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*Alors qu’une  plénière était prévue hier à la Commission paritaire mixte pour   tenter d’aplanir les divergences résiduelles  au sein des confessions religieuses, depuis que l’épineuse question de la désignation d’un candidat Président ainsi qu’un membre de l’assemblée plénière de la CENI avait  soulevé des montagnes, voici que   six églises sur les huit   ont, désormais, déposé leur Procès-Verbal.  Informées de cet acte, les deux autres, à savoir,  les églises catholiques et protestantes,  ainsi écornées, n’ont plus trouvé d’intérêt à se présenter à une telle réunion dont la substance a été littéralement vidée par cette  démarche somme toute  cavalière des six églises, initiatrices d’un choix, pourtant,  jugé non consensuel  qui avait été opéré   autrefois   à la CIME, à Ngaliema. Comme quoi, les confessions religieuses auraient-là adopté un langage ambivalent. Six contre deux. Vote contre consensus. Démocratie contre véto. Ainsi, à cette allure,  le divorce est-il consommé. Eric Senga de l’ECC  en a, d’ailleurs,  sonné le tocsin. André Mbata, au nom de la Commission paritaire mixte, renvoie déjà  la balle au Bureau Mboso, à la tête de l’Assemblée Nationale, pour la convocation urgente  de la  plénière d’entérinement, dès  la semaine prochaine.

 

Divorce ?

Eric Senga, Pasteur de son état, porte-parole de l’Eglise du Christ au Congo, réagissant à ce sujet par des médias interposés, a évoqué l’idée d’une rupture dont seraient porteuses les six autres églises au sein des confessions religieuses.

Pour lui, en effet, la balle est maintenant dans le camp de l’Assemblée Nationale qui, au niveau du Bureau  de Christophe Mboso ou de la plénière, elle-même,  peut encore faire quelque chose pour arrêter l’avancée de ce chemin du forcing dont les résultats, au regard de toutes les critiques émises, risquent d’entraîner le processus électoral vers un précipice.

Autrement dit, c’est à l’ensemble de la Représentation Nationale, aux Députés, 500 inscrits dès le départ de cette nouvelle législature, que reviendra la charge de trancher, a-t-il laissé entendre.

Vers l’entérinement…

Mais, pour sa part, André Mbata, engageant la Commission paritaire mixte, a également confirmé la même assertion-là. Car, à l’en croire, le travail mené au sein de cette commission est fini. Et qu’il pourrait être transmis ce week-end  au Bureau de l’Assemblée Nationale, placé sous la férule de Christophe Mboso, pour la suite de la procédure d’entérinement.

Est-ce que les six églises ont-elles déposé réellement leur  PV ?

Mbata ne confirme, ni n’infirme le dépôt. Il dit, néanmoins, qu’il appartiendra au Bureau de l’Assemblée Nationale, seule autorité habilitée, d’en dire plus  mais, également, de convoquer la plénière d’entérinement.

Peut-on alors considérer qu’au niveau de la Commission paritaire mixte, puisque le travail est terminé, tous les postes de la CENI sont tous  pourvus ou l’entérinement  des membres du Bureau se ferait en laissant des postes vacants en attendant que les autres forces politiques qui, du reste, ont exigé quelques ajustements,  rejoignent la barque ?

Là-dessus, André Mbata qui dit réserver  la primeur du rapport de la commission paritaire mixte  au Bureau de l’Assemblée nationale, laisse à ce dernier tous les soins d’en dévoiler  le contenu. 

‘’L’opinion sera fixée incessamment’’, a-t-il, cependant, promis, tout en affirmant que ceci ne saurait plus tarder.

Car, selon lui, dès la semaine prochaine, à l’issue de la  plénière qui sera convoquée, à cet effet,   l’Assemblée nationale procèdera à l’entérinement des membres du Bureau de la CENI, avant de soumettre leurs noms au Président de la République, pour l’Ordonnance d’investiture.

Félix Tshisekedi, le dernier rempart

Même si, apparemment, les carottes semblent être cuites à l’Assemblée nationale où le plébiscite des six églises sur les huit prend, de plus en plus, des allures d’un dossier ficelé d’avance, il n’y a plus que la main rédemptrice de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour arrêter ou laisser faire ce feuilleton. Appelé à être au-dessus de la mêlée, le rôle du Président de la République, considéré ainsi comme étant le dernier rempart, devient indéniable. Les deux églises devenues  marginalisées,  l’en auraient déjà  mis en alerte. Au nom du parallélisme de forme, ces des dernières croient que, comme lorsqu’il le fit lors de l’affaire Ronsard Malonda, du temps du règne de la tonitruante Mabunda Jeannine, le Chef de l’Etat peut encore, s’il le veut et en vertu des équilibres recherchés, entendre leur cri de cœur et, éventuellement, remettre les clepsydres à l’heure.  

LPM 

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