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*Très bientôt, les Députés, eux qui ont été élus pour parler au nom du Peuple congolais, seront sollicités pour entériner ou rejeter les noms des candidats aux différents postes du nouveau Bureau de la CENI.  Déjà, depuis qu’il avait été désigné dans un contexte ayant été  marqué essentiellement par des dissensions au sein des confessions religieuses  jusqu’au point de les diviser en deux blocs de six contre deux, Denis Kadima Kazadi reste en tête de peloton de ce nouveau casting dont le rapport de la commission paritaire a, finalement, été déposé, depuis hier, mercredi 13 octobre 2021,   sur la table de Christophe Mboso N’kodia Pwanga, le Président de l’Assemblée Nationale.

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Les autres noms, même s’ils ne pas encore formellement annoncés, devraient, en principe, provenir de l’Opposition constituée, dorénavant, de Lamuka (aile dure de Fayulu et Muzito),  du Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Or, ces deux-là, sans s’entendre, ni comploter, n’y ont  délégué personne. Même son de cloche du côté d’Ensemble de Moïse Katumbi et de l’UNC de Kamerhe où ils seraient en train d’attendre qu’il leur soit communiqué des postes afin de leur permettre d’y  proposer des candidats aux  profils  les  mieux indiqués  et les  plus adaptés.

Au demeurant, l’entérinement, si imminent soit-il, se ferait donc, à en croire quelques bribes d’informations glanées dans les parvis de l’Assemblée nationale, sur base du rapport de la Commission paritaire mixte  qui, elle, n’aura fait que s’acquitter de son morceau  de partition dans ce feuilleton. Mais, celle-ci n’ayant aucun pouvoir, s’en remet à la compétence du Bureau de l’Assemblée nationale qui, lui aussi, programmera une plénière au cours de laquelle ce Rapport sera lu avant que les Députés ne s’y prononcent sous forme de décision ou résolution. Ce n’est qu’après que l’Assemblée nationale via son Bureau transmettra cette décision ou résolution au Président de la République pour l’Ordonnance d’investiture. 

Arbitre

Et, à ce niveau-là, au sommet de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, en tant que garant de la nation et du bon fonctionnement des institutions, sera appelé à jouer son rôle d’arbitre suprême. Comme autrefois,  dans l’affaire de Ronsard Malonda, il dispose de ses pouvoirs les plus étendus pour prendre la décision finale, conformément à la Constitution et aux lois de la République. 

Il peut solliciter, s’il échet, l’avis de conformité  de la Cour Constitutionnelle. Il peut signer l’Ordonnance et  puis, investir la nouvelle équipe à la tête de la CENI sur base de la décision transmise par  l’Assemblée  nationale. Tout comme, il peut renvoyer le dossier à l’Assemblée nationale pour réexamen. C’est ici qu’il lui est recommandé d’avoir des épaules non frêles pour supporter le poids de la tâche et mesurer à sa juste valeur,  la teneur de l’orientation à prendre pour que le choix des animateurs de la CENI ne constitue pas un nouveau  prétexte aux acteurs politiques et autres leaders de la société civile de perturber l’ordre et la paix sur l’ensemble du territoire national.

Consensus ?

A Lamuka (aile dure), une marche est annoncée ce 16 octobre 2021  pour exiger la dépolitisation de la CENI et des réformes institutionnelles à l’issue d’un consensus. Dernièrement encore, le 5 octobre 2021, le gouvernement de la République, dans son compte rendu, avait, lui aussi, adopté des termes de référence d’un forum sur l’unité et la cohésion. Ce qui a été applaudi au Centre où Germain Kambinga Katomba, dans son appel du  12 juillet 2021, soit quelques mois auparavant, proposait   la tenue d’un forum de vérité et réconciliation.

Ainsi, doit-on penser que toutes idées émises et qui, apparemment, voltigent autour du consensus, du dialogue, du forum, des concertations ou des consultations traduisent, quant au fond, la nécessité d’un rapprochement  des vues des principaux animateurs ou acteurs politiques pour lever des options impératives sur le processus électoral ? Mais qui, au regard de l’avalanche de contestations, en prendrait l’initiative ? Quel en est le format ? Qui en serait le facilitateur ? Que des questions multiples  sur  ce futur devenu si brumeux en RD. Congo en raison des hypothèques cumulées auxquelles il faut encore ajouter les frustrations de  deux églises –catholiques et protestantes – dont le poids sociologique n’est, pourtant,  pas facile  à minimiser, ni à ignorer.

LPM

 

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