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 *C’est aujourd’hui qu’en principe, l’Assemblée Nationale procède à l’entérinement des candidats proposés aux trois postes réservés à l’Opposition. Ce sera donc, un moment, pour les Députés Nationaux, d’opérer un choix crucial autour de ce qui convient d’être appelé ‘’Confusion’’ totale dans les rangs de cette opposition, représentée, du moins formellement, par le Front Commun pour le Congo de Joseph Kabila.

Déjà, de ce côté-là, Raymond Tshibanda, le Président du Comité de crise, avait annoncé que le FCC n’alignera aucun candidat, ni ne désignera aucun des ses membres pour intégrer le Bureau de la CENI. Il avançait, comme raison, l’absence de consensus et la politisation de la CENI. Peu de jours seulement après, Didi Manara, accusé de trahison, ce Député de son état a été déchu et radié du PPRD. Dans la foulée, il a été également été déchu de ses fonctions de Président du Groupe parlementaire PPRD et a été remplacé par François Nzekuye.

Mais, nonobstant la perte de ses fonctions-là, agissant forcené, il a poussé son outrecuidance jusqu’au paroxysme, en déposant, de façon unilatérale, une liste de candidats dont certains récusent, d’ailleurs, leur désignation à l’incognito.

De l’autre côté, juste dans les mêmes rangs du FCC, une dissidence créée par le duo Aggée Matembo et Constant Mutamba avait, quant à elle, signalé et déposé sa liste sur la table de Mboso.

En clair, de trois choses l’une. Est-ce que Mboso va-t-il prendre acte de la position officielle du FCC, telle qu’exprimée par Raymond Tshibanda et consorts ? Est-ce qu’il irait piocher les candidats de l’Opposition chez Didi Manara, en dépit de sa déchéance de tous ses titres et fonctions, à l’exception, évidemment, de son mandat de Député National ? Est-ce qu’il se rabattra sur l’aile modérée constituée aujourd’hui, ainsi que ses animateurs se disent révolutionnaires et progressistes, pour combler le vide à la CENI ? Ce sont-là  des questions auxquelles l’actuel Président de l’Assemblée nationale ne va pas répondre tout seul.  Car, normalement, comme il a convoqué toute une plénière à ce sujet. C’est, en réalité, les Députés Nationaux, dans leur majorité d’aujourd’hui,  qui doivent  trancher.  Ils ont, en effet, le pouvoir de se déterminer face à l’avenir sur la vraie position à adopter entre le statu quo et le  progrès, entre le nihilisme  et la continuité.

Lundi 13 décembre dernier, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dressant l’état de la nation, avait appelé l’Opposition à désigner ses membres en vue de contribuer à l’organisation des élections dont les échéances sont,  selon lui, constitutionnellement  impératives.

Pour lui, au fait, l’Opposition n’a pas de prétexte, ni de subterfuges à utiliser pour échapper aux joutes électorales prévues, comme tout le monde sait, en 2023.

Est-ce que Mboso, prenant aux mots le Président de la République, serait-il  tenté d’opérer un passage en force, en entérinant ceux qui ont postulé, même si les uns et les autres s’entraccusent et crient aux vices de forme ?  Est-ce qu’il pourrait ainsi pousser les Députés Nationaux à ne pas s’y exprimer pour attendre encore un temps ?

En tout cas, ce n’est toujours pas aisé de tirer des conclusions hâtives là-dessus tant que la nature du débat promet encore des étincelles en l’air.

Sur  terrain, au Palais du Peuple, Constant Mutamba, dans un communiqué, a lancé un appel à la mobilisation générale des  militants et sympathisants du FCC révolutionnaire et progressiste pour accompagner l’entérinement de leurs candidats à l’Assemblée nationale.

Dans l’entretemps, la Ligue de jeunes du FCC, la partie restée fidèle au comité de crise de Raymond Tshibanda, a, elle aussi, lancé un dernier avertissement à Constant Mutamba jusqu’au point de lui dénier toute qualité d’engager le FCC dans sa ‘’recherche’’  des postes à la CENI.

Il n’est pas exclu que dans un tel contexte où les deux parties, voire trois, se mobilisent au maximum, que l’on assiste à une escalade de la diarrhée verbale et, même, dans une certaine proportion, au cas où la police n’intervient pas à temps, à des instants bigarrés où le langage de la raison céderait le pas à celui des biceps et jets des pierres. Tout peut arriver.

Sans être prophète des malheurs, est-ce qu’il  n’y a  pas moyen que  des dispositions soient prises, pour éviter des troubles aujourd’hui autour et dans l’enceinte du Palais du Peuple ? 

LPM

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