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 *‘’C’est maintenant et non après qu’il faudrait trouver, à tout prix, des mécanismes pour dégager un consensus autour des élections 2023 dont le report devient inévitable, au regard de l’avalanche d’incertitudes et de pesanteurs sur les perspectives de réalisation d’un processus apaisé, transparent, démocratique, juste et crédible’’. Tel est, en effet, l’avis de Sylvain Maurice Masheke Ngerakueyi, l’un des Anciens candidats qui, autrefois, étaient engagés   dans la course à la présidentielle 2018  mais, également, Ministre Honoraire de la Culture et des Arts sous le gouvernement de Samy Badibanga Ntita, le Premier Ministre issu de l’Accord politique, tel que  conclu au  dialogue de la Cité de l’Union Africaine.  Personnalité politique totalement indépendante, véritable électron libre, chercheur et homme d’actions, Sylvain Maurice Masheke Ngerakueyi, politologue de son état, n’est ni un cuistre à la langue de bois, ni un thuriféraire en mal positionnement. Leader politique  inconstable et mieux connu sur l’agora, il croit aux idées. Il a  toujours des projets et des ambitions pour son pays, la RD. Congo. Est-ce que cette fois-là encore, lorsque  les conditions seront  réunies, sera-t-il candidat à la prochaine présidentielle prévue en 2023 en RDC ? Difficile à dire, du moins pour l’instant. Car, même s’il se dit prêt à tout, il demeure, néanmoins, très réservé, très dubitatif, quant en ce qui concerne ses vraies visées ou ses éventuelles futures  alliances politiques. Il refuse, au fait, de  s’y prononcer maintenant. Puisqu’à ses ses yeux, le retard déjà accumulé et qui risque encore d’être consolidé dans les jours à venir,  présage un ciel  brumeux  pour la tenue effective  des prochaines élections, conformément aux délais constitutionnels. Dans une interview qu’il a accordée exclusivement à La Prospérité, ce week-end à Kinshasa,  il lève, ici, un coin du voile et invite, à haute et intelligible voix,  Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, devenu Président de la République, depuis le 24 janvier 2019, à prendre le taureau par les cornes, pour convoquer la classe politique, le plus tôt que possible, en vue de négocier un nouveau virage et trouver ainsi   un consensus politique indispensable  pour  le  report apaisé  des prochaines 2023.

Impasse

Incertitudes politiques, sécuritaires, financières et techniques. Délais impartis difficiles à respecter. Préalables juridiques non réunis. Options sur les réformes électorales indispensables non levées par la classe politique, ni discutées au Parlement. La loi électorale, avec ses tares d’hier, n’a  toujours pas été une priorité à l’ordre du jour de la session de septembre 2021.

Même là, en mars 2022, si le problème  sera posé, à voir le nombre de réformes, il faudra trouver, comme il se doit, le temps d’en discuter et de dégager toutes les options idoines. Entretemps, la CENI, l’instance technique appelée à organiser les opérations pré-électorales, aura déjà connu une impasse incommensurable, des délais d’exécution des opérations dans les temps impartis.

Réformes électorales

Sylvain Maurice Masheke Ngerakueyi  énumère, par ailleurs,  une série de réformes essentielles pour l’ajustement et l’amélioration du prochain  processus électoral. Il y va du changement en profondeur et des solutions, pour éviter des erreurs du passé, pour éviter la débâcle électorale et pour ne pas plonger le peuple congolais dans un nouveau cycle de violences électorales dont personne ne peut connaître la hauteur des dégâts, ni le niveau de contestations.

Il insiste, particulièrement, sur la suppression du seuil électoral et appelle au retour à la proportionnelle aussi bien au niveau des élections provinciales que nationales.

Il insiste également sur la révision à la baisse de la caution électorale pour tenir compte de nouvel environnement sanitaire  mondial caractérisé notamment, par la prévalence et la propagation de la pandémie à Covid-19, le marasme économique et les difficultés finanières qui, sur toute la planète, aménuisent les moyens d’action des pays, des entreprises, des opérateurs économiques, politiques et socio-culturels, y compris des  ménages. 

Récensement ou enrôlement ?

A propos du récensement de la population et de l’enrôlement électoral, Sylvain Maurice Masheke est pour le lancement de ces deux opérations, de manière synchronisée.

Pour lui, en effet, ces deux opérations-là sont indissociables. Elles peuvent constituer, à la limite, les deux parties essentielles d’une même machine électorale. Tout en enrôlant les électeurs, l’on peut, en même temps, identifier la population et établir les statistiques.

Présidentielle à deux tours, élection des Sénateurs et Gouverneurs au suffrage universel direct…

Et, pour réduire le taux de corruption, il est pour l’élection des Sénateurs, des  Gouverneurs et  de leurs Adjoints  au suffrage universel direct.

Tout comme, nonobstant le coût des élections, il plaide, en outre,  pour le retour à la Présidentielle à deux tours, pour consolider les assises sociologiques du futur Président de la République au sein des populations et lui conférer un ancrage confortable sur l’ensemble du territoire national.

A l’en croire,  le  contexte d’aujourd’hui mieux qu’hier permet  de réaliser toutes ces  réformes-là  en profondeur, avant de s’engager sur la voie de nouvelles élections. Mais, ce n’est pas tout.

Sylvain Maurice Masheke croit également qu’en raison de l’accès difficile des populations congolaises aux nouvelles technologies de l’inforamtion et de la communication, il serait absurde, de chercher, dans une telle situation, à légaliser, ni à constitutionnaliser le vote électronique  en RD. Congo.

Verrouillage

Plus loin, lors de cette même interview, il a rappelé qu’au sujet d’un meilleur profil du futur Président de la République, il n’y a point de nouvelles discussions à engager. Là-dessus,  les critères fixés, à la fois, par  la Constitution et  la Loi électorale qui, du reste, sont les deux principaux instruments juridiques déterminant  le cadre légal pour l’organisation des élections en RD. Congo, demeurent  encore et toujours  vigueur. 

Il est revenu, par contre,  sur la nécessité, pour le besoin de verrouillage de l’accès à certains postes des responsabilités, de protéger la nationalité congolaise d’origine.

D’ailleurs, en son temps, rappelle-t-il encore, le Maréchal Mobutu, en 1971, avait accordé la nationalité congolaise en bloc, à tous les étrangers ayant eu des ancêtres, des arrières-parents ou des  ascendants sur le sol congolais avant 1960. 

Mais, plus tard, en 1981,  après que le Maréchal Mobutu se soit rendu à l’évidence qu’il avait été induit en erreur par son ancien Directeur de Cabinet, M. Barthélémy Bisengimana, s’était dédit, en demandant aux bénéficiaires de cette nationalité en bloc, de solliciter, plutôt, la nationalité individuelle.

Ainsi, considère-t-il, enfin, que le problème posé par Noël Tshiani Muadiamvita, loin de toutes les considérations politiciennes et partisanes, relève d’une portée réelle pour l’avenir de la RD. Congo et la sauvegarde de sa souveraineté.

D’où, loin s’en faut, il préconise, lui aussi, qu’en vertu des verrous qui s’imposent, il faudrait, dorénavant, exclure de la course à la future élection  Présidentielle en RD. Congo, tous les candidats à nationalité douteuse ou, tous les candidats détenteurs d’une nationalité congolaise  d’acquisition.

Fermement, même s’il faut être traité de rigide ou d’inflexible sur ce point, il le recommande, en tout cas.

LPM

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