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 Conjointement avec Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et des Médias, l’Inspecteur Général des Finances Jules Aligente Key ont fixé l’opinion sur les allégations certifiant des actes de détournement et de mégestion de nombreux dépassements budgétaires signalés à la Présidence de la République, service d’utilité publique. Sans détour du verbe, dans toute la clarté possible, l’IGF a d’emblée souligné que le dépassement budgétaire n’est ni un acte de détournement, ni un acte de mauvaise gestion. Mandataire public dont l’expertise entière est appliquée en matière des finances publiques, Jules Aligente relève d’emblée que le dépassement budgétaire est le constat d’un service qui a des crédits budgétaires estimés à un montant X, mais qui se retrouve à l’exécution avec des crédits budgétaires d’un montant X+. S’insurgeant contre la déformation des faits et procédures quant à ce, étalée faussement sur l’opinion publique, Jules Aligente Key précise que le dépassement budgétaire n’intervient qu’à la mesure où la procédure budgétaire n’est pas respectée. Ces éclaircissement ont été apportés  lors d’un  briefing  modéré par le Porte-parole du Gouvernement, le  samedi 23 octobre 2021, au studio de la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC).

Argumentaires

D’après l’Inspecteur Général des Finances en chef, la loi prévoit que toute dépense doit passer par un circuit. «Le circuit est le gestionnaire, celui qui a besoin d’effectuer la dépense, membres du Gouvernement ou service public  et qui commence à engager les dépenses. Il renchérit en disant qu’ «on arrive au budget, le budget liquide. La liquidation consiste à vérifier si la dépense que vous demandez a un crédit disponible. Si les crédits n’existent pas, le budget ne laisse pas passer la dépense ou le budget va procéder au réaménagement. Alors, lorsque le budget autorise par la liquidation, le Ministre des Finances paie».

Et, poursuit-il, «si tout le monde respecte le circuit en passant par l’engagement, la liquidation par le budget, et le paiement, il n’y a aucun dépassement budgétaire».

Dans la foulée, Jules Aligente a souligné que le dépassement budgétaire arrive aussi dans le cas de paiement en procédure d’urgence qui est le paiement effectué par extrême nécessité. «On passe directement chez le Ministre des Finances demander un paiement. Et si le paiement est fait, le malheur est que le Budget parfois n’est pas informé et quand on va à la fin de la période, du mois ou de l’année mettre le compte ensemble, prendre ce qui est passé par le Budget, qui est parti du Ministère des Finances vers la Banque Centrale du Congo, on met tous ensemble, on trouve qu’il y a eu dépassement. Mais, ce n’est pas un détournement», a insisté l’Inspecteur Général des Finances.

En fin d’explication de ce processus légal à cerner dans tous ses angles, Jules Aligente a persisté sur l’intérêt qu’il y a de ne pas induire en erreur des individus sur des affirmations, aussi trompeuses que dérayeuses, selon lesquelles le dépassement budgétaire est un acte de détournement ou un acte de mégestion.

Mission de l’IGF

Par ailleurs, au cours de ce briefing presse, les deux intervenants ont aussi abordé le volet de la mission de l’Inspection Générale des Finances qui est de veiller à la bonne exécution des lois et réglementations en matière des finances publiques, placée dans la vision manifeste du chef de l’Etat à matérialiser la bonne gouvernance.

Vantant les mérites de l’Inspection Générale des Finances pour ses résultats probants réalisés sur terrain, Jules Aligente a indiqué que ce service public relève de l’autorité directe du Chef de l’Etat depuis 2009 et participe activement, depuis lors, à la transparence dans la gestion publique avec comme élément clé, le contrôle.

L’IGF a privilégié ainsi  un contrôle concomitant qui s’est fait au moment même que les actes de gestion sont posés. Une façon d’éradiquer les antivaleurs dans la gestion des finances publiques notamment la corruption, les détournements et autres malversations financières.

«La bonne gouvernance a donc comme pilier ‘’le contrôle’’. On ne peut pas parler de la bonne gouvernance lorsqu’on paralyse le contrôle (…).

Le Président de la République dans sa vision de mettre fin à l’impunité et de lutter efficacement contre la corruption et les malversations dans les finances publiques, a réactivé l’IGF», a déclaré Jules Alingete Key.

Enfin, il a rassuré que l’Inspection Générale des Finances a pour mission de mener à bien son travail. Elle peut, pour ce faire,  associer  la population et les ONGs  qui, d’ailleurs,  jouent un rôle important.

La Pros.

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