Créée avec comme pour missions de concourir à l’élaboration et à la mise en œuvre effective des stratégies et mesures anticorruption à différents niveaux, l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC) organise, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), un atelier de validation de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Organisé sous le haut patronage du Chef de l’Etat, cet atelier de 3 jours, soit du lundi 29 novembre au mercredi 1er décembre 2021, a été lancé par la Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese, déléguée par le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde.

En ce moment solennel où les nations du monde entier se mobilisent et s’organisent pour contrer l’expansion de la gangrène de la corruption sur la planète, la République Démocratique du Congo s’est résolument engagée à accompagner cette initiative dont la noble mission est de juguler les ravages de ce fléau sur le développement du tissu socio-économique de la RDC.

«La lutte contre la corruption, je le dis et je l’affirme, sera l’une de mes priorités. Je combattrai la corruption avec toutes les méthodes démocratiques possibles, jusqu’à ce qu’elle soit totalement éradiquée dans notre société », avait déclaré le président de la République.

« Pour matérialiser cette vision ambitieuse et volontariste, le Président de la République, Chef de l’Etat a créé au sein de son cabinet, un service spécialisé dénommé Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption. Ce service spécialisé qui constitue la réponse institutionnelle du chef de l’Etat au besoin de la lutte contre la corruption en RDC, est le levier sur lequel il s’appuie pour lutter contre la corruption, le blanchiment des capitaux et des infractions assimilées», a fait savoir Rose Mutombo.

Elle a souligné qu’en l’absence des mesures efficaces pour juguler la corruption, elle entrave tous les efforts entrepris par le gouvernement pour améliorer les conditions sociales des citoyens. «Les contre-performances affichées ces dernières années par la RDC sur l’échelle des valeurs de bonne gouvernance, n’ont pas laissé indifférents les responsables du pays. Face à la dégradation de l’image de la République du fait de la corruption et de ses pratiques connexes, le gouvernement a inscrit son action dans la droite ligne de la vision du chef de l’Etat, faisant de la lutte contre la corruption, une urgence nationale qui doit trouver des réponses urgentes et efficaces», a-t-elle soutenu.

Elle a aussi rappelé la promesse du Premier ministre, en tant que coordonnateur de l’Exécutif national qui dit être très regardant, dans la mise en œuvre, comme dans l’exécution des résolutions qui découleront de ces travaux. 

Pour sa part, le coordonnateur de l’APLC, Thierry Mbulamoko, a rappelé aux  participants à ce séminaire qu’ils ont la mission de valider la stratégie nationale de lutte contre la corruption de la RDC pour les années à venir. Il a déclaré qu’il revient à chaque acteur des différents secteurs de la vie publique de s’approprier la stratégie à valider afin de lutter ensemble contre ce fléau de la corruption et des faits assimilés qui minent la qualité des services publics, affectent les ressources et entament l’éthique collective.

La représentante-pays du PNUD a réitéré la volonté de son institution d’appuyer les efforts des autorités du pays en matière de gouvernance et la lutte contre la corruption et l’impunité, gages d’un développement humain durable. Pour cela, un appui substantiel du PNUD est prévu en faveur des partenaires de mise en œuvre du projet d’appui à la lutte contre la corruption. Cet appui est destiné à encourager de manière générale toute initiative tendant à réduire de manière sensible la corruption en République Démocratique du Congo.

Jules Ntambwe