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C’est dans une ambiance festive que Vodacom Congo a célébré, le vendredi 6 mai dernier, ses 20 ans d’existence au service du peuple congolais. L’événement haut en couleurs a eu lieu au Salon Congo du Pullman Hôtel, à Kinshasa, devant la presse, les partenaires publics et privés ainsi que différents invités. Dans son mot de circonstance, le Directeur Général de Vodacom Congo, Khalil Al Americani, a indiqué que les 20 ans de Vodacom au service du peuple congolais ont été marqués par la digitalisation et le progrès où beaucoup de choses ont été réalisées lors de deux dernières décennies. La célébration de ce jour, a-t-il souligné, marque donc l’accomplissement d’une promesse faite à ses 16 millions d’abonnés, celle de continuer à leur offrir des services de qualité qu’ils ne peuvent en trouver nulle part ailleurs. C’est dans ce sens d’ailleurs, que Khalil Al Americania a annoncé la distribution de 600.000.000 de Francs Congolais, soit 300.000 dollars américains à ses abonnés dans une période de trois mois.

Aussitôt après son mot, s’en est suivi le forum Vodatalk proprement dit en format Davos avec trois panels. Au premier panel, le Directeur Marketing et Commercial a.i, Albert Mboyo ; le Directeur des Régions René Monzambe ; et le Directeur Technique Didier Kabongo ont pris la parole, l’un après l’autre, autour du sous-thème : ‘’20 ans d’innovations technologiques pour connecter le Congo profond au monde’’.     

Ici, les panelistes ont démontré que Vodacom Congo a su donner à la RDC, depuis 2002, une plateforme de développement en connectant les individus, les entreprises et les communautés grâce à sa technologie. Dès son lancement, la mission de Vodacom a été de Combler le fossé de la connectivité en apportant à travers ses produits et services, le caractère abordable, l’accessibilité et la capacité.

Vodacom Congo a investi des milliards dans l'infrastructure, ce qui lui a permis de se connecter avec la plus large couverture réseau utilisant la technologie 2G, 3G et 4G, connectant les gens même dans les zones les plus éloignées et rurales.

La connectivité étant le moteur le plus important du développement social et de la croissance économique, Vodacom Congo a développé sa technologie pour combler l'écart actuel de connectivité dans les zones urbaines et rurales (présenter le déploiement des sites de Kasumbalesa a Muanda, le programme RCS ou le système d’alimentation hybride, etc.).

En terme de difficultés, Vodacom révèle que plus de 65% de la population congolaise vit dans des zones rurales et reculées. La grande majorité n’est actuellement pas couverte par des réseaux mobiles, à cause de l'inexistence d'infrastructures telles que les routes ou encore l'électricité qui constituent un frein au développement socio-économique.

Innovations pour la réduction des inégalités

Le deuxième panel, celui de Mme Pamela Ilunga, DGA de Vodacom Congo ; Mme Agnès Muadi, Directrice des Ressources Humaines ; et Yana Kasengera, Directrice Clientèle a porté sur sous le thème : ‘’20 ans d’innovations technologiques pour la réduction des inégalités’’. Ici, face à la fracture numérique où seulement 14% de la population ont accès à l’internet selon le rapport GSMA ; ainsi, afin de répondre à cette préoccupation, Vodacom Congo s’est engagé à être le premier opérateur télécom à fournir gratuitement un accès illimité à l'internet en voulant connecter les non-connectés (conecting the unconnected) par le biais de la plateforme "ConnectU" ; la plateforme ConnectU offre un accès gratuit aux services numériques de base. En effet, pour renforcer l'usage de l'Internet et dans le cadre du programme d'alphabétisation numérique, cette plateforme répertorie plusieurs applications qui concurrent au bien-être de ses clients. Les applications tel que : FacebookFlex, Mum and Baby, Cyber-Protector, VODAEDUC, Springteret MyVodacomApp, qui est une plateforme gratuite qui permet à Vodacom RDC d'accroître la transparence vis-à-vis de ses clients notamment, sur leur utilisation des données.  

Innovations technologiques pour le progrès de tous

Enfin, le troisième panel a vu le DG de M-pesa, Hashim Mukudi ; le Responsable en charge de la gestion des entreprises Gilbert Lumbu ; et DG Congo Call Center Fely Samuna parler de 20 ans d’innovations technologiques pour le progrès de tous. Dans un débat houleux avec la presse, les trois panelistes ont révélé que Vodacom Congo est la première entreprise de téléphonie mobile à lancer la 4G en RDC ; premier télécom à exécuter un programme de codage en RDC ; première entreprise de télécommunications à avoir pris la décision de démocratiser de manière significative les télécommunications, en créant un modèle de prépaiement, qui a radicalement emmené les téléphones portables d'un produit d'élite à un produit pour les masses ; première entreprise de télécommunications à mettre en place une école de codage avec VodacomThinkLab ; première entreprise à personnaliser les produits des clients avec Just4U, première entreprise à lancer des produits et services innovants qui contribuent à la diversification de l'économie : M-pesa APIs, services SVA, prêts et épargne, Forex. Vodacom, ont-ils épinglé, c’est aussi cette entreprise-là qui contribue de manière significative à l'inclusion financière grâce à son M-Pesa.

L’activité a été marquée par l’intervention en visioconférence du Ministre du Numérique, Désiré-Ebérande Kolongele.

Guy Elongo

*‘’Or, personnellement, malgré mon préjugé très favorable à Joseph KABILA KABANGE, je ne pense pas que le faire revenir au pouvoir maintenant soit une bonne idée. Pourquoi ? Parce que malgré ce qu’on pense, je trouve FATSHI-BETON très bon. En effet, ce qui laisse transparaître un sentiment d’échec de son premier mandat n’est pas de son fait mais, de son entourage méritoirement médiocre. Félix TSHISEKEDI a amené de l’apaisement démocratique dans le pays. On peut circuler, parler, s’exprimer librement, ce qui était problématique sous JKK. Nos téléphones portables ne sont plus fouillés et mon frère et estimé Lambert MENDE ne brouille plus Internet, enfin. C’est, entre autres,  pour toutes ces raisons,   que je milite pour un DEUXIEME MANDAT pour Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO  mais,  moyennant un profond remaniement de son entourage immédiat d’abord et,  plus loin,  dans le gouvernement de la République, en maintenant bien entendu Jean-Michel Sama Lukonde à la Primature,  grâce à ses performances intellectuelles, politiques rares dans ce pays. Il est encore temps de se rassembler, ceux qui se reconnaissent bétonnistes, deux ans,  ce n’est pas rien autour du Chef de l’Etat pour sauver son mandat par des actions salvatrices susceptibles d’apaiser le peuple congolais dans la dérive sociale, économique, politique, culturelle voire financières depuis plusieurs décennies. Au lieu de s’entredéchirer comme des chiffonniers moutonniers en place publique, alors qu’on est un parti au pouvoir, n’est que contre-productif. Aussi bien au pays qu’à l’étranger, en Europe surtout, les avis sont très tranchés et jamais tendres sur la gouvernance-UDPS, auquel il est reproché de faire,  à la fois,  l’opposition et le pouvoir, au point d’oublier de gouverner. C’est très grave. Dans un manuscrit encore à venir, nous reviendrons sur les certitudes de la réélection de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême en 2023’’, soutient, dans une Tribune de réflexion,  M. OSONGO-LUKADI Antoine-Dover, Habilité à Diriger des Recherches de Philosophie (Post-docteur),  (Université de Poitiers/France),  Docteur en Philosophie et Lettres (Université Catholique de Louvain/Belgique),  Professeur d’Universités et Membre de l’Association des Philosophes Américains (APA). ‘’Mais,  avant d’en arriver là, mon combat aujourd’hui n’est pas de défendre un individu, fut-il Président de la République démocratique du Congo, et donc premier Père Noel de la nation ; un pouvoir auquel je n’ai plus rien ni à avoir,  ni à attendre, car gratifiant sans compter les anciens bourreaux mobutistes, « kabilistes » (en réalité :  des ex-tortionnaires, meurtriers mobutistes rénovés, mieux, relookés  et   qui,  à leur époque,  bastonnaient les militants de l’UDPS  et les flinguaient comme du gibier; un pouvoir au service de leurs enfants, femmes, parents, amis et connaissances), sinon,  de ramener la balle au centre pour y apporter une vérité cinglante, que Félix Tshisekedi n’y est pour rien dans la tragédie, le sacrifice du peuple de l’Est du pays et qu’au lieu donc d’en être  complice, architecteur, il est lui aussi victime de l’hégémonisme, de l’impérialisme et de l’eugénisme rwando-occidental’’, ajoute-t-il, dans cette même analyse aux accents non complaisants, au regard des vérités  de l’histoire…
Tribune
Félix Tshisekedi au cœur du piège et de la tragédie congolais : le Président de la République n’en est-il pas plus  victime que responsable ou coupable ?
(Une analyse psycho-dramatico-diachronique de la situation politique du Congo-Kinshasa du Maréchal Mobutu  à Félix Tshisekedi)
Chants de cygne
C’est la déclaration de Félix Tshisekedi Chef de l’Etat et Président de la République Démocratique du Congo, fils d’Etienne Tshisekedi un des  nos éclaireurs politiques, dans une vidéo qui devint virale dans les réseaux sociaux sur la possible ou éventuelle balkanisation, effacement de notre pays, la République Démocratique du Congo, du concert des nations libres et souverains, au cas où nous n’assumions pas nos responsabilités et ne refondions pas l’unité autour de nous-mêmes comme nation et peuple autochtone, qu’il m’est venu à l’idée cette contribution politico-scientifique, elle-même inspirée d’un manuscrit, en cours d’élaboration, et datant déjà d’une décennie, au moment où j’échangeais par livres et articles interposés avec Honoré Ngbanda alors,  ancien Ministre de la Défense des défuntes et défaites Forces Armées Zairoises.  Ce manuscrit est intitulé : «Ceux qui conçoivent des génocides et ceux qui leur résistent. Réponse à Charles Onana sur le conflit à l’Est de la RDC ». Malgré nos désaccords fermes, je ne manquai jamais de saluer l’engagement d’Honoré Ngbanda pour l’intégrité des frontières de notre pays. Quoi qu’on ait dit et pensé, mort ou vivant, j’ai toujours vu en cet homme,  un pur nationaliste, un homme honnête, qui n’a jamais trahi son pays,  ni le Maréchal Mobutu qu’il a servi sans la moindre retenue. Contrairement à plusieurs servants du mobutisme, devenus kabilistes, juste pour conserver leurs avantages économiques et politiques, et se la couler douce, oubliant que nul n’est frappé du sceau de l’éternité et que seule perdure dans le temps et l’espace, la réputation, H. Ngbanda n’a jamais servi plus aucun pouvoir et est entré dans l’opposition jusqu’à ce que mort suive. Son patriotisme, son nationalisme ont effacé l’image d’un homme sulfureux qu’il trainait derrière lui comme un labyrinthe.
Paix à son âme et cela,  malgré ce que lui-même et  les Vunduawe nous avaient fait subir à l’Université de Lubumbashi où j’y avais été arrêté, molesté, capturé et renvoyé définitivement et,  par la suite,  relégué dans mon village natal avec interdiction de lire et d’écrire. D’autres collègues ne bénéficièrent jamais de la chance que j’eus, de revenir poursuivre mes études universitaires, après plusieurs semaines,  voire des  mois d’errance, mais uniquement grâce à la très généreuse intervention personnelle du Professeur ngbandi Pierre NZEGE auprès du Maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wazabanga. C’est le même NZEGE qui fit de ma pauvre personne,  son assistant, me trimbalât ci et là tantôt à Mbandaka,  tantôt à Kinshasa comme son assistant privé et finalement,  y contribua (en plus de me payer mes charges locatives à Kinshasa pendant plus de cinq ans, sans compter une aide financière conséquente, régulière, sans laquelle, avec un salaire de misère à nourrir un moineau, j’aurais pu mourir de faim si je ne devais compter qu’à ce salaire d’assistant), pour mon voyage d’études et des recherches doctorales en Belgique dans l’automne 1992.
Faisons attention à l’amalgame. A vouloir tout généraliser. A mettre tous les ngbandi, tous les tutsis, tous les baluba, tous les katangais, tous les batetela dans un même sac. Il y a toujours des bons comme des mauvais dans toutes les sociétés. Le professeur NZEGE, ancien Ministre, Député et Sénateur, a toujours été un homme généreux contrairement à d’autres ngbandi qui, malgré tous leurs crimes humains, politiques, économiques, financiers se la cirent déjà tout d’abord sous Mzee KABILA  et puis,  Joseph KABILA KABANGE et maintenant,  sous Félix TSHISEKEDI-BETON, et comme si de rien n’était. Heureusement que le peuple congolais n’a jamais de mémoire. On l’a souvent vu applaudir ses bourreaux, acclamer ses pourfendeurs, ses affameurs. Telle est la maladie typique d’un amnésique. Un peuple qui souffre donc du syndrome de Stockholm. Un syndrome qui voit, par exemple, un otage se prendre de sympathie pour son geôlier. 
Mais,  revenons au propos qui nous occupe personnellement. Il s’agit de savoir si Félix Tshisekedi est un commissionnaire attitré des rwandais, des américains, des européens occidentaux, et qui serait donc partie prenante de la vente de la RDC ou dans sa balkanisation en faveur des micro-Etats africains, dont le Rwanda de Paul Kagame,  en particulier. En tout cas,  c’est ce qui se dit dans des conversations courantes, les chansons populaires, voices, vidéos, transmis Whatsapp. Devons-nous laisser dire comme cela et donc conforter une fausse rumeur sans tête,  ni queue ou quelqu’un doit se charger d’y répondre afin de fixer l’opinion tant nationale qu’internationale ? C’est ma mission ici et maintenant.
Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es
En effet,  depuis son élection à la magistrature suprême, Félix Tshisekedi est pris en grippe par une grande partie du peuple congolais, à mon avis plutôt sous-informé et mal intentionné, et est accusé de complicité avec le régime sortant de Joseph Kabila et surtout de connivence avec Paul Kagame dans la déstabilisation de l’Est du pays et donc,  à l’origine des milliers de crime de guerre et contre l’humanité. C’est une accusation très grave qui,  si elle n’est pas éludée, éclairée risque de ternir, si ce n’est déjà pas  le cas, le régime et la personne de Tshisekedi,  lui-même aujourd’hui et des années-lumière.
Vu de l’extérieur, on ne peut que s’étonner et s’indigner de voir comment au lieu de s’en préoccuper, les bâtards de l’UDPS qui soi-disant accompagnent la vision du Chef de l’Etat, parti pour lequel nous avions donné notre vie et jeunesse, sont en train de se déchirer dans les égouts du pays entier pour se remplir les poches, garantir leurs ventres et anus et si ce n’est de  s’arracher le pouvoir.
En trois ans d’exercice de pouvoir, ces mécréants ont plus tiré le Chef de l’Etat vers le bas que vers le haut. A telle enseigne qu’au lieu de combattre ou de faire de l’ombre aux incorrigibles kabilistes qui, à leur époque,  avaient aussi fait tant de mal au fils légitime de Mzee Laurent-Désiré Kabila, en entrainant le pays dans une gestion chaotique sur tous les plans politique, économique, social, culturel, dont certains prêchant pour  le troisième mandat de Joseph Kabila (des juristes au rabais mais plutôt démodés, caricaturés, intellectuels blasphématoires,  voire la présidence à vie), les militants  de l’UDPS ont, en la faveur d’un tribalisme omnipotent et sans lendemain, fait preuve d’un manque de « vision politique pragmatico-socio-praxique » évidente,  d’un « agir communicationnel » (J. Habermas) et d’un « impératif catégorique » (E. Kant), et donc,  abandonné le terrain politique autour du Chef de l’Etat aux anciens ténors du Front Commun pour le Congo.
Toutes les vidéos et images en circulation, surtout ces derniers moments,  le montrent, que le Chef de l’Etat est de nouveau pris en otage par les caciques dudit regroupement politique. Mais,  était-ce de la faute de ces anarchistes et capitalistes du FCC? Il est plutôt vrai que le seul résultat positif auquel a eu droit le peuple congolais depuis l’avènement de FATSHI-BETON à la magistrature suprême est d’avoir assisté à la rapidité de l’enrichissement personnel de la part de  nouveaux acteurs politiques du CACH et de l’Union Sacrée de la Nation.
Ce qui fait dire au peuple, déprimé, trahi, que l’alternance politique, la passation historique du pouvoir entre un président sortant et un président entrant n’était que du pain béni pour les affabulateurs et affameurs du peuple. N’ayant pas trouvé son compte jusqu’à présent, même si le peuple a du mal à patienter, se disant ventre affamé n’a point d’oreilles, le peuple met tous ses malheurs, déboires sur le dos du Président de la République. Celui-ci ne sachant plus à quel saint se vouer,  au regard, il est vrai, de l’immensité de la tâche et  limité dans sa fonction et qui plus,  est abandonné par les pauvres conseillers qu’il a ramenés de la diaspora congolaise, n’ayant ni qualité, ni intelligence pour l’aider à surmonter la pente. Des conseillers chômeurs de longue durée en Europe et aux Etats-Unis et partout  ailleurs dans le monde où ils avaient fui le mobutisme et beaucoup plus la misère, que nous,  les militants de l’UDPS avons affronté à mains nues durant plusieurs années ; quant à ces conseillers véreux et très incompétents, sans compter ce qu’on appelle « les membres de la famille présidentielle », ils sont là uniquement pour s’enrichir, s’en mettre pleins les poches, coucher les femmes et couver leurs familles soi-disant « présidentielles ». 
Les « funérailles » de Joseph Kabila Kabange avaient-elles été bien organisées ?
Or, cela fait plutôt trois ans que j’écris des articles dans la presse pour expliquer au Président de la République de s’en séparer afin de nommer des vrais militants ou vrais citoyens (les compétences ne manquant jamais dans le pays) aux postes des conseillers autour de lui ; des personnes habituées à ne pas se nourrir, mais qui restent sous les arbres jours et nuits, malgré la chaleur, les pluies, les bastonnades de la police, pour lutter et atteindre un objectif précis. On peut dire tout ce qu’on veut sur Joseph KABILA KABANGE, mais une chose reste vraie, l’homme est franchement pragmatique. En 2018,  tout le monde l’attendait au tournant. On pensait qu’il allait s’accrocher au pouvoir comme lui conseillaient ses lèches-cul. Mais,  au bon moment, il a négocié sa sortie, sans eux. Il s’en était allé en douceur. Il a quitté son trône, se disant certainement qu’il y avait une vie après le pouvoir. Trois ans après, l’homme politique Kabila qui était décrié ne passe plus pourtant inaperçu dans la ville de Kinshasa. Le peuple ou une partie de ce qu’il en reste le supplie de rentrer au pouvoir. Quel échec et quelle défaite pour son successeur ? Et tout cela,  à cause de qui ? De la « diaspourie » qu’il a ramenée de l’Occident, dont le seul souci est leur nombril. Béni par le pragmatisme politique et  social, mais pas que la ruse, la raison, l’intelligence, et une maturité logique implacable aussi,  JKK ou YEMEYI n’a jamais hésité de se séparer de ses MALANDA NGULU qui le suivaient comme son ombre.  L’opinion populaire n’est pas dupe. Elle a compris, peut-être à tort ou peut-être à raison, qu’elle s’était trompée sur JKK et aimerait lui réinstaller un nouveau tapis rouge.
Or, personnellement, malgré mon préjugé très favorable à Joseph KABILA KABANGE, je ne pense pas que le faire revenir au pouvoir maintenant soit une bonne idée. Pourquoi ? Parce que malgré ce qu’on pense, je trouve FATSHI-BETON très bon. En effet,  ce qui laisse transparaître un sentiment d’échec de son premier mandat n’est pas de son fait mais,  de son entourage méritoirement médiocre. Félix TSHISEKEDI a amené de l’apaisement démocratique dans le pays. On peut circuler, parler, s’exprimer librement, ce qui était problématique sous JKK. Nos téléphones portables ne sont plus fouillés et mon frère et estimé Lambert MENDE ne brouille plus Internet, enfin. C’est, entre autres,  pour toutes ces raisons  que je milite pour un DEUXIEME MANDAT pour Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, mais moyennant un profond remaniement de son entourage immédiat d’abord et plus loin dans le gouvernement de la République, en maintenant bien entendu Jean-Michel SAMA LUKONDE à la Primature grâce à ses performances intellectuelles, politiques rares dans ce pays.
Il est encore temps de se rassembler, ceux qui se reconnaissent bétonnistes, deux ans,  ce n’est pas rien autour du Chef de l’Etat pour sauver son mandat par des actions salvatrices susceptibles d’apaiser le peuple congolais dans la dérive sociale, économique, politique, culturelle voire financières depuis plusieurs décennies. Au lieu de s’entredéchirer comme des chiffonniers moutonniers en place publique, alors qu’on est un parti au pouvoir, n’est que contre-productif. Aussi bien au pays qu’à l’étranger, en Europe surtout, les avis sont très tranchés et jamais tendres sur la gouvernance-UDPS, auquel il est reproché de faire,  à la fois,  l’opposition et le pouvoir, au point d’oublier de gouverner. C’est très grave. Dans un manuscrit encore à venir, nous reviendrons sur les certitudes de la réélection de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême en 2023.
Mais,  avant d’en arriver là, mon combat aujourd’hui n’est pas de défendre un individu, fut-il Président de la République démocratique du Congo, et donc premier Père Noel de la nation ; un pouvoir auquel je n’ai plus rien ni à avoir,  ni à attendre, car gratifiant sans compter les anciens bourreaux mobutistes, « kabilistes » (en réalité :  des ex-tortionnaires, meurtriers mobutistes rénovés, mieux, relookés  et   qui,  à leur époque,  bastonnaient les militants de l’UDPS  et les flinguaient comme du gibier; un pouvoir au service de leurs enfants, femmes, parents, amis et connaissances), sinon,  de ramener la balle au centre pour y apporter une vérité cinglante, que Félix Tshisekedi n’y est pour rien dans la tragédie, le sacrifice du peuple de l’Est du pays et qu’au lieu donc d’en être  complice, architecteur, il est lui aussi victime de l’hégémonisme, de l’impérialisme et de l’eugénisme rwando-occidental.
Comme tous les prétendants à la fonction de Président de la république, Félix Tshisekedi a trouvé cette tragédie et quittera ses fonctions, sans jamais solutionner quoi que ce soit, tout simplement parce qu’il n’a pas les moyens de sa politique à ce sujet et qu’il faut donner la parole à l’ONU, aux USA, à la France, à l’Allemagne, au Royaume-Uni, au Canada. Car,   ce sont  eux qui ont la clé.
Notons que même s’il le voulait, Félix TSHISEKEDI à la Belgique, ne saurait s’y opposer frontalement, quitte à se payer,  lui-même,  un permis pour l’au-delà comme précédemment avant lui,  Patrice-Emery Lumumba, Pierre Mulele, Simon Kimbangu, le camarade Mzee Laurent-Désiré Kabila. N’importe qui même l’entêté Martin Fayulu, l’homme fort Jean-Pierre Bemba, le libérateur Moise Katumbi ou je ne sais qui d’autre lui succédera connaitra le même sort et cela aussi longtemps que nous n’aurions pas réussi à mettre la barre du rapport des forces là où le Maréchal Mobutu, qu’on le veuille ou non, l’avait fixée plus haut au moment de sa prise du pouvoir le 24/11/1965 jusqu’aux années 70-80 ; à la tête d’une armée qui envoyait ses troupes partout en Afrique dans les champs d’opérations militaires et gagnait des victoires ; une armée formatrice des diverses forces armées panafricaines.
Ce n’est pas en jouant au jeu de ping-pong, au domino ni encore moins en faisant l’autruche que nous y arriverons. Une révolution culturelle à la Mao Tse Toung s’avère impérieuse.
Dans l’état actuel de la RDC, la démocratie à l’Occidentale ne suffit plus. La mentalité est devenue tellement rétrograde, en déliquescence, en lambeaux, qu’il faut comme à l’époque du Maréchal MOBUTU au Zaïre, aujourd’hui en Ouganda, au Soudan, au Mali, au Burkina Faso, au Rwanda, etc. un président-militaire. La discipline militaire est une nécessité pour redresser un peuple plongé dans des antivaleurs qu’il a transformées en vertus cardinales, d’excellences. La démocratie nous a fait perdre trop de temps. Et pendant ce temps, les autres en profitent, le Rwanda, l’Occident, les USA, la France, la Belgique, le CANADA, etc. Le désordre actuel est dû à la démocratie. Il faut l’interrompre si l’on tient au retour à l’ordre et donc au vrai pouvoir et à la bonne gouvernance.
Un pouvoir fort est encore nécessaire pour redresser les mentalités, remettre de l’ordre, sécuriser les frontières du pays qui,  à l’heure d’aujourd’hui,  n’existe plus. Voilà pourquoi,  je milite pour la militarisation de la République Démocratique du Congo. La force ramènera l’ordre et l’ordre fera revenir la démocratie toute seule lorsque les institutions auront été téléchargées et reformatées, dans l’état actuel la démocratie est une distraction…Un dossier à suivre…
Craintes de balkanisation
Si j’affirme sur l’honneur haïr Paul Kagamé,  le Chef d’Etat rwandais et ses acolytes qu’ils soient de son pays, de l’Ouganda, du Burundi, ou de la République Démocratique du Congo (RDC) parce qu’ils sèment la mort, la misère dans la population civile et citoyenne du Kivu et d’autres territoires de la partie septentrionale de la RDC, je dis par ailleurs que le livre de Ch. Onana «Ces tueurs tutsis au cœur de la tragédie congolaise » est dans sa fondation tout comme dans sa formulation un appel à la haine ethnique. Et qu’on se le dise cet homme qu’on appelle Kagamé ne m’a pas payé un centime pour « contrarier » les arguments de Ch. Onana qui l’accusent, mais pas uniquement lui, son ethnie mêmement, d’être en amont et en aval de ce qu’il qualifie, pourtant non pas moins sans raison, de tragédie congolaise.
La question serait, en revanche, celle de savoir pourquoi et comment il m’arrive de m’opposer à celui qui, tout en n’étant pas congolais, Ch. Onana, dénonce ce que d’aucuns en RDC n’osent faire, beaucoup préférant faire le ventre plat afin d’échapper inaperçu à la vindicte populaire, mais quitte à se mettre pleins les poches au détriment des vrais bénéficiaires : le peuple congolais et celui du Kivu en particulier ? Parce qu’en effet, et soyons humanistes, la thèse de Ch. Onana ferait courir aux tutsis en tant que tutsis le danger d’un autre génocide si tant il est vrai que les nazis ont conforté, à leur époque, le racisme voire le négationnisme grâce aux écrits de Hegel, de Nietzsche et de tant d’autres. Qu’est-ce qui nous dit que demain des congolais mal inspirés, une fois au pouvoir, ne s’empareront pas des thèses de Ch. Onana pour se venger des tutsis ayant fait ou non quelque chose en territoire congolais ? Qu’à cela ne tienne, mon réquisitoire se veut en cent pour cent scientifique. En d’autres termes, il se situe en cent lieues d’une quelconque quête idéologique ou politicienne. Parce que je pars de l’idée selon laquelle un scientifique n’a pas d’ethnie, de tribu, de clan, de race. Si la vérité est têtue, elle est,  cependant,  libératrice, neutre, objective et opposable à tout un chacun.
De là ma détermination de montrer que la principale et unique limite de la démarche du « jounaleux » en mal de notoriété consiste dans sa non-prise en compte de la méthode historique, voire de la vision diachronique de ce qu’il appelle à juste titre, du reste, « tragédie congolaise », il y en a qu’un pas. C’est l’hypertrophie méthodologique qui conduisit Ch. Onana à limiter la tragédie congolaise à l’invasion tutsie, c’est-à-dire,  au seul « interventionnisme » tutsi en RDC, plutôt qu’à d’autres invasions, que je relèverai dans un moment, il suffit de s’armer d’un peu de patience.
Le présent ouvrage n’est pas seulement qu’une réplique à la méthode à mener afin de cerner de plus près la tragédie congolaise, mais il proteste contre un mensonge dont les conséquences politico-sociologiques, si elles n’étaient pas contenues ici et maintenant, embraseraient pour des années encore et toujours,  la Région des Grands Lacs africains  et la RDC,  plus particulièrement. Le génocide n’est pas seulement qu’un crime contre l’humanité, il est également impensable et imprononçable.
C’est pour cela que ma démarche de marxiste, d’humaniste, et d’universaliste a toujours été, et de tout temps, malgré les meurtres et les viols de femme, et des hommes innocents au Kivu, d’empêcher que demain d’autres morts viennent s’ajouter sur ceux qu’il y en a aujourd’hui. Telle est la principale ligne de force de ma démarche.
Mais, avant d’en arriver là, qu’on me permette de situer l’attention des lecteurs potentiels sur le mot génocide. Le terme génocide est un néologisme formé en 1944 par Raphaël Lemkin, professeur de droit américain d'origine juive polonaise, à partir de la racine grecque genos, « naissance », « genre », « espèce », et du suffixe cide, qui vient du terme latin caedere, « tuer », « massacrer ». Le terme est apparu pour la première fois dans son étude Axis Rule in Occupied Europe en 1944 (le mot est introduit au chapitre IX intitulé « Génocide ») pour tenter de définir les crimes perpétrés par les nazis à l'encontre des peuples juif, slaves et tzigane durant la Seconde Guerre mondiale, ceux commis par le gouvernement des Jeunes-Turcs de l'Empire ottoman à l'encontre des Arméniens pendant la Première Guerre mondiale, et ceux dont furent victimes les Assyriens en Irak en 1933.
Définissant ce mot hybride dans une étude publiée par la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale (Axis Rule in Occupied Europe) comme le crime contre l'humanité perpétré par les nazis contre les peuples juif et tzigane durant la Seconde Guerre mondiale, il écrit : « De nouveaux concepts nécessitent de nouveaux mots. Par génocide, nous entendons la destruction d'une nation ou d'un groupe ethnique. ». Le nettoyage ou épuration ethnique est un terme désignant diverses politiques visant à obliger des groupes ethniques à quitter leurs habitats pour s'installer ailleurs (déplacement forcé, regroupement forcé). Ce terme peut aussi bien désigner l'émigration forcée, le transfert de populations ou la déportation, voire le génocide d'une communauté préalablement discriminée sur des critères religieux, linguistiques, sociaux, idéologiques, stratégiques ou une combinaison de critères.
Le racisme-ethnocentrisme  du journaliste Charles Onana
Au commencement, donc, était les Bantous, et après vinrent ou s’ajoutèrent dans la gabegie et la tragédie les Tutsis et leurs parrains occidentaux étasuniens, belges, français, anglais, allemands, etc. La plus grosse erreur de Ch. Onana a, donc, été celle de couper le jambon très vite au milieu : la tragédie du Congo/Kinshasa = les Tutsis de Paul Kagamé et compagnies. Cette erreur est très grave en ce qu’elle risque d’être mal interprétée plus tard si un jour un pouvoir excessivement nationaliste prenait le pouvoir à Kinshasa. Parce qu’on ne tardera pas à assister de nouveau aux scènes horribles des fusillades d’août 1998 où des tutsis, de faciès ou non, se firent tirés dessus comme des petits lapins dans les rues et ruelles de Kinshasa. Ce fût à la suite de la tentative de renversement du grand camarade Mzee Laurent-Désiré Kabila le 02 août 1998 par la soldatesque tutsie, mais sous les ordres de l’administration Clinton et leurs alliés traditionnels belges, anglais, allemands, français et canadiens.
Dans l’intention, j’affirme sans discontinuer que le titre du livre de Ch. Ohana constitue un appel à la haine ethnique contre les Tutsis du Congo, du Rwanda, du Burundi, et d’ailleurs. Pourquoi ? Parce qu’il s’en était mêlé les pinceaux quant à l’usage de la méthode historique au cours de l’analyse et l’examen de ce qu’il nomme « tragédie congolaise ».
Pourtant dans « Les crimes organisés », Honoré Ngbanda – mobutiste pur et dure - ne la commet pas (cette erreur-là). Parce qu’il commence l’histoire des tels crimes, et donc, de la tragédie du Congo/Kinshasa plus loin, déjà, dit-il, lui-même lorsque dans le cabinet du colonel Joseph-Désiré Mobutu, un sujet tutsi rwandais au nom de Bisengimena Rwema était directeur ; il dit que cet homme avait été imposé par les Américains et les Belges, et qu’à cause de la présence de cet énergumène aux côtés du Lieutenant-colonel Joseph-Désiré Mobutu de l’époque, le Congo/Kinshasa n’avait plus aucun secret d’Etat. Mais n’est pas Honoré Ngbanda qui le veut, car en dépit de son mobutisme passif et toujours actif, cet homme est un grand talent scientifique, académique et politique, en tout cas j’en ai trop de respect pour ça. L’homme n’aime pas Paul Kagamé, et tous les Tutsis encore moins, mais quand on lit son livre, il est loin d’agir comme Ch. Onana qui court-circuite l’histoire dans son évolution dialectique, le contenu linéaire de la soi-disant civilisation occidentale dans ses immenses contradictions. C’est ainsi qu’on peut y lire, entre autres, ceci : « Lorsque la communauté internationale, par la voix de l’ONU, commença à faire pression pour l’émancipation des Africains et pour leur développement social, économique et politique, les colons belges se sont trouvés pris au piège de leur propre système. Les féodaux tutsi s’opposaient aux réformes timides amorcées par le pouvoir colonial belge. Pour ne pas perdre leurs privilèges, les « seigneurs » tutsi ont déclenché dans les années 1950 le mouvement de lutte pour l’indépendance du pays. Mais, la majorité hutu n’a pas voulu laisser le monopole de cette action aux féodaux tutsi. En 1957, quelques intellectuels hutu dénoncèrent, dans un document appelé « Manifeste des Bahutu », l’injustice, la& discrimination et l’exploitation du peuple hutu. La réaction des « seigneurs » tutsi fut brutale. Le roi Mutara Charles Rudahigwa ordonna une action de représailles très violente à l’endroit des auteurs du manifeste. Mais, la machine de l’histoire, une fois lancée, s’arrête difficilement. Ce fut le cas au Rwanda. Prise dans l’élan de la révolution et soutenue par le vent des indépendances qui soufflait sur l’Afrique, la majorité hutu exerça une forte pression sur les colons belges et obtint en 1959 des réformes agraires et démocratiques. Les terres monopolisées par les féodaux furent redistribuées. C’est alors que les Tutsi, frustrés et humiliés, préférèrent prendre le chemin de l’exil vers le Congo belge, l’Ouganda, et la Tanzanie. Le Congo belge accueillera la plus grande vague des Tutsi-rwandais sur son territoire. Ce sont ces Rwandais-là qui constituèrent la première source des conflits que nous connaissons aujourd’hui en République Démocratique du Congo avec le Rwanda ».
Cet extrait tiré du livre de H. Ngbanda résume à lui seul les angoisses exprimées dans l’ouvrage de Ch. Onana et celles énoncées dans ma réplique. Son seul mérite n’a pas été, comme chez Onana, de livrer le peuple tutsi dans son ensemble à la vindicte populaire, ni encore moins de le laisser-donner à la vengeance de l’histoire. H. Ngbanda montre, et à juste titre, l’esprit dominant ou dominateur, voire naturellement conflictuel que le peuple tutsi (acolyte du peuple juif dans ses manies fascistes, totalitaires), perpétue partout où il y met pieds, c’est-à-dire exactement comme ceux dont ils se disent frères et amis basés au Moyen-Orient. De telle sorte qu’ils font tout pour être premiers, mais très souvent en désordre.
Certes, il ne s’agit que d’un court extrait, mais d’une signifiance absolue. Dans ce court extrait, l’ancien Terminator du Zaïre évoque tous les facteurs qui sont à l’origine de la tragédie congolaise. C’est-à-dire l’objet même du non-ouvrage de Ch. Onana. « Non-ouvrage », parce que c’est un tissu de haines, de mensonges … Ledit extrait commence par évoquer la barbarie coloniale belge, l’ethnocentrisme tutsi aidé en cela par les pères de l’église catholique belge, l’intrusion des espions tutsis au cœur même du pouvoir Zaïro-congolais pour le compte des Etats-Unis d’Amérique et des principaux pays européens. Parlant du dossier concernant un certain « B.B. », et qui n’était rien d’autre que Barthélemy Bisengimena Rwema, monsieur H. Ngbanda dit tout simplement qu’il « était impressionnant, avec des ramifications dans tous les secteurs de la vie nationale ». Et, il raconte comment, à son avis le : « Directeur tout puissant du cabinet du président de la République pendant onze ans, Barthélemy Bisengimena a été, sans conteste, le vrai patron du gouvernement du Zaïre durant toute la période de ses fonctions à la présidence de la République. Il convoquait et donnait des ordres directement à tous les ministres de Mobutu. Aucune nomination importante au sein de l’administration publique ou des entreprises d’Etat ne pouvait se faire sans son aval. Il était le passage obligé des ministres pour accéder au président de la République. C’était lui le vrai Premier ministre du pays. Et je ne pense pas être contredit par les collaborateurs du président Mobutu de cette époque-là, quand j’affirme que Barthélemy Bisengimena a eu les pouvoirs d’un véritable Premier ministre qu’aucun autre Premier ministre constitutionnel n’a jamais eu après lui ! ».
Mais, entre nous soit dit en passant, c’était de la faute de qui si un étranger a eu des tels pouvoirs dans le pays de Ngbanda et compagnies si ce n’était pas un accord tacite passé entre les deux étrangers qu’étaient Mobutu et Bisengimena, l’un togolais (nous le savons aujourd’hui, à l’époque personne ne pouvait s’y risquer, la vérité, dit-on, finit toujours par triompher) et l’autre rwandais ? Au point de me dire qu’ils se seraient mis tous les deux d’accord pour enculer, faire chier le peuple congolais ? Tous les pouvoirs que ce Bisengimena avait de vie et/ou de mort sur chaque citoyen congolais lui venaient n’est-ce pas de l’autre non-congolais qu’était le Lieutenant-colonel Joseph-Désiré Mobutu de l’époque ? L’un d’origine rwandaise, l’autre de souche togolaise, ne l’oublions jamais !
La seule faiblesse, soit dit en passant, de l’ouvrage de H. Ngbanda, je viens de le dire,  il y a un moment, était d’y être resté silencieux sur les rapports secrets, suspects qu’entretenaient les deux étrangers qu’étaient Mobutu et Bisengimena et qui gouvernaient le Congo/Kinshasa. De même sur ses attaques, que je partage du reste, contre l’administration démocrate via Bill Clinton, qui ont été d’une virulence sans partage, mais dans le même temps rien sur l’administration républicaine via Ronald Reggan et G. Bush père, parce ces deux dernières administrations républicaines étaient amies avec l’ex mentor de M. Ngbanda le Maréchal Mobutu ! On peut s’en étonner, certes, mais H. Ngbanda n’est pas un ingrat, car il sait que ces deux derniers président américains soutenaient son fameux oncle Mobutu à bout des bras !
Un esclave est un être humain vidé de toute sa dignité humaine, de toute valeur, de toute conscience, de toute volonté propre, de tout idéal et privé de toute consistance ontologique et axiologique, mais aussi de ses libertés et de ses droits. Lui-même, son épouse et ses enfants sont des objets, des animaux, des propriétés privées de son Maître. Certains congolais ont accepté, bien volontiers, d'être les esclaves de la mafia occidentale. De telle sorte que la plus grande arme du Maître, c'est l'esclave lui-même. La plus grande arme du colonisateur, c'est le colonisé lui-même. Et, enfin, la plus grande arme du néo-colonisateur, c'est le néo-colonisé lui-même. C’est ce qu’on appelle le syndrome de Stockholm.
Néanmoins, il n’en reste pas moins vrai que H. Ngbanda était un politicien intelligent et un écrivain de premier plan même s‘il n’était pas prêt à mettre son intelligence au service du bien, par exemple dans la stabilité politique de son pays dont dépend l’éveil et la stabilité économique, sociale, culturelle, financière, minière, technologique. Malheureusement au lieu de ça, alors que pendant trente-deux ans de règne sans partage avec son oncle Mobutu, ils ont gouverné ce pays comme leur village de Gbadolite, et qu’en fuyant, ils l’ont laissé sur des béquilles, au lieu de reconnaître leurs méprises et insuffisances, il préfère au contraire, après la mort de son oncle dictateur, courir toutes les chancelleries occidentales pour entraver, obstruer, avec l’aide de ses partisans dénommés « combattants », le travail de reconstruction générale entamé de prime abord par Mzee Laurent-Désiré KABILA et trois ans après par son fils légitime Joseph Kabila Kabange ancien président de la République Démocratique du Congo. Enfin, parce que l’homme est et restera jusqu’à sa mort Terminator. C’est-à-dire,  sans cœur. Il est d’une mauvaise foi « angélique » et plutôt océanique. Malgré un bilan politique, économique, social, culturel au moment où son oncle et lui-même étaient au pouvoir, totalement nullissime, il avait encore le courage et l’audace de donner des leçons de démocratie et de bonne gouvernance au peuple ex-zaïrois qu’ils ont appauvri, malmené, réduit en esclave jusqu’à la moelle épinière !!! Oh ! Quel sacré personnage fut ce cher Honoré NGBANDA ?
Mais bon, et quoi qu’il en soit, je le redis de nouveau avec l’honnêteté et la sincérité que me reconnaissent même mes plus grands détracteurs, nul n’est, en effet, prophète même dans son propre pays, car qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, H. Ngbanda reste un « intellectuel » de premier plan, même si encore une fois il mettait cette intelligence au service du mal, et cela depuis la nuit des temps. Hélas ! Il restait, néanmoins, un écrivain prolixe et très documenté. La preuve son livre « Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux », est de loin meilleur, illustratif, significatif par rapport à celui de Ch. Onana.
D’ailleurs, et selon ma pure perception, l’ouvrage de Ch. Onana « Ces tueurs tutsis au cœur de la tragédie congolaise » serait une copie recto-verso de celui d’H. Ngbanda « Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux » ! Parce que la thèse qu’étaye Ch. Onana sur le rôle néfaste des Tutsis au Congo/Kinshasa était déjà présente dans ledit ouvrage d’H. Ngbanda. Mais,  malin comme il était, il n’est pas étonnant qu’il ait financé lui-même son désormais acolyte Onana (de citoyenneté camerounaise) pour qu’il embraye de nouveau sur la détestation tutsie (dont je ne dis jamais qu’elle était gratuite au regard des millions de femmes, de filles, et d’hommes innocents massacrés, violés, mais malheureusement mal posée, mal exprimée, mal dite, mal parlée, mal exposée) pour s’attirer par procuration l’estime, l’admiration, l’assentiment du peuple inculte congolais, surtout de la diaspora, amnésique et inculte dans sa majorité, car chez eux c’est la musique, la bière, les femmes, les « théâtres  de chez nous » qui priment, le destin du Congo-Kinshasa ne les intéressent nullement), en dépit des facilités sociales, culturelles, financières dont ils disposent !
De là, il me revient à penser que les mobutistes sous les ordre de H. Ngbanda et dont le message ne passait plus dans l’opinion congolaise à raison du mal que lui et son oncle Mobutu avaient fait au pays -, pourraient avoir  « utilisé » le journaliste Ch. Onana, camerounais de son état, et donc insoupçonnable par l’opinion congolaise, lui au moins, dira-t-on, n’a aucune raison de prendre parti pour telle partie ou pour telle autre partie, mais échec et mat, certains visionnaires comme nous avions tout compris dès le départ. Nous y avons perçu l’arnaque, la manipulation de discréditer, à tort ou à raison, les réseaux mafieux tutsis qui ont chassé leur maître Mobutu du pouvoir.
Le plus étonnant est que personne, cependant, dans l’opposition anti-Kabila de l’époque ne chercha point à savoir qui payait à M. Onana les billets d’avion de Paris à Ottawa/Montréal en transitant par New York, Bruxelles, Amsterdam, Berlin, Londres pour distiller sa campagne anti-tutsie ? On est écrivain, on écrit son livre, on le publie, et celui-ci assure et assume son parcours tout seul. Mais parcourir le monde – même au nom de le promouvoir – cela ne s’était jamais vu dans le chef d’un pauvre journaliste afro-noir, sauf à être le Maréchal Paul Biya en personne, par exemple !!!
En tout cas, à force de crier au loup toute sa vie, on joue avec le feu. Le congolais est avant tout l’assassin de son propre pays. Avant de s’attaquer aux tutsis, ou à leurs réseaux, les soi-disant « vrais » congolais devront avant tout faire un travail d’autocritique  sur eux-mêmes.
Seule,  une telle remise en question aidera le pays des héros Lumumba, Mulele, Kimbangu, Mzee Kabila à compter parmi les nations fortes et prospères. Le Congo/Kinshasa a besoin d’un Oscar Wilde, qui montrait, en effet, comment un « idiot utile » qui connaissait bien le prix d’un objet qu’il voulait s’approprier, mais ignorait tout de sa valeur réelle. Le congolais est, pour moi, cet « idiot utile ». Ni plus,  ni moins.  C’est le type d’idiot sensé. Mieux, un intellectuel-analphabète ! En vérité, je m’en voudrais de ne pas prendre pour illustration matérielle l’interview du Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange au New York Time où il s’inquiétait de sa classe politique fainéante, irresponsable, corrompue, prostituée, dégueulasse … Car,  n’ayant d’attrait, selon toujours le Président de la République, qu’au vole, aux détournements de deniers publics, aux boissons alcoolisés, aux femmes, aux musiques. Mais rien dans la tête pour concevoir, pour imaginer, pour créer, pour produire, et ni encore moins pour inventer l’histoire.
Chaque pays a une histoire. Mais aussi,  une phronèsis historiale qui exige qu'on interroge cette histoire-là. C’est la moindre de chose quand on s’adonne à écrire sur l’histoire d’un pays donné. Pourquoi ? Parce qu’il y a dans l’histoire d’un pays un aspect à la fois linéaire et dialectique. Malheureusement pour Onana, il n’en fît jamais cas.
C’est pourquoi, qu'il le veuille ou non, sa principale lacune se situe dans son mépris pour la méthode historique. On verra que ma suspicion n’est pas gratuite. Car, au nom de quelle stratégie macro-politique, Onana ne s’attaque-t-il pas à Mobutu Sese Seko, ni à Ngbanda dans la responsabilité que ceux-ci portent dans le déni vital de l’ex-Zaïre, s’il n’y avait pas un pacte numéraire entre lui et les mobutistes ne respirant que sous les aisselles de Mobutu ? Réponse : parce qu’Onana était en quelque sorte en service commandé payé par les mobutistes, dont  H. Ngbanda en personne dans le but de régler leurs comptes avec une partie de cette histoire de la tragédie congolaise dont le peuple tutsi est responsable.
C’est le seul moyen pour les mobutistes d’atteindre, du moins espéraient-ils, directement ou indirectement le pouvoir en place à ce moment en République Démocratique du Congo sous JKK et aujourd’hui sous FATSHI-BETON.
Pourtant la méthode historique permet de partir d’une analyse historique bien impartiale consistant à relever les étapes suivantes : 1°La pré-colonisation : Etat indépendant du Congo avec Léopold II roi coupeur des têtes, membres inférieurs et supérieurs. 2° La colonisation belge. 3° La confiscation, la falsification historique du pays par le régime mégalomaniaque, mythomaniaque, paranoïaque de Joseph-Désiré/Maréchal Mobutu Sese Seko du 24 novembre 1965 au 17 mai 1997. 4°L’entrée de la troupe politico-militariste tutsie, et celle des Forces de l'Alliance pour la Démocratie et la Libération (AFDL) incarnée par le Camarade Mzee Laurent-Désiré Kabila. Or, qu’est-ce qu’a fait Ch. Onana ? Eh bien,  il n’a pris en compte que le dernier et quatrième moment. Ce qui en fait, je ne le répéterai jamais assez, une description lacunaire, fausse, lamentable, pitoyable de cette tragédie. De là à ses accointances avec les puissances mobutistes qui ont probablement financé son ouvrage afin de taire les années Mobutu, symbolisant la longue période machiavélique et prédatrice à la solde de ce dernier et de ses chers frères ngbandi et amis occidentaux il n’en restera que cent mètres. Pourtant, ce sont eux les mobutistes qui ont « tragédisé » (si je puis me permettre ce « néologisme » le pays). Parce qu’ils avaient tout préparé. Mobutu, souvenons-nous, n’arrêtait jamais de menacer son propre peuple « après moi ce sera le déluge ». Ainsi au lieu  au lieu de lui promettre la lumière et bonne continuation comme font tous les autres pères de nations responsables, Mobutu lui promettait la malédiction. Il  ne croyait pas si bien dire « Ma tête je la vendrai très chère ». Il  avait fini par fuir Kinshasa à vélo, abandonné par la terre entière, sa propre armée cherchant à abattre son avion et ses restes reposent en ce moment au petit cimetière de Rabat au Maroc. Quelle personne sensée comprendrait cela alors les menaces jadis du Maréchal Mobutu, qui fit danser, chanter et danser nos parents et nous-mêmes tels des abrutis ? Onana, certes.
Comment, donc, expliquer que Ch. Onana, dont la fonction est journaliste, a-t-il laissé passer toutes les âneries de l’époque Mobutu et ses frères ngbandis sous silence ? Parce qu’il a été certainement payé par les mobutistes. Sans doute. Raison pour laquelle il a accepté faire le sherpa. De parcourir le monde entier pour répandre la « bonne nouvelle » proclamée par lui et ses parrains mobutistes. Malheureusement,  sans qu’aucun congolais instruit ou non, civilisé ou non n’ait posé la question de savoir qui payait tous ses voyages à travers la planète ? Le faisait-il exceptionnellement et uniquement pour les beaux yeux de congolais ? Où parce surfant sur l’analphabétisme majeur du peuple congolais instruit ou non instruit, il se savait en terrain conquis ? Parce qu’il aimait mieux le sol congolais que les congolais eux-mêmes, ou bien parce que c’était une façon à lui de s’enrichir comme il sait que le congolais n’avait que de très peu de familiarité avec l’écriture et la lecture ? A supposer même qu’il l’ait fait par ses propres moyens financiers, Onana était-il devenu si riche qu’il pouvait, comme ça, investir dans des causes de charité ? ou qu’il était devenu une sorte de Bill Gates, de prince d’Arabie, voire de madame Betancourt patronne richissime de l’Oréal ?
3. Un « messie » au royaume des « non-voyants »-et-« non pensants
L’idéal dans le dialogue que l’homme noir inaugure avec l’homme blanc doit être celui des créateurs, des producteurs, et d’introducteurs de l’invention dans l’histoire. C’est uniquement, et à cette seule condition qu’un partenariat surgira comme il a surgi aujourd’hui entre le monde occidental et le monde extrême-oriental par le Japon, la Chine, l’Inde interposés. L’idéal également aurait été, en plus de devenir partenaires des Blancs, que chaque afro-noir écrive par et pour lui-même l’histoire de son pays. Ainsi, on évitera de tomber dans la caricature, et donc dans l’approximatif. Le livre de Ch. Onana fait justement partie de la caricature et de l’approximatif. Ne laissons donc pas faire faire à d'autres citoyens du monde ni le soin ni l’opportunité d’écrire notre histoire. Parce que chacun dans son pays est plus que témoin, car étant à la fois acteur et spectateur des problèmes, des souffrances, des misères, des bonheurs, des malheurs de ses compatriotes.
Cependant, en marge de ce qui vient d’être dit, il y a un instant, il y a tout de même une question que j’aurais aimé poser aux grands historiens de l’Afrique noire qu’étaient, entre autres, Kizerbo, Th. Obenga, Leon de Saint Moulin y consistant à savoir si à partir de la somme des histoires particulières relevant de chaque pays africain noir, il pourrait y être bâti un cours d’histoire d’Afrique noire comme on en a eu dans la grille horaire en première et deuxième année de graduat à l’Université de Lubumbashi ? En attendant que quelqu’un me réponde, moi je ne le crois pas. Parce qu’on doit tenir compte des particularités génétiques et culturelles des Africains noirs. Le fait d’être noir, ou d’avoir la couleur noire, et d’habiter le continent africain ne donne pas automatiquement droit à un cours de ce genre. Pourquoi ? Parce que cette histoire dite noire n’est ni unique ni uniforme ; elle est variée, dispersée, car chaque pays a son histoire propre. A telle enseigne que parler d’histoire de l’Afrique noire me semble déplacé,  voire une aberration monumentale.
Ce que j'entends dire consiste dans l’idée d’une fatalité noire, mais qui n’existe pas. Celle dans laquelle tous les pays africains seraient tous pauvres, tous maudits, tous aliénés, tous méprisés, tous injuriés, tous pourris … et où il n’y avait rien à faire, car l’homme blanc est le plus intransigeant, le plus fort, et où jamais l’homme noir ne l’égalera, car c’était déjà écrit comme ça. Quand on regarde de très près certains noirs tels de citoyens sénégalais, maliens, nigériens, béninois, burkinabés et dont se moquent, entre autres, les soi-disant « Sapeurs » du Congo/Brazzaville, du Congo/Kinshasa, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire parce qu’ils avaient de chaussures, de pantalons, de chemises, de dessous, de chaînettes dernier cri, entre autres, que n’avaient pas ceux dont ils se moquent, on comprendre la nullité de l’homme africain globalement, qui donne l’importance à l’inessentiel. Or pendant ce combat psychologique ceux dont une partie de l’Afrique se moquent s’avèrent plutôt mieux organisés, intelligents, économes, « créateurs », « producteurs », « inventeurs ». De retour en Afrique après une longue période diète en Europe,  ils en viennent au secours de leurs populations respectives, notamment par la construction des bâtiments, des puits d’eau, des écoles, des hôpitaux, des maternités, des dispensaires, des maisons adaptées au climat tropical, équatorial.
Comment veut-on -, en comparant ces deux types de Noirs d’un côté ceux qui flambent et de l’autre côté ceux qui se foutent de leur apparence extérieure pour se dévouer, tant soit peu, aux côtés de leurs gouvernements respectifs, ou simplement des ONG pour restaurer un vivre-ensemble confortable et durable -, vouloir ou ne-fût-ce que penser un seul instant bâtir une histoire de l’Afrique noire : on a d’un côté, on vient de le voir, des Noirs plus responsables, économes, prévoyants tandis que de l’autre côté des Noirs joviaux, amusants, souriants, ricaneurs, rieurs, irresponsables, enfantins, et insouciants que rien n’arrêtent, même pas la mort, pour s’offrir la dernière griffe mise sur le marché de Bruxelles, de Paris, ou de Londres ; l’essentiel pour ces fils de pute étant de paraître, un point c’est tout.
De l’avenir de leur pays, de leur peuple, voire de leur avenir propre, ils s’en foutent éperdument. Parce que, les autres notamment les services sociaux européens pour ceux qui déambulent jours et nuits dans les capitales occidentales les mieux nanties, loties s’occuperont de leur enterrement et de ceux de leurs membres de famille et donc de leurs femmes et enfants … Comme le confort n’est jamais éternel, les mêmes flambeurs une fois dépouillés de tout et du tout, finissent par regagner leurs pays d’origine la soixantaine au-delà.
Là-bas, comme ils n’avaient rien construit, entreprit comme les maliens, sénégalais, nigériens dont ils se moquaient, il appartiendra à leurs pauvres parents qui, eux-mêmes n’avaient rien à se mettre sous la dent, de s’occuper de leurs funérailles, pauvreté matérielle, sociale, déliquescence ou dégénérescence physique ou  psychologique, etc.
Le négationnisme essentiel permanent
Le chagrin n'est ni communicable, ni explicable, ni non plus transmissible. Il n’existe pas de procuration pour la douleur. Le bonheur d'un peuple l’est pour ce peuple-là. Ipso facto pour la souffrance. Ce n’est pas quelque chose qu’un peuple partage avec un autre peuple. Il faut y avoir été là et à ce moment-là pour le dire et le raconter. De même, ni le bonheur, ni le chagrin, ni encore moins la souffrance n’est contagieux. Ils relèvent du vécu et du ressenti. C’est pourquoi, quand on n’a pas vécu, connu la souffrance, le chagrin, la plupart des temps, on croit soit qu’il n’a jamais eu lieu, ou que ça ne s’était jamais passé exactement comme c’était raconté. On appelle ça négationnisme. Même si hélas, il n’existe pas encore ni médicament, ni vaccin, ni talisman pour l’éradiquer.  La souffrance, le chagrin ne sont pas une bombe en retardement ou par procuration. D’où il n’est pas facile de refaire l’histoire, même si et comme on me l’a appris à l’école primaire par wetsha (maître) Léonard Nkonde, « l’histoire est et restera constamment le récit des événements passés ». Ce qui ne signifie pas « inactuels ».
L'argent est une denrée qui coule à flot. Pas dans tous les quartiers de la planète. Mais, dans certains seulement. Ces derniers quartiers sont minoritaires par rapport à ceux-là où l’argent est une denrée très rare. Mais, la dignité ne se propage pas comme un feu de paille. Elle est très difficile à rattraper quand elle est partie ou perdue. L'indignité de l'Afrique et des Africains, surtout noirs, si elle est très répandue, c’est à cause de ses « intellectuels ». En effet, ce sont eux qui font la honte, car ils n’étaient pas aussi tenaces pour défendre leurs pays. Facilement corruptibles, ils n’hésitent pas une fois rappelés aux affaires politiques, économiques à brader la souveraineté de leurs pays, car ce qui est le plus important c’est leur propre sort et celui de leurs familles respectives, mais quant au reste de la population, elle n’avait qu’à périr, ce n’est pas leur problème.
Ceux qui, en Afrique, ont tenu tête à l’oppresseur capitaliste, raciste, hégémoniste, esclavagiste, colonialiste n’avaient pas toujours beaucoup étudié comme la génération d’afro-noirs actuelle. Or, malgré ça, ils ne se sont jamais trompés de combat, celui de la libération de l’Afrique tout entière. Au point que Kwame Krumah arrivât même à préconiser le Panafricanisme africain, c’est-à-dire une seule Afrique, mieux, une Afrique sans frontières. Une idée qui suscitât tant d’admiration que de vocation un peu partout en Afrique noire et dans le quartierd’Harlem des Etats-Unis d’Amérique. Paradoxalement, les « génies » afro-noirs actuels n’en ont quoi faire du panafricanisme africain. Parce qu’eux, ce sont des rebuts de la « mondialisation ».
Au lieu de promouvoir le progressisme, ils restent scotchés à l’Afrique dite traditionnelle, c'est-à-dire engagée et tenace aux us, mœurs et coutumes qui définissent et déterminent une certaine idée du continent noir. Et, on le voit dans leur agir et parler, ils reproduisent, à leur tour, l’esclavagisme, le colonialisme, l’« ancêstralisme ». Pourtant, le but des héros des indépendances nationales afro-noires comme les Nkrumah, Um Nyobe, Moumié, Boganda, Lumumba, Sekou Touré, Modibo Keita et compagnies était d’en sortir ! Chez les afro-noirs post-esclavagistes, néo-colonialistes, curieusement ils étaient plus attirés voir impressionnés par le consumérisme, la numérisation du savoir, l’étalement de la bourgeoisie, la vie facile … !
Cette Afrique « moderne » à laquelle aspiraient les Lumumba, Bongada, Moumié, et plus près de nous Nelson Mandela, Th. Sankara, Mzee Laurent-Désiré Kabila est devenue avec la génération afro-noire numérisée, consumériste une Afrique de toutes les démesures. Ajouter les lacunes de ceux qui croient tout maîtriser, tout connaître, tout savoir par leur soi-disant maîtrise de la technologie, et de sciences mais qui non seulement ne maîtrisent rien du tout, mais également n’étaient que de pauvres valets, vicieux, et capricieux que leurs maîtres occidentaux.
Les Grecs qui ont fondé dans l’antiquité la philosophie et le reste de disciplines scientifiques étaient un peuple des phronimos, c’est-à-dire d’hommes prudents. Ainsi, avant d’entreprendre quoi que ce soit ils mettaient en avant plan leur phronèsis, autrement dit leur prudence. L'époque actuelle plus technicisée, développée, mécanisée, numérisée est tout à fait à l’opposé de l’époque de la Grèce antique. Parce qu’il s’agit d’une époque dominée par la bougeotte. Or, malheureusement l’Afrique s’y trouve dedans, et aura du mal à s’y construire si elle n’en sortait pas. Il lui faudra des nouveaux NKrumah, Julius Nyerere, Kenneth Kaunda. Ces deux derniers, par exemple, furent respectivement pères du « socialisme Ujamaa » et du « consciencisme africain ». C’est pour cela, et en ce qui me concerne, j’oserais, si évidemment j’en avais la possibilité et le moyen, d’encourager l’Afrique noire de se démarquer partiellement du consumérisme, du matérialisme au profit du « capitalisme-social-humain ». Car, il n’y a que par l’accumulation du capital, et la concurrence loyale que les afro-noirs, ou les non afro-noirs arriveront à développer l’Afrique au plan économique, social, culturel, technologique, numérique, financier d’une part, et promouvront les institutions démocratiques et la bonne gouvernance d’autre part. Le panafricanisme ne signifie ni autarcie, ni refus de l’argent, ni du commerce, ni encore moins s’isoler des avatars du monde occidental, sous prétexte que ceux-ci la retardent et la distraient.
Quant au Congo/Kinshasa, j’exhorte le peuple congolais de l'intérieur et de l'extérieur à ne jamais avoir la mémoire courte, et surtout à ne jamais oublier que l'histoire en tant qu'histoire reste toujours un éternel recommencement même si on n’en retient pas toujours de leçons (Cfr. Hegel, La phénoménologie de l’Esprit). Héraclite d’Ephèse disait avec raison comment « Tout coule, tout passe, et rien ne demeure ». En ajoutant qu’« on ne se lave jamais, dans l'eau d'une même rivière » ! Cela ne signifie nullement que cette eau-là dans laquelle on ne se lave jamais deux fois était une autre eau que celle qui reviendra au même endroit, car ce parler tient lieu d’image pour qu’on sache que la vie est un éternel recommencement du même. L'eau dans laquelle tu t’es lavé hier revient toujours au même endroit. Une façon de te rappeler le principe du devenir perpétuel qui frappe l'humanité, et l'histoire de peuples et de nations.
C’est pourquoi, l’on ne doit surtout pas oublier que l’occupation rwandaise, comme j’ai répondu, il y a un moment, à Honoré Ngbanda, est venue s’installer sur une situation que Mobutu Sese Seko et son entourage politique avaient préparée de longue date. Situation politique, sociale, économique, culturelle, financière, géopolitique que le Maréchal Mobutu lui-même voulait complètement pourrie après sa mort. Héraclite d’Ephèse n’avait donc pas tort. Car, après la mort politique et physique de Mobutu, nous nous trouvons au point de départ de l’histoire de notre pays ! On s’en rend alors compte aujourd’hui, qu’il ne disait pas ça pour amuser la galerie, mais au contraire la preuve d’une réelle menace qu’il laissait suspendre comme une épée de Damoclès sur la tête de chaque zaïrois, mais sans qu’aucun d’entre eux ne lui fit le moindre mal, chacun ayant dansé et chanté à sa gloire !
Le double jeu des ressortissants du Grand Kivu
Un ensemble des facteurs de la « tragédie congolaise » reste l'inconstance, l'incohérence, l'inconscience, et surtout l’incontinence spirituelle et intellectuelle du peuple du Kivu lui-même. Car, c’est tout de même incroyable, on dirait qu’il ne sait jamais ce qu’il veut au juste, que si ce n’est pas l’un, c’est l’autre moyennant compensation financière qui sert toujours de sherpa aux rebelles rwando-ougandaises qui sèment les troubles chez lui ! Ce ne serait, donc, pas sans nulle raison que leurs nombreux compatriotes congolais d’autres provinces les accusent de collusion avec les occupants tutsis ou hutus rwandais, ougandais, burundais.
En effet, lors des premières élections libres organisées au Congo/Kinshasa en juillet et octobre 2006 grâce à la patience et au courage du président Joseph Kabila Kabange, les Kivutiens ont laissé transparaître certaines scènes mémorables, qui confortèrent hélas ces présupposés collusions conscients, ou inconscients, volontaires ou involontaires avec l’ennemi rwandais, ougandais, burundais.
A une contradiction près, alors qu’ils étaient les premiers à dénoncer les soi-disant fausses origines congolaises de l’actuel chef de l’Etat, les Kivutiens eurent été les premiers à l’élire à plus au moins 99 % de voix. Un score stalinien, commentèrent ébahis les journalistes occidentaux ! Comment expliquer un tel paradoxe, s’exclamèrent-ils ? Et, ils n’eurent pas tort. Car,  il y avait de quoi se demander comment on passait, comme ça, de la nuit au jour sans transition ? Mieux de la négation d’un homme, à son affirmation, sans qu’on sache très bien comment et pourquoi ? Dans la foulée, on avait entendu les plus irresponsables de Congolais, mais en réalité dédaigneux de l’immense victoire du fils légitime élu de Mzee Laurent-Désiré Kabila, montèrent au créneau pour demander l’annexion pure et simple du nord et sud Kivu au Rwanda ! Une hypothèse que je balayai d’un revers de la main. Car, il ne sera jamais question que même un seul centimètre carré du territoire congolais soit annexé par le Rwanda ni encore moins par un autre pays aussi puissant, machiavélique fût-il. En vérité,  même si je ne suis pas et ne serai jamais un adepte du terrorisme ou de sa cause, il s’agit là de quelque chose pour lequel je donnerais ma vie.
Mais, avec le temps, j’ai compris que cette partie septentrionale de la République « Démocratique » du Congo (RDC) était, au contraire, victime de ses soi-disant intellectuels et ressortissants. Ceux qui,  grâce à un diplôme du supérieur, de l'université, voire du secondaire qu’ils ont acquis de bonne foi ou qu’ils ont acheté -, car ça s’achète aujourd’hui, il suffit de corrompre un directeur, un recteur, ou un inspecteur et le tour est joué, tu l’as, me confiait un compatriote fatigué de la corruption avant même que le concours ait été organisé et les résultats déjà connus dans les officines ténébreuses-, au vu et au su de tout le monde à Kinshasa ou à l’intérieur du pays ! Ainsi, ce sont ces soi-disant intellectuels en mal d’analyses politiciennes, qui à force d’instrumentaliser la population kivutienne analphabète et surtout martyr – car un ventre affamé n’a point d’oreilles, dit-on – l’embrouillent inopinément. Au final, elle ne sait plus vraiment à quel saint se vouer. On lui expose des choix difficiles à suivre voire à choisir. Ils imposent à eux comme garants de leurs intérêts, alors qu’une fois qu’ils ont été députés, sénateurs ou ministres, ils lui tournent le dos, et s’intéressent à leurs propres gloires et enrichissements personnels.
Ainsi, ces paisibles « analphabètes diplômés » les prennent en otages, en lui dictant (population kivutienne) ce qu’ils devaient faire, comment ils devaient agir au moment de votes, etc. Parce qu’en vérité, l’instrumentalisation, comme je viens de le dire, il y a un instant, y consiste dans la course aux postes politiques à se départager entre politiciens véreux, anarchistes, voleurs, pour la concupiscence politique, économique, sociale de ceux-ci au détriment du souverain primaire, bien sûr. La capacité de nuisance de ces intellectuels mégalomaniaques, mythomaniaques, paranoïaques du Grand Kivu, ceux du nord et du sud Kivu en ce compris, devient de plus en plus ostensible aujourd’hui dans la confusion qui y règne, au point que peu à peu les masques tombent finalement, la société civile les ayant démasqués.
Mais, si les intellectuels kivutiens eux-mêmes n’étaient que des pauvres chiffonniers, qu’attendra-t-on de la part d’un peuple qui ne connaît que la guerre depuis l’indépendance du pays ? D’un peuple qui n’a aucun moyen de s’informer et de se former, car leur essentiel restait dans la sauvegarde de sa propre vie, plutôt que d’aller acheter un journal – encore faut-il qu’il dispose d’un centime de dollars ou d’euros pour ce faire - pour lire ou partager sa lecture avec son voisin ? On comprend dès lors comment et pourquoi ces deus ex machina  n’ont-ils aucune réelle opposition avertie pouvant s’opposer à eux. Conséquence, ils leur font avaler n’importe quoi, et de préférence des mensonges et des ragots sanitaires. Parce qu’ils connaissent tout, ils font tout pour les impressionner ; qu’ils maîtrisaient la géopolitique mondiale et congolaise plus particulièrement, qu’ils chasseront Joseph Kabila Kabange du pouvoir et là c’était à l’époque et actuellement Félix Tshisekedi, racontent les mécontents qui n’ont rien obtenu aucun poste ministériel, etc. En fait, l’opposition en Afrique noire et au Congo/Kinshasa,  en particulier,  s’évalue proportionnellement à une récompense politique, économique, financière. On n’est pas opposant parce qu’on reproche quelque chose dans la politique du gouvernement auquel on s’oppose, mais uniquement pour se faire remarquer, mieux, bien faire voir son cul afin d’attirer l’attention du Chef de l’Etat.
Il y en a un peu de tout dans le Grand Kivu. Car, je ne dois pas généraliser. Il y a parmi ces intellectuels chiffonniers-là,  d’autres que les appels du pied, les sonnettes du pouvoir n’impressionnent jamais, et qui étaient même prêts à donner de leur vie pour conserver et défendre leurs convictions nationalistes, patriotiques. D’ailleurs, si cette partie du territoire n’a pas basculée au Rwanda, c’est grâce justement à cette frange de militants et/ou de combattants pour qui rien au monde ne les emmènerait à trahir tant de nationalistes dont le sang a coulé pour l’intégrité de ce pays, et pour ne pas hypothéquer l’intégrité territoriale du Grand Kivu, plutôt mourir, clament-ils. Et, ils ont raison et mon fervent soutien de toujours. Mais, en attendant la suite des événements, il sied de retenir comment dans l’entre-temps une autre grande nomenklatura composée d'apparatchiks diplômés de la diaspora ou du Congo/Kinshasa, à cause d’un comportement irresponsable, dangereux, étaient à la base de la prolongation de la souffrance physique, morale, culturelle, sociale qui affecte la population du Kivu depuis plus de cinq décennies. Parce qu’elle (nomenklatura) n'a jamais été à la hauteur des attentes de son peuple, et de la nation tout entière.
Il n’y a rien de pire pour un écrivain que d’écrire sur ce qui n’est pas
Ch. Onana a-t-il lu Larry Devlin ambassadeur et chef de la C.I.A en 1959, c’est-à-dire une année avant l’accession du Congo/Kinshasa à la souveraineté internationale ? Un homme d’Etat, sans doute, bien averti et aguerri que Ch. Onana, car en dépit de son passé politique sulfureux, comme la plupart des gens émargeant du Département d’Etat US, cet homme ne tombât guère dans le piège du réductionnisme historico-géo-politique dans lequel était, lui, tombé le soi-disant journaliste d’investigation auto-proclamé Ch. Onana. Dois-je convier ce dernier à écouter avec moi cette confidence de monsieur Larry Devlin « On me demanda une fois pourquoi j’avais écrit un livre sur ma vie et mes expériences au Congo en occultant volontairement toutes mes autres assignations dans d’autres régions du monde qui, pour certains, présentant également une importance considérable. J’ai servi comme chef de poste au Laos durant la guerre du Vietnam et je n’ai pas écrit à ce sujet aussi longuement que je l’ai fait pour le Congo. C’était pourtant un poste rempli de challenges. L’une de mes fonctions au Laos, en plus de mes responsabilités de renseignements, était de travailler avec une armée irrégulière, de la gérer et d’opérer avec elle alors que sa taille changeait de trente mille à quarante mille troupes laotiennes et tribales. ».
Mais, alors, pourquoi le Congo/Kinshasa, lui demandât un journaliste qui l’interrogeait sur son rôle et ses responsabilités au Congo de Patrice-Emery Lumumba ? Question pertinente, s’il en était, mais qui a échappé à Ch. Onana, mais pas du tout au mouchard « ciatiste » américain qui dit sans se voiler la face : « Mon expérience au Congo était unique parce qu’elle débuta dans les premières années de la guerre froide en Afrique, au début des années soixante. C’était également unique et c’était un challenge particulier parce que le Congo était une zone peu connue et peu comprise de Washington. Les Etats-Unis dépendaient généralement des puissances coloniales pour obtenir des informations sur la région et empêcher les Soviétiques de s’infiltrer en Afrique. ». Or, « tout cela, renchérit-il, changea quelques jours de l’été 1960 lorsque le Congo gagna son indépendance sur la Belgique. Les Etats-Unis se sont retrouvés soudainement dans un face à face avec l’Union soviétique. Nous n’étions pas préparés mais nous devions bloquer les efforts de l’Union soviétique pour s’infiltrer, pour influencer et pour dominer des zones clés en Afrique. Cela devait être fait vite mais, plus important encore, cela devait être fait avec des armes propres à la guerre froide comme des actions politiques, de la propagande, de la subversion et des opérations paramilitaires. ».
Alors qui mieux que Larry Devlin peut bien expliquer les origines de la tragédie congolaise ? Du Roi coupeur des têtes, des pieds et des mains, j’ai nommé Léopold II à nos jours, le Congo a toujours été sous influence des Etats-Unis d’Amérique, et cela pour diverses raisons politique, économique, idéologique, minière ainsi qu’on vient de l’entendre de la bouche même de ce témoin à charge sur les premières heures de l’accession du Congo/Kinshasa à la souveraineté internationale.
Or, la principale thèse de Ch. Onana, mais qui est restée totalement muette sur les influences négatives étasuniennes au Congo/Kinshasa, s’en va à l’encontre de la thèse soutenue par cet important témoin à charge. Ch. Onana a tranché, sans doute, un peu vite voire très vite même, dans la mesure où le Rwanda, par les Tutsis interposés, était présenté dans son ouvrage telle une puissance à la taille américaine qui a toujours sévi au Congo/Kinshasa. Alors que tous les observateurs savent que Paul Kagamé le bouché du Grand Kivu a été tour à tour sous les ordres de l'ancienne administration démocrate conduite par Bill Clinton, et ensuite celle conduite par le sulfureux G. W. Bush. Tout ce que le Rwanda a fait hier, fait aujourd'hui, et fera demain, il l'a fait, le fait, et le fera grâce et avec le soutien, la bénédiction, l'encouragement des Occidentaux, et des Américains en particulier. Voilà qui est clair, et qui n'est nullement contestable.
Seulement, l'erreur de Kagamé, comme celle que commettent toutes les autres potiches que les puissants ont placées à la tête des Etats africains noirs, juste là pour assurer les affaires courantes, était de croire qu'il tissera, même au nom d'un vrai-faux génocide, le même type de relation avec le département d'Etat américain comme cela existe entre celui-ci et l'Etat hébreu. Il se croit au-dessus de la mêlée -, au point de penser qu’il échappera à la pendaison, alors que le monde entier ne s’empêcha pas de voir comment Saddam Hussein l’ancien Raïs irakien et ami personnel des Etasuniens fut pendu haut et court le 30 décembre 2006 quelque part à Bagdad -, et qu’il mènera tranquillement sa vie jusqu’aux derniers jours. Eh bien non, il sera un jour où l’étau américain le rattrapera, car l’histoire des USA montre sa capacité à ne jamais laisser dire par les autres ses crimes de guerre et contre l’humanité. Ils les font toujours endosser par leurs valets au moment où ils décident de s’en débarrasser. C’est le cas de Charles Taylor, de Laurent Gbagbo, de Jean-Pierre Bemba Gombo, de Thomas Lubanga, etc. Sur cette liste ne se retrouvent ni Bill Clinton pour ses crimes au Soudan, en Afghanistan, à l’Est de la RDC, dans le Balkan, ni G. W. Bush pour ses crimes en Irak, en Afghanistan, et dans les tours jumelles WTC non autrement identifiés (car on parle de plus en plus de la théorie du complot), ni encore moins Nicolas Sarkozy pour ses crimes en Libye avec en prime l’assassinat d’un chef d’Etat en fonction le Colonel Mouammar Kadhafi ! Il n’y en a que des Noirs. Pas un seul Blanc là-dedans !
Parce que, le mode opératoire reste toujours le même partout où ils ont pris en sous-mains des petits traiteurs pour faire le sale boulot. Quand tu auras assez joué, et qu’ils n’avaient plus besoin de toi, tu n’auras d’autre rendez-vous qu’avec la mort, c’est comme, ça. William Blum ancien fonctionnaire du département d’Etat indique sans fioritures que s’il n’y a pas de justification au 11 septembre 2001, il y a certainement des raisons. L’Etat voyou (le livre dont tous les puissants de ce monde, note-t-il, ne veulent pas que vous lisiez) démontre comment, sous couvert de liberté, de démocratie et de droits de l’homme (surtout sous l’alcoolique G. W. Bush fils de l’autre), les Etats-Unis commettent des actes criminels barbares, et agissent de la façon la plus belliqueuse qui soit. De telle sorte que s’il était président, il arrêterait en quelques jours les attaques terroristes contre les Etats-Unis définitivement : « D’abord, je présenterais mes excuses à toutes les veuves, aux orphelins, aux personnes torturées, à celles tombées dans la misère, aux millions d’autres victimes de l’impérialisme américain. Ensuite, j’annoncerais aux quatre coins du monde que les interventions américaines dans le monde sont définitivement terminées, et j’informerai Israël qu’il n’est plus le 51ème Etat des Etats-Unis mais dorénavant – chose curieuse – un pays étranger. Et puis, je réduirai le budget militaire d’au moins 90%, utilisant le surplus à payer des réparations aux victimes. Ce serait plus que suffisant. Le budget militaire d’une année, soit 330 milliards de dollars, équivaut à plus de 18000 dollars de l’heure depuis la naissance de Jésus-Christ. Voilà ce que je ferai les trois premiers jours. Le quatrième jour, je serais assassiné. ».
Le but a consisté à clarifier beaucoup de malentendus entre Ch. Onana et l’histoire du pays dont il s’y est risqué en connaisseur, mais en réalité en véritable confusionniste au contraire, mais également expliquer à mes compatriotes congolais l’obligation historique voire morale de ne jamais laisser écrire leur histoire par les autres. Par exemple,  ne s’y être jamais demandé pourquoi était-ce une ancienne conseillère de Bill Clinton aux affaires africaines –, Bill Clinton qui, après avoir démembré le Balkan et fait assassiner ou fit capturer ses dirigeants nationalistes, surtout serbes, rêvait de balkaniser aussi la RDC qu’il trouvait, à ses yeux, trop vaste pour être dirigé par les seuls bantous noirs, et qu’il voyait cantonner à la simple fonction des Chef de villages, de clans, plutôt que des présidents d’Etats modernes -, qui préfaça le livre de Ch. Onana ? On comprend pourquoi dans la livre d’Onana n’y trouve-t-on aucune ligne sur les ingérences étasuniennes ni celles plus particulièrement de l’administration démocrate  sous Bill Clinton époux et épouse. Pour toutes ces raisons aussi bien historiques que politico-politiciennes, l’ouvrage de Ch. Onana est un chiffon. Car, on n’y trouve rien de ce qui intéresse le peuple congolais dans sa souffrance physique, spirituelle, intellectuelle, sociale, culturelle qui est la sienne à la suite des ingérences étrangères, occidentales et des USA,  en particulier.
Enfin, s’agissant du Congo-Kinshasa, et je me résume absolument, il y a eu des choix qui ont été imposés par la force des armes ou par la force tout court au Congo/Kinshasa par l’Occident, et qu’il a assumé soit par naïveté, soit par hypocrisie, soit par cupidité, soit encore par opportunisme lugubre, etc. Parmi ces choix, il eût primo le choix dévolu sur le Colonel J-D. Mobutu au détriment de P-E. Lumumba héros de l’indépendance nationale congolaise; secundo le refus de cautionner les travaux de la Conférence Nationale Souveraine (C. N. S.); tertio la légitimation de la rébellion menée par l’Alliance des Forces pour la Démocratie et la Libération (A. F. D. L.); quarto l’assassinat de Mzee L-D. Kabila; et, enfin, quinto le choix porté sur son fils héritier,  le Général-Major Joseph Kabila, alors que le Congo-Kinshasa n’était pas une monarchie. Ces cinq choix sont évidemment des erreurs monumentales qui ont coûté et coûtent encore très cher à ce pays.
Je vais essayer, sur base des études, des recherches personnelles que j’ai menées depuis plus de dix ans pouvoir indiquer à mes compatriotes le long chemin de croix, symbolisant la déchéance congolaise, mieux, la vraie « tragédie congolaise » se situant à cent lieues décrite par le journaleux Ch. Onana.
Comme pour conclure sans conclure
Barbereau a, sans doute, raison de ne pas comprendre pourquoi l’homme rationnel et spirituel se sert de moyens artificiels pour arriver à la béatitude poétique, puisque l’enthousiasme et la volonté suffisent pour l’élever à une existence supranaturelle. De même que les grands poètes, les philosophes, les prophètes sont des êtres qui par le pur libre exercice de la volonté parviennent à un état où ils sont à la fois cause et effet, sujet et objet, magnétiseur et somnambule. De même que la poitrine d’un honnête homme est un séjour qui me plaît bien mieux que ces caves mélancoliques et insensibles. C’est une tombe joyeuse où j’accomplis ma destinée avec enthousiasme. Je fais de l’estomac du travailleur un grand remue-ménage, et de là par des escaliers invisibles dans son cerveau où j’exécute ma danse suprême ».
Sur ce que nous venons d’entendre, j’ai le même avis que Barbereau et Baudelaire. C’est aussi simple que cela quand on se dit philosophe de la volonté, de la totale liberté, de la pensée, de la méditation, de l’action, de l’agir et de la praxis, sans oublier de la joie, du bonheur, de la romance, de la poésie, de la résistance pragmatique, de l’intelligence spécifique aux poètes de l’existence et de la vie.
 Celui qui se dit en accord avec Barbereau et Baudelaire est, sans doute, un architecte de la pensée juste. Un poète de l’écriture pensée, raisonnée et résonnée. Un penseur de la rigueur éthique/morale, prémonitoire et prophétique. Un être-là de la rigueur du dire, du communiquer qui ne confond jamais l’utile et l’agréable, l’essentiel et l’accessoire, le laid et le beau, le bien et le mal, etc. Un Dasein habile, génie génétique dont la prophétie rejoint le génie de la patience et du sacrifice. Un acolyte inconditionnel de Jésus-Christ. Parce que pour lui, un homme qui ne communique pas est un homme mort, semblait aussi insinuer Louis Evely dans l’exemple qui ouvre son livre intitulé « Oser parler. Désirs et peur de communiquer : « Dans un hôpital psychiatrique, un infirmier de vingt et un ans s’est suicidé pendant son jour de congé. Stupéfaction générale ! Un malade, passe encore, mais un soignant ! C’était un hôpital très moderne, parfaitement conçu et organisé, avec réunions hebdomadaires des médecins, des employés, des malades. Mais l’infirmier n’avait trouvé personne à qui se confier. Et nul n’a deviné son projet, nul n’a perçu son angoisse. Il paraissait sans problèmes. Le lendemain, tout l’hôpital était atterré : « Si on avait su … s’il nous avait dit … ». Nous lisons également ceci : « Dans le monde actuel, il faudrait considérer chacun de vos voisins, chaque passant rencontré dans la rue comme quelqu’un qui peut se suicider demain. Et qui ne se confiera à personne. Qui s’est muré dans une forteresse de responsabilité, d’indépendance, de fierté, de timidité, qui est devenue une prison. « J’étais prisonnier, et vous ne m’avez pas visité … ».
Donc, être soi-même ce n’est pas se couper du monde, mais c’est au contraire y aller vers les autres avec ce que l’on a de soi propre : « Paradoxe de notre époque, constate L. Evely: plus les moyens de communication se multiplient et se perfectionnent, et plus la communication réelle entre les hommes disparaît ! Bombardés d’informations, réduits à la passivité de spectateurs devant le déferlement des événements et des individus, étrangers à nous-mêmes et aux autres, nous nous plaignons de notre solitude, mais nous sommes excédés de contacts. Dans l’entassement des villes et dans la foule des indifférents, on se sent plus seul que dans les déserts parce qu’on est, à la fois, distrait de soi et frustré des autres. On envie le solitaire qui peut se recueillir ou le villageois qui a quelqu’un à qui parler ».
Car, constate-t-il de nouveau, « Notre civilisation a préféré le rendement et l’efficacité au charme des relations personnelles. Comme dans les supermarchés, les objets abondent, mais les personnes s’effacent. Vous cherchez en vain un employé qui vous renseigne, et les acheteurs passent, muets et glacés, comme si vous apparteniez à une espèce différente. Jadis, on pouvait parler à son épicier, à son boucher, à son boulanger ; dans les cas les plus graves, on recourait au curé, au pharmacien, au médecin. Maintenant, il ne reste plus que le psychanalyste : il vous minute férocement sont temps, il se tait et vous coûte très cher ».
Ce disant, en philosophie, comme en sociologie, en droit ou en politique, la réplique n'est pas nécessairement et toujours-déjà ni une opposition poreuse, ni une récusation fantasque. Car elle peut aussi être une réponse, un complément d'information au discours initial. La communication n'est pas dès lors installée en mobilité verticale nécessairement, c’est-à-dire en sens unique, mais l'inverse en mobilité horizontale. Le mode horizontal d’une communication consiste dans une communication en un sens aller et retour, c’est-à-dire en un échange égalitaire, universaliste et respectueux des acteurs. Ce mode permet à ceux-ci d’avancer et de reculer, de continuité et de discontinuer, de bondir et de rebondir. Parler, c'est normalement parler avec-un-autre. C'est le regarder dans le noir des yeux. C'est l'appeler. C'est l'interpeller. C'est lui demander des nouvelles, des comptes. La discussion s'engage à deux, à trois, à cent, à plusieurs tant qu’elle demeure communicationnelle, c’est-à-dire échange, et non pugilat.
Pour comprendre la condition nègre dans le monde et surtout face à la race blanche, F. Fanon qui est mon maître incontesté et incontestable dans ce domaine n’est pas allé chercher le mal nègre plus loin chez les autres races, et chez la race blanche plus particulièrement, mais au contraire chez la race noire elle-même dans ce qu’elle a de paradoxal et d’inquiétant. Lamentable. Car ce qui distingue réellement un animal de compagnie d'un être humain, c'est sa capacité à l'universalité, c'est-à-dire à l'ouverture. Sortons des ghettos, civilisons-nous, c’est-à-dire devenons « multiples », « communs ». La vraie émancipation est dans l'ouverture des cultures, et non dans un rétrécissement ethnologique radical. « Il est devenu de se parler ! écrit L. Evely, Babel avait divisé l’humanité par la diversité des langues : tandis que les dauphins, eux, circulent dans toutes les mers du globe et se comprennent, les hommes se heurtent en trois mille langues ». Il poursuit encore en ces termes pleins de sensibilité et de « significabilité » : Nous qui sommes « vertueux » et méprisants, ne sommes-nous pas résignés à notre isolement ? Nous qui nous voulons des « purs », n’avons-nous pas renoncé à l’émerveillement d’aimer et d’être aimé ? Nous qui sommes des sédentaires bien installés n’avons-nous pas exclu l’aventure, la rencontre, la découverte ? La Transcendance s’ouvre aux publicains et aux filles de joie, mais est inaccessible aux satisfaits. Le désir est l’ébauche de l’amour ».
C’est trop beau pour être vrai, voire trop facile, pour y aller rechercher des coupables à Kigali, ou d’apostropher les loups ailleurs qu’au Congo/Kinshasa même. Parce que je suis persuadé que ceux qui contribuent à la stagnation politique, économique, sociale, et culturelle du Congo/Kinshasa sont en premier lieu,  ses propres enfants.
De telle sorte et comme l’on en épingle souvent une mère infanticide, ici ce sont les enfants congolais eux-mêmes qui assassinent leur propre mère-patrie. On parlerait, volontiers, de « matercide » (si je pouvais m’inventer ce néologisme).
Enfin, la tragédie congolaise pourrait se ressourcer dans ce qui s’était passé avec Antigone dans l’antiquité grecque quand « Œdipe, après avoir tué son père Laïos et être devenu le roi de Thèbes, épouse sa mère Jocaste, qui donne naissance à deux garçons, Étéocle et Polynice, et deux filles, Ismène et Antigone. Créon, le frère de Jocaste, et Eurydice donnent naissance à un fils, Hémon, amant d'Antigone. Après la mort d'Œdipe, ses deux fils Étéocle et Polynice prennent la décision de se partager le trône de Thèbes : pendant un an, le premier frère règnera sur la cité, pendant que l'autre s'exilera volontairement pour ne pas troubler le frère au pouvoir, et cela s'inverse l'année suivante. Cependant, Étéocle, après avoir régné pendant un an, refuse de renoncer au pouvoir. Furieux, Polynice s'allie aux Argiens et assiège la ville. Après un long duel, les deux frères finissent par s'entretuer et Créon prend la suite du règne. Il décide d'enterrer Étéocle, mais pas Polynice, qui a trahi sa patrie. Cela provoque la colère d'Antigone. Elle décide ainsi, malgré les prières de sa sœur Ismène - qui a peur de désobéir à Créon - de braver les lois de son oncle et d'enterrer son frère. Malheureusement, après avoir réussi à honorer le mort une fois, elle se fait capturer par des gardes ».
Or après, « Dans un long dialogue, elle se défend contre Créon, démontrant ainsi son intransigeance et sa volonté de supporter les malheurs de sa famille. Elle argue notamment que rien, même pas les lois d'un roi, n'est supérieur à la volonté des dieux et à leurs lois immuables, et qu'elle ne craint pas la mort en tentant d'accomplir son devoir.
Finalement, Créon la condamne à être enterrée vivante, malgré les supplications de son fils Hémon, venu défendre sa fiancée. Seulement, il finit par revenir sur sa parole et enterrer Polynice, quand Tirésias, le devin respecté de tous, lui prophétise son malheur prochain pour ne pas avoir voulu respecter les dieux. Mais,  il est trop tard : Antigone s'est pendue, suivie par son promis Hémon et par sa mère Jocaste. Créon, brisé par le désespoir, se retire du pouvoir : Ismène devient la seule survivante de la lignée des Labdacides».
LE SANG de Patrice-Emery LUMUMBA CONTINUE A CRIER VENGEANCE TANT QUE SES RETES N’AURONT JAMAIS ÉTÉ RETROUVES.
La patrie ou la mort !
Kinshasa (RDC), le 05 Mai 2022
OSONGO-LUKADI Antoine-Dover
Habilité à Diriger des Recherches de Philosophie (Post-docteur)
(Université de Poitiers/France)
Docteur en Philosophie et Lettres (Université Catholique de Louvain/Belgique)
Professeur d’Universités
Membre de l’Association des Philosophes Américains (APA)
 
 
 

Après l’organisation réussie de l’élection de gouverneurs et vice-gouverneurs de province, vendredi 6 mai 2022, le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, croit désormais en la stabilité totale de toutes les provinces que compte la République Démocratique du Congo. En visioconférence, lors de la cinquante-deuxième réunion du Conseil des ministres, le même vendredi 6 mai après la publication partielle des résultats (12/14 provinces), il a salué la performance dont a fait preuve la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pour accomplir avec brio cette mission. A en croire le Ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, le Chef du gouvernement reste très convaincu qu’avec cette élection, chaque province reprendra sa marche vers le développement. A ce stade, la Ceni n’a validé que les résultats de 12 provinces. La Tshopo et le Kongo-Central sont passés au deuxième tour. Les résultats seront connus cette semaine après le vote. Ci-après, le compte-rendu de la

Cinquante-deuxième Réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République, tenue le vendredi 6 mai 2022.

 

COMPTE RENDU DE LA CINQUANTE-DEUXIEME REUNION

DU CONSEIL DES MINISTRES

Vendredi 06 mai 2022

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé en visioconférence, la Cinquante-deuxième Réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République, ce vendredi 06 mai 2022.

Cinq (5) points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

  1. Communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ;
  2. Points d’informations ;

III. Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des Ministres ;

  1. Examen et adoption d’un dossier ;
  2. Examen et adoption des textes.
  3. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

CHEF DE L’ETAT

La communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, a porté sur quatre (4) points, à savoir :

  1. De la nécessité de création d’une unité de toxico vigilance au sein du Centre National de Pharmacovigilance

Le Président de la République, Chef de l’Etat, a rappelé à l’intention du Conseil que les intoxications accidentelles dues aux espèces végétales et animales vénéneuses entrainent des milliers de décès et la perte de millions d’hommes et de femmes en bonne santé, constituant de ce fait un problème de santé publique.

Notre pays n’échappant pas à cette réalité du fait qu’il regorge plusieurs espèces de plantes vénéneuses, des toxiques d’origine animale ainsi que des minerais dont les conditions d’exploitation exposent les populations aux effets tératogènes.

Pour ce faire, il y a urgence de mettre sur pied une unité toxico vigilance qui aura pour mission de surveiller, de prévenir, de former et d’informer.

Le Président de la République a chargé le Ministre de la Santé, Hygiène et Prévention de prendre les dispositions appropriées pour accélérer la mise en œuvre de ce projet.

  1. Du nettoyage du fichier des agents et fonctionnaires de l’Etat

Le Président de la République a exprimé sa satisfaction de voir les agents et fonctionnaires de l’Etat bénéficier d’une augmentation de 30% sur leurs salaires de base, et du rabattement du taux de l’Impôt Professionnel sur le Revenu (IPR)de 15 à 3%.

Le Chef de l’Etat encourage le Gouvernement à poursuivre les efforts entrepris dans l’amélioration de la situation sociale des fonctionnaires, et a invité le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public et le Ministre d’Etat, Ministre du Budget, de finaliser, dans un délai raisonnable, le nettoyage du fichier de référence des agents et fonctionnaires de l’Etat afin de maîtriser les effectifs et les gérer de manière efficiente.

  1. Feuille de route pour le démarrage des travaux de viabilisation du site dédié à la Zone Economique Spéciale pilote de Maluku Rappelant les instructions données lors des réunions du Conseil des Ministres du 25 février et 15 avril 2022, le Président de la République a insisté sur la nécessité de l’opérationnalisation de la Zone Economique Spéciale pilote de Maluku.

Pour ce faire, il a instruit les Ministres de l’Industrie et des Finances de finaliser, avant le prochain Conseil, le processus de contractualisation, d’obtenir l’approbation du Premier Ministre sur les contrats des travaux mis en œuvre et de finaliser les négociations avec les entreprises.

Pour ce qui le concerne, le Ministre de l’Industrie, il a été invité à communiquer au Président de la République la date prévue pour le lancement des travaux.

  1. De la question récurrente des embouteillages dans la ville de Kinshasa

Le Président de la République a déploré l’inquiétant phénomène des embouteillages dans la ville de Kinshasa.

Il a rappelé avec insistance que lors de sa communication à la Réunion du Conseil des Ministres du 14 janvier 2022, il avait indiqué les pistes de solution à cet épineux problème qui porte un coup à la qualité de vie des populations.

Pour ce faire, il a demandé au Premier Ministre, de réunir à nouveau les Membres du Gouvernement et les Services concernés afin que rapidement, la surveillance routière soit renforcée, et si besoin, que l’on recourt à la Police Militaire surtout pour les artères principales.

Point d’information du Premier Ministre

Prenant la parole à la suite de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Premier Ministre a salué l’issue heureuse des travaux de la Table-Ronde Intercommunautaire tenue à Lubumbashi sous l’impulsion du Chef de l’Etat.

La réussite de cette Table-Ronde a, une nouvelle fois, prouvé aux yeux du monde que nous, Congolais, sommes capables, par un dialogue sincère, de résoudre nos problèmes.

Poursuivant son intervention, le Premier Ministre a exprimé sa satisfaction de voir la CENI organiser ce jour les élections des Gouverneurs et/ou des Vice-Gouverneurs dans 14 Provinces de notre pays. Il reste convaincu qu’avec ces élections, les Provinces vont retrouver la stabilité nécessaire à leur bon fonctionnement et à leur développement.

Pour terminer, il a informé le Conseil que, sur invitation du Chef de l’Etat, Sa Majesté le Roi Philippe de Belgique et de Sa Majesté la Reine Mathilde vont séjourner dans notre pays, du 7 au 13 juin 2022. Suivant l’annonce faite par la Présidence de la République, il a invité tous les Ministres concernés à travailler pour garantir la réussite de cette visite royale.

  1. POINTS D’INFORMATION

II.1. Etat et administration du territoire

Le Vice-Premier Ministre et Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a informé le Conseil que la situation demeure calme sur l’ensemble du territoire malgré quelques foyers d’insécurité, notamment à l’Est du pays.

Les forces loyalistes s’emploient, sous le Haut Commandement du Chef de l’Etat, à mettre hors d’état de nuire les fossoyeurs de la paix et du développement de notre pays.

L’état d’esprit de la population reste marqué par :

- des réactions et commentaires globalement satisfaisants sur les recommandations des travaux de la Table-Ronde Intercommunautaire tenue à Lubumbashi ;

- l’agitation observée dans certaines provinces en prévision des élections des Gouverneurs et Vice-Gouverneurs.

Avant de terminer son intervention, il a fait le point sur le déroulement de l’élection des Gouverneurs et/ou des Vice-Gouverneurs dans les Provinces de Bas-Uélé, Haut-Lomami, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Kinshasa, Kongo-Central, Kwango, Lomami, Maï-Ndombe, Maniema, Mongala, Sankuru, Tanganyika et Tshopo.

II.2. Situation sécuritaire

Après l'intervention du Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants est revenu sur les opérations militaires menées dans le cadre de l’Etat de siège et qui évoluent normalement en Ituri et au Nord-Kivu.

II.3. Evolution de la situation de l’épidémie à Covid-19

Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a présenté la situation liée à l’épidémie à Covid-19 en République Démocratique du Congo. Il a indiqué que le pays est présentement dans une phase d’accalmie avec une moyenne d’environ 50 cas de contamination par semaine.

Pour la semaine qui se termine, les cas de contamination ont été signalés dans six (06) Provinces : Kinshasa, Kongo-Central, Haut-Katanga, Lualaba, Nord-Kivu et Tshopo.

Le respect des gestes barrières demeurent, à n’en point douter, la stratégie la plus efficace en plus de la vaccination qui est vivement recommandée.

En ce qui concerne la Maladie à Virus Ebola, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a rappelé au Conseil que l’épidémie circule encore dans la province de l’Équateur, où, trois (3) cas suspects ont été identifiés cette semaine dont deux (02) à Mbandaka et un (01) à Wangata.

Il a réitéré les avis émis lors de la cinquante et unième réunion du Conseil des Ministres afin que le Gouvernement soit en mesure de suivre et de gérer cette pandémie devenue récurrente dans notre pays.

Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.4. Rapport sur l’état d’avancement des projets d’entretien et de construction de la voirie dans la ville de Kinshasa

Le Ministre d’État, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics a fait rapport au Conseil de l’état d’avancement des projets d’entretien et de construction de la voirie dans la ville de Kinshasa.

Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.5. Mise en œuvre du Programme de Développement et d’Initiation en Entrepreneuriat des Jeunes (ProDIJE)

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Entrepreneuriat, Petites et Moyennes Entreprises a commencé par rappeler au Conseil que le dossier ProDIJE a été adopté à la 13ème Réunion du Conseil des Ministres du 30 juillet 2021.

Après le constat sur le faible esprit entrepreneurial des jeunes diplômés, qui fait suite, entre autres, à notre système éducatif très généraliste, il était nécessaire de réfléchir sur les voies et moyens susceptibles d’aider notre jeunesse à développer des compétences entrepreneuriales au lieu d’être calquée sur la carrière de la fonction publique.

ProDIJE se propose de promouvoir l’émergence d’un tissu des Micros, Petites et Moyennes Entreprises, compétitives et innovantes, contribuant significativement à la diversification de l’économie ainsi qu’à la création des emplois stables et décents.

Ainsi, pour ne pas accumuler du retard dans la perspective de la révision des programmes de formation à partir de l’année scolaire/académique 2022-2023 qui devra intégrer des cours d’entrepreneuriat, le Ministre d’État, Ministre l’Entrepreneuriat, Petites et Moyennes Entreprises a sollicité du Conseil l’autorisation de mettre en place un Comité interministériel d’Experts des

Ministères de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, de la Formation Professionnelle ainsi que ceux de son Ministère pour plancher sur cette question.

Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.6. Deux Rapports du Ministre de l’Intégration Régionale et

Francophonie

Le Ministre de l’Intégration Régionale et de la Francophonie a présenté deux Rapports au Conseil :

Le premier Rapport a porté sur l’état d’avancement des préparatifs des IXèmes Jeux de la Francophonie à Kinshasa.

A ce propos, le Ministre de l’Intégration Régionale et de la Francophonie a rappelé au Conseil que face aux difficultés liées aux infrastructures, le Président de la République, Chef de l’Etat, avait décidé d’obtenir un report.

Il a fait l’état des lieux de l’avancement des préparatifs de l’organisation des Jeux de la Francophonie tout en indiquant qu’il a procédé cette semaine à la signature de l’avenant du cahier des charges en marge du séjour à Kinshasa de l’Administrateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Le second Rapport a concerné les travaux de la deuxième Session

Extraordinaire du Comité Technique Spécialisé sur la Défense, la Sureté et la Sécurité de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui s’est tenue à Kinshasa, du 28 au 29 avril 2022, en application des dispositions du Protocole révisé du COPAX du 18 décembre 2019.

Il a précisé que ces assises avaient pour objectifs d’examiner les dossiers relatifs à la situation politique et sécuritaire sous régionale, à l’opérationnalisation du Comité des Sages, ainsi qu’à l’arrimage des textes sur la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) et l’EMR et autres textes légaux révisés.

Conformément à la feuille de route, la prochaine réunion de la CEEAC est prévue du 09 au 11 juin 2022 et aura pour thème : « La mise en place de réseau des femmes entrepreneurs de l’Afrique Centrale».

Le Conseil a pris acte de ces Rapports.

III. APPROBATION D’UN RELEVE DES DECISIONS DU

CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres a adopté le relevé des décisions prises lors de sa cinquantième réunion tenue le vendredi 29 avril 2022.

  1. EXAMEN ET ADOPTION D’UN DOSSIER (01 DOSSIER)

IV.1. Evaluation et suivi des mesures pour la mobilisation accrue des recettes de l’Etat

Le Ministre des Finances, complété par le Ministre d’État, Ministre du Budget, a informé le Conseil de l’état satisfaisant de mobilisation des recettes publiques dans le cadre de mise en œuvre des mesures édictées par le Gouvernement.

Il a indiqué que les recettes mobilisées au mois d’avril 2022 ont été de 3.429milliards de Francs Congolais (1,7 milliard USD), soit 188% de taux de réalisation par rapport aux prévisions mensuelles qui arrêtées à 1.821 milliards de CDF.

Ce pic historique atteint en un seul mois consolide la tendance haussière des recettes amorcée depuis mai 2021 et il est justifié par quatre facteurs ci-après :

- L’échéance fiscale d’avril consacrée au paiement du Solde de l’Impôt sur les Bénéfices et Profits ;

- L’envolée des cours des matières premières à l’international (Cuivre et Cobalt) entrainant des retombées positives sur les chiffres d’affaires des entreprises minières ;

- Le paiement des superprofits, une première depuis l’application du nouveau Code Minier ;

- Et la digitalisation par le Logiciel Isys-Régies qui a consacré l’augmentation des recettes de l’ordre de 50% dans 19 provinces et de 100% dans celles placées sous état de siège.

Toutes les Régies financières ont relevé le niveau de leurs mobilisations. Par rapport à l’année passée, cette augmentation est respectivement de 32% pour la DGDA, 137% pour la DGI et 61% pour la DGRAD.

Quant aux dépenses mensuelles, elles se sont chiffrées à 1.450,7 milliards de CDF. Elles ont couvert d’abord les dépenses contraignantes habituelles ; ensuite, le paiement de 37,6 millions USD aux entreprises pétrolières au titre d’acompte sur les pertes de manques à gagner leur dus, le paiement d’un acompte de 48,4 millions USD de TVA remboursable à une société minière.

A cela s’ajoute la réalisation de 9% de dépenses en capital sur le total de dépenses réalisées.

La Trésorerie de l’Etat présente ainsi un solde excédentaire de 1.986milliards de CDF qui sera entre autres alloué aux travaux d’infrastructures, à la CENI et au programme de développement local des 145 territoires.

Sur un autre chapitre, le Ministre des Finances a fait part au Conseil du bon déroulement de la Mission du Département Afrique du Fonds Monétaire International (FMI) à Kinshasa qui, depuis le 26 avril dernier, réalise la deuxième Revue du Programme du Gouvernement soutenu par la Facilité Élargie de Crédit (FEC) et mène les consultations au titre de l’Article IV du FMI.

A ce stade, il a été rassuré que des critères quantitatifs et repères structurels sont respectés. Et le Gouvernement entend rencontrer toutes les recommandations de la Mission afin de garantir le passage satisfaisant du dossier RDC au Conseil d’Administration du FMI prévu le 29 juin 2022. Il a été complété par le Ministre d’Etat, Ministre du Budget.

Après débat et délibérations, le Conseil a adopté ce dossier.

  1. EXAMEN ET ADOPTION DE QUATORZE PROJETS DE

TEXTES (14 TEXTES).

V.1. Projets de textes relatifs aux Finances publiques (09 textes)

Le Ministre des Finances a présenté au Conseil, pour examen et adoption, neuf (09) projets de textes, à savoir :

1° Projet de Loi autorisant la ratification de l’accord de Crédit n°7020-ZR conclu entre l’Association Internationale de Développement et la République

Démocratique du Congo au titre de Projet d’amélioration du recouvrement des recettes et de la gestion des dépenses en République Démocratique du Congo ;

2° Projet d’Ordonnance d’approbation de l’Accord de Don n°9510-ZR conclu entre l’Association Internationale de Développement et la République Démocratique du Congo au titre de Projet d’amélioration du recouvrement des recettes et de la gestion des dépenses en République Démocratique du Congo ; Ces deux premiers projets concernent la signature, en date du 11 février 2022,d’un Accord de financement dans e secteur des Finances Publiques d’un montant de 250 millions d’USD, au titre de Projet d’Amélioration du Recouvrement des Recettes et de la Gestion des Dépenses en République Démocratique du Congo.

Ce financement est réparti de la manière suivante : 125 millions d’USD sous forme de Don et 125 millions d’USD sous forme de crédit.

L’objectif du Projet est d’accroître la transparence des revenus miniers et d’améliorer la gestion des dépenses au niveau central et dans les Provinces du Projet.

3° Projet de Décret fixant les modalités de collecte, de répartition, de gestion et de contrôle des quotités de la redevance minière versées aux Provinces et aux Entités Territoriales Décentralisées

Ce Projet constitue l’instrument juridique devant garantir un meilleur encadrement et une gestion transparente des quotités de 25% et 15% mises à la disposition des Provinces et des Entités Territoriales Décentralisées.

4° Projet de Loi modifiant et complétant la Loi n°15/003 du 12 février 2015 relative au crédit-bail

Le crédit-bail comporte plusieurs avantages dont les plus importants sont la mise en place rapide du financement, l’absence d’apport initial ou d’une garantie de la part du client ainsi que le niveau réduit des coûts de transactions.

Ce mode de financement a connu un développement considérable dans le monde au cours des vingt dernières années.

Il a fait preuve de son impact sur la croissance économique ainsi que de sa pertinence dans l’environnement économique des pays en développement, marqué par la prédominance des très Petites Entreprises et du secteur informel.

Cependant, en République Démocratique du Congo, l’impact de la Loi précitée tarde à venir.

Ainsi, le projet de Loi de modification vise à améliorer l’environnement juridique et fiscal pour le développement de cette activité dans notre pays.

5° Projet de Loi portant ratification de l’Accord de prêt du 1er mars 2022 conclu entre la République Démocratique du Congo et le Fonds Africain de Développement au titre du Projet d’aménagement de la route Bukavu-Goma-Phase 1 (Section Bukavu-Nyamukubi)

Cet accord d’un montant de 70 millions d’Unités de Compte, a fait savoir le Ministre des Finances, est subdivisé en deux parties :

- Partie Don pour 36,73 millions d’Unités de Comptes ; et

- Partie Prêt pour 33,33 millions d’Unités de Comptes, au titre du Projet d’Aménagement de la route Bukavu-Goma – Phase 1 (Section Bukavu-Nyamukubi).

Ce contrat a pour objectif de contribuer au désenclavement des Provinces du Nord et Sud-Kivu et à la réduction de la pauvreté.

6° Projet de Loi portant ratification de l’Accord de prêt du 1er mars 2022 conclu entre la République Démocratique du Congo et le Fonds Africain de Développement au titre du Projet de renforcement des Infrastructures socioéconomiques dans la Région du Centre-Phase II (PRISE II).

Le sixième Projet présenté au Conseil par le Ministre des Finances a pour objectif principal de contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations congolaises vivant dans la région du centre de la République Démocratique du Congo par un meilleur accès à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi qu’à la santé et à la scolarisation.

7° Projet de Loi autorisant la ratification de l’Accord-Cadre pour le financement des opérations du Secteur Privé entre la République

Démocratique du Congo et le fonds de l’OPEP pour le Développement International (OFID) Le septième projet soumis à l’examen du Conseil a pour objectif la mise en place d’un cadre de régulation stable facilitant le financement par l’OFID de prêts accordés directement au secteur privé et autres types d’investissements présentant un intérêt pour la République Démocratique du Congo.

Le Ministre des Finances a signalé que cet Accord n’engage pas la garantie de l’Etat congolais et ne concerne pas le secteur public. Par conséquent, il n’aura aucune incidence sur l’endettement du pays ; et tout projet de financement qui en découlera sera soumis à l’avis du Gouvernement congolais.

8° Projet de Décret portant suspension de la perception de la TVA sur les produits de première nécessité ;

9° Projet de Décret portant suspension de la TVA à l’importation et à la vente de certains biens dans les domaines de la cimenterie et de l’immobilier.

Le Ministre des Finances a terminé son exposé en présentant au Conseil deux Projets de Décrets sur la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité et celle à l’importation et à la vente de certains biens dans les domaines de la cimenterie et de l’immobilier.

Ces projets trouvent leur justification par le fait que la guerre en Ukraine impacte sensiblement l’économie européenne dont dépend largement notre économie nationale.

Ces Projets permettront de réduire et de stabiliser, sur le marché congolais, les prix des denrées alimentaires de base et protéger certains secteurs clés pour le développement du pays notamment l’industrie locale et le bâtiment.

Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ces neuf (09) Projets de textes.

V.2. Un Projet de Décret instituant un Cadre National des Services

Climatologiques

Le Ministre des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement a présenté au Conseil le Projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement du Cadre National des Services Climatologiques en République Démocratique du Congo.

Ce Projet poursuit l’amélioration de la qualité des services au bénéfice du développement urbain, de l’agriculture, de l’énergie, de la santé, des transports (aérien, routier, ferroviaire, fluvial, lacustre et maritime), de l’environnement et de l’eau.

Il vise spécialement l’accroissement des compétences, la motivation du personnel, la capacité d’absorber les Nouvelles Technologies ainsi que la fourniture aux usagers des différents services concernés par les informations pertinentes dans les domaines hydrométéorologique et climatologique.

Le Conseil des Ministre a adopté ce Projet de Décret.

V.3. Deux Projets de ratification relatifs à la Recherche Scientifique et Innovation Technologique Le Ministre de la Recherche Scientifique et Innovation Technologique, a, pour sa part, soumis au Conseil, deux Projets de texte :

1° Projet de Loi autorisant la ratification du Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) ;

Ce texte codifie l’illégalité des armes nucléaires et constitue le seul moyen de prévenir les dangers nucléaires, de promouvoir paix et sécurité en Afrique et dans le monde. Au vu des enjeux liés à la dénucléarisation, il est essentiel pour la République de ratifier ce traité avant la fin du mois de novembre.

2° Projet de Loi autorisant la ratification du Protocole de la SADC sur la Science, la Technologie et l’Innovation (STI).

Le second projet de loi porte sur la ratification du protocole de la SADC sur la science, la technologie et l’innovation (STI). Ce texte a été signé à Johannesburg par 14 pays africains, dont la République Démocratique du Congo, le 17 août2008. Il vise à promouvoir le développement et l’harmonisation des politiques sur la science, la technologie et l’innovation.

Après débats et délibérations, ces deux Projets de textes ont été adoptés.

V.4. Trois Projets de Décrets relatifs au secteur de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale

Pour terminer le chapitre consacré à l’examen et à l’adoption des textes, le Conseil a suivi la présentation faite, par la Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale, de trois Projets de textes, à savoir :

1° Projet de Décret fixant les règles de fonctionnement du Conseil Supérieur des Mutuelles ;

Le premier projet de décret fixe les règles de fonctionnement du Conseil Supérieur des Mutuelles (CSM en sigle).

Il aura l’avantage de :

- délibérer sur toutes les questions en rapport avec l'organisation et le fonctionnement des mutuelles ;

- contrôler la gestion du Comité Permanent du CSM et de celle de la Commission de Coordination des Mutuelles au niveau provincial ;

- servir de cadre de concertation entre les prestataires de soins, les régulateurs et les mutualistes.

2° Projet de Décret déterminant la liste des maladies professionnelles ;

Ce Projet de Décret compte 46 maladies et comprend six (06) articles. Il permet à la République Démocratique du Congo d’appliquer la recommandation relative à l’actualisation de la liste des maladies professionnelles qui revient régulièrement depuis plus de 15 ans aux évaluations du niveau d’application des recommandations en rapport avec les conventions ratifiées.

La prise de ce Décret contribuera à :

- réhabiliter l'image de notre pays devant la scène internationale, comme prévu au pilier 3 du Programme du Gouvernement 2021-2023 ;

- renforcer les procédures d'identification, d'enregistrement et de déclaration des maladies professionnelles.

3° Projet de Décret fixant les modalités de contrôle de l’Etat sur les mutuelles.

Ce Projet de décret fixe les modalités de contrôle de l'Etat sur les mutuelles.

Les Mutuelles sont placées sous le contrôle du Ministre ayant la Sécurité Sociale dans ses attributions et du Gouverneur de Province pour une mutuelle ayant un rayon d'action provincial.

L'agrément des mutuelles et leurs structures faitières étant payant, la prise de ces décrets va également conduire à l'adoption d'actes générateurs de revenus pour l'Etat.

Après débat et délibérations, le Conseil a adopté ces Projets de Décrets.

Commencée à 12h20, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 16h31.

Patrick MUYAYA KATEMBWE

Ministre de la Communication et Médias

Porte-parole du Gouvernement

 

 

Le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, le Ministre d’Etat et Ministre de l’Aménagement du Territoire, Guy Loando Mboyo, et le Ministre des Transports et Voies de Communication, Chérubin Okende, ont eu une importante séance de travail ce lundi 02 mai 2022 avec le Directeur Général Adjoint de la Société  Chinoise SZTC/WIETC. C’était en présence du Directeur Général de la Régie des Voies Aériennes (RVA), Monsieur Alphonse Shungu Mahungu pour harmoniser les vues sur la réhabilitation imminente de l’Aérogare de Bangboka à Kisangani, dans la province de la Tshopo, tel que promis par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, quelques mois en arrière.

Les fonds ayant déjà été décaissés par le Ministère des Finances, l’entreprise chinoise  SZTC a pris l’engagement écrit de lancer les travaux au plus tard à la fin de ce mois de mai, en vue de livrer cette aérogare à l’Etat Congolais dans les sept prochains mois, soit en fin décembre 2022.

Pour Nicolas Kazadi qui a présidé cette séance de travail, cette réunion était d’une importance capitale pour permettre aux deux parties de s’accorder sur les tenants et les aboutissants de ce projet en ce qui concerne les aspects financiers, logistiques et les autres modalités d’exécution des travaux dans le strict respect de l’Acte d’Engagement  qui a été signé au cours de cette réunion.

La relance des travaux de réhabilitation de l’Aérogare de Bangboka est sans aucun doute l’œuvre du Chef de l’Etat, suivie de près par le Ministre des Finances Nicolas Kazadi, qui avait dépêché une équipe d’évaluation en mars dernier, question de faire un état des lieux exhaustif chiffré afin de faire avancer les choses sans tergiversations.

Après cette mission officielle composée des experts du Maître d’ouvrage qui est la Régie des Voies Aériennes, et du Ministère des Finances pour les estimations financières, un compromis était finalement trouvé pour permettre aux habitants de la ville de Kisangani d’avoir une aérogare qui répond aux standards internationaux.

Le DGA de SZTC s’est quant à lui focalisé sur la qualité de l’ouvrage. Répondant aux questions de la presse à l’issue de cette séance de travail avec les trois membres du Gouvernement, Yu Qinghua, a mis un accent particulier sur l’importation des matériaux en provenance de la Chine.

Pour ce qui est de la main d’œuvre, il a rassuré qu’elle sera en grande partie congolaise dans le respect des lois du pays.

(Cellule de Communication du Ministère des Finances)

*Samedi 7 mai dernier, elle a ouvert les portes de l’Ambassade à ses compatriotes pour des échanges francs, directs et constructifs.

A bras ouverts 

Nommée en Octobre 2021 Ambassadrice de la République démocratique du Congo, en France, Mme Isabel TSHOMBE ne s’est pas inscrite dans la logique isolationniste de ses prédécesseurs. Une logique qui consistait à enfermer le représentant de l’Etat dans un bunker situé au 32 Cour Albert 1er,  dans le 8ème arrondissement de Paris et coupé totalement de la grande communauté congolaise de France.

Issue, elle-même,  de la diaspora, comme elle se définit à chaque fois qu’elle rencontre ses compatriotes, Isabel Tshombe se veut un trait d’union entre la diaspora congolaise de France et le Congo,  même si elle reconnaît la rigidité des lois régissant la double nationalité qu’elle espère faire évoluer dans les jours à venir pour permettre à la RD. Congo de bénéficier de toutes les compétences de ses filles et fils évoluant à l’étranger.

Pour ce faire, ‘’un choix de l’irrévocabilité de la nationalité congolaise d’origine ou tout simplement la « congolité » comme ne cesse de le répéter le Chef de l’Etat s’impose afin que le Congo ne se prive pas des talents de ses enfants expérimentés basés à extérieur’’,  a-t-elle souligné.

Au-delà de sa mission diplomatique

Depuis qu’elle a pris ses fonctions après avoir présenté copies figurées de ses lettres des  créances auprès des autorités françaises, en janvier dernier, Mme Isabel Tshomba  s’est tournée, au-delà de sa mission diplomatique, vers les associations congolaises de la diaspora pour approcher au plus près la communauté congolaise afin de mieux connaître leur réalité. Dans sa démarche, elle veut non seulement connaître ses compatriotes mais aussi aider ceux d’entre eux qui sont en difficulté afin qu’ils ne se sentent pas abandonner.

Ce rôle protecteur qu’elle veut jouer plaît énormément aux Congolais qui n’ont jamais trouvé, par le passé, une ouverture auprès de leurs représentants diplomatiques.

Engagée dans une dynamique de renouveau et de changement, Mme l’Ambassadrice s’est rapprochée également de l’élite politique congolaise de France. Elle a reçu, le samedi 7 mai 2022, dans les locaux de l’Ambassade, les Elus français originaires de la République démocratique du Congo, pour leur dire combien elle était fière d’eux et du travail qu’ils ont accompli pour se faire élire dans un pays qui reste,  pour eux, un pays étranger par essence.

Dans sa tenue traditionnelle et dans un français limpide, l’Ambassadrice a rappelé avec autorité à cette élite politique née pour la plupart à l’étranger que leur pays d’origine était le Congo et qu’ils sont tenus à le défendre et à offrir à d’autres l’occasion de mieux l’appréhender. Elle a appelé, en outre,  de ses vœux tous les élus originaires du Congo à travailler avec elle dans le respect mutuel de nos valeurs. Elle est ouverte au dialogue et à la critique constructive pour l’intérêt du pays a-t-elle précisé aux élus. Cette déclaration forte ainsi que sa simplicité dans l’expression ont été sa marque de fabrique qui a séduit les élus.

Salve d’applaudissements

Ces derniers l’ont applaudie  chaleureusement à la fin de son mot d’adresse et ont promis une franche collaboration sur tous les sujets qu’elle jugera nécessaire de leur soumettre. Au terme de ces échanges d’une haute portée politique certains élus ont fait part à Mme l’Ambassadrice leur volonté de franchir un autre palier politique en se présentant aux élections législatives de juin prochain. Cette dernière les a encouragés vivement tout en souhaitant plein succès à tous les candidats engagés. Elle a promis d’organiser,  dans un avenir proche,  une réunion de travail sur les sujets touchant le pays. Cette rencontre de prise de contact s’est terminée dans une ambiance conviviale.

David Menge 

Docteur en Histoire des sciences/Correspondant  de  La Prospérité/France

AVIS A MANIFESTATION D’INTERET

Recrutement de deux (2) auditeurs internes pour le compte du Bureau Central de Coordination (BCeCo)

N° Avis : AMI N° 689/BCECO/DG/DPM/AAS/2022/SC

Pays : République Démocratique du Congo

Source de financement : Frais de Gestion

Intitulé du marché : Recrutement de deux (2) auditeurs internes pour le compte du Bureau Central de Coordination (BCeCo)

Date de publication : Mercredi, le 04 mai 2022

Date de clôture : Jeudi, le 19 mai 2022

  1. Contexte et Justification

 Le Bureau Central de Coordination (BCeCo) est un service public doté de l’autonomie administrative et financière, placé sous la tutelle du Ministère des Finances et œuvrant comme Maître d’ouvrage Délégué pour le compte de plusieurs Autorités contractantes (les Ministères sectoriels, les provinces, les entités territoriales décentralisées, les entreprises publiques et les établissements publics, etc.).

A cet effet, dans le but d’assurer un bon fonctionnement en son sein, le BCeCo a l’intention d’utiliser une partie des ressources « Frais de gestion » mises à sa disposition pour son fonctionnement, en vue de financer le présent marché relatif au recrutement de deux (2) auditeurs internes qui travailleront sous la supervision du Directeur d’audit interne et en collaboration les autres collaborateurs déjà présents dans l’équipe d’audit interne BCECO.

  1. Objectifs de la mission

La mission de l’auditeur interne est de contribuer dans la mission de la Direction d’audit interne, à appuyer la Direction Générale et le Comité de pilotage à s’assurer que le fonctionnement du BCeCo soit en lien avec les dispositions des manuels d’exécution et de procédures et que les ressources à disposition soient utilisées avec un maximum de transparence, d’efficacité et d’efficience.

Spécifiquement il doit :

  • • s’assurer que les fonctions administratives, financières et techniques du Projet respectent les manuels d'exécution et des procédures administratives et financières, aussi bien au niveau du BCECO que des entités bénéficiaires et/ou partenaires ;
  • • évaluer la gestion risques dans l’organisation du Bureau/Projet et anticiper toutes mesures lui permettant d’atteindre les objectifs avec un maximum d’efficacité et d’efficience ;
  • • apporter des propositions d’améliorations continues à la Direction Générale pour assurer que le contrôle interne en place permet de répondre aux différentes zones de risques et que les pratiques s’alignent aux normes de bonne gestion généralement admises ;
  1. Profil du Consultant

Pour être éligible, les candidats doivent avoir le profil ci-après : (i) Avoir un diplôme universitaire d’études supérieures (minimum Bac+5) dans le domaine comptable/finance/Economie/Passation de marché/Génie civil ou équivalent ; (ii) Avoir une expérience professionnelle de cinq (5) ans au minimum avec au moins trois (3) ans en tant qu’auditeur interne dans une entreprise publique/privée ou collaborateur au sein d’un Cabinet d’audit et d’expertise; (iii) Avoir une bonne connaissance des procédures administratives et financières et des diverses directives de passation de marchés et de décaissement des bailleurs ; (iv) Avoir une bonne connaissance des systèmes de gestion financière informatisée et des logiciels de comptabilité générale, analytique, budgétaire et financière et de gestion de projet ; (v) Avoir une bonne maîtrise du français écrit et oral, l’anglais serait un atout.

  1. Dépôt de candidature
    Le Bureau Central de Coordination (BCECO), invite les candidats admissibles à manifester leur intérêt à fournir les services décrits ci-dessus. Ceux-ci doivent fournir les informations indiquant leurs capacités techniques, notamment : un curriculum vitae mis à jour reprenant des références concernant l’expérience antérieure, une lettre de motivation de 2 pages au maximum. Les candidats seront sélectionnés en accord avec les procédures définies dans la Loi relative aux marchés publics en République Démocratique du Congo.

Les candidats (individus) intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires à l’adresse ci-dessous, de lundi à vendredi de 9h00 à 16h00 (heures locales).

Les dossiers de candidature rédigés en langue française doivent parvenir, par courrier ou par E-mail, à l’adresse ci-dessous au plus tard le jeudi 19 mai 2022 et porter clairement la mention « AMI N° 689/BCECO/DG/DPM/AAS/2022/SC – Recrutement deux (2) auditeurs internes pour le compte du Bureau Central de Coordination (BCeCo) ».

Les dossiers de candidature devront comprendre : Un curriculum vitae (CV) à jour et concis sur support papier ou électronique (Word ou PDF) ; Une lettre (de deux pages au maximum) démontrant la compréhension de la mission et justifiant l’expérience pertinente ou compétences pour sa réalisation; Copies de diplômes et attestations.

BUREAU CENTRAL DE COORDINATION (BCECO)

A l’attention de Monsieur Jean MABI MULUMBA,

Directeur Général

Avenue Colonel Mondjiba, n°372 Concession

UTEXAFRICA KINSHASA /NGALIEMA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

TEL. (243) 815 136 729 E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avec copie à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.;

Jean MABI MULUMBA

Directeur Général du BCECO

*C’est en date du vendredi 6 mai dernier que Jean-Lucien Bussa Tongba, Ministre du Commerce extérieur de la RDC, a été reçu à Yaoundé, Capitale du Cameroun, par son homologue camerounais, Luc Magloire Mbarga, Ministre du commerce. Une rencontre riche en échanges stratégiques et en partages d’informations et de pistes de solutions sur une série de challenges que rencontrent les deux pays dans le secteur commercial et économique.

Au menu des discussions, les deux ministres se sont longuement entretenus au sujet de multiples questions bilatérales, en vue d’étudier les différentes possibilités envisageables pour mettre en place des moyens dans le but de fluidifier le commerce et de faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays.

Outre cela, ils ont tablé sur des questions relatives aux échanges dans la Zone de Libre Echange Continentale Africaine, « ZLECAf » en sigle. Et il y a lieu de souligner que quant à l’organisation des structures de la ZLECAf, le prochain Président du Conseil des Ministres doit être issu de l’Afrique centrale.

La participation de la RDC à la 13ème édition FOTRAC a fait partie de leurs échanges. La FOTRAC est la Foire Transfrontalière de l’Afrique Centrale dont la prochaine édition se tiendra du 30 juillet au 5 août 2022, sous le haut patronage du gouvernement camerounais.

Et, ils n’ont pas manqué de tabler, en fin de compte, sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine, avec ses conséquences sur les économies du monde en général, et de l’Afrique en particulier.

Une mission pour Jean-Lucien Bussa riche en agendas prometteurs pour le compte de la République Démocratique du Congo.

Peter Ngoyi

Avis d’Appel d’Offres

DAOI N°027/FPI/DG/DGA/CGPMP/PM/MPA-RP-HYS/2022/MF

 

ACQUISITION DES FOURNITURES DE BUREAU ET CONSOMMABLES INFORMATIQUES POUR LE FONDS DE PROMOTION DE L’INDUSTRIE EN DEUX LOTS

  1. Cet Avis d’appel d’offres fait suite au plan de Passation des Marchés paru sur le site internet de l’ARMP en date du 29 Mars 2022.

Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), dans le cadre de son budget de fonctionnement de l’exercice 2022, désire acquérir certaines fournitures, et a l’intention d’utiliser une partie de ces fonds pour effectuer des paiements au titre du Marché d’Acquisition des fournitures de bureau et consommables informatiques pour le Fonds de Promotion de l’Industrie en deux lots :

  • Lot 1 : Fournitures de bureau ;
  • Lot 2 : Consommables informatiques.
  1. Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) sollicite des offres sous pli fermé de la part des candidats éligibles et répondant aux qualifications requises pour livrer les fournitures.

Les variantes ne sont pas prises en considération.

  1. La passation du Marché sera conduite par Appel d’Offres ouvert, tel que défini dans la Loi relative aux marchés publics, à tous les candidats éligibles.
  2. Les Candidats intéressés peuvent obtenir des informations auprès du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et prendre connaissance des documents d’Appel d’offres à l’adresse du FPI repris ci-dessous, de lundi à vendredi de 9 heures à 16 heures locales (TU+1).
  3. Les exigences en matière de qualification sont

CAPACITE FINANCIERE :

Le candidat doit fournir la preuve écrite qu’il satisfait aux exigences ci-après :

  • Présenter les états financiers certifiés par un expert ou un cabinet comptable agréé des exercices suivant 2018, 2019 et 2020 ;
  • Présenter le chiffre d’affaire annuel moyen certifié des années 2018, 2019 et 2020 qui soit égal ou supérieur au montant de l’offre ;
  • Ne pas être en état de faillite.

CAPACITE TECHNIQUE ET EXPERIENCE

«Avoir exécuté au moins deux (2) marchés similaires au cours de trois dernières années (2019, 2020 et 2021) de façon satisfaisante et fournir les attestations de réception y relatives ;

  • • Fournir la preuve écrite que les fournitures proposées sont conformes aux spécifications techniques indiquées dans le présent Dossier d'Appel d'Offres et qu'il a déjà fourni des matériels similaires qui sont opérationnelles dans des pays aux conditions climatiques et d'utilisation semblables à celles de la RDC.
  • Une documentation (prospectus), en langue française, fournissant tous les détails nécessaires pour porter un jugement sur la qualité et la fiabilité des fournitures offertes par le Soumissionnaire.
  1. Les candidats intéressés peuvent obtenir le dossier d'Appel d'offres complet en formulant une demande écrite à l'adresse mentionnée ci-dessous contre un paiement non remboursable de Quatre cents (400) dollars américains ou l'équivalent en Francs Congolais (FC) au taux du jour. Le paiement sera effectué par versement d'espèces au compte n°«26 100-500044 45012-86/CDF», intitulé FPI/AUTRES RECETTES auprès de BGFI BANK. Le dossier pourra être retiré à la Cellule de Gestion des Projets et de Passation des Marchés Publics du FPI sur présentation de la preuve de paiement.
  2. Les offres devront être soumises à l'adresse ci-après au plus tard le jeudi 02 juin 2022 à 15 heures locales (TU+1). Les offres remises en retard ne seront pas acceptées. Les offres seront ouvertes en présence des représentants des candidats présents à la séance d'ouverture qui aura lieu à l'adresse ci-dessous jeudi 02 juin 2022 à 15h30' locales (TU+1). Les offres doivent comprendre une garantie bancaire d'offre d'un montant de 2.000 USD (deux milles dollars américains). Les offres devront demeurer valides pendant une durée de quatre-vingt-dix (90) jours calendaires à compter de la date limite de soumission.

Le Fonds de Promotion de l'Industrie (FPI)

A l'attention de Monsieur KALENGA MAKONGA Jean-Claude, Directeur Général ai

04, Avenue Lokele, Kinshasa/Gombe (RDC)

Tél. : (243) 81 667 78 48

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Une histoire d’amour chaleureuse et romantique est mise en scène chez la Nouvelle Cité de Cuivre & Cobalt de Deziwa. Ici, le beau jeune homme Emma (Emma Kamwanya Mudimba) et la belle jeune femme Liz (Liz Mwangal Mutamu) se sont rencontrés, se sont connus, sont tombés amoureux et se sont lancés dans un voyage agréable pour un couple de jeunes congolais exceptionnels pour poursuivre une vie meilleure et heureuse.

Emma vit dans le centre-ville de Lubumbashi et a rejoint Deziwa de CNMC en tant que technicien informatique en avril 2019. La mère d’Emma est une administratrice principale dans une école de filles à Lubumbashi. Le frère, la sœur et Emma ont également reçu une éducation universitaire de qualité. Grâce à son bon environnement familial et à son éducation générale, Emma se distingue de ses pairs et est adorée par de nombreuses filles.

En tant que jeune homme ambitieux vivant dans une grande ville, Emma est arrivé chez Deziwa avec les philosophies d’acquisition et d’accumulation des expériences professionnelles.

Il avait 32 ans à l’époque et était encore un « Noble célibataire ». Le frère et la sœur d’Emma ne sont plus célibataires, tandis que sa famille s’inquiète de son mariage. Toutefois, il avait ses propres planifications et prévoyait d’acquérir des expériences chez Deziwa et de retourner à Lubumbashi avant d’envisager le mariage.

Cependant, « l’amour est une chose imprévue », a déclaré Emma avec un sourire, « et une belle fille a ouvert mon cœur tout de suite en avril 2019 ». Ladite jeune fille s’appelle Liz, à l’origine de la ville de Kolwezi, et elle s’est spécialisée en informatique dans l’université. Elle a rejoint Deziwa en même temps qu’Emma, et elle était aussi une « Noble célibataire » à ce moment-là.

Pour ces deux personnes, l’un est un gentil homme, l’autre est une belle femme intelligente. Toutefois, leur première rencontre au bureau s’est mal passée. Lorsqu’ils sont entrés ensemble dans le bureau, le chef du bureau était découvert leur assortiment, et a rapidement demandé à Emma : « ​​​​Mon cher homme célibataire, ne serait-il pas magnifié d’avoir une romance au bureau ? ». Et puis, l’attention du chef est prêtée à Liz. Avant la réponse de la timide Liz, Emma a dit que « Je ne m’attends pas à une romance de bureau » et s’est éloignée sans un regard en arrière.

Après l’intersection de plus en plus fréquente dans les activités quotidiennes, les deux jeunes personnes ont découvert les cohérences et les compatibilités étonnantes entre eux en matière de nombreux intérêts, passe-temps et idées, par exemple : ils étaient tous deux de fervents catholiques, ils avaient tous deux des antécédents familiaux similaires et ils partageaient les mêmes recherches et aspirations pour l’avenir.

Soudainement, ils ont découvert que le partenaire idéal de leur vie était à portée de main. Les deux jeunes personnes ont alors mis de côté leurs différends antérieurs et ont entamé une romance de bureau, qui est devenue un beau paysage chez Deziwa.

Le 2 janvier 2021, Emma et Liz se sont mariées à l’église de Kolwezi avec leur vision de la vie future et avec les sincères bénédictions de Deziwa et des leurs employés. Le 4 octobre, avec la naissance de leur fils Rory, leur monde chaleureux de deux personnes s’est transformé en une confortable famille de trois personnes.

Ils ont également acheté une maison dans un quartier animé de Kolwezi avec leurs épargnes et se sont installés dans cette ville. Après le déménagement de tous les deux dans leur nouvelle maison, ils ont d’abord solennellement mis une « Bible » toute neuve sur le chevet et ont accepté de travailler ensemble à Deziwa pour apprendre la diligence, la sagesse et les compétences professionnelles avancées des Chinois afin de contribuer au bon développement de Deziwa et de rendre la vie plus agréable de leur famille.

‘’De ce fait, le MC-JEPK recommande que vous puissiez tenir un point de presse à l’issue duquel vous allez retirer vos déclarations disant que Goma se trouve à plus de 600 km de champs de bataille, contrairement à la réalité sur le terrain où les affrontements se déroulent même à moins de 20 km de la ville de Goma’’, lit-on dans une lettre officielle déposée par Barthélémy Bazambania, Président National du Mouvement des Citoyens Congolais Jeune Ensemble pour la Paix au Kivu (MC-JPK/Asbl), à l’endroit de l’Inspecteur Général Chef de Service, Jules Alingete Key. A côté de cette interpellation, le signataire de cette lettre propose une série de recommandations qui vont, dans un sens comme dans l’autre, vers l’implantation d’une direction de l’Inspection Générale des Finances dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, placées sous état de siège depuis le 6 mai 2022.

MOUVEMENT DES CITOYENS CONGOLAIS JEUNE ENSEMBLE POUR LA PAIX AU KIVU (MC-JPK/asbl)

Bureau de Coordination National

Kinshasa, le 27 avril 2022

A Monsieur l’Inspecteur Général des Finances, JULES ALINGETE

Objet : Notre indignation

C’est avec chagrin et désolation que nous venons auprès de votre paternelle responsabilité afin de partager avec vous ce-dont l’objet est mis en marge.

En effet, c’est par la voix de médias sociaux que nous venons de voir une vidéo dont vous avez dans votre état de conscience normale que les tueries et violations graves de nos mamans, papas, enfants, champs et bétails faites par les groupes armés locaux et étrangers et qui ont été à l’origine de plusieurs prorogations d’état de sièges par le parlement dans cette partie. Mais malheureusement, vous ne vous y étiez jamais rendu  et vous suivez par télévision à une distance de 6.000 km.

Merci pour votre confirmation à se désolidariser avec cette population où l’IGF qui est une grande institution de l’Etat semble n’avoir jamais organisé une mission d’inspection financière dans cette partie où notre gouvernement alloue une importante somme d’argent pour restaurer la sécurité mais détournée par les ennemis de la paix. Car l’approche axée sur les résultats en est la preuve pour que la population puisse affirmer ou non son impact sur les terrains. La restauration de l’autorité de l’Etat n’est pas seulement liée à la sécurité mais aussi à la bonne gouvernance financière dans cette partie du pays.

De ce fait le MC-JEPK, recommande :

  1. Que vous puissiez tenir un point de presse à l’issue duquel vous allez retirer vos déclarations disant que Goma se trouve à plus de 600 km de champs de bataille. Contrairement à la réalité sur les terrains où les affrontements se tiennent même à moins de 20km de la ville de Goma.
  2. Que l’IGF soit installée dans toutes les provinces où est déclaré l’état de siège. Ceci pour vous permettre à bien vivre les vraies versons de faits et de bien auditer les gestionnaire des fonds qui sont alloués.
  3. Que vous puissiez vous servir des acquis des résolutions issues de négociations qui se tiennent à Nairobi entre les groupes rebelles et notre gouvernement afin de bien dresser votre cahier de charge à présenter aux investisseurs.
  4. Que les investisseurs sachent que partout au monde où se trouve les humains, il ne manque jamais de problèmes et que leurs assurances c’est la garantie sécuritaire qui se retrouvera dans le contrat de collaboration gagnant-gagnant entre eux et notre gouvernement.
  5. Que les deux bureaux du parlement puissent se saisir d’office de cette vidéo afin d’interpeller le Chef de la Direction de Finances sur ses propos ségrégationnistes.

Barthélémy BAZAMBANIA KYALONDAGWA

Président National

Voici un titre plein d’ambitions et lourd à porter ! Nous l’avouons, le texte qui le porte sort des cadres ordinaires de la division du travail que l’on qualifie d’intellectuel qu’on sait instaurer dans la pensée soumise aux institutions de recherches universitaires. Mais ! Comment un scientifique  dans le domaine de recherche peut-il aller jusqu’à s’interroger sur une idée de ce genre ?

C’est bien simple, nous avons, à tout hasard, des grands noms dans la légende des grands génies et, nous avons,  en les observant, cheminé avec eux, très modestement sur le sentier, combien tortueux, du voyage qui les a conduit « de la pensée à l’action », c’est-à-dire, à la réalisation concrète de leur projet projeté dans leur pensée. Et tout au long du voyage, nous avons observé de près, à notre façon et selon nos limites, l’intuition créationnelle et son rôle dans l’avènement, en eux, des idées ; alors  que nous savons, « les idées ne nous appartiennent pas ! » Qu’est-ce que nous racontons ? Ceci est pourtant vrai.

Poussant un peu plus loin la réflexion au niveau métaphysique, nous avons conclu qu’au fait, les idées, toute idée se trouve logée dans « un Grand magasin » que nous appelons la « Conscience universelle » où chacun, selon sa perspicacité, peut puiser les prémisses des connaissances.

 « Le savant à la recherche des idées ? » Réponse ! Par la Pensée inventive et non pas par la science elle-même et son absolutisme prétendument infaillibles. A lire, en général les expériences « savantesques » de ces savants, nous avons compris qu’ils avaient bien un style d’idées qui, quelque part, est différent du style littéraire, même si à notre avis cette différence n’est qu’apparente. Nous ne savons vraiment pas si un savant, en concevant, a le souci du style. Son « affaire » se résume à « concevoir bien » pour que les idées et les mots arrivent clairement  et aisément. C’est dans cette ambiance que se meut librement et avec poids un savant. Il n’est pas  au départ un « écrivain » du type littéraire trempé dans des émotions idéologiques et dans une sorte de mobilité vibratoire. Le style d’idées d’un savant est, à notre avis, indépendant de sa sensibilité individuelle, de son équation personnelle. C’est dans ce sens que l’esprit du savant fait des nouveaux concepts fécondants propres à son domaine. Et il a du plaisir dans tout cela.

Le savant ne se fatigue pas dans la recherche des idées qui, elles, se trouvent attendant, de l’aurore des temps à la porte du Cosmos. Là, les idées déambulent va et vient, ayant soif qu’on les capte par ceux qui sont dignes d’elles ; au détour des sentiers, attendant, elles apparaissent avec un visage souriant ; elles viennent à la rencontre.

Le savant qui comprend le fondement de sa « savanité » se trouve déjà dans comportement qui transpire visiblement son « ouverture à la vie » c’est une personne qui a saisi le « rôle irremplaçable de l’intuition dans son aventure, « savantesque ». En troisième lieu il doit comprendre que, nulle part qu’ailleurs, la grande loge de ses idées c’est, sans conteste la Conscience Universelle. C’est ici, en quatrième lieu, s’il veut vraiment étayer son labeur, que son être doit se mouvoir en Un avec l’Univers. Et j’appelle cela « Prendre conscience de sa conscience ». C’est après cette étape ultime qu’il sentira subtilement en cinquième lieu, comment, ô combien le « style » qu’il doit adopter pour s’exprimer est, quelque par différent du style des écrivains ordinaires. Restant attentif observant le monde, son vécu réel, croyant à la place de l’intuition dans son entreprise, ayant pris conscience que ses idées ne sont pas, à proprement parler, les siennes, il osera et se plongera, corps et âme, dans son ardue aventure pèlerine de recherche, pendant que sa pensée se fait idées de celles-ci deviennent chair et chose voulue. C’est dans cette eau bouillante d’un labyrinthe compliqué qu’il ose effectuer un « voyage » aussi complexe, aussi multidimensionnel « entre la pensée et l’action » ; un voyage à coup sûr qui est une entreprise risquée et périlleuse.

Comprendre les fondements d’un tel vecteur c’est en même temps en fixer les repères. C’est l’abandon de l’illusion de se croire coupé de l’univers qui l’entoure ; c’est comprendre qu’il est sans sens s’il ne se voit pas couler, comme dans l’ensemble œkoumène, cosmique et cosmologique ; c’est comprendre qu’il n’est pas sans le lien à l’ensemble sans comprendre l’ensemble. Un  homme inspiré, une femme inspirée (Homme) qui se croit bénéfiquement être dans la « savanité » doit impérativement se convaincre que l’illusion à tous les niveaux est la cause des pires des erreurs et de toute souffrance et de tous les malheurs. L’illusion la plus nocive qui peut aliéner un homme, c’est de croire qu’il peut être séparé du Tout ; de voir isolé de la Source dans laquelle il s’origine constamment. Nous disons « nocive », parce qu’elle est non seulement extérieure à l’Homme, mais elle crée, en lui, une dualité trompeuse qui engendre la peur, la méfiance et le besoin sans cesse de vouloir se protéger du perçu comme menaçant ; et aussi le besoin de dominer qui mène à tous les conflits, à toutes les violences, exprimées ou refoulées.

Dans son voyage éprouvant de la pensée, l’Homme savant découvre comment sa dualité entretenue divise le monde, les peuples, les sexes, le corps et le mental, l’émotion et l’idée, sentiment refoulé et façades maintenues. L’Homme savant dans son voyage, doit savoir que quand la tête est coupée du cœur, l’esprit est distinct du corps ; et le conscient rationnel vogue à la dérive, loin de l’intuition profonde. Il doit savoir que pendant ce périple, son mental analytique conséquent et dominateur entretien d’une manière auto-punitive, le séparatisme nocif qui brise son être. Il doit se convaincre que les pouvoirs de la pensée sont spontanés et immédiats comme l’éclair ; et que le corps répète l’esprit sur le plan visible. Il matérialise la pensée. Il doit savoir que tout dans l’univers est inter-relié, se tenant et se répondant de façon complémentaire. « Il n’existe pas d’êtres solitaires. Chaque créature, en un certain sens, est reliée à tout le reste et en dépend… Nous avons des noms pour étiqueter chacun comme un moi et nous croyons sans réserve que ce système d’appellation va garantir l’entité, la séparation absolue de chacun de nous. Toute idée chère d’un moi unique, d’une autonomie, d’une indépendance individuelle, d’une île d’égoïsme, est en réalité un mythe » (Lewis Thomas cité par P. Gaboury)

Le savant dans son voyage entre la pensée et l’action doit avoir  en tête que l’univers est une chambre close, insonorisée où tout s’y répercute d’un bout à l’autre ; où tout émane d’une seule source/énergie/intelligence. Il doit faire place privilégiée à la spiritualité. D’ailleurs, aujourd’hui, la Science elle-même a découvert enfin que l’univers, fondement de la connaissance, fonctionne en tant qu’Un ; et au physique et à l’invisible psychique, psychologique et spirituel. La Science n’est qu’un produit de la Conscience. Le conscient rationnel confirme l’intuition spirituelle. La conscience rationnelle n’est qu’illusoirement la source des connaissances ; car elle est incapable de guider, de diriger la pensée ; elle ne peut que confirmer, démontrer et classifier ; bien que ce rôle soit absolument nécessaire, bien qu’unique, ne peut jamais remplacer celui que joue l’intuition  du périple de « savanité ». Nous parlons plus loin de l’intuition créatrice ; celle qui jaillit du cœur, de la conscience spirituelle, plus féminine et plus spontanée.

L’homme savant dans sa « savanité » doit se sentir spirituel, ouvert sur toutes les données des croyances humaines. Dépassant celles-ci, il se sentira en pleine communication avec lui-même, pour permettre ainsi les idées de venir à lui. Il est, à ce moment, dans un état de réceptivité totale du Divin créateur de toutes les choses. Un tel état, pour être, pour advenir, ne se fait que dans le silence mental. Voici celui qui peut créer le « demain ». Un homme qui, loin d’avoir peur, ni d’être soumis à la séduction du matériel tentateur, qui, loin de séduire, de contrôler, d’assujettir, est avec modestie simplement, reliée à l’Univers sans y être attaché, en relations intimes avec toutes les choses, mais en même temps, pleinement autonomes.

Ces genres d’hommes, je le veux au pluriel,  apprennent toujours à voir à travers, ils cherchent sans cesse. Ils savent bien qu’aucune déception n’est définitive à celui qui attend et espère tout en étant réceptif  et en se faisant canal des connaissances universelles. Ainsi est-il initié à la compréhension du monde.

L’homme qui commence c’est celui-là qui a compris qu’au commencement était la pensée lumineuse ; qu’au commencement était le dessein ; qu’au commencement était l’intuition d’ensemble. La totalité entretenue comme l’arbre contenu dans la semence. C’est celui qui a compris qu’il est la semence produite par l’Arbre. L’effet de l’Arbre : Sa production ; qu’il est le fils de l’Arbre. Il est donc l’Arbre lui-même. Nous pensons, pour notre part, que la semence c’est la pensée, c’est l’Arbre à l’état de possibilité, de sommeil, d’attente. Nous pensons aussi que pour que l’Arbre se réalise à même la semence, il faut une transformation radicale, une mutation se fasse au niveau de la racine même.

Mais, cependant quand nous regardons la semence, nous ne voyons pas l’arbre. Il me faut une vision de source, une intuition libérée des apparences ; une conscience de ce qu’est l’être total à déployer. Sinon la semence ne restera qu’une simple graine de poussière. Nous pouvons donc comprendre que l’effet de l’Arbre, le point d’arriver du processus, est en même temps la cause de l’Arbre. Et la condition pour que la semence (la pensée) devienne ainsi productrice c’est qu’elle entre en croissance au-delà de l’enclos qui l’enserre, pour se compromettre avec l’expérience, la contemplation, la méditation, l’intuition, la visualisation ; qu’elle fasse éclater sa coque, brise son armure au point de ne plus être une petite capsule protégée et stérile. Ainsi, à ce moment, la pensée, la semence, devient-elle en poussant, verte, c’est-à-dire matérialisée qui n’a plus aucune ressemblance avec la semence, et qui est  dans la mesure même ou la semence (la pensée) n’est plus. Tout est accompli : « Il faut que lui croisse et que moi diminue ». La semence est devenue Arbre, comme elle avait été toujours à l’état de désir, de dessein, de réceptivité. De même  la pensée est devenue la « chose » créé désirée, produite. C’est cela que Nous appelons : le voyage de la pensée à l’action. La direction est unique ; la signification mêmement. Le destin de la semence était l’apparition de l’Arbre. Il n’y avait en réalité que l’Arbre en elle, rien d’autre. « Où commence l’Arbre, où commence la semence ? » Nous pouvons en ce qui nous concerne dire : « Où commence la pensée, où commence son produit, la « chose » crée ? Ils naissent, au fait ensemble, inséparables, aucun ne précède l’autre. Ils sont une seule action, un tissu indéchirable.

Jean  Kambayi  Bwatshia

Professeur Emérite

Recteur de l’Institut Facultaire des

Sciences de l’Information et de la Communication

 

3 mai 2022

Permettez que je m’acquitte d’un agréable devoir de reconnaissance et de remerciement aux organisations des professionnels des médias qui nous ont invité à participer à cette journée Internationale de la Presse, commémorant la déclaration de Windhoek, nous demandant d’exposer en 10 minutes sur « les défis de la régulation des médias à l’ère du numérique », dans une thématique centrale autour du « journalisme sous l’emprise du numérique ».

Le thème nous proposé par les organisateurs nous pousse à poser la question de savoir comment assurer correctement le rôle de régulateur de médias, d’arbitre, d’encadreur, de conseiller, des réparateurs des torts commis par les médias contre la société ou les individus, dans un contexte de révolution numérique, avec des acteurs saisissables et insaisissables. Une interrogation subsidiaire est celle de savoir Comment maintenir l’équilibre au sein de la société nationale avec la profusion des productions médiatiques grâce à la révolution numérique.

  1. Base légale et théorique de la régulation dans le numérique

L’ère du numérique est aussi qualifiée de la révolution multisectorielle, particulièrement dans le domaine de la communication par les médias. Le législateur Congolais n’a pas été en déphasage pour régir ce phénomène nouveau, apportant avec lui un nouveau paradigme en permanente innovation, qui change les éléments systémiques, obligeant les concepteurs et les utilisateurs à plus d’inventivités. La loi charge le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) de « promouvoir le développement technique et l’accès de médias congolais aux nouvelles technologies de l’information et de la communication ».

Objet principal des missions révolues à l’instance étatique de la régulation des médias, les entreprises de l’audiovisuel et de la presse écrite sont obligés à utiliser efficacement les nouvelles technologies de l’information en offrant au public des produits informatifs, éducatifs et distractifs, divertissant, qui respectent les normes professionnelles et contribuent à élever la société vers l’excellence ; des produits informatifs qui font rêver et engagent des hommes et des femmes à fournir des efforts pour transformer qualitativement leur environnement tant politique, économique, social et écologique.

La migration du système analogique à un autre, numérique, plus dynamique, avec des changements virtuels à une vitesse insaisissable, moins palpable à l’œil nu, n’a laissé aucune chance aux figés, aux routiniers, aux nostalgiques du statut quo. Cette mutation sociétale a commandé aux professionnels des médias, l’adaptation rapide et la réadaptation répétée à la dynamique sans arrêt aux mises à jour des outils de communications et des techniques de plus en plus immatériels, digitales, tactiles.

Le développement des technologies de l’information et de la Communication (TIC) a révolutionné les médias et conduit à l’émergence des nouveaux médias. Ci qui a élargi les champs de l’exercice de la liberté d’expression à travers le nouveau support médiatique,  avec la convergence qu’offre l’Internet, qui a permis aux professionnels des médias de publier, à la fois, des journaux virtuels et de diffuser l’image et le son. Certains ont créé des entreprises des médias en ligne et d’autres se sont contentés de travailler en journalistes indépendants, en blogueurs.

Des journaux sur papiers ont migré facilement en virtuel et gardé leurs assises physiques avec adresses connues. De même que les entreprises de l’audiovisuel préexistantes à l’Internet.

Cependant, les utilisateurs des réseaux sociaux sont inaccessibles au regard de l’extraterritorialité du village planétaire, de leur nombre en termes des millions et de la croissance exponentielle des contenus publiés et diffusés par ces nouveaux médias.

Ce qui a rendu particulièrement difficile la mission de l’institution de régulation des médias, notamment celle de garantir le respect de la déontologie en matière d’information.

Au-delà des radios, des télévisions et de la presse écrite, qualifiées des médias traditionnels, la Loi Organique du CSAC confère à cette institution la charge de « veiller à la conformité à l’éthique, aux lois et règlements de la République, des productions (…) des médias en ligne », et « d’encourager (…) les nouvelles technologies de l’information et de la communication et l’Internet ».

L’encouragement aux TIC et à l’Internet ainsi que le contrôle des médias en ligne passent par des mécanismes de régulation des médias, consistant en des actions visant à instaurer un équilibre dans le fonctionnement du secteur de la communication, à garantir à tous un accès équitable aux médias privés, et à concilier l’usage de la liberté d’expression ainsi que l’exercice loyal de la profession des métiers avec les missions d’intérêts général ».

L’efficacité de l’action de régulation demande la prise en compte de tous les intervenants dans la production et la diffusion des informations sur Internet, notamment les « hébergeurs » et les fournisseurs d’accès Internet. Ceux-ci vont contribuer à l’application d’éventuels sanctions, après l’identification des coupables à l’éthique et à la déontologie, ou face à leur responsabilité dans la diffusion.

Les insuffisances de la Loi 96-002 du 22 juin 1996 (non encore abrogée) tiennent du fait qu’elle a été promulguée dans un contexte où n’existaient pas encore autant des médias audiovisuels ni électroniques ou médias en ligne (MIL).

Les arrêtés ministériels n°04/MMIP/020/96 et n°11/CAB/MCM/LMO/2018 portant mesures d’application de la Loi 96-002, traitant des médias en ligne, n’ont pas abordé la question de sanctions éventuelles ; celle du rôle des fournisseurs d’accès à l’Internet ainsi que des « hébergeurs » ; du statut à octroyer à la structure qui les fédère ; des modalités de leur autorégulation, de leur monitoring au quotidien.

Or, aucune activité ne peut s’exercer dans un Etat sans cadre légal et les responsables des médias doivent maîtriser les textes légaux et règlementaires régissant le secteur des médias afin d’exercer la profession conformément à l’éthique et à la déontologie professionnelle.

Devant le flux constant et de plus en plus abondant d’informations publiées sans traitement journalistique, via internet par des opérateurs sans statut légal, et en attendant une législation particulière, il est nécessaire d’élaborer une règlementation pouvant combler ce vide juridique dans la régulation des médias, aux dividendes conséquents pour la société, découlant de la diffusion des contenus médiatiques préalablement collectés, traités et diffusés avec professionnalisme.

La loi sur la régulation des médias charge le CSAC de sanctionner « l’exercice illégal de la profession journalistique ou de tout autre métier lié à la presse et à la communication audiovisuelle ».

D’ailleurs, le Ministère Public a déjà pris les devants en déférant les cybercriminels devant les cours et tribunaux, en se saisissant des faits infractionnels commis par voie de site web ou autres supports virtuels.

  1. Place de la régulation dans le numérique

Quelle est la place de la régulation des médias dans la révolution numérique ?

L’efficacité d’un régulateur des médias tient non pas à « poursuivre les opérateurs parce qu’ils ne respectent pas une partie de la réglementation » ; mais à « émettre une recommandation qui détaille comment le régulateur considère qu’il faut agir pratiquement pour appliquer une règlementation qui peut sembler théorique ».

Déjà en 2011, les régulateurs africains du RIARC (Réseau des Instances Africains de Régulation de la Communication), francophones et anglo-saxonnes, de médias (Tanzanie, Zambie, Ghana, Kenya, Uganda, Malawi et Lesotho) ainsi que ceux du Benin, de la République Démocratique du Congo (francophones) et du Mozambique (Lusophone), mieux de l’audiovisuel, se sont réunis à Arusha du 22 au 24 juin 2011 sur cette question de la révolution du numérique dans les médias. Ils ont recommandé à l’endroit des gouvernements des pays respectifs que le CSAC avait transmis au Gouvernement, à savoir que :

  • Un bureau de vérification des standards technologiques soit installé pour éviter le dumping quant à l’importance de matériels numériques ;
  • Les gouvernements fassent du passage numérique, une priorité à intégrer dans leurs programmes de développement ;
  • Les gouvernements détaxent les matériels et intrants numériques importés pour la production des programmes destinés aux citoyens ;
  • Des mécanismes d’encouragement ou de promotion de la production locale soient mis en œuvre, incluant la création d’un fonds pour la production de contenu locale de plusieurs natures : protection de l’enfance, promotion de la femme, sensibilisation au travail agricole, vie et culture des africains,…
  • Encourager la formation des techniciens locaux pour la prise en charge des équipements numériques ;
  • L’éducation et la sensibilisation des consommateurs et des opérateurs du secteur des médias aux réalités du passage numérique.

Si les pays anglophones d’Afrique ont mis en œuvre ces recommandations, les pays de l’espace francophone d’Afrique ont piétiné par l’instabilité des instances de régulation des médias en commençant par le pilotage ou le co-pilotage du processus de migration, du passage de l’analogie vers le numérique, avec des révolutions en cascade.

Or, les instances publiques de régulation des médias devraient appuyer les médias dans la production des contenus de haute facture, de qualité concurrentielle, dans un village planétaire où la meilleure production chasse la mauvaise, à l’image de la bonne monnaie qui chasse la mauvaise, le Dollar Américain supplantant les monnaies locales africaines et dans nombreux pays du monde. L’exception culturelle n’a pas été au rendez-vous pour protéger et promouvoir la culture nationale et locale avec le financement des productions locales concurrentielles à mettre sur les écrans pour le public plus attirés par les contenus qui les concernent. Le mort kilométrique oblige !

L’enregistrement et la tenue des répertoires des médias opérant en République Démocratique du Congo sont devenus difficiles à cause de la dispersion de centres d’identification des entreprises de presse et autres intervenants diffusant en numérique. Or, l’Etat ne devrait pas laisser un phénomène social, même inédit, d’évoluer ex nihilo, sans être régi par aucune règlementation, ni loi ; surtout que les intérêts se bousculent quant au partage du dividende numérique.

  • Que faire ? Quelques suggestions

Face à des problèmes complexes, l’Etat doit mobiliser toutes ses structures afin d’affronter et de maîtriser les défis du numérique, particulièrement dans le domaine de la communication des masses. Cela appelle, par exemple, à susciter plus de synergies internes des institutions publiques intervenant dans le processus de création, de fonctionnement et de suivi des entreprises de presse , pour que chacune des structures de l’Etat joue son rôle dans les limites de ses prérogatives (compétences), sans amputer ni paralyser les autres ; mais se complétant les unes les autres, au bénéfice de l’efficacité de l’action de l’Etat, face à la révolution numérique qui échappe encore. Les tâches des intervenants étatiques devraient être clarifiées quant au rôle à jouer dans l’acquisition des équipements et la mise à disposition des infrastructures de base du numérique ; à l’appréciation des contenus ; à la sanction ; à l’appui (aide) direct ou indirect aux médias, sans altérer leur nature de neutralité et d’impartialité.

Des synergies devraient s’établir entre les organisations privées intervenant dans le domaine de la communication numérique, en vue de garantir aux uns et aux autres la meilleure jouissance des droits d’informer et d’être informé ; mais aussi de partager les bonnes pratiques, dans un élan de renforcement mutuel des capacités.

Les synergies internes sont à compléter par des passerelles de collaboration internationale avec les autres instances de régulation des médias des pays plus équipés et avancés dans la maîtrise des communications à travers le numérique.

L’effectivité des activités de l’instance de régulation des médias est une garantie de l’accompagnement de la révolution numérique sur l’ensemble du territoire national. Ce qui exige le financement du déploiement et de l’installation des représentations dans toutes les provinces (26), avec des infrastructures, de l’équipement et un personnel technique payé par le Gouvernement. Ne dit-on pas que la peur du gendarme est le commencement de la bonne citoyenneté ! Or, sans un régulateur efficace, gendarme des médias, la foire s’installe dans le domaine.

Cette efficacité tient à la régularité des mises à disposition des fonds pour le fonctionnement de tous les segments de la régulation des médias : de l’observation des médias par le monitoring permanent des programmes diffusés à longueur des journées et des nuits, conduisant souvent à la saisine pour instruction des cas litigieux, aux études sur les évolutions technologiques exigeant de la formation permanente et l’adaptation, jusqu’à la prise des décisions par l’Assemblée plénière du CSAC. La bonne administration de la régulation des médias en République Démocratique du Congo demande des actions sans relâche, contenues dans des projets qui forment le programme de la régulation, duquel il est tiré des feuilles de route annuelles à exécuter par le CSAC. Il va sans dire que sans le financement de ces projets, les études et les objectifs, que s’assigne l’instance publique de régulation des médias, resteront des vœux pieux.

C’est pourquoi, il est plus loisible d’aligner le fonctionnement du CSAC, institution publique de régulation des médias, à la gestion en système de budget-programme, au regard de la spécificité d’institution d’appui à la démocratie, travaillant pour la réalisation des objectifs qualitatifs dont l’assainissement par la salubrité des écrans, demandé par le Président de la République aux Etats généraux de la Communication et des médias, tenus en janvier 2022, et l’amélioration du narratif, cher au Ministre de la Communication et des médias, positivant les efforts des uns et des autres pour transformer l’espace vital national.

Bref, les défis de la régulation des médias à l’ère de la révolution numérique tiennent au :

  • Processus de mutation de la télévision analogique à la télévision numérique terrestre qui devrait être évalué, revisité et réadapté dans sa structuration et sa composition, en considérant le rôle majeur, en amont et en aval, de l’instance de régulation, qu’est le CSAC ;
  • L’inadéquation ou l’inexistence d’une règlementation du numérique dans le domaine de la presse écrite, de l’audiovisuel et des médias en ligne ;
  • Difficulté d’identification par l’enregistrement en amont des médias qui se créent au jour le jour dans l’audiovisuel numérique ainsi que des radios communautaires (de nom) dans les villages, sans passer au préalable par le CSAC. Ce qui induit la difficulté de suivre leurs contenus pour s’assurer de l’impartialité, de la diversité des programmes et de l’accès de toutes les forces sociales et politiques au temps d’antenne ;
  • L’insaisissabilité des médias sociaux et leurs intervenants, qui font plus du mal que du bien à la société, dont le suivi demande plutôt des actions de sensibilisation à travers des forums, des messages et des spots de conscientisation des masses de plus en plus accrochées (accroc) aux réseaux sociaux.
  • Manque des moyens suffisant pour le déploiement et la mise en œuvre des projets d’assainissement ou de salubrité de l’espace médiatique.

Infiniment merci pour l’aimable attention.

Fait à Kinshasa, le 3 mai 2022

Primo MUKAMBILWA BWAMI

Haut-Conseiller

 

L’Administrateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie(OIF) Geoffroi Montpetit, et le Ministre de l’Intégration régionale Didier Mazenga ont signé ce jeudi 5 mai 2022 dans la salle Auditorium de Fleuve Congo Hôtel, l’Avenant du Cahier des charges des IXès Jeux de la Francophonie. Prévus du  28 juillet au 6 août 2023, cette signature est une garantie de la bonne tenue de cette énième édition à Kinshasa, par la ferme volonté et la détermination du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi.

Un engagement sans recul

Suite aux retards constatés dans les préparatifs, Isidore Kwandja Directeur national des IXès jeux de la Francophonie a affirmé qu’il était  important de redéfinir les échelons prévus par le cahier des charges, le budget prévisionnel ainsi que les sites au travers ce nouveau cahier des charges.

Etant donné que les autorités compétentes en RDC on fait part de leur volonté de procéder au changement de différents sites de logement sportif et culturel, devant accueillir de cette IXès édition dans l’intention de consolider l’héritage des jeux,  et une nécessité pour les pays francophones dont la RDC.

Financement

Sur les 48 millions de dollars américains attendus de la part de l’Etat congolais, il a rappelé qu’il a été déboursé 30 millions de dollars par le Gouvernement en décembre 2021 pour l’accélération des travaux. Ainsi, l’inquiétude liée au financement ne devrait pas tenir lieu, car toutes les dispositions en ce sens ont été prises, assurées par les pays membres ainsi que les athlètes.

Pour l’Administrateur de l’OIF, cette organisation constitue une fierté pour toute la famille Francophone, car cette signature  a permis de concrétiser les dates de ces jeux. «Les attentes sont élevées, les défis sont énormes, mais Kinshasa a la ferme volonté de léguer au peuple congolais un héritage en matière d’organisation d’évènement de grande envergure, une série d’infrastructures sportives et culturelles à la RDC», a-t-il déclaré.

Après cette étape, tous ont respectivement signé le cahier des charges, qui marque les préparatifs fixes des jeux de la francophonie pour 2023, sous l’applaudissement de l’auguste assemblée.

Il sied de rappeler que l’OIF et le Gouvernement avait signé initialement en date du 21 octobre 2019, prévoyant les jeux de la Francophonie en 2021 et reportés en  2022, avant ce renouvellement d’engagement.

Niclette Ngoie

 Il existe, depuis le 14 avril 2022, un accord entre le Royaume-Uni et le Rwanda sur la relocalisation des demandeurs d’asile, principalement originaires des pays islamiques. Pour le ‘’Nouvel Elan’’, qui suit de près cette situation, «il est d'autant plus étonnant que cet accord soit intervenu le 14 avril 2022, deux semaines seulement après que l'actuel président ait signé l'adhésion de notre pays dans l'organisation des Etats de l'Afrique de l'Est, dont l’une des dispositions majeures stipule la libre circulation des personnes et de leurs biens». Dans une lettre ouverte adressée à Boris Johnson, Premier ministre britannique, le 02 mai dernier, le parti d’Adolphe Muzito a exprimé sa crainte de voir les djihadistes surgir et profiter de l’occasion pour, probablement, semer terreur et désolation dans la partie Est de la RDC.

«Tout en reconnaissant à vos deux pays vos droits souverains d'agir selon vos intérêts réciproques, nous vous informons que votre accord soulève des graves inquiétudes dans le chef du peuple Congolais, pour les différentes raisons ci-après La partie Est de la RDC étant déstabilisée de façon permanente avec des viols et des massacres perpétrés par des groupes terroristes se réclamant de I’Etat Islamique en Afrique centrale, il y a alors de quoi se poser des questions sur la vraie nature de l'accord signé par votre gouvernement et le Rwanda, dont les visées hégémoniques d'occupation des provinces de l'Est de notre pays ne sont plus à démontrer», a souligné le Nouvel Elan. Plus loin, ce parti membre de la coalition Lamuka motive sa requête en insistant sur le fait que depuis plus de deux décennies, le Rwanda et l'Ouganda soutiennent des groupes rebelles et terroristes, tels que le M23, le CNDP, la CODECO et I'ADF-NALU, etc., ... Plusieurs rapports des Nations Unies notamment, le rapport «MAPPING 2003» dont votre gouvernement détient sûrement une copie, en témoignent, précise le parti dans sa correspondance signée par Albert Mukulubundu, Secrétaire national chargé des relations extérieures.

La Pros.

 

 

Lettre ouverte à Monsieur Boris JOHNSON contre raccord signé avec le Rwanda au sujet des «migrants et demandeurs de protection internationale»

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

À la demande d'une partie importante de la population congolaise, nous, Nouvel Élan, parti politique de la résistance membre de la plateforme LAMUKA, dirigé par l'ancien Premier Ministre de la République démocratique du Congo Adolphe MUZITO, venons vous donner notre position en rapport avec l'objet repris en marge.

En effet, en date du 14.04.2022, votre Ministre de l'Intérieur, Madame Priti Patel, avait signé un accord avec le Ministre des Affaires étrangères rwandais, M. Vincent Biruta, portant sur la relocalisation au Rwanda des demandeurs d'asile, principalement originaires des Etats Islamiques, dont bon nombre d'entre eux peuvent probablement êtres des Djihadistes.

Tout en reconnaissant à vos deux pays vos droits souverains d'agir selon vos intérêts réciproques, nous vous informons que votre accord soulève des graves inquiétudes dans le chef du peuple Congolais, pour les différentes raisons ci-après

  1. La partie Est de la RDC étant déstabilisée de façon permanente avec des viols et des massacres perpétrés par des groupes terroristes se réclamant de I'Etat Islamique en Afrique centrale, il y a alors de quoi se poser des questions sur la vraie nature de l'accord signé par votre gouvernement et le Rwanda, dont les visées hégémoniques d'occupation des provinces de l'Est de notre pays ne sont plus à démontrer.

Il est d'autant plus étonnant que cet accord soit intervenu le 14 avril 2022, deux semaines seulement après que l'actuel président de fait de la République démocratique du Congo, M. Félix TSHISEKEDI, ait signé l'adhésion de notre pays dans l'organisation des Etats de l'Afrique de l'Est, dont rune des dispositions majeures stipule la libre circulation des personnes et de leurs biens.

  1. Depuis plus de deux décennies, le Rwanda et l'Ouganda soutiennent des groupes rebelles et terroristes, tels que le M23, le CNDP, la CODECO et I'ADF-NALU, etc., ... Plusieurs rapports des Nation unies, notamment le rapport « MAPPING 2003 », dont votre gouvernement détient sûrement une copie, en témoignent.

D'ailleurs, la déstabilisation de IEst du Congo remonte de l'époque de M. Tony Blair, ancien Premier ministre Britannique, qui est aujourd'hui un des consultants de M. Félix TSHISEKEDI, qui est arrivé au pouvoir en 2018 par la fraude électorale.

3, Paradoxalement, votre pays avec une densité de 275 hab/Km2 préfère relocaliser ses demandeurs d'asile au Rwanda, un pays à très forte la densité 483 hab/Km2, alors que d'autres états du Royaume-Uni ont des faibles densités, notamment le Pays de Galles (139), Ifrlande du Nord (119) et l'Écosse (65).

Le gouvernement Rwandais refuse de négocier avec ses opposants et de rapatrier ses ressortissants réfugiés, dont 138 000 en RDC, 8 400 au Congo-Brazzaville et 18 000 en Ouganda. C'est ainsi que Messieurs Paul KAGAME et Sassou NGUESSO ont conclu un accord obligeant les anciens réfugiés Rwandais en situation irrégulière depuis 2017, aux travaux forcés champêtres, au Congo-Brazzavi11e, sur une étendue de 12 000 hectares, afin de les empêcher de retourner dans leur pays, le Rwanda,

  1. En dépit des protestations du HCR et des organisations de défense des droits de l'homme, et en violation de la convention de Genève dont le Royaume Uni est signataire, votre gouvernement a choisi d'envoyer au Rwanda de potentiels Djihadistes, qui finiront sans nul doute par migrer à l'Est du Congo, pour y semer davantage le chaos et désolations, comme c'est le cas au Nord Mali.

  1. Nous craignons que chaque crime terroriste commis à l'Est soit désormais attribué à votre gouvernement par nos compatriotes, et que cela suscite un sentiment anti Britannique avéré dans notre pays. Ce faisant, cet accord ternit fortement l'image de votre pays en RDC, en Afrique, mais aussi auprès des vieilles démocraties, au regard des conventions relatives au droit d'asile.
  2. Le Nouvel Elan vous rappelle à la raison et proteste ainsi contre la matérialisation de cet accord qui risque d'envenimer une situation déjà tendue et chaotique dans la partie Est de notre pays, et qui serait un facteur de plus pour la balkanisation de la RDC. Dans le cas contraire, le Nouvel Elan se verrait dans l'obligation de proposer des solutions préventives afin que le peuple congolais et les populations de la sous-région des grands lacs ne puissent pas subir les préjudices de cet accord déplorable.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Premier Ministre, l'expression de notre considération distinguée.

Albert Mukulubundu

Secrétaire national chargé des

Relations extérieures et

Porte Parole du parti

Pourtant, tout reste inchangé : son engagement et sa détermination à barrer la route à tout schéma et tout chemin susceptible de mener vers le glissement ou d’occasionner ‘’une énième fraude électorale’’. Compté parmi les cadors du Bloc patriotique, Adolphe Muzito ne veut aucun conciliabule, ni aucune autre forme de stratégie assimilable à un mélimélo, aux côtés notamment, du Front Commun pour le Congo. L’ancien Premier ministre préfère, cependant, limiter son soutien aux seules Forces sociales, laïcs catholiques (Calcc) et protestants (Milapro), dans leur combat pour consensus autour des réformes électorales. A en croire Blanchard Mongomba, secrétaire général du parti, « Si certains cadres de Lamuka croient que nous pouvons nous mettre ensemble avec les kabilistes, mieux avec Joseph Kabila, dans ce cas, nous devons demander pardon au peuple congolais pour l’avoir menti en lui disant que notre candidat avait gagné à la présidentielle de décembre 2018 », a-t-il déclaré récemment sur Top Congo Fm. Il a renchéri en martelant sur ce qui suit : « Si nous avions tort d’accuser Joseph Kabila à l’issue de la présidentielle de décembre 2018, à quoi aura servi notre combat sur la vérité des urnes ? Si c’est pour accompagner les églises catholique et protestante qui mènent le même combat que Lamuka en ce qui concerne les réformes électorales, Nouvel Elan est partant sans hésitations ». Il y a lieu de noter que le Bloc patriotique a prévu un sit-in ce vendredi 6 mai devant le Palais du peuple pour notamment exiger le consensus autour des réformes électorales, le remboursement de frais perçus par l’Etat à travers la taxe Ram.

La  Pros.

 

*Un temps inquiété par la justice, l’ancien Premier ministre de Joseph Kabila a annoncé sa candidature à la présidentielle, mardi 3 mai. Isolé politiquement, il semble néanmoins sûr de ses forces. Et se rêve  un destin à la Macron.

Il faut bien le reconnaître, cela avait mal commencé avec Augustin Matata Ponyo. On ne savait pas tout à fait s’il avait le ton d’un instituteur ou l’allure d’un commissaire de police, s’il faisait la morale à la manière d’un curé, mais c’était un drôle de ring sur lequel il nous avait – bien malgré nous – propulsé.

Lorsqu’on l’a rencontré dans ses bureaux kinois situés dans les hauteurs de la tour Kiyo Ya Sita, fin mars, l’ancien Premier ministre s’était immédiatement mis à dénigrer, à menacer, à asséner ses vérités avec véhémence et autorité. Coup pour coup, à peine les civilités passées, on avait failli partir. Mais pareil amateur de boxe intrigue.

Nous sommes donc resté, pour découvrir que nous nous étions un peu trompé : si l’homme ne prend pas de gants, c’est qu’à la boxe, il préfère de loin la course à pied.

Deux mois après notre rencontre, ce 3 mai, c’est à petites foulées qu’il a commencé sa journée. Baskets, short, tee-shirt et tapis de cours.   «60 minutes à 6,5 km/h en moyenne », récite-t-il. Comme chaque jour ou presque.

Si longue attente

Ce n’est pourtant pas un mardi tout à fait comme les autres.

Après des mois de spéculations, Matata se lance dans la bataille présidentielle censée se conclure, si les délais constitutionnels sont tenus, en décembre 2023. Sur la scène du Showbuzz, à Kinshasa, l’homme aux fines lunettes et à l’éternelle cravate rouge prend la tête du parti qu’il vient tout juste de créer, Leadership et gouvernance pour le développement (LGD). Et annonce qu’il se lance dans la course à la magistrature suprême.

«Je suis comme Luther King, comme Lumumba, comme Mandela, moi aussi j’ai un rêve, explique-t-il. Je rêve d’un Congo fort et grand».

Il ne craint pas les comparaisons. Si, pour certains, évoquer les hommes illustres pourrait sembler écrasant, Matata semble estimer qu’il s’agit là d’une juste hauteur.

Déjà, on évoquait son nom comme celui d’un potentiel dauphin de Joseph Kabila pour la présidentielle de 2018. Emmanuel Ramazani Shadary lui fut finalement préféré. Puis les ennuis judiciaires se sont accumulés. «Ne revenez pas là-dessus, cela ne sert à rien d’en parler à nouveau, intime-t-il. Tout cela n’a été monté que pour m’empêcher d’être candidat».

Empêtré dans les affaires

Tout de même, difficile de l’oublier. Ces derniers temps, il a vu sa route obstruée par deux grosses affaires judiciaires. D’une part, celle du parc agro-industriel Bukanga Lonzo, un lieu « salué par toutes les institutions internationales », s’exclamait-il juste après avoir quitté la Primature, en 2016, dans une interview à Jeune Afrique.

A  200 kilomètres de Kinshasa, 80 000 m2 qui devaient être la vitrine du Plan national d’investissement agricole (PNIA) et montrer la voie vers l’agriculture extensive. Pour finir en un modèle de gâchis. Terrains à l’abandon, matériel abîmé… Le projet novateur est resté chimère. Sur les 285 millions de dollars mobilisés, 205 millions ont été détournés, selon un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) daté de novembre 2020.

Puis, il y a le dossier de l’indemnisation de 300 victimes de la zaïrianisation, mettant à nouveau en cause l’ancien chef du gouvernement pour détournements de fonds. Son immunité de sénateur finalement levée. Assigné à résidence, Matata Ponyo s’est retrouvé accusé devant la Cour constitutionnelle en novembre dernier.  Mais, rapidement, celle-ci s’est déclarée incompétente.

«Acharnement»

Cette « cabale », cet « acharnement », Matata Ponyo les impute au président. Il en veut pour preuve un courrier, daté du 2 février, de Victor Mumba Mukomo, le procureur près la Cour de cassation, adressé à Félix Tshisekedi.

Le représentant du Parquet y reconnaît qu’aucune juridiction n’est plus compétente pour juger Matata Ponyo. Un document qui signe, selon l’ancien chef de gouvernement, l’immixtion du politique dans les affaires judiciaires.

‘’Je suis comme Luther King, comme Lumumba, comme Mandela, moi aussi j’ai un rêve’’

«Je ne dois ces persécutions qu’au fait que je veux être candidat et que je refuse de rejoindre leur camp », tranche Matata Ponyo, qui affirme avoir été plusieurs fois approché pour rallier l’Union sacrée, la coalition qui s’est formée autour du chef de l’Etat. « Tout comme Moïse Katumbi, on veut me mettre hors d’état de nuire».  

Aujourd’hui encore, il se dit « prisonnier politique ». Bien que blanchi, il ne peut quitter Kinshasa. S’il a un temps travaillé à un plan de relance post-Covid 19, il assure n’avoir plus aucun lien avec le pouvoir en place. D’autant que l’arrestation de François Beya, l’ancien conseiller sécurité de Félix Tshisekedi, en février, a fait disparaître le principal émissaire entre les deux camps. Matata Ponyo est désormais un poil à gratter. Fin mars, il rend public le dernier arrangement en cours au Sénat. Il refuse la Hyundai flambant neuve offerte aux élus. « C’est une honte, rendez-vous compte.  En ville, un véhicule pareil vaut 75 000 dollars.  

Pour un groupe, il a dû atteindre au moins 40 000 dollars, et multiplié par le nombre de membres… Avec cet argent nous pourrions acheter un avion, construire des écoles ! ».  Alors que  l’année dernière, 500 jeeps ont été distribuées aux députés acceptant de rallier l’Union sacrée, la révélation de cette nouvelle affaire fait mauvais genre. «C’est de la corruption pure et simple ! »,   assène-t-il.

Hier encore accusé de détournements, le voici devenu exemplaire. « En quatre ans et sept mois de Primature, je n’ai pas détourné un dollar », assure-t-il. Matata Ponyo ne manque pas une occasion de rappeler qu’il détient le record de longévité à la tête d’un gouvernement congolais – entre 2012 et 2016 – et ne trouve rien à redire sur son action à la tête de l’Etat.

Soif de revanche

Directeur général du Bureau Central de Coordination de 2003 à 2010 avant de devenir ministre des Finances puis,   Premier ministre, il est fier de son parcours. « Avant moi, rien de ce que j’ai fait n’avait été fait. Et après moi, rien de ce que j’ai fait n’a été fait.  Depuis l’indépendance, personne n’a fait aussi bien que moi », lance-t-il. John Kerry, l’ancien secrétaire d’Etat américain, Christine Lagarde, alors patronne du FMI…

A  l’entendre, les plus puissants de ce monde ne tarissaient pas d’éloges à son égard. « Christine m’a dit : “Mais comment fais-tu pour si bien réussir ?” », rapporte-t-il sans rougir. Des compliments impossibles à vérifier. Est-ce le signe d’une inextinguible ambition ? Peut-être est-ce la soif de reconnaissance qui fait courir ce fils d’un tireur de vin de palme de Kindu, dans la province du Maniema (Est). Celui qui vivait dans une maison de paille et de brique, « quasiment nu avec aux pieds des babouches abîmées pour souliers ». « Je suis comme un rêve américain ! »,  clame-t-il. Suffisant, Matata ? « C’est de la foutaise ! Je suis invisible, je ne fréquente pas les bars et les restaurants de Kinshasa, je me fais discret », répond-il.

Tout de même, jusqu’au sein de son ancienne famille politique, l’homme agace. « Il est autocentré et n’a pas le caractère d’un démocrate, lâche un cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de Joseph Kabila. Lorsqu’il était Premier ministre, il s’immisçait dans toutes les affaires et ne respectait pas la séparation des pouvoirs».  

Les relations étaient devenues si délétères, en 2021, qu’il a fini par quitter le PPRD et la coalition du Front commun pour le Congo (FCC), où il se disait mal-aimé.

Il a tout de même gardé de bons rapports avec l’ancien Chef de l’Etat, qu’il a pris soin d’informer de sa candidature à la présidentielle, et peut compter sur les liens solides qui l’unissent à certains membres de sa famille, notamment sa sœur, Jaynet. D’aucuns rappellent aussi que cet homme ambitieux conserve tout de même quelques soutiens dans le marigot politique : en 2021, les sénateurs n’ont pas immédiatement accepté de lever son immunité.

Destin à la Macron

‘’En quatre ans et sept mois de primature, je n’ai pas détourné un dollar.  Christine Lagarde m’a dit : “mais comment fais-tu pour si bien réussir ?”

Ni chez Kabila,  ni chez Tshisekedi, l’homme semble néanmoins bien seul. C’est entouré de l’équipe de Congo Challenge – son cabinet de conseil avec lequel il a notamment,  travaillé pour le Guinéen Alpha Condé et pour le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé – et d’anciens collaborateurs de la primature qu’il se lance dans l’aventure présidentielle.

Qu’importe, l’homme dit rêver d’un destin à la Macron – une comparaison soufflée par un communicant.

«Les Congolais gardent un très bon souvenir de ses années de gestion, veut nous persuader le professionnel en question. Il y a un trou de souris dans lequel il peut se glisser».

Par-delà les clivages, Matata Ponyo espère surprendre en 2023.

Foi de CIA : «En 2018, l’agence américaine de renseignements avait réalisé un sondage qui assurait que je gagnerais face à n’importe quel opposant », déclare-t-il. Il n’en a pas fini avec les noms illustres. Citant Machiavel, il dit détester les médiocres qui habituellement gouvernent et vouloir ouvrir l’ère des « meilleurs d’entre tous ».

Décidément, rien ne semble arrêter Matata Ponyo.

A  6,5 km/h, chaque jour, il avance résolument. Il lui faudra simplement veiller à ne pas se prendre les pieds dans le tapis.

Pourtant, tout reste inchangé : son engagement et sa détermination à barrer la route à tout schéma et tout chemin susceptible de mener vers le glissement ou d’occasionner ‘’une énième fraude électorale’’. Compté parmi les cadors du Bloc patriotique, Adolphe Muzito ne veut aucun conciliabule, ni aucune autre forme de stratégie assimilable à un mélimélo, aux côtés notamment, du Front Commun pour le Congo. L’ancien Premier ministre préfère, cependant, limiter son soutien aux seules Forces sociales, laïcs catholiques (Calcc) et protestants (Milapro), dans leur combat pour consensus autour des réformes électorales. A en croire Blanchard Mongomba, secrétaire général du parti, « Si certains cadres de Lamuka croient que nous pouvons nous mettre ensemble avec les kabilistes, mieux avec Joseph Kabila, dans ce cas, nous devons demander pardon au peuple congolais pour l’avoir menti en lui disant que notre candidat avait gagné à la présidentielle de décembre 2018 », a-t-il déclaré récemment sur Top Congo Fm. Il a renchéri en martelant sur ce qui suit : « Si nous avions tort d’accuser Joseph Kabila à l’issue de la présidentielle de décembre 2018, à quoi aura servi notre combat sur la vérité des urnes ? Si c’est pour accompagner les églises catholique et protestante qui mènent le même combat que Lamuka en ce qui concerne les réformes électorales, Nouvel Elan est partant sans hésitations ». Il y a lieu de noter que le Bloc patriotique a prévu un sit-in ce vendredi 6 mai devant le Palais du peuple pour notamment exiger le consensus autour des réformes électorales, le remboursement de frais perçus par l’Etat à travers la taxe Ram.

La  Pros.

 

‘’Tenant compte du Programme d’actions du Gouvernement en son axe 8 relatif à la Communication et Médias, Je formule vivement le vœu de voir le Gouvernement accompagner le Comité de suivi des Recommandations des Etats Généraux de la Communication et Médias, dans la mise en œuvre de toutes ces 80 recommandations afin que la salubrité médiatique soit effective, et permettre aux consommateurs des médias d’avoir accès à une information crédible, complète et pluraliste, forgée par des médias indépendants et responsables, se souciant du bien-être du journaliste. C’est dans cet esprit que nous sollicitons du Père de la Nation par le biais du Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, la continuité de l’appui du Gouvernement dans la réalisation de ses promesses vis-à-vis des journalistes et organisations professionnelles des médias.

Car, les médias ne peuvent assurer le respect total de l'Etat de droit que lorsqu’ils sont libres, indépendants et pluralistes.  Cependant, seul un cadre légal garantissant la liberté d'expression et d'information permet à un tel type de médias d’émerger et de se renforcer mutuellement avec un système judiciaire neutre et efficace pour devenir des piliers de la démocratie et de la bonne gouvernance’’, a déclaré M.  Zegbia Wembulu Jasbey,  Secrétaire Général de l’UNPC, à l’occasion de la journée internationale de la liberté de presse, ce 3 mai 2022 à l’Hôtel Béatrice, à la Gombe. 

Mot de bienvenue du Secrétaires Général de l’Unpc à l’ occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse

(Par Zegbia Wembulu Jasbey)

(Béatrice Hôtel, 3 mai 2022)

  • Honorables Députés et Sénateurs ;
  • Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Mission diplomatiques ;
  • Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement ;
  • Monsieur le Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication ;
  • Mesdames et Messieurs les Présidents des Organisations professionnelles des Médias ;
  • Chères Consœurs, chers Confrères ;
  • Distingués Invités ;

Cadre fédérateur et Autorité d’Autorégulation de tous les journalistes et organisations professionnelles des médias en République Démocratique du Congo, l’Union Nationale de la Presse du Congo souhaite plein succès pour l’an 1 du Gouvernement de Warrior dont les indices ne cesse de s’améliorer dans les sondages, malgré la tempête qui secoue la planète tant sur le plan sanitaire que sécuritaire. Elle réitère ses très sincères et chaleureuses félicitations pour ce bilan élogieux.

  • Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement ;

L’UNPC exprime toute la gratitude de la profession pour les efforts que ne cesse de fournir le Gouvernement pour avoir honoré de votre présence cette cérémonie, aussi en remplacement du Premier Ministre empêché, qui donne une solennité majestueuse à la célébration de cette Journée dédiée à la liberté de la presse dans le monde.

Sa reconnaissance envers le Gouvernement est frappante lorsque, dans les priorités de son mandat, le Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est engagé pour la « promotion de la liberté de la presse et des médias avec comme promesse ferme, d’en faire véritablement un quatrième pouvoir en RDC  ».

Cela n’est possible que si le journaliste jouit de la liberté de la presse qui a souvent été malmenée par des arrestations, des emprisonnements, des tueries, etc.

Qu’il me soit permis de vous remercier particulièrement, Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, pour vous être dégagé de vos lourdes charges en vue de nous faire le bénéfice de votre précieux temps, preuve de votre engagement à perpétuer la vision du Président de la République dans sa quête de la salubrité de l’espace médiatique en RDC.

  • Honorables Députés et Sénateurs ;
  • Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Mission diplomatiques ;
  • Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement ;
  • Monsieur le Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication ;
  • Mesdames et Messieurs les Présidents des Organisations professionnelles des Médias ;
  • Chères Consœurs, chers Confrères ;
  • Distingués Invités ;

Ce 3 mai 2022, la Journée Mondiale de la liberté de la presse proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1993 est célébrée sur toute la planète.

Son institutionnalisation répond à l’appel des journalistes africains qui, réunis à Windhoek en Namibie, en 1991, avaient fait une déclaration sur leur volonté ferme de voir, dans le monde entier, les médias être pluriels et indépendants.

Ainsi donc, une fois l’an, les journalistes font un arrêt pour célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, pour évaluer le niveau atteint par chaque pays dans la défense de l’indépendance des médias et, surtout, pour rendre hommage aux professionnels des médias qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur métier.

Tout à l’heure, le Secrétaire Général de JED va faire un état des lieux de la liberté de la presse en RDC.

En marge de cette Journée, nous avons organisé, ensemble avec les organisations des professionnels des médias, membres de l’UNPC, un forum en rapport avec le thème de cette année « Le journalisme sous l’emprise numérique » pour dégager le type de journalisme qui convient à l’ère du numérique pour que les médias deviennent réellement un quatrième pouvoir, sous divers supports.

En effet, il n’est un secret pour personne que les médias congolais sont butés à plusieurs défis pour leur développement, pour ne pas dire crûment, qu’ils sont à l’agonie.

Tous les organes de presse sont au bord de la faillite. Tous les compartiments de ce noble métier sont en déliquescence.

Les travaux des Etats Généraux de la Communication et Médias tenus du 25 au 28 janvier 2022 au Centre Catholique Nganda avec pour thème : «Les médias Congolais : quelles perspectives à l’ère du numérique face aux défis du développement durable », sous leadership du Ministère de la Communication et Médias, ont produit 80 recommandations, dont le comité de suivi a été créé et les animateurs nommés.

La majeure partie desdites recommandations est consacrée à la « Réforme du cadre légale et institutionnelle », qui vise essentiellement l’adoption de la loi 02/96 du 22 juin 1996 portant modalités de l’exercice de la liberté de la presse ainsi que l’Ordonnance-loi 81-012 du 2 avril 1981 portant statut du journaliste œuvrant en République Démocratique du Congo, telles que reformées lors de ces travaux.

Il y a également les lois sur l’accès à l’information, sur la dépénalisation des délits de presse dont un moratoire a été adopté aux Etats Généraux, et nous en passons.

Au jour d’aujourd’hui, nous sommes en droit de dire qu’il y a opérationnalisation de ces recommandations et l’application de ces résolutions. Car, certains de ces textes se trouvent actuellement au niveau de la commission technique du Gouvernement après être passés à la commission dite Lutundula.

L’UNPC a pour sa part, résolu de stopper la production des cartes d’identité professionnelle du journaliste congolais en attendant l’organisation de son congrès extraordinaire en vue d’adapter ses textes normatifs aux recommandations des Etats Généraux, dont le financement est imminent, d’autant plus que le dossier se trouve déjà au niveau du ministère des Finances. Déjà, le comité préparatoire dudit congrès est prêt pour le début des travaux.

Ce congrès est autant attendu par l’UNPC que par toutes les organisations de promotion et de défense de la liberté de presse ainsi par l’Autorité de Régulation (donc le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication) des médias en RDC.

Dans les jours qui suivent, lesdites recommandations et/ou résolutions seront traduites en ordonnance-lois, lois et arrêtés afin de donner à la presse congolaise un arsenal juridique adapté à son environnement actuel, pour son bon fonctionnement.

En ce qui concernant principalement, la dépénalisation des délits de presse, la profession journalistique estime qu’il faille créer des mécanismes d’une immunité judiciaire au profit du journaliste professionnel qui n’est efficace qu’indépendant et responsable que libre de s’exprimer, dans la limite du vérifiable et au nom de l’intérêt public dont il est le serviteur.

C’est dans ce sens que nous avions proposé lors des Etats généraux d’organiser une mutation du délit de presse en faute déontologique en vue d’optimiser la responsabilité morale du journaliste, de renforcer son serment éthique et d’officialiser la sanction administrative de ses pairs.

  • Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et Médias ;

Pour marquer sa volonté politique de promouvoir les médias véritablement comme un quatrième pouvoir, nous avons constaté avec joie l’accompagnement tant physique que matériel de Son Excellence Monsieur le Président de la République au cours des travaux des Etats Généraux de la Communication et Médias.

Tenant compte du Programme d’actions du Gouvernement en son axe 8 relatif à la Communication et Médias, Je formule vivement le vœu de voir le Gouvernement accompagner le Comité de suivi des Recommandations des Etats Généraux de la Communication et Médias, dans la mise en œuvre de toutes ces 80 recommandations afin que la salubrité médiatique soit effective, et permettre aux consommateurs des médias d’avoir accès à une information crédible, complète et pluraliste, forgée par des médias indépendants et responsables, se souciant du bien-être du journaliste.

C’est dans cet esprit que nous sollicitons du Père de la Nation par le biais du Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, la continuité de l’appui du Gouvernement dans la réalisation de ses promesses vis-à-vis des journalistes et organisations professionnelles des médias.

Car, les médias ne peuvent assurer le respect total de l'Etat de droit que lorsqu’ils sont libres, indépendants et pluralistes.

Cependant, seul un cadre légal garantissant la liberté d'expression et d'information permet à un tel type de médias d’émerger et de se renforcer mutuellement avec un système judiciaire neutre et efficace pour devenir des piliers de la démocratie et de la bonne gouvernance.

  • Honorables Députés et Sénateurs ;
  • Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions diplomatiques ;
  • Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement ;
  • Monsieur le Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication ;
  • Mesdames et Messieurs les Présidents des Organisations professionnelles des Médias ;
  • Chères Consœurs, chers Confrères ;
  • Distingués Invités ;

L’évolution des Nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication a occasionné la naissance d’un nouveau type de média.

Dans leur ouvrage : LE JOURNALISME à l’ère du numérique, Thierry Watine et Dominique Payette deux anciens journalistes et actuellement professeurs de journalisme au département d’Information et de Communication à l’Université de Laval estiment que le plus gros défi emmené par le numérique dans le journalisme est l’augmentation de la vitesse  de production. Celle-ci apporte de multiples conséquences sur le plan de la qualité d’information. « La hausse de la vitesse d’exécution fait en sorte que les articles sont plus superficiels, qu’il y a un grand risque de faire des erreurs ».

Mais, quel type de journalisme sous l’emprise du numérique pour que les médias soient véritablement un quatrième pouvoir dans le contexte congolais ? A la question, le président de l’association « Médias d’Information en Ligne (MIL RDC) », le confrère Israël Mutala y répond tout à l’heure.

Je ne peux terminer ce mot sans pour autant remercier les partenaires qui ont rendu possible la cérémonie de ce jour, en l’occurrence : L’USAID, l’Ambassade de Suède, la Confédération Suisse, le fhi360, l’Internews et l’Unesco.

A vous tous qui avez répondu à notre invitation, soyez les bienvenus !

A toutes les Consœurs et à tous les Confrères, je dis : bonne fête !

Que vive la liberté de la Presse,

Que vive la RDC,

Je vous remercie.

Kinshasa, le 3 mai 2022.-

ZEGBIA WEMBULU Jasbey

Secrétaire Général de l’UNPC

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