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Le rendez-vous tant attendu a eu lieu. Le Sénateur Augustin Matata était devant la barre de la Cour Constitutionnelle pour se défendre des griefs de détournement des deniers publics dans le cadre du dossier Parc Agro industriel de Bukanga-Lonzo qui était destiné à la relance et l’amélioration de l’agriculture dans toutes ses formes pour lutter contre la faim au pays. Hier, lundi 8 novembre 2021, à la Cour Constitutionnelle, l’on était aux préalables. Les trois prévenus, Matata Ponyo, Kitebi notamment sans oublier Grobler Christo ont soulevé des exceptions. L’affaire est prise en délibéré. La Cour constitutionnelle se prononce dans 8 jours. Les avocats de la défense ont 48 heures pour déposer des éléments nécessaires à la Cour, a dit le président Kaluba avant de lever la séance.

En effet, la première exception a été soulevée par Me Nyabirungu, avocat de Matata. Cette exception a été relative à la présence des avocats représentant l'Etat à ce procès lié au parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. La Cour s'est prononcée, les avocats volontaires représentant l'Etat ont été priés de disposer.

Les autres exceptions soulevées par Me Nyabirungu et longuement relayées par ses confrères reposent sur la compétence de la Cour Constitutionnelle. Selon lui, il n'y a dans la salle ni Président de la République ni Premier ministre. Même argumentaire développé par la partie Kitebi qui se demande par quel miracle l'ancien ministre délégué aux finances se retrouve poursuivi par un juge qui ne lui est pas naturel.

Pour sa part, le Président de la Cour Constitutionnelle qui est lui-même professeur de droit et un chevronné du barreau, a tenu à rappeler à l'ordre tout égarement, à l'image du Conseil du prévenu Grobler Christo qui voulait aller vite en besogne en parlant du contenu du contrat. Recalés et recadrés, les avocats de Grobler ont tenté de démontrer comme quoi la Cour n'est pas compétente pour juger un investisseur, et que cela relève du droit international. Cet argumentaire a été balayé par Dieudonné Kaluba. «Nous sommes au pénal», dit-il avec conviction.

Après quatre préalables, le Président de la Haute Cour a  démontré que la Cour Constitutionnelle est compétente. Ces personnes ont commis ces infractions au moment où elles étaient en fonction. Pour le procureur, ce dossier implique plus de 300 millions de dollars du contribuable : " 300 millions, nous en avons combien ? ", s’est-il interrogé. Le Président Kaluba a accordé la parole à l'ancien Premier ministre Matata Ponyo qui a été très court dans ses propos : «Je m'allie totalement aux arguments de mes avocats ». Invité à son tour, Monsieur Kitebi a fait la même chose : «Je me rallie entièrement à ce que mes avocats ont dit sur l'incompétence de la Cour constitutionnelle et donc l'irrecevabilité de la plainte».

Pour le sud-africain Grobler Christo, dit-il qu’il était venu en homme libre. « J'ai eu un contrat avec le gouvernement, mais on m'a ravi mon passeport à l'aéroport quand je voulais retourner. Je demande à la Cour Constitutionnelle d'obtenir qu'on me rende mon passeport. Au cas contraire, je vais recourir au mécanisme de Genève», a-t-il prévenu.

L’affaire est prise en délibéré. La Cour constitutionnelle va se prononcer dans 8 jours. Les avocats de la défense ont 48 heures pour déposer des éléments nécessaires à la Cour. Après ces mots, le Professeur Kaluba a levé la séance.

La Pros.                                                         

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