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L’actuel Président de la République et Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est donc favori à remporter les prochaines joutes électorales avec 32% des voix, laissant à la traîne Moïse Katumbi Chapwe, Martin Fayulu Madidi et Jean-Pierre Bemba Gombo. Considérés, pour certains, comme des potentiels candidats et grands gabarits qui tenteront de se hisser au strapontin du pouvoir, ces acteurs politiques se partageraient respectivement, 16%, 13% et 12% des intentions de vote de la population congolaise. C’est ce que révèle le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) ainsi que le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (BERCI), dans un rapport sondage d’octobre 2021, dont le titre en tête d’affiche se nomme : ‘’La RDC face à la démobilisation politique. Perte de confiance et risque d’une abstention élevée’’. Toutefois, ont-ils précisé, cette étude réalisée, deux ans avant les scrutins, ne sert qu’à donner une idée approximative de la popularité comparative.

Ce qui justifiera sa victoire…

Les deux organisations productrices de ce sondage préconisent que si Félix Tshisekedi reste en tête, c’est parce que le peuple congolais lui réitère visiblement sa confiance. Ce choix, cette confiance et cette volonté de le soutenir se fondent, entre autres, sur le fameux déboulonnage du système Kabila, la rupture de la coalition FCC-CACH et la désignation d’un nouveau gouvernement issu de la nouvelle majorité (Union Sacrée de la Nation) qui, depuis son investiture le 26 avril 2021 au Parlement, s’est lancé dans la mise en œuvre effective d’un Programme de gouvernance ambitieux.

Et ce n’est pas tout ! Le GEC et le BERCI affirment encore que la décision portant gratuité de l’enseignement, saluée par tous et en cours d’amélioration, la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics renforcée et les indicateurs macroéconomiques au vert enfoncent le ‘’poignard dans la plaie’’ du favori Fatshi.

Bien sûr, complètent-elles, il faudrait y associer les moyens dégagés dans la riposte contre la pandémie à Covid-19, gérée efficacement dont la conséquence irréductible est la réduction du taux de létalité, l’ouverture de l’espace public notamment, par le retour des exilés politiques, la volonté ferme et clairement exprimée par la constitution des provisions financières pour la tenue des élections dans le délai constitutionnel sont autant des facteurs qui alimentent le nouveau narratif sur la RD. Congo.

CENI : contourner le pire qui profile à l’horizon

Cependant, constatent le GEC et BERCI, les différents acteurs politiques de l’Opposition et les Confessions Religieuses ne parviennent pas, depuis plus d’un an, à s’accorder sur les animateurs de la Commission Electorale. Hier l’on parlait de Ronsard Malonda, décalé au temps du règne de Mabunda par le même Félix Tshisekedi. Aujourd’hui, c’est désormais Denis Kadima Kazadi, choix porté par six de huit composantes des Confessions Religieuses, entériné par l’Assemblée Nationale samedi 16 octobre 2021.

Dans leur sondage, les deux organisations émettent leurs inquiétudes face à toutes les péripéties autour de l’installation du nouveau bureau de la CENI, censée plus qu’urgemment d’actionner le processus électoral dont les exigences restent les mêmes : transparence, crédibilité, liberté, vérité des urnes. Ce retard préjudiciable laisse planer en la population, elle aussi, des sérieuses inquiétudes sur la tenue des élections en 2023. Mais, donne positive pour l’instant, ‘’44 % des répondants sont plutôt confiants et estiment que ces scrutins se tiendront bien dans les délais, contre 37 % qui pensent le contraire’’, soutient, enfin,  ce même rapport sondage.

John Noyi

Résumé

Ce sondage national réalisé par le Bureau d'études, de recherche et consulting international (Berci) et le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) visait à évaluer le sentiment populaire six mois après la nomination du Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde. L'investiture du gouvernement de ce dernier a constitué un tournant déci­sif, car elle a consolidé la rupture entre le Président Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, son ancien allié.

L’enquête a été réalisée également en perspective de la nouvelle session parlementaire, au cours de laquelle les priorités budgétaires pour 2022 seront fixées. Parmi les autres points critiques de l'agenda politique figurent la désignation des membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui préparera et organisera l’élection présidentielle et les législatives de 2023, ainsi que la lutte contre le Covid-19. Notre sondage s'est aussi intéressé à la perception de l'état de siège, instauré début mai 2021 pour faire face aux violences en cours dans l'est du pays.

Nos principales conclusions sont les suivantes :

  • Par rapport au gouvernement précédent, Tshisekedi et Sama Lukonde sont tous deux relativement populaires, environ la moitié des personnes interrogées ayant une opinion positive du président de la République et de son Premier ministre, mais aussi de la direction prise par le pays.
  • Cependant, la méfiance semble s'installer : la popularité de tous les dirigeants, y compris Tshisekedi, Sama Lukonde et la plupart des figures de l'opposition, a baissé de manière significative au cours des six derniers mois. Cette perte de confiance dans les politiques est également visible en ce qui concerne les élections : seuls 40 % des sondés ont déclaré avoir l'intention de voter en 2023, contre 95 % en novembre 2017 et 97% en décembre 2018.

En revanche, l'état de siège reste populaire, avec 63% des personnes interrogées qui pensent que cette mesure exceptionnelle est une bonne chose. L’état de siège reste toutefois moins populaire dans l'est du pays. Là-bas, 66 % des répondants estiment que la situation sécuritaire s’est globalement dégradée depuis l’avènement du nouveau gouvernement.

Désengagement politique

Dans la lutte pour le pouvoir politique, Félix Tshisekedi a pris le dessus, bien qu'à la tête d'une coalition fracturée et fragile. Après avoir rompu avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila fin 2020, le chef de l’État a pris le contrôle du Parlement par le biais de sa coalition politique, Union Sacrée de la Na­tion (USN). Un gouvernement USN, dirigé par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, a alors été investi le 26 avril. Il s'agit du premier sondage d'opinion Berci/GEC depuis l’installation de la nouvelle équipe gouvernementale.

Six mois après l’investiture de ce nouveau gouvernement, 51% des personnes interrogées pensent que le pays va dans la bonne direction. Ce score est stable depuis l’ar­rivée de Tshisekedi au pouvoir, alors qu’une écrasante majorité des répondants estimaient que la RDC prenait une mauvaise direction pendant les dernières années du gouvernement Kabila. Le travail du gouvernement Sama Lukonde est plus apprécié dans le secteur de la justice, où 53 % des personnes interrogées se disent satisfaites. Suivent l'éducation, la liberté d'expression et les droits civils. Les personnes interrogées sont en revanche moins satisfaites de l'accès à l'eau et à l'électricité, où seulement 27 % ont des opinions favorables de l’action du gouver­nement dans ces secteurs.

Ces six derniers mois, la popularité du Premier ministre a considérablement chuté, passant de 66 à 48 %. Ce chiffre est probablement lié à la fin de sa période de grâce autant qu'il est une indication des actions de son gouvernement. Le Premier ministre est cependant nettement plus populaire que son prédécesseur Sylvestre Ilunga Ilunkamba, qui a quitté la primature avec 9 % d'opinions favorables en mars 2021. Sama Lukonde reste même plus popu­laire que n'importe quel autre politicien, à l’exception de

Tshisekedi. Ce dernier est également confronté à une baisse importante de sa popularité depuis 18 mois : en mars 2020, 67% des personnes interrogées avaient une bonne opinion du chef de l’État; en septembre 2021, ce score est tombé désormais à 48 %.

Autre point positif : l'appel du Premier ministre à réduire les dépenses de l'État a été massivement salué. Lorsqu'on leur a demandé quelles institutions devraient être plus économes, la grande majorité (80 %) des personnes interrogées ont ciblé la présidence et le parlement, qui sont générale­ment considérés comme ayant des budgets pléthoriques.

Ce déclin prévaut dans tout le spectre politique, ce qui est sans doute le signe d'un cynisme rampant à l'égard de la politique, deux ans et demi après la première alternance politique du pays par les urnes.

Même Moise Katumbi et Jean-Pierre Bemba, qui sont partenaires de la coalition de Tshisekedi mais qui sont aussi considérés comme des con­currents probables à la présidentielle de 2023, ont vu leur cote de popularité baisser au cours des six derniers mois, passant respectivement de 61 à 46 % et de 49 à 40 %. Mar­tin Fayulu, le principal leader de l'opposition à l'heure ac­tuelle, est, lui, resté relativement stable, avec 44 % d’opinions favorables. Seul Kabila effectue un bond en avant et améliore son score, passant d'un maigre 15 % à 25 % en septembre 2021, peut-être lié au fait qu’il n’est plus perçu comme seul responsable pour les défis auxquels la popula­tion fait face.

Si les élections avaient lieu aujourd'hui, notre sondage suggère que Tshisekedi l’emporterait avec 32 % des voix. Katumbi, Fayulu et Bemba sont loin derrière, avec respec­tivement 16 %, 13 % et 12% des intentions de vote. Cette étude réalisée deux ans avant les scrutins ne peut ser­vir qu'à donner une idée approximative de la popularité comparative.

Une population politiquement démobilisée

Notre sondage révèle une population largement démo­bilisée. Seuls 40 % des personnes interrogées affirment qu’elles iraient voter si les élections étaient organisées demain, contre 67 % en mars 2021, soit une baisse de 27 %.

Les différentes controverses autour de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) semblent avoir renforcé ces velléités d’abstinence. Cette démobilisation s’observe aussi dans la participation politique de la population. Seuls 25,6 % des répondants disent avoir participé à une activité d’un parti politique au cours de l’année écoulée. Une faible participation politique qui contraste avec leur identification à un parti politique : dans le sondage mené en mars 2021 par Berci et le GEC par exemple, 69 % des personnes interrogées disaient être affiliées à un parti politique.

L’opinion générale de la population sur les partis poli­tiques est partagée : 43 % des sondés estiment que les partis politiques ne sont que des moyens pour obtenir du pouvoir et de l’argent, contre 45 % qui pensent que ces formations politiques permettent à leur voix d’être entendue et à la démocratie de fonctionner.

Un risque de glissement si la mise en place de la Ceni traîne

Les élections à venir se tiendront-elles dans les délais constitutionnels, soit d’ici fin 2023 ? Depuis plus d’un an, les différents acteurs politiques et de la société civile n’arrivent pas à s’accorder sur les animateurs de la com­mission électorale. Ce qui fait craindre aux confessions religieuses, à l’opposition et à la majorité parlementaire un risque de glissement. Mais 44 % des répondants sont plutôt confiants et estiment que ces scrutins se tiendront bien dans les délais, contre 37 % qui pensent le contraire.

Des retards dans l’organisation des élections de 2023 ne sont toutefois pas à exclure. Plusieurs contraintes pouvant conduire le pays dans cette situation sont pointées : la mise en place tardive de la Ceni pour 19,82 % des sondés, le financement des élections (18,24 %), la révision du fichier électoral (10 %), le manque de volonté politique (5,24 %).

Le manque de consensus dans la désignation du président de la Ceni constitue le grand blocage du processus actuel. D’une part, la Conférence épiscopale nationale du Con­go (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC) estiment que Denis Kadima, candidat désigné par les six autres confessions religieuses, souffre d’un déficit de neutralité

puisqu’il serait proche du président de la République. Cette position est partagée par 53 % des sondés, contre 38,7 %.

D’autre part, certains partis représentés au Parlement re­fusent de désigner leur représentant au sein de la future commission électorale. Dans leurs communiqués respec­tifs, ces organisations politiques exigent un large consen­sus avant toute mise en place des animateurs de la Ceni. La majorité des répondants trouvent raisonnable que la coalition Lamuka, aile de Fayulu (à 58,63 %), et Ensemble pour la République (59,91 %) de Katumbi prennent cette position. Mais ils sont 54 % à juger pas raisonnable que le FCC défende aujourd’hui la même ligne. Une illustration supplémentaire de l'impopularité persistante de la plate­forme politique fidèle à Kabila au sein de l’opinion publique.

Etat de siège populaire, mais sans amélioration

Face à la recrudescence de l’insécurité dans l’est du pays depuis le début de son mandat, le président Félix Tshise­kedi a proclamé, à compter du 6 mai 2021, un état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, qui est toujours en vigueur aujourd’hui. Cette mesure embléma­tique en matière sécuritaire est toujours plébiscitée qua­tre mois plus tard : 63% des personnes interrogées es­timent que l’état de siège est une bonne chose. Et une majorité des sondés (53%) pense même que cette me­sure conduira à l’éradication totale des groupes armés dans l’Est.

Dans le même temps, l’inquiétude des sondés sur leur sécurité personnelle au quotidien a baissé. La propor­tion des sondés qui s’estiment en insécurité lorsqu’elles marchent seules, la nuit ou tôt le matin, dans leur quartier ou leur village est passée de 49 % en mars à 29 % en septembre. Cette évolution est néanmoins beaucoup moins marquée pour les habitants des provinces de l’Itu­ri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu : 44 % se sentent toujours en insécurité dans ce contexte.

En réalité, tout en plébiscitant l’état de siège, les sondés sont réservés quant à son efficacité jusque-là : 47 % des personnes interrogées estiment que l’état de siège a amélioré la situation, 31% la jugent inchangée et 11% es­timent que l’état de siège a détérioré la situation.

L’appréciation est beaucoup moins positive si l’on se con­centre sur les habitants des trois provinces en conflit : chez ces derniers, une légère majorité estime que l’état de siège n’a rien changé (30 %) ou a détérioré la situation sécuritaire (22 %). Et une minorité d’entre eux (43 %) es­timent que l’état de siège conduira à l’éradication totale des groupes armés.

L’écart visible entre l’Est et le reste du pays

L’écart entre la population de l’Est et la population générale est en réalité visible à l’égard de toutes les insti­tutions chargées de la sécurité : 66 % des personnes rési­dant au Nord-Kivu, au Sud-Kivu ou en Ituri estiment que la situation sécuritaire s’est globalement dégradée dans l’Est sous l’action du gouvernement de Sama Lukonde (56 % des sondés en général) ; 57 % d’entre eux n’ont pas con­fiance en la Police nationale congolaise (53 % des sondés en général) ; les FARDC suscitent de la méfiance chez 51 % d’entre eux (contre 42 % dans la population générale). Seuls 39 % des habitants des trois provinces font confiance au gouvernement central pour assurer leur sécu­rité (contre 50 % en général) et les gouvernements pro­vinciaux font encore moins bien : seuls 36 % des habitants de l’Est leur font confiance (contre 44 % au plan national).

Une prolongation de l’état de siège dans la durée donc d’aggraver la méfiance entre les populations des provinc­es concernées et le gouvernement central.

Des opinions défavorables au sujet des voisins de l'Est

Le jugement à l’égard des voisins de l’Est n’est en re­vanche pas très différent selon que l’on vit dans la partie orientale du pays ou non. Les sondés ont une opinion ma­joritairement défavorable de tous les pays voisins de l’Est de la RDC testés : à 61 % d’opinions défavorables pour le Rwanda, 56 % pour le Burundi et 55 % pour l’Ouganda. Toute stratégie sécuritaire accroissant l’influence de ces pays en RDC court ainsi le risque d’être impopulaire.

Les sondés estiment par ailleurs que les poursuites contre les cadres sécuritaires de l’ancien président Joseph Kabila sont justifiées : à 65 % dans le cas de John Numbi et à

58 % dans celui de Kalev Mutond.

La popularité de la Monusco a pour sa part gagné qua­tre points par rapport à mars, avec 51 % d’opinions favorables. Mais elle reste très basse comparée à mars 2019 (elle était alors de 70 %) et elle reste minoritaire dans les provinces de l'est de la RDC (seuls 45 % de ses habitants en ont une opinion favorable).

Parlement ou intérêts personnels d’abord

À la chambre basse du Parlement, c’est par un aveu d’échec du bout des lèvres que Christophe Mboso a clôturé la longue session ordinaire de mars et ouvert, le même jour, celle de septembre 2021. « J’avais annoncé que l’Assemblée nationale accorderait la priorité aux lois en rapport les élections et la Ceni. Actuellement, nous avons l’obligation d’élever cette priorité au rang d'ur­gence », a-t-il préconisé. Et pour cause ? Le président de l’Assemblée nationale avait promis « le temps des réformes », surtout électorales, mais à l’arrivée, ce 15 septembre-là, seule une proposition de loi ayant trait aux élections sur au moins cinq a été examinée et adoptée¹. Au total, les députés n'ont voté que trois propositions de loi sur 33 déposées.

Quelle était alors leur priorité ? Si le bureau de l’Assem­blée nationale essaie de mettre ce résultat mitigé sur le compte des « effets pervers » du changement de la Ma­jorité parlementaire, 71 % des Congolais sondés estiment plutôt que des élus travaillent pour leurs propres intérêts.

Cette mauvaise perception des élus pourrait être due à la succession des controverses depuis le début de la troisième législature, en 2019. Il y a eu entre autres la polémique suscitée par le débat autour de l’augmentation du salaire des députés, le monnayage des votes et, plus récemment, l’affaire dite de l’achat des 500 jeeps Palisade pour les députés.

Ce qui fait dire à 27 % des répondants que le Parlement, c’est-à-dire l’Assemblée nationale et le Sénat, représente l’institution la plus corrompue du pays devant le gouvernement (11,60 %), les cours et tribu­naux (9,40 %), l’armée, la police et les services de santé

(8,80 %) et la présidence de la République (8,60 %).

La réduction du train de vie des institutions plébiscitée

Il n’est donc pas surprenant que plus de 73 % des sondés estiment qu’il est très urgent et/ou urgent de réduire le train de vie des institutions du pays, en commençant par celui du Parlement (45 %) et du président de la Répub­lique (34 %). Ils sont ainsi nombreux à souhaiter voir des fonds éventuellement déduits des dépenses des institu­tions être affectés à la création d’emplois (38 %), à l’édu­cation (19 %), à la protection sociale (14 %), à la sécurité (11 %) et à la santé (9 %).

Seront-ils entendus au cours de la session budgétaire ouverte à l’Assemblée nationale ? Sama Lukonde a en effet déposé, le 14 septembre, dans le délai con­stitutionnel, des prévisions de quelque 10 milliards de dollars américains pour 2022, soit un taux d’ac­croissement de 41,5 % par rapport à 2021. Selon le Premier ministre, à travers ce budget, son gouver­nement voudrait accorder la priorité à la sécurité, à l’éducation, à la santé, aux opérations de recense­ment et d'identification de la population et à l’orga­nisation des élections. Mais la majorité des sondés estiment que la plupart des allocations budgétaires dans des secteurs clés de la vie nationale sont encore insuffisantes. L’exécutif prévoit par exemple 11 % du budget pour la santé ; 62 % des sondés demandent aux députés de revoir cette quotité à la hausse. Il est de même de 21,61 % alloués à l’éducation, de 6,65 % aux services de l’ordre et de la sécurité publics ou de 4,36 % à la défense. En revanche, il ne se dégage pas un avis tranché sur les parts du budget réservées à l’agriculture (2 %) et à la protection sociale (2,14 %).

Au-delà des arbitrages budgétaires, au cours de cette session ordinaire de septembre, l’Assemblée nationale sera également attendue sur la question délicate de l'entérinement des membres de la future Ceni. Une commission dite paritaire mais décriée a été mise en place pour examiner et valider les candi­datures proposées par les composantes. À ce sujet, le positionnement des Congolais interrogés paraît ambivalent. La majorité d’entre eux qualifie la démarche de bonne chose (53,59 %) et, en même temps, se dit d’accord avec la position de l’ECC et la CENCO rejetant la désignation controversée de Denis Kabima comme président de la Ceni, comme expliqué plus haut.

Lutte contre la corruption, gouver­nement inefficace

Depuis son arrivée au pouvoir en 2018, Tshisekedi a fait de la lutte contre la corruption un des piliers de son pro­gramme. Le chef de l’État a créé l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption, des poursuites contre plu­sieurs personnalités accusées de corruption et de détour­nements des deniers publiques ont été engagées. Sous Tshisekedi, l’Inspection générale des finances (IGF) a été également redynamisée, notamment avec la nomination de Jules Alingete à sa tête. Depuis, ce dernier a entre­pris plusieurs enquêtes dans différentes entreprises pu-

bliques. L’inspecteur en chef des finances s’en sort avec 47 % d’opinions favorables, contre 34 %.

En revanche, notre sondage laisse transparaître une opinion très critique envers la politique gouvernementale de lutte contre la corruption. Plus

62 % des répondants estiment que le gouverne­ment Sama Lukonde n’agit pas de manière efficace dans ce domaine et près de près de 65 % indiquent que le niveau de corruption n’a pas changé ou a empiré pendant les six derniers mois.

Tout n’est cependant pas sombre. Plus de 68 % des répondants estiment en effet que les gens ordinai­res peuvent changer la donne dans la lutte contre la corruption. Ce qui pourrait encourager les dif­férentes organisations travaillant sur la bonne gou­vernance.

Un bilan négatif pour les 100 premiers jours

Si le Premier ministre bénéficie des opinions favorables, 52 % des sondés considèrent toutefois que le bilan des 100 premiers jours de son gouvernement, en matière de lutte contre la corruption, est négatif, contre 43 %.

Aussi 56% des Congolais interrogés jugent-ils néga­tive ou totalement négative la gestion des deniers publiques pendants les 100 premiers jours du gou­vernement Sama Lukonde. Et ce, malgré les progrès annoncés notamment par Nicolas Kazadi, le minis­tre des Finances. Le Fonds monétaire international a conclu un programme d’1,5 milliard de dollars avec le gouvernement, ce dernier s’engageant à procéder à des réformes économiques structurelles et à plus de transparence dans la gestion des finances publiques.

Lutte contre le Covid-19, popula­tion sceptique

Bien qu'il soit difficile de connaître le nombre exact d'in­fections et de décès, en raison de l'absence de tests bon marché, environ un tiers (32 %) des personnes interrogées dit connaître quelqu'un qui a été atteint de Covid-19.

Pourtant, 54,5 % des personnes interrogées maintien­nent qu'elles ne se feront pas vacciner ; leurs raisons se répartissent à peu près également entre le doute sur l'ef­ficacité du vaccin et les craintes d'effets secondaires.

Note méthodologique

Ce rapport est basé sur deux sondages Berci-GEC de la rentrée parlementaire réalisés en septembre 2021 en deux phases :

  • Le premier sondage s’est déroulé du 1er au 3 septembre 2021, auprès d’un échantillon de 2 213 sur 2 258 personnes interrogées répartis dans 25 des 26 provinces de la République démocratique du Congo.
  • Le deuxième sondage qui reprenait uniquement les questions liées aux intentions de votes pour les prochaines échéances électorales, s’est déroulé du 8 au 14 septembre 2021 auprès d’un échantillon de 904 sur 1 721 personnes interrogées, réparties dans 25 des 26 provinces de la RDC, âgées de plus de 18 ans.

Les données ainsi obtenues ont été pondérées en fonction du sexe, du milieu urbain-rural, de la localisation géographique des répondants et de la province d’origine, en fonction de la distribution géographique des données de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), et des données démographiques de l’Institut national de la statistique (INS). Pour la plupart des variables, il n’y a pas de différences significatives entre les données pondérées et les données brutes, excepté pour les questions liées aux intentions de vote et, dans une moin­dre mesure, aux préférences politiques et opinions sur les leaders des partis politiques, ainsi que les opinions sur les pays et/ou institutions opérant en RDC.

Soixante-sept enquêteurs et six contrôleurs formés en interne dans les techniques d’enquête dite - Computer Assisted Telephone Interview (CATI) pour la première enquête, et 20 enquê­teurs supervisés par deux contrôleurs pour la deuxième enquête, ont effectué les interviews téléphoniques et la supervision des deux enquêtes.

Les pourcentages présentés sont arrondis au chiffre près, ce qui pourrait, une fois additionnés, totaliser parfois plus ou parfois moins de 100%. Notre marge d’erreur est de +/- 3% pour les deux sondages.

Fondation Berci : créé en 1990, le Bureau d’études, de recherche, et de consul-

ting international (Berci) est une société à responsabilité limitée dédiée à la mise en oeuvre des projets de recherche et d’évaluation pour améliorer la prise des décisions fondées sur des données factuelles en RDC. Premier Institut de sondage congolais, les activités de recherche de Berci sont centrées sur des thématiques liées au développe­ment, à la bonne gouvernance, au renforcement de l’État et à la consolidation de la paix.

Le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) a été fondé en 2015 afin de promouvoir une recherche rigoureuse et indépendante sur la violence qui affecte des millions de Con­golais. Cela nécessite une approche large. Pour nous, les racines de cette violence se trouvent dans une histoire de gouvernance prédatrice qui remonte à la période colo­niale et qui relie les versants des collines du Kivu aux intrigues politiques et à la corrup­tion à Kinshasa, ainsi que dans les capitales d'Europe, de Chine et d'Amérique du Nord. Aujourd'hui, les recherches du GEC visent à expliquer à un large public les interactions complexes entre la politique, la violence et l'économie politique au Congo.

L’ensemble de nos publications, blogs et podcasts sont disponibles sur les sites suivants : www.congoresearchgroup.org.

 

 *Trente-trois (33) ONGD pour la défense et promotion des droits de l’homme et mouvements citoyens ont, à travers un communiqué de presse, exprimé leurs préoccupations à l’endroit du Procureur général près la Cour Constitutionnelle en rapport avec le dossier Bukanga-Lonzo dans lequel le Sénateur et ancien Premier ministre, Augustin Matata Ponyo est poursuivi. A en croire ces ONGD, l’honorable Matata est victime d’un acharnement visible orchestré par le PGR près la Cour Constitutionnelle.  «Les 33 ONGD des droits de l'homme et Mouvements Citoyens, suivons de très près le dossier judiciaire ouvert au Parquet près la Cour Constitutionnelle dont l’Affaire BUKANGA-LONZO où vous êtes allés contre le Sénateur MATATA PONYO et sieurs intervenant dans ce projet d'éradiquer la faim que vit notre population. Fort et malheureusement, ce dossier qui devrait être judiciaire va dans un sens politique au regard des méfaits contre la Constitution et les lois de la République en la matière. Une procédure biaisée qui ne respecte pas les normes juridiques et ça frise l'Etat de Droit que nous a promis le Président de la République dans ses multiples discours », accusent les ONGD. « Monsieur le Procureur Général, pourquoi le silence sur certains noms en l’occurrence, la Sénatrice Ida Naserwa et Monsieur Yav Mulang, ancien Ministre des Finances ? », s’interrogent-elles. Dans leur rôle de sentinelle de l'Etat de droit véritable, elles ont alerté toute la communauté tant nationale qu'internationale sur les prémisses d'une jungle qui s'installe petit à petit en RDC, une justice instrumentalisée et influencée par les caciques du régime actuel.

Lisez, in extenso, le communiqué de presse.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE 33 ONGD POUR LA DÉFENSE ET PROMOTION DES DROITS DE L'HOMME ET MOUVEMENTS CITOYENS EN RAPPORT AVEC LE DOSSIER BUKANGA-LONZO DEVANT LE PROCUREUR GÉNÉRAL PRÈS LA COUR CONSTITUTIONNELLE

Monsieur le Procureur Général pourquoi le silence sur certains noms en l'occurrence, la Sénatrice IDA NASERWA et Monsieur Yav MULANG Henry ancien Ministre des Finances ?

  1. Les 33 ONGD des droits de l'homme et Mouvements Citoyens, suivons de très près le dossier judiciaire ouvert au Parquet près la Cour Constitutionnelle dont l’Affaire BUKANGALONZO où vous êtes allés contre le Sénateur MATAT A PONYO et sieurs intervenant dans ce projet d'éradiquer la faim que vit notre population ; Fort et malheureusement, ce dossier qui devrait être judiciaire va dans un sens politique au regard des méfaits contre la Constitution et les lois de la République en la matière. Une procédure baissée qui ne respecte pas les normes juridiques et ça frise l'État de Droit que nous a promis me Président de la République dans ses multiples discours.
  2. Monsieur le Procureur Général près la Cour Constitutionnelle, Dans nos multiples lettres vous adresser sur le dossier du Sénateur MatataPonyo dont vous n'avez jamais réservé une suite de réponse, nous avons constaté plusieurs irrégularités des formes et de fonds :
  3. Sur le dossier d'indemnisation des victimes de la zaïrianisation après une procédure cavalière orchestrée par le Bureau du Sénat, il vous a été autorisé de poursuivre ce dernier et après audition par vous et sa mise sous résidence surveillée, n'ayant pas des preuves suffisantes vous avez décidé de relaxer Monsieur MATATA PONYO ;
  1. En date du 28 Septembre 2021, vous avez saisi le Bureau du Sénat pour la levée des immunités du Sénateur MA TAT A PONYO MAPON pour des poursuites sur l'affaire Bukanga-Lonzo dont les Sénateurs avaient voté contre votre réquisitoire mais fort malheureusement après avoir obtenu frauduleusement l'autorisation des poursuites par l'actuel bureau du Sénat sur l'affaire Zaïrianisation, vous vous êtes permis de poursuivre le concerné sur un affaire qui vous avez été interdite au regard de la constitution qui reconnaît des immunités parlementaires et que ces dernières ne· peuvent être levées que par autorisation des sénateurs. Vous l'aviez fait en violant la constitution du pays. Nous dénonçons de la manière la plus ferme cette façon de violer intentionnellement afin de satisfaire des besoins politiques.
  2. Nous rappelons que l'état de droit tel que prôné par notre constitution suppose que l'indépendance du pouvoir judiciaire censé dire le bon droit sans aucune injonction ni interférence politicienne, en vue des règlements des comptes ;
  3. Plusieurs questions nous viennent en tête après avoir mené nos enquêtes sur les personnes intervenantes dans ce dossier :
  • • La Sénatrice IDA NASER W A ancienne Directrice Générale du projet Bukanga-Lonzo qui avait sollicité une subvention de l'ordre de 1.037.052.00 USD auprès du Fonds de Promotion de l'Industrie « FPI » en sigle afin d'acheter les groupes électrogènes du dit site et 927.962.00 USD ont été débloqués en deux tranches en mai 2016 et en juillet 2017 dont les matériels n'ont jamais été acheté et aucune justification de ces fonds après plusieurs convocations sans suite par votre office et les dernières nouvelles, elle a réussi à sortir pour l'extérieur du pays en Australie. Monsieur le Procureur pourquoi Madame IDA NA SER W A n'a jamais été inquiétée autant que les autres figurants dans ce projet à l'occurrence Monsieur KITEBI ancien Ministre des Finances, le Sénateur MATATA PONYO ancien Premier Ministre ?
  • • L'ancien Ministre des Finances Monsieur YAV MULANG HENRY qui a effectué le payement à plus de 70% de ce projet et n'a jamais été invité par vous alors que Monsieur KITEBI ancien Ministre des Finances était invité par vous pour avoir exécuté le payement à 30% au début du lancement de ce projet dont nous voulons des éclaircissements.

Monsieur le Procureur Général protégez-vous la Sénatrice IDA NASERWA et Monsieur Yav MULANG Henry?

Pourquoi le Sénateur MATATA, Monsieur KITEBI sont inquiétés et interdits des mouvements en dehors du pays alors que les autres intervenants sont libres et n'ont jamais été invités à comparaître devant vous pour des explications sur des faits et preuves biens retracés ?

En notre rôle de sentinelle de l'état de droit véritable, nous alertons toute la communauté tant nationale qu'internationale sur les prémisses d'une jungle qui s'installe petit à petit dans notre Pays d'une justice instrumentalisée et influencée par les caciques du régime actuel dont le Président de la République a reconnu dernièrement lors de sa sortie médiatique à Goma.

 Copie pour information tous à Kinshasa :

  • • Au Président de la République Démocratique du Congo,
  • • Au Président du Sénat,
  • • Aux Ambassadeurs de l'UE, France, États-Unis,
  • • A Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies à Kinshasa,
  • • Au Directeur du Bureau Conjoint des Nations Unies pour le Droits de l'Homme,
  • • Aux organisations de la Société civile ouvrant dans le domaine des défenses des Droits Humains.

Fait à Kinshasa, le 18 Octobre 2021

Pour la Coalition des Activistes des Droits de l’Homme :

Victor TESONGO,  Activistes des Droits de l'Homme.

Liste : 

  1. Activiste des Droits de l'Homme Franck KAMUNA
  2. Activiste Victor TE SON GO
  3. Activiste Charles Lwamba
  4. Activiste Arnold KISUSU
  5. Activiste John EMANE
  6. Activiste Hugors KUNGA
  7. Activiste Claude TSHINANU
  8. Activiste AMAN 1
  9. Activiste KUTANGA Hugues

1 O. Activiste Charles KUNGA

C’est un nouveau ton que le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi donne à tous les congolais : plus de haine, plus de frontières, plus de discours discriminatoires à l’égard des personnes vivant avec albinisme. C’est ce qu’il faut retenir de sa participation au premier colloque panafricain sur l’albinisme qu’il a lancé, mardi 19 octobre 2021, au chapiteau du Pullman grand hôtel de Kinshasa. Au cours de cette activité organisée à l’initiative du panel chargé d’accompagner la mandature de la République Démocratique du Congo à la présidence de l’Union Africaine et placée sous le thème : solidarité africaine pour une Afrique en faveur des personnes atteintes d’albinisme, le Président Félix Tshisekedi qu’accompagnait la très distinguée Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi a, dans son allocution,  réaffirmé son attachement au combat qu’il a toujours mené pour le respect de la dignité humaine, un combat belliciste contre toute sorte de discrimination entre les êtres humains.  Devant l’assistance composée, d’un côté, de plusieurs personnalités dont quelques membres du Gouvernement, le Gouverneur Gentiny Ngobila, la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC, Bintou  Keita, et de l’autre côté, de différentes délégations venues du Burundi, du Mali, du Niger, de la Zambie, le Kenya, du Burkina-Faso et du Congo d’en face, le Chef de l’Etat a lancé l’appel à la solidarité et à la considération envers cette catégorie de personnes car, a-t-il soutenu de vive voix, tous les humains sont égaux. Par la même occasion, il a fait savoir que pour honorer toutes ces personnes souffrant de manque de mélanine, l’Union Africaine marchera cette année à la lumière d’un thème unificateur, à savoir : solidarité africaine pour une Afrique intégrante en faveur des personnes vivant avec albinisme. Objectif, faire un état des lieux de personnes atteintes d’albinisme en Afrique afin de prendre des mesures urgentes pour combattre toute sorte de discrimination basée sur la couleur de la peau.

Toujours appuyé sur son lutrin, le Président Félix Tshisekedi n’a pas manqué d’encourager toutes les personnes atteintes d’albinisme présentes à ces assises par des sages conseils de motivation en ce sens qu’elles possèdent beaucoup d’atouts à faire valoir pour le développement de la société et que cet état n’est pas une raison pour se considérer comme un sous homme. « Que la jeune fille vivant dans la province de l’Equateur sache qu’elle peut devenir directrice générale de l’Organisation Mondiale du Commerce. Que le jeune guinéen vivant à Nzérékoré sache qu’un jour, lui aussi, peut devenir secrétaire général de l’ONU ou le jeune sénégalais de Kaolack puisse envisager de devenir un jour le Président d’une équipe de la Ligue américaine de Basketball en NBA. Cette même idée de représentation doit exister pour les personnes atteintes de l’albinisme », a souligné Félix Tshisekedi dans son mot. Il a également appelé les chefs d’entreprises et autres institutions œuvrant en RDC et partout ailleurs à penser toujours aux personnes vivant avec albinisme en cas de recrutement ou d’embauche. « Pendant que les spécialistes en droit travaillent pour raffermir nos arsenaux juridiques, les autres peuvent et doivent passer à l’acte. Dans vos ambassades, ONGs, institutions, écoles, hôpitaux, cabinets d’avocat, restaurants, ministères, je vous invite à des actions concrètes : embauchez, recrutez, offrez de stages aux personnes atteintes d’albinisme. Et, quand vous aurez fini d’en embaucher, de recruter, d’offrir de stages, faites-en davantage », a-t-il renchéri avant de lancer un appel à la conscience à tous afin que chacun parvienne à considérer les personnes atteintes d’albinisme comme ses pairs. A cette même occasion, le Président de la République Démocratique du Congo et Président en exercice de l’Union Africaine a mis un accent sur les mécanismes de prise en charge de personnes vivant avec albinisme et la riposte donnée à tous les défis auxquels elles font face. Bintou Keita et la Ministre déléguée pour les personnes vivants avec handicap ont, au cours de leurs interventions, loué les efforts du Président Félix Tshisekedi qui tient au respect de la dignité humaine en valorisant ses frères et sœurs atteints d’albinisme. Peu avant la fin de l’activité, le couple présidentiel a eu droit aux cadeaux de quelques artistes vivant avec cette pathologie, notamment des tableaux peints, une girafe en bois et tant d’autres.

Ce qu’il faut savoir sur l’albinisme

L’albinisme est une maladie héréditaire non contagieuse. Les personnes qui en sont atteintes souffrent de la diminution de la capacité visuelle. Sous le soleil, ces personnes sont exposées, outre à des troubles sur le plan visuel, à la brulure suite aux rayons ultraviolets. C’est pourquoi il leur est demandé d’éviter le contact avec le soleil et surtout d’appliquer la crème solaire régulièrement. Elles méritent donc la considération et l’affection pour leur épanouissement intégral.

La Pros.

DISCOURS D’OUVERTURE DU PREMIER COLLOQUE PANAFRICAIN DE SENSIBILISATION A L’ALBINISME

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Honorable Président du Sénat,

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Madame la Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en République Démocratique du Congo,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs accrédités en République Démocratique du Congo,

Excellences Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales et du Système des Nations Unies accrédités en République Démocratique du Congo,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs…A vos titres et qualités,

Sur les berges du fleuve Niger au Mali, il y a un certain Salif Keita qui depuis des années fait danser le monde entier ; au Cameroun, la Mannequin, Natacha Dale-Kingue fait la fierté de toute une communauté ; sur l’autre rive de notre majestueux Fleuve Congo, à Brazzaville, le Ministre Thierry Mongala, ici présent, est le porte-parole du gouvernement ; Ici à Kinshasa, ville culture, le jeune Yann Mambo a su imposer ses talents dans la production artistique. Et en Tanzanie, il y a quelques années, Saloum KhalfaniBar’wani a brisé un plafond de verre en devant député.

Qu’est-ce que tous ces noms ont en commun ? Ils sont atteints d’albinisme, ils sont albinos. Mais ils ne sont bien plus que ça : Ils sont d’abord et avant tout des êtres humains- et cela il faut le marteler en boucle, haut et fort. Ce sont des hommes et des femmes, actifs dans tous les secteurs de nos sociétés ; des êtres humains dotés d’intelligence, pétris de talent ; capables d’exprimer un sentiment de joie et bonheur à la tombée d’une bonne nouvelle ou de verser des larmes lorsque cette nouvelle est douloureuse.

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs

C’est un immense honneur pour moi d’ouvrir ce premier colloque panafricain de sensibilisation sur l’albinisme, à Kinshasa C’est en ma qualité du Président en exercice de l’Union Africaine que je me tiens ici pour exprimer tout mon attachement, depuis des années, aux valeurs des droits de l’homme et au combat que je mène, que nous devons mener ensemble, contre toutes les formes de discrimination.

La science nous dit que l’albinisme est une maladie rare, non transmissible et héréditaire qui existe dans le monde entier, indépendamment de l’appartenance ethnique ou du genre. L’albinisme est dû à une absence de pigmentation sur les cheveux, la peau et les yeux, et il n’existe aucun remède à l’heure actuelle.

Cette explication scientifique doit nous interpeller sur deux plans : premièrement sur le caractère inné, quasi-incontrôlable de comment est-ce que nous venons au monde. Autant on nait albinos, autant on nait noir, blanc, jumeaux, gaucher, avec des cheveux blonds, avec un handicap, etc.

Deuxièmement, c’est une interpellation sur les fondements d’une discrimination basée sur des critères physiques que personne ne contrôle. Aujourd’hui nous sommes à Kinshasa pour défendre les droits des personnes atteintes d’albinisme, mais n’oublions que qu’aujourd’hui encore dans de nombreux endroits du monde, être noir de peau ou être une femme continuent d’être des motifs de discriminations et de violation des droits humains.

René Cassin, l’un des Pères de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme disait, et je cite : « La méconnaissance et le mépris des droits de l’Homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité ».

En effet l’absence de connaissance, les préjugés et stéréotypes, la peur de l’inconnu, le manque d’éducation sont autant de facteurs qui ont contribué à déshumaniser les personnes atteintes d’albinisme, à faire d’eux de citoyens de dernière classe. Il nous faut combattre ces mentalités arriérées.

En 2013 et 2014, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies et la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des peuples ont adopté des résolutions qui réclamaient la prévention des agressions et de la discrimination à l’encontre des personnes atteintes d’albinisme. Le 13 juin, 2014, l’ONU a adopté une résolution instituant la Journée Mondiale de sensibilisation à l’albinisme. Les instruments juridiques et autres réglementations existent, ainsi notre défi n’est pas lié à l’absence de texte, de règle, le défi est la mise en pratique, l’effectivité de leur application, la quête de solutions concrètes, pratiques, palpables, qui en concert, avec le droit, nous permettront d’avancer sur le chemin de l’égalité et du respect pour tous.

Ainsi lorsque vous entamerez vos travaux, je souhaite que vous soyez guidés par ces deux questions :

  1. Les mécanismes existants sont-ils efficaces pour la prise en charge de ces personnes vulnérables ?
  2. Quelle réponse pour protéger ces personnes en Afrique ? Aujourd’hui, le concept de la représentation, cette notion que les couches, longtemps défavorisés, invisibles dans certaines sphères, puissent avoir des modèles qui peuvent émuler, est importante : que la jeune fille vivant à Yakoma, dans la Province de l’Equateur, sache qu’elle peut devenir directrice générale de l’Organisation Mondiale du Commerce ; que le jeune guinéen vivant à Nzérékoré sache qu’un jour, lui aussi peut devenir Secrétaire général de l’ONU, ou le jeune Sénégalais de Kaolack puisse envisager de devenir le président d’une équipe de la ligue américaine de basketball, la NBA. Cette même idée de représentation doit exister pour les personnes atteintes d’albinisme.

Comme je viens de le dire, il y a un volet légal, juridique à la question, et il y a le volet pratique, concret. Pendant que les spécialistes en droit travaillent pour raffermir nos arsenaux juridiques, les autres peuvent et doivent passer à l’acte.

Dans vos ambassades, ONG, institutions, écoles, hôpitaux, cabinets d’avocats, restaurants, ministères, je vous invite à des actions concrètes : Embauchez, recrutez, offrez des stages aux personnes atteintes d’albinisme.

Et quand vous aurez fini d’en embaucher, de recruter et d’offrir des stages, faites-en davantage car c’est à ce prix-là, en banalisant leur présence dans toutes les couches de la société, que nous réussirons à briser les stéréotypes.

Je souhaite ici aborder la question du langage, le langage que nous utilisons lorsque nous parlons d’albinisme. Il y a aussi un travail à faire dans nos maisons, dans nos quartiers, dans nos cercles pour bannir les mots et expressions dégradantes, discriminatoires qui ne sont que le reflet de notre ignorance. Apprenons à nos enfants, à nos frères et sœurs, à nos collègues les mots humains, les mots dignes, respectueux qui nous unissent, qui reflète notre humanité commune. A côté de la langue, il y a aussi nos comportements, notre manière d’interagir.

Dans le bus, au restaurant, dans la rue, à l’église ou à la mosquée, à la piscine, comment nous comportons nous face à une personne atteinte d’albinisme ? A chacun de répondre.

Mesdames et Messieurs les participants,

Cette année, les Nations Unies ont choisi « TOUJOURS AUSSI FORTS » comme thème pour la sensibilisation. Au niveau continental, notre action s’articulera sur le thème de « la solidarité africaine pour une Afrique intégrante en faveur des personnes atteintes d’albinisme ».

Ceci est en communion avec l’objectif global du colloque qui est de : « faire un état des lieux de la situation des personnes atteintes d’albinisme en Afrique afin de prendre des mesures urgentes pour combattre toutes formes de discriminations basées sur la couleur ».

A cet égard, mon Gouvernement, à travers le Ministère des Affaires Sociales et actions humanitaires, est au cœur de cette campagne de sensibilisation et de promotion des droits et veut servir de plaque tournante de la réflexion à travers ces assises pour nous présenter une Déclaration dénommée la « Déclaration de Kinshasa » par laquelle nous passerons à la sensibilisation massive et au plaidoyer auprès de pays membres sur les droits de personnes atteintes d’albinisme.

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs

Pour terminer, lutter contre les violations multiformes des droits des personnes atteintes d’albinisme n’est pas une option, mais un devoir, une obligation.

Je tiens à remercier vivement les organisateurs, le Ministère en charge des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’homme, l’Union Africaine à travers sa Commission aux affaires sociales, et le PANEL qui se sont engagés à organiser cette rencontre de haut niveau. A quelques semaines de la fin de ma mandature en tant que Président de l’Union Africaine, cette rencontre marquera une étape importante dans la longue lutte entamé il y a plusieurs décennies pour une meilleure protection, intégration et acception des personnes atteintes d’albinisme à travers le continent. Je vous souhaite de fructueux travaux.

Au-delà de Salif Keita, du Ministre Moungala, de Natacha et les autres cités ci haut, ce sont des millions d’enfants, femmes et hommes qui vous regardent et placent un grand espoir aux décisions qui sortiront de cette rencontre.

Vive l’Union Africaine !

Vive la RDC !

Vive les droits des personnes atteintes de l’albinisme !

Je vous remercie.

 

Toujours soucieux de l’avenir des enfants, le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, le Professeur Tony Mwaba Kazadi continue de se battre pour la réussite de cette année scolaire débutée depuis le 4 octobre 2021. Au cours de la vingt-quatrième réunion du Conseil des Ministres  du vendredi dernier présidée par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en visioconférence, le Ministre Tony Mwaba Kazadi a saisi l’opportunité pour soulever la nécessité d’éradiquer différentes revendications de professionnels de la craie par la reprise de négociations, interrompues en début de ce mois, avec le banc syndical des enseignants. Ainsi, pour la réussite de ce dossier qui revêt un caractère important pour la suite de l’année scolaire 2021-2022, le Professeur Tony Mwaba a sollicité du Premier Ministre et de tout le Conseil, sous l’œil vigilant du Président de la République, la signature d’un arrêté interministériel par les Ministres concernés par cette question notamment, la Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale, celui du  Budget, le Ministre de la Fonction Publique, pour ne citer que ceux-ci. Vu la pertinence et l’urgence qu’il y a, le Conseil des Ministres a adopté cette plaidoirie. Un de ces jours donc, les enseignants trouveront gain de cause à leurs soucis car le Ministre Tony Mwaba a joué sa partition.

 

COMPTE RENDU DE LA VINGT-QUATRIEME REUNION

DU CONSEIL DES MINISTRES

Vendredi 15 octobre 2021

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé la vingt-quatrième réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République, ce vendredi 15 octobre 2021 par visioconférence.

Cinq points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir : 

  1. Communication de son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ;
  2. Points d’informations ;

III. Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des Ministres ;

  1. Examen et adoption des dossiers ;
  2. Examen et adoption des textes.

I. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

La communication du Président de la République, Chef de l’Etat a porté essentiellement sur trois (3) points, à savoir :

  1. Des retombées de la visite diplomatique aux Émirats Arabes Unis

Le Président de la République a fait part au Conseil de son récent séjour de travail aux Émirats Arabes Unis. En ce qui concerne les retombées, il a mis en exergue l’obtention d’un investissement à hauteur d’un milliard de dollars américains avec la possibilité d’octroi d’un milliard de dollars supplémentaires. 

Il a aussi évoqué des Accords sur la Protection des investissements, la non double imposition, la protection mutuelle des investissements, les tarifs douaniers et une assistance administrative en matière de douane.

A cela s’ajoute la signature de la lettre d’intention avec le Gouvernement sur la mise en place d’un Comité conjoint de coopération et une autre signée entre la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et la Chambre de Commerce des Émirats Arabes Unis sur l’intensification des investissements et des opportunités d’affaires. 

  1. De l’état d’exécution du Contrat Sino-Congolais

Au regard du Rapport fait par les Ministres en charge des Infrastructures et Travaux Publics et des Mines sur l’état des lieux d’exécution du contrat sinocongolais, le Président de la République a informé le Conseil que les Ministères concernés examinent, en étroite collaboration avec son Cabinet, les propositions formulées pour la suite de ce programme et qui portent notamment sur : 

-La relance des grands travaux de reconstruction nationale en priorisant les infrastructures structurantes. Cela, en vue de favoriser l’éclosion d’activités socioéconomiques porteuses de développement mais également d’appuyer éventuellement le programme de développement de 145 territoires du pays. Car, le contrat n’a atteint qu’un taux d’exécution de 30%.

-L’Audit technique et financier de la Sino-Congolaise des Mines (SICOMINES) à diligenter et la mise en place d’un mécanisme assurant la transparence dans la gestion et le fonctionnement de cette entreprise ;

-La nécessité de mettre fin au déséquilibre entre parties, notamment par la révision de certaines clauses du contrat ou de convention de collaboration entre la RDC et le Groupement d’entreprises chinoises et du contrat ou de convention de la Joint-Venture SICOMINES. 

Le Président de la République a saisi l’occasion pour rappeler au Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères, l’urgence de mettre en place la Commission mixte Sino-Congolaise qui se penchera sur l’ensemble des sujets d’intérêts communs pour que désormais l’exécution des contrats se fasse dans une volonté mutuelle gagnant-gagnant.

3. De la COP 26 et Contrats de Concessions forestières attribuées illégalement 

A quelques jours du rendez-vous planétaire sur le climat, la COP 26, qui se tiendra à Glasgow en Ecosse du 01 au 11 novembre 2021, le Président de la République a tenu à rappeler que notre pays possède la deuxième plus grande forêt équatoriale du monde, près de 30 milliards de tonnes de carbone séquestrées dans les tourbières mais également une grande étendue de savane à reboiser. 

Il a indiqué qu’une série d’actions devrait être menée en vue de permettre au pays de bénéficier plus facilement des fonds prévus à cet effet sur le marché international.  

Au sujet de contrats des concessions forestières, le Chef de l’Etat a souligné avoir été saisi de plusieurs plaintes concernant des irrégularités dans l’octroi de celles-ci. 

Les premières vérifications ont mis en évidence l’illégalité de nombreux contrats dont ceux signés en septembre 2020 qui attribuent, à une seule société, 6 concessions d’une superficie totale de 1.376.375 ha en violation de la loi. Car, l’alinéa 4 de l’article 92, de la loi n° 011/2002 du 29 août 2002 portant Code Forestier impose une limite maximale de 500.000 ha par entreprise. 

Afin de sortir le pays de toute illégalité, il a demandé à la Vice-Première Ministre, Ministre de l’Environnement et Développement Durable de faire un état des lieux technique et financier de toutes les concessions forestières de la RDC, de suspendre tous les contrats douteux en attendant le résultat de l’audit, et d’en faire rapport au Gouvernement lors de la prochaine réunion du Conseil des Ministres.

Le Président de la République est aussi revenu sur les termes de sa communication faite lors de la 16ème réunion du Conseil des Ministres concernant la protection de l’environnement. Trois (3) recommandations avaient été émises, a-t-il rappelé, afin de préparer la participation effective de la RDC à la Cop26. Il s’agit de :

-L’évaluation du programme d’un milliard d’arbres ; 

-L’inclusion de la RDC dans le groupe d’observation de la terre (GEO) ; 

-La préparation de la Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) de notre pays afin de structurer les négociations notamment des fonds carbone pour la RDC grâce à ses efforts dans la stabilité climatique.

A deux semaines de la COP 26, a précisé le Président de la République, «il demeure impératif que ces questions puissent être vidées de leur substance sous la direction de la Vice-Première Ministre, Ministre de l'Environnement et du Développement Durable».

En complément à la communication du Président de la République, le Premier Ministre a fait part au Conseil des Ministres de quelques activités récentes du Gouvernement qui ont marqué l’attente de la population. 

Il s’agit principalement de : 

-La Question orale avec débat sur le paiement des services du Registre des Appareils Mobiles (RAM) initiée par l’Honorable Claude Misare ; 

-La récurrence des grèves dans l’Administration publique ; 

-L’envoi d’une équipe gouvernementale pour consoler nos compatriotes victimes du naufrage survenu à la rivière Mongala ; 

-L’exécution du Programme de développement à la base de nos 145 territoires ;  -Le lancement du Programme « Kinshasa Zéro Trou ».

En ce qui concerne la Question Orale avec débat adressée au Ministre des Ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (PT-NTIC), le Premier Ministre a informé le Conseil qu’il a reçu le Rapport écrit du Ministre ainsi que les recommandations des Députés Nationaux sur cette question. Il a rassuré le Conseil que le Gouvernement a bien capté le message de la population et qu’il s’attèle à donner des réponses appropriées. Le dossier est en préparation et il sera soumis aux délibérations du prochain Conseil des Ministres.

S’agissant de la récurrence des grèves dans l’Administration Publique, le Premier Ministre, bien que restant attentif aux revendications sociales, il a tenu à rappeler que toute grève devrait se faire selon les règles prévues en la matière et non avec un objectif délibéré de perturber le fonctionnement des Institutions. Le Gouvernement devra y veiller.

Pour ce qui concerne le naufrage qui s’est produit à la Mongala et qui a occasionné beaucoup de morts et des disparus, le Premier Ministre a indiqué avoir dépêché sur place, sur instruction du Président de la République, une délégation gouvernementale conduite par le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, pour consoler les victimes, en attendant le Rapport de la Mission pour des dispositions idoines.

Dans le cadre de l’exécution du Programme du développement à la base de nos 145 territoires, le Premier Ministre a informé le Conseil du déroulement du lancement des travaux dudit Programme par lui, à la tête d’une délégation des Ministres impliqués, dans la province du Kwango, territoire de Kenge, secteur de Lonzo. 

Enfin, le Chef du Gouvernement a dit avoir lancé, le jeudi 14 octobre 2021, les travaux du Projet « Kinshasa Zéro Trou » pour contribuer à l’éradication des embouteillages et bouchons dans la capitale. Il a aussi présidé la réunion sur le civisme routier avec les services concernés par la circulation routière.

II. POINTS D’INFORMATIONS

II.1. Etat et administration du territoire

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, représenté par le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, a informé les membres du Conseil que l’état du territoire national demeure globalement calme. 

Quelques faits saillants ont marqué l’état d’esprit de la population. Il s’agit notamment de la satisfaction dans l’opinion autour des retombées de la visite diplomatique du Président de la République aux Émirats Arabes Unis et des réactions en sens divers au sujet de la clôture des débats à l’Assemblée Nationale sur la question du Registre d’Appareils Mobiles (RAM).

Il a évoqué la récurrence des cas de kidnapping ciblés dans certains coins de la province du Nord-Kivu. C’est le cas de Tsengerero en territoire de Rutshuru où un pharmacien a été enlevé dans la nuit du 10 au 11 octobre dernier à son domicile. Il a été libéré la nuit suivante par ses ravisseurs non autrement identifiés. 

II.2. Situation sécuritaire

La situation sécuritaire demeure calme et sous contrôle des Forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du pays. A ce sujet, le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants a fait part au Conseil de la poursuite des opérations militaires dans le cadre de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu dans l’objectif de restaurer la sécurité, la paix et l’autorité de l’État.

En Ituri, il a indiqué que les deux grands bastions ennemis, notamment les localités Lipri et Nyangaray (territoire de Djugu), occupées respectivement par la Coalition CODECO FDBC-FPIC et CODECO BON TEMPLE sont passés sous contrôle après une offensive menée par les Forces Armées. 42 assaillants se sont rendus et d’autres se sont dirigés vers des localités Digene et Dungu en territoire d’Irumu où les FARDC les pourchassent tout en consolidant leur position.

Comme en Ituri, les forces loyalistes exercent une intense pression sur les ennemis de la paix dans le Nord-Kivu. Autant les assauts et les contre-offensives sont lancés pour reconquérir des localités occupées, autant les FARDC s’adaptent à la nature de l’activisme des assaillants pour maintenir la posture de combat sur l’ensemble des fronts et consolider les gains des opérations passées. 

II.3. Evolution de la situation épidémiologique

En ce qui concerne la Covid-19, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a informé le Conseil de la diminution de nouveaux cas positifs de 46,6% à la quarantième semaine épidémiologique. Au cours de ces trois dernières semaines, notre pays a enregistré des faibles effectifs de cas importés au niveau de la surveillance transfrontalière faisant une moyenne d’environ 3 notifications par semaine.  

La vaccination, quant à elle, se poursuit normalement et s’intensifie avec la variété de vaccins, à savoir : Moderna, Astra Zeneca et Pfizer

Le Gouvernement réitère son exhortation permanente à la population afin d’observer scrupuleusement les mesures barrières et de se faire vacciner pour se protéger et protéger les autres.

S’agissant de l’épidémie de Méningite à Banalia, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a indiqué que la vaccination réactive a été lancée dans 4 des 20 Aires de santé de Zone de Banalia pour une durée de cinq (5) jours. Le résultat partiel révèle que plus de 15.889 personnes ont été vaccinées, soit 10,8% pour la Zone de Santé et 55,3% pour les 4 aires de Santé.  

 Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a, par ailleurs, informé le Conseil de la résurgence de l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans l’Aire de Santé de Butsili, Zone de Santé de Beni dans la province du Nord–Kivu. Le cumul des cas, depuis de 8 octobre 2021, est de deux cas dont deux décès. Des mesures de riposte sont en cours de mise en œuvre dans cette partie du pays confrontée à des défis sécuritaires et humanitaires. 

II.4. Rapport d’inspection et d’inauguration d’ouvrages dans le cadre du PRISE

Le Ministre d’Etat, Ministre du Développement Rural a présenté au Conseil le Rapport de la mission qu’il a conduite, du 10 au 20 septembre 2021, dans l’espace Grand Kasaï. L’objectif poursuivi a été celui de palper du doigt les grandes réalisations des ouvrages exécutés dans le cadre du Projet de Renforcement des Infrastructures Socio-Economiques dans la région centre de la République Démocratique du Congo (PRISE).

Dans les provinces du Kasaï-Oriental et du Kasaï Central, des ouvrages achevés ont été inaugurés et mis en service. C’est le cas des Marchés publics de Lukalaba en territoire de Tshilenge, celui de la Commune de Miabi en territoire de Miabi, celui de Tshibombo en territoire de Lupatapata, celui de Nkena Kuna (baptisé Marché Etiènne Tshisekedi Wa Mulumba) en territoire de Kabeya Kamwanga et celui de la Commune Rurale de Mikalayi (baptisé Maman Marthe Kasalu). 

La délégation s’est également rendu compte de l’état d’avancement d’autres ouvrages qui sont en cours de construction tels que les écoles, les centres de santé et les latrines publiques. 

Le Ministre d’Etat, Ministre du Développement Rural a exprimé sa satisfaction sur la qualité des ouvrages réalisés, pour autant que les bénéficiaires les ont accepté et ont promis d’en faire bon usage et de les conserver durablement.

III. APPROBATION D’UN RELEVE DES DECISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres a adopté le relevé des décisions prises lors de sa vingtième-troisième réunion tenue le vendredi 8 octobre 2021.

IV.EXAMEN ET ADOPTION DES DOSSIERS (03 dossiers)

IV.1. De la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire 

En vue de consolider et de pérenniser la gratuité de l’enseignement primaire et de mettre fin à la grève des enseignants, le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique a fourni aux membres du Gouvernement quelques informations importantes assorties des propositions de solutions.

D’entrée de jeu, il a déploré le caractère illégal de la grève des enseignants, qui a voulu secouer la rentrée scolaire 2021-2022 dans certains établissements publics conventionnés, avec en toile de fond, le paiement du deuxième et troisième palier issus de l’accord de Bibwa ainsi que la prise en charge des Nouvelles Unités. 

Cette illégalité tient de la violation, par des leaders syndicaux des enseignants de la procédure qui prévoit un préavis de 15 jours à donner à l’employeur. Toutefois, le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique a noté la suspension de ce mouvement de grève illégal pour la reprise des cours. 

 Il a sollicité la signature de l’Arrêté Interministériel par les Ministres sectoriels impliqués pour permettre la reprise des négociations, interrompues autrefois avec le banc syndical, pour une année scolaire apaisée. 

Après débat et délibérations, le Conseil a adopté ce dossier.

IV.2. De l’organisation du DRC – Africa Business Forum 

Le Ministre de l’Industrie a présenté au Conseil le projet d’organisation du DRC -Africa Business Forum sous le thème : «développer une chaîne de valeur régionale autour de l’industrie des batteries électriques du marché des véhicules électriques et des énergies propres»

L’objectif de cet événement est celui de réunir quelques Gouvernements africains, les entrepreneurs, les partenaires au développement, les investisseurs institutionnels, les négociateurs, les industriels et le secteur privé national et étranger en vue de dialoguer, d’identifier les opportunités et de faciliter les investissements, afin d’accroitre la part de l’Afrique dans la chaine de valeur des batteries, des véhicules électriques et des énergies renouvelables. 

Ce qui s’inscrit dans la ligne droite de la vision du Chef de l’État et Président en exercice de l’Union Africaine pour marquer une rupture d’avec la dépendance excessive à l’exportation des ressources naturelles sans plus-values dont les prix d’achat sont fixés par les marchés incontrôlés par les pays Africains. Mais aussi de renforcer les capacités de production tout en privilégiant le développement des exportations des produits « made in Africa » et le commerce intra-africain.

Pour la tenue de ces assises qui se tiendront prochainement à Kinshasa, avec l’accompagnement de la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le Ministre de l’Industrie a sollicité la collaboration de ses collègues en charge des Finances et des Mines avec qui il coordonne cet événement de classe mondiale qui ramènera notamment quelques grands fabricants des véhicules électriques.

Après débat et délibérations, ce dossier a été adopté. 

IV.3. Des résolutions des états généraux de l’Enseignement Supérieur et Universitaire 

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire a fait part au Conseil des résultats obtenus au terme des états généraux organisés du 6 au 14 septembre 2021 dernier à Lubumbashi. A cet effet, 329 résolutions et recommandations ont été validées par les participants. Elles ont été produites lors des travaux des sept (7) Commissions thématiques.  

Il a indiqué que certaines recommandations ont nécessité des mesures urgentes et/ou des décisions immédiates. Il s’agit notamment de celles liées à la relève académique, à la numérisation du secteur, au renforcement de la formation des formateurs, aux mesures conservatoires concernant les Établissements organisant la faculté de Médecine ainsi qu’à la réforme LMD. 

A ce sujet, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire a évoqué les orientations principales retenues pour la mise en œuvre. Il s’agit respectivement de la généralisation du système LMD et le suivi des phases de mise en œuvre, la promulgation du cadre normatif sur le LMD, l’évaluation et la revisitation des curricula tous les cinq (5) ans, l’organisation de la gouvernance des Établissements et l’instauration d’un Comité de suivi et d’évaluation de l’application LMD.

Après débat et délibérations, ce dossier a été adopté. 

V.EXAMEN ET ADOPTION DE PROJET DE TEXTES (02 Textes)

V.1. Projet de Décret portant création de Fonds National d’Aménagement du Territoire. 

 Le Ministre d’État, Ministre de l’Aménagement du Territoire a présenté, à l’attention du Conseil, les grandes lignes du Projet de Décret portant création d’un « Fonds National d’Aménagement du Territoire », FONAT en sigle. 

Cet Établissement Public, doté d’une personnalité juridique et disposant d’une autonomie administrative et financière, a pour objet la mobilisation des ressources financières pour : 

-l’élaboration des documents de stratégies, des outils techniques, des plans d’aménagement du territoire et la mise en œuvre de la Politique Nationale de l’Aménagement du Territoire ; 

-des projets d’aménagement du territoire ainsi que le suivi de leur exécution financière ; 

-l’appui aux acteurs qui participent à la mise en œuvre de la Politique Nationale de l’Aménagement du Territoire.

Pour atteindre ces objectifs, ce Projet de Décret prévoit de mettre en place toutes les stratégies pouvant permettre la mobilisation des fonds, notamment : les subventions, les ressources provenant des mécanismes de financement des accords multilatéraux, les produits d’exploitation, les dons, legs et levées des fonds

 Le Ministre d’Etat a souligné que la mise en place de ce Fonds permettra au Gouvernement de se doter d’un outil stratégique de financement et de matérialisation de la vision du Président de la République dans le secteur de l’Aménagement du Territoire afin d’assurer un développement durable et harmonieux.

Après débats et délibérations, ce projet de Décret a été adopté. 

V.2. Projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence Nationale d’Aménagement du Territoire. 

Le Ministre d’État, Ministre de l’Aménagement du Territoire a également fait l’économie du Projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence Nationale d’Aménagement du Territoire (ANAT).

Cet Établissement Public à caractère administratif et technique sera chargée de faire la planification de la conception des nouvelles villes, de la rénovation des villes existantes ainsi que du développement des territoires à travers la République Démocratique du Congo, et ce, en collaboration avec les Ministres sectoriels concernés et les provinces.  

Jouissant d’une autonomie financière et administrative, et doté de la personnalité juridique, cet Établissement est composé de trois structures suivantes : le Conseil d’Administration, la Direction Générale et le Collège des Commissaires aux Comptes.

Ainsi, l’Agence Nationale d’Aménagement du Territoire (ANAT) a été présenté comme une réponse au besoin de changer des stratégies et des options du Gouvernement pour réussir la vraie reconstruction de notre pays. 

Après débat et délibérations, le Conseil a chargé le Premier Ministre de présider une réunion d’harmonisation conceptuelle avant l’adoption formelle de ce Projet de Décret le vendredi prochain au Conseil des Ministres.   Commencée à 11h11, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 15h23.

Patrick MUYAYA KATEMBWE 

Ministre de la Communication et Médias

Porte-parole du Gouvernement 

Au point de chute de la marche de Lamuka, à la 1ère rue Limete, ce samedi 16 octobre, Martin Fayulu Madidi, Coordonnateur en exercice de la coalition Lamuka, a pris la parole devant les nombreux militants qui ont participé à cette manifestation partie de l’avenue Kianza dans la commune de Ngaba. Celle-ci avait notamment pour but d’exiger la dépolitisation de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Ainsi, le leader de cette  plate- forme de l’opposition a promis de mobiliser les militants pour tenir un sit-in au Palais du peuple si l’Assemblée Nationale, par le biais de son Président Christophe Mboso, tenait à la désignation des animateurs de la centrale électorale, sans savoir qu’au moment où il était en train de parler, l’assemblée nationale traitait le rapport de la commission paritaire mixte. Par ailleurs, ce dernier a haussé le ton pour demander la suppression sine qua none de la taxe (RAM), Registre des Appareils Mobiliers.

Cette marche est partie de la commune de Ngaba, au niveau de l'avenue Kianza, dans la commune de Ngaba  en passant par la Commune de Lemba pour chuter à la 1ère Rue Limete, avec une foule immense qui les suivait derrière. C'est à cet endroit que Martin Fayulu s'est exprimé en tant que Coordonnateur en exercice de cette plateforme de l’Opposition, devant les militantes et militants de Lamuka qui ont tenu à marcher jusqu'au point de chute.

En cet effet, Martin Fayulu a rendu hommage aux éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC), pour l'encadrement de cette manifestation pacifique. Le coordonnateur de Lamuka a émis le vœu de voir la Police se comporter toujours de la sorte lors de toutes les prochaines manifestations.

Signalons par ailleurs que n'eut été la présence policière, Martin Fayulu, Adolphe Muzito et leurs militants allaient éprouver beaucoup de difficultés pour dépasser la 10ème Rue, considérée comme  le QG  de l'UDPS. Notons que, la marche avait notamment pour but d’exiger la dépolitisation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Ainsi, Fayulu a promis de mobiliser les militants pour tenir un sit-in au Palais du peuple si l’Assemblée nationale, par le biais de son président Christophe Mboso, tient au passage en force dans la désignation des animateurs de la centrale électorale. 

‘’Nous mettons en garde le président de l'Assemblée nationale. S'il veut mesurer la taille du peuple congolais, dites-lui qu'il ne le saura pas. Nous avons besoin d'une CENI qui va bien travailler demain, et qui va proclamer les résultats attendus par le peuple. Apprêtez-vous, nous irons au Palais du peuple. Je demande aux policiers de ne pas oser ce jour-là déranger la population car c'est pour l’intérêt du pays. Nous avons besoin de la loi sur la CENI. Nous pouvons nous mettre ensemble pendant au maximum trois jours pour finaliser cette loi. Ensuite, on peut désigner les animateurs mais pas des acteurs politiques. Ces derniers ne sont là que pour surveiller’’, a déclaré Martin Fayulu devant les sympathisants de Lamuka.

Par ailleurs, celui-ci ne s’est pas empêché de dénoncer ce qu’il appelle  l’escroquerie de l’Etat, en ce qui concerne la taxe RAM qui s’ajoute à la misère déjà vécue au quotidien par la population congolaise. Il appelle ainsi à la suppression rapide. ‘’Aujourd'hui, vous devez savoir là où se trouve notre pays. Le pays est en train d’être détruit. La première cause, c'est la faim et la misère parce que les personnes qui dirigent actuellement le pays ne savent pas où amener le peuple. Au-delà de la misère, on vient de nous imposer cette affaire du RAM. Nous leur demandons la suppression de RAM très rapidement car étant une escroquerie, un vol. Nous devons nous mobiliser autour de cette question pour obtenir sa suppression. Ne vous fatiguez pas, continuons de dénoncer cela’’, a-t-il ajouté.

Signons que le Premier ministre Sama Lukonde a indiqué vendredi lors de la réunion du Conseil des ministres, qu’il a bel et bien reçu les recommandations faites par les députés au sujet de la taxe sur le Registre des appareils mobiles (RAM), et même la revendication du peuple congolais. Et que le gouvernement se prépare à apporter des réponses lors du prochain conseil des ministres.

Albert Yemba

C’est le samedi 16 octobre 2021 qu’a eu lieu la sortie officielle du parti politique ‘’Parti Lumumbiste Unifiée/Gizenga’’, en sigle PALU/Gizenga. Cette cérémonie a eu lieu dans la salle Okapi Oasis, à la Foire Internationale de Kinshasa (Fikin), au cours d’une matinée politique. Une matinée riche en événements, avec la présence de la matriarche Anne Gizenga, la femme de Feu Antoine Gizenga, la Présidente Dorothée Gizenga, Kogi Gizenga, Michel Lokola, le Professeur Jean-Claude Mashini, les secrétaires généraux et tous les secrétaires provinciaux de la ville-province de Kinshasa et ceux venant de l’intérieur du pays.

Au cours de cette grande rencontre, un message d’espoir a été donné aux militants via leur Présidente, Dorothée Gizenga. Elle a souligné que le PALU/GIZENGA, bien qu’il soit de la gauche, a comme objectif d’aller de l’avant. «La marche est vers le futur et ce futur est promettant», a rassuré Dorothée.

Dans son élan, la Présidente Dorothée Gizenga a fait savoir à tous les combattants de ne pas se tromper car, toute la base est dans le PALU/Gizenga, qui est le vrai PALU du père fondateur. La réussite de cette journée est un succès fracassant, eu égard à plusieurs cabales montées pour anéantir cette grande œuvre d’esprit. La capacité et la compétence que les combattants ont fournies,  montre haut et fort que l’avenir est à eux, dit-elle. 

Cette journée de renaissance du parti PALU/Gizenga a provoqué une joie immense pour tout le monde. A ce jour, un nouveau drapeau flotte. Un drapeau qui contient 26 étoiles, en symbole de 26 provinces que compte la République Démocratique du Congo. Un tout nouveau projet de société est mise en place pour les combattants et combattantes afin de redonner les valeurs et l’image de leur parti.

Pour rappel, le Comité d’Actions pour un Palu Unique, CAPU qui avait comme objectif de mettre toutes les parties ensemble pour une bonne marche du parti après la disparition d’Antoine Gizenga n’avait pas réussi à avoir un bon résultat car, après différentes concertations avec les pères fondateurs, le constat fait était que les autres qui étaient partis, n’avaient plus la même vision que la partie restante, donc, il était impossible de rentrer dans la même assiette avec tous.

Prenant la parole à cette grande rencontre des lumumbistes, la matriarche Anne Gizenga, a tenu à remercier tous les participants. Elle a saisi cette occasion pour rappeler que les enfants lumumbistes ne se dispersent pas après la mort du père, car a-t-elle souligné, le Palu doit demeurer un comme toujours.

Anne Gizenga a confirmé sa présence et celle de ses enfants pour tenir le Palu un et indivisible. Le drapeau de PALU/Gizenga a été donné par Anne Gizenga à la nouvelle Présidente, Dorothée Gizenga et l’a appelée à travailler dans la vérité comme le père fondateur du parti.

Hormis la population kinoise qui était présente à cette cérémonie, il y avait  la présence de plusieurs combattants venus de tous les coins et recoins de la République Démocratique du Congo.

Il y a lieu de souligner que plusieurs délégations ont rehaussé de leur présence à cette cérémonie, telles que celle de Kikwit, du Maniema, du Sankuru, la délégation Baraka 1 Sud-Kivu, délégation du pouvoir coutumier, Délégation Kwango, délégation de Kisangani, le Prosec Djuma, le représentant de Tshikapa, ainsi que les invités et partenaires de Kogi Gizenga.

La Pros.

‘‘Rien ne pourra passer sans consensus’’. Après les deux groupes parlementaires proches de Ensemble, parti politique de Moïse Katumbi, c’est le tour du groupe parlementaire du Front Commun pour le Congo de s’inviter à la danse. Dans un communiqué signé en date du 15 octobre 2021, le groupe parlementaire du Front Commun pour le Congo hausse le ton. Ces députés disent NON à tout assujettissement de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI); suite au défaut de consensus au sein de la Sous-composante Confessions religieuses de la Composante Société civile; et, l'absence des signatures du PV de désignation par le Présidium de la susdite Sous-composante de la Société civile constitué de la CENCO (Président) et de l'ECC (Vice-président). (Ci-dessous, l’intégralité de la déclaration)

DECLARATION POLITIQUE

Nous, Députés Nationaux, Membres des groupes parlementaires du Front Commun pour le Congo, FCC en sigle,

Ayant à l'esprit les prescrits de la constitution, les lois de la République démocratique du Congo, du Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale et du contenu de la lettre du Président de la République, Chef de l'Etat, adressée à l'Assemblée nationale et portant refus d'entériner la désignation d'un Candidat Président de la CENI pour défaut de consensus et absence de signature du Président et du Vice-président de la Sous-composante Confessions religieuses de la Composante Société civile, en l'occurrence la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) et de l'Eglise du Christ au Congo (ECC);

Considérant diverses alertes dénonçant la barbarie caractérisant le processus de désignation des animateurs de la CENI notamment l'institution irrégulière d'une commission paritaire en violation des dispositions pertinentes de la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI et du Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale qui voudraient notamment que «... la présidence d'une Commission permanente ne peut être cumulée avec la présidence du Comité des sages, d'une Commission spéciale et temporaire, d'une Commission de contrôle, d'un Groupe parlementaire ou d'une Sous-commission (Article 53 in fin du Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale);

Considérant l'indifférence du Président du Bureau de l'Assemblée Nationale à s'affranchir de ses irrégularités tant décriées et entachant des règles et usages parlementaires en encourageant la composition monolithique d'une Commission paritaire ainsi que la volonté manifeste d'imposer un passage en force dans la désignation des susdits animateurs de la CENI de manière non-consensuelle;

Prenant l'opinion tant nationale qu'internationale à témoin, par la présente déclaration, déclarons :

  1. Notre refus de cautionner la procédure irrégulière et cavalière enclenchée par le Bureau de l'Assemblée Nationale en enfreignant aux prescrits de son règlement intérieur;
  2. Condamnons avec la dernière énergie le comportement anti démocratique, arbitraire et dictatorial d'un Bureau de l'Assemblée nationale au service d'une seule et unique famille politique, brisant tous les efforts et sacrifices en vue de l'instauration d'un véritable Etat de droit, de la cohésion nationale et de tous les espoirs de notre peuple quant à son avenir radieux;
  3. Tout en réaffirmant notre adhésion unanime à nos déclarations antérieures en rapport au processus de désignation des animateurs de la CENI, REITERONS par la présente Déclaration, notre ferme détermination à combattre et à barrer la route, par toutes les voies politiques possibles, la dérive dictatoriale qui s'installe notamment à l'Assemblée nationale.

Aussi, Nous disons NON à tout assujettissement de la Commission électorale nationale et indépendante (CENI);

  1. Rappelons au Président de la République, Chef de l'Etat, ses responsabilités de Garant de la Nation et du bon fonctionnement des Institutions de la République mais aussi son refus d'entériner, dans le même contexte, par sa lettre du 13 juillet 2020 reçue au Cabinet du Président de l'Assemblée nationale en date du 16 juillet 2020 à 12H53', les choix opérés, entre autres d'un candidat Président de la CENI, pour causes notamment:

- De défaut de consensus au sein de la Sous-composante Confessions religieuses de la Composante Société civile; et,

- D'absence des signatures du PV de désignation par le Présidium de la susdite Sous-composante de la Société civile constitué de la CENCO (Président) et de l'ECC (Vice-président);

  1. Demandons au Président de la République, Chef de l'Etat, de ne pas entériner, le cas échéant, la désignation d'un Président de la CENI et des autres animateurs de cette institution, obtenue dans des conditions d'irrégularités manifestes sus-évoquées et d'éviter ainsi à la République démocratique du Congo la rupture des équilibres nécessaires à sa survie, en tant qu'Etat et Nation!

Que vive la démocratie!

Que vive la Nation Congolaise !

Que vive la République !

Fait à Kinshasa, le vendredi 15 octobre 2021

*La Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese, représentant le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, a procédé le jeudi 14 octobre 2021 à la clôture de la semaine congolaise du tourisme, dans la ville de Kolwezi, province du Lualaba. Ouverte depuis le lundi 11 octobre, cette clôture s’est déroulée devant des membres du gouvernement, des ministres provinciaux du Tourisme, des ambassadeurs et de la gouverneure intérimaire de cette province. 

‘’Tout est bien qui finit bien’’, dit-on. En ce moment précis que prennent fin les activités de la première édition de la semaine congolaise du tourisme, j’ai l’honneur de procéder au nom du Premier ministre, à la clôture de ces journées riches en enseignements et d’opportunités pour le devenir du tourisme en République Démocratique du Congo. Je tiens particulièrement à remercier le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui a patronné cette semaine congolaise du tourisme», a déclaré Rose Mutombo.

Elle a ensuite remercié et féliciter tous les organisateurs de cette grandiose activité qui a réuni plusieurs opérateurs du monde touristique ainsi que des organes de presse venus de tous les horizons. Selon elle, c’est une mention spéciale qu’elle attribue à son collègue du Tourisme, Modero Nsimba pour le succès récolté par ces assises dont l’objectif majeur était de mettre en valeur les atouts touristiques de notre pays.

Elle a remercié particulièrement la gouverneure du Lualaba. « Cette province, à travers son chef-lieu, a aujourd’hui une autre vocation en dehors de celle de la capitale mondiale du cobalt, elle devient aussi attractive pour le tourisme. En vue de renforcer le rôle du tourisme comme un des piliers majeurs de la diversification de notre économie, je suis convaincu que le Ministère du Tourisme, à l’instar des autres Ministères, remplira correctement sa mission comme il le fait déjà notamment, par la création des zones de développement et d’expansion touristique», a fait savoir la Ministre de la Justice.

«Que le majestueux fleuve Congo qui tire son origine dans cette province puisse redonner une nouvelle vie au tourisme en RDC en exhortant les autres provinces à se mettre en compétition pour prendre le relai de Lualaba en vue d’organiser la prochaine édition de la semaine congolaise du tourisme. C’est par ce mot que je déclare clos les travaux de la semaine congolaise du tourisme », a dit Rose Mutombo. 

La Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo, a profité de son séjour à Kolwezi pour s’entretenir avec des magistrats du siège et parquet civils et militaires de la province du Lwalaba. Les entretiens ont tourné sur l’amélioration de leurs conditions de travail. La ministre d’Etat a insisté sur la responsabilité et le rôle de chaque acteur judiciaire.  

«En tant que Ministère, je veux veiller à ce que la discipline soit respectée. C’est vrai qu’il y a séparation des pouvoirs mais il y aura des implications au niveau de mon ministère puisque moi je suis politique. Et qu’il est important que les uns et les autres puissent accomplir réellement leur tâche. Et de mon côté, ce qui me revient notamment, le social et l’image qu’il faut changer soit au rendez-vous pour que tout le monde contribue au développement de la RDC surtout au niveau de la justice», a-t-elle chuté. Il faut souligner qu’elle a eu le temps  de visiter différents sites touristiques de cette province.

Jules Ntambwe

Le 11 octobre de l’an 110 du Juche (2021)

Kim Jong Un (Photo d’archives)

Camarades,

Aujourd’hui, nous avons l’occasion de voir directement l’état de développement du potentiel de défense nationale de notre glorieuse patrie, la République populaire démocratique de Corée. J’adresse mes chaleureuses félicitations aux camarades participant à l’exposition du développement de la défense nationale, exposition qui résume la progressivité, la modernité et l’héroïsme de notre Corée.

L’exposition « Autodéfense-2021 » ouverte aujourd’hui est une célébration significative de l’anniversaire de la fondation de notre Parti de cette année, anniversaire qu’elle met à l’honneur. Cette exposition, comme le montre son nom, est un vrai festival qui donne une image condensée intuitive des grandioses ambitions, de la capacité de direction et de la force d’exécution pratique de notre Parti qui inaugure une nouvelle prospérité du développement de la défense nationale en adhérant invariablement à sa ligne d’autodéfense invincible et montre l’aspect du développement étonnant de la science de défense nationale et de l’industrie de guerre de notre Etat et leurs perspectives radieuses. L’exposition solennelle d’aujourd’hui qui résume la politique révolutionnaire de notre Parti en matière de défense nationale ainsi que sa brillante vitalité est une démonstration du potentiel national d’un événement qui fait date avec sa signification comparable à celle d’une grande revue.

Camarades,

Je revois clairement en esprit le chemin que notre Parti a dû parcourir avec une résolution absolue, pendant ces 5 dernières années, pour une révolution dans l’industrie de la défense nationale, chemin frayé dans un monde inconnu, conscient de sa lourde mission historique de former, pour répondre aux exigences des conditions objectives et subjectives et de la situation de notre révolution et du changement rapide des forces militaires dans le monde, une force absolue afin de défendre avec sûreté la sécurité de la patrie, une dignité, un bonheur et un bien-être éternels de nos descendants. Le trajet du développement du potentiel de défense nationale de ces 5 dernières années, marqué de rudes épreuves comme de joies exaltantes, était fort glorieux et digne du Parti, de la patrie, du peuple et de nos enfants comme trajet fait au nom de la révolution, du patriotisme et d’une grande victoire. Impossible de regarder avec indifférence les armes et les équipements produits pendant ces 5 dernières années qu’on voit exposés.

Ce sont nos précieux produits qui nous inspirent une fierté et une dignité sans bornes à mesure que nous les tâtons et les regardons. N’eût été la confiance et le patriotisme ardent du peuple entier qui a accordé un soutien et une sympathie inconditionnels et absolus à la politique de notre Parti favorable au renforcement de la défense nationale, tout en étant prêt à subir des souffrances et des épreuves plus rudes encore du fait des manœuvres tenaces lancées contre notre République par les forces hostiles qui redoutent à mort l’accroissement de notre force, ces produits n’ont été nullement réalisables.

Chacune de ces armes et chacun de ces équipements cachent nombre d’histoires inoubliables des souffrances endurées par nos scientifiques de la défense nationale et nos ouvriers de l’industrie de guerre qui ont surmonté toutes les peines du monde suivant la volonté de notre Parti et sont imprégnés du sang et de la sueur qu’ils ont répandus en donnant toute la mesure de leur ardeur et de leur intelligence.

Nos scientifiques et nos techniciens du domaine de la défense nationale et nos ouvriers de l’industrie de guerre ont en tout temps soutenu inconditionnellement et absolument et accepté de tout cœur toute demande et toute résolution de notre Parti et ont fait preuve d’une fidélité et d’un héroïsme sans bornes pour réaliser la grande œuvre historique de renforcement du potentiel de défense nationale. Je profite de la présente occasion pour remercier vivement, au nom du Parti, du gouvernement et du peuple entier, les scientifiques, les techniciens, les ouvriers émérites et tous les ouvriers de l’industrie de la défense nationale d’avoir édifié un immense potentiel de défense nationale d’ordre mondial jamais vu dans l’histoire de notre République et contribué à obtenir des acquisitions dernier model exceptionnelles de nature à assouvir les aspirations de vieille date de notre peuple. De même, je remercie de tout cœur le peuple entier. J’ai la certitude que la présente exposition sera l’expression du bilan de notre grande victoire, inspirera une force et un courage sans bornes au personnel de la défense nationale et au peuple entier, et stimulera encore les progrès de l’édification du socialisme à la coréenne.

Camarades,

La substance de la politique de notre Parti en matière de défense nationale consiste à défendre par ses propres moyens la patrie et le peuple et à prévenir toute menace et tout défi au moyen d’un puissant potentiel de défense qui se développe et s’améliore toujours pour sauvegarder résolument et sans vaciller la paix.

Etant donné la leçon de l’histoire de notre nation qui a souffert au long de son passé de l’agression étrangère et se voit obligée d’édifier le socialisme au milieu de la menace permanente des forces hostiles qui dure de siècle en siècle et étant donné aussi les exigences et la spécificité de la révolution coréenne, le renforcement de la défense nationale s’avère une affaire nationale d’importance majeure, indispensable et vitale que notre Parti, notre gouvernement et notre peuple ne doivent négliger un seul instant. En l’absence d’un potentiel d’autodéfense suffisant, on ne peut que se voir imposer la menace militaire étrangère, voire on se verra hors d’état de sauvegarder l’Etat et le peuple, c’est la loi du monde.

De nos jours, en fonction du développement rapide de la technique militaire et des armes et équipements dans le monde, la tournure des opérations militaires et le contexte de la sécurité des pays de chaque région changent. Etant donné la tension militaire régnant autour de la péninsule coréenne, le danger militaire qui pèse sur notre Etat diffère de celui d’il y a 10 ans, 5 ans ou même 3 ans. Quand on voit le fond des divers exercices militaires qu’organisent fréquemment les Etats-Unis et la Corée du Sud sous prétexte de contrecarrer une prétendue menace en tout en parlant de paix, de coopération et de prospérité et qu’on considère les tentatives de modernisation des armes auxquelles se livre outre mesure la Corée du Sud depuis peu de temps, on peut s’apercevoir sans difficulté du changement que subirait le contexte militaire de la région de la péninsule coréenne.

Depuis peu, avec l’appui puissant des Etats-Unis, la Corée du Sud introduit quantité d’armes de pointe, des avions d’assaut stealth de frappe conjointe et des avions de reconnaissance non habités de haute altitude, tentant de renouveler le potentiel de combat de son armée. De même, depuis la révision du guide des missiles, elle insiste de façon évidente sur son potentiel technique dans le domaine de la défense nationale et se livre entièrement à des tentatives de modernisation des équipements militaires d’attaque dans divers domaines  notamment,  l’amélioration de la capacité des missiles, y compris le développement de divers ogives et l’augmentation de la portée du tir, l’accroissement de la capacité de combat des sous-marins, le développement d’avions de combat, etc., dont le but se révèle dans toute sa nudité. Il est dangereux de négliger ces tentatives démesurées de la Corée du Sud, mais il est encore plus dangereux de voir celle-ci présenter une raison pour moderniser ses armes et recourir, avec hypocrisie et brutalité, à un double jeu.

La Corée du Sud, qui ne se gêne pourtant pas pour faire tout ce qu’elle veut pour sa part, va maintenant, pour nous priver même de notre droit légitime de développer notre potentiel de défense nationale, jusqu’à taxer même nos essais d’armes conventionnelles de provocations armées, de menaces et d’actes inconvenants de nature à augmenter la tension, entonnant la première la voix qu’élèvent les forces hostiles, dont les Etats-Unis, contre notre République.

En Corée du Sud, les mots « provocation » et « menace » sont devenus maintenant des « termes d’usage exclusifs contre le Nord ». L’hypocrisie de la Corée du Sud qui, sous la protection sournoise des Etats-Unis, tente d’entraver le développement de notre potentiel d’autodéfense sous le couvert de la résolution illégitime de l’ONU mais s’adonne à l’accroissement de ses armements sous le prétexte prétendument juste de contrer la soi-disant menace qu’elle a établie elle-même unilatéralement porte atteinte au sentiment réciproque du Nord et du Sud, alors que ses tentatives d’accroissement des armements effrénées et dangereuses rompent l’équilibre militaire de la région de la péninsule coréenne et ajoutent à l’instabilité et aux dangers militaires. La Corée du Sud a laissé percer à plusieurs occasions son ambition de nous dépasser en potentiel militaire sous un prétexte fallacieux de nous dissuader et d’alléguer, pour s’en justifier, nous dissuader et sauvegarder la paix.

Qu’elle nous a définis comme un sujet de menace, un sujet à dissuader, non comme le partenaire de dialogue et de coopération, est en soi une expression condensée de son hostilité invétérée contre notre République qu’elle cherche à cacher sans pourtant y parvenir. Nous témoignons d’un vif regret à l’égard de ces visées démesurées et à cette attitude de duplicité, illogique et brutale, qui favorise l’iniquité envers l’autre partie et nuit au sentiment de celle-ci.

A l’avenir, si elle se dispose à enfreindre jusqu’à notre droit d’autodéfense, nous ne l’admettrons pas, mais le contrerons par des actes énergiques. Mais, si la Corée du Sud ne nous accuse pas ni n’atteint notre exercice de la souveraineté, je jure qu’une tension ne sera pas provoquée dans la péninsule coréenne.

Dans cette hypothèse, nous n’aurons ni besoin ni raison d’engager une dispute avec elle. Je le répète, la Corée du Sud n’est pas à la mesure de nos forces armées.

Qu’il soit clair, nous n’accroissons pas notre potentiel de défense nationale en visant la Corée du Sud. Notre pays ne doit pas voir l’horreur de l’emploi d’armes entre compatriotes se répéter. Je le redis, nous ne parlons pas de guerre contre quelqu’un, nous ne faisons qu’accroître littéralement notre force de dissuasion afin de conjurer la guerre et de sauvegarder la souveraineté nationale.

Notre force de dissuasion et la force appelée à contenir le Nord dont parle la Corée du Sud sont de notions aux expressions, sens et essence différents. Notre ennemi principal, c’est la guerre en soi, non la Corée du Sud, les Etats-Unis ou un autre Etat et les forces spécialement désignés. C’est la raison pour laquelle, comme je l’ai dit dans mon récent discours sur la politique gouvernementale, je souhaite seulement que, dans leur vision à l’égard de la RPDC, les autorités et la société en général de la Corée du Sud s’affranchissent de leur tourment vieux et périmé tels qu’il faille contrecarrer la menace venant de la Corée du Nord et de leur mission chimérique autant que du sentiment démesuré de la crise et de la conscience d’être victime.

Nous ne devons pas apprécier la situation sous l’impulsion du moment, de façon sentimentale ou subjective, mais la juger avec sang-froid et de façon exacte.

Même à l’exclusion faite du gonflement militaire excessif et des ambitions démesurées de la Corée du Sud qui posent des problèmes, le changement de situation militaire et politique qui s’opère sous la manipulation des Etats-Unis dans les environs de la péninsule coréenne est gros de nombreux dangers à long terme et nous réclame d’urgence de gagner en force. Depuis peu, les Etats-Unis font fréquemment signe qu’ils ne sont pas hostiles à notre Etat, mais il leur manque des actes qui puissent nous le faire croire. Le monde ne foisonne pas d’imbéciles. On ne pourrait trouver des gens qui puissent croire les Etats-Unis alors qu’ils disent qu’ils ne sont pas hostiles à la République populaire démocratique de Corée. S’il existait de telles gens ou de tels Etats, tout le monde serait curieux d’en savoir la raison.

Le jugement erroné et la démarche imprudente des Etats-Unis alimentent aujourd’hui encore la tension dans la région. Il est évident qu’à cause des Etats-Unis l’instabilité de la situation dans la région de la péninsule coréenne ne peut être réduite aisément.

Du point de vue de cette réalité, si, enivrés par les succès déjà obtenus dans le renforcement de la capacité de défense nationale, nous ralentissons notre marche ne fût-ce qu’un instant ou faisons une halte sur la voie de développement, il y a risque que l’équilibre militaire de la région périclite au fil des jours et que notre Etat soit confronté à l’insécurité et à une menace. Accroître constamment notre potentiel militaire pour qu’il réponde à l’actuelle situation instable de la péninsule coréenne est l’exigence du moment de notre révolution et la responsabilité et le devoir suprêmes que nous assumons devant la révolution et l’avenir. La réalité exige que nous nous efforcions, sans aucune vanité ni aucune stagnation, de nous pourvoir de la force et des moyens suffisants pour contrôler de façon stable les inquiétudes et les menaces qui existent réellement. L’effort d’acquisition d’une force militaire puissante doit relever d’un droit obligatoire d’autodéfense légitime et d’une politique nationale de haute importance qu’un Etat  souverain ne doit pas négliger un seul moment, que ce soit dans une situation de paix ou une situation d’affrontement.

C’est que la force d’autodéfense est la racine de l’existence de l’Etat et le gage de son développement. Nous répondrons de façon ferme et résolue à tous les actes lâches des forces hostiles qui provoquent la tension militaire dans la région de la péninsule coréenne et ferons tout notre possible pour réduire et éradiquer les causes qui sapent les bases de l’ambiance pacifique et contribuer ainsi à une paix durable dans cette région. Mais, tout l’effort de paix que nous soutenons sur le plan extérieur n’équivaut absolument pas à l’abandon du droit de légitime autodéfense.

Camarades,

Le VIIIe congrès du Parti du travail de Corée a proposé les tâches précises à réaliser dans les secteurs de la science de la défense nationale et de l’industrie de guerre pour accomplir une 2e révolution dans l’industrie de la défense nationale au cours du plan quinquennal en vue d’accentuer le caractère irréversible de notre puissance technique militaire. Ces tâches consistent essentiellement à renforcer davantage sur les plans qualitatif et quantitatif la force de dissuasion dont nous nous sommes déjà dotés et à accélérer le développement et la fabrication des moyens stratégiques et tactiques indispensables pour la sécurité nationale.

Notre Parti compte sur la fermeté révolutionnaire, le patriotisme extraordinaire, l’intelligence et le talent exceptionnels des hommes de science de la défense nationale et des ouvriers de l’industrie de guerre qui font à coup sûr et sans condition des créations prodigieuses sans pareilles, si le Parti et la révolution l’exigent, ainsi que sur les solides et puissantes assises jetées à l’industrie de guerre au long de dures épreuves.

Aux jours de la révolution de l’industrie de la défense nationale de la première étape, notre Parti a saisi à fond l’esprit de fidélité et la compétence des scientifiques et techniciens du secteur de la défense nationale et les potentialités de toutes les unités d’activité et de leurs talents et a fortifié sa certitude que nous pouvons atteindre bel et bien les objectifs suprêmes du renforcement de la capacité de défense nationale tant qu’il y a les soldats révolutionnaires dignes de confiance et habitués à se donner corps et âme pour la patrie et le peuple.

Ce qui raffermit cette conviction et inspire de l’optimisme dans la victoire dans une nouvelle étape, c’est que nous avons pour nous une grande armée de jeunes scientifiques créatifs et prometteurs qui réalisent toujours et inconditionnellement par des moyens inventifs tout dessein et toute intention qu’élabore le Comité central du Parti. Ces jeunes talents sont les piliers solides du présent comme de l’avenir du secteur de l’industrie de la défense nationale et une grande force du Parti et de l’Etat. Et nous avons pour nous la classe ouvrière de l’industrie de guerre digne de confiance et infiniment fidèle au Parti et à l’œuvre révolutionnaire.

Le Parti attend beaucoup de nos scientifiques et de notre classe ouvrière de l’industrie de guerre. Notre capacité de défense nationale d’autodéfense continuera de se rénover. Tant qu’il y a la ferme volonté et la direction éminente de notre Parti, les scientifiques de la défense nationale et la classe ouvrière de l’industrie de guerre infiniment fidèles au Parti et à la révolution, notre juste œuvre patriotique connaîtra de plus brillants succès, et  une force stratégique, la force de dissuasion toujours plus solide, plus perfectionnée et plus efficace sauvegardera la sécurité et l’avenir de notre patrie et de notre peuple.

Camarades,

Le vrai but que nous poursuivons en tenant aujourd’hui solennellement l’exposition du développement de la défense nationale est évidemment d’en profiter pour encourager les scientifiques et les techniciens de la défense nationale ainsi que les ouvriers de l’industrie de guerre et de redoubler la confiance et le courage du peuple, mais surtout de promouvoir avec plus de force le développement du potentiel de défense nationale du pays.

Nous devrons penser à faire un plus grand bond en nous fondant solidement sur l’effort de persévérance marqué de sang et de sueur fournis et sur les progrès réalisés pendant plus d’un demi-siècle, sans nous contenter de tirer vanité de la glorieuse histoire de l’industrie de la défense nationale qui a formé de façon satisfaisante notre capacité de défense au niveau requis par l’étape de développement de la révolution. Le secteur de l’industrie de la défense nationale doit profiter de cette exposition pour analyser et apprécier correctement et sur tous les plans les succès et les progrès obtenus jusqu’à présent et, sur cette base, concevoir et dessiner un développement prodigieux de tous les domaines, prendre des mesures en vue d’échanger et de mettre en commun les meilleures expériences cumulées jusqu’ici et d’atteindre au plus tôt un niveau plus élevé.

Que tous s’imprègnent de nouveau de la grandiose stratégie de développement de la défense nationale avancée par le VIIIe congrès du Parti et redoublent d’effort et de courage pour contribuer au développement de ce secteur.

Camarades,

Notre Parti vous confie les exigences de la révolution et la situation telle qu’elle se présente et puise une grande force dans votre attitude sérieuse et votre dévouement patriotique. Je souligne une fois de plus que l’acquisition d’une capacité militaire invincible et son renforcement constant sont une politique de la plus haute importance, l’objectif et la volonté inébranlable de notre Parti. Tous les camarades ici présents devront examiner avec lucidité la situation de leurs secteurs et de leurs unités d’activité à la lumière des grands succès obtenus par notre secteur de l’industrie de la défense nationale, se déterminer de nouveau à obtenir les résultats à présenter au Parti, à l’Etat et au peuple et renouveler leur décision à accorder le plus d’assistance possible à cette industrie en vue d’un nouveau développement.

Certes, la situation économique du pays est encore difficile et les autres secteurs sont confrontés aussi à des tâches importantes et pressantes, mais tout le monde doit se garder d’oublier l’importance de l’accroissement du potentiel de défense nationale et se mettre bien en tête que tout développement et tout succès de notre révolution sont impensables en dehors du développement prioritaire du potentiel de défense du pays.

Sans une puissante capacité d’autodéfense, on ne peut espérer une promotion fructueuse de la politique intérieure et extérieure du Parti et du gouvernement,  ni la stabilité et le contexte pacifique dans le pays.

Le peuple entier doit, suivant la volonté ferme et invariable de notre Parti et de notre gouvernement, considérer le renforcement de la capacité de défense nationale comme l’expression suprême du patriotisme et y apporter une assistance matérielle et morale active.

Nous devons être puissants d’ailleurs pour le bien de la postérité. Il faut être puissant avant tout. Donnons-nous tous corps et âme, intelligence et ardeur au renforcement maximal de la capacité de défense de notre éminent Etat, œuvre sacrée, pleins de foi inébranlable dans la victoire et de confiance en soi, sans oublier le serment prêté à la patrie, à la révolution et au peuple. Je vous souhaite encore une fois la venue à cette cérémonie d’aujourd’hui qui vous permettra de voir de vos propres yeux notre capacité militaire digne de fierté.

 Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Entrepreneuriat, Petites et Moyennes Entreprises, Maître Eustache Muhanzi Mubembe a procédé à l’inauguration du Startup Center Ishango basé dans l’enceinte de l’Office de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises du Congo. Tenue le jeudi 14 octobre dernier, cette cérémonie s’inscrit dans la vision du Gouvernement à travers le Programme National de Développement de l’Entrepreneuriat au Congo (PRONADEC) dans lequel le développement du programme d’implémentation des incubateurs et des startups constitue un axe important dans la création et de l’accompagnement des PME. Le projet Startup Center Ishango figure parmi les stratégies diligentées par le Gouvernement de la République afin de susciter, au sein de la classe juvénile congolaise, la culture d’entreprendre et d’éradiquer le chômage.

En sa qualité de Ministre sectoriel, Eustache Muhanzi a, au cours de la dite cérémonie, émis le vœu du Gouvernement de la République de matérialiser la vision du Chef de l’Etat, à savoir celle de promouvoir les PME, créateurs d’emplois et des richesses en RDC.

En effet, Startup Center Ishango est le résultat d’un travail ardu abattu depuis près de deux ans et demi par le groupe Médialab, en étroite collaboration avec l’OPEC.  Ce projet vise à développer un package de services, entre autre : l’incubation, l’accélération, le fablab et le coworking.

Pour le DG de ce centre d’incubation et promotion de l’entreprenariat, Ezéchiel Biduaya, cet espace offre aux jeunes la possibilité de bénéficier d’un encadrement adéquat avec beaucoup plus d’initiatives d’entrepreneuriat assise sur l’innovation.

Il a, dans ce sens, manifesté sa ferme volonté de poursuivre cette collaboration pour le bien-fondé des jeunes entrepreneurs congolais dans le but de booster l’économie nationale.

Pourquoi «Ishango» ?

Cette cérémonie haute en couleur a été également marquée par la remise des brevets à 7 entrepreneurs sélectionnes dans un lot de 300 jeunes. C’est donc pour éveiller la conscience des jeunes congolais sur la contribution de l’Afrique, en général, et de la RDC, en particulier, dans l’évolution de la science que l’OPEC a baptisé ce centre «Ishango».

Financement des partenaires

Par ailleurs, il faut préciser que le projet Startup Center Ishango a pu se matérialiser grâce au financement du COMESA, organisme régional d’Afrique, à travers  le financement de l’Union Européenne et du Gouvernement Congolais.

Par la même occasion, plusieurs autorités ont rehaussé de leur présence cette cérémonie dont le Ministre de la Jeunesse et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, Yves Bunkulu Zola, le DGA de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI),  le Délégué de la Bracongo et autres personnalités.

John Ngoyi

 

(Par Isidore KWANDJA NGEMBO, Politologue)

 

L’article repris, ci-dessous,  date du 22 janvier 2015, à onze mois de la COP21 de Paris, mais il est toujours et encore d'actualité à quelques jours de la COP26, soit cinq COP après.

Défis climatiques en Afrique : Quelle contribution peut-on attendre de la Francophonie ?

L’année 2015 sera déterminante pour la protection de l’environnement. Du 30 novembre au 15 décembre 2015, sera tenue à Paris, en France, la 21e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21), suivie de la 11e Conférence des Parties siégeant en tant que Réunion des Parties au Protocole de Kyoto (CRP-11).

Rappelons que le texte de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été adopté au siège des Nations Unies à New York en mai 1992. Il a été ensuite ouvert à la signature au Sommet de Rio de Janeiro en juin 1992 et est entré en vigueur en mars 1994. Actuellement, 195 États sur les 197 reconnus par les Nations Unies l’ont déjà ratifiée.

Mais,  la CCNUCC ne comprenait pas des cibles juridiquement contraignantes. C’est pourquoi les États-Parties tentent, au travers de différentes conférences, de fixer les engagements contraignants pour limiter le réchauffement climatique.

Les précédentes conférences s’étaient tenues successivement à Bali en Indonésie (2007), à Poznań en Pologne (2008), à Copenhague au Danemark (2009), à Cancún au Mexique (2010), à Durban en Afrique du Sud (2011), à Doha au Qatar (2012), à Varsovie en Pologne (2013) et à Lima au Pérou (2014).

La conférence de Paris (COP21) sera cruciale à plusieurs égards. Premièrement, il s’agit d’une importante conférence internationale sur les changements climatiques, sous l’égide des Nations Unies, jamais organisée auparavant dans un pays francophone, membre effectif de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Deuxièmement, il s’agirait pour la France d’assurer non seulement la facilitation, en français on l’espère en tout cas, entre les Etats-parties aux négociations  mais surtout,  de réussir à faire adopter un accord contraignant pour relever, une fois pour toutes, le défi du réchauffement climatique.

La France peut-elle alors compter sur l’appui indéfectible de plus d’un tiers des États membres des Nations Unies qui composent l’OIF? Voilà une question que mérite d’être posée au moment où l’Organisation est appelée à connaitre des changements paradigmatiques avec l’entrée en fonction de la nouvelle secrétaire générale de la Francophonie, madame Michaëlle Jean, donc d’un nouveau leadership.

Contribution de la Francophonie à la COP21

Les rapports de recherches du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) nous renseignent avec des preuves scientifiques que le réchauffement changement résultant de l’activité humaine est un défi énorme pour l’environnement et l’économie mondiale.

L’OIF, comme toutes les autres organisations internationales, devrait offrir sa contribution pour protéger l’environnement, en encourageant les États membres à contribuer à la recherche des solutions durables pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). L’OIF a tout intérêt à contribuer sérieusement à la réussite de cette conférence sur les changements climatiques, dans la mesure où, plusieurs de ses États-membres attendent beaucoup leur juste part des Fonds souvent promis et toujours pas décaissés, pour protéger l’environnement, notamment préserver les forêts humides d’Afrique centrale qui constituent le plus grand bloc mondial de forêt tropicale après le bassin de l’Amazonie au Brésil et qui contribuent énormément à la réduction les GES.

Forêt du bassin du Congo : deuxième poumon vert au monde

Point n’est besoin de rappeler ici que le bassin du Congo est le deuxième massif forestier tropical au monde. Plus de 10% de sa superficie a été classé en aire protégée par l’UNESCO et inscrite sur la liste du patrimoine mondial en péril. Cette forêt humide d’Afrique centrale joue un rôle important, au niveau mondial, par sa biodiversité exceptionnelle et ses écosystèmes qui contribuent à la régulation du climat avec la séquestration du carbone.

Au niveau régional, plusieurs initiatives ont été mises en place pour la gestion et la préservation des écosystèmes forestiers du bassin du Congo.

La Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) réunit 10 Etats qui, de surcroit, sont tous également membres de l’OIF. Ceux-ci ont besoin des moyens financiers et techniques pour lutter contre la déforestation qui cause des dommages énormes à cette biodiversité exceptionnelle.

Un Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) a été mis en place lors du Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg en 2002 et reconnu auprès de la Commission pour le développement durable des Nations Unies. Ce Partenariat regroupe plusieurs Etats et organisations internationales d’aide au développement pour protéger les écosystèmes forestiers du Bassin du Congo.

Au vu des enjeux internationaux liés au réchauffement climatique mondial, une attention particulière doit être accordée dans l’élaboration d’un agenda commun francophone aux négociations de Paris.

L’OIF, avec la volonté de la nouvelle secrétaire générale, Mme Michaëlle Jean, peut faire les choses autrement, en accompagnant, notamment les pays en développement de l’espace francophone dans l’élaboration de leurs priorités de négociations.

Si tel est le cas, ce travail doit se faire maintenant plutôt que d’organiser, à la va-vite, des rencontres la veille du sommet, alors que les différents États auront déjà fixé leur agenda longtemps en avance et que les délégués n’ont plus beaucoup de marge de manœuvre.

A  l’exemple du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, qui vient de nommer son « Monsieur changements climatiques » pour mener des actions cohérentes à l’échelle du système des Nations Unies et mobiliser les efforts pour la COP21 d’ici le 30 novembre 2015, en vue d’un accord consensuel pour le climat, espérons également que la nouvelle secrétaire générale de la Francophonie aura son « Monsieur changements climatiques ». Avec l’appui technique de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable, celui-ci devra sensibiliser les 80 membres, coordonner et rapprocher leurs points de vue afin que l’OIF sache parler d’une seule voix à la conférence de Paris et facilite un accord consensuel et contraignant pour l’environnement.

Tout compte fait, le succès de la COP21 sera au rendez-vous si et seulement si l’ensemble des Etats-Parties ont à cœur l’enjeu majeur de protection de l’environnement. Un tel succès sera à l’honneur non seulement de la France, membre éminent de l’OIF, mais aussi de toute la communauté francophone qui devra se réjouir d’avoir réussi, là où les autres ont échoué, à relever le défi important du réchauffement climatique.

Le Ministre des Finances a représenté le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président en exercice de l'Union Africaine, aux réunions du G20 qui se sont tenues à Washington D.C. en marge des assemblées annuelles du Groupe de la Banque Mondiale (GBM) et du Fonds Monétaire International (FMI). Le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a saisi cette occasion pour exprimer les vues du continent africain en général, et en particulier celles de la République Démocratique du Congo. Au cours de cette réunion présidée par M. Daniele Franco, Ministre italien de l'Economie et des Finances, le message du Ministre des Finances a mis l'accent sur les efforts déployés par tous les pays dans la lutte contre le COVID 19, ainsi que sur la reprise progressive de l'économie mondiale pour assurer un avenir prospère et durable qui soit inclusif pour tous.

  1. Nicolas Kazadi a souligné le fait que de nombreux pays restent exposés aux risques de la crise économique, notamment en ce qui concerne l'incertitude croissante due aux nouvelles variantes du COVID 19. Le faible taux d'accès aux vaccins, les risques liés aux pressions inflationnistes, les pics de taux d'intérêt et les marges de manœuvre budgétaires limitées sont également des défis auxquels beaucoup sont confrontés. Le manque d'accès aux vaccins, les risques liés aux tendances à la hausse, les taux d'intérêt élevés et les marges de manœuvre budgétaires limitées sont également des défis auxquels beaucoup sont confrontés. Pour cette raison, il a appelé à un soutien multilatéral sur tous les fronts, y compris les pays membres du G20, en termes de ressources financières, d'investissements publics et privés, et de soutien à la mise en œuvre de réformes politiques audacieuses afin de mettre l'économie mondiale sur la voie d'une reprise résiliente.

Le Ministre des Finances a également mentionné que la relance économique est sans aucun doute au centre des actions concernant les pays les moins développés. Cependant, l'accès inéquitable aux vaccins et aux ressources financières, y compris les niveaux élevés de dettes pour certains pays, sont un obstacle à une véritable relance économique pour ces pays en raison de leur vulnérabilité. M. Nicolas Kazadi a souligné la nécessité d'agir sans tarder et a déclaré que cette réunion est une occasion unique pour les membres du G20 de développer des stratégies politiques appropriées, basées sur des messages de solidarité adéquats, afin de s'assurer que les dirigeants présents au Sommet du G20 à Rome prennent les bonnes décisions pour un avenir prometteur.

A  cet égard, le Ministre des Finances a suggéré que chacun fasse tout son possible pour maîtriser la situation de la crise sanitaire. Pour y parvenir avec succès, le G20 doit augmenter l'offre de vaccins. Il a également reconnu que la stabilité financière reste la question clé pour stimuler une reprise économique plus durable.

Par ailleurs, Nicolas Kazadi a assuré ses homologues que l'Union africaine reste ouverte à la mise en œuvre de la feuille de route en améliorant les paiements aux frontières, en luttant contre le financement du terrorisme afin de renforcer la transparence.

Enfin, le Ministre a exprimé la reconnaissance de l'Union africaine à tous les membres du G20 pour leur soutien et leur engagement sur les deux piliers que sont la réallocation multilatérale des bénéfices des entreprises et un taux efficace d'impôt minimum mondial.

Message from Finance Minister Nicolas Kazadi at the G20 meetings

The Minister of Finance represented President Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, acting Chairman of the African Union, at the G20 meetings held in Washington D.C. on the sidelines of the Annual Meetings of the World Bank Group (WBG) and the International Monetary Fund (IMF). The Finance Minister, Nicolas Kazadi, took this opportunity to express the views of the African continent in general and the Democratic Republic of Congo in particular. During this meeting chaired by Mr. Daniele Franco, Italian Minister of Economy and Finance, the Finance Minister's message focused on the efforts made by all countries in the fight against the COVID 19, as well as the gradual recovery of the world economy to ensure a prosperous and sustainable future that is inclusive for all.

Mr. Nicolas Kazadi stressed the fact that many countries remain exposed to the risks of the economic crisis, particularly regarding the growing uncertainty due to the new variants of COVID 19. The low access to vaccines, the risks relating to inflationary pressures, interest rate peaks and limited budgetary room for maneuver are also challenges that many are facing. The low access to vaccines, the risks relating to inflationary pressures, interest rate peaks and limited budgetary room for maneuver are also challenges that many are facing. For this reason, he called for multilateral support from all fronts, including G20 member countries, in terms of financial resources, public and private investments, and support for the implementation of bold policy reforms in order to put the global economy on the path to a resilient recovery.

The Finance Minister also mentioned that the response to economic recovery is undoubtedly the focus of actions regarding the less developed countries. However, the inequitable access to vaccines and financial resources, including the high levels of debt for some countries, are an obstacle to a real economic recovery for these countries due to their vulnerability. Mr. Nicolas Kazadi stressed the need for people to act without delay and stated that this meeting is a unique opportunity for the G20 members to develop appropriate political strategies, based on adequate messages of solidarity, to ensure that the leaders attending the Rome summit take the right decisions for a promising future.

In this regard, the Minister of Finance suggested that everyone should do their utmost to get the coronavirus situation under control. In order to achieve this successfully, the G20 must increase the supply of vaccines. He also recognized that financial stability remains the key issue in boosting a more sustainable economic recovery.

Furthermore, Nicolas Kazadi assured his counterparts that the African Union remains open to the implementation of the roadmap by improving border payments, combating terrorist financing in order to enhance transparency.

Finally, the Minister expressed the African Union's appreciation to all G20 members for their support and commitment on the two pillars of multilateral corporate profit reallocation and an effective global minimum tax.

Placée sous le thème : «Les grandes tendances jurisprudentielles de la Cour Constitutionnelle de la République démocratique du Congo», conformément à son règlement intérieur, devant le Premier ministre, Sama Lukonde qui représentait le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, le Président de la Cour Constitutionnelle,  Dieudonné Kaluba Dibwa a procédé au lancement de la rentrée judiciaire de l’année  2021-2022, au cours d’une audience solennelle et publique qui s’est tenue samedi 16 octobre 2021, dans la salle du Congrès de palais du peuple.  

Depuis son installation effective le 4 avril 2015, c’était pour la première fois que la Cour Constitutionnelle tienne son audience solennelle de la rentrée judiciaire. Ainsi, dans son discours solennel, le Président de la Cour a signifié expressis verbis, que le choix du thème ‘’les grandes tendances jurisprudentielles de la Cour Constitutionnelle’’ a été motivé par la nécessité de mettre en évidence les grandes orientations prises par cette instance dans chaque matière relevant de sa compétence permettant ainsi à l'opinion publique de comprendre l'instruction globale de son activité déterminée par sa saisine. D’après le professeur Kaluba Dibwa, il était important de relever tout comme le parlement incarne le gouvernement représentatif, la Cour constitutionnelle est la pierre angulaire de cet édifice qu'est la démocratie constitutionnelle. « Les recours sans cesse croissants à la justice constitutionnelle s'explique par la force morale acquise par celle-ci dans l'esprit des citoyens qui croient en la capacité de la Cour à garantir la jouissance des libertés et des droits fondamentaux au travail du respect de la constitution. L'autorité de la Cour découle donc plutôt de la sagesse qui lui est reconnue et de la confiance qui lui est accordée en tant que gardienne de la constitution. C'est à ce titre que tout en usant de ses prérogatives de gardienne de la norme constitutionnelle, elle crée aussi la norme du droit à travers la jurisprudence dans le silence du constituant et du législateur sans cependant se substituer à ces derniers», a-t-il déclaré. 

Le discours doctrinal de Dieudonné Kaluba s’était articulé sur 6 points. A savoir : le Contrôle de constitutionnalité ; l'Interprétation de la constitution ; la déclaration du patrimoine ; les erreurs matérielles contenues dans un arrêt ; le conflit d'attribution des compétences devant la Cour constitutionnelle ; et enfin la présentation des statistiques judiciaires de la Cour.

Les chiffres encourageants

Depuis avril 2015 date de son installation au 19 septembre 2021, la Cour constitutionnelle a enregistré 3335 Affaires, et rendu toutes matières confondues 2979 arrêts. Ces données statistiques se résument comme suit : sur 1745 affaires inscrites en matière de contrôle de constitutionnalité, d'interprétation ou d'appréciation de la conformité à la constitution 1482 décisions ci-après ont été prononcées. En 2015, 66 dont 19 statuant sur le contrôle de constitutionnalité, 12 concernant l'interprétation de certaines dispositions de la constitution, 35 en appréciation de la conformité à la constitution. En 2016, 51 dont 38 en matière de contrôle de constitutionnalité, 12 en matière d'interprétation, un arrêt en appréciation de la conformité de la constitution. En 2017, 87 toutes relatives au contrôle de constitutionnalité, en 2018, 65 dont 56 en matière de contrôle de constitutionnalité, 9 en appréciation de la conformité à la constitution ; en 2019, 48 dont 7 en matière de constitutionnalité, 13 en matière d'interprétation et 28 en appréciation de la conformité à la constitution. En 2020, 571 arrêts rendus dont 306 au premier trimestre, 45 au deuxième trimestre, 21 au 3e trimestre et 209 au 4e trimestre. En 2021, 594 arrêts rendus dont 396 au premier trimestre, 114 au 2e trimestre et 84 à la fin du 3e trimestre.

La cour a enregistré 3335 affaires. Elle a rendu toutes matières confondues 2969 arrêts. Sur 1745 affaires inscrites en matière de contrôle de constitutionnalité, d'interprétation et d'appréciation de conformité à la constitution, 1482 décisions ont été prononcées. En 2021, 594 arrêts ont été rendus. 

Lors des scrutins de 2018-2019, le grief électoral a enrôlé 1220 requêtes toutes examinées et ainsi rendues, 7 en rapport avec les contentieux des listes à l'élection présidentielle, 3 en rapport avec les contentieux des résultats provisoires à l'élection présidentielle, 1169 en rapport avec les contentieux des résultats provisoires aux législatives nationales, 4 en rapport avec les contentieux des candidatures à l'élection sénatoriale, 37 en rapport avec les contentieux des résultats provisoires à l'élection des sénateurs. Durant cette période, il a été aussi prononcé un arrêt de donner acte de la prestation de serment du Président de la République.

Pour le Président de la Cour Constitutionnelle, l'autorité de la cour découle donc plutôt de la sagesse qui lui est reconnue et de la confiance qui lui est accordée en tant que gardienne de la constitution. C'est à titre que tout usant de ses prérogatives de gardienne de la norme constitutionnelle, elle crée aussi la norme des droits à travers la jurisprudence dans le silence du constituant et du législateur sans cependant se substituer à ces derniers.

D’emblée, il sied de noter que la Cour Constitutionnelle est composée de 9 membres nommés par le Président de la République, dont trois sur sa propre initiative, trois désignés par le parlement réuni en Congrès et trois autres par le Conseil supérieur de la Magistrature. Six des neufs membres de la Cour doivent être des juristes issus de la magistrature, du barreau ou de l’enseignement supérieur. Le mandat des membres de la Cour est de neuf ans. Il n’est pas renouvelable. Le Président de la Cour est élu par ses pairs pour une durée de trois ans renouvelable une seule fois.  

Merdi Bosengele

Une artiste au talent rare. Battante, persévérante, créative, professionnelle…Voici quelques qualités qui peuvent lui être attribuées, s’il faut se fier à son parcours parsemé d’embûches, des réalités dures à affronter, mais aussi des succès remportés. Fifi Kikangala Omoyi, de nationalité congolaise, est une professionnelle de la décoration intérieure depuis plus 10 ans et Fondatrice de l’entreprise ‘’Omoyi Interior Design’’. Contrairement aux autres professionnels du secteur, elle, ou plutôt sa touche, va de l’assemblage parfait des matériaux ancestraux du pays aux matériels modernes de ce siècle. Dans une interview exclusive avec le Quotidien La Prospérité, elle affirme qu’il n’est pas seulement question pour elle de gagner de l’argent. Mais surtout, de vendre l’histoire de la culture et des royaumes du Grand Congo, de valoriser le savoir-faire ancestral dans des outils et matériels modernes. C’est grâce à cela que, d’ailleurs, elle est l’unique congolaise retenue parmi les participants et exposants au plus grand sommet d’Afrique sur la décoration intérieure, le ‘’Design Week Lagos’’, organisé par la Fédération Internationale des Architectes Intérieurs et des Designeurs, qui se tiendra du 21 au 30 octobre 2021 au Nigéria.

A quoi s’attendre du Design Week Lagos ?

Interrogée sur l’objet qui la motive à répondre à l’appel lui lancé par les organisateurs du Week Design Lagos, Fifi Kikangala a stipulé qu’il sera d’abord question de réunir les décorateurs intérieurs de haut niveau d’Afrique afin que ces derniers échangent, débattent et dégagent des issues pour favoriser le libre-échange de leurs œuvres entre les pays africains. A son avis, il est plus facile d’exporter une œuvre de décoration intérieure à Paris, Bruxelles ou une autre ville occidentale que s’il l’on souhaitait faire parvenir la même œuvre dans une ville africaine.

Qu’est-ce qui rend le libre-échange aussi complexe entre les pays africains ? Seraient-ce les taxes et impôts instaurés par chaque Etat ? Comment y remédier et libéraliser le marché, de sorte qu’aucune entrave ne parvienne à réduire la commercialisation des œuvres de design intérieur entre les pays africains ? Voilà quelques questions auxquels tous les participants du Design Week Lagos, y compris la talentueuse Fifi Kikangala, seront invités à répondre.

Et puis, à ce grand forum continental, la Fondatrice d’Omoyi Interior Design a indiqué qu’elle s’y rendra aussi pour faire connaître le savoir-faire du Congo, sublimer l’image de l’artisanat congolais et vendre ses œuvres artistiques.

En 10 ans, quels résultats atteints ?

Répondant à cette question, la décoratrice intérieure congolaise a précisé qu’elle a eu à couvrir la décoration événementielle des entreprises telles que Orange, BIAC, CANAL +, Vodacom Congo, Bracongo et autres.

Et ajouter à cela sa participation brillante au ‘’Paris Design Week’’, début 2020, où des contacts importants ont été noués avec des grands artistes internationaux dont les résultats ont été freinés par l’avènement de la Covid-19, pandémie mondiale. Cependant, a-t-elle confiée, les tractations et harmonisations de vue ont repris de plus belle et, incessamment, de nouvelles œuvres conçues d’une intelligentsia collective seront dévoilées au grand public.

Quid de la source d’inspiration ?

Dans une confidence non ‘’confidentielle’’, supposée être rendue publique, Fifi Kikangala a d’emblée souligné que créer ses œuvres selon le style du Congo ne sera vendu qu’au Congo, et jamais ailleurs. Elle explique que la création des œuvres artistiques, dans le secteur qui est le sien, doit reposer et se conformer aux standards internationaux et mesurés à la ‘’loupe’’.

Elle l’a compris quand elle présentait ses œuvres à des ressortissants étrangers, très méticuleux sur la beauté et le finissage des œuvres. Ensuite, sa deuxième source d’inspiration est directement liée à sa passion nouée à son rêve de créer sa marque de design.

Toutefois, elle a affirmé collaborer avec d’autres professionnels techniques à l’instar des ajusteurs, menuisiers, peintres à qui elle confie tous les dessins et plans de conception à réaliser.

Dans le style qui est le sien, sa spécialité est surtout d’unifier le tissu Kuba, commandé à Mweka dans le Grand Kasaï, avec des matériels modernes. Sa clientèle cible est essentiellement composée des personnes attirées par des mobiliers de luxe et, dans ce cas, de celles aussi désirant transformer leur habitation en une sorte de réserve du patrimoine culturel congolais associé aux matériels modernes.

Appel aux autorités congolaises

Pour conclure, Fifi Kikangala a néanmoins déploré la faible participation et contribution des autorités congolaises à soutenir ses ressortissants, professionnels dans plusieurs secteurs. Cela va jusqu’au point de confier des travaux à budget important en recourant à la main-d’œuvre étrangère, tandis que l’expertise locale est en mesure de le faire.

S’agit-il d’un mépris et d’un manque de confiance à l’expertise local ? Elle n’a dit mot sur ça. Elle s’est contentée à lancer un appel aux autorités congolaises à soutenir ses ressortissants dans leurs efforts d’entrepreneuriat et de créativité.

John Ngoyi

Depuis l'entérinement du nouveau Bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, par l'Assemblée Nationale, le samedi dernier, plusieurs réactions, favorables ou défavorables, sont enregistrées. Voici celle de Monsieur Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kabudi, Président National de l'Union des Démocrates Socialistes, UDS, et Coordonnateur National du Regroupement politique Tshisekediste, Groupe des Partis Indépendants, GPI.

Il  rappelle  que : "Le candidat de l'Eglise Kimbanguiste, Monsieur Denis Kadima Kazadi, a connu un véritable parcours de combattant. Il a été confirmé par la Plateforme des Confessions religieuses par six voix contre deux conformément à l'article 17 de la Charte de ladite Plateforme qui stipule qu'il faut procéder au vote en cas d'absence de consensus. Toutes les contestations relatives à cette désignation sont inutiles et insensées. Elles sont politiciennes".

Le Président National de l'UDS tranche : "La procédure de désignation a été respectée de bout en bout. Au départ c'était le tour de l'Eglise Kimbanguiste de designer, en toute liberté et sans aucune pression, son candidat. Les Kimbanguistes l'ont fait dans l'intérêt supérieur de la Nation. A son tour, la plénière de la Plateforme des Confessions religieuses a confirmé ce choix de l'un des meilleurs des candidats présentés cette fois-ci en application de l'article 17 de sa Charte. Les mauvais perdants, les Catholiques et les Protestants, qui ont usé des manœuvres dilatoires, ont été renvoyés à leurs chères études par un arrêt couperet de la Cour Constitutionnelle. A ce niveau déjà, la messe a été bien dite. Alors, que reproche-t-on à l'Assemblée Nationale qui n'a fait qu'entériner le choix de la Plateforme des Confessions religieuses ?"

Le Président Kabasele Tshimanga demande en conséquence au Président de la République d'investir le Bureau Kadima : "Contrairement aux méchantes langues, le Président de la République est en droit d'investir le Bureau Kadima qui a eu le mérite d'avoir été désigné dans la transparence et selon les règles de l'art. Le nouveau Président de la CENI doit s'estimer heureux parce qu'un débat démocratique, transparent et contradictoire a précédé son entérinement par l'Assemblée Nationale. Donc, rien n'empêche son investiture par le Chef de l'Etat".

Quant aux réformes réclamées et exigées, le Président National de l'UDS n'y va pas par le dos de la cuillère : "Certains de nos politiciens devenus champions de la fraude électorale parlent des réformes auxquelles ils n'y croient pas eux-mêmes. Or, à mon humble avis, les réformes réclamées devront être présentées, le moment venu, lors de l'examen de la loi électorale et non pas avant ou dans un quelconque dialogue sans tête ni queue. D'ailleurs, depuis qu'on nous parle de ces réformes pour améliorer notre système électoral, personne parmi ceux qui criaillent, n'a eu le courage de nous les présenter publiquement. C'est une distraction !".

Le Président National de l'UDS termine en ces termes : "Comme l'Assemblée Nationale, en tant qu'arbitre, a sifflé la fin de ce match palpitant, nous avons tous l'obligation patriotique et morale de préparer les échéances électorales de 2023 dans la paix et la sérénité afin de sortir notre pays du sous-développement imputable à notre classe politique, toutes tendances confondues."

LPM

‘’La campagne de vulgarisation qui s’ouvre en ce jour, a comme objectif principal, de permettre à la Province de Kinshasa : de s’approprier les résultats de la réforme de l’Aménagement du Territoire, surtout de mettre en œuvre la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire ; et de répondre aux attentes du Gouvernement et de la population en rapport avec l’affectation, l’occupation et l’utilisation des espaces, des ressources naturelles du sol et sous-sol ainsi que le développement durable de la Ville de Kinshasa et sa périphérie’’, a déclaré Me Guy Loando Mboyo, Ministre d’Etat en charge de l’Aménagement du Territoire, à la cérémonie de lancement officielle de cette campagne prononcée en présence des membres du Gouvernement ci-après : Rose Mutombo de la Justice et Garde des Sceaux, Dr. Jean-Jacques Mbungani de la Santé Publique, Hygiène et Prévention ainsi que Marc Ekila, Vice-Ministre des Transports et voies de communication. Tenue le samedi 16 octobre dernier, au Salon Rouge de l’Hôtel du Gouvernement à la Gombe, cette cérémonie a permis au Ministre Loando d’expliciter les contextes de création, les mécanismes de matérialisation et les objectifs poursuivis par cette Politique Nationale d’Aménagement du Territoire, inscrite parmi les priorités de son Ministère, comptées au nombre des axes principaux de la feuille de route du Gouvernement Sama Lukonde et poursuivant le bien-être de la population congolaise. Ce qui est une des composantes importantes de la gouvernance du Chef de l’Etat Congolais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Le lancement de cette campagne à Kinshasa, Ville-province et Capitale de la RD. Congo, intervient après les précédentes campagnes lancées respectivement dans les villes de Kisangani dans la Tshopo, Buta dans le Bas-Uélé et Gbadolite dans le Nord-Ubangi. D’emblée, Guy Loando a rappelé que le processus de la réforme de son secteur, lancé depuis juin 2017, vise à doter la RDC d’une Politique Nationale d’Aménagement du Territoire, d’une Loi relative à l’Aménagement du Territoire, d’un Schéma National d’Aménagement du Territoire et des Guides Méthodologiques pour l’élaboration des Plans Provinciaux et Locaux d’Aménagement du Territoire.

A ce jour, a-t-il dit, deux instruments importants ont été produits à savoir, la Politique Nationale de l’Aménagement du Territoire (PNAT), adoptée en Conseil des Ministres et le projet de Loi relative à l’Aménagement du Territoire, retenu parmi les matières de la session de septembre à l’Assemblée Nationale.

Axes principaux et principes propulseurs

Dans son discours, le Ministre Loando a indiqué les axes principaux autour desquels toutes les actions seront posées dans le cadre de la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire. Il s’agit de la promotion de grandes infrastructures structurantes et intégratrices du territoire, la recherche d’une redistribution rationnelle et équitable sur le territoire national des équipements et des services sociaux de base, le renforcement de l’armature urbaine et des pôles de compétitivité et d’intégration économique, le développement et aménagement agro-rural et renforcement des complémentarités villes-campagnes, la durabilité environnementale et résilience face aux changements climatiques, la planification, optimisation des affectations et arbitrage des usages des terres, ainsi que l’amélioration des cadres juridique et institutionnel de l’aménagement du territoire.

Egalement, il a énuméré les principes que certains ont qualifié de ‘’socle’’, d’autres de ‘’propulseur’’, dans lesquels tous les acteurs du développement territorial trouveront leur place.

«Il s’agit de principes suivants: la cohérence et la subsidiarité, l’équilibre et la complémentarité, la justice territoriale, la responsabilité sociale et environnementale, l’unité et la cohésion nationale, la globalité de l’aménagement du territoire, l’anticipation, la consultation et la participation», a proclamé d’un ton vif, Me Guy Loando.

Acompte du Gouvernement

Par ailleurs, à l’intention de l’opinion nationale et l’assistance composée de membres de son Cabinet, agents du Ministère et personnalités conviées, Guy Loando a annoncé que sur instruction du Premier Ministre Sama Lukonde, Chef du Gouvernement, le Gouvernement de la République a débloqué un acompte pour permettre au Ministère de l’Aménagement du Territoire de poursuivre les activités de la Réforme de son secteur.

Il a salué ce geste en ces termes : «Pour ce faire et au nom des cadres et agents de mon Ministère, je tiens à remercier sincèrement Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement pour cet appui financier combien important et tant attendu, car le processus de la Réforme était à l’arrêt depuis plusieurs mois par manque de financement. Ce financement sur fonds propre du Gouvernement nous permet de se déployer à travers le pays non seulement pour la vulgarisation mais aussi pour parachever ce processus par la production des livrables restants. Il sied de rappeler que la réforme en cours découle des recommandations du Plan National Stratégique du Développement, PNSD 2019-2023 dont l’Aménagement du Territoire constitue le 4ème pilier majeur, mais aussi un des piliers les plus importants du Programme de notre Gouvernement».

Remerciements aux partenaires

Dans son allocution, le Ministre d’Etat Loando a réitéré ses remerciements aux partenaires techniques et financiers qui appuient le processus d’élaboration et matérialisation de cet ambitieux programme de Réforme. Il a cité, entre autre : l’Initiative pour la Forêt d’Afrique Centrale (CAFI) pour le financement du programme ; le FONAREDD, pour le plaidoyer en faveur du programme, sa coordination et son suivi permettant d’atteindre les différents jalons ; ainsi que le PNUD, qui assure l’exécution de ce programme.

Il sied de préciser qu’à cette occasion, Guy Loando Mboyo a rendu un hommage mérité à Félix Tshisekedi, Président de la République, pour sa vision qui place au centre de sa gouvernance le bien-être de la population en accordant une place de choix à l’Aménagement du Territoire de la République Démocratique du Congo en vue d’un développement durable et harmonieux.

John Ngoyi

MOT DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE A L’OCCASION DE L’OUVERTURE DE LA CAMPAGNE DE VULGARISATION, SENSIBILISATION ET MISE EN ŒUVRE DE LA POLITIQUE NATIONALE D’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

Honorables Députés et Sénateurs ;

Messieurs les Ministres d’Etat, Ministres, Vice-ministre et Chers Collègues ;

Monsieur le Secrétaire Général à l’Aménagement du Territoire ;

Monsieur le Président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa ;

Monsieur le Gouverneur de la Ville de Kinshasa ;

Mesdames et Messieurs distingués invités à vos titres et qualités,

Avant toute chose, je voudrais rendre grâce à l’Eternel Tout-puissant pour le vouloir et le faire, lui qui a permis que nous soyons en vie en ce jour, en nous accordant son souffle de vie.

Je profite de cette précieuse occasion pour rendre un hommage mérité à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, je cite Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO pour sa vision qui met au centre de la gouvernance, le bien-être de la population en accordant une place de choix à l’Aménagement du Territoire de la République Démocratique du Congo en vue d’un développement durable et harmonieux.

J’exprime également ma reconnaissance envers Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge pour avoir inscrit l’Aménagement du Territoire comme l’un des piliers clés du programme d’actions de son Gouvernement.

Je réitère mes remerciements aux Partenaires Techniques et Financiers qui nous appuient dans cet ambitieux programme de Réforme.

Il s’agit entre autre de :

-L’Initiative pour la Forêt d’Afrique Centrale (CAFI) pour le financement du programme ;

-Le FONAREDD, pour le plaidoyer en faveur du programme, sa coordination et son suivi permettant d’atteindre les différents jalons ;

-Le PNUD, qui assure l’exécution de ce programme.

Mesdames et Messieurs, distingués invités,

La République Démocratique du Congo s’est engagée depuis plus d’une décennie, dans une série de réformes visant à redresser la situation socioéconomique, à restaurer l’autorité de l’Etat, à renforcer l’efficacité des services publics de l’Etat, à moderniser et rationaliser l’utilisation de l’espace du territoire national et l’Administration publique. C’est depuis juin 2015, dans la Ville Historique de Kisangani, qu’ont été lancés les «Etats généraux de l’Aménagement du Territoire».

C’est dans ce cadre que le Gouvernement de la République, à travers le Ministère de l’Aménagement du Territoire, avait lancé en juin 2017, le processus de la Réforme de l’Aménagement du Territoire. Ce dernier avait pour objectif de doter le pays notamment :

-d’une Politique Nationale d’Aménagement du Territoire,

-d’une Loi relative à l’Aménagement du Territoire,

-d’un Schéma National d’Aménagement du Territoire,

-et des Guides Méthodologiques pour l’élaboration des Plans Provinciaux et Locaux d’Aménagement du Territoire.

Cette réforme devra aboutir à l’instauration d’un cadre institutionnel capable de mener à bon escient les différentes activités liées à la planification, à l’affectation, à l’utilisation et à l’occupation de l’espace du territoire national.

A ce jour, deux instruments importants ont été produits, il s’agit de :

-la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire, adoptée en Conseil des Ministres ;

-le Projet de Loi relatif à l’Aménagement du Territoire adopté également en Conseil des Ministres et transmis à l’Assemblée Nationale pour examen et adoption.

Quant à la Politique sus visée et dont la vulgarisation et la mise en œuvre sont en cours, elle est l’instrument capital pour le développement durable et harmonieux de notre pays et se résume en sept (07) axes stratégiques ci-après :

  1. La promotion des grandes infrastructures structurantes et intégratrices du territoire ;
  2. La recherche d’une redistribution rationnelle et équitable sur le territoire national des équipements et des services sociaux de base ;
  3. Le renforcement de l’armature urbaine et des pôles de compétitivité et d’intégration économique ;
  4. Le développement et aménagement agro-rural et renforcement des complémentarités villes-campagnes ;
  5. La durabilité environnementale et résilience face aux changements climatiques ;
  6. La planification, optimisation des affectations et arbitrage des usages des terres ;
  7. L’amélioration des cadres juridique et institutionnel de l’aménagement du territoire.

La Politique Nationale d’Aménagement du Territoire s’articule autour des principes fondamentaux dans lesquels tous les acteurs du développement territorial trouveront leur place. Il s’agit de principes suivants:

  • la cohérence et la subsidiarité ;
  • l’équilibre et la complémentarité ;
  • la justice territoriale ;
  • la responsabilité sociale et environnementale ;
  • l’unité et la cohésion nationale ;
  • la globalité de l’aménagement du territoire ;
  • l’anticipation ;
  • la consultation et la participation.

Concernant les autres outils restants notamment le Schéma National de l’Aménagement du Territoire et les Guides Méthodologiques, une évaluation de la première phase du processus est en cours, à l’issue de laquelle la deuxième tranche des fonds prévus pour cette Réforme pourra être débloquée.

En attendant, j’ai le réel plaisir d’annoncer que, sur instruction de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, le Gouvernement de la République, dans le cadre des fonds de contrepartie a débloqué un acompte pour permettre au Ministère de l’Aménagement du Territoire de poursuivre les activités de la Réforme de son secteur.

Pour ce faire et au nom des cadres et agents de mon Ministère, je tiens à remercier sincèrement Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement pour cette appui financier combien important et tant attendu, car le processus de la Réforme était à l’arrêt depuis plusieurs mois par manque de financement.

Ce financement sur fonds propres du Gouvernement nous permet de se déployer à travers le pays non seulement pour la vulgarisation mais aussi pour parachever ce processus par la production des livrables restants.

Il sied de rappeler que la réforme en cours découle des recommandations du Plan National Stratégique du Développement, PNSD 2019-2023 dont l’Aménagement du Territoire constitue le 4ème pilier majeur, mais aussi un des piliers les plus importants du Programme de notre Gouvernement.

C’est dans le cadre de la mise en œuvre desdites recommandations dont la création des Agences publiques et technique d’exécution que le Conseil des Ministres, sous la direction de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, avec la Supervision de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a adopté le projet de Décret portant création d’un Etablissement Public dénommé Fonds National de l’Aménagement du Territoire, FONAT en sigle.

Le FONAT a pour objet la mobilisation des ressources financières pour :

  • Le financement de l’élaboration des documents de stratégies, des outils techniques, des plans d’aménagement du Territoire et la mise en œuvre de la politique Nationale de l’Aménagement du Territoire ;
  • Le financement des projets d’aménagement du territoire ainsi que le suivi de leur exécution financière ;
  • L’appui financier aux acteurs qui participent à la mise en œuvre de la politique nationale de l’aménagement du territoire.

Un autre Etablissement public dénommé Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire, ANAT en sigle, dont texte créateur est en cours d’adoption au Conseil des Ministres, a pour objet la planification de la conception des nouvelles villes, de la rénovation de villes existantes ainsi que du développement des territoires à travers la République Démocratique du Congo, et ce en collaboration avec les Ministères sectoriels concernés et les provinces.

Je profite de cette occasion pour remercier le Chef de l’Etat, le Premier Ministre et tous mes collègues Warriors pour le soutien dans l’élaboration et adoption de ces Etablissements publics.

Mesdames et Messieurs, distingués invités,

En vue de matérialiser les orientations de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge en vue de la réussite des actions du Gouvernement, j’ai lancé la campagne de vulgarisation, sensibilisation et mise en œuvre de la Politique Nationale de l’Aménagement du Territoire dans la Ville Historique de Kisangani qui avait accueilli les «Etats Généraux de l’Aménagement du Territoire» en juin 2015. Cette campagne s’était poursuivie à Buta dans la province de Bas-Uélé et à Gbadolite dans la Province du Nord-Ubangi.

Mesdames et messieurs, distingués invités,

La campagne de vulgarisation qui s’ouvre en ce jour, a comme objectif principal, de permettre à la Province de Kinshasa :

-De s’approprier les résultats de la réforme de l’Aménagement du Territoire, surtout de mettre en œuvre la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire,

-De répondre aux attentes du Gouvernement et de la population en rapport avec l’affectation, l’occupation et l’utilisation des espaces, des ressources naturelles du sol et sous-sol ainsi que le développement durable de la Ville de Kinshasa et sa périphérie.

Dans cette optique, un accent particulier sera mis sur la rénovation ou modernisation de la partie Ouest de Kinshasa qui est saturée ainsi que l’extension du côté Est de la Capitale avec le Projet KITOKO, Nouvelle Ville Globale et Intelligente. Ceci aura comme finalité l’aménagement planifié, le développement durable, harmonieux et équilibré de nos entités tant urbaines que décentralisées en particulier et la République Démocratique du Congo en général.

C’est dans cette optique que j’ai mis sur pied le Programme REVITE (Repensons à nos Villages, Villes et Territoires) qui découle de quatre premiers «Axes Principaux» de la Politique Nationale de l’Aménagement du Territoire.

Ce vaste et ambitieux Programme REVITE a pour objectif d’inviter et encourager les citoyens congolais, résidants au pays et à l’étranger de construire ou investir dans leur milieu d’origine afin d’apporter un développement durable.

L’Etat Congolais, à travers mon Ministère et d’autres sectoriels, apportera aussi sa contribution dans la réalisation des projets d’aménagement ou viabilisation des espaces, des projets sociocommunautaires et d’infrastructures de base. Les Objectifs de Développement Durable (ODD) doivent être pris en compte car plusieurs d’entre-deux concourent au développement durable des villes et bien être des populations, spécialement l’Objectif 11.

C’est dans ce cadre que j’ai accompagné Son Excellence Monsieur le Premier Ministre et Chef du Gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge à Kenge, dans la Province de Kwango, pour le lancement officiel du «Programme d’urgence de développement communautaire de 145 territoires» car ce programme cadre avec la mise en œuvre de la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire à travers Programme REVITE ci-haut cité pour le développement durable et harmonieux de l’espace territoire national.

Les Agences du Ministère susvisée seront également mises en contribution pour la réalisation de ce vaste et ambitieux programme du Gouvernement de développement à la base afin de réduire sensiblement le coût de mise en œuvre.

Dans ce même cadre, je compte mettre à contribution les agences de mon Ministère dans la réalisation du projet ‘’Village Modèle’’ qui sera érigé dans la Cité de Mubambiro/Kizimba, dans Groupement de Kamuronza, Cité de Sake, Territoire de Masisi, sur une superficie 32 Hectares. Ce projet fait suite à la rencontre entre les Chefs d’Etat du Rwanda et de la RDC, leurs Excellences Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et Paul Kagame, et le Chef de l’Etat Rwandais avait promis d’offrir à Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo un «village modèle» au bénéfice des sinistrés de la province du Nord Kivu, du type du «Village modèle» de Kinigi inauguré le 04 juillet 2021 au Rwanda.

Ce projet de Village modèle s’approche aussi de la mise en œuvre de la Politique National d’Aménagement du Territoire à travers le Programme REVTE et mon Ministère veut jouer et joue son rôle d’aménageur national dans la suite de la vision du Chef de l’Etat de développer toute la RDC sous la supervision du Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Mesdames et messieurs, distingués invités,

Je ne peux terminer mon adresse sans rendre un Hommage vibrant à Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour sa ferme volonté de  moderniser la Capitale Kinshasa par la réalisation des plusieurs travaux d’aménagement, d’infrastructures et d’équipements structurants sous la conduite de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre et Chef du Gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge avec les instructions fermes aux autorités urbaines de Kinshasa.

Mes remerciements s’adressent aussi à leurs Excellences qui sont présents et qui m’accompagnent dans cette réforme depuis mais aussi pour les décaissements des fonds importants malgré les contraintes budgétaires en cours.

Pour ce faire, je sollicite l’adhésion et l’implication de tout un chacun de nous afin de contribuer à l’atteinte des objectifs assignés à la Réforme du secteur de l’Aménagement du Territoire.

Etant donné que la Ville de Kinshasa est la capitale du pays et tenant compte de sa densité démographique, une forte vulgarisation s’avère importante afin de booster la transformation de la Ville de Kinshasa et ce, dans le respect des normes et standards modernes d’aménagement et développement des villes durables et résilientes.

Ces travaux seront aussi l’occasion de collecter certaines données de terrain afin de mieux planifier les actions à mener dans le cadre du Programme REVITE pour la Ville de Kinshasa qui, à en a point douter, a droit à un l’accompagnement spécial de notre Ministère en particulier et le Gouvernement Central en Général.

Sur ce, tout en vous souhaitant un bon travail, je déclare ouvert l’Atelier sur «la Vulgarisation et mise en œuvre de la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire dans la Ville Province de Kinshasa».

Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo !

Que Dieu bénisse le Ministère de l’Aménagement du Territoire et la Province de Kinshasa !

Je vous remercie.

 

 Présent aux côtés du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo lors de son récent voyage aux Emirats Arabes Unis, le Ministre congolais du Commerce Extérieur, Jean-Lucien Bussa a réussi un véritable coup de génie qui va, dans les jours à venir, permettre à la République Démocratique du Congo de bénéficier des investissements dans plusieurs secteurs de la vie tels que l’agroalimentaire, le textile, l’automobile, l’industrie pharmaceutique ainsi que les hydrocarbures. C’est en effet après avoir présenté diverses opportunités d’affaires qu’offre la République Démocratique du Congo au cours des échanges qu’il a eus samedi 16 octobre 2021 avec son Homologue émirati du Commerce, le Docteur Thani Al Zeyudi,  que ce dernier a manifesté le vœu de son pays de cheminer au coude-à-coude avec la RDC dans ce sens. Au cours de ces mêmes échanges, le Ministre Jean-Lucien Bussa a également soulevé la problématique des infrastructures dont le pays a pleinement besoin actuellement pour son décollage. En symbiose, les deux personnalités ont pris l’engagement de façon réaliste de mettre en place dans un futur proche un projet d’accord pour la matérialisation de ce partenariat.

Le Ministre du Commerce Extérieur Jean-Lucien Bussa a, pour sa part, démontré son engagement à mettre sur pied une équipe d’experts chargés d’accélérer le processus du côté congolais pour la concrétisation de ce grand projet d’accord qui s’inscrit dans la vision du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, celle de faire de la RDC un Etat fort au cœur de l’Afrique. Cependant, la partie congolaise et la partie émiratie s’activent à réunir des partenaires tant publics que privés désireux d’œuvrer dans ce cadre avant la dernière étape consacrée à la préparation proprement dite de ce projet d’accord. «J'ai mis en évidence au nom de la République Démocratique du Congo un certain nombre de secteurs vitaux de l'économie. Il s'agit en particulier des secteurs agroalimentaire, textile, automobile, industrie pharmaceutique, hydrocarbures pour lesquels un accord a été signé sous les auspices du Président de la République lui-même ; du secteur des bâtiments donc construction et infrastructures et nous avons aussi échangé sur le secteur énergétique pour lequel un accord aussi a été signé. Et donc, nous avons convenu avec mon homologue des Emirats d'un projet d'accord qui sera élaboré très prochainement. Pour être concrets, nous avons décidé que chaque pays puisse réunir n'est-ce pas les partenaires tant publics que privés intéressés dans ces différents secteurs pour préparer donc ce projet d’accord. Nous allons dans un délai très  court, mettre  en relation nos experts pour qu'un projet d'accord soit approuvé, convenu entre nous deux pour qu'il soit signé dans le meilleur délai. Voilà, en gros, le sens de l'intérêt de la rencontre que j'ai eue avec mon homologue des Emirats  Arabes Unis», a déclaré le Ministre Jean-Lucien Bussa après échanges. Il a aussi manifesté son optimisme de voir des retombées couler au profit des peuples de ces deux pays frères car, à la lumière de ses affirmations, la RDC et les Emirats Arabes Unis ont déjà un niveau d’échanges commerciaux assis sur des bonnes bases.  «Qu'est-ce que nous pouvons retenir ? La RDC et les Emirats Arabes qui ont déjà un niveau d’échanges commerciaux confortables notamment, la RDC exporte des produits miniers et les Emirats exportent en RDC des produits manufacturés, des produits d'équipement etc., nous pensons que si nous avons un accord commercial préférentiel entre nos deux pays d'une part, et d'autre part, nous avons un accord en matière de promotion et protection de l’investissement, nos deux pays et nos deux peuples vont bénéficier d'une relance économique certaines et les retombée sont sans réserves», a conclu le Patron congolais du Commerce Extérieur, le Ministre Jean-Lucien Bussa.

La Pros.

*C’est désormais chose faite. L'Assemblée nationale a entériné, le  samedi 16 octobre 2021, 12 des 15 membres du Bureau de la nouvelle Commission électorale nationale indépendante (CENI), après l'adoption du rapport de la commission paritaire mixte (majorité et opposition) chargée d'examiner les dossiers individuels des candidats. Pour les uns, le processus électoral vient là d’être entaché d’une irrégularité qui ne peut garantir une issue favorable. Tandis que pour les autres, l’entérinement du nouveau bureau de la CENI par l’Assemblée nationale, avec à sa tête Denis Kadima, est une étape décisive pour la tenue des joutes électorales de 2023.  Pour ce deuxième groupe composé manifestement des progressistes, il y a une nécessité absolue d’avancer et de débloquer le processus électoral pour éviter tout glissement des échéances électorales. Ces derniers soutiennent,  mordicus,  que toute tergiversation, qu’elle vienne des religieux  ou  des politiciens, ferait  le lit du retardement du processus électoral.

Impératif du respect des délais constitutionnels

Ces acteurs politiques et religieux ne devraient pas, argumentent-ils, continuellement prendre en otage un processus électoral, tant attendu par les électeurs, au nom de leurs intérêts personnels. 

L’impératif de respecter les délais constitutionnels de convocation du corps électoral et de la tenue des scrutins s’impose à tous.

D’ailleurs, l’on attend plus que  l’installation du nouveau Bureau de la CENI pour mettre à sa disposition des moyens logistiques et financiers pour commencer son travail en rattrapant le temps perdu, rassurent-on, du côté du    gouvernement.

‘’Et donc, plus question   de revenir, ni de passer du temps à discuter sur les contradictions ayant entouré   la plénière de samedi 16 octobre dernier  qui, pourtant,  a décidément mis fin au statu quo observé depuis plusieurs mois’’, a soutenu, en outre, un analyste ayant requis l’anonymat. 

Regards rivés sur   l’avenir

Après cette étape de l’Assemblée nationale et les parties prenantes (confessions religieuses et les partis politiques), soutient le camp progressiste, il y a lieu d’encourager le Président de la République et le Gouvernement à faire leur part de travail pour relancer la machine électorale et permettre à son Bureau d’accélérer la mise en œuvre des opérations pré-électorales, lesquelles permettront au peuple de se choisir librement ses futurs dirigeants dans le respect de la Constitution.

Quoi qu’il en soit, la balle est,  désormais,  entre les mains du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, pour la signature de l’Ordonnance d’investiture.

De la Composition du nouveau  Bureau  de la CENI

D'après le rapport de la Commission Mbata, voici comment est composée la nouvelle équipe de la commission électorale nationale indépendante :

  • • Président : Kadima Kazadi Denis (Société Civile);
  • • Ilanga Lembow Bienvenu : Premier Vice-président (Majorité);
  • • Madame Nseya Mulela Patricia : Rapporteur (Majorité);
  • • Muhindo Mulemberi Vahumawa Paul : Rapporteur Adjoint (Majorité);
  • • Birembano Balume Sylvie : Questeur Adjoint (Majorité)
  • • Lupemba Mpanga Ndolo : Membre de la plénière (Majorité);
  • • Boko Matondo Fabien : Membre (Majorité);
  • • Ditu Monizi Blaise : Membre (Opposition);
  • • Bimwala Mampuya Roger : Membre (Société Civile);
  • • Ngalula Joséphine Membre (Société Civile);
  • • Bisambu Mpangote Gérard : Membre (Société Civile);
  • • Omokoko Asamoto Adine D'or : Membre (Société Civile).

Il y a lieu de noter que trois postes réservés à l'opposition sont restés vacants.  Et, une fois le bon sens retrouvé, ils feront partie des tractations avec les acteurs concernés.

Normalement, après  l’adoption de cette résolution par la plénière de l’Assemblée nationale, elle  sera transmise  au Président de la République en vue de l’Ordonnance d’investiture. Puis, viendra, très prochainement,  la remise-reprise entre  les bureaux entrant et sortant que préside,  depuis plusieurs années,  Corneille Nangaa Yobeluo.

La Pros.

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