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 C’est au cours d’un point de presse tenu ce mercredi 3 novembre 2021 que le parti politique ENVOL a confirmé son départ de l’Union Sacrée de la Nation. Une décision prise lors de sa réunion tenue en date du samedi 30 octobre, et a appelé ses élus à continuer de travailler au sein de l'hémicycle, avec d'autres, pour exiger et faciliter le consensus sur le reste des questions relatives à l’organisation des élections inclusives, transparentes et crédibles en 2023 notamment sur la proposition de loi LOKONDO. Au cours de ce point de presse, le parti cher au Député national Delly Sesanga a commencé par relever les quelques points qui bloquent les retombées de l’alternance tant attendue par les congolaises et congolais. «Le pays ne va pas bien. Le danger nous guette et il n'est pas loin », c’est la phrase d’attaque de la déclaration de l’ENVOL que La Prospérité publie dans les colonnes ci-après. Relevant l’instrumentalisation des clivages religieux, ethno-tribal, régionaux racial, la morosité de la situation sociale de la population s'en trouve au surplus, détériorée et tant d’autres cas. Ce parti a rappelé également sa lutte pour cette alternance et pour le respect de la Constitution en commençant par sa participation au sein du G13 jusqu’à la création de l’Union Sacrée de la Nation. Le bureau politique national de l’ENVOL a constaté que le processus qui a conduit à l'adoption de la loi organique de la CENI ainsi qu'à la désignation, l'entérinement, l'investiture et l'installation de la nouvelle équipe de cette Institution n'a point de différence avec la réalité de 2006, 2011 et 2018.

 

POINT DE PRESSE DU 03 NOVEMBRE 2021

  1. Le pays ne va pas bien. Le danger nous guette et il n'est pas loin. L'état de notre pays, de plus en plus divisé et désuni est de plus préoccupant :

-l’instrumentalisation des clivages religieux, ethno-tribal, régionaux racial à des fins politiques est une pente dangereuse pour l'unité et la cohésion nationales, dans un contexte d'enlisement de l'état de siège des Provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri aggravé ce matin avec l'attaque de la Province du Sud Kivu à partir de la ville de Bukavu ;

-la morosité de la situation sociale de la population s'en trouve au surplus, détériorée par la confusion entretenue autour de la mise en œuvre de la gratuité de l'enseignement ;

-la population déjà meurtrie par des conditions sociales difficiles est saignée par les ponctions financières de RAM, prélèvement sans cause d'un impôt, dépourvu de fondement légal et dont l'utilisation et la destination des fonds sont inconnues du peuple congolais.

  1. Pour le reste, depuis la fin des élections de 2018, les Congolaises et Congolais attendent encore et toujours les dividendes de l'alternance politique pour laquelle nous nous sommes battus et sacrifiés. Ce combat pour le respect de la Constitution du 18 février 2006 et la tenue des bonnes élections qui s'est accentué depuis 2015 a même coûté la vie à certains d'entre nous.
  2. Au regard du désastre de ce qu'ont été les trois cycles passés des élections dans notre pays en 2006, 2011 et 2018. L’ENVOL avait, lors de la réunion de son Bureau Politique National élargi, tenue à Kinshasa du 11 ou 13 juillet 2019, pris la résolution de faire du consensus sur les réformes électorales son cheval de bataille afin de garantir à date, la tenue effective des meilleures élections transparentes, inclusives et crédibles en 2023.
  3. C'est pour cette raison que, devant le chaos qui se dessinait à la suite d'une désignation cavalière et d'un entérinement unilatéral et frauduleux des membres du Bureau de la CENI, la plus haute hiérarchie de notre parti, à savoir, le Président National, le Secrétaire Général et le Secrétaire Permanent honoraire avaient pris, au nom du parti, une part très active dans le G13 groupe de treize personnalités signataires de l'Appel du 11 juillet 2020 en vue du consensus sur les réformes électorales.
  4. Le résultat de leur travail combien élogieux parmi d'autres a fini par donner naissance à une réalité appelée en ce jour Union Sacrée de la Nation. Cette dynamique de l'Union Sacrée de la Nation était porteuse d'espoir de vivre l'alternative aux politiques de l'ère précédent grâce à une rupture avec la pratique, les méthodes de l'ancien système longtemps décrié par nous tous, en entamant courageusement les réformes, attendues et annoncées en vue d'assurer la tenue des élections apaisées dans le respect de la Constitution.
  5. Fort étonnamment et par-delà tous les justificatifs ainsi que la confusion délibérément jetée dans l'opinion, le processus qui a conduit à l'adoption de la loi organique de la CENI ainsi qu'a la désignation, l'entérinement, l'investiture l'installation de la nouvelle équipe de cette Institution n'a point de différence avec la réalité de 2006, 2011 et 2018 ainsi que particulièrement à la désignation des membres du Bureau de la CENI en 2020. Ce manque criant de consensus autour de ce processus est de nature à créer plus de contestations avant et pendant les élections, avec tout le risque évident de diviser davantage la Nation et d'empêcher la bonne cohésion nationale.
  6. Face à la dégradation continue de la situation sociale, économique, sécuritaire ainsi que du climat politique du pays et contre cette programmation de la catastrophe, du reste très inconséquente pour la paix et la stabilité du pays, le Comité national de l'ENVOL s'est réuni le samedi 30 octobre pour lever l'option de responsabilité consistant à quitter l'Union Sacrée de la Notion et, à appeler nos élus à continuer de travailler au sein de l'hémicycle, avec d'autres, pour exiger et faciliter le consensus sur le reste des questions relatives à l’organisation des élections inclusives, transparentes et crédibles en 2023 notamment sur la proposition de loi LOKONDO ainsi que la pétition de révision de la Constitution du 18 février 2018.
  7. L'ENVOL va désormais œuvrer comme une force politique autonome dans notre pays, conforment à sa Déclaration des principes du 6 février 2010 et des Résolutions de son bureau politique de juillet 2019 et continuera à militer aux côtés des autres forces politiques et sociales qui le souhaitent pour assurer l'amélioration réelle des conditions de vie sociale des congolais, garantir la cohésion nationale, préserver la souveraineté nationale, respecter les droits et libertés des congolais.
  8. Dans cette lutte, l'ENVOL compte sur les vingt-trois Coordinations provinciales ainsi que les cent vingt-trois Fédérations installées et qui fonctionnent dans le pays, avec un élan permanent d'expansion du parti.
  9. L'ENVOL appelle tous les congolais et congolaises épris de bon sens à adhérer à sa lutte, notamment en prenant une part active à la campagne de sensibilisation et mobilisation pour une loi électorale garante de l'intégrité du droit de vote à travers l'organisation des élections crédibles, transparentes et démocratiques, avec la publication des vrais résultats.

Fait à Kinshasa, le 03 novembre 2021

Me Nicolas Lenga Kalonji

Porte-parole

 

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