*Kinshasa, le 16 avril 2022 au Roméo Golf, à la Gombe, Adolphe Muzito, Premier Ministre honoraire, engagé dans une démarche somme toute consultative et déterminé à formuler une nouvelle offre politique de Nouvel Elan, son parti politique, à proposer aux congolais lors des prochaines échéances électorales, a organisé un déjeuner d’échange avec les médias, en tant qu’une des composantes importantes de la société. Après avoir dressé un tableau sombre de la dégénérescence de la société congolaise, depuis 1960 et dont tous les paramètres clés sont au rouge aujourd’hui, il est arrivé à la conclusion que la RD. Congo est un Royaume des aveugles dirigé par des borgnes que sont, selon lui, des leaders politiques, toutes tendances confondues.
Ceux-ci, de par la mal gouvernance et l’absence des projets de société prenant en compte les vraies aspirations du peuple congolais, se sont contentés, depuis 1960, dès le début de l’accession de la RD. Congo à sa souveraineté internationale, à se préoccuper plus d’eux-mêmes, en s’engluant dans la logique du partage du gâteau sans toutefois penser aux meilleures politiques publiques pouvant sortir le pays de la crise réelle à laquelle il est confronté.
D’où, les échecs récessifs de ces mêmes dirigeants, quant aux solutions aux vrais problèmes des congolais.
A l’écoute du peuple
Pour lui, en effet, tant que le débat public sera articulé autour des individus et des intérêts particuliers, c’est en vain que les congolais attendront le changement de tous ces dirigeants d’hier, d’aujourd’hui et, même, de demain.
Voilà pourquoi, il se lance dans cette campagne de consultation de toutes les catégories socio-professionnelles qui lui permettrait, espère-t-il, d’élaborer une offre politique qui soit la plus proche des réalités plutôt que d’enfermer les cadres et militants de Nouvel Elan dans des bureaux huppés pour concevoir, d’en haut, des recettes miracles en termes des projets de société.
En clair, Adolphe Muzito se met donc à l’écoute du peuple, pour palper du doigt toutes ces réalités et, puis, le moment venu, il reviendra vers lui avec une offre concrète.
Il a fustigé, par ailleurs, l’inexistence de grands partis au vrai sens du mot, l’émergence des majorités politiques factices et montées de toutes pièces, l’élision des questions essentielles au palmarès de débats publics qui, normalement, auraient dû être orientés vers des projets et programmes de développement du pays.
Telle est, d’ailleurs, la cause de tous ces échecs récurrents liés notamment, à la faiblesse des acteurs à centrer leurs combats autour des idéaux constructeurs pour le bien-être collectif.
Vers un consensus…
Intervenant dans un contexte politique où le débat est cristallisé sur la loi électorale dont l’examen est prévu pour le mercredi 20 avril prochain au Parlement, les échanges du Premier ministre honoraire de la RDC et la presse ont également oscillé autour de tous les autres sujets d’actualité.
Répondant à une des questions, Adolphe Muzito a souligné qu’il n’est pas possible d’envisager, dans l’état où sont les choses, que le débat au Parlement réponde de manière conséquente aux besoins et préoccupations de base de différents acteurs, parties prenantes au processus électoral pour les scrutins de 2023.
Face à cette crise politique qui se profile à l’horizon, il lance un vibrant appel à une rencontre entre les principaux acteurs politiques constellés autour de l’Union sacrée, du FCC et de Lamuka pour engager des discussions directes, franches et constructives sur des préoccupations substantielles en vue de dégager un consensus dont les options seront proposées pour des réformes à intégrer dans la loi électorale.
A ce stade, rien ne vaut la cohésion nationale et l’unité pour permettre un processus électoral paisible et inclusif qui susciterait l’adhésion et la participation du plus grand nombre et la satisfaction de l’ensemble de la population congolaise.
Quoique la proposition d’une rencontre soit exclue par le président de l’Assemblée qui considère qu’aucun débat ne devrait être engagé en dehors de l’hémicycle, Muzito démontre plutôt la nécessité d’une rencontre d’échange des vues sur les principales questions qui divisent la classe politique et formuler une série de propositions qui pourront, à leur tour, être discutées au niveau du Parlement pour des réformes consensuelles.
Loin d’avoir un quelconque agenda poussiéreux et caché, il dit, par contre, qu’à Lamuka : ‘’nous sommes ouverts à la discussion et au partage d’idées fondées sur la paix, l’unité et la concorde nationale. La question de l’organisation des élections dans les délais constitutionnels nous préoccupent’’.
L’issue de ces discussions contribuerait, certainement, à baisser la tension présente et manifeste au sein de l’arène politique et même, à rassurer la population congolaise, quant à la perspective de la tenue des élections transparentes, démocratiques et inclusives.
Prônant une République dont les actions politiques sont fondées sur des valeurs, il en appelle à se débarrasser des démons du passé, caractérisés par le fait que les alliances politiques entre partis – regroupements – et acteurs politiques se font et se défont au gré des vagues, en l’absence des projets de société clairs et participatifs.
Et, en tant que Premier Ministre honoraire, il a insisté sur le fait que la RDC doit imaginer une nouvelle façon de gouverner, de concevoir de nouvelles politiques publiques dont l’action devrait être, désormais, étalée sur le long terme, afin d’envisager et d’implémenter, de manière stratégique et échelonnée, des solutions aux différents défis de la vie socio-économique de la nation congolaise.
A l’en croire, l’heure de passer à la table de discussions a sonné, pour faire avancer la barque du processus électoral vers le quai, avec l’implication et l’adhésion de tous.
LPM
16/04/2022
Adolphe MUZITO en DEJEUNER DE PRESSEPREPARATION DE L’OFFRE POLITIQUE DE NOUVEL ELAN
Par
Adolphe MUZITO
Initiateur du Parti
Premier Ministre honoraire et Député national
République Démocratique du Congo
(Roméo Golf -Kinshasa, Avril 2022)
BpHAM
ETAT DE LIEUX
OÙ NOUS EN SOMMES ?
D’OÙVENONS –NOUS ?
OÙ NOUS ALLONS ?
NOTRE MEMOIRE ?
1) Du point de vue politique
2) Du point de vue socio économique
1.1.
EVOLUTION DU LEADERSHIP CONGOLAIS DU POINT DE VUE POLITIQUE
- DU POINT DE VUE POLITIQUE
Partis et Coalitions politiques ELECTIONS 1960
COALITION MAJORITAIRE (LUMUMBA)
- •MNC-L 41 sièges, soit 30%
- •PSA 13 sièges, soit 9%
- •CEREA 10 sièges, soit 7%
- •BALUBAKAT 7 sièges, soit 5%
S/Total 71 sièges, soit 51%
COALITIONMINORITAIRE (KASA-VUBU)
- •ABAKO 12 sièges, soit 9%
- •PNP 15 sièges, soit 11%
- •PUNA 7 sièges, soit 5%
- •MNC-K 8 sièges, soit 6%
- •CONAKAT 8 sièges, soit 6%
- •UNIMO 1 siège, soit 1%
- •Autres 15 sièges, soit 11%
S/Total 66 sièges, soit 49%
Total général : 137sièges 100%
Partis et Coalitions politiques ELECTIONS 1965
COALITION MAJORITAIRE (CONACO de Tshombe) :
CONACO 35 sièges, soit 21 %
CONAKAT 9 sièges, soit 5 %
23 Autres 78 sièges, soit 47 %
S/Total 122 sièges, soit 73 %
COALITION MINORITAIRE (CODECO de Kasa-Vubu)
UNICENTRAL 4 sièges, soit 2,4 %
PUNA 4 sièges, soit 2,4 %
ABAKO 3 sièges, soit 1,8 %
Autres 34 sièges, soit 20,4 %
S/Total 45 sièges, soit 27,0 %
Total général 167 sièges, soit 100 %
Partis et Coalitions politiques ELECTIONS 2006
COALITIONMAJORITAIRE (AMP-KABILA)
- •PPRD 101 sièges, soit 20,2%
- •PALU 34 sièges, soit 6,8%
- •MSR 27 sièges, soit 5,4%
- •F.RENOUVEAU 26 sièges, soit 5,2%
- •UDEMO 9 sièges, soit 1,8%
S/Total1 97 sièges 39,4%
COALITION MINORITAIRE (JPBEMBA)
- •MLC 64 sièges, soit 12,8%
- •INDEPENDANT 63 sièges, soit 12,6%
- •RCD 15 sièges, soit 3,0%
- •CDC 10 sièges, soit 2,0%
- •CODECO 10 sièges, soit 2,0%
S/Total 162 sièges 32,4%
- •Autres 141 sièges, soit 28,2%
S/Total 141 sièges 28,2%
Total général 500 sièges 100%
Partis et Coalitions politiques ELECTIONS 2011
Principaux partis de la Majorité
- •PPRD 62 sièges, soit 12,4%
- •MSR 27 sièges, soit 5,4%
- •PALU 17 sièges, soit 3,4%
- •AFDC 17 sièges, soit3,4%
- •ARC 16 sièges, soit3,2%
S/Total1 39 sièges 28,8%
Principaux partis de l’Opposition
- •UDPS 41 sièges, soit 8,2%
- •MLC 22 sièges, soit 4,4%
- •UNC 17 sièges, soit 3,4%
S/Total 80 sièges 16,0%
Autres partis
- •PPPD 29 sièges, soit 5,8%
- •INDEPEND 16 sièges, soit 3,2%
- •Autres (Partis fantômes) 236 sièges, soit 47,2%
S/Total 281 sièges 56,2%
Total général 500 sièges 100%