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*Du contexte qui décrit les contours et les intérêts de l’établissement de la société sud-africaine Africom Commodities en RDC, en s’étayant en détails sur toutes les accusations dont il a fait l’objet en justice  pour enfin,  s’exprimer clairement  sur le rapprochement qui lui est injustement ‘’collé’’ avec Augustin Matata Ponyo, ancien Premier Ministre de la République.  Christo Grobler, Directeur Général d’Africom Commodities, est sorti de son silence,  quelques semaines seulement après le verdict rendu par la Cour Constitutionnelle, se déclarant incompétente à se saisir du dossier Bukanga Lonzo où lui ainsi que d’autres personnalités congolaises dont Matata Ponyo  sont accusés de détournement des fonds alloués à la matérialisation de ce grand projet dit ‘’parc agro-industriel de Bukanga Lonzo’’.  Sur un plateau d’émission de la chaîne YouTube Congo Buzz TV, répondant aux questions des journalistes Christian Bosembe et Floride Zantonto, et assisté par son collaborateur-interprète, Christo Grobler n’a pas mâché de  mots en affirmant, sans émois, que la faillite du projet du parc agro-industriel Bukanga Lonzo est consécutive à la non-continuité du respect d’engagement financier de l’Etat Congolais, actionnaire principal du projet. Cela,  sans prendre en  compte le respect des engagements tenus  par sa société, actionnaire minoritaire, selon les clauses qui les régissaient.

D’où est parti le déclin ?

Tout d’abord, a-t-il avancé, la société Africom Commodities souhaitait initialement s’implanter en RDC,  en créant une usine de fabrication des fertilisants et d’engrais en faveur du pays. Il a révélé que les autorités congolaises les avaient approchés dans le souci de s’unir à leur projet et composer la caste d’actionnaires de l’usine.

Un processus qui aboutira, finalement, à la signature

d’un contrat en 2013 entre les deux parties. Et ce n’est que plus tard, précise-t-il, que les autorités congolaises les intéresseront à s’associer à un projet agro-industriel à caractère national, le fameux projet ‘’Bukanga Lonzo’’, étant donné que la société Africom est un holding ou un groupement des sociétés dans le secteur agricole.

Face aux journalistes, Christo Grobler a dit, en outre,  que l’exécution du projet du parc agro-industriel Bukanga Lonzo devait se réaliser  en deux phases.

Et, selon  les clauses du contrat, l’Etat Congolais détenait 70 % des parts et la société Africom 30 %. Ce qui donne une position d’actionnaire minoritaire à sa société. Dans ce sens, Christo Grobler déclarera qu’environ 30 millions USD auraient supporté  les achats et les maintenances de tous les équipements, tandis que près de 10 millions USD auraient couvert les  différentes charges de son personnel affrété à l’aboutissement du projet, en y associant même ceux qui avaient été  postés par l’Etat Congolais, lui-même.

Cependant, jusqu’à février 2016, selon les prescrits du contrat, la société Africom s’est acquittée, insiste-t-il,  de tous ses engagements alors que  des actions tangibles et financières,  du côté de l’Etat congolais,   n’ont plus suivi.

Dans ses tentatives de remédier à cette situation, Christo Grobler révélera qu’à ce sujet, une  correspondance avait été adressée  au Président de la République et Chef de l’Etat de l’époque, à savoir, Joseph Kabila Kabange, pour solliciter son implication afin de décanter les blocages qui, en son temps, risquaient  d’influencer  négativement le  cours normal  de la réalisation de ce  projet.

Une correspondance à laquelle, rappelle-t-il,  ils n’eurent aucun   gain de cause jusqu’à ce jour.

De l’avis de cet Homme d’affaires sud-africain, le krach du parc agro-industriel Bukanga Lonzo est successif à cette erreur monumentale du Gouvernement congolais, de son imprudence et non pas de  détournements des fonds décaissés à sa réalisation.

Aucune relation avec Matata

Indexé d’être proche et d’avoir manigancé des rétrocommissions avec l’ancien Premier Ministre Matata, Christo Grobler a affirmé devant les journalistes avoir rencontré l’ancien Chef de l’exécutif central pour la première fois,  lors la signature officielle du contrat entre l’Etat Congolais et la société Africom.

Et que les signataires du contrat étaient plutôt les Ministres du Portefeuille et Agriculture de l’époque, tandis que le Chef du Gouvernement y assistait simplement.

Il a déclaré, par ailleurs,  qu’il n’a jamais rencontré Matata Ponyo dans un quelconque lieu que ce soit pour procéder à des rétrocommissions, ni avoir perçu même des fonds de sa part pour arriver à ce stade. Et qu’aussi, jamais il n’a rencontré un gouvernant congolais, ni une autorité influente dans un secteur pour s’attirer  des faveurs indues  au plein profit illégal de sa société.

Rapport de l’IGF

Réagissant au sujet du rapport de l’Inspection Générale des Finances qui soutient  que la société Africom aurait empoché  plus de 280 millions USD du Gouvernement congolais, par virement bancaire, le DG Grobler a rappelé que le rapport de la Banque Centrale du Congo indiquait que la société Africom n’aurait perçu qu’une somme de 138 millions USD.

Et pour crédibiliser la démarche, sur demande du même service rattaché à la Présidence de la République, les extraits bancaires de deux comptes d’Africom basés en Afrique du Sud et en RDC dévoilaient précisément des montants pour 72 millions USD pour le premier, et environ 10 millions pour le second.

Prix majoré des tracteurs ?

Sur le volet à problème du prix de l’achat d’un tracteur, estimé à l’époque à 45.000 USD, Christo Grobler ne s’est pas attardé à lancer des pics sur qui que ce soit. Avec des exemples pratiques, en pleine émission télévisée, il a indiqué que ce prix couvrait,  à la fois,  l’achat du matériel roulant et tous les frais de maintenance pour une durée donnée.

La Pros.

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