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*Le tournant d’un difficile consensus fait  craindre le pire, avec le spectre de  l’escalade de la violence qui se profile déjà  à l’horizon. Lamuka et le CLC n’en ont-ils  pas  donné le mauvais signal si, en l’absence d’un vrai consensus,  Denis  Kadima, le choix de six sur huit églises membres des confessions religieuses,    était confirmé en faisant fi de tous les efforts investis dans la recherche de la mise sur les rails d’un processus non vicié, ni plombé d’avance dans ses ailes  ? Est-ce pour éviter l’hécatombe que les églises catholiques et protestantes, ont-elles choisi, depuis ce mercredi 18 août 2021,  de s’en remettre, in fine, à Félix Tshisekedi  considéré ainsi, au terme de la Constitution, comme le dernier rempart et le Garant du bon fonctionnement des Institutions ? Quelles peuvent être les marges des manœuvres de ce dernier dans une affaire d’entérinement d’une candidature  dont  la procédure voudrait plutôt qu’il soit saisi  en dernier ressort après que l’Assemblée Nationale ait vidé l’essentiel de sa mission d’étape ?

Dernier virage…

L’histoire est devenue tellement longue qu’à un certain moment, les églises, loin s’en faut, doivent  prouver à la face du monde qu’elles se prennent au sérieux pour ne pas se  livrer à  un spectacle désolant. De prolongation en prolongations, c’est aujourd’hui ou demain  qu’en principe, le délai, le tout dernier alors que leur aura accordé Christophe Mboso, le Président de l’Assemblée nationale, expire.

Aux dernières nouvelles et  selon des bribes d’informations glanées auprès des politiciens   ‘’couloiristes’’, des  spécialistes et chroniqueurs de la très célèbre  radio trottoir, les Confessions religieuses  constituées essentiellement de huit églises, au total, seraient dans l’impossibilité d’accorder les violons. Six contre deux. Vote contre consensus. Démocratie contre Véto. Majorité contre minorité. Tels sont  des bouts phrases qui, apparemment, risquent d’atomiser toutes les chances consistant à  dégager   un minimum de compromis autour de celui qui pourrait, après que ce  choix-là  ait coûté suffisamment  de  sueurs au front  et d’eaux dans les veines, présidera à la destinée du processus électoral à l’horizon 2023.

En prenant les choses en l’état, s’il faut rester dans la logique du statu quo observé jusqu’ici, les six églises campent et restent opposées à des conciliabules qui iraient à l’encontre du choix autour de la personne déjà désignée   au grand soir de l’expiration du tout premier délai fixé au terme d’une lettre dûment signée par Mboso, le Président de l’Assemblée Nationale.

Tout en se montrant flasques et ouvertes, puisqu’elles n’excluent pas, non plus, des discussions, elles sont, pourtant, fermes dans leur position tranchée. C’est Denis Kadima Kazadi ou rien, selon un des Chefs de ces églises ayant participé autrefois à sa désignation. Normalement, il était question, pour avancer,  que Mboso Christophe, dans sa magistrale mission d’arbitrage lui reconnue dans la loi électorale, intervint pour départager les  parties engagées dans cette démarche.

Mais, ce dernier, ne voulant ni se mêler, ni se mouiller, ni encore moins s’y incruster en raison, peut-être, de la délicatesse de ce dossier, quant à l’avenir de pays et, même, de ses effets corollaires, aurait préféré plutôt organiser des consultations séparées. C’est dans ce sens  qu’il s’est contenté de recevoir ces mêmes confessions religieuses, groupe  par groupe. Alors, jusqu’où iraient des telles consultations dès lors qu’une commission paritaire, celle où André Mbata joue un rôle primesautier, comme celui consistant finalement, à tirer les conséquences de ce crétinisme religieux aux élans irrédentistes, pour emboucher les trompettes de la fin de la récréation ? A tout prendre, si tout va bien, c’est aujourd’hui ou demain, les carottes étant cuites,  qu’il jouera au tout pour le tout et que le nom du successeur de Nangaa sera, enfin,  connu du grand public.

Et après ?

La vraie difficulté sera, cependant, à étudier comment résoudre, parallèlement, l’autre face de l’iceberg. Lamuka, le FCC, Ensemble pour la République et  l’Union pour la Nation congolaise n’émettraient plus sur la même longueur d’ondes que le reste de l’Union sacrée de la nation roulant  à la remorque de l’Udps. Si à Lamuka, le ton a été donné pour une marche de grande envergure pour s’opposer à tout forcing du processus électoral, il en est de même du Comité Laïc de Coordination qui, dans un récent communiqué, avait déjà admonesté les politiciens sur le danger que court le processus électoral au cas un  choix consensuel n’était pas opéré. A l’analyse,  l’aval de toutes ces forces politiques et sociales réfractaires au passage en force n’est tout de même pas à négliger.

LPM

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