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En RD Congo, l’impasse politique est perceptible, le glissement est au calendrier. Le processus électoral est sérieusement menacé malgré la volonté affichée par le Président de la République et son Gouvernement dit des «Warriors» de conduire le peuple congolais à des élections crédibles à l’horizon 2023. Quels sont alors les indices du décor planté de l’inévitabilité du glissement ?

Plusieurs raisons laissent en effet présager un glissement ou crash électoral au pays de Félix Tshisekedi. Il y a d’abord la division des pères spirituels relativement au choix du président de la Centrale électorale, le successeur de Corneille Nangaa. Des contradictions flagrantes entre les huit Confessions religieusement sont étalées sur la place publique. Il suffit de suivre les médias aussi bien nationaux qu’internationaux pour constater des tirs croisés. D’un côté, l’Abbé Donatien Nshole (Eglise Catholique) et le Pasteur Eric Nsenga (Eglise Protestante) s’attaquent ou répliquent à l’Evêque Dodo Kamba (Eglise de réveil) et vice-versa. Les regards se tournent désormais vers la Chambre Basse du Parlement, spécialement la commission paritaire majorité-opposition pour départager les protagonistes ou les ramener à la table de négociation en vue d’un consensus. Le Speaker de l’Assemblée Nationale, Christophe Mboso, tente de rapprocher les points de vue des uns et des autres.

Hormis le président de cette institution d’appui à la démocratie, la Sous-composante Confessions religieuses a aussi pour mission de désigner un membre de la plénière. La corruption et les pressions politiques sont dénoncées par le tandem CENCO-ECC. Quand est-ce que le Saint-Esprit guidera-t-il les pères spirituels et les débarrassera des vieux démons pour éviter au pays un nouveau crash électoral ? Ainsi s’interroge l’opinion.

Le décor du glissement est aussi planté par l’attitude de certaines forces politiques, y compris au sein de l’Union Sacrée de la Nation chère à Félix Tshisekedi. Il s’agit de l’Ensemble de Moïse Katumbi et l’UNC de Vital Kamerhe qui, observant le manque de consensus entre Confessions religieuses, refusent d’envoyer les noms de leurs délégués à la CENI. Lamuka aile Fayulu-Muzito et le camp politique de l’ancien Président de la République, le FCC, sont également du même avis.

Sur un autre registre, la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI récemment promulguée est aussi contestée par certains acteurs politiques et de la Société civile qui estiment que la proposition de loi initiale faite par Christophe Lutundula a été dénaturée. Revenir là-dessus fera encore perdre du temps au train électoral qui peine à démarrer. Encore une raison de l’inévitabilité du glissement.

Il y a également le point sur la révision de la loi électorale qui n’est toujours pas inscrit à l’ordre du jour à l’Assemblée Nationale. La classe politique préférant polémiquer, à longueur de journées, sur la proposition de loi Noël Tshiani sur la «Congolité» ou verrouillage de l’accès aux postes régaliens en RD Congo. Pourtant, la nouvelle loi électorale va permettre aux uns et aux autres de savoir notamment si la prochaine présidentielle sera à deux ou à un seul tour comme c’est le cas actuellement.

Une autre raison qui rend le crash électoral inévitable c’est l’absence de calendrier électoral et de chronogramme pour les élections de 2023. C’est évident que ceux-ci ne peuvent être produits que par les nouveaux animateurs de la CENI dont la désignation tarde à se faire.  Ajouter à cela l’absence du fichier électoral. Sur ce point, le Chef du gouvernement, Jean Michel Sama Lukonde Kyenge, a martelé que le recensement général de la population est la priorité des priorités. Aussi le fichier électoral sera-t-il tiré dudit recensement. Mais alors quand débutera-t-il ? Dieu seul sait.

Enfin, l’évidence du glissement se perçoit aussi à travers l’absence des kits électoraux, des infrastructures en panne, la persistance de l’insécurité particulièrement dans les parties du pays où l’état de siège a été décrété, l’incertitude du financement des élections de même que de l’accompagnement du processus électoral par la communauté internationale. De plus en plus, un dialogue s’impose en vue d’un «atterrissage» en douceur.

La Pros.

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