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Devant une assistance nombreuse, composée d’acteurs politiques, des Professeurs d’Universités, des Honorables Députés et Sénateurs ainsi que des Hommes de médias, le Professeur Daniel Mukoko Samba a présenté son nouvel ouvrage intitulé ‘’Guérir le Congo du mal zaïrois’’. C’était ce samedi 9 octobre 2021, à l’Hôtel Rotana, dans la commune de la Gombe. Pour une période allant de 1885 à l’an 2016, et décrivant avec clarté et objectivité le paradoxe existant entre les potentialités et richesses naturelles du pays et son décollage tardif à s’imposer comme puissance économique continentale et mondiale, ‘’Guérir le Congo du mal zaïrois’’ poursuit l’objectif de mettre en lumière les mécanismes qui alimentent le manque de cohésion des élites et l’instabilité des équilibres sociopolitiques qui sont à la base de l’inefficacité de l’action publique.

Tirer des leçons pour l’avenir

Dans son mot de circonstance prononcé à cette cérémonie symbolique, Daniel Mukoko Samba a rendu un vibrant hommage à Feu Professeur Jacob Sabakinu Kivilu, décédé à Kinshasa le 8 janvier 2021. «A ses côtés, j’ai appris la valeur et la force des faits historiques pour expliquer les transformations sociétales… J’ai appris auprès de Mbuta Jacob, comme j’aimais l’appeler, à être humble dans les analyses scientifiques et c’est fut donc une belle leçon pour moi», a témoigné, mains sur le cœur, Daniel Mukoko avant d’honorer la présence dans la salle de celle qui était son épouse, Madame Sabakinu.

Puis, l’ancien Vice-Premier Ministre et Ministre du Budget a mis en opposition les avis de Michael Schatzberg et James Robinson, l’un pessimiste et l’autre optimiste sur des questions relatives à l’émergence de la RDC, Zaïre de l’époque.

Plongeant l’assistance sur les profondeurs contenus dans l’un des articles de Michael G. Schatzberg, paru en 1982 dans la revue African Affairs, dont le titre était ‘’Le mal zaïrois : Pourquoi les politiques publiques échouent-elles au zaïre’’, Daniel Mukoko a épinglé la conclusion de cet article qui révélait les aspects majeurs de l’échec de ladite réforme. Il s’est agi de la formulation des politiques de manière à troc, les déclarations politiques intolérantes et le manque d’attention au problème concret de mise en œuvre des politiques, ce qui compliqueront les avancées et l’émergence future du Zaïre de Mobutu Sese Seko. Pour rappel, cet article traitait de l’échec de la réforme de 1973 par laquelle l’ancien régime Mobutu tenta d’instaurer une nouvelle structure administrative, centralisée et hiérarchisée en abolissant les chefs de rues et des secteurs, ainsi que des centres extra coutumiers, en les remplaçant par une nouvelle unité administrative et de collectivité locale. Une réforme qui tomba caduc, deux ans après.

Pourtant en 2013, James Robinson estimait par contre, au regard des accords et ententes signés lors des assises de Sun City, qu’une lueur d’espoir et de développement planait sur le lendemain de la RDC, désormais en mesure de bâtir un Etat normatif mondial. Dans ‘’Guérir le Congo du mal zaïrois’’, l’auteur expose son vouloir à contrecarrer le pessimisme du premier auteur, de se focaliser sur l’optimisme du second et d’ajouter son complément intellectuel, placé sous un œil scientifique, politique, philosophique et sociologique rigoureux.

«Et mon vœu le plus cher qui est ici cet ouvrage, est qu’il initie un vrai questionnement sur la structuration de l’Etat Congolais, sur ses capacités et sur la nécessité d’un projet national… Je formule donc le vœu que l’ouvrage nous permette de discuter des chances nouvelles pour transformer l’Etat Congolais en tant que patrie de développement», a conclu Daniel Mukoko Samba, Docteur en économie de l’Université de Tsukuba au Japon.

Le mal zaïrois, une provocation au régime Mobutu ?

Loin de là. Pris en aparté pour répondre à cette

question, le Professeur et ancien Directeur de Cabinet du Maréchal Mobutu, Florantin Mokandi, a soulevé deux points qui argumentent ce point de vue : le premier en rapport avec le concept ‘’Mal zaïrois’’ qui fut prononcé par le Président Mobutu dans l’un de ses discours, entre 1978 et 1979, et le second puisque le Congo d’antan se nommait ‘’Zaïre’’.

En effet, poursuit-il, l’opinion devrait plutôt comprendre qu’il s’agit du mal congolais, entamé depuis l’époque colonial à ce jour, dont le caractéristique phare consiste à privatiser les intérêts d’une caste de personnes au pouvoir et au détriment du petit peuple.

Par conséquent, au chapitre des idées principales à tirer de l’ouvrage de Mukoko Samba, il est question d’interpeller les gouvernants actuels et futurs à reconnaître que l’intervention de l’Etat est d’une primauté dans le processus de développement du pays.

Par ailleurs, il sied de signaler les interventions musclées des Professeurs Léonard Kabeya et Kaumba Samajiku qui, chacun à son tour, a donné son avis sur l’ouvrage  qui vient de paraître. Et d’indiquer que, bien avant le mot de circonstance prononcé par Mukoko Samba, il a procédé au baptême du livre officié par le Professeur Florantin Mokandi.

John Ngoyi

 

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