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Dans le communiqué final du 41ème  sommet ordinaire de la Sadc tenu à Lilongwe,  les 17 et 18 août 2021, deux points intéressent les Congolais : 4 et 29. Au point 4, le Sommet reconnaît en la personne du Chef de l'Etat congolais le prochain président entrant de la Sadc pour l'exercice 2022-2023, ce d'autant plus que pour l'exercice 2021-2022, il en est le Vice-Président. 

A ce titre, il fera son entrée dans la Troïka politique, organe comprenant le président sortant, le président en exercice et le président futur. 

Petit calcul : vice-président entre août 2021 et 2022, président full  entre 2022 et 2023, Félix Tshisekedi est censé être entre 2023 et 2024 membre de cet organe en tant que Président sortant. 

Bien entendu, 2024, c'est au-delà de son quinquennat en tant que Chef d'Etat.

Au moins, il s'est déjà déclaré candidat pour un second mandat courant de 2023 à 2028.

Au point 29, il est indiqué que "le prochain Sommet aura lieu en République Démocratique du Congo".

Évidemment, c'est au Gouvernement de décider de l'endroit en fonction d'abord des infrastructures d'accueil, ensuite de la sécurité.

Il faut d'emblée préciser que ce ne sera pas pour le pays le premier sommet. Kinshasa en avait accueilli en 2009 le 29ème de la série. Le 42ème sera son deuxième.

2022 s'annonce alors comme l'année de grands événements internationaux pour le Congo : 

- sommet de la CEEAC  

- sommet de la Sadc 

- Jeux de l'Organisation internationale de la francophonie.

Juste pour rappel : Kinshasa avait accueilli la même année 2009 un sommet de la CEEAC.

C'est bien là la preuve que l'année prochaine, tout comme la suivante du reste, le Congo-Kinshasa sera au cœur de l'actualité d'une Afrique qui bouge.

Il est évident que c'est à Kinshasa (Pouvoir) de savoir lancer des signaux rassurants à l'égard des partenaires, mieux des protagonistes. Notamment sur le terrain réputé ultrasensible de la bonne gouvernance, celle-ci étant généralement circonscrite par nos " amis occidentaux " en termes :

- des droits de l'homme, 

- de la sécurité publique, 

- de la justice, 

- des élections " à bonne date ", 

- du climat des affaires et 

- de la solidarité internationale.

Reconnaissons à ce sujet que la RDC se singularise par la manie de profiter des rencontres du genre pour se faire du mal.

En remontant l'histoire de ces 30 dernières années, c'est généralement la veille des grands rendez-vous internationaux à Kinshasa que des dérapages se produisent : 

- sommet France-Afrique ;

- sommet de la Francophonie;

- Cinquantenaire de l'indépendance;

- sommet de la Sadc ;

- sommet de la CEEAC ;

- sommet du Comesa ;

- etc. 

C'est de bonne guerre, dirait-on. 

Effectivement, c'est de bonne guerre.

Mais, au final, chacun doit se demander qui en est la victime première et principale puisque toute guerre fait des victimes !

Dans tous les cas, ce n'est pas le gouvernant, moins encore l'opposant. 

C'est le peuple, le peuple seul à en faire les frais. 

Gouvernants et Opposants savent, eux, que lorsqu'on les effraie, les partenaires,  surtout extérieurs, ne se pressent pas d'accompagner le Congo dans son développement intégré. Ils " détournent " même de Kinshasa pour les voisins immédiats les moyens pourtant,  initialement destinés à la République Démocratique du Congo.

Savoir se ressaisir quand on assume un leadership responsable, c'est d'abord cela, la sagesse et l'intelligence couplées.

Omer Nsongo die Lema/CP

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