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*N’est-il pas une victime expiatoire ? Ne cessent de s’interroger les congolais lambda qui veulent, à tout prix, connaître la vérité. «Ce sont les libanais qui sont derrière la déchéance du ministre de l’économie pour des multiples raisons.  1. Il a retiré la licence d’importation à une société libanaise.  Solidarité mécanique oblige, toute la communauté libanaise s’est mise debout pour chercher la tête du ministre de l’économie». « 2. Après le contrôle économique exercice 2022, la communauté libanaise doit au trésor public 159 millions de dollars. A la place, le ministre de l’Economie qui met les intérêts du pays au-dessus de tout a exigé le paiement de la  totalité due à l’Etat congolais au lieu de 39.000 millions proposés en défaveur du pays. D’où, la guerre contre le ministre par congolais interposés ». A en croire ces propos tenus par un analyste proche du dossier, Jean-Marie Kalumba aurait été victime de la vision du Chef de l’Etat  qu’il respectait scrupuleusement et qu’il faisait appliquer, nonobstant les pressions. Visé par une motion de défiance signée par 70 députés, il  lui été reproché notamment,   l’absence de maîtrise des prix des produits de première nécessité dont les denrées alimentaires, le dossier sur le petit commerce et les surgelés de la Namibie. D’après certains élus du peuple, cette motion a été vidée de sa substance, surtout après la correspondance du Ministre de la Namibie à son homologue congolais. Lisez, ci-dessous, l’économie générale de cette affaire, telle que reprise dans la réponse  de Jean-Marie Kalumba, lui-même, peu avant sa déchéance à la tête de l’Economie nationale.

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE NATIONALE

RÉPONSE À LA MOTION DE DÉFIANCE

Jean – Marie KALUMBA YUMA

 – Ministre de l’Économie Nationale –

Kinshasa, le 30 mars 2022

Honorable Président de l’Assemblée nationale,

Honorables Membres du Bureau,

Honorables Députés nationaux,

C’est avec une profonde humilité que je me présente devant vous, ce jour, pour me livrer à un exercice de haute portée politique qui portera longtemps le témoignage de nos efforts communs déployés pour renforcer la démocratie et la redevabilité de l’action publique dans notre pays.

En effet, j’ai été saisi par l’Honorable Président de l’Assemblée nationale le 24 mars 2022, qui m’a transmis une motion de défiance m’adressée par 70 Honorables Députés nationaux et m’a invité par la même occasion à me présenter devant votre auguste Assemblée pour y apporter les réponses les plus pertinentes. Après examen de ladite motion, il s’en dégage 5 préoccupations essentielles résumées ci-dessous que je me ferai l’honneur et le devoir de rencontrer avec sincérité et clarté. Il s’agit de :

  1. La violation du code de bonne conduite de l’agent public de l’État pour avoir donné de l’argent à des enfants mineurs ;
  2. L’importation de poissons chinchards de la Namibie, en lieu et place de l’acquisition de bateaux de pêche et l’appui aux pêcheurs locaux ;
  3. La hausse récente des prix des produits de première nécessité sur le marché congolais ;
  4. Le non-respect des tarifs officiels par les opérateurs du secteur du transport aérien ;
  5. Les pénuries d’essence dans certaines stations de la capitale et les prix relativement élevés des carburants à l’intérieur du pays.

Honorable Président de l’Assemblée nationale,

Honorables Membres du Bureau,

Honorables Députés nationaux,

D’ores et déjà, je m’en vais vous remercier pour l’intérêt que vous accordez au Ministère de l’Économie dont j’ai la charge ainsi que pour le délai qui m’a été accordé afin de préparer mes réponses. Je ne doute pas un seul instant que je bénéficierai de votre pleine attention durant l’exposé que je m’en vais vous livrer.

 

  1. De la violation du code de bonne conduite de l’agent public de l’État

Honorable Président de l’Assemblée nationale,

Honorables Membres du Bureau,

Honorables Députés nationaux,

S’agissant de la préoccupation qui porte sur la violation des dispositions de l’article 9 points 1°, 2°, 3° du Décret-loi n° 017/2002 du 03 octobre 2002 portant code de bonne conduite de l’agent public de l’État, il a été fait mention d’une vidéo dans laquelle le Ministre de l’Économie Nationale distribue des billets de banque aux enfants mineurs.

Autant que vous, j’ai été personnellement peiné et outré de l’usage malencontreux de cette vidéo volontairement sortie de son contexte pour des raisons que j’ignore. En effet, j’ai été saisi qu’une délégation des jeunes élèves venus de Kindu pour participer à une compétition sportive interscolaire souffrait d’une prise en charge insuffisante. Ces 50 élèves dont il est question, logés péniblement dans la Commune de N’djili dans des conditions de promiscuité indescriptible, étaient totalement dépourvus de toute ressource pour couvrir leur séjour à Kinshasa.  Cela jusqu’à manquer de quoi se nourrir voir même de quoi payer leurs titres de voyage pour retourner à Kindu. 

Après de multiples interpellations provenant tant des encadreurs de ces élèves que de leurs parents, ainsi que de mes propres enfants, il m’a été humainement impossible de rester indifférent face à cette détresse subie par de si jeunes enfants, parmi lesquels de nombreuses filles. 

La petite réception qui a eu lieu dans ma résidence n’avait vocation ni d’être filmée, ni d’être diffusée dans les médias sociaux. C’est certainement sous le coup de l’émotion que l’un des participants a jugé utile d’immortaliser cet acte que j’ai posé en père de famille et en stricte intimité. Si vous m’avez vu remettre à chaque élève ma contribution, c’était simplement dans le but de m’assurer que chacun d’eux entrerait effectivement en possession de l’appui que je leur ai réservé.  N’eût-été l’infâme récupération politique qui en a été faite et la polémique volontairement entretenue par un journaliste de la place, cet acte de générosité n’aurait jamais dépassé les limites du cadre familial dans lequel il a été posé. D’ailleurs, ledit journaliste a été sanctionné d’une suspension de 3 mois par ses propres pairs de la profession pour violation du devoir d’exactitude et autres manquements au code d’éthique et de déontologie du journaliste.

Néanmoins, si en dépit de cet éclairage, certains parmi vous s’estiment toujours lésés par l’acte posé et surtout par l’injustifiable récupération médiatique qui en a été faite, je vous prie sincèrement et humblement d’accepter mon profond regret.

  1. De l’importation des poissons chinchards de la Namibie

Honorable Président de l’Assemblée nationale,

Honorables Membres du Bureau,

Honorables Députés nationaux,

S’agissant de la préoccupation sur l’importation des poissons chinchards de la Namibie en lieu et place d’une acquisition de bateaux de pêche ou encore d’une politique d’appui aux pêcheurs locaux, j’aimerais, d’entrée de jeu, souligner à votre attention que toute la polémique qui entoure cette affaire relève essentiellement d’un déficit de communication plutôt que d’une quelconque erreur de jugement du Gouvernement à travers mon Ministère qui aurait conduit à un gaspillage de ressources publiques.

Sur ce point, je partage totalement la préoccupation des Honorables Députés relative à la dépendance structurelle de notre pays vis-à-vis de l’extérieur quant à l’approvisionnement du marché intérieur en produits de première nécessité. Cette situation qui dure depuis plusieurs décennies maintenant reflète la déliquescence de l’appareil productif national, conduisant, malheureusement, à l’étroitesse de l’offre locale par rapport à la demande exprimée notamment en produits alimentaires.  

Sans préjuger de la réponse qu’aurait pu réserver mon collègue Monsieur le Ministre de la pêche à cette préoccupation qui relève de ses attributions spécifiques, quant à la promotion de la production nationale dans ce secteur, je crois pouvoir relever qu’un tel projet doit nécessairement s’inscrire dans le cadre d’une planification à moyen et long termes, arrimée à un agenda de réformes structurelles holistiques susceptibles de soulever la problématique des infrastructures, de l’énergie et du capital humain. A cet effet, acquérir des bateaux de pêche est certes nécessaire mais pas suffisant pour assurer le développement d’une industrie locale de la pêche. Encore faudrait-il disposer d’une évaluation robuste de notre potentiel halieutique, de voies d’évacuation, d’une fourniture suffisante en énergie électrique, d’infrastructures de la chaîne de froid, d’unités industrielles de traitement et de conditionnement du produit de la pêche ainsi que d’une politique sectorielle adéquate. Tous ces préalables nécessitent des investissements publics et privés considérables qui ne peuvent se mobiliser que dans la durée.

Au-delà de cet agenda à moyen et long-terme, il est aussi attendu du Gouvernement qu’il apporte des solutions immédiates aux préoccupations conjoncturelles. C’est dans ce cadre précis qu’il faut inscrire l’initiative du Gouvernement sur l’importation des poissons en provenance de la Namibie.  

Dès l’investiture de votre Gouvernement, la problématique de la hausse des prix des produits de première nécessité s’est posée avec une grande acuité.  En droite ligne avec les attributions de mon Ministère et de la règlementation en vigueur, j’ai initié des travaux techniques d’analyse des différentes structures des prix, principalement dans le secteur des produits surgelés d’importation, compte-tenu de leur importance dans le panier de la ménagère,  d’une part, et de la flambée de leurs pri, d’autre part.

Les analyses et investigations menées sur place et à l’étranger ont abouti à un constat de fraude généralisée pratiquée par les opérateurs économiques du secteur à deux niveaux avec une incidence considérable sur les prix. Premièrement, une falsification des déclarations faites à la douane quant à la valeur des marchandises importées (CIF), leurs quantités ainsi que leur nature. Ceci avec comme conséquence de réduire substantiellement les recettes dues au Trésor public et autres structures de l’État telles que la DGDA, l’OCC, l’OGEFREM et la SCTP. Deuxièmement, une surcharge des structures des prix par de nombreux éléments non incorporables au regard de la règlementation en la matière.

En agissant de la sorte, ces opérateurs économiques font supporter aux consommateurs le poids de leur fraude à l’importation en pratiquant des prix illicites qui confisquent une part importante du pouvoir d’achat du modeste citoyen.  Ceci est en opposition directe avec la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, qui place les intérêts de notre peuple au-dessus de toute autre considération.

Cette fraude coûte à l’État et aux consommateurs au minimum 194 millions de dollars américains par an et ce, pour les chinchards seulement. Si elles étaient captées par le Trésor public, ces recettes auraient pu utilement servir à soutenir le secteur productif en générant de nombreuses opportunités d’emploi pour notre jeunesse.

Pour corriger ce problème, j’ai initié les travaux de rationalisation des structures des prix des produits surgelés d’importation en concertation avec les opérateurs économiques du secteur (dates). Malgré de nombreuses concertations et l’arbitrage de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, qui ont abouti à un consensus quant aux niveaux indicatifs des prix à appliquer, les importateurs ont opposé une résistance farouche à cette initiative du Gouvernement. Au lieu d’appliquer les prix indiqués, ils ont plutôt recouru à la pratique de la rétention de stocks pour créer une rareté artificielle et spéculer davantage sur les prix. Cette pratique dangereuse a entrainé un risque avéré des remous sociaux en perspective des festivités de fin d’année, poussant ainsi le Gouvernement à procéder à des approvisionnements d’urgence pour mettre la population à l’abri de la pénurie.

Pour ce faire, le Gouvernement a décidé d’acquérir un quota de pêche de 27 300 tonnes de chinchards auprès du Gouvernement namibien pour une valeur de USD 5 842 200 en septembre 2021, non seulement pour soulager les consommateurs, mais aussi pour offrir des opportunités économiques aux opérateurs nationaux, depuis longtemps marginalisés et évincés par la concurrence déloyale et la fraude pratiquées par les principaux importateurs.   Cette démarche a aussi permis au Gouvernement de mieux appréhender le circuit d’approvisionnement de ce produit important en vue de mener des actions décisives susceptibles d’endiguer la fraude et de décourager le blanchiment des capitaux dans ce secteur.

Les démarches auprès du Gouvernement frère de la République de Namibie furent effectuées par une commission interinstitutionnelle composée des délégués de la Présidence de la République, de la Primature, du Ministère des Finances, du Ministère du Commerce Extérieur et du Ministère de l’Economie Nationale. 

Honorable Président de l’Assemblée nationale,

Honorables Membres du Bureau,

Honorables Députés nationaux,

Je n’ai aucun doute que vous pouvez mesurer l’étendue du courage qu’il m’a fallu mobiliser pour m’attaquer à un chantier aussi périlleux que celui de restaurer la transparence dans un secteur aussi gangréné par la fraude. Ce faisant, j’ai donc pris le risque de compromettre certains intérêts particuliers au nom de la préservation de l’intérêt de l’État et de la protection du pouvoir d’achat des ménages les plus démunis. Pour preuve, cet effort de rationalisation des structures des prix a fait l’objet de fortes obstructions portées par des forces à l’intérieur et à l’extérieur du pays dont les intérêts égoïstes semblent mis en péril et qui n’hésitent même plus à menacer mon intégrité physique.

En dépit de nombreuses difficultés découlant de ces obstructions, le Gouvernement a néanmoins obtenu la reconduction de son quota de pêche pour la saison 2022. Il appert que les allégations largement médiatisées quant à la perte des ressources investies dans l’acquisition du quota de pêche ne sont que des rumeurs malveillantes en contradiction avec la vérité et visiblement entretenues par ceux qui tiraient profits des pratiques illicites.

Je voudrais donc rappeler à l’attention de l’auguste Assemblée que l’initiative du Gouvernement était principalement motivée par l’urgence d’éviter la pénurie de ce produit de grande consommation, eu égard au risque de sabotage de la part des opérateurs traditionnels du secteur.  Il n’a jamais été question de se substituer aux opérateurs privés encore moins de servir un quelconque intérêt personnel.

À ce propos, je vous rassure d’ailleurs que toutes les opérations financières liées à cette initiative ont été effectuées à travers le Trésor public en toute transparence et traçabilité. Le produit de la vente des chinchards reçus de la Namibie a été intégralement versé au compte de l’État par les opérateurs privés qui en avaient la charge, tel que convenu avec le Ministère des Finances. À aucun moment j’ai manipulé le moindre franc lié à cette opération.

Attaché à l’impératif de redevabilité et conscient de l’intérêt manifeste que la Représentation nationale portait à cette action du Gouvernement, j’avais pris l’initiative d’en dresser un rapport circonstancié à son attention. Ce rapport adressé à l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale ainsi qu’à tous les Honorables membres du Bureau de cette auguste Assemblée, a été transmis par ma lettre n° 1770 du 06 janvier 2022. Bien avant cela, j’avais pris le soin d’apporter d’amples clarifications sur cette initiative au Honorables Sénateurs membres de la commission économique, financière et de bonne gouvernance de la chambre haute de notre Parlement.

  • De la hausse récente des prix des produits de première nécessité sur le marché local

 

Honorable Président de l’Assemblée nationale,

Honorables Membres du Bureau,

Honorables Députés nationaux,

En ce qui concerne la préoccupation relative à la hausse des prix des produits de première nécessité observée actuellement sur les marchés, il convient de souligner qu’elle relève en partie de notre dépendance structurelle de l’extérieur. En effet, au niveau international, depuis la reprise économique après le confinement, il est constaté une augmentation substantielle des coûts du fret maritime. À titre d’illustration, le coût de transport d’un conteneur sur l'itinéraire Shanghai-Europe était inférieur à 1.000 USD en juin 2020, avant de s’élever à environ 4.000 USD en décembre 2020, puis finalement à 7.395 USD à fin juillet 2021. Ce qui équivaut à une hausse de plus de 700% dans l’intervalle d’une année. 

Le fret maritime étant une composante majeure des coûts commerciaux des importateurs, une hausse de ce dernier se répercute immanquablement sur les prix à la consommation finale. Comme c’était le cas lors du blocage du canal de Suez par le navire EverGiven en mars 2021, c’est aujourd’hui le cas à cause notamment des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, mais aussi à cause du conflit en Ukraine.

A ce propos, il faut aussi noter que la crise militaire opposant la Russie à l’Ukraine accentue la pression sur les prix internationaux de certains produits essentiels, exacerbant ainsi les tensions inflationnistes à travers le monde. C’est le cas notamment du pétrole brut, du charbon, du gypse, du gaz naturel, des engrais, du blé, de l’huile végétale et du poulet dont une grande partie de la production mondiale est issue de cette région du monde.

Il sied aussi de rappeler que la flambée des prix alimentaires est ressentie à l’échelle mondiale. La reprise de l’économie mondiale après le confinement lié à la pandémie à Covid-19 a occasionné une hausse sensible de la demande en produits alimentaires. Dans cette perspective, les achats massifs de la Chine pour combler le déficit observé sur la production intérieure expliquent dans une large mesure la flambée des prix alimentaires, non seulement pour les céréales mais aussi pour la viande porcine et bovine ainsi que pour la volaille.

Alors que la hausse vertigineuse des cours mondiaux du pétrole brut se répercute violemment sur les prix des carburants à la pompe dans plusieurs pays européens et en Amérique, l’envolée des cours du blé et d’autres produits alimentaires affecte quant à elle la formation des prix domestiques de certains produits essentiels. À titre d’illustration, la République Démocratique du Congo importe environ 55% de son blé de la Russie et environ 15% de l’Ukraine, ce qui laisse aisément mesurer le degré d’exposition au choc exogène sur cette question spécifique.

De même, l’augmentation substantielle du prix du charbon qui est passé de 88 USD la tonne en début mars 2021 à près de 420 USD la tonne à la même période en 2022, accentue les pressions sur le prix du ciment produit localement dont le charbon est l’un des principaux intrants.

Toujours sur le prix du ciment local, outre ce qui a été dit sur le coût accru, d’une part, des intrants principaux importés que sont le charbon et le gypse et, d’autre part, du fret maritime, l’on notera que certaines facilités fiscales jadis accordées aux opérateurs du secteur, notamment en matière de paiement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), étant arrivées à terme, l’impact sur les prix de ce produit fut immédiat au point que les opérateurs du secteur en ont aussitôt fait part au Ministre compétent, à savoir mon collègue Monsieur le Ministre des Finances, qui est certainement en train d’examiner leur requête.  

Cette constatation rencontre d’ailleurs les propos du Président du Sénégal et Président en exercice de l’Union africaine, Son Excellence Macky Sall. En effet, s’exprimant à l’occasion du Sommet « Union Européenne – Afrique » tenue à Bruxelles le 18 février 2022 (vérifier date) le Président Macky Sall a souligné la fragilité des économies africaines face aux répercussions du conflit russo-ukrainien, tout en invitant les partenaires financiers du continent à accroître leur aide aux pays africains fragilisés, qui subissent déjà une « inflation réelle » du fait du conflit militaire en Europe.

S’agissant des denrées alimentaires produites localement tels que le maïs, le manioc et l’huile de palme, la hausse de leurs prix est conjoncturelle et saisonnière. Elle est liée à des moments de carence ou d’abondance des produits disponibles sur le marché, surtout dans les grandes villes. Il sied de noter que l’absence des infrastructures routières, principalement les routes de desserte agricole et l’insécurité dans certaines zones du pays, demeurent des véritables défis pour l’approvisionnement des grands centres de consommation en produits locaux. Aussi, il faudrait souligner la prolifération des barrières routières illégales longtemps décriée, à laquelle votre Gouvernement s’attaque, et qui a fait d’ailleurs l’objet de discussions lors de plus d’un Conseil des Ministres.

Pour certains produits locaux tel que l’huile de palme, il a été constaté que leurs prix sont tout simplement indexés sur les cours mondiaux par les producteurs locaux pour des raisons purement économiques et commerciales. À tout cela s’ajoute le fait que l’expansion démographique, notamment en milieu urbain, entraine une pression sur la demande globale en produits alimentaires, alors que l’offre reste minée par des contraintes structurelles d’ordre divers. Encore une fois, une réponse définitive à ce problème de hausse des prix nécessite la conjugaison d’actions transversales qui dépassent le cadre limité du Ministère de l’Économie Nationale et qui doit s’inscrire dans une planification industrielle holistique.

Pour ma part, c’est depuis l’investiture du Gouvernement que je m’emploie à y apporter les solutions conjoncturelles les mieux indiquées. Dans les limites des possibilités définies par mes attributions et selon les orientations de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, j’ai initié une série de concertations avec les opérateurs économiques du secteur productif qui nous a permis de formuler ensemble des propositions de mesures adéquates en vue de juguler les effets pervers du conflit en Ukraine. Un rapport circonstancié sera fait au Premier Ministre pour des actions urgentes à réaliser par l’ensemble des Ministères concernés.

Honorable Président de l’Assemblée nationale,

Honorables Membres du Bureau,

Honorables Députés nationaux,

En ce qui concerne la question du contrôle des structures des prix, ainsi que vous le savez,  notre pays, dans le cadre de l’économie libérale choisie, ne pratique pas la politique de fixation autoritaire des prix. Néanmoins, il en fait un contrôle a posteriori  et veille à ce que la marge bénéficiaire des opérateurs économiques reste dans les limites fixées par les lois et règlements.

Pour renforcer l’efficacité et le professionnalisme de ce contrôle a posteriori, j’ai commencé par la formation de 182 inspecteurs du Ministère de l’Économie Nationale.   Assermentés en qualité d’Officiers de Police Judiciaire (OPJ) à compétence restreinte, ces inspecteurs ont aujourd’hui la charge de rechercher et de faire sanctionner les infractions à la règlementation économique, dans le strict respect des règles d’éthique et de déontologie et sans le moindre recours à une quelconque forme de tracasserie. Cela n’était pas arrivé au sein du Ministère de l’Économie Nationale depuis plus de 30 ans !

Dans cette même lancée, j’ai signé une centaine d’ordres de mission couvrant l’ensemble du territoire national en vue de contrôler les structures des prix des biens et services produits localement et importés, de vérifier le circuit d’approvisionnement et de distribution, conformément à la législation économique en vigueur. Du rapport préliminaire des inspecteurs déployés sur terrain, il ressort, de toute évidence, que l’efficacité du contrôle économique est non seulement tributaire des moyens alloués à cette fin, mais aussi et surtout de la force de dissuasion de l’État.

A cet effet, j’aimerais porter à l’attention particulière des Honorables Députés que le Ministère de l’Économie Nationale dispose d’un potentiel important de dissuasion des infractions en matière des prix. Cependant, ce potentiel est aujourd’hui mis en difficulté par le fait d’un assouplissement récent de la législation en la matière. 

En effet, les sommes indument perçues par les opérateurs économiques qui pratiquent les prix illicites sont injustement confisquées à la population alors que ces montants devraient être intégralement reversés au Trésor Public. Mais les nouvelles dispositions de la loi dispensent étrangement les opérateurs de l’obligation d’un remboursement.

Aussi, les amendes prévues par la loi pour sanctionner la pratique des prix illicites sont fixées à des niveaux très bas et ne sont donc pas susceptibles de décourager cette pratique frauduleuse, préjudiciable tant pour le consommateur que pour le Trésor Public. C’est ainsi que j’en appelle à votre profond sens patriotique pour prendre les initiatives qui s’imposent en vue de renforcer notre législation en la matière et décourager la pratique des prix illicites.

  1. De l’anarchie dans la tarification du secteur de transport aérien

 

Honorable Président de l’Assemblée nationale,

Honorables Membres du Bureau,

Honorables Députés nationaux,

Dans le cadre de la rationalisation des tarifs des services aériens, j’ai organisé une série de concertations avec les opérateurs du secteur aérien. Ces derniers ont soumis au Gouvernement un ensemble de préoccupations devant être rencontrées avant la révision des tarifs dans leur secteur. Le Gouvernement ayant répondu favorablement à ce préalable, j’ai publié l’Arrêté Ministériel n°007 du 07 Août 2021, modifiant et complétant l’Arrêté Ministériel n°051 du 18 août 2015 portant fixation des tarifs des services aériens sur le réseau domestique en République Démocratique du Congo, consacrant ainsi une diminution considérable du prix du billet d’avion.

Cependant, les dénonciations de certains passagers qui me sont parvenues ont fait état d’une violation de la tarification récemment publiée sur certains trajets en particulier. Y faisant suite, j’ai saisi les responsables des compagnies incriminées quant à l’impératif d’observer scrupuleusement la tarification officielle, tout en les mettant en garde sur d’éventuelles sanctions en cas de non-respect de la règlementation. En dehors de quelques cas isolés actuellement sous-examen, la nouvelle tarification est globalement respectée sur toute l’étendue du territoire (Quelques exemples).

Toutefois, des efforts supplémentaires méritent d’être fournis pour renforcer la concurrence dans le secteur en vue d’améliorer l’offre de service pour mieux desservir l’étendue du territoire national.  Ces efforts passent notamment par l’acquisition de nouveaux appareils au bénéfice de la compagnie nationale dont les charges administratives méritent, par ailleurs, d’être rationnalisées pour son efficiente gestion.

  1. De la gestion du secteur pétrolier et des pénuries d’essence dans certaines stations

 

Honorable Président de l’Assemblée nationale,

Honorables Membres du Bureau,

Honorables Députés nationaux,

S’agissant de la problématique des produits pétroliers, la motion m’adressée fait aussi état des pénuries d’essence dans les stations de la capitale, occasionnant une hausse des prix des transports et exacerbant le phénomène de demi-terrain autant qu’une envolée du prix du carburant à l’intérieur du Pays. Sur le même registre, les Honorables Députés signataires de la motion évoquent une gestion peu orthodoxe du secteur pétrolier favorisant l’enrichissement sans cause des opérateurs du secteur ainsi que de leurs complices.

Avant toute chose, permettez-moi d’apporter une petite précision technique susceptible de lever ce qui semble être une équivoque quant à l’étendue des responsabilités du Ministre de l’Économie Nationale dans la gestion du secteur pétrolier. En effet, ce secteur couvre un champ relativement large, allant de l’exploitation du pétrole brut, à l’importation et à la distribution des produits raffinés. Sur ce large spectre, le Ministre de l’Économie Nationale exerce la responsabilité de la fixation des prix des carburants à la pompe, après concertation entre la profession pétrolière et le Gouvernement. C’est donc dans les limites des responsabilités qui me sont dévolues que je vais m’évertuer à répondre aux préoccupations posées concernant le secteur pétrolier.

Les produits pétroliers font partie des quatre produits stratégiques dont les prix sont fixés par le Gouvernement à travers le Ministère de l’Économie Nationale. La règlementation en vigueur prévoit que la structure des prix des carburants devrait faire l’objet d’une actualisation lorsque l’un des trois paramètres principaux qui la constituent connait une variation de plus de 5%, à la hausse ou la baisse. Il s’agit du Prix Moyen Frontière Commercial (PMFC) qui indique le coût d’acquisition du carburant auprès des fournisseurs et qui évolue en fonction du prix international du pétrole brut, du taux de change ainsi que du volume mis en consommation.

Cependant, en raison de son caractère éminemment stratégique, la mise à jour des paramètres de la structure de prix reste sujette à une analyse minutieuse. Cette analyse tient compte de l’impact potentiel d’une forte volatilité des prix à la pompe sur le bien-être de la population, considérant qu’une hausse non maitrisée des prix des carburants peut entrainer une contagion aux prix des autres biens et services essentiels comme le transport et les produits alimentaires. Dans ce contexte et pour préserver le pouvoir d’achat des ménages, le Gouvernement a souvent recouru au gel des prix.  À titre d’illustration, le prix de l’essence a été maintenu à 1.995 CDF /litre de mai 2020 à janvier 2022 à l’ouest de pays, alors que le prix du pétrole brut sur le marché international avait connu une augmentation de 147% sur la même période.

Il en découle par conséquent que les prix fixés à la pompe sont inférieurs à leur niveau réel, c’est-à-dire à celui qui assure aux opérateurs leurs marges bénéficiaires légales après avoir amorti les coûts d’acquisition du produit. En guise de compensation, l’État s’engage à rembourser à la profession pétrolière les pertes et manques à gagner découlant du gel des prix à la pompe et dont les montants constituent, en fin de compte, une subvention accordée aux consommateurs. À ce jour, cette subvention coûte au trésor public des dizaines de millions de dollars américains par an et évolue de manière croissante en raison de la fluctuation du prix du pétrole brut.

En effet, l’augmentation des cours du pétrole brut sur le marché international entraine en conséquence l’accroissement quotidien des écarts entre les prix fixés à la pompe et les vrais prix du marché. À titre illustratif, en janvier 2021, la vérité des prix fixait le litre d’essence, à l’ouest, à 2.600 CDF alors que le prix à la pompe était de 2.095 CDF. À ce jour, le litre d’essence devrait s’élever 3.500 CDF compte tenu des paramètres du marché, mais l’essence continue à se vendre à 2.095 CDF le litre. La différence de 1.405 CDF pour chaque litre acheté constitue la subvention devant être prise en charge par l’État.

Par ailleurs, le conflit russo-ukrainien a fait bondir les cours mondiaux des produits énergétiques sans donner une perspective claire sur l’échéance probable d’un retour à la normale. Est-il nécessaire de rappeler ici que, même les économies les plus résilientes et plus avancées que la nôtre, subissent durement les effets du conflit susmentionné sur le niveau des prix intérieurs. À cela s’ajoute la position prise par les pays membres de l’OPEP quant à la gestion de leur l’offre de pétrole brut.

En raison de l’importance de ces écarts et du volume croissant de carburants mis en consommation, le gel des prix occasionne une pression insoutenable sur les finances publiques du fait de l’accumulation de la créance de l’État vis-à-vis des pétroliers qui fragilise tout le système d’approvisionnement du pays.

En même temps, l’étroitesse de la trésorerie publique ne permet pas toujours au Gouvernement de rembourser régulièrement et exhaustivement la créance due aux opérateurs pétroliers qui est consécutive aux pertes occasionnées par le gel des prix à la pompe.

En effet, l’inadéquation entre le moment où les pertes sont subies par les pétroliers et le moment où elles sont effectivement remboursées, réduit considérablement leur capacité à faire face à leurs engagements financiers auprès des fournisseurs, faute de disponibilité de trésorerie. C’est pour cette raison que les petits opérateurs indépendants disparaissent du secteur, les uns après les autres, n’étant pas capables de négocier des modalités de paiement différé avec les fournisseurs comme les opérateurs majeurs le font.

Pour prendre en charge cette question hautement sensible, j’ai entrepris, depuis ma prise de fonction, de maintenir un dialogue permanent avec la profession pétrolière, en étroite collaboration avec tous mes collègues du Gouvernement impliqués dans la gestion de ce secteur d’activité, dans le cadre du comité de suivi institué au sein de mon Ministère. Ce qui nous a permis de procéder à des révisions des prix à la pompe, en recherchant à maintenir l’équilibre entre l’impératif de la préservation du pouvoir d’achat de la population et celui de la viabilité financière des opérateurs pétroliers.

Pour toutes ces raisons, j’ai accompagné la Société Nationale des Hydrocarbures (SONAHYDROC) en lui accordant une subvention qui lui a permis de reconstituer son fonds de roulement et d’améliorer sa position commerciale dans le secteur. Ces efforts vont continuer et vont s’étendre à Cobil SA pour que ces sociétés détenues par l’État jouent pleinement leur rôle d’outil stratégique.

Toutefois, j’aimerais rassurer les Honorables Députés nationaux que le Gouvernement suit de près la question des approvisionnements en carburants et que les alertes sur des pénuries éventuelles relèvent davantage de la rumeur malveillante et de la désinformation volontaire plutôt que des faits avérés.

Par ailleurs, la difficulté d’acheminement du carburant à l’intérieur du Pays par manque d’infrastructures adéquates, les taxes de transit instituées au niveau des provinces pour le passage des camions transportant du carburant d’une province à l’autre, expliquent la hausse de son prix dans certaines parties du territoire national, comparativement aux centres urbains.

Quant à la problématique des prix des transports urbains et du phénomène déplorable des « demi-terrain », elle relève de la compétence des autorités urbaines qui ont la charge de réguler les prix des transports au niveau décentralisé et je n’ai aucun doute sur le fait qu’elles travaillent à y apporter les solutions idoines.

Honorable Président de l’Assemblée nationale,

Honorables Membres du Bureau,

Honorables Députés nationaux,

En acceptant de me nommer au sein du Gouvernement, Son Excellence Monsieur le Président de la République, à qui je rends un hommage mérité, m’a confié la charge d’un portefeuille particulier dont l’intitulé évocateur cristallise, à lui seul, les attentes et les espoirs de tout un peuple : l’Économie Nationale.

Dès lors, je comprends parfaitement que dans l’imaginaire collectif, il revient au Ministre de l’Économie Nationale de répondre de la politique du Gouvernement sur toutes les matières qui, de loin ou de près, touchent au progrès économique et social. A cet effet, il devrait répondre de la politique industrielle, de la politique agricole et de pêche, de la politique d’accompagnement à l’entreprenariat et aux PME, sans oublier la politique financière et sociale.

Fort malheureusement, la nature et la portée de mes actions à la tête du Ministère de l’Économie Nationale sont circonscrites dans les limites définies par les attributions qui me sont dévolues au regard de la Loi et qui se résument en deux axes majeurs : la régulation et le contrôle.

Honorable Président de l’Assemblée nationale,

Honorables Membres du Bureau,

Honorables Députés nationaux,

Permettez-moi de conclure sur une note personnelle, en vous remerciant encore de cette opportunité que vous m’accordez de venir éclairer l’opinion nationale, après plusieurs mois d’épreuves personnelles.

Dès ma prise de fonction, c’est en parfaite connaissance des risques encourus, que j’ai pris la décision de m’attaquer à des sujets aussi délicats que périlleux telle que la rationalisation des structures des prix des produits de première nécessité. Mais je n’ai jamais douté un seul instant du soutien inconditionnel de nos compatriotes et de votre auguste Assemblée, face à la résistance de certains intérêts particuliers que je me réserve de citer, qui privent allègrement l’État de ses ressources, qui confisquent impunément le pouvoir d’achat des congolais, qui servent de relais à des activités de blanchiment de capitaux et qui aujourd’hui, menacent même mon intégrité physique.

Je n’ai jamais douté qu’avec l’aide de Dieu et le soutien de tous, nous parviendrons à nous élever au-delà des clivages politiques afin de restaurer notre Peuple dans sa dignité et dans sa grandeur sous la conduite du Chef de l’État, son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Ainsi, chaque décision que j’ai prise, chaque action que j’ai menée et tout le zèle que je déploie dans l’exercice de mes fonctions l’a été pour ce noble objectif.

Honorable Président de l’Assemblée nationale ;

Honorables membres du Bureau ;

Honorables Députés ;

Telle est l’économie des réponses que j’ai daigné formuler pour rencontrer, un tant soit peu, les préoccupations soulevées par les Honorables Députés nationaux signataires de la motion qui m’a été adressée. Je me suis donc, pour ne pas abuser de votre précieux temps, abstenu d’évoquer ici d’autres sujets qui furent évoqués dans certains médias, dont ceux en ligne, et qui n’ont pas été repris dans le texte de la motion qui m’a été adressée. J’espère vivement que les explications que je viens de fournir apporteront un éclairage nouveau à votre auguste Assemblée sur l’ensemble des problématiques soulevées.

Je vous remercie.

Jean-Marie KALUMBA YUMA

Ministre de l’Économie Nationale

 

 

‘’Dire et juger qu’eu  regard des circonstances qui seront amplement exposées dans la motivation et notamment, le dépassement de la durée de son mandat, Mme Gueda Yav Witch Amani, nommée en qualité de gérante de la société pour un mandat de trois ans,  ne pourra juridiquement en toute hypothèse pas rester en fonction, faute de fondement légal pertinent d’un tel maintien ; nommer en qualité d’administrateur provisoire de la société Mwant Jet Sarl telle personne physique disponsant d’une qualification particulière, au regard de la nature de l’affaire et remplissant certaines conditions de qualification et de réputation, à charge pour elle de faire rapport, une fois le trimestre, conformément à la loi ; Dire et juger que l’administrateur provisoire est substitué à la gérante, et aura tous les pouvoirs de diriger la société et représenter la société et qu’il est investi de tous les pouvoirs reconnus au gérant d’une société à responsabilité limitée par l’AUPSCGIE ; Dire et juger qu’en toute hypothèse, l’administrateur provisoire prendra toutes les mesures qu’imposent l’urgence et la nécessité et notamment, fera tout ce qui est nécessaire pour résoudre la crise actuelle entre les associer, préserver tous les intérêts en cause (ceux de la société, ceux des associés, des salariés de la société, voire des tiers, comme les fournisseurs) et, assurera la gérance de la société en attendant le retour de la situation normale ; Dire et juger que l’administrateur provisoire aura le pouvoir de convoquer l’assemblée générale des associés de la société pour faire le point de sa situation et déterminer les conditions dans lesquelles la société poursuivra son activité ; Dire et juger que toutes les mesures graves dont les actes de disposition des actifs sociaux devront réquérir, de la part de l’administateur provisoire, la convocation d’une assemblée générale des associés pour leur autorisation ; fixer la rémunération de l’administrateur provisoire, et dire et juger que cette rémunération sera à la charge de la société ;  dire et juger que la durée de la mission de l’administrateur provisoire sera de six mois laquelle ne peut excéder six (6) mois à compter de la notification qui lui sera faite de la décision à intervenir ; se réserver le droit de proroger la mission de l’administrateur provisoire sur la requête de l’administrateur provisoire, les parties étant appelées’’. Tel est l’essentiel du jugement rendu, le 23  mars dernier, par la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete siégeant en matières civile et commerciale au second degré dans l’affaire opposant M. Gueda Yav Witch Amani, actionnaire majoritaire, à M. Michael Yav, actionnaire minoritaire,  dans l’affaire Mwant Jet.

Ainsi, ce jugement, tel qu’il se lit si clairement, confirme la décision du Tribunal de commerce de Kinshasa/Matete qui, en son temps, avait déjà décidé de confier la gestion de Mwant Jet à un administrateur provisoire dûment désigné.

A ce stade, l’appel interjeté contre le jugement rendu le 21 février 2021 au motif de mal jugé a été carrément vidé et rejeté. De telle sorte que Gueda Yav Witch Amani, l’appelante  ainsi déboutée,  n’aurait plus d’autre choix que d’exécuter ce deuxième jugement ou, à la limite, d’examiner d’autres voies de recours, conformément aux lois en vigueur en RD. Congo.

D’où, dans une telle affaire civile et commerciale, toutes les  intérférences externes, fussent-elles du gouvernement ou d’autres instances, ne seraient considérées que comme des entraves à la bonne administration de la justice, commes des entorses aux lois et procédures.

‘’L’Etat de droit, c’est aussi l’exécution des jugements. L’Etat de  droit, c’est aussi le respect du principe sacro-saint de la sépération des pouvoirs’’, rappelle un Avocat proche de dossier.

La Pros.  

SECRETARIAT GENERAL  A L’AGRICULTURE DE LA RDC

PROGRAMME D’APPUI AU DEVELOPPEMENT RURAL INCLUSIF ET RESILIENT (PADRIR)

UNITE NATIONALE DE COORDINATION DU PROGRAMME

Acquisition des matériels informatiques, de reprographie et divers pour l’Unité Nationale de Coordination, les Unités Provinciales de Coordination et les partenaires du PADRIR

AAO N°001/PADRIR-FIDA/UNCP/CPM/04/2022

Date de publication : 06 avril 2022

  1. La République Démocratique du Congo a obtenu en date du 28 mai 2020 un Don N°2000003241 et un Prêt N°2000003242 du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) pour financer le Programme d’Appui au Développement Rural Inclusif et Résilient (PADRIR). Il est prévu qu’une partie des sommes accordées au titre de l’accord de financement sera utilisée pour effectuer les paiements prévus au titre de fourniture de matériels informatiques, de reprographie et divers pour l’Unité Nationale de Coordination, les Unités Provinciale s de Coordination et les partenaires du PADRIR.
  2. Le Programme d’Appui au Développement Rural Inclusif et Résilient, PADRIR en sigle, invite, par le présent Avis d’Appel d’Offres (AAO) les candidats remplissant les conditions requises à présenter une offre sous pli fermé et cacheté en vue de la fourniture des matériels informatiques, de reprographie et divers pour  l’Unité Nationale de coordination, les Unités Provinciales de Coordination et Partenaires du PADRIR. Ce marché est scindé en quatre lots dont :
  • Lot 1 : Acquisition d’ordinateurs portables et accessoires
  • Lot 2 : Acquisition d’ordinateurs fixes et système de protection
  • Lot 3 : Acquisition des matériels d’impression et de reprographie
  • Lot 4 : Acquisition de matériels divers
  1. Le processus se déroulera conformément aux procédures d’Appel d’Offres National (AON) décrites dans les Directives pour la passation des marchés relatifs aux projets financés par le FIDA de Décembre 2019 ; tous les candidats des pays satisfaisant aux critères de provenance énoncés dans les Directives sont admis à soumissionner.
  2. Les candidats intéressés remplissant les conditions requises peuvent obtenir un complément d’informations auprès de la Coordination Nationale du PADRIR situé à l’adresse ci-dessous et peuvent consulter le Dossier d’Appel d’Offres (DAO) à l’adresse indiquée ci-après entre 9h00 et 16h, heure locale de Kinshasa, ou par voie électronique aux adresses E-mail suivantes :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

  1. Les candidats intéressés peuvent acheter un jeu complet de documents d’appel d’offres rédigés en français, à l’adresse indiquée ci-après, moyennant paiement d’un montant non remboursable de deux cents (200) dollars des Etats-Unis d’Amérique. Le paiement devra être effectué en espèces auprès de la Coordination Nationale du PADRIR. Le dossier sera envoyé, contre présentation de la preuve de paiement, par courrier électronique aux soumissionnaires ne résidant pas à Kinshasa (une version papier sera également adressée, tenant lieu de version officielle faisant foi) ou remis en version papier à ceux qui se présenteront à l’adresse ci-dessous.

 

  1. Les offres doivent être envoyées à l’adresse indiquée ci-dessous au plus tard le 06 mai 2022 à 14h00’, heure locale de Kinshasa. Elles doivent être accompagnées d’une garantie d’offre de 2% du montant de l’offre pour chaque lot ou d’un montant équivalent en monnaie librement convertible. Les offres reçues après le délai fixé seront rejetées. Le délai de validité des offres doit être de cent vingt (120) jours. Les plis seront ouverts en présence des représentants des Soumissionnaires qui souhaitent assister à la séance d’ouverture le 06 mai 2022 à 14h30’, heure locale de Kinshasa, à l’adresse indiquée ci-après :

Les Programme d’Appui au Développement Rural Inclusif et Résilient (PADRIR)

C/o SECRETARIAT GENERAL A L’AGRICULTURE

Croisement Boulevard du 30 juin et Avenue BATETELA

A Kinshasa-Gombe

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Tél : ( +243) 808 789 452/ (+243) 903 272969

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Fait à Kinshasa, le 06/04/2022

Le Coordonnateur National

Madame Gisèle TABU LEYA

 Concrètement, pour quelle raison deux sociétés minières étrangères, opérant sur le sol congolais, plus précisément dans sa partie Est, se sont-elles permis de refuser l’accès aux représentants de l’Etat Congolais dans leurs installations ? De prime abord, ont-elles été dûment identifiées ? Ensuite, est-il stipulé dans les contrats signés entre ces sociétés et la RDC qu’en période d’exploitation, il ne peut y avoir ni visite ni contrôle des agents de la Direction provinciale des Mines ? Et enfin, au vue des images diffusées de ces exploitations dites sauvages, quelles sont les mesures optées par le Ministère des Mines en vue de démontrer que l’Etat Congolais est encore efficace en la matière et que son Code minier reste de rigoureuse application ? Telles sont les grandes interrogations adressées par la Sénatrice Victorine Lwese Bakuamoyo à Antoinette N’samba, Ministre des Mines, dans sa question orale avec débat programmée ce mardi 5 avril 2022 par le Bureau du Sénat.

Qu’est-il donc caché ?

Les faits se déroulent il y a environ 10 mois. Descendu sur place à l’Est du pays, le journaliste de la Radio France Internationale (RFI), Alain Foka diffusa des images présentant des activités d’exploitation minières de deux entreprises minières opérant sur le sol congolais. Qui, de surcoît, refuse l’accès à ses locaux aux autorités tant nationales que provinciales.

Dans l’adresse de sa question orale avec débat, dont l’interrogation princiale s’intitule « Quelle est la place du droit, et donc du Code minier, eu égard à l’exploitation des minerais ? », la Sénatrice Victorine Leswe a fait entendre, en introduction de son adresse, qu’‘’en droit congolais, le sol et le sous-sol appartiennent à l’Etat. Autrement dit, l’exploitation minière relève de la souveraineté de l’Etat qui peut, à tout moment, démontrer, lorsqu’il y a abus, que l’Etat n’est pas une ombre’’.

Face à ces images qui ont suscité des vives réactions, protestations, émois et consternations, cette élue de Tshikapa a laissé entendre, selon sa lecture des faits, que ‘’dès lors que la présence des représentants de l’Etat devient indésirable, ce que l’on cache quelque chose de louche sinon criminogène’’.

Eclairer la religion du Sénat et de la population

‘’L’exploitation des minerais à l’état brut est interdite en République Démocratique du Congo. En n’acceptant pas la présence des représentants de l’Etat dans les sites miniers, les exploitants couvrent ainsi l’exportation des minerais bruts et autres dérivés en échappant au contrôle de l’Etat’’, a épinglé Victorine Leswe à la Ministre N’samba.

Et de renchérir en ces propos par ce qui suit : ‘’L’exploitation des minerais doit profiter non seulement aux Congolais d’ajourd’hui, mais aussi à ceux de demain. C’est la raison d’être du fond minier. Pourriez-vous rassurer les Sénateurs en donnant quelques éclaircissements sur ce fond ?’’.

‘’C’est donc la problématique de l’exploitation minière en République Démocratique du Congo face aux violations répétitives du Code minier qu’il importe d’expliquer aux Sénateurs, car la population est inquiétante. Elle doute, elle suspecte et risque de perdre la relation de confiance qui l’unit à ses élus’’, a-t-elle déclaré, en conclusion de son adresse.

La Pros.

De retour au pays après un séjour médical d’un mois à Londres, Jean Marc Kabund a transmis à Christophe Mboso N’kodia Mpwanga, Président de l’Assemblée nationale, le jeudi 31 mars 2022, sa lettre de démission de son poste de premier Vice-président de cette institution législative. Ceci est l’accomplissement d’une décision, qu’il avait déjà fait savoir via twitter, le 14 janvier dernier. D’après ce Dépité, sa décision de claquer la porte du Bureau Mboso est consécutive aux raisons de conviction politique.

«Je vous fais part de ma décision de démissionner du poste de Premier Vice-président de l'Assemblée nationale», a écrit JM Kabund, dans sa correspondance adressée au Président de la Chambre basse du parlement. Jean-Marc Kabund  avait d'abord fait cette annonce sur son compte Twitter en janvier dernier, après l’incident ayant opposé ses gardes du corps à ceux de l’un des membres de la famille présidentielle. En guise de représailles, les militaires de la Garde républicaine avaient saccagé la résidence de Jean Marc Kabund.  Son annonce sur twitter avait poussé des députés nationaux de son parti Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le parti présidentiel à le désavouer. Juste après, il avait été exclu définitivement du parti et révoqué de son poste de président a.i. Dans sa correspondance, il a annoncé qu’il va désormais se consacrer à son mandat de Député national pour le reste du temps de la législature en cours.

Joseph Mutshinayi

N/Réf. : UG-PDSS/COORD/390/2022

V/Réf. :

Kinshasa, le 31 mars 2022

UNITE DE GESTION DU PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DU SYSTEME DE SANTE

(UG-PDSS)

Financement IDA

Avis d’Appel d’offres (Procédure à enveloppe unique)

Pays : République Démocratique du Congo

Nom du Projet : Projet de Développement du Système de Santé

Numéro du Crédit/Don : IDA 55720-D0210-IDA 59980-TFA 4579-IDA D4390-IDA D6750-IDA 67050

Intitulé du Marché : Réalisation des travaux de forages avec un système d’adduction d’eau dans les formations sanitaires appuyées par le PDSS

Provinces bénéficiaires : Haut Katanga, Haut Lomami et Lualaba.

Référence : DAON N°009/ UG-PDSS/PDSS/PM/ 03-2022.

  1. Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a reçu un financement du Banque Mondiale pour financer le Projet de développement du Système de Santé et à l’intention d’utiliser une partie de ce crédit pour effectuer des paiements au titre du marché de Réalisation des travaux de forages avec un système d’adduction d’eau dans les formations sanitaires appuyées par le PDSS-Provinces bénéficiaires : Haut Katanga, Haut Lomami et Lualaba
  1. Le Ministère de la Santé Publique à travers l’Unité de Gestion du Programme de Développement du Système de Santé invite, par la présente, les Soumissionnaires de pays éligibles à soumettre des offres sous pli fermé, pour la réalisation de Réalisation des travaux d’une quinzaine de forages avec un système d’adduction d’eau dans les formations sanitaires retenues à cet effet. Les forages seront réalisés dans diverses localités villageoises dans les provinces des Haut Katanga, Haut Lomami et Lualaba en RDC.
  1. La passation de marchés sera conduite par de marchés au niveau national en utilisant un Document d’Appel d’Offres (DAO) tel que défini dans les «  Règlements de passation des Marchés de la Banque mondiales pour les Emprunteurs de FPI. » daté de juillet 2016, révisé en novembre 2017 et Aout 2018 de la Banque Mondiale (« le Règlement de passation des marchés »), et est ouvert à tous les Soumissionnaires de pays éligibles.
  1. Les Soumissionnaires intéressés de pays éligibles peuvent obtenir des informations supplémentaires auprès de l'Unité de Gestion du Programme de Développement du Système de Santé (UG-PDSS) - Dr Dominique BAABO KUBUYA, E-mail : pdssmrdc.cd et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et examiner le Document d'Appel d'Offres durant les heures de bureau à l'adresse N°1 mentionnée ci-dessous de 9hOO à 15H30 heure locale (GMT+1).
  1. Le Document d'Appel d’Offres en Français peut être acheté par tous les Soumissionnaires de pays éligibles en formulant une demande écrite à l'adresse ci-dessous contre un paiement non remboursable de Cent Dollars Américains (100 $US). La méthode de paiement sera le paiement par virement sur le Compte bancaire dont références ci-dessous indiquées contre un récépissé de paiement :
  • Nom de la Banque : EC0BANK RDC
  • Titulaire du compte : MINI FIN PDSS 3 V/C DAO
  • N° de Compte  : 35600007773

Le dossier d'appel d'offres sera adressé par voie électronique.

  1. Les Offres doivent être remises à l'adresse N°1 ci-dessous au plus tard le 02 mai 2022 à 15h00 heure locale.
  1. La soumission des offres par voie électronique ne sera pas autorisée. Toute offre arrivée après l'expiration du délai limite de remise des offres sera rejetée.
  1. Les offres seront ouvertes publiquement en présence des représentants désignés des Soumissionnaires et de toute personne qui souhaitent assister à l'ouverture des Offres à l'adresse N°2 mentionnée ci-dessous le 02 mai 2022 à 15h30 heure locale.
  1. Toutes les Propositions doivent être accompagnées d'une Garantie d'Offre pour un montant de 10 000$ US (dix mille dollars américains).
  1. Les adresses auxquelles il est fait référence ci-dessus sont :
  • Adresse N°1 :

Unité de Gestion du Programme  de Développement du Système de Santé (UG-PDSS)

Concession INRB, Croisement des Avenues des Huileries/Tombalbaye, Bâtiment  PDSS, Gombe Kinshasa, - RDC

Attention : Monsieur Charles MBUYI

Téléphone : +243 (0) 974325004

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser./  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  • Adresse N°2 :


Unité de Gestion du Programme de Développement du Système de Santé (UG-PDSS)

Concession INRB, Croisement des Avenues des Huileries/Tombalbaye, Bâtiment PDSS, Gombe Kinshasa, - RDC

Salle de réunion

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser./ Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Dr  Dominique BAABO KUBUYA

Coordonnateur National UG PDSS

 Après son adhésion au Réseau d’Alliances Parlementaires de l’Afrique Centrale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (RAPAC-SAN), la République Démocratique du Congo procédera,  très bientôt,  au lancement des activités de cette structure à Kinshasa la Capitale. Tel était le sujet au centre de la séance de travail animée par Modeste Bahati Lukwebo, Honorable Président du Sénat, avec une forte délégation des parlementaires membres de cette organisation, ce lundi 4 avril 2022 au Cabinet de travail du Représentant Congolais. Implantée déjà au Gabon ainsi qu’au Congo-Brazzaville voisin, cette délégation venue rencontrer  le Speaker  du Sénat   congolais  était conduite par  l’Honorable Mboudo-Nesa, 2ème Vice-président  du Sénat en République du Congo et Secrétaire Général du RAPAC-SAN.

Intérêt de la rencontre

En effet, selon que rapporte la Cellule de communication du Sénat, ces parlementaires sont venus solliciter l’implication de Modeste Bahati dans la mise en place et le lancement des activités de cette Alliance dont la mission est de  faire le plaidoyer sur la lutte contre l’insécurité alimentaire auprès des décideurs.

Et que cette démarche est encouragée par l’Organisme des Nations Unies chargé de la sécurité alimentaire (FAO), dont le Représentant pays a aussi accompagné la délégation des parlementaires auprès du speaker de la Chambre haute du Parlement de la RDC.

Implication des parlementaires

Par ailleurs, approché au sortir de la séance avec le Speaker du Sénat, Aristide Ongone Obame, Représentant FAO en RDC, a laissé entendre que « le secteur de la sécurité alimentaire et de la production agricole connait des gros soucis dans notre sous-région ».

D’ailleurs,  « si je prends l’exemple du Congo, les dernières études que vous avez certainement suivi dans la presse, montrent que nous sommes encore à peu près à 27 millions de personnes dans ce pays en insécurité alimentaire », a-t-il poursuivi, avant de  rappeler qu’il s’agit « d’un problème très important qu’il faut prendre à cœur. Et l’Alliance va permettre à ce que les parlementaires soient impliqués au cœur de cette problématique ».

Réactions de Bahati

L’initiative a été vivement saluée par le président du Sénat congolais qui s’est dit très préoccupé par cette question. « La question liée à l’alimentation est d’une importance capitale car notre santé est liée à ce que nous mangeons »,  a notamment déclaré  Modeste Bahati. Pour lui, « on ne peut pas comprendre que la RDC, avec ses 80 hectares de terres arables, puisse continuer à importer la nourriture ».

Par ailleurs, le Président de la Haute Chambre a également saisi cette occasion pour annoncer à ses hôtes son initiative visant à faire réviser et modifier la loi sur l’agriculture pour la rendre souple, afin d’attirer plusieurs investisseurs de ce secteur au pays, pour accompagner la vision du Chef de l’Etat, celle de diversifier l’économie congolaise.

Etat de siège prorogé…

Outre cette séance de travail présidée par le Président du Sénat, la Cellule de communication de cette institution a signalé, par ailleurs, sur un tout autre registre   que  le projet de loi portant prorogation de l’Etat de siège, dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, a été adopté ce lundi 4 avril 2022, en  présence de   Rose Mutombo, Ministre d’Etat chargée de la Justice et Garde des sceaux.  Le vote intervenu  a permis de recueillir  l’avis favorable de 70 Sénateurs sur les 75 votants.

John Ngoyi

 

Expert de la CDU en matière de santé de la reproduction, Olivier Biakushiya prône la planification familiale pour permettre à la femme de donner le meilleur d’elle-même et participer au développement durable de la République. C’est au cours d’une conférence organisée du jeudi 24 au vendredi 25 mars 2022 au Centre d’Etude Pour l’Action sociale CEPAS, dans la commune de la Gombe, que ce jeune ambitieux a soutenu sa conception de faits dans ce sens.

«J’ai parlé de la planification familiale, le fondement pour la participation de la femme et de la jeune fille au développement. La femme, nous connaissons son rôle naturel est celui de procréer, de multiplier, comme on le dit bien dans notre hymne national : nous peuplerons ton sol et nous assurerons ta grandeur. Mais nous avons constaté qu’au moment où la femme ne conçoit pas, ne donne pas naissance au moment qu’elle veut, elle ne saura pas être totalement épanouie pour produire ce que nous attendons d’elle, dans le concept de développement. Et beaucoup de femmes qui ne mettent pas la planification familiale en pratique, sont butées à des grossesses non désirées, plus elle tombe enceinte, ce sont les neuf mois pendant lesquels elle serait parfois en plein malaise et ne saurait pas donner le meilleur d’elle-même bien que ça dépend d’une personne à une autre. Donc, il faut qu’il ait une planification familiale », a-t-il précisé.

 

Il a, par ailleurs, fait appel à chaque femme d’adopter une méthode de la planification familiale, qui n’est pas seulement par les médicaments ou par méthode hormonale mais aussi naturelle, qui vise de l’informer pour qu’elle parvienne à connaitre son corps, ses signes et mettre en pratique la planification pour ne pas tomber en grossesse non voulu. «Que chaque femme et son partenaire puissent planifier le nombre d’enfants, le moment et l’intervalle entre eux, pour leur permettre d’éduquer les enfants et de disposer un peu de temps pour s’épanouir et se développer suivant les maigres moyens qu’ils ont », a-t-il explicité.

Michel Onoseke

 

Après la destitution du Ministre de l’économie nationale Jean-Marie Kalumba du gouvernement Sama Lukonde, l’étau se resserre autour du Vice-premier ministre, ministre de l'intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Daniel Aselo Okito. Une motion de défiance a été déposée ce lundi 4 avril 2022 au bureau de l’Assemblée nationale contre ce membre du Gouvernement. Elle a été signée par 77 députés nationaux et est portée par le Député national Didier Lutundula Okito, membre de l'UDPS.

A en croire cet élu national, cette initiative parlementaire fait suite aux réponses non convaincantes de M. Aselo à la question lui adressée sur la gestion de son secteur. Il a affirmé que ce ministère n'est pas géré au regard de plusieurs abus constatés dans ce secteur si sensible de la vie nationale. «Le VPM est venu deux fois à l'Assemblée nationale, mon constat est qu'il était venu uniquement s'excuser par rapport à ses propos outrageux contre les députés nationaux et provinciaux, il n'a pas touché le fond des questions lui posées par les députés nationaux. Avocat de son état, il est conscient qu'il est en train de faire la violation grave des lois et de la constitution de la République Démocratique du Congo. Nous n’avons pas été satisfaits, il faut soit qu'il démissionne avant l'alignement de la motion contre lui, soit il se présente pour la troisième fois devant les députés nationaux pour présenter ses moyens de défense. Il y a la mauvaise gestion de la territoriale, l'insécurité grandissante dans toute la République Démocratique du Congo, la police est devenue incontrôlable que ça soit la police routière, que ça soit la police de proximité  comme si on était dans un République bananière, jusque-là l'ANR n'a pas cessé avec ces petits cachots clandestins. Ce ministère n'est pas géré, ça pèse trop sur les épaules du VPM Daniel Aselo Okito», a fait savoir Didier Lutundula Okito, tout juste après le dépôt de sa motion au bureau de l'Assemblée nationale. Et ce, avant de renchérir : «C'est une motion de défiance qui est différente d'une question orale avec débat, on ne peut pas adresser à une même personne une question orale avec débat dans un délai d’un mois, c'est ce qui est interdit par notre règlement intérieur».

Vendredi 1er avril 2022, Daniel Aselo était revenu à la plénière pour rencontrer les préoccupations des élus nationaux pour la deuxième fois, répondre notamment à la question orale avec débat lui adressée par le député Jean-Pierre Kayembe sur sa gestion tendancieuse des conflits en provinces et ses relations avec les institutions provinciales. Visiblement, ses réponses n’ont pas convaincu quelques députés nationaux. A l’allure où vont les choses, il se peut qu’il soit destitué comme son ancien collègue Jean-Marie Kalumba Yuma, celui-ci reproché d'être incompétent notamment, sur sa gestion du dossier en rapport avec les chinchards commandés par le gouvernement pour les festivités de fin d'année 2021-2022, sans oublier la hausse de prix des biens de première nécessité constatée dans les différents marchés à travers l’ensemble du territoire national.

La Pros.

 *Ilunga Jean Mukendi veut saisir la justice internationale.

L’affaire de l’immeuble de la Miminco appartenant au Dr Ilunga Jean Mukendi, aujourd’hui occupé par M.  Didace Kinuani, alias “Didi Kinuani”, au prix de multiples contorsions judiciaires, continue à  faire couler encre et salive. Plusieurs confrères de la presse kinoise ont aussi évoqué ce dossier, fustigeant les errements de la justice rdcongolaise et mettant en exergue l’incroyable scandale autour de cette parcelle située au numéro 144/A du numéro 2047 du plan cadastral de la commune de la Gombe, qui tient en haleine l’opinion congolaise,  depuis plus d’une vingtaine d’années.

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En l’espèce, notre journal se posait la question du pourquoi et comment la Cour de Cassation a couvert de son manteau le mal jugé opéré par les magistrats de la Cour d’Appel de la Gombe – Kalonda Pauni, Cishimbi Cia Bukasa et Nkonko Tshibambe pris à partie dans le cadre de l’arrêt 020/31.702/21 par la partie Ilunga Jean Mukendi pour n’avoir pas voulu faire droit à l’arrêt 4047 du 18 juillet 2018 de la Cour Suprême de Justice. Cet arrêt avait ainsi disposé : « La Cour Suprême de Justice, siégeant comme Cour de Cassation en matière de droit privé ; le Ministère Public entendu ; Casse l’arrêt entrepris et renvoie la cause devant la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe autrement composé ; Dit pour droit que la juridiction de renvoi devra statuer et considérer que le Certificat d’enregistrement du demandeur était déjà inattaquable conformément à l’article 227 de la loi dite foncière dans l’appréciation de la valeur à donner au certificat d’enregistrement Vol.AL 344 Folio 214 ; ordonne que mention du présent soit faite en marge de la décision cassée ; condamne le défendeur Kinuani aux frais d’instance». C’est contre cet arrêt que les trois magistrats s’étaient rebellés à travers l’arrêt du 11 juillet 2019 de la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe, provoquant du coup l’action de prise à partie de février 2020 devant la Cour de Cassation ; cela quand bien même les magistrats concernés avaient admis que l’inattaquabilité du certificat d’enregistrement Vol 344 Folio 214 avait été rencontrée dans le jugement RC 110.012/110.053 du 02 juillet 2015 rendu par le Tribunal de Grande Instance de la Gombe et confirmé par la Cour d’Appel à travers l’arrêt RCA 31.702/32.021 du 29 avril 2016.

Seulement voilà : les magistrats n’ont pas eu les ressources morales nécessaires pour aller jusqu’au bout de leur logique et tirer toutes les conséquences de droit qui s’imposaient. Pire, contrairement à tout ce qu’on pouvait espérer de la procédure de prise à partie, la Cour de Cassation, couvrant les indélicatesses des magistrats pris à partie a plutôt estimé, dans son arrêt du 20 octobre 2021, que la prise à partie entreprise contre les trois magistrats n’était pas fondée, justifiant du coup les questions que la partie Ilunga Jean Mukendi ne cesse de se poser aujourd’hui et de poser à la justice congolaise.

Pourtant, le constat a été unanimement fait par tous les observateurs sérieux que les trois magistrats poursuivis avaient refusé de répondre aux notifications et convocations de la Cour.

C’est ce que démontre, à, titre d’illustration, le déroulé de la journée du 24 janvier 2021, à l’appel de la cause. Les magistrats pris à partie ne se sont présentés et ne se sont même faits représenter, comme s’ils savaient quel sort les attendait dans le cadre de la procédure de prise à partie. L’affaire fut du coup prise en délibéré et le verdict devait être prononcé dans les délais prévus par la loi. Mais deux surprises attendaient les observateurs. La première : un avocat sorti de nulle part et non qualifié pour la Cour de Cassation est arrivé en catastrophe pour exiger la réouverture des débats d’une affaire pour laquelle ses clients ont refusé de répondre à l’appel de la composition. Deuxième surprise : le ministère public est intervenu pour demander le dossier en communication. Un dossier qu’il gardera paradoxalement, par devers lui, quatre mois durant sans justification, battant tous les records en la matière. Pire, c’est cinq mois après le retour du dossier de l’office du Ministère public que la cour acceptera enfin de rendre son arrêt le 20 octobre 2021, soit au total neuf mois après l’audience du 24 janvier !

Banditisme judiciaire                                             

Dans tout autre pays où la loi jouit d’un minimum de respect, c’est un jugement par défaut qui aurait dû sanctionner le comportement des trois magistrats pris à partie. Malheureusement, nous sommes en République démocratique du Congo où la force est au banditisme judiciaire. Où la justice bafoue sans état d’âme l’Etat de droit prôné par le chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Où la Cour de Cassation s’obstine à garder le silence dans tous les dialectes que compte ce pays, en lieu et place de dire le droit et de faire respecter la loi là où elle a été piétinée !

Résultat : personne ne comprend aujourd’hui, au regard de la loi, mais aussi de la coutume, que des magistrats ayant manqué de respect à la Cour soient protégés par cette dernière après avoir refusé de déférer à ses notifications, et qu’une étrange complicité continue de couvrir les forfaits commis par les uns et les autres depuis le début de cette affaire, dans le but de spolier le propriétaire historique de l’immeuble querellé  qui est le Dr Ilunga Jean Mukendi pourtant confirmé par différentes juridictions, au profit d’un usurpateur fabriqué de toutes pièces alors qu’il n’était même partie au procès, comme l’a démontré en son temps la Cour Suprême de Justice.

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Que la Cour de Cassation n’élève pas son devoir de très haute juridiction du pays, et qu’elle ne ressente pas la nécessité et l’urgence de pousser ses ressources morales jusqu’à cette extrême hauteur susceptible d’élever la nation, est tout aussi troublant  face aux attentes des Congolais et du président de la république pour l’avènement d’un véritable état de droit dans notre pays.

Bien au contraire, tout se déroule, dans le cas d’espèce, comme si les premiers ennemis de cet état de droit sont les magistrats chargés de dire le droit et d’appliquer la loi dans toute sa rigueur.

Ceci alors qu’ils ont justement, à ce stade, le devoir sacré d’éviter à la justice congolaise les suspicions qui l’accablent dans un dossier où l’on parle de beaucoup d’argent manipulé par la maffia libanaise…

Bientôt la justice internationale

La question est maintenant de savoir ce que compte faire le Dr Ilunga Jean Mukendi face à ce mal jugé manifeste et à ce vaste complot du silence.

Nous apprenons de source digne de foi que de guerre lasse, le Dr Ilunga Jean Mukendi n’attend pas seulement que la diplomatie de son pays, les Etats-Unis d’Amérique, se saisisse de ce dossier dans les prochaines sessions de rencontres entre les deux pays. Ilunga Jean Mukendi envisage désormais de saisir la justice internationale, dont on sait à quel point elle est impitoyable envers un pays généralement distrait dans le suivi des dossiers judiciaires et qui a l’habitude de prendre des libertés avec les droits de ses justiciables spoliés.

KGM/Journal L’Horizon 

C’est depuis la soirée de ce dimanche 03 avril qu’il a été constaté un attroupement des conducteurs et motocyclistes dans les stations d’essence de la ville de Kinshasa. Depuis lors, seules les stations-services Total Energies SE sont opérationnelles, contrairement à d’autres affiliées à l’Etat Congolais qui sont dysfonctionnelles jusqu’à ce jour. Selon les dernières nouvelles à notre possession, certaines sociétés auraient suspendus leurs services suite à une insuffisance de stock dans leurs distributeurs, ce qui accroit des spéculations à ce sujet. Saisi de cette situation inquiétante, le DG de SEP Congo, M. Joseph Kouame, s’est exprimé pour calmer les tensions et apporter des éclaircissements.

La ville de Kinshasa était en ébullition dès le lever du soleil ce lundi 4 avril 2022, à cause de la non-opérationnalité de différentes stations services, occasionnat une spéculation de prix de carburant et des difficultés d’obtention de transport en commun. Plusieurs longues files d’attentes ont été constatées dans les stations Total Energies SE, regorgeant des conducteurs et des motocyclistes.  Ainsi, le DG de SEP Congo, M. Joseph Kouame,  a-t-il tenu à rassurer l’opinion congolaise qu’il n’y a pas pénurie de carburant, car l’entreprise dispose de  suffisamment  de produits à livrer sur le marché. «Il a été constaté une baisse de stock depuis quelques temps, et nous n’avions pas de visibilité. Après avoir sûrement entendu cette nouvelle, il y a eu panique auprès des clients, raison pour laquelle ils se sont précipités d’aller se ravitailler en grande quantité, ce qui a davantage accru le problème», a-t-il confié.  

Il y a lieu de rappeler que cette carence a perturbé la circulation des personnes,  empêchant aux uns et aux autres de se rendre à leurs activités journalières. Tout en causant aussi une augmentation du prix de transport, variant de 500 à 1000 FC, pour le tronçon Kintambo magasin-Saint Luc, de 1500 à 2500 FC par moto du tronçon Huileries-Magasin, pour ne citer que ces cas.  

Aussi désagréable soit-elle, ce problème n’offre pas aux congolais suffisamment de marge de déplacement. Des solutions idoines devront être trouvées le plus rapidement, afin de permettre la reprise normale des activités.

Niclette Ngoie

En visite officielle de quatre jours en République démocratique du Congo, Oulimata Sarr, la Directrice Régionale ONU-Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale, a été reçu le mercredi 30 mars 2022 par la Première dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi. Cette dernière était porteuse d’un plaidoyer pour l’autonomisation de la femme. Elles militent toutes deux pour la cause de la femme, l’une dans la sous-région de l’Afrique de l’Est et centrale et l’autre en RDC, particulièrement. Les échanges de ces deux autorités ont tourné autour de deux points essentiels, à savoir : la représentativité des femmes à des postes des responsabilités conformément à l’esprit de la Constitution de la RD-Congo qui consacre 50% de cette représentativité aux femmes ainsi que de la présence des femmes aux postes électifs surtout avec les prochaines élections de 2023.

Sur la situation actuelle de la femme congolaise, Oulimatta Sarr s’est félicitée des avancées significatives enregistrées par la RDC dans la lutte pour la promotion des droits des femmes au cours de ces dernières années. La représentante de l’ONU-Femme a également apprécié à sa juste valeur l’engagement de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi dans l’amélioration des conditions des femmes, en général, et celle de la RDC, en particulier.

 

« La Première Dame est très engagée dans le combat pour l’amélioration des conditions de la femme, l’ONU-Femme que je dirige est fière d’elle. C’est pourquoi, nous avons saisi l’occasion pour réfléchir sur comment fédérer nos efforts afin que la femme congolaise puisse ainsi prétendre à son autonomie et au développement de son pays », a souligné madame Oulimata Sarr.

Notons que l’épouse du Chef de l’Etat a fait de l’autonomisation de la femme son cheval de bataille. Elle constitue en plus l’un des piliers de la Fondation où elle est présidente. Elle a eu à parrainer une matinée de réflexion allant dans le même sens avec des agents féminins de service de sécurité et des étudiantes de l’IFASIC.

La Pros.

L’affaire a visiblement pris un tout autre tournant pour François Beya. Longtemps détenu dans les locaux de l’Agence Nationale des Renseignements après avoir été interpellé par ce service de l’Etat le 5 février dernier, l’ancien Conseiller du Chef de l’Etat en matière de sécurité a passé sa première nuit à la prison centrale de Makala où il a été transféré hier, lundi 4 avril 2022. D’après le collectif Free François Beya, qui a alerté l’opinion en premier sur le transfert du surnommé ‘’Monsieur sécurité’’ à Makala, l’affaire est désormais confiée à l’auditorat général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Sans tarder, l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (Asadho) que dirige Me Jean-Claude Katende appelle à un procès juste et équitable pour faire la lumière sur ce dossier. « François Beya est à Makala depuis ce soir. Nous devons continuer à nous mobiliser pour que ses droits fondamentaux soient respectés et qu’il ait droit à un procès juste et équitable. On ne veut pas de procès à caractère politique », a prévenu à chaud Jean-Claude Katende, sur son compte Twitter. A titre de rappel, le feuilleton François Beya est parti d’une interpellation par l’Agence Nationale des Renseignements qui, d’après des nouvelles issues de services de communication présidentielle, disposait d’indices sérieux de culpabilité sur une affaire touchant à la sureté de l’Etat.

La Pros.

 

Députée Nationale, Elue de la Lukunga, Ville-Province de Kinshasa, Honorable Christine Feza Motema, Présidente a.i du Regroupement politique AA/a de Pius Muabilu et initiatrice de l’ONG Synergie pour la Décentralisation, Bonne Gouvernance et Lutte contre la pauvreté, a clôturé sa tournée de sensibilisation du mois de la femme qu’elle avait lancée, le 17 mars dernier, à travers sa circonscription, en marge de la journée Internationale de la femme. 

Félix Tshisekedi, la volonté de promotion de la femme saluée 

 

Devant son auditoire féminin, partout où elle est passée, Christine Feza Motema a salué la volonté Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l’Etat, de promouvoir aujourd’hui la femme même dans des postes qui étaient jadis réservés à la gent masculine.

Halte à la discrimination à l’égard de la femme  

Partant de la Paroisse Saint Christophe de la Cité des Anciens Combattants, Mbinza Village et Champ de Tirs de Badiadingi, dans la Commune de Ngaliema en passant par Notre Dame de Fatima de Mitendi, Matadi-Mayo, Kimwenza et Saint Léonard de Mbudi à Mont-Ngafula, Kintambo et Lingwala, l’Elue de la LUKUNGA Christine Feza Motema a fini sa tournée par Binza Delvaux.

Au centre de cette sensibilisation, l’appropriation, par les femmes, des thèmes international et national de cette année 2022 qui reviennent sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et filles.

Christine Feza Motema a mis, particulièrement, l’accent sur la promotion et l’autonomisation de la femme et, le rôle que doit jouer les pouvoirs publics aux prescrits de l’article 14 de la Constitution à veiller à l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard de la femme.

Gestion des déchets et reboisement

Abordant la question du changement climatique et réduction des risques des catastrophes, la Députée Nationale Christine Feza Motema a appelé et exhorté les femmes et filles de sa circonscription à une bonne gestion des déchets ménagers et au reboisement des arbres fruitiers en vue d’une amélioration de notre environnement.

Durant cette tournée, les femmes et filles, satisfaites de ces échanges si constructifs qui leur apportent un plus désormais dans leurs façons de voir les choses, ont exprimé aussi leurs points de vue, tout en formulant des recommandations à transmettre à qui de droit.

A l’écoute de la base 

Elles ont, enfin, remercié leur Députée qui ne ménage aucun effort pour revenir toujours vers sa base et à demeurer à l’écoute de ses préoccupations.

Comme à l’accoutumée, c’est sur cette note positive remplie d’enthousiasme et dans une ambiance de bon enfant que les participantes ont reçu, chacune, un cadeau spécial offert par leur Elue Christine Feza Motema à chaque étape de cette tournée de la Lukunga.

LPM

 C’est dans la journée du dimanche 3 avril 2022 que Maître Cicéron Bulakio, Secrétaire exécutif national en charge de la justice et des droits de l’homme du Mouvement de Solidarité pour le Changement, parti politique cher à l’Honorable Laurent Batumona, a eu à tenir de grandes assises populaires dans la commune de Kisenso, dans la ville de Kinshasa. Une rencontre où il s’est entretenu avec la population de la zone, en la sensibilisant autour de la vision du Chef de l’Etat où il a mis beaucoup d’emphases sur les femmes, en marge de la clôture du mois de la femme. Sur des femmes de Kisenso, il a également procédé à des actions caritatives en réglant la note des frais de maternité pour 4 femmes qui étaient retenues faute de paiement à la maternité Esengo des sœurs religieuses catholiques.

Alors que cela était préparé dans l’idée d’une simple matinée politique, la mobilisation et la réponse de la population à ce rendez-vous ont transformé cette rencontre en véritable meeting populaire. Des citoyens sortant des 17 quartiers de cette commune avaient répondu présent à cette activité marquant à l’encre d’or l’implantation du MSC dans cette zone de la ville-province de Kinshasa.

Lui-même ressortissant de cette commune, Cicéron Bulakio a su trouver les mots les plus adaptés pour s’entretenir avec la population présente à ce meeting, l’ayant sensibilisée à se rassembler autour de la vision du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. Et, il a également promis de porter haut les préoccupations et les besoins que rencontrent cette population, dans le cadre de ses actions politiques.

S’étant entretenu particulièrement avec les femmes du parti, en marge de la clôture du mois de la femme, il a également à répondre à quelques besoins d’ordre social, entre autres, le fait de régler la note des frais de maternité pour 4 femmes retenues à la maternité Esengo des sœurs religieuses catholiques.

En faisant un zoom sur l’évolution de la jeunesse, il a décrié que le plus vice qui ronge la jeunesse est le désœuvrement. C’est parce que les jeunes ne savent pas s’occuper ou n’en ont pas les moyens qu’ils tombent dans le piège des antivaleurs. Pour remédier à cela, le MSC annonce une série d’activités pour les jeunes de Kisenso, entre autres, l’auto-école des activités sportives – des programmes d’apprentissage des métiers – etc.

Avec cette action en plus dans ses actifs, il y a lieu de souligner que le MSC se positionne de mieux en mieux dans la cartographie politique congolaise.

Peter Ngoyi

Le tout premier contrôle parlementaire de la session ordinaire de mars au sein de la Chambre basse du parlement de la RDC entrera, certainement, dans l’histoire parlementaire de la troisième République. Oui, c’est une certitude. Aucun Ministre dans le passé n’a été déchu de ses fonctions par le vote d’une motion de défiance. La nuit aura été longue pour Jean-Marie Kalumba qui a été déchu de ses fonctions hier, mercredi 30 mars 2022, par les députés nationaux. Sur 368 députés qui ont pris part au vote, 277 Ont voté pour la motion de défiance, 77 ont voté contre et 12 abstentions. Présent à l’hémicycle, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Daniel Aselo, ayant été soumis à un grand oral ce mercredi pour expliquer les prérogatives légales reconnues dans la gestion des institutions provinciales et sa participation tendancieuse dans le règlement des conflits dans les provinces de la République, va-t-il revenir mercredi prochain pour présenter ses éléments de réponse.

A en croire Crispin Mbindule, l’un des initiateurs de la motion, le Ministre a failli dans sa mission et n’arrive pas à contrôler la structure des prix sur le marché plus particulièrement les produits de première nécessité. «En effet, en lieu et en place de définir une politique nationale dans son secteur en proposant au Gouvernement d’acheter les bateaux de pêche et un projet en appui aux pêcheurs locaux, le Ministre de l’économie a proposé et obtenu l’exportation de nos millions des devises vers l’étranger alors que les poissons meurent de vieillesse dans le fleuve Congo, Lac Tangaqnyika,… », a déclaré cet élu de l’UNC. Rappelons que Jean-Marie Kalumba était reproché des plusieurs griefs, entres autres, la hausse de prix des produits de première nécessité depuis plus d’une année, la mauvaise gestion de 20 Millions de dollars déboursés pour l’achat des chinchards et surtout la non adhésion du ministre à la vision du Chef de l’Etat, celle de fabriquer les millionnaires au pays. Et au député national Eliezer Ntambwe, l’un des initiateurs de la motion de déclarer : « ceci n’est pas une victoire pour moi, mais plutôt la victoire du peuple congolais, la première victime de sa mauvaise gestion».

 Quel calvaire que cette soirée du 25 mars sous la paillotte de notre patron le Ministre d’Etat des Questions Statistiques et Tactiques !      Tout le cabinet            ministériel  a été convié au spectacle du match télévisé  Léopards-Lions d’Atlas. Avant le match, que de  supputations et de pronostics abracadabrants !  « Un combat de fauves sauvages », s’exclamait le garde du corps, score 2 – 0 pour les Léopards ».  Avis du professeur-Dircab : «  le sacre suprême des Léopards pour le Mondial ;   score 4 – 1  pour  nous » Et la secrétaire particulière de renchérir : « qui mangera qui ? Boma-ngai-naboma-yo-tobomana. Score : 5 – 0 ».

Le match a démarré, comme on dit dans notre jargon de chauffeurs,    sur des chapeaux de roue. Le ballon virevoltait entre les deux camps. Ici, l’ambiance était électrique sous la paillotte. Cri de guerre du garde du corps : « Makambu, attaque, attaque, ».  Au tour de la  Secrétaire particulière :  « Oyé, Tisserand, montre-toi homme ; montre tous  tes muscles ! ». Et le jardinier : « Et toi, Meshake, cesse de danser la rumba sur terrain, verrouille les arrières ! Cogne ! ». Sur terrain , les deux fauves cherchaient à marquer leur territoire respectif, à coups de  dribbles comme figures artistiques, à coups de tirs foudroyants, à coups d’acrobaties vertigineuses. Puis le soulagement : le premier but des Léopards. Liesse-Kiesse !

… C’est à ce moment-là   que notre patron  le Ministre      nous   a rejoints sous la paillotte, l’air épanoui. Mais sa joie, notre joie, hélas, a été de courte durée. Profitant en effet d’un carambolage devant la cage du gardien de buts des Léopards, le Numéro 10 des Lions d’Atlas a poussé le ballon au fond des filets. Score : 1 – 1. Désastre !

On apprendra plus tard   qu’en fait   le match du 25 mars s’est joué sur le terrain de l’ « invisible », du « mystique »   entre   l’équipe  des marabouts marocains et celle des féticheurs  congolais. Match téléguidé à distance avec   à l’appui des sourates incendiaires  d’une part, et  des minganji-nkisi épouvantables d’autre part. Hélas,   la joute mystique s’est achevée par un demi-échec des Léopards. En cause : l’équipe des marabouts était parvenu, on ne sait comment, à corrompre         l’un des féticheurs congolais au point  d’en  tirer  les secrets des fétiches et des stratégies souterrainement mis en place.

L’on   comprend   alors le tsunami   subi   par les Léopards lors du match-retour à Rabat. Justement, au stade de Rabat, au Maroc, alors que l’équipe des Léopards avait recruté, à travers le monde, des « Jica », ces ouvriers de la dernière heure et de la dernière chance sollicités de l’étranger ;   l’entraîneur  « psychologique »   marocain lui, en revanche, a convoqué  « mystiquement »  sur le terrain 11 marabouts surnuméraires qui ont activement participé au match-retour. En clair les Lions d’Atlas ont joué sur le terrain à 22  (11  joueurs « visibles » et 11 joueurs  « invisibles »),  contre 11 pauvres Léopards , sans charisme, démunis, désemparés, débordés, démotivés. On connait la suite…

Conclusion de notre Ministre, téléspectateur désappointé :   « des Léopardeaux, ce ne sont que des Léopardeaux »…

Yoka  Lye

Ç’aura été une partie remise d’un feuilleton qui a duré près de trois mois. Ayant déjà exprimé délibérément son intention de démissionner de son poste de Vice-président de l’Assemblée nationale à la suite du saccage de sa résidence de Kingabwa par les éléments de la Garde républicaine, Jean Marc Kabund-A-Kabund a officiellement confirmé son départ, jeudi 31 mars 2022, à travers une correspondance adressée à Christophe Mboso N’kodia Mpwanga, Président de la Chambre basse du Parlement. Dans sa lettre de démission rédigée à partir de la Grande Bretagne où il soigne son genou gauche, Jean Marc Kabund évoque des raisons de conviction politique. Il précise par ailleurs que pour la suite de temps, il se consacrera à son mandat comme député national, élu de Mont-Amba. Après cette démission formalisée, le feuilleton est loin d’arriver à son terme à l’Assemblée nationale. Car, le surnommé ‘’Maitre-nageur’’ devra cheminer, au sein de l’Union Sacrée de la Nation, avec des parlementaires qui lui ont retiré leur confiance après l’annonce de sa démission, le 14 janvier dernier, sur Twitter. De l’avis d’un observateur, cette démission de JMK, faudrait-il le souligner, pourrait avoir des répercussions en ce qui concerne la gestion des ambitions des uns et des autres au sein de l’Union Sacrée de la Nation. Reste à savoir s’il fera de même à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), où il a été également désavoué et, même, radié. Pour rappel, Jean Marc Kabund avait pris l’initiative de démissionner du Bureau de l’Assemblée nationale après que sa résidence située au quartier Kingabwa, dans la commune de Limete, ait été saccagée par les éléments de la GR qui répliquaient à la menace subie par l’un des leurs, de la part des policiers commis à la garde de Kabund.

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