morts, des chieurs qualifiés ou des jouisseurs obsédés. Pendant ce temps-là, d’autres compatriotes sont dotés d’un savoir-faire, d’une intégrité morale, physique, intellectuelle et spirituelle incontestable et incontestée aussi bien au sein de leurs institutions, chez eux à la maison ; des hommes d’une seule parole, d’un état d’esprit fondé sur des valeurs objectives et universelles et donc effectivement incompatible avec la léthargie, je jusqu’au-boutisme des commerçants et colporteurs qui gangrènent plusieurs institutions qu’il s’agisse de l’enseignement supérieur et universitaire que d’autres bureaux climatisés de la Gombe.

Le manque de progrès dans plusieurs institutions et instances du pays est le dû de ces iconoclastes innocents dangereux et davantage encore des naïfs qui croient encore et toujours en leurs idées déprimées et dépassées; or le fait qu’ils aient affaire aux professeurs qui s’inquiètent, se lamentent souvent sur les conditions difficiles, stagnantes, offusquantes dans lesquelles ils vivent et travaillent est non seulement de la faute de cette catégorie d’individus sans foi ni loi de leur cause, mais également de tous ces anachronistes épinglés, chiffonniers à la mesure et à la demande ; des iconoclastes qui détestent l’ambition et mettent les bâtons dans les roues de tous ceux qui transvaluent le conservatisme dans lequel ces institutions baignent sans rechigner depuis plusieurs années.

Ce n’est donc pas de votre faute si rien ne va à l’ESU. La faute incombe en premier à ceux qui dirigent toutes ces institutions de l’Enseignement Supérieur et Universitaire et à vos proches collaborateurs qui tripatouillent votre leadership par la distillation des faux arrêtés ministériels. Ça s’appelle de la haute trahison. Comme c’est dégradant de manger le beurre et l’argent du beurre, et le tout à moindre frais, sans se gêner, ce n’est pas possible.

Le Ministre Muhindo Nzangi  n’est ni Président de la République,  ni Premier ministre, mais un simple Ministre. Un simple exécutant. La plus belle femme au monde ne donne que ce qu’elle a. A plus de ce qu’il a fait jusque-là, je ne vois plus ce qu’il doit faire encore sinon attendre que le gouvernement de la république lui donne le quitus et les moyens appropriés pour matérialiser toutes les promesses en nature ou en numéraire faites aux professeurs d’universités. Qui le mérite bien. Le suivi reste, bien sûr, une attitude salvatrice de toute bonne administration. Le moment venu, je reste convaincu que le ministre ne s’y dérobera pas, il en rendra compte.

Excellence Monsieur le Ministre,

Pour vous maintenir longtemps en politique, il vous est non seulement impérieux d’engager UN PHILOSOPHE à vos côtés mais également de lire « Le Prince », traduction française de l'ouvrage « Il Principe » ou « De Principatibus », qui est un traité politique écrit au début du xvie siècle par Nicolas Machiavel, homme politique et écrivain Florentin, qui montre comment devenir prince et le rester, analysant des exemples de l'histoire antique et de l'histoire italienne de l'époque. Parce que l'ouvrage ne donnait pas de conseils moraux au prince comme les traités classiques adressés à des rois, et qu'au contraire il conseillait dans certains cas des actions contraires aux bonnes mœurs, il a été souvent accusé d'immoralisme, donnant lieu à l'épithète machiavélique.

Cependant, l'ouvrage a connu une grande postérité et a été loué et analysé par de nombreux penseurs. « Seul la fin justifie les moyens », disait-il.

Machiavel annonce qu'il fait cadeau au prince de ce qu'il possède le mieux, c'est-à-dire la « connaissance des actions des hommes célèbres ». Il se défend d'employer pour plaire, comme de coutume, un style ampoulé : « Vous ne trouverez dans cet ouvrage, ni un style brillant et pompeux, ni aucun de ces ornements dont les auteurs cherchent à embellir leurs écrits. Si cette œuvre vous est agréable, ce sera uniquement par la gravité et la matière du sujet. Il ne faut pas que l’on m’impute à présomption, moi un homme de basse condition, d’oser donner des règles de conduite à ceux qui gouvernent. Mais,  comme ceux qui ont à considérer des montagnes se placent dans la plaine, et sur des lieux élevés lorsqu’ils veulent considérer une plaine, de même, je pense qu’il faut être prince pour bien connaître la nature et le caractère du peuple, et être du peuple pour bien connaître les princes».

Mais attention, tenir compte des principautés nouvelles qu’on acquiert par les armes d’autrui et par la fortune (De principatibus novis qui alienis armis et fortuna acquiruntur), car « Ceux qui, de simples particuliers, deviennent princes par la seule faveur de la fortune, le deviennent avec peu de peine ; mais ils en ont beaucoup à se maintenir».  

En effet, en tant qu'anciens particuliers, ils n’ont ni l'expérience du commandement ni des forces propres et fidèles et leurs États, « comme toutes les choses qui, dans l’ordre de la nature, naissent et croissent trop promptement, […] ne peuvent avoir des racines assez profondes et des adhérences assez fortes pour que le premier orage ne les renverse point ».

Reste qu’à défaut de Machiavel sur qui des présomptions de manipulation politique pour la conservation du pouvoir pour le pouvoir pèse, je vous conseillerais alors « La République » du philosophe grec Platon (Socrate).  En tant que l’œuvre de Platon constitue un tournant majeur dans la formation de la pensée politique car elle est la première tentative de réflexion sur le système politique. Elle est inspirée par la pensée de Socrate. La République, le Politique et les Lois sont les ouvrages retrouvés de Platon. Les Livre I et II se livrent sur la notion de Justice. Celle de notre pays a le plus besoin pour son développement holistique et son épanouissement en tant qu’Etat et Nation.

Dans le Livre I, Socrate donne deux définitions distinctes de la justice. La première est fournie par Polémarque, qui suggère que la justice consiste à “faire du bien à vos amis et causer des dommages à vos ennemis.” Cette définition, qui est une traduction de la morale conventionnelle, est prise en considération. Cependant, très vite, ses défauts apparaissent clairement : comment peut-on savoir qui est un ami et qui est un ennemi ? Les amis ne sont-ils pas capables de faire du mal ? Et qu’est-ce que faire du bien ? Ici affleure déjà l’idée qu’une définition doit reposer sur des notions solides : il faut donc remonter à l’essence du concept et non se contenter de fausses apparences. Une deuxième définition, donnée par Thrasymaque, est la suivante : «La justice est l'obéissance à l'intérêt du plus fort».

Mais,  selon Socrate, la justice est bonne à la fois dans ses moyens et dans sa fin et ne peut donc exiger la soumission en tant que moyen. Selon Socrate, la justice est “l'excellence de l'âme”. Socrate sait cependant qu'il a été trop vague et qu’il devra se faire plus précis. Le livre I se termine par une autre question. La vie juste est-elle plus gratifiante que la vie injuste? Même si le premier livre n’a pas avancé de manière déterminante dans la définition de la justice, il a réussi néanmoins à poser le cadre et la méthode utilisée.

Dans le Livre 2, au début du livre 2, une nouvelle définition apparaît où la justice est un compromis conçu pour la protection mutuelle des citoyens d'un État. En d'autres termes, la justice est un artefact crée par l'Etat pour empêcher les citoyens de se nuire les uns autres autres. Mais,  Socrate n'aime pas l'idée que la justice soit non-naturelle, instituée. Socrate affirme que l’Etat ne doit faire que refléter la justice naturelle. Ainsi commence l’immense édifice de l’Etat juste. Socrate aborde d’abord la division du travail entre les classes de la société. La République est sans conteste le dialogue majeur de Platon, dans la mesure où l'étendue des thèses exposées est prodigieuse. La Cité Idéale, fondée sur la justice, inspirera l'ensemble de la philosophie politique après Platon.

Pour conclure sans conclure

Enfin,   sincèrement je pense que vous devriez vous en inspirer si vous tenez à vous maintenir longtemps en politique. Pour ce faire, vous  commencerez par vous méfier des flatteurs, des bois morts, des chiffonniers et des présomptueux contrevenants. Puisqu’un incapable même membre de votre parti politique est un incapable. Un frère incompétent membre de votre cabinet est toujours votre frère mais il n’en reste pas moins un incompétent. Un incapable est un incapable. Non seulement ça se sait mais il ne vous y aidera à rien.

L’opinion tant nationale qu’internationale attend que vous sanctionniez les auteurs de ces dysfonctionnements déshonorants pour  redorer le blason de l’Enseignement Supérieur et Universitaire.

Des faux malvenus qui ont taché votre réputation d’homme d’Etat tant au pays qu’au-delà de nos frontières. Un minimum de sérieux et de vigilance de la part de votre entourage immédiat s’impose pour arrêter dorénavant l’hémorragie. En attendant, vous avez toujours ma confiance et mon profond soutien, toujours désintéressé dans l’exercice de vos fonctions politiques actuelles et combats politiques encore à venir.

Dans "Le capitalisme est-il moral ?" (Albin Michel), le philosophe André Comte-Sponville distingue l'ordre moral de l'ordre éthique. Pour lui, la morale est ce que l'on fait par devoir (en mettant en œuvre la volonté) et l'éthique est tout ce que l'on fait par amour (en mettant en œuvre les sentiments).

Dépassant les lectures « soupçonneuses » des marxistes, des freudiens ou des structuralistes – lesquels tentent toujours de réduire le sens d’une œuvre (ou de notre culture dans sa totalité) à une signification supposée dernière (qu’elle soit idéologique, psychanalytique ou simple combinatoire) -, Paul Ricœur s’est voulu l’initiateur d’un nouvel art d’interpréter, d’une nouvelle herméneutique attentive au déploiement pluriel de la parole plutôt qu’à sa « déconstruction » (Derrida). Fidèle à ses lectures de la phénoménologie husserlienne, Ricœur commence par s’interroger, dans les trois volets de sa philosophie de la volonté, sur l’essence même du vouloir. Il décèle ainsi, dans la volonté, trois composants fondamentaux : le projet, l’exécution et le consentement.

Dans l’acte volontaire, je me projette dans un monde qui me résiste, avec un corps qui est lui-même indocile.

Dans ce jeu du volontaire et de l’involontaire, je me découvre limité à la fois par le monde et par mon propre projet qui m’oblige. En acceptant par mon consentement ces limites, je les transforme en instruments de ma liberté. Mais,  l’analyse de la volonté révèle qu’il y a loin entre vouloir et créer ; l’homme, déchiré entre le fini et l’infini, est éminemment faillible. C’est cette faiblesse constitutive de l’homme qui rend le mal possible. Or, Ricœur montre que s’il est de l’essence de l’homme d’être faillible, l’expérience de la faute, comme réalité effective, demeure incompréhensible.

Le mal, en tant qu’il est, non pas simplement possible, mais réalisé, échappe à toute conceptualisation.

Aussi le philosophe doit-il s’en remettre aux langages de l’aveu et du mythe – les seuls langages, selon Ricœur, dans lesquels le mal parvient à se dire. C’est toute une symbolique du mal, en effet, que ces récits mettent en jeu.

Dans le langage de l’aveu, par exemple, on trouve la symbolique élémentaire de la souillure, du péché et de la culpabilité : les propos par lesquels l’homme avoue ses fautes révèlent d’abord la hantise de la tâche, puis la crainte résultant de la rupture de l’alliance avec Dieu, enfin,  la conscience de celui qui sait avoir commis une faute. C’est parce que le mal est ce qui menace toujours la pensée qu’il doit être lui-même pensé avec la plus extrême exigence.

Ricœur, confronté au "scandale du mal », refuse de s’avouer vaincu. D’abord,  il est possible, grâce aux symboles, de retracer la généalogie du mal. Mais,  ce n’est là que le prélude à l’action.

Comme le mal « se précède toujours lui-même », il faut se poser en s’opposant à lui : « Le mal, c’est ce contre quoi nous luttons : en ce sens nous n’avons pas d’autre relation avec lui que cette relation du contre ». L’agir éthique est donc inséparable de la reconnaissance du mal.

En vous en souhaitant une meilleure et bonne réception, Excellence Monsieur le Ministre.

Antoine-Dover Osongo-Lukadi

Habilité à Diriger des Recherches de Philosophie (Post-Docteur, Université de Poitiers/France)

Docteur en Philosophie et Lettres (Université Catholique de Louvain/Belgique)

Professeur d’Universités (Institut Cardijn, Haute Ecole Catholique de Formation Sociale, Université Catholique de Louvain), Institut Supérieur Pédagogique de la Gombe, Université Catholique du Congo, Université Saint-Augustin de Kinshasa)

Membre de l’Association des Philosophes Américains (APA)-2007

Directeur-Editeur des Maisons et Revues Internationales-ISAS-RAFSA/CRPIC-RPp (RPSP)

 

Au fur et à mesure que les mois passent, la perspective de la tenue d’élections générales en 2023 se précise davantage. Encouragée par les partenaires traditionnels de la République Démocratique du Congo, la Commission Electorale Nationale Indépendante –CENI- se dit plus que jamais déterminée à relever ce défi, celui de l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes. D’ores et déjà, les états-majors des partis et de plateformes politiques se mettent en ordre de bataille, en peaufinant des stratégies devant leur permettre de remporter des sièges au niveau national et provincial.

Compte tenu de ce constat, notre institut de sondage Echos d’Opinion a déployé ses agents dans toutes les provinces afin qu’ils interrogent les populations pour connaître leur opinion sur les partis ou plateformes ayant émergé en très peu de temps; et capables de faire élire un grand nombre de candidats à tous les niveaux.

Du côté du pouvoir en place, l’on trouve la plateforme de l’Union sacrée de la nation mise en place par Félix Tshisekedi qui a en face d’elle, l’autre plateforme de Lamuka de Martin Fayulu. L’on ne peut oublier  Ensemble pour la République de Moise Katumbi. L’avis des Congolais sur ces structures politiques était d’une extrême importance pour mesure le niveau de leur ancrage sur le terrain, ainsi que leur capacité de mobilisation des populations. 

Agent concepteur: Institut de sondage Echos d’opinion

Durée: Travail effectué du 10 juin  au 25 août  2022.

Technique: Question posée directement aux personnes contactées par les agents de notre institut de sondage.

Moyen utilisé: Sondage réalisé par nos agents.

Motif: Connaître l’avis des populations sur la position qu’occupent actuellement sur le terrain le parti politique ACP et la plateforme Lamuka.

Interprétation

Ce travail de sondage d’opinion a été effectué d’une manière qualitative et quantitative.

Qualitative: La qualité est  une des normes exigées dans la réalisation d’un travail scientifique. Le sondage d’opinion ne peut dès lors faire abstraction de cette exigence. 

Ainsi, Echos d’opinion s’est trouvé dans l’obligation de tenir compte de cette exigence et de travailler conformément aux normes telle que la qualité. Pour cela, notre Institut a fait appel uniquement aux variables positives liées au sexe des individus, leur niveau d’études, et la stratification par tranche d’âge.  Les appartenances politiques, ethniques, tribales, linguistiques ou régionales jugées contraires à l’éthique de ce  genre de travail, n’ont pas été prises en compte. 

Après analyse des données recueillies sur le terrain par les collaborateurs de notre Institut de sondage Echos d’opinion, il se dégage que l’Alliance des Congolais Patriotes –ACP- est parvenue, suite à son ancrage sur le terrain, et à sa forte capacité de mobilisation des populations, à fragiliser totalement l’opposition congolaise.

  1. Alliance des Congolais Patriotes : 85%

Au moment du lancement de cette formation politique, très peu sont les observateurs qui espéraient voir son autorité morale, le gouverneur Gentiny Ngobila, gagner rapidement la confiance des populations, au point de se placer en première position sur le terrain.  Mais, après la date du 28 mai 2022, les activités de ce parti politique ont démarré en trombe dans toutes les provinces.

Il y avait de quoi. Réussir à mobiliser des centaines de personnes pour assister à la sortie d’un nouveau-né de la sphère politique congolaise, n’est pas donné à n’importe quel leader. Ce faisant, Gentiny Ngobila annonçait les couleurs de l’avenir de ce parti dont la principale motivation est le  soutien des actions de Félix Tshisekedi.

Ainsi, en très peu de temps; l’ACP s’est peu à peu installée dans les 26 provinces. Partout, les présidents provinciaux mettent en exergue les réalisations du chef de l’Etat à tous les niveaux, notamment la croissance économique, le respect des droits humains et le retour de la RDC dans le concert des nations.

Cet ancrage dans le paysage congolais ne peut guère étonner dans la mesure où l'Alliance des Congolais Progressistes se veut un parti politique de masse et nationaliste dont l'engagement politique trouve ses racines dans l'idéologie des grandes figures de notre pays, à savoir Patrice Emery Lumumba, Joseph Kasa-Vubu, Etienne Tshisekedi, Simon Kimbangu, Mobutu Sese Seko, etc.

A ce sujet précis, Gentiny Ngobila ne cesse d’expliquer que l’engagement de l’ACP se fonde sur la résistance à l'ennemi auquel appartient la vie de Simon Kimbangu en tant que militant anticolonialiste.

Cet engagement se focalise également dans la consolidation de  l'unité nationale qui a marqué le règne du maréchal Mobutu. Il dit avoir refusé de créer un parti bureaucratique sans assises sociologiques avérées pour faire entendre la voix des Congolaises et des Congolais de toutes les provinces.

Bien plus, l’ACP est dirigée par les cadres originaires de toutes les provinces, il n'est pas un parti d'une ethnie contre une autre, ni d'une tribu contre une autre, mais un parti des Congolaises et des Congolais pour les Congolaises et Congolais.

Il est un parti politique démocratique parce qu'il s'engage à mener un combat d'idées où la force de l'argument l'emporte sur l'argument de la force. Ce discours ne pouvait que susciter l’adhésion massive des populations qui en ont marre des slogans politiques creux, sans emprise réelle sur la vie du pays.

  1. Lamuka: vers une disparition certaine

Créée le 11 novembre 2018 à Genève, en Suisse, par des membres de l’opposition, la coalition avait désigné Martin Fayulu comme candidat commun à l’élection présidentielle du 30 novembre 2018.  Au lendemain de l’échec de leur candidat, Moïse Katumbi, Freddy Matungulu, Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito, Antipas Mbusa et Martin Fayulu ont affirmé avoir signé une charte consacrant la conversion de la plateforme.

Ils ont indiqué avoir mis en place une présidence tournante de trois mois. Mais, au fil du temps, l’arrogance de Martin Fayulu, et son envie d’en faire une affaire personnelle, a fini par décourager d’autres leaders qui avaient pourtant déboursé de gros moyens matériels et financiers pour soutenir sa campagne électorale.

Ces deniers n’ont donc pas hésité à s’en éloigner. Le premier aura été Freddy Matungulu qui sera nommé par le président Félix Tshisekedi en qualité de représentant de la RDC et des cinq pays de l'Afrique centrale auprès de la Banque africaine de développement.

Il a retrouvé ainsi le milieu économique international dont il connaît bien les rouages pour avoir déjà travaillé au Fonds monétaire international.

Par la suite, c’était le tour d’Antipas Mbusa Nyamwisi de rejoindre Félix Tshisekedi pour participer aux efforts de pacification de l’est du pays.

Tous les signes montrent que l’avenir de Lamuka est compromis, et que l’on ne serait pas surpris d’assister à sa disparition. Enfin, ce sera Jean-Pierre Bemba qui s’allie à Félix Tshisekedi  et qui bat sa campagne dans le Grand Equateur en faveur du chef de l’Etat. Les collègues de Martin Fayulu estiment que son option est plus que jamais anachronique.

  1. Ensemble pour la République de Moïse Katumbi

Ensemble pour la République de Moïse Katumbi enregistre des défections en son sein. Des alliés de taille dans la partie Est le quittent. Ils disent rejoindre Félix Tshisekedi afin de lui redonner le temps et les moyens de matérialiser sa vision pour le Congo. Ainsi, déjà 8 Députés Nationaux, 13 provinciaux et un sénateur, un ministre de l’ESU, décident de prendre leur liberté, en s’affranchissant de la tutelle de l’ancien gouverneur du Katanga.

Et contrairement aux images que l’on voit surtout sur sa chaine de télévision, Moise Katumbi a vraiment du mal à mobiliser les populations lors de ses déplacements ou meetings. Les gens ont finalement compris que l’avenir du pays ne saura jamais être bâti par cet homme au passé sulfureux.

Son audience a donc sensiblement diminué même dans son fief électoral de l’espace Grand Katanga.

Institut de Sondage Echos d’opinion

 *‘’Le Peuple congolais demande aux Nations Unies, à l’Union Africaine, aux Communautés régionales africaines et aux partenaires de la RDC de ne plus se fier aux dénégations éhontées des autorités rwandaises et de contribuer plutôt au rétablissement de la sécurité, à la construction d’une paix durable et à la création des conditions nécessaires à une coopération fructueuse dans la région des Grands Lacs pour le bien de tous.   A  cet effet, il est nécessaire de : 1. Rendre effectifs le retrait immédiat du M23 des localités occupées, le retour des déplacés congolais de ces localités à leurs domiciles et la cessation sans condition du soutien de l’armée rwandaise à ce groupe terroriste, selon l’esprit et la lettre de la feuille de route de Luanda convenue entre la RDC et le Rwanda, ainsi que des déclarations successives du Conseil de sécurité de l’ONU, du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA, de la Communauté d’Afrique de l’Est, CAE, et de la Communauté pour le Développement de l’Afrique australe, SADC ; 2. Multiplier les pressions sur le Rwanda et le M23 dont les dirigeants sont, du reste, sous sanctions de l’ONU, et montrer plus de fermeté à leur égard, pour qu’ils respectent les positions prises par les organisations internationales précitées ; 3. Appuyer la poursuite du processus de paix de Nairobi, les discussions de Luanda RDC-Rwanda et le déploiement de la Force régionale de l’Afrique de l’Est dont le Statut et les Règles d’engagement viennent d’être signés,  le 8 septembre dernier à Kinshasa successivement par le Gouvernement congolais et le Secrétariat Général de la CAE, d’une part, et, d’autre part, par les FARDC et le commandement de cette Force ; 4. Encourager le Président honoraire du Kenya, UHURU KENYATTA et le Président de l’Angola JOÃO LOURENÇO, Médiateurs de la CAE et de l’UA dans la crise sécuritaire en RDC à poursuivre leurs bons offices ; 5. Lever tout obstacle à la restructuration par la RDC de ses Forces Armées et à la montée en puissance de celles-ci pour mieux remplir ses missions régaliennes  notamment,  par la levée pure et simple de toutes les mesures restrictives de l’acquisition des équipements militaires, quelle qu’en soit la forme édictée par le Conseil de sécurité de l’ONU’’. Tel est l’essentiel à retenir de l’intervention de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo hier, dans la soirée, du haut de la Tribune à New York, en marge de la 77ème session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies. 

Le Président a également abordé tant d’autres questions liées notamment, à la situation politique, en général, mais aussi, aux questions économiques, sociales et, même, environnementales.

Dans son allocution reprise, ci-dessous, il s’y étend largement, comme pour démontrer, si besoin en était encore, que la RD. Congo a pris, désormais,  la  mesure  de ses responsabilités, tout en appelant, en même temps,  tous les autres Etats épris de paix à soutenir, sans ambages, les efforts du peuple congolais pour la défense de sa souveraineté et l’intangibilité de ses frontières.

LPM

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR FÉLIX-ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO, CHEF DE L’ÉTAT, PRÉSIDENT EN EXERCICE DE LA SADC À L’OCCASION DE LA 77ÈME SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES New York - ÉTATS-UNIS, Mardi 20 Septembre 2022

Monsieur le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies,

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,

C’est pour moi un grand honneur et un réel plaisir de prendre la parole du haut de cette tribune pour faire entendre la voix de mon pays, la République Démocratique du Congo, sur les principales questions qui préoccupent au plus haut point la communauté internationale actuellement. Monsieur le Président, Je voudrais, néanmoins, avant toute chose, vous féliciter pour votre élection à la présidence de la 77ème  session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Je suis convaincu que vous donnerez le meilleur de vous-même pour la réussite de cette session et vous garantis tout le soutien de mon pays. Monsieur le Président, Les défis majeurs auxquels l’humanité fait face actuellement sont les suivants : 1. La sécurité et la paix pour tous ; 2. La maîtrise des changements climatiques ; 3. La relance de l’économie mondiale après la Covid-19 ; 4. La lutte contre la pauvreté et la promotion du bien-être collectif. Ces principaux défis sont complexes et intimement enchevêtrés. Conscient de cette réalité, je salue, le choix judicieux et la pertinence du thème central de ces assises, à savoir, «Un tournant décisif : des solutions transformatrices face à des défis intriqués».

A  l’évidence, le relèvement de ces défis exige plus de concertation, plus de coopération et plus de solidarité entre les États et les nations. Le maintien de la paix et de la sécurité internationales constitue le fondement et l’objectif primordial de la création de l’Organisation des Nations Unies. Ni l’indifférence, ni l’immobilisme, ni l’attentisme de sa part ne sont, par conséquent, admissibles face à toute menace contre la paix et la sécurité internationales. À ce jour, la question de la sécurité et de la paix internationales se cristallise autour de la lutte contre le terrorisme ainsi que l’extinction des foyers de tension en Europe et en Afrique. 3 En effet, le terrorisme n’a épargné aucun continent. Après l’Asie, l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord, il se métastase en Afrique où il a allumé le feu à plusieurs endroits, et notre continent en paie un lourd tribut. Au Sahel, à l’Est, à l’Ouest, au Centre et au Sud de ce continent, les terroristes tuent par des expéditions barbares des populations innocentes, et déstabilisent des États au nom de l’intégrisme religieux. Certes, des progrès remarquables ont été accomplis au Moyen-Orient dans la lutte contre ce fléau qui a battu de l’aile. Cependant, ce fléau est loin de s’essouffler et, encore moins, d’être éradiqué de notre planète. C’est pourquoi, la République Démocratique du Congo, une des victimes africaines du terrorisme et membre de la Coalition Globale contre l’État islamique, interpelle les Nations Unies et les exhorte à s’impliquer activement dans la mise en œuvre des recommandations de cette Coalition et de celles du processus d’Aqaba. Les déclarations d’intentions et les proclamations de foi sans action collective vigoureuse sur le terrain ne suffiront jamais pour éradiquer le terrorisme.

Monsieur le Président,

Au cœur de l’Europe, la guerre entre la Russie et l’Ukraine est une plaie béante dont le saignement atteint même l’Afrique lointaine et perturbe le commerce international à cause des dégâts collatéraux importants notamment en matière d’approvisionnement en produits céréaliers et énergétiques d’origine ukrainienne et russe, nécessaires à l’alimentation des populations ainsi qu’au fonctionnement des économies des pays importateurs. Il est impératif que les Nations Unies interviennent avec diligence et plus de fermeté pour éteindre ce brasier et ce, dans le respect absolu des règles du droit international. La République Démocratique du Congo souscrit à la position de l’Union Africaine et appelle toutes les parties au conflit à suivre la voie du dialogue et du droit préconisée par l’Afrique qui a, par ailleurs, l’expérience de gestion des crises sécuritaires provoquées par des groupes armés dans certains de ses États. À ce sujet, les Nations Unies savent que mon pays, la République Démocratique du Congo est victime d’une crise sécuritaire aigue qui dure depuis plus de 20 ans à l’Est de son territoire national. Tout observateur honnête et de bonne foi reconnait que cette crise est causée principalement par les convoitises que suscitent ses fabuleuses richesses naturelles et les ambitions de puissance de certains de ses voisins.

Le Peuple congolais reconnait l’implication des Nations Unies, de l’Union Africaine, des Communautés régionales africaines, de l’Union européenne et des partenaires extérieurs bilatéraux de la RDC pour juguler cette crise récurrente. Il leur en est reconnaissant et s’incline devant le sacrifice des vaillants soldats de la paix qui ont perdu leur vie au front de la défense des idéaux de paix et de justice. Cependant, en dépit des efforts internes inlassables, de la présence militaire massive de l’ONU au Congo et de son soutien diplomatique pendant 23 ans, le mal sécuritaire continue à ronger mon pays. Afin d’éradiquer définitivement l’insécurité, restaurer une paix durable et assurer la stabilité à l’Est de la RDC, plusieurs Accords ont été signés avec les groupes armés et même avec les pays voisins sous la garantie de la communauté internationale. Des mécanismes nationaux et internationaux ont été créés. Toutes ces perspectives de règlement définitif du conflit n’ont duré que l’espace de quelques mois. Vite, l’architecture s’est fissurée et l’édifice s’est écroulé.

Et, on recommence toujours avec les mêmes tragédies. Depuis mon élection à la tête de la RDC, je n’ai eu de cesse de me battre, chaque jour, pour la paix et la sécurité dans les provinces congolaises de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. M’inscrivant dans une philosophie de réconciliation avec nos voisins, je n’ai ménagé aucun effort pour rassurer les Chefs d’État des pays limitrophes et restaurer la confiance entre nous, notamment par la concertation permanente sur des questions d’intérêt commun, la conclusion des accords de coopération sécuritaire et de partenariat économique et la réalisation des projets de développement pour nos populations respectives. En dépit de ma bonne volonté et de la main tendue du Peuple congolais pour la paix, certains de nos voisins n’ont trouvé mieux que de nous remercier par l’agression et le soutien à des groupes armés terroristes qui ravagent l’Est de la RDC.

C’est le cas actuellement du Rwanda qui, au mépris du droit international, de la Charte de l’ONU et de l’Acte constitutif de l’Union Africaine, a, une fois de plus, non seulement agressé, en mars dernier, la RDC par des incursions directes de ses forces armées, les RDF, mais aussi occupe des localités de la province du Nord-Kivu par un groupe armé terroriste interposé, le Mouvement du 23 mars dit M23, auquel il apporte un soutien massif tant en matériels de guerre qu’en hommes de troupes. Et, comme pour défier la communauté internationale, le M23 avec le soutien de l’armée rwandaise a même abattu un hélicoptère de la MONUSCO et tué 8 casques bleus, commettant ainsi un crime de guerre. 5 Je dénonce, en ce lieu emblématique de la vie internationale, avec la dernière énergie cette énième agression dont mon pays est victime de la part de son voisin, le Rwanda, sous couvert d’un groupe terroriste dénommé M23. Monsieur le Président,

L’implication du Rwanda et sa responsabilité dans la tragédie que vivent mon pays et mes compatriotes des zones occupées par l’armée rwandaise et ses alliés du M23 ne sont plus discutables dès lors que plus d’une fois aussi bien les groupes d’experts dument mandatés par l’ONU et le mécanisme conjoint de vérification élargi de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, CIRGL, que des organisations non gouvernementales humanitaires et des droits de l’Homme crédibles les ont établies dans des rapports documentés et objectifs, à la limite du scientifique. Au demeurant, pour éclairer la communauté des nations et mettre fin aux sempiternelles dénégations des autorités rwandaises à ce sujet, le Gouvernement congolais réitère sa demande au Président du Conseil de Sécurité de distribuer officiellement aux membres du Conseil le dernier rapport des experts de l’ONU sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC et de le faire examiner avec diligence par lui afin d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent sur le plan du droit de la paix et de la sécurité internationale. Il y va de l’image et de la crédibilité de notre Organisation. Procéder autrement serait, d’une part, encourager le Rwanda à poursuivre son agression, ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité en RDC et, d’autre part, nourrir davantage la suspicion légitime des Congolais sur l’impartialité de l’ONU ainsi que la complicité de certains de ses membres dans ces crimes. C’est pour mettre fin à cette suspicion et dissiper l’ambiguïté de certaines positions du Conseil de sécurité sur la crise sécuritaire à l’Est de la RDC, ambiguïté qui excède la population congolaise et exacerbe la tension entre elle et la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo, MONUSCO, que le Gouvernement de mon pays a demandé la réévaluation du plan de retrait progressif et responsable de cette Mission. Cette démarche d’ajustement est exigée par le constat unanime, même au niveau le plus élevé de notre Organisation, des faiblesses regrettables de la MONUSCO ; ce qui affecte certainement l’efficacité et la légitimité de l’action de l’ONU en RDC. La réévaluation du plan du retrait de la MONUSCO ne peut, par conséquent, nullement remettre en cause les relations entre mon pays et notre Organisation.

Quoiqu’il en soit, je réaffirme haut et fort à cette tribune de la plus haute instance internationale de gestion des affaires du monde la détermination du Peuple congolais et de ses dirigeants de défendre toujours jusqu’au sacrifice suprême l’intégrité territoriale, l’indépendance et la souveraineté de leur pays, dans le respect bien sûr du droit international et des engagements pris au sein des organisations internationales dont il est membre.

C’est ici le lieu pour moi de préciser que l’État congolais et la société civile congolaise ne permettront jamais à quiconque de tenir le discours de la haine tribale, ethnique et raciale ou xénophobe dans notre pays. La Constitution de la République et les lois congolaises interdisent un tel discours et le sanctionnent sévèrement. Nul ne peut donc prétexter de ce discours imaginaire pour justifier des aventures criminelles au Congo, diviser les Congolais et fragiliser l’unité nationale à laquelle tous mes compatriotes tiennent. La RDC n’est pas et ne sera jamais génocidaire. De même, je soutiens que la prétendue « collaboration » que certains officiels congolais entretiendraient avec les opposants rwandais des Forces Démocratique pour la Libération du Rwanda, FDLR, dont se servent les dirigeants rwandais pour justifier les agressions répétées de la RDC est un alibi qui n’est corroboré par aucun fait avéré sur le terrain.

En effet, les FDLR ont été décapitées et réduites à néant par les Forces Armées de la RDC, FARDC, en étroite collaboration avec l’Armée rwandaise dans le cadre des opérations conjointes menées au cours de dernières années. La RDC a rapatrié plusieurs éléments des FDLR et leurs familles. Dès lors, les Congolais se demandent de quelles FDLR parle-t-on ? Quel est le mètre carré du territoire rwandais occupé par ces fantomatiques FDLR ? A quel lieu précis du sol rwandais a-t-on vu un jour un seul soldat congolais ? Quoiqu’il en soit la RDC reste disponible pour toute action répressive contre tout groupe armé qui tenterait de troubler la paix et la sécurité dans un pays voisin et dans la région des Grands Lacs.

Monsieur le Président,

Le Peuple congolais demande aux Nations Unies, à l’Union Africaine, aux Communautés régionales africaines et aux partenaires de la RDC de ne plus se fier aux dénégations éhontées des autorités rwandaises et de contribuer plutôt au rétablissement de la sécurité, à la construction d’une paix durable et à la création des conditions nécessaires à une coopération fructueuse dans la région des Grands Lacs pour le bien de tous. 

A  cet effet, il est nécessaire de : 1. Rendre effectifs le retrait immédiat du M23 des localités occupées, le retour des déplacés congolais de ces localités à leurs domiciles et la cessation sans condition du soutien de l’armée rwandaise à ce groupe terroriste, selon l’esprit et la lettre de la feuille de route de Luanda convenue entre la RDC et le Rwanda, ainsi que des déclarations successives du Conseil de sécurité de l’ONU, du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA, de la Communauté d’Afrique de l’Est, CAE, et de la Communauté pour le Développement de l’Afrique australe, SADC ; 2. Multiplier les pressions sur le Rwanda et le M23 dont les dirigeants sont, du reste, sous sanctions de l’ONU, et montrer plus de fermeté à leur égard, pour qu’ils respectent les positions prises par les organisations internationales précitées ; 3. Appuyer la poursuite du processus de paix de Nairobi, les discussions de Luanda RDC-Rwanda et le déploiement de la Force régionale de l’Afrique de l’Est dont le Statut et les Règles d’engagement viennent d’être signés,  le 8 septembre dernier à Kinshasa successivement par le Gouvernement congolais et le Secrétariat Général de la CAE, d’une part, et, d’autre part, par les FARDC et le commandement de cette Force ; 4. Encourager le Président honoraire du Kenya, UHURU KENYATTA et le Président de l’Angola JOÃO LOURENÇO, Médiateurs de la CAE et de l’UA dans la crise sécuritaire en RDC à poursuivre leurs bons offices ; 5. Lever tout obstacle à la restructuration par la RDC de ses Forces Armées et à la montée en puissance de celles-ci pour mieux remplir ses missions régaliennes  notamment,  par la levée pure et simple de toutes les mesures restrictives de l’acquisition des équipements militaires, quelle qu’en soit la forme édictée par le Conseil de sécurité de l’ONU.

La réalisation des actions préconisées,  ci-dessus,  garantira, sans doute, le Peuple congolais de la certitude d’un règlement de la crise et facilitera un dialogue constructif entre toutes les parties concernées quant à ce. Monsieur le Président, Nous, Peuple congolais, sommes décidés, cette fois-ci, à mettre définitivement fin à l’insécurité à l’Est de notre pays, quoi qu’il en coûte. L’heure a sonné de casser à jamais le cycle infernal de la violence à l’Est de la RDC pour stabiliser la Région des Grands Lacs afin de tirer le plus grand bénéfice   de ses potentialités économiques ainsi que de sa riche biodiversité pour sauver l’humanité face aux changements climatiques. La gestion de ces changements pose deux problèmes fondamentaux, à savoir : la mise en œuvre des instruments juridiques et financiers issus des négociations internationales, en particulier dans le cadre des différentes Conférences des parties à l’Accord des Nations Unies sur le Climat (COP), et la transition énergétique. Il est temps, d’une part, de mettre fin à l’exécution sélective des engagements souscrits par les pollueurs et, d’autre part, de compenser, au nom de la justice climatique, les efforts fournis par les pays moins pollueurs, dont ceux de l’Afrique pour préserver l’environnement dans l’intérêt de toute notre planète. Quant à la transition énergétique, l’Afrique regorge suffisamment de sources d’énergies renouvelables et de matières premières susceptibles de contribuer à la mobilisation des alternatives crédibles à la double crise énergétique et écologique.

De ce point de vue, il est important de relever que la République Démocratique du Congo compte parmi les principaux producteurs des minerais stratégiques essentiels à la transition énergétique et à la décarbonisation du secteur des transports, dont notamment le Cobalt, le Lithium, le Nickel ainsi que le Manganèse.

Mon pays s’est fixé comme objectif de produire proprement lesdits minerais à cette fin. C’est dans cette perspective que la République de Zambie et la République Démocratique du Congo ont signé le 29 avril de cette année, un accord relatif à la mise en place d’une chaine de valeur dans le secteur de batteries électriques et des énergies propres.

Il va sans dire, au vu de l’importance des investissements que requiert la réalisation d’un tel projet, que l’implication des partenaires est particulièrement indispensable, notamment en termes d’apport en capitaux et en technologie adaptée. En outre, afin de soutenir le programme de transformation verte des économies sur le continent Africain et de rencontrer la demande d’énergie croissante dans le monde, mon pays a pris l’option de valoriser son immense potentiel en matière d’énergies renouvelables dont l’hydroélectricité, le solaire photovoltaïque, la géothermie et l’exploitation de ses gisements gaziers.

De ce fait, la République Démocratique du Congo se présente comme un atout à la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine à travers la mise en œuvre du projet Grand Inga, lequel pourrait également s’avérer bénéfique pour une partie 9 de l’Europe et du Moyen Orient. C’est dans cette perspective, qu’elle est heureuse d’abriter les travaux préparatoires de la 27ème Conférence des Parties sur le Climat (Pré COP 27) qui se tiendront à Kinshasa le mois prochain.

Monsieur le Président,

Je saisis cette opportunité pour apporter de la lumière sur le volet environnemental de l’Appel d’offre lancé le 28 juillet dernier par la RDC pour l’exploration de ses 27 blocs pétroliers et 3 blocs gaziers, appel qui semble faire inutilement polémique sur la place publique internationale.

A  ce sujet, il convient de rappeler qu’aucun instrument juridique international pertinent ratifié par la RDC ne lui interdit d’exploiter ses ressources naturelles pour cause de protection de l’environnement ou par crainte de l’aggravation du réchauffement de la planète.

Ensuite, l’Accord de Paris de 2015 reconnait aux pays en développement le droit d’émettre le C02 pour le développement, mais en prenant des précautions pour le climat mondial à travers leurs contributions déterminées à l’échelle nationale (CDN).

Ainsi, le Gouvernement de la RDC s’est fixé comme objectif d’exploiter, dans le respect des normes environnementales, les ressources naturelles du pays et de les transformer localement pour leur donner de la valeur ajoutée et booster l’économie nationale, notamment par la création des richesses liquides et des emplois afin d’améliorer les conditions de vie des populations congolaises.

Des stratégies et mesures adéquates ont été adoptées et prises pour éviter les impacts négatifs sur l’environnement.

Elles prévoient à l’instar d’autres pays d’Afrique et d’Europe qui ont relevé ce défi, l’exercice des contrôles gouvernementaux efficaces. Il est question pour la RDC d’atteindre ses objectifs économiques et sociaux en préservant ses forêts et en continuant de demeurer le pays solution pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Mon pays reste ouvert à la coopération avec tout partenaire disposé à l’aider à atteindre ses objectifs.

Sur le plan économique, le pari à gagner est celui de donner les chances de redressement aux économies des pays affaiblies par les effets collatéraux des changements climatiques et du corona virus afin de promouvoir une croissance économique mondiale équilibrée et de stopper l’aggravation de la pauvreté dans les pays en développement. Nous ne pouvons pas relever ce défi sans des efforts internes de bonne gouvernance au niveau national, ni investissements productifs des richesses, ni transfert réel des ressources financières suffisantes à ceux qui en ont besoin.  

C’est pourquoi, la RDC plaide pour la concrétisation de la proposition de cession par les pays riches d’un pourcentage de leurs droits de tirage spéciaux au Fonds Monétaires International aux pays les moins nantis, faite par la Conférence de Paris sur la relance des économies post-Covid-19 du mois de mai 2021 et appuyée par un engagement ferme du Sommet du G20 d’octobre de la même année à Rome.

En tout cas, toute facilité d’accès aux ressources additionnelles en faveur des pays éprouvés par les changements climatiques et la Covid-19 sera la bienvenue. De même, l’allègement du fardeau de la dette des pays à faibles revenus devra demeurer une préoccupation permanente qu’il convient d’intégrer dans une approche globale de solidarité internationale. Pour sa part, en dépit de la conjoncture économique mondiale difficile par suite des effets pervers de la pandémie de Covid-19, la RDC a enregistré des progrès remarquables en termes de croissance économique. Le rythme de création des richesses s’est accéléré en 2021 grâce particulièrement au dynamisme du secteur minier dont la croissance de la production est passée de 1,0% en 2019 à 10,1% en 2021, par suite de la bonne tenue des cours du cuivre et du cobalt sur le marché international.

Le taux d’inflation et celui de change du Franc congolais sont restés relativement stables. Aussi, le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International a-t-il conclu favorablement la deuxième revue du programme soutenu par la facilité élargie de crédit (FEC). Le FMI a exprimé son satisfecit sur les politiques macroéconomiques prudentes adoptées par le Gouvernement de la RDC.

Nous poursuivrons inlassablement ces politiques et l’effort d’amélioration du climat des affaires en cours pour promouvoir les investissements privés et les activités économiques en général. Monsieur le Président, La solidarité et la justice dans les relations entre les nations ont toujours été des facteurs de paix et de sécurité mutuelle, car elles rapprochent les hommes et créent des liens d’interdépendance entre eux.

A  cet effet, la lutte contre la pauvreté et la promotion du bien-être collectif sont des digues puissantes contre les conflits sociaux et les tensions entre les Peuples. C’est pourquoi, la RDC se félicite de l’action collective menée par la communauté internationale contre la Covid-19 et salue l’initiative des Etats-Unis d’Amérique,  « New Feed the Future » pour financer l’agriculture afin de combattre la faim et l’insécurité alimentaire en Afrique par suite de la crise russo-ukrainienne et dont elle est parmi les pays africains bénéficiaires, pour ne citer que ces cas les plus actuels.

Mon pays appelle à de telles actions et initiatives qui non seulement contribuent à résoudre les problèmes de survie au quotidien et à créer des emplois accessibles au plus grand nombre, mais aussi distribuent des revenus et du pouvoir d’achat à la base.

En revanche, au nom de la solidarité et de la justice internationale, nous nous posons des questions sur le maintien des sanctions contre le Peuple du Zimbabwe, des sanctions qui, de plus, datent de l’époque du défunt Président Robert Mugabe.

Pourquoi, notre Organisation est-elle si silencieuse et indifférente à cette injustice à la limite du crime contre un Peuple innocent ? En ma qualité de Président en exercice de la Communauté pour le Développement de l’Afrique australe, SADC, je lance un appel pressant aux Nations Unies de mettre tout en œuvre pour obtenir la levée immédiate des sanctions contre la République du Zimbabwe et son Peuple. Monsieur le Président, Dans ce monde devenu multipolaire, aucun pays, aussi puissant et riche soit-il, ne peut prétendre affronter seul les défis que je viens d’exposer ci-dessus et, encore moins, les relever dans l’intérêt de tous.

L’importance des enjeux, la complexité des problèmes à résoudre et l’ampleur de la tâche exigent une approche multilatérale équitable qui intègre les intérêts d’un chacun et mutualise les énergies de tous dans le respect réciproque.

C’est pourquoi, la RDC continue à penser qu’il est indispensable de mieux structurer le multilatéralisme et de l’enrichir, dans l’égalité de traitement de toutes les parties prenantes, afin de créer des espaces de dialogue et de coopération dont nous avons besoin pour assurer la paix et la sécurité internationales. C’est cela l’Organisation des Nations Unies que nous voulons.

Pour ce faire, il nous faut accorder le bénéfice de l’urgence à la réforme de l’ONU qui semble actuellement marquer le pas.

Dans ce cadre, je me fais le devoir d’insister sur la nécessité de satisfaire à la revendication légitime et juste de l’Afrique d’être représentée au sein du Conseil de sécurité de l’ONU par deux sièges supplémentaires dans la catégorie  des membres non permanents et par deux autres dans celle des membres permanents avec les mêmes droits y compris celui de véto, les mêmes privilèges et obligations que ceux des membres permanents actuels.

C’est une question de justice à rendre à un continent, mieux à un pan entier de l’humanité dont le rôle ne cesse de s’accroître chaque jour davantage dans la conduite des affaires internationales. Nous, africains, y tenons fermement. Monsieur le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies,

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,

Pour terminer, permettez-moi de dire un mot sur la parité Homme et Femme.

A  ce propos, il y a lieu d’insister sur la nécessité de poursuivre les efforts en cours tant au niveau international qu’à celui des Etats pour créer des espaces d’égalité du genre et des opportunités de liberté et d’action pour la femme. Pour ce faire, l’implication des Hommes dans les politiques de promotion du genre s’avère nécessaire parce que, d’une part, l’homme partage la vie avec la femme et, d’autre part, depuis des temps immémoriaux, pour des raisons diverses, l’homme s’est forgé une prééminence sur la femme qui lui confère une influence déterminante sur le destin de cette dernière. Nous devons mettre un terme à cette situation de fait.

C’est pourquoi, lors de mon mandat à la tête de l’Union Africaine, j’ai initié une rencontre des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation continentale sous le thème de « conférence des hommes sur la masculinité positive ».

De ce rendez-vous historique tenu à Kinshasa en 2021, il est sorti une Déclaration de l’U.A contenant l’engagement des hommes  notamment,  celui des Chefs d’Etat et de Gouvernement de mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles, et apporter des réponses appropriées de cette problématique. Cette Déclaration constitue une véritable charte de l’UA pour la femme que je m’attèle à matérialiser,  en ma qualité de Champion de l’UA pour la masculinité positive.

C’est dans ce cadre que j’ai entrepris de promouvoir davantage la Congolaise qui occupe aujourd’hui de plus en plus l’avant-plan de la gestion des Affaires publiques au sein des institutions politiques, judiciaires et administratives de mon pays.

Cette politique volontariste devra permettre dans l’avenir un changement radical non seulement de perception de la femme et de son rôle dans la société,  mais aussi dans la prise en charge par la femme elle-même de son destin. En effet, la parité n’est pas un cadeau fait à la femme, mais une responsabilité qu’elle doit assumer.

Je souhaite plein succès aux travaux de la 77ème  session ordinaire de l’Assemblée Générale.

Je vous remercie.

 

La matinée dominicale était consacrée ce 18 septembre aux cultes d'actions de grâce pour rendre grâce à Dieu pour son acquittement dans le dossier 100 jours. Le leader de l‘ Union pour la nation Congolaise (UNC), a eu à fustiger l'invasion de la République démocratique du Congo par certains pays voisins, à l’occurrence le Rwanda.

Dans sa tournée dite de paix, le vendredi 16 septembre à Shabunda et à Birava au Sud-Kivu, il a souligné que le plan de balkanisation de la RDC n'aboutira jamais. Il rappelle que son pays opte pour une politique de bon voisinage.

«Nous, nous prônons une politique de bon voisinage mais on doit se respecter. La RDC ne sera jamais une colonie de quelqu'un et le plan de balkanisation de la RDC n'aboutira jamais, la RDC ne sera jamais divisée. Ceux qui revendiquent avec les armes doivent revenir à la raison pour développer pays », a-t-il déclaré.

Au stade Muzinga à Shabunda-Centre et à Birava en territoire de Kabare où il est passé vendredi, Vital Kamerhe invite les jeunes à ne pas revendiquer avec les armes.

Dans la foulée, il souligne que « tout Congolais doit travailler pour le retour de la paix dans l'Est de la République démocratique du Congo. » Il sied de rappeler que le président national de l'UNC est au Sud-Kivu depuis jeudi dernier. C’est après un séjour de 3 jours au Nord-Kivu, dans le cadre de sa tournée dite de paix.

Guéguerres à l’UNC

Kamerhe s’est adressé aux cadres et militants qui étaient tombés dans des guéguerres au pardon mutuel et à la repentance, en vue du rayonnement de leur parti politique.

Arrivé à Bukavu jeudi dernier, l’ancien Directeur de Cabinet du président de la République a indiqué que lors de son incarcération, certains membres de son parti avaient perdu espoir, et les autres avaient même tenté de « s’orienter autrement ». Ce qui a suscité des conflits au sein même du parti.

Dans son discours tenu à la place de l’indépendance, Vital Kamerhe a appelé les uns et les autres à l’unité et à la retenue.

«Ceux qui ont eu un doute en se demandant si le président sortira encore de la prison, nous étions en train de sentir un tout petit peu comme si, ils voulaient aller en dehors. Mais Dieu dit que la repentance et le pardon sont très importants. A partir d’aujourd’hui, oublions ça et travaillons ensemble. Vous êtes tous mes enfants et je vous aime beaucoup,» a-t-il dit.

Vital Kamerhe dit avoir eu des informations sur le comportement des uns et des autres en étant à Makala où il a passé au moins deux ans. Mais comme « père », il indique avoir attendu le bon moment pour intervenir et remettre de l’ordre.

«Un bon père écoute mais il attend voir lui-même de ses propres yeux et ensuite il prodigue des conseils. Aujourd’hui je vous appelle tous à l’unité et à l’amour pour que le parti aille de l’avant», insiste-t-il.

L’ancien Directeur de cabinet de Félix Tshisekedi est dans la province du Sud-Kivu depuis jeudi dernier, dans le cadre de la tournée de paix qu’il mène dans l’Est du pays.

Il a commencé par la province du Nord-Kivu, où il s’est rendu à Rutshuru, Masisi et Rubaya. Partout, celui-ci appelle le peuple congolais à l’unité et la cohésion pour le développement du pays.

Emma Muntu

*‘’Les propos tenus dans les vidéos qui circulent sur internet et dans l’article publié par le média suisse Le Temps sont plus que gravissimes pour susciter la curiosité des instances judiciaires congolaises et internationales. Les suggestions des  fuites des capitaux vers les paradis fiscaux sont plus que scandaleux et nécessitent des suivis au niveau national et international pour plus de lumières et d’actions afin de remettre le peuple souverain désabusé  dans ses droits. Mais,  s’il y a poursuites judiciaires, le tout doit se faire en respectant la dignité et la présomption d’innocence de l’intéressé et en suivant les lois du pays et les règles en la matière’’, soutient, à haute voix, Noël Tshiani, à l’aune d’une interview accordée exclusivement à La Prospérité  hier, tard dans la soirée.

Interview

Vidiye Tshimanga a été pris la main dans le sac à en juger par des vidéos faites par des investisseurs étrangers potentiels. Quelle est votre lecture de ces vidéos et des actes posés par ce Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en charge des questions stratégiques ?

Si ces vidéos sont authentiques, la situation est gravissime et pathétique. Elles révèlent le manque d’intégrité, la mauvaise gouvernance, les conflits d’intérêts, la corruption à grande échelle, la cupidité, la prédation des ressources naturelles et des minerais, la prévalence des intérêts privés sur l’intérêt national et la perversion des valeurs. C’est tout ce qu’il ne faut pas faire au sommet de l’Etat. En écoutant les propos de Vidiye Tshimanga dans ses œuvres à travers ces vidéos, ce qui est intriguant est que l’homme était Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en charge des « Questions Stratégiques». On est en droit de se demande quelles stratégies il conseillait au Chef de l’Etat?

La démission de Vidiye Tshimanga a-t-elle définitivement réglé ces fléaux au sommet de l’Etat?

Très franchement, je ne sais pas s’il s’agit d’une démission ou d’une fuite en avant. VidiyeTshimangagate n’est qu’un arbre qui cache la forêt. Si l’on coupe l’arbre, la forêt demeurera et le problème reste entier. Les fléaux identifiés ci-dessus ne disparaissent pas avec la démission de l’un des milliers de conseillers du Chef de l’Etat. Le mal est très profond et a une peau très dure pour résister aux secousses passagères. Je pense que le Chef de l’Etat aurait dû révoquer ce conseiller spécial au lieu d’accepter sa démission. Ne pas le faire montre que le Chef de l’Etat ne lutte pas énergiquement contre ces antivaleurs dans son cabinet et dans les institutions de la République.  Le fait que le Chef de l’Etat n’ait rien dit après que ces faits troublants aient été dévoilés par le journal suisse « Le Temps » est très préoccupant d’autant plus que ce scandale menace la crédibilité et la survie de son régime. 

Que faut-il faire pour éradiquer ces fléaux et le syndrome Vidiye Tshimanga définitivement ?

La lutte contre les antivaleurs doit être institutionnalisée et permanente. Il n’y a pas d’autres alternatives que de faire triompher l’Etat de droit dans toutes ses dimensions de façon à prévenir les fléaux avant qu’ils ne se produisent, attraper les récalcitrants lorsqu’ils transgressent les lois et les règles, et sanctionner lorsqu’on trouve ces récalcitrants coupables des violations des lois. Sans état de droit appliqué à tous sans exception, les êtres humains se comportent comme dans la jungle en commettant toute une variété des violations des lois au détriment de l’intérêt général. 

Faut-il traduire Vidiye Tshimanga en justice ? 

Les propos tenus dans les vidéos qui circulent sur internet et dans l’article publié par le média suisse Le Temps sont plus que gravissimes pour susciter la curiosité des instances judiciaires congolaises et internationales. Les suggestions des  fuites des capitaux vers les paradis fiscaux sont plus que scandaleux et nécessitent des suivis au niveau national et international pour plus de lumières et d’actions afin de remettre le peuple souverain désabusé  dans ses droits. Mais,  s’il y a poursuites judiciaires, le tout doit se faire en respectant la dignité et la présomption d’innocence de l’intéressé et en suivant les lois du pays et les règles en la matière. 

Vidiye Tshimanga a affirmé qu’il avait financé la campagne électorale du Président Tshisekedi. Ne faut-il pas comprendre ses agissements comme une façon de récupérer son argent investi pendant la campagne ?

Je pense que la RDC doit avoir des lois sur le financement des élections et campagnes des candidats à la présidence, à la députation, au sénat et à tous les autres niveaux. Sans des lois qui défissent les règles du jeu électoral, le pays reste ouvert à toute sorte de manipulation d’argent salle qui crée des situations de conflits d’intérêts privés au détriment de l’intérêt national. 

*Noël K. Tshiani Muadiamvita est Professeur des Universités et Initiateur de la proposition de loi de père et de mère. Il est l’Auteur du Plan Marshall de Noël Tshiani pour la Reconstruction et le Développement de la RDC. Il fut Candidat à l’élection présidentielle de 2018.

LPM

 

Samedi 17 septembre 2022, Mike Kasenga, Président Directeur-Général du Consortium Stever Construct, a procédé à la remise officielle au Gouvernement de la République, représenté par le Ministre d’Etat en charge du Développement Rural, de 9 stations solaires d’eau potable capables de desservir plus de 20.000 ménages qui résident dans les communes frontalières de Maluku et N’sele. Salué par les populations de Kinkole, Maluku et Kimpoko, ce partenariat entre le Consortium Stever Construct et l'Etat congolais entre dans le cadre de la détermination du Chef de l'Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, d'améliorer sensiblement les conditions de vie des populations.

En effet, plusieurs sites où sont installées ces stations ont été visités par le Ministre d'Etat en charge du Développement Rural, François Rubota Masumbuko. Débutée à DAIPN, ladite tournée s'est achevée à Kinkole Lagos.

Dans la foulée, les quartiers Mbenzale et Lokali dans la commune de la N’sele ont également bénéficié des stations d'eau potable, fruits d’un travail de longue haleine abattu par les équipes techniques engagées par le Consortium Stever Construct.

Il sied de signaler que DAIPN accède de nouveau à l'eau potable, 25 ans après. Les populations du coin peuvent enfin oublier certaines maladies hydriques qui y sévissaient.

Une collaboration pérenne

Prenant la parole, Mike Kasenga, PDG de Stever Construct, a réitéré l'engagement de son groupe à accompagner la détermination du Gouvernement des Warriors, à travers le Ministre d'Etat en charge du Développement Rural, à rendre l'eau potable accessible sur toute l'étendue du pays.

Pour sa part, le Ministre d'Etat Rubota a salué cette action qui entre dans le cadre du programme de développement à la base prôné par le Président.

Des matériels de qualité

Directeur Général Sotrad Water, entreprise assurant l’exécution technique des travaux, M. Raoul Antoine a certifié que ces matériels de haute technologie sont équipés de 8 panneaux solaires et d’une citerne de 8.000 m3.  Pour lui, point n’est besoin d’électricité ou d’un groupe électrogène pour les faire fonctionner.

Face à la presse, il a relevé cinq conditions qui assurent l’opinion sur la qualité d’eau potable desservie à la population. « Nous avons combiné cinq étapes primordiales d’un bon fonctionnement d’une distribution d’eau. C’est-à-dire, un pompage solaire pour que l’eau sorte de terre et vienne au niveau de la consommation ; un traitement pour que l’eau soit potable pour la consommation des populations rurales ; un stockage pour que l’eau soit disponible de nuit comme de jour ; une distribution saine pour que les gens soient heureux de se retrouver en un point commun pour trouver de l’eau ; et une gestion à distance pour une bonne maintenance et un bon suivi des stations sur le terrain», a-t-il souligné.

La Pros.

Ceux qui ont visité la province du Maniema il y a des années ne pourront plus la reconnaître, au regard des transformations apportées positivement par l’Excellent Gouverneur IDRISS qui, en quelques mois, a réalisé un pas de géant vers la réhabilitation des anciennes infrastructures routières, le désenclavement de différents quartiers de la ville de Kindu et des environs.

Le travail abattu par le gouverneur, accompagné de toute l’équipe du gouvernement provincial, mérite d’être relaté, tant et si bien les innovations apportées sont apparentes. On retient la réhabilitation de l’avenue principale partant de l’aéroport vers le centre-ville, dont l’asphaltage et l’entretien est assuré chaque fois.

La transformation de cette route qui constate ce que les Maniemiens ont connu a retenu l’attention de l’Agence de communication Panorama qui n’a pas hésité, après une forte réclamation de la population de Maniema, à lui décerner un diplôme d’honneur et de mérite civique à sa meilleure surprise en présence de toutes les autorités et notabilités provinciales. Le Président de cette agence, Daniel Mpoyi et son secrétaire Général, Jeannot Tuluka sont descendus personnellement à Kindu, pour lui dire toutes leurs félicitions de vivre voix, pour les bons et loyaux services rendus à la nation congolaise, en général, et au Maniema, en particulier.

Devant la réhabilitation réussie du palais de justice, la construction des ponts qui relient plusieurs marchés dont celui qui porte le prestigieux nom de la Première Dame Denise Nyakeru, au Quartier Basoko (Bloc RVA).

Au jour d’aujourd’hui, même la sécurité des populations du Maniema est garantie ; le service des renseignements évolue dans des conditions de travail appropriées à la faveur de la réhabilitation de bâtiment abritant les services de l’Agence Nationale des renseignements (ANR).

Le geste grandiloquent posé par l’Agence de communication PANORAMA  n’a pas manqué de retenir l’attention du gouverneur IDRISS surpris tout comme ses collaborateurs. Pour lui, ce qui attend le lancement des joutes électorales pour se mettre en exergue se trompent.

C’est le moment de mettre en pratique, et de concrétiser ce slogan du parti présidentielle, ‘’le peuple d’abord’’. Ici au Maniema, cela ne demeure nullement un slogan mais une vérité réelle qui coule comme les eaux du Fleuve Congo à cet endroit.

Dans ce cadre, le Gouverneur du Maniema vient de donner des consignes précises pour continuer à travailler de mieux en mieux pour les réalisations grandioses. Ainsi, un travail approfondi est réalisé pour résoudre les problèmes des taxes exagérées, quand bien même un effort doit être fait pour réaliser des recettes nécessaires pour le développement de cette partie du pays.

Ceux qui ont été présents à la décoration du gouverneur, l’ont vu très ému au point même de tendre vers l’écoulement des larmes. Lui-même, en effet, ne s’attendait pas.

Désormais, autour du Gouverneur Idriss se trouvent des abeilles qui sont ses collaborateurs, pour l’aider à produire du bon miel pour la survie des enfants du Maniema qui, ensemble, applaudissent toutes les réalisations réfléchies de ce fils du pays, Idriss MANGALA.

Ensemble, le Maniema vaincra avec tous ses ressortissants.

Jeannot Tuluka

 

Comme de coutume, le speaker de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia  a été clair dans son discours à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire de septembre 2022. Hier, jeudi 15 septembre 2022, devant la représentation nationale et quelques officiels présents dans la salle du Congrès de palais du peuple, le doyen Mboso a souligné les défis sécuritaires, économiques et électoraux auxquels le Gouvernement Sama Lukonde doit faire face. Etant donné que la session ordinaire de septembre qui vient de s’ouvrir est essentiellement budgétaire, Christophe Mboso a convié et remercié en même temps le gouvernement d’avoir d’ores et déjà déposé le projet de loi de finances de l’exercice 2023 dans le délai afin que le pays soit doté d’une bonne enveloppe pour les opérations électorales en cours et les défis sécuritaires.  

Le doyen Mboso a dressé une situation sécuritaire toujours préoccupante dans la partie Est du pays, aggravée par une nouvelle zone d’instabilité signalée à l’Ouest mettant face-à-face Teke-Yaka dans le Maï-Ndombe. Face à la situation sécuritaire toujours néfaste du fait de l’activisme des groupes armés, particulièrement le M23 soutenu par le Rwanda dans l’Est du pays, Christophe Mboso a eu des mots de compassion pour toutes les victimes et a pointé du doigt les mains noires de Paul Kagame aux groupes armés et rebelles du M23 qui tentent de déstabiliser le pays de Félix Tshisekedi. Dans cet élan, Christophe Mboso a salué l’activité diplomatique du Chef de l’Etat auprès de ses pairs de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Est en vue de ramener la paix et la stabilité dans la région, en général, et dans la partie Est de la République Démocratique du Congo, en particulier.

Le Président de la Chambre basse du parlement  a convié le gouvernement à doter les forces armées et de sécurité des moyens matériels et logistiques susceptibles de leur permettre de faire face aux défis sécuritaires et de préserver l’intégrité du territoire national.

Sur le plan politique, le président de l’Assemblée nationale a tenu à saluer les efforts engagés par le Parlement pour doter le pays de la nouvelle loi organique sur la CENI. Cette loi apporte des innovations notables sur le plan de la représentativité par l’élargissement de l’assemblée plénière, le renforcement de l’indépendance des membres de la CENI et leur protection contre toute pression politique, l’augmentation du nombre de membres de la CENI, de treize à quinze dont cinq désignés par la Société civile contre trois auparavant.

A ce jour, la classe politique et la Société civile continuent à focaliser le débat sur le processus électoral et exigent la publication du calendrier électoral par la Commission électorale nationale Indépendante, pour la tenue d’élections générales en 2023.  «Nous sommes tous conscients que la question électorale continue à diviser la classe politique et croyons fermement en la capacité des Congolais à transcender leurs divergences pour que ces élections se tiennent dans un climat apaisé, pacifique et sans exclusion», a-t-il déclaré. 

Sur le plan économique, nonobstant le choc généré par la crise russo-ukrainienne entraînant les risques d’une grave crise alimentaire et l’envol du prix du pétrole et surtout dans les économies subsahariennes, la RDC a quelques raisons d’espérer. Ce faisant, le président Mboso croit que l’économie congolaise a tenu grâce à quelques atouts du secteur minier. Sur le plan sanitaire, Mboso a salué les efforts de l’autorité sanitaire pour contenir la pandémie de la COVID-19. Tout en continuant en appeler la population au respect des gestes barrière et le gouvernement de faire preuve du même professionnalisme face aux autres maladies auxquelles le pays fait habituellement face comme la variole du singe et la résurgence de la maladie à Virus Ebola dans la zone de santé de Beni.

Abordant le volet social, le président Mboso a salué les efforts du gouvernement qui a engagé le dialogue avec le ban syndical de plusieurs secteurs de la fonction publique. Ce dialogue a abouti à des accords sur la mécanisation de nombreux enseignants et l’octroi des numéros matricules à de nombreux agents de la Fonction publique qui, jusqu’alors, étaient gérés de façon aléatoire et sans perspective de leur mise à la retraite honorable.

A côté de bons points attribués à l’exécutif national, le président de l’Assemblée nationale a appelé à redoubler d’efforts pour des financements innovants ainsi qu’une politique de diversification de l’économie nationale en s’appuyant sur les secteurs porteurs de croissance, notamment la relance du secteur agricole, la réhabilitation continue des infrastructures de base et des routes de desserte agricole ainsi que l’électrification rurale.

Il a appelé à plus de responsabilités pour juguler l’instabilité des institutions provinciales en rendant effective la rétrocession et en mettant à disposition le budget d’investissement.

Il a émis le vœu de voir le Programme de développement à la base de 145 territoires, initié par le président de la République, répondre à beaucoup de ces préoccupations de la base et de l’arrière-pays. Les députés nationaux sont conviés à déposer au bureau, les rapports des vacances parlementaires.

La Pros.

République Démocratique du Congo
Assemblée Nationale
3ème Législature de la 3ème République
Session ordinaire de Septembre 2022
DISCOURS DE L’HONORABLE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE MBOSO N’KODIA PWANGA Christophe A L’OCCASION DE L’OUVERTURE DE LA SESSION ORDINAIRE DE SEPTEMBRE 2022
Kinshasa
Palais du Peuple
Septembre 2022
Honorable Président du Sénat et Estimé Collègue,
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle et Président
du Conseil supérieur de la Magistrature,
Monsieur le Procureur général près la Cour constitutionnelle,
Monsieur le Premier président de la Cour de cassation,
Monsieur le Procureur général près la Cour de cassation,
Madame le Premier président du Conseil d’Etat ;
Monsieur le Procureur général près le Conseil d’Etat ;
Monsieur le Premier président de la Haute Cour militaire ;
Monsieur l’Auditeur général près la Haute Cour militaire ;
Monsieur le Premier Président de la Cour de Comptes ;
Monsieur le procureur général près la Cour de Comptes ;
Monsieur le Président du Conseil économique et social,
Honorables Membres des Bureaux de l’Assemblée nationale et
du Sénat,
Honorables Députés et Sénateurs,
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,
Messieurs les Présidents des Institutions d’appui à la démocratie,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions diplomatiques,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organismes spécialisés du Système des Nations-Unies et des Organisations internationales,
Messieurs les Représentants et Chefs des Confessions religieuses,
Mesdames et Messieurs les Officiers généraux et supérieurs des Forces armées et de la Police nationale,
Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa,
Monsieur le Gouverneur de la Ville de Kinshasa,
Monsieur la Bourgmestre de la Commune de Lingwala,
Distingués Invités, en vos titres et qualités respectifs,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Comme de tradition et conformément aux articles 115 de la Constitution et 64 de son Règlement Intérieur, l’Assemblée nationale ouvre ce jeudi, 15 septembre, sa deuxième Session ordinaire de l’an 2022.
Au nom des Honorables Députés nationaux, du Bureau de l’Assemblée Nationale et au mien propre, je souhaite une cordiale bienvenue à toutes celles et à tous ceux qui ont accepté d’honorer l’Assemblée nationale, en rehaussant de leur présence cette cérémonie de rentrée parlementaire.
En liminaire, au nom des Honorables Députés, du Bureau et au mien propre, je présente au Parlement de la Grande-Bretagne et au peuple britannique nos condoléances les plus attristées à la suite du décès de Sa Majesté la Reine Elizabeth II.
Pendant les vacances parlementaires, la République Démocratique du Congo en général et nos compatriotes de Beni, Butembo, Bunagana, Rutshuru au Nord-Kivu et de Bunia en Ituri, en particulier ont été victimes des actes de barbarie perpétrés par des groupes armés et terroristes opérant dans la partie Est de la République.
Par ailleurs, dans la partie Ouest de notre pays, nous déplorons jusqu’en ce moment des violences nées d’un conflit entre Yaka et Teke ayant occasionné des morts parmi les populations dans le territoire de Kwamouth, dans la province de Maï-Ndombe.
Certains autres compatriotes nous ont quitté à la suite des maladies et autres catastrophes.
Nos pensées vont particulièrement à nos Forces armées et de sécurité qui assurent, jour et nuit, au prix de leurs propres vies, la sécurité de nos frontières et la défense de l’intégrité du territoire national face aux menaces internes et externes et autres velléités expansionnistes récemment constatées.
Je me dois également de signaler le décès récent des Messieurs MONGANI MONDJAMA de la Direction des Services généraux et NSIMBA NDOLUMINGU de la Direction du matériel de l’Administration de l’Assemblée nationale.
Au nom des Honorables Députés nationaux, du Bureau de l’Assemblée nationale et au mien propre, j’adresse les condoléances les plus attristées et toute notre solidarité aux familles éplorées et prompte guérison aux malades.
En mémoire des illustres disparus, des compatriotes, civils et militaires décédés, ainsi que des casques bleus de la MONUSCO morts sur les champs des opérations militaires contre les ennemis de la paix, j’invite solennellement l’auguste assemblée à observer une minute de silence.
Après la minute de silence…..
Je vous remercie.
Honorable Président du Sénat et Estimé Collègue,
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Honorables Membres des Bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat,
Honorables Députés et Chers Collègues,
Distingués Invités,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
La présente Session s’ouvre dans un contexte sécuritaire, politique, social et économique particulier.
Sur le plan sécuritaire, comme je l’ai déjà souligné, l’Est de la République Démocratique du Congo est toujours en proie à l’activisme des groupes armés nationaux et étrangers, parmi lesquels les groupes armés terroristes des ADF, CODECO, M23 et autres groupes armés, qui sèment la mort et se livrent à de graves violations des droits humains parmi les populations civiles ainsi qu’au pillage de nos ressources naturelles.
Aujourd’hui, ainsi que l’ont récemment reconnu le rapport du Groupe d’experts des Nations Unies et la MONUSCO et ne cesse de le répéter notre Gouvernement, il n’est un secret pour personne que le Rwanda apporte son soutien militaire et logistique aux activités de groupes armés et terroristes du M23 dans la déstabilisation de la partie Est de la République Démocratique du Congo.
Nous voulons vivre en paix avec le peuple Rwandais. Que le Président KAGAME arrête de manipuler l’armée Rwandaise contre le peuple congolais !
Par ailleurs, comme précédemment annoncé, dans la partie Ouest de notre pays, précisément dans le territoire de Kwamouth, nous déplorons jusqu’en ce moment des actes de violence et de barbarie occasionnant des tueries massives parmi les populations Teke et Yaka.
Au regard du mode opératoire prétendument utilisé par les deux populations concernées, il y a lieu de craindre l’implication d’une main extérieure.
Le peuple Teke et le peuple Yaka ont toujours vécu dans un climat de paix, jamais le mode opératoire observé dans les violences actuelles n’a été utilisé dans le règlement de leurs différends !
Le Gouvernement doit mettre fin à la violence qui prend les allures d’une guerre de tranchée ethnique.
Je l’invite aussi à identifier les auteurs et commanditaires de ces actes ignobles afin de les mettre à la disposition des instances compétentes conformément à la Constitution et aux lois de la République.
La représentation nationale va bientôt diligenter une mission d’enquête dans les limites de ses attributions.
Tout en condamnant avec fermeté ces graves atteintes aux droits sacrés de nos compatriotes et l’exploitation illégale de nos ressources naturelles, j’invite le Gouvernement de la République à tout mettre en œuvre, à travers la loi de finances et l’Ordonnance-loi de programmation militaire, afin de doter nos Forces armées et de sécurité davantage des moyens matériels et logistiques susceptibles de leur permettre de faire face aux défis sécuritaires et de préserver l’intégrité du territoire national. Notre peuple est lassé de subir cette insécurité chronique.
D’ores et déjà, nous saluons l’action diplomatique entreprise par le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix
Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, auprès de ses pairs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de la Communauté économique de l’Afrique de l’Est en vue de ramener la paix et la stabilité dans la Région en général et dans la partie Est de la République Démocratique du Congo en  particulier.
C’est aussi, pour moi l’occasion de saluer la bravoure de nos forces armées et de sécurité pour leur engagement sous le drapeau et leur abnégation à défendre l’intégrité territoriale de notre pays. Je félicite en même temps le Gouvernement pour l’adoption le vendredi 9 septembre 2022 dernier, du projet de politique de défense de la République Démocratique du Congo.
Sur le plan politique, la classe politique et la Société civile continuent à focaliser le débat sur le processus électoral et exigent la publication du calendrier électoral par la Commission Electorale Nationale Indépendante, pour la tenue des élections générales en 2023.
Je rappelle qu’au cours de deux précédentes Sessions, les deux Chambres du Parlement ont adopté et le Président de la République a promulgué la loi organique modifiant et complétant la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante ainsi que la loi modifiant et complétant la loi électorale.
Il y a lieu de relever que les deux textes précités ont été adoptés selon la procédure parlementaire légale et conforme au standard en la matière.
Ils contiennent incontestablement des avancées démocratiques significatives par rapport au cadre juridique en vigueur lors des élections de 2018.
Concernant la loi organique de la CENI
Cette nouvelle loi a apporté les innovations suivantes :
1) le renforcement de la représentativité par l’élargissement de l’assemblée plénière et du Bureau de la CENI, avec l’instauration du poste de deuxième Vice-président ;
2) la clarification de la procédure de désignation des membres de la CENI et la responsabilisation des Confessions religieuses pour la désignation du Président de la CENI ;
3) le renforcement de l’indépendance des membres de la CENI et leur protection contre toute pression politique par l’interdiction des composantes qui les ont désignés de les retirer, les changer et les contraindre à la démission par des pressions de quelque nature que ce soit ;
4) l’institution de la sanction collective ou individuelle de déchéance prononcée par le Conseil d’Etat en cas de violation des dispositions légales relatives aux élections et à la CENI et la prévention des abus de pouvoir et l’arbitraire dans le chef des membres de la CENI ;
5) l’institution de la sanction de démission des membres du Bureau de la CENI en cas de non dépôt à l’Assemblée nationale du rapport de gestion dans le délai de 45 jours ouvrables après l’ouverture de la Session ordinaire de mars ou la fin de chaque processus électoral ;
6) l’augmentation du nombre des membres de la CENI de treize à quinze dont cinq désignés par la Société civile contre trois auparavant, six par la Majorité et quatre par l’Opposition, en tenant compte de la représentation équitable des femmes et des jeunes ;
7) La prévention de conflit d’intérêts par l’interdiction des membres de la CENI à participer aux marchés publics concernant le processus électoral.
La CENI comprend 15 membres désignés par les forces politiques de l’Assemblée nationale et de la Société civile à raison de six délégués dont deux femmes par la Majorité et de quatre dont une femme par l’Opposition politique. La Société civile est représentée par cinq délégués dont :
1) deux désignés par la Société civile ;
2) deux désignés par les Confessions religieuses ;
3) un désigné par les Organisations féminines de défense des droits de la femme.
Le Bureau de la CENI est composé, aux termes de l’article 24 bis de cette loi organique, de sept membres dont au moins 2 femmes, proposés par la Majorité, l’Opposition et la Société civile et se présente comme suit :
1) le Président, désigné par la Société Civile, Confessions religieuses ;
2) le 1er Vice-Président, désigné par la Majorité ;
3) le 2ème Vice-Président, désigné par l’Opposition ;
4) le Rapporteur, désigné par la Majorité ;
5) le Rapporteur adjoint, désigné par la Majorité ;
6) le Questeur, désigné par l’Opposition ;
7) le Questeur adjoint, désigné par la Majorité.
Il sied de souligner que cette répartition des postes a été opérée de façon consensuelle avec toutes les forces politiques représentées à l’Assemblée nationale.
En application des dispositions de la nouvelle loi organique sur la CENI, le Bureau de l’Assemblée a soumis le mardi 13 juillet 2021 à l’assemblée plénière le calendrier du processus de désignation de nouveaux membres de cette institution d’appui à la démocratie.
Concernant la loi électorale
Je rappelle qu’il s’agit d’une initiative d’un groupe de personnalités constitué essentiellement des députés de l’opposition, cette proposition a été adoptée à la suite des débats parlementaires très ouverts et riches.
Elle apporte des améliorations ci-après :
1) L’introduction d’un seuil de recevabilité des listes au prorata de 60% de sièges en compétition, ceci pour rationaliser le système électoral et réduire le coût et le poids logistique des élections ;
2) la prise en compte de la dimension genre dans la constitution des listes conformément à l’article 14 de la Constitution qui instaure la parité homme-femme en RDC ;
3) le renforcement de l’inclusivité en même temps que la lutte contre l’impunité par la distinction des inéligibilités définitives pour les crimes graves (génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre) de celles temporaires pour les autres infractions ;
4) le renforcement de la transparence, notamment par :
- par la définition d’un régime légal exhaustif pour le vote électronique et semi-électronique ;
- l’obligation pour la CENI d’afficher les résultats bureau de vote par bureau de vote au niveau des centres de vote et des centres locaux de compilation des résultats et sur son site internet ;
- l’obligation pour la CENI de publier la cartographie électorale trente jours avant le début de la campagne ;
- l’obligation pour la CENI d’assurer la transmission
5) Le renforcement de l’intégrité du processus électoral et du rôle des cours et tribunaux compétents du contentieux électoral notamment par :
- l’obligation d’assurer la transmission des plis destinés à ces derniers ;
- l’obligation pour les cours et tribunaux de se servir des plis contenant des procès-verbaux lors du traitement des contentieux.
Ceci prouve à suffisance que les récentes réformes électorales garantissent les conditions d’un processus électoral libre et crédible.
En application des dispositions pertinentes de la loi organique sur la CENI, les membres actuels de cette institution d’appui à la démocratie ont été entérinés par notre Chambre et investis par le Président de la République conformément à la loi.
Nous sommes tous conscients que la question électorale continue à diviser la classe politique et croyons fermement en la capacité des Congolais à transcender leurs divergences pour que ces élections se tiennent dans un climat apaisé, pacifique et sans exclusion.
Dans ce contexte, je salue les initiatives de consultations prises par le Bureau de la CENI avec la classe politique et les acteurs de la Société civile en vue de créer les conditions d’un consensus autour de la question électorale.
Honorables Députés nationaux,
Distingués Invités,
Certes, la Constitution et les lois de notre pays consacrent la liberté d’expression. Cependant, il y a lieu d’attirer l’attention sur le fait que l’usage abusif de cette liberté peut déboucher sur la commission de certaines infractions prévues et punies par la loi, notamment la diffamation, l’injure publique, la calomnie, l’outrage aux corps constitués, etc.
Il convient de rappeler, avec pertinence, que la liberté d’expression peut s’avérer être un couteau à double tranchant. Surtout pendant les périodes préélectorale et électorale la tentation est grande de confondre la liberté d’expression avec les infractions précitées par la loi. Il faut bannir la conception selon laquelle faire l’opposition donne droit à injurier, diffamer et outrager. Comportements, qui du reste, exposent aux sanctions prévues par la loi.
J’invite donc les uns et les autres à faire bon usage de la liberté d’expression.
Honorables Députés nationaux,
Distingués Invités,
La présente session s’ouvre dans un contexte économique tout aussi particulier. Selon le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique subsaharienne publié en avril 2022, l’économie mondiale reste marquée par l’impact du choc créé par la crise russo-ukrainienne. Les répercussions de ce choc se traduisent essentiellement par des perturbations des échanges commerciaux, des chaines d’approvisionnement et des transferts de fonds, la hausse des prix des matières premières ainsi que les pressions inflationnistes.
Les perspectives de croissance de l’économie mondiale, initialement prévues à 4,4 % par le Fonds monétaire international, sont désormais susceptibles de révision à la baisse due principalement à l’effet conjugué de la crise russo-ukrainienne et des incertitudes relatives à l’évolution de la Covid-19.
En effet, la crise russo-ukrainienne a provoqué un choc économique mondial qui touche l’Afrique subsaharienne au moment où les pays disposent d’une marge d’action restreinte pour y faire face. L’envol des prix des produits pétroliers et des denrées alimentaires pèse particulièrement sur les soldes extérieurs et budgétaires des pays importateurs des produits de base. Il a accentué les craintes à l’égard de la sécurité alimentaire dans de nombreux pays, avec les prix des denrées alimentaires élevés qui pénalisent de manière disproportionnée les populations les plus vulnérables.
En outre, ce choc économique exogène menace d’aggraver certains problèmes préoccupants de cette région, notamment les séquelles sociales et économiques de la covid-19, les effets du réchauffement climatique récemment observés, les risques sécuritaires dans la région du Sahel et le durcissement en cours de la politique monétaire aux Etats-Unis d’Amérique. Ce sont entre autres ces facteurs qui expliquent l’essoufflement de la croissance dans la région.
A l’instar des autres pays de la Région, ces chocs exogènes impactent négativement les perspectives économiques en République Démocratique du Congo.
Selon la Note de conjoncture économique publiée en avril 2022 par la Banque centrale du Congo, bien que la stabilité relative du cadre macroéconomique se poursuive, les risques liés aux chocs exogènes ont augmenté avec l’impact du conflit russo-ukrainien. Il s’agit essentiellement de la hausse des prix des produits pétroliers et des denrées alimentaires.
La croissance économique projetée reste essentiellement dominée par le dynamisme attendu dans le secteur des industries extractives. Les cours des principales matières premières exportées par notre pays demeurent à des niveaux rémunérateurs, grâce au niveau élevé de la demande mondiale, et à l’impact du conflit russo-ukrainien.
Depuis des semaines, il est constaté une variation à la hausse de l’indice des prix à la consommation, qui impacte négativement notre vécu quotidien, principalement celui des Congolais les plus démunis.
Au regard de ce contexte et face aux incertitudes quant à la croissance mondiale, j’exhorte le Gouvernement à anticiper l’impact du choc actuel afin de prendre des mesures correctives dans tous les domaines concernés.
Chers Collègues,
Distingués invités,
Sur le plan sanitaire, le monde continue à être ébranlé par le Covid-19. En ce qui concerne notre pays, selon les informations recueillies au Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention, cette pandémie reste stable et contrôlée dans l’ensemble du territoire national avec un taux de létalité autour de 1,5%.
Bien que la tendance soit rassurante au cours de dix dernières semaines, j’exhorte la population à faire preuve de vigilance et à continuer à observer les gestes barrières et encourage le Gouvernement à maintenir le renforcement des mesures de contrôle aux frontières et la campagne de vaccination afin de lutter contre la propagation de cette pandémie.
Cette évolution rassurante de la Covid-19 ne doit pas faire oublier les mesures à prendre face aux autres maladies auxquelles notre pays fait habituellement face ainsi que l’apparition d’une nouvelle épidémie, la variole du singe et la résurgence de la maladie à Virus Ebola dans la Zone de santé de Beni. J’exhorte le Gouvernement à mettre tous les moyens nécessaires à la disposition des équipes de riposte pour l’éradication complète de ces maladies.
Sur le plan social, nous avons assisté dernièrement à des revendications à caractère social notamment dans les secteurs de la santé publique, de l’enseignement primaire et secondaire ainsi que de l’enseignement supérieur et universitaire tendant à obtenir l’amélioration des conditions salariales des agents publics de l’Etat.

Préoccupés par ces mouvements de grève, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, a instruit le Gouvernement d’engager ou de reprendre le dialogue avec le banc syndical afin de rapprocher les vues sur les différentes revendications, d’évaluer l’application de l’Accord de Bibwa pour le sous-secteur de l’EPST et de ramener la sérénité au sein des établissements d’enseignement supérieur et universitaire.
D’ores et déjà, je salue les efforts déployés par le Gouvernement qui ont abouti à la mécanisation de nombreux enseignants et à l’octroi des numéros matricules à de nombreux agents de la Fonction publique, qui, jusqu’alors étaient gérés de façon aléatoire et sans perspective de leur mise en retraite honorable.
Dans le domaine foncier, les statistiques indiquent que 70% des conflits se trouvant devant les Cours et tribunaux sont des conflits fonciers.

Tout en saluant l’initiative prise par le Gouvernement de mettre en place le mécanisme E-foncier pour la sécurisation des titres immobiliers et l’assainissement de ce secteur faisant partie du social de notre peuple, notre Chambre diligentera des commissions pour identifier les causes et les acteurs de ces conflits ainsi que les faiblesses de la législation en la matière afin d’y apporter des solutions appropriées.
Dans la même optique, l’Assemblée nationale mettra bientôt en place une commission d’enquête parlementaire qui aura pour mission de faire l’inventaire des titres miniers actuellement détenus par les opérateurs de ce secteur ainsi que la validité de ceux-ci au regard des dispositions légales y afférentes, notamment le Code minier.
Par ailleurs, nos Provinces continuent à se plaindre de la non-rétrocession par le Gouvernement central de leurs quotes-parts des ressources et du faible taux d’exécution des budgets d’investissements, amenuisant ainsi l’efficacité de nos institutions provinciales. Selon quelques indications des rapports préliminaires des vacances parlementaires, la persistance de l’insécurité dans quelques provinces, le mauvais état des infrastructures socioéconomiques et la non satisfaction des besoins sociaux de base, qui seraient imputables, notamment au retard dans le paiement de la rétrocession due aux provinces, ainsi que la gestion actuelle du Fonds national d’entretien routier, sont quelques-uns des griefs évoqués.
Tout en saluant les mesures prises pour la matérialisation des projets de 145 Territoires de la République initiées par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, j’exhorte le Gouvernement central à prendre des mesures idoines pour répondre aux préoccupations de nos provinces, notamment en mettant effectivement en place la Caisse nationale de péréquation dont l’organisation et le fonctionnement sont actuellement régis par la Loi organique n°16/028 du 8 novembre 2016.
Chers Collègues,
Distingués invités,
Le monde nous regarde ; L’Afrique nous observe ; nos compatriotes nous interrogent. Le Dieu Tout Puissant a doté la République Démocratique du Congo de grandes étendues des terres arables et riches, de grandes étendues des cours d’eau, des eaux douces et des forêts, des ressources de la biodiversité variées. Nos populations nous demandent pourquoi nous continuons à dépendre, pour notre sécurité alimentaire, des produits alimentaires importés et dont les prix sont parfois inaccessibles au plus démunis.
Les effets néfastes de la crise russo-ukrainienne viennent de démontrer encore une fois de plus la vulnérabilité de notre système de sécurité alimentaire.
En effet, nous avions salué les heureuses initiatives annoncées par notre Gouvernement dans le domaine agricole lors de la présentation devant la Représentation nationale de son Programme. Il s’agit notamment des cinq axes prioritaires ci-après :
1) la relance des filières prometteuses stratégiques pour l’autonomie alimentaire et la relance de l’industrie locale ;
2) l’encouragement de la création des unités de production des intrants agricoles ;
3) la création et l’opérationnalisation du fonds de développement agricole prévu par la Loi fixant les principes fondamentaux relatifs à l’agriculture en vue de favoriser l’accès au crédit agricole ;
4) l’installation d’une usine de montage des tracteurs agricoles en République Démocratique du Congo ;
5) le soutien à la production agricole à travers, notamment l’octroi des subventions, l’installation de grands entrepôts de stockage et de séchage et la distribution des outils et matériels agricoles.
Afin de faire face aux effets de la crise alimentaire et garantir à notre pays son indépendance alimentaire, j’exhorte instamment le Gouvernement à mettre en œuvre cet ambitieux programme à travers, notamment des crédits conséquents dans la loi de finances de l’exercice 2023 et à explorer d’autres sources de financement innovants.
Pour sa part, la représentation nationale réaffirme sa détermination à diligenter une commission parlementaire sur l’occupation des terres arables en République Démocratique du Congo.
Honorable Président du Sénat et Estimé Collègue,
Monsieur le Premier Ministre,
Honorables Députés nationaux et Chers Collègues,
Distingués Invités,
La Session ordinaire qui s’ouvre ce jour est, de par la volonté du Constituant, essentiellement budgétaire. Dès lors, priorité sera accordée à l’examen et au vote de la loi de finances de l’exercice 2023, qu’il revient au Gouvernement de déposer dans les délais requis par la Constitution et la Loi du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques.
A ce sujet, je rappelle que l’article 84 de la Loi relative aux finances publiques prévoit ce qui suit : « Le projet de loi portant reddition de comptes du dernier exercice clos, y compris les documents prévus aux articles 81 et 82, points 1 et 2, de ladite Loi est déposé à l’Assemblée nationale au plus tard le 15 mai de l’année suivant celle de l’exécution du budget auquel il se rapporte ». Je rappelle aussi que l’article 87 de la même loi subordonne l’examen du projet de loi de finances de l’année au vote préalable de la loi portant reddition des comptes de l’exercice clos.
Au nom des Honorables Députés, du Bureau et au mien propre, je félicite le Gouvernement pour le dépôt du projet de loi portant reddition des comptes de la Loi de finances de l’exercice 2021 et le projet de loi des finances de l’exercice 2023. Ceci permettra à chacune de deux Chambres du Parlement de l’examiner, dans le délai requis par la Constitution et la Loi relative aux finances publiques.
Honorables Députés et Chers Collègues,
Distingués Invités,
Avant l’ouverture de la présente Session, j’ai eu le privilège d’échanger avec les Honorables Députés nationaux après leur retour des vacances parlementaires. Dans cet élan, j’ai également eu des discussions fructueuses avec plusieurs groupes représentatifs de différentes catégories de la population congolaise.
Il ressort des échanges avec les milieux économiques que l’état actuel de notre économie est le résultat de sa configuration marquée par la dépendance accrue vis-à-vis de l’extérieur, sa diversification très limitée, et son ouverture basée sur la demande extérieure en matières premières et en offre des produits de première nécessité.
En effet, soutenue particulièrement par le secteur minier, la croissance économique de la République Démocratique du Congo, qui est restée fragile et non inclusive, ne permet pas dans les conditions actuelles un développement économique et social de nos citoyens dans la durée en raison de la nature extravertie des investissements engagés depuis des décennies.
En outre, l’insuffisance ou la faible qualité des infrastructures, notamment des transports, de l’électricité et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, pour soutenir et accompagner l’activité de production, ne permet pas de fournir au secteur privé les conditions idoines de leur croissance et de leur compétitivité et entraine une augmentation des coûts des facteurs de production.
Au-delà de la mobilisation des ressources prévues dans la loi de finances de l’exercice 2023 et des opportunités qu’offrent les sources de financements innovants, j’exhorte le Gouvernement à continuer à poursuivre la politique de la diversification de l’économie nationale en s’appuyant sur les secteurs porteurs de croissance, notamment la relance du secteur agricole, la réhabilitation continue des infrastructures de base et des routes de desserte agricole ainsi que l’électrification rurale.
Dans le même ordre d’idées, je réitère l’appel lancé au Gouvernement d’adopter et de mettre en œuvre un plan de relance du secteur de l’agriculture, assorti d’un plan d’investissement conséquent sur les cinq prochaines années et de rendre opérationnel le Fonds national de développement agricole institué par la Loi n°11/022 du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture en vue de soutenir et d’encourager les investissements publics et privés dans ce secteur.
Dans la même perspective, j’exhorte le Gouvernement à prévoir, dans le projet de loi de finances de l’exercice 2023, des ressources suffisantes pour le financement des projets à impact rapide sur la production intérieure des denrées alimentaires de consommation courante et des appuis budgétaires aux structures nationales de recherche agronomique.
Honorables Députés et Chers Collègues,
Distingués Invités,
Des échanges avec nos compatriotes, il ressort que les Congolais attendent de leur classe politique dont leurs Elus, l’examen et l’adoption des lois et un budget qui ont un impact réel sur leur vécu quotidien.
En effet, nos compatriotes, dont la grande majorité est encore confrontée aux besoins existentiels, se préoccupent plus des problèmes liés à la sécurité alimentaire, à la santé, à l’éducation, à l’accès à l’eau potable et à l’électricité, à la sécurité, à la qualité des infrastructures de base, à l’amélioration du climat des affaires et à la lutte contre la corruption, la criminalité organisée dont le blanchiment des capitaux.
Comme je n’ai cessé de le rappeler, la corruption et le blanchiment des capitaux sont des fléaux qui entravent la croissance économique et mettent en mal la gouvernance dans notre pays. Ils constituent des menaces contre la paix, la sécurité, la stabilité des institutions, le système financier international et national, ainsi que les valeurs démocratiques. Ils faussent les règles des marchés. Ils privent le Trésor public des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre des actions prioritaires pour le développement durable de notre pays et du social des Congolais.
C’est pourquoi, sans être exhaustif, nous poursuivrons l’examen de la proposition de loi modifiant et complétant le Décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal en vue de renforcer les dispositions répressives contre la corruption.
Il sera aussi question de parachever l’examen et le vote du projet de loi portant lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, de la proposition de loi portant lutte contre le terrorisme ainsi que le projet de loi modifiant et complétant le code pénal congolais en matière de prévention et de répression de la traite des personnes.
Dans le cadre de l’assainissement du secteur financier, nous poursuivrons le processus législatif avec l’examen et le vote du projet de loi relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit.
Au chapitre de l’amélioration du climat des affaires, nous poursuivrons les reformes entreprises depuis l’adhésion de notre pays au Traité pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires, dit « Traité de l’OHADA ».
Nous allons donc examiner et adopter la proposition de loi modifiant et complétant le Décret du 30 avril 1940 portant Code pénal en vue de fixer les peines applicables aux infractions prévues par les Actes uniformes de l’OHADA ainsi que la proposition de loi modifiant et complétant la Loi du 3 juillet 2001 portant création, organisation et fonctionnement des Tribunaux de commerce.
Chers Collègues,
Distingués Invités,
Aussi, il me semble qu’il nous faut engager une politique de l’emploi plus hardie. Il nous faut diminuer le taux de chômage dans notre pays.
Des études crédibles montrent bien que le secteur de l’agriculture est un gros pourvoyeur d’emploi et qu’il est accessible à tous les niveaux d’études et de qualification.
A la lumière de tout ceci, l’agriculture, le socle de notre développement d’antan, ne devrait-elle pas être relancée avec plus de vigueur ? En lui consacrant une part conséquente du budget national Je demeure convaincu que le gouvernement s’y emploiera et que les résultats ne se feront pas attendre. Le travail remarquable du Service national qui a réussi à transformer les enfants vivant dans la rue en
véritables bâtisseurs de la nation en dit long.
Parce qu’en réalité, Chers Collègues, nous ne pouvons pas nous permettre de dire à ceux qui ont faim de prendre leur mal en patience. Nous ne pouvons pas suggérer aux malades d’oublier un tant soit peu leur souffrance. Nous ne pouvons pas dire à la veuve et à l’orphelin que leur cause est ajournée.
C’est pourquoi, la proposition de loi modifiant et complétant la Loi n°11/022 du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture sera inscrite au titre des priorités de cette session.
Nous saisissons également cette opportunité pour encourager nos partenaires à continuer à soutenir les efforts de notre pays dans la lutte contre la pauvreté et dans la réalisation des objectifs de développement durable.
Après l’adoption par la Conférence des présidents de l’avant-projet de calendrier des travaux de la présente Session, nous poursuivrons le processus législatif des initiatives législatives en cours d’examen en Commissions lors de précédentes sessions et encore en examen en commissions.
Nous allons également programmer en plénière, pour débat général, certains arriérés législatifs et des projets de lois déposés en urgence par le Gouvernement pour la mise en œuvre de son programme. Une attention particulière sera accordée aux projets et propositions de loi en rapport avec la protection et la promotion des droits de l’homme et des libertés publiques, la réparation en faveur des victimes des violences sexuelles faites aux femmes et aux jeunes filles, l’amélioration de la gouvernance et du climat des affaires, etc.
Avant de terminer ce chapitre législatif et au nom du Bureau, je voudrais féliciter tous les honorables Députés nationaux qui ont déposé leurs propositions de lois jugées recevables et les rassurer que celles-ci feront progressivement l’objet d’un examen au cours de la présente Session.
Pour les Collègues dont les initiatives législatives n’ont pu être jugées recevables pour l’une ou l’autre raison, je les félicite également et les encourage à procéder à la relecture de leurs initiatives en tenant compte des exigences de la Constitution et des recommandations y relatives.
Honorables Députés et Chers Collègues,
Distingués Invités,
Au cours de chacune de nos Sessions parlementaires, nos compatriotes attendent de leurs Elus, l’exercice du contrôle parlementaire de la gestion des affaires publiques, avec responsabilité et dévouement, afin de veiller à l’amélioration de leur vécu quotidien et à la répartition équitable des revenus tirés de nos richesses nationales.
Le contrôle parlementaire est un exercice normal en toute démocratie. Il permet au Gouvernement et aux autres gestionnaires de rendre compte, devant les Elus nationaux, de la gestion des affaires publiques et des entreprises et établissements publics dont ils ont la charge.
En ce qui concerne le contrôle de l’action gouvernementale et la représentation de la population, l’Assemblée Nationale suivra de près les questions relatives au bien-être de la population ainsi qu’au développement socio-économique du pays. Notre Chambre restera en contact avec le Gouvernement à travers le système des questions orales avec débat, notamment, et attentive aux différents problèmes nationaux pouvant nécessiter sa contribution.
Sur ce point précis, la fonction de contrôle de l’Assemblée nationale vient d’être sensiblement renforcée par le renouvellement des membres de la Cour des comptes en tant qu’institution supérieure de contrôle des finances et des biens publics en République Démocratique du Congo. Je tiens, à cet effet, à présenter mes très sincères félicitations à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Magistrat Suprême, qui vient de recevoir le serment des magistrats membres de la Cour des comptes.
Cette Cour des comptes est le bras séculier de tous les organes législatifs du pays et à tous les niveaux ainsi que du Gouvernement, des Gouvernements provinciaux et des organes exécutifs des Entités territoriales décentralisées. Elle mérite tout notre appui en tant qu’institution supérieure de contrôle de la République. Ainsi donc, je vous demande solennellement, déjà avec le vote du budget de l’exercice 2023, de mettre à sa disposition, des moyens conséquents pour lui permettre de
remplir convenablement ses missions constitutionnelles et légales en matière de contrôle des finances et des biens publics.
Honorables Députés et Chers Collègues,
Distingués Invités,
Dans le chapitre de la diplomatie parlementaire, en ma qualité de Président en exercice du Forum parlementaire de la SADC, j’ai invité à un colloque les honorables présidents des parlements de la SADC au mois de juillet dernier à Kinshasa.
A l’occasion, la question de l’agression de notre pays par le Rwanda, à travers son soutien logistique aux groupes armés et terroristes du M23 a été abondement abordée et tous les honorables présidents avaient salué clairement la décision prise par Son Excellence Monsieur TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, désignant ouvertement le Rwanda comme agresseur de la République Démocratique du Congo.
Ce message de sensibilisation des Etats membres de la SADC par le biais de leurs parlements respectifs a été répercuté également lors de la 51e Assemblée plénière du Forum parlementaire de la SADC, tenue au Malawi du 11 au 14 juillet 2022.
Récemment encore, ce message a été amplifié à la 11e Conférence des Présidents des Parlements nationaux et régionaux organisée par le Parlement panafricain. Le Parlement congolais a insisté sur le fait qu’on ne saurait parler d’intégration quand un pays africain, le Rwanda, agresse un autre.
Il va sans dire que la RDC ne doit pas oublier que cette guerre d’agression a entrainé, depuis 1998 à ce jour, plus de 5.4 millions de mort, un véritable génocide. Nos mères, nos enfants, nos sœurs ont payé et continuent à payer un lourd tribut ; certains enterrés vivants, d’autres, victimes des viols. Toutes ces victimes doivent rester dans la mémoire collective.
Pendant les vacances parlementaires, j’ai conduit une délégation de notre Chambre en Belgique pour la signature du protocole de coopération entre le Parlement du Royaume de Belgique et le Parlement de la République Démocratique du Congo. Il s’agit d’une nouvelle page de coopération qui augure des rapports gagnants-gagnants, actifs et dynamiques.
C’est l’occasion pour moi de remercier vivement la Présidente de la Chambre de Représentants et sa Collègue du Sénat belges pour leur accueil et leur engagement tout au long du processus ayant conduit à la signature dudit protocole.
Dans ce même chapitre, le Premier Vice-Président de notre chambre a pris part à quelques activités aussi bien à l’extérieur du pays qu’à Kinshasa, notamment :
Au Royaume du Maroc où il a représenté l’Assemblée nationale aux assises de la 28e Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, APF en sigle, organisée par le Royaume de Maroc du 23 au 24 juin 2022.
En Afrique du Sud, l’Honorable Premier Vice-Président a pris part à la 11e conférence annuelle des présidents des Assemblées nationales et des Sénats d’Afrique organisée par le Parlement panafricain du 1 au 2 Septembre à Midrand en Afrique du Sud.
En dehors de ces activités, sous la supervision du Premier Vice-président, l'Assemblée nationale a participé aux opérations de supervision des élections au Kenya et en Angola en juillet 2022.
Enfin, le Premier Vice-président a participé aux travaux organisés par la Communauté des États de l'Afrique de l'Est organisés à l'Hôtel Béatrice de Kinshasa. La RDC étant devenue membre de cette organisation, elle devrait aussi designer 9 membres au Parlement de cette communauté.
A l'hôtel Béatrice, le Premier Vice-président a reçu des mains propres du Président du Parlement Est-Africain l'invitation adressée à l'Assemblée nationale pour désigner avant le mois de décembre 2022 neuf personnalités qui devront représenter la RDC et siéger à temps plein comme parlementaires de cette communauté pour un mandat de 5 ans devant débuter en décembre 2022.
Avant de terminer mon propos et en application des dispositions de l’article 137 du Règlement intérieur, j’exhorte les honorables députés nationaux à déposer au Bureau de l’Assemblée nationale les rapports sanctionnant la fin des vacances parlementaires afin de leur exploitation par une commission spéciale et la transmission de la synthèse de principales préoccupations et recommandations de nos bases respectives au Gouvernement et aux autorités compétentes pour des mesures idoines.
Honorables Députés et Chers Collègues,
Distingués Invités,
Tout au long de mon propos, j’ai circonscrit le contexte sécuritaire, politique, économique et social dans lequel s’ouvre cette Session budgétaire. J’ai sommairement passé en revue l’agenda législatif de cette session et les attentes de nos compatriotes en matière de contrôle parlementaire et budgétaire.
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter, honorables Députés, qu’un fructueux travail tout au long de l’actuelle Session !
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo !
Sur ce, je déclare ouverte la Session ordinaire de Septembre 2022.
Je vous remercie.

Ce n'est pas une surprise. Ce week-end sur France24 et RFI, deux médias français anti-congolais, le Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies, M.  Antonio Guterres, ancien Premier Ministre portugais, a créé le scandale au sujet du mouvement terroriste M23 et de la présence de la Monusco dans notre pays. Sans honte,  ni froid aux yeux, le Secrétaire Général de l'ONU a reconnu publiquement que l'ONU est "incapable de battre le M23".

Il a cyniquement ajouté que le M23 est "une armée moderne avec des équipements lourds qui sont plus perfectionnés que les équipements de la Monusco". Une façon d'avouer officiellement l'impuissance de l'ONU et l'inutilité de la présence de cette mission de maintien de la paix en République Démocratique du Congo.

Qui dira le contraire après cette sortie médiatique calamiteuse du patron de l'ONU? Personne ! Cette regrettable interview tranche! Aucun Congolais ne peut,  désormais,  compter sur la Monusco. De la peine perdue! 

Les Congolais sont placés aujourd'hui devant leurs responsabilités de défendre seuls,  l'intégrité de leur territoire et la souveraineté nationale, de protéger leur population sans le concours d'une quelconque puissance étrangère. Ils ne doivent plus miser sur l'ONU,  ni encore sur les Occidentaux,  ni encore moins sur les Américains.

Ils sont tous embarqués dans le même bateau du grand complot ourdi contre la République Démocratique du Congo depuis 1960.

Plus choquant est cet euphémisme d'admettre que la sécurité de l'Afrique et des pays africains est l'affaire des Africains : "sans les forces africaines robustes, on ira nulle part" dans la lutte contre les mouvements rebelles et terroristes qui pullulent comme des champignons sur notre continent.

Le cynisme du Secrétaire Général de l'ONU ne s'arrête pas là! Il crée le scandale quand il refuse de pointer du doigt le Rwanda comme l'agresseur de la République Démocratique du Congo sous le couvert du mouvement terroriste du M23.

Contrairement aux autres dirigeants Occidentaux et Américains qui usent la langue de bois, le socialiste Antonio Guterres s'est senti obligé de cracher le morceau : "vous, Congolais, ne comptez plus sur l'ONU ni sur nous Occidentaux".

Ainsi, le boulevard sinueux de la balkanisation cuisinée dans les officines américaines semble s'ouvrir.

Comme les Afghans aux Américains, il nous prévient : "vous, Congolais, avez l'heure mais nous, Occidentaux, avons le temps". C'est tout dire.

La Monuc imposée aux congolais

Au commencement était la Monuc, la Mission des Nations-Unies en République Démocratique du Congo. Créée le 30 Novembre 1999 dans la foulée de l'Accord de Lusaka, la Monuc a vu ses mandats nombreuses fois modifiés au gré de l'agenda de ses promoteurs occidentaux. Les missions lui confiées en 2000 ont été révisées en 2004 et 2008 jusqu'à sa transformation en mission de stabilisation en 2010. Au fil des années et avec la bénédiction de ses initiateurs, la Monuc devenue plus tard la Monusco se comporte comme un Etat dans un État.

L'histoire secrète de la Monuc, ancêtre de la Monusco, renseigne que cette mission est un projet conçu dans les laboratoires du Département d'Etat américain en vue d'accomplir la mission jadis accordée à l'AFDL, Alliance des Forces Démocratiques de Libération du Congo.

Ce projet porté plus tard par les rébellions du RCD, Rassemblement  Congolais pour la Démocratie, et du MLC, Mouvement de Libération du Congo, avait été rejeté par le Gouvernement congolais de Mzee  Laurent-Désiré Kabila.

C'est l'une des causes de son assassinat parce qu'il s'était farouchement opposé à la création puis à l'opérationnalisation de la Monuc.

Qu'à cela ne tienne! Il est intéressant de rappeler qu'après les élections de 2006, la Monuc n'avait plus sa raison d'être dans notre pays. "No Nkunda, no job" trouve ici son sens.

La Monusco doit partir !

Tout en entretenant l'insécurité dans notre pays sous de différentes formes et  par plusieurs moyens illicites, certaines puissances étrangères poursuivant la balkanisation de la République Démocratique du Congo ont soutenu et soutiennent mordicus au maintien de la présence des casques bleus sur le territoire national.

Le refus de lever l'embargo sur les armes s'inscrit dans cette funeste stratégie d'affaiblir notre Gouvernement et notre armée pour les inciter à accepter la présence indéterminée de la Monusco.

Or, le maintien de l'embargo sur les armes contredit l'article 51 de la Charte des Nations Unies qui reconnaît la légitime défense à tout Membre des Nations Unies faisant l'objet d'une quelconque agression.

Au regard de l'échec des mandats successifs de la Monusco et à l'aveu d'impuissance de l'ONU face au Rwanda et à l'Ouganda, la présence de la Monusco devient inutile, injustifiée et sans objet. Par contre, d'autres tâches reprises dans les mandats de la Monusco sont du domaine de l'Etat congolais.

En conséquence et à l'unisson avec le Peuple Congolais, la Monusco doit partir!

Crispin KABASELE TSHIMANGA BABANYA KABUDI

Président National de l'UDS

Coordonnateur National du GPI

 

Ouvert mercredi, en faveur des médias congolais, le séminaire d’information et de formation sur les 9èmes  jeux de la francophonie poursuit avec ses séances objectives visant à équiper les professionnels des médias sur les rôles les concernant avant, pendant et après les jeux de la Francophonie. Ce jeudi 15 septembre 2022, il y a eu deux activités : la présentation des rôles de chacune des commissions du comité national des jeux de la francophonie  et la visite des certains sites pour les jeux.

Pour cette deuxième journée, tout avait commencé par les échanges avec différentes commissions.

C’est avec détails que chacun des superviseurs ou un des membres des différentes commissions a judicieusement présenté la particularité, la tâche et l’évolution de son secteur face à ces 10 mois restants pour la tenue des 9èmes jeux de la Francophonie.

C’est à tour de rôle que chacune des commissions s’étaient présentées au-devant de la presse pour exposer et échanger. Entre autres, la commission sportive qui a été représentée par son rapporteur, M. Eloge ; la commission infrastructure, présenté par son superviseur M. Erick Maloba ; la commission billetterie et sous-commission accréditation, représentée par Mr Patrick L. ; la commission périphérique, représenter par M. Erick.B ; la commission bénévole présentée par M. Victor ; la commission cérémonie par M. Marcel Kitambala et la dernière était celle du marketing, représentée par M. Kevin.

Pour poursuivre le pourquoi de ce séminaire, une descente a été réalisée dans quelques sites des jeux de la francophonie, juste après les échanges avec les différentes commissions.

C’est sous la coordination du directeur du comité national des jeux de la francophonie, M. Isidore Kwandja, que cette descente a vu son ardeur.

La tournée a vu son début aux infrastructures du centre sportif de judo, situé en diagonal de la RTNC1. Le directeur accompagné de son comité, ont applaudi les avancés remarquables de ce site. Ce bâtiment qui répond à toutes les normes internationales, avec une capacité de contenir 800 personnes, à un avantage de recueillir quatre activités sportives.

Se confiant à la presse, le directeur du comité, Isidore Kwandja, a salué le travail abattu avec conscience par l’entreprise, face aux défis auxquels fait face la RDC. L’agenda de la tournée a vu sa continuité dans les différentes infrastructures du site de stade des Martyrs. Entre autres, au gymnase jumelé de basketball ou le directeur, ensemble avec les médias, ont fait la remarque sur les avancées, par rapport à la dernière visite il y a une semaine et demie. La ronde a vu sa suite dans d’autres infrastructures avant de chuter au stade des Martyrs.

Il sied, par ailleurs, de rappeler qu’à l’ouverture de ce séminaire, Isidore Kwandja a insisté aux professionnels des médias de prendre à la plus haute considération l’enjeu lié à l’organisation de ces jeux. «… C’est un investissement que le pays va bénéficier à long terme… l’objectif que nous recherchons, c’est qu’on parle de notre pays et qu’on parle en bien de notre pays… c’est un événement qui va booster notre pays sur le plan touristique, économique, nos infrastructures… nous sommes le plus grand pays francophone et nous devrions montrer notre place», avait-il fait savoir.

Israel Mpoyi

 

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