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 Le Député national Delly Sesanga a finalement foulé le sol du quartier Camp Luka dans la commune de Ngaliema ce dimanche 19 décembre 2021. Heureux d’avoir matérialiser son souci de parler directement avec la population de ce coin, le président national d’Envol dénonce tout de même l’attitude des éléments de la police qui ont tout fait pour empêcher cette manifestation pourtant signalée à l’hôtel de ville de Kinshasa. Envol accuse ouvertement les éléments de la police d’appuyer indirectement les criminels qui avaient des machettes pour semer la désolation. Impossible de tenir le meeting avec la forte présence policière, Sesanga a été obligé de marcher à pied avec la population jusqu’à sa résidence où il s’est adressé devant une foule compacte. Sesanga a salué la détermination de la population qui a assuré la sécurité des manifestants là où la police n’a rien fait. Camp Luka n’est pas une propriété privée de qui que ce soit, dit-il, avant de dénoncer la misère de cette population abandonnée à son triste. Dans cette brutalité policière, Sesanga déplore les blessés et interpellations. ‘’Il ne faut pas que nous ayons au Congo des espaces de non droit. L’Etat de droit c’est aussi respecter la liberté des autres. Le droit de circuler est garantie par les lois de la République’’, a-t-il lancé.  Il a, à l’occasion, dénoncé la dictature, le tribalisme au Quartier Camp Luka, de même que le sadisme du pouvoir face à la misère de la population, avant de promettre que cette dernière va récupérer son pouvoir en 2023.

“Nous étions à Camp Luka. La peur a changé de camp. Nous avons prouvé que le Congo nous appartient tous. Nous avons écrit à Ngobila conformément à la constitution, il a annulé le premier rendez-vous du 5 décembre à quelques minutes de l’activité. Nous avons écrit à nouveau, il a privilégié l’activité des autres en nous demandant de trouver une autre date et c’est ce que nous avions fait. La troisième fois, il n’a même pas répondu.
C’est la violation de la Constitution et des lois de la République. Nous avons prouvé de quoi nous étions capables. Nous avons foulé le sol de Camp Luka et avons parlé à la population”, a dit le député Sesanga devant la foule.

A lui de poursuivre : “Nous nous sommes battus pour ce pays. Nous avons même touché les armes pour l’instauration de la démocratie. Nous ne pouvons pas accepter la dictature”.

La misère de la population dénoncée

Sesanga qui s’est rendu à Camp Luka dénonce une misère aigue de la population qui manque un peu de tout. Pas de routes, ni de ponts, moins encore d’infrastructures de qualité.

“Ils veulent faire de Camp Luka leur propriété privée, mais ils n’ont rien fait là-bas. Je viens de là, il n’y a ni route, ni pont, moins encore un semblant de développement. La population vit dans une misère aigue. Construisez des infrastructures si vous voulez en faire votre propriété privée au lieu de monter les jeunes contre les autres”, a-t-il déclaré.

S’adressant au Gouverneur Gentiny Ngobila, Sesanga lui demande de se concentrer sur le développement de la ville-province de Kinshasa au lieu d’interdire les manifestations publiques de ceux qui ne partagent pas la vision de l’Union sacrée de la nation.

La dictature prend de l’ascenseur…

Sans aller par le dos de la cuillère, Sesanga dénonce une dictature à outrance qui s’installe dans le pays, plus particulièrement dans la ville-province de Kinshasa où les actions de l’opposition sont réprimées brutalement par les éléments de la police.

“Quand nous disons non au dépassement budgétaire, on nous coupe la parole. Nous devons être dans l’unité pour le développement de notre pays. Nous refusons la dictature. Aujourd’hui, pour faire un meeting dans la tranquillité, il faut être de l’Union sacrée. A Kinshasa, nous n’accepterons jamais cette forme de dictature. Ce pays nous appartient. En 2023, la population va récupérer son pouvoir”, a-t-il annoncé.

Le sadisme des autorités face à la misère de la population

Devant la foule, Sesanga a rappelé le caractère illégal de la taxe RAM. Il dénonce le sadisme du pouvoir en place qui continue à piller la population par cette taxe dont le parlement n’arrive pas à retracer. Il exige, sans tergiverser, la suppression pure et simple de cette taxe illégale et la restitution de l’argent de la population.

“Quand nous voulons parler de RAM à l’Assemblée nationale, ils refusent. Où est parti l’argent récolté sans se soucier de la population ?
Monsieur le président Tshisekedi, on vous ment. Camp Luka n’est pas acquis par votre famille politique. La vérité doit se savoir, la population de Camp Luka souffre terriblement”, a-t-il argué.

Des politiciens corbillards

Pour Delly Sesanga, la classe politique congolaise est composée des politiciens corbillards. “Des politiciens sont ceux qui ne sont là que pour accompagner les différents présidents à leur dernière demeure avant d’aller chercher d’autres cadavres’’, a-t-il expliqué. Faisant allusion à la situation de Camp Luka, cet élu national fustige une forme de tribalisme que les politiques veulent installer dans ce coin de la Capitale.

‘’Evitons le tribalisme. Ce pays appartient à toutes les tribus”, a-t-il dit.

Sesanga annonce des actions d’envergures …

A la population, Sesanga prêche la détermination pour des actions d’envergures qui vont être lancées.

“Soyez déterminés. Aujourd’hui, je leur ai démontré que je ne suis pas n’importe qui. Merci pour votre mobilisation. Nous allons ouvrir le siège d’Envol à Camp Luka pour notre population. Le Congo nous appartient tous”, a-t-il insisté.

Sesanga prévoit de faire des descentes dans tous les coins et recoins de la capitale pour non seulement écouter la population mais aussi prêcher la nouvelle ligne politique de l’Envol après avoir claqué la porte de l’Union sacrée de la Nation.

Kevin Inana

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