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*Jeudi 16 décembre 2021, en début d’après-midi. Résidence située au numéro 84 de l’avenue Roi Baudoin, à la lisière de la Gombe. Aux regards perçants et sous le nez couvert de masque contre les effets pervers des multiples variants  de la  pandémie à Covid-19,   Zhu Jing, Ambassadeur de Chine en RD. Congo, a, face à la presse,  évoqué plusieurs sujets parmi ceux qui, depuis un certain temps, défraient la chronique de l’actualité en RD. Congo.

Clepsydres  à l’heure

Ce jour-là, en effet, alors qu’il était question, pour lui, de fixer l’opinion sur cette litanie d’accusations portées contre les entreprises chinoises opérant en RD. Congo sur l’exploitation illicite et illégale des minerais, Zhu Jing, se voulant explicite et, surtout, pour remettre les clepsydres à l’heure,  est allé jusqu’au fond des choses, en excavant  également l’épineuse question des contrats chinois, de  la  genèse à la  réalisation.

Il est revenu également, à cette même occasion, sur l’histoire de la Chine, ses péripéties et perspectives qui ont, certes, des similitudes avec celle des défis auxquels   la RD. Congo est aujourd’hui  confrontée. Puis, sur l’autre versant, il s’est apesanti, de manière succinte, sur le sommet sino-africain tenu dernièrement à Dakar, au Sénégal, avant de parler, enfin, des résolutions du 6ème  plenium du XIXème comité du Parti communiste chinois, en marge de festivités de son centenaire, depuis sa création qui rémonte à   1921.

Sur tous ces sujets à forte sensation  comme à  toutes les questions qui lui ont été posées,  il  a aligné, un à un, des arguments,   pour situer le contexte des relations entre la Chine et la RD. Congo. Mais aussi, entre la Chine et l’Afrique, tout en démontrant, à tout le moins, leur importance dans cette ère nouvelle caractérisée, à la fois, par la propagation des variants sous plusieurs formes de la pandémie à Covid-19, le marasme économique et la crise sociale devenue harrassante  sur la quasi-totalité de la planète. 

Contrats chinois ?

Initialement conclus à  hauteur de neuf milliards de dollars Us, ils ont été revus à six milliards en raison de plusieurs négociations et, même, de plusieurs  facteurs. Zhu Jing, Ambassadeur de Chine en RD. Congo, soutient, mordicus,  que les contrats chinois   ont été sérieux et transparents. Ils comportaient deux volets, à savoir, les infrastructures et l’exploitation minière. Ils ont été conclus et sont  exécutés de bonne foi. Aujourd’hui, s’il y a des accusations ou des contestations, il appartient à la justice congolaise et, à elle toute seule alors, de situer  les responsabilités et de rétablir la vérité. Car, son avis, il y a beaucoup de réactions de la part des entreprises, personnalités et autres structures cités dans ce rapport-là. Et  tant que la justice congolaise  n’aura pas enquêté, jugé et, même, condamner, s’il échet, les coupables,   toutes ces accusations peuvent être considérées, in globo, comme des allégations, des diffamations ou des mensonges qui exposeraient, plus tard, leurs auteurs aux poursuites judiciaires.

Congo Hold-up : no comment

Il n’a donc pas voulu verser dans des commentaires évasifs  sur le dernier rapport explosif de Congo Hold-up, ni livré la position officielle de son pays, la Chine, sur son contenu et ses visées. Toutefois, Zhu Jing, devant la presse, a rappelé plutôt  qu’il a été demandé aux entreprises chinoises, quels que soient leurs domaines d’opérations, de respecter les lois congolaises, de se conformer aux normes et réglements en vigueur en RD. Congo,  sous peine de s’exposer à des sanctions prévues.

Il a dit également qu’il n’est nullement acceptable de profiter de n’importe quelles accusations sans preuves fiables, ni données réelles, pour saborder les acquis engrangés, ni saboter les efforts fournis,  tout au long de  cette  coopération établie en RD. Congo et la Chine, depuis plusieurs décennies.

A tout prendre, Zhu Jing, Ambassadeur de Chine en RD. Congo,  tout en réservant davantage à émettre son opinion sur ces accusations contre les entreprises chinoises  jugées, par lui, comme étant dénuées jusqu’ici  de tout fondement,    a réaffirmé  que les contrats chinois sont  sérieux et  transparents.

D’ailleurs, les deux parties, après des évaluations successives, en sont arrivées à la conclusion qu’ils auront été les accords les mieux exécutés de  tous les autres engagements souscrits entre la RD. Congo et tant d’autres pays du monde.

Ni hégémonique, ni devastatrice   

‘’La Chine, dans sa vision exemplaire,  n’est pas à la recherche de l’hégémonie. La Chine ne cherche pas, non plus, à dominer le monde. Par contre, la Chine cherche à investir en Afrique. Aujourd’hui, la RD. Congo constitue, selon des statistiques,  la troisième destination de ses investissements.  La Chine cherche un partenariat ‘’gagnant-gagnant’’.  C’est-à-dire, loin des ingérences politiques dans les affaires intérieures des Etats, elle veut traiter d’égal à égal avec tous les pays partenaires, pour le bien du  peuple  chinois et des autres peuples du monde. La Chine, après tout, a cessé, depuis de nombreuses années, à être interventionniste. D’où, son intérêt à respecter les lois et réglements de ces pays-là, pour promouvoir la coexistence pacifique avec tous les pays du monde  et le développement aux avantages réciproques’’, fait-il remarquer, sans ambages.  

LPM

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