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‘‘Des dénonciations non pris en considération. Des incitations à la haine en plein jour. Que des atrocités, crimes, assassinats, viols, destructions et vols des biens appartenant au peuple Banyamulenge’’, tel est le cri de cœur de cette communauté basée essentiellement au Sud-Kivu. Fatiguées de subir et décidées à mettre fin à ces attaques injustifiés, causant d’énormes dégâts au milieu de leurs frères et sœurs, Antoinette Masoso et Domisila Nasandula, deux femmes vivant dans la localité de Minembwe, ont saisi depuis lundi 27 septembre 2021 par leur Avocat, Me Bernard Maingin, Avocat au Barreau de Bruxelles, la Cour de Cassation et l’Auditorat Général Militaire. Condamnant farouchement les affres posées par les personnes impliquées dans cette affaire, Me Bernard Maingin et le Collectif d’Avocats associés à ce processus plaident auprès des autorités judiciaires saisies ‘’justice’’ en faveur des Banyamulenge, déjà victimes de stigmatisation tribale, et devenus la proie facile à capturer de toutes les forces négatives éprouvant des ressentiments à leur égard.

Il n’est pas question d’une attaque politique, ni de la quête des intérêts par des chantages invérifiés. Là n’est pas et ne sera jamais le débat ! Revenu à plusieurs reprises sur ce point, lors d’une mise au point devant la presse, dans la soirée du lundi 27 septembre 2021, à Kinshasa, l’Avocat belge Maingain a souligné que les enquêtes diligentées à cet effet ont été consacrées un an durant, soit depuis 2020 sur terrain, dans ces zones à turbulences et d’effrois inimaginables.

Chiffres sur la langue, Me Bernard Maingain déclare avoir reçu mandat de représentation judiciaire d’environ 71 familles Banyamulenge et recueillis 28 témoignages effroyables relatant les réalités vécues par ce peuple. Toujours lui, prenant la défense de ce peuple sentant encore les douleurs des agressions et crimes palpés de leurs propres yeux, Bernard Maingain a nommément cité certains Généraux militaires accusés de complicité avec les milices Maï-Maï et Red Tabara aux massacres de Banyamulenge. Des personnalités civiles ont également indexés pour leur incitation à la haine à leur endroit.

Des tels discours de haine, soutient Me Bernard Maingain, ressemblent à des serpents instillés dans la mentalité de la population et causeront des conséquences parfois incontrôlables plus tard. Notamment, la constitution des cercles des personnes haineuses et prêtes à sauter sur n’importe quelle occasion pour nuire.

Que la justice fasse son travail 

D’après Bernard Maingain, la plainte déposée à l’Auditorat Général Militaire, une fois jugée dans des procès équitables et prouvées vraies par les autorités judiciaires militaires, devra aboutir à la mise à l’écart de ces généraux perçus d’un mauvais œil par les Banyamulenge, avant que le pire ne se produise.

Pour ce qui est du Parquet Général près la Cour de Cassation, habilité pour interpeller les civils, la démarche concluante en faveur de la partie plaignante vise l’application sans coup férir des textes juridiques traitant de ces dérapages sociétales pour l’instauration d’un véritable Etat de droit en République Démocratique du Congo.

Prenant en main ce dossier, Me Maingain a toutefois précisé que le peuple Banyamulenge n’entretien aucune vengeance, manifestement ouverte et prête à traiter de tout conflit intercommunautaire autour d’un dialogue réel et participatif pour préserver et promouvoir la paix entre les tribus du Grand Congo.

Les infractions prélevées sont multiples, mais l’Avocat belge n’en a cité que quelques-uns : des incitations à la haine, des vols des biens appartenant aux Banyamulenge, des incendies des maisons et villages, des viols et des assassinats.

La Pros.

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