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 *’’Il faut éviter d’ostraciser les fils et filles de ce pays  dont les deux parents ne sont pas forcément tous issus de souche congolaise sous peine de les contraindre à ne pas participer aux efforts de reconstruction enclenchés, tels qu’enclenchés, depuis le 24 janvier 2019, jour marquant le début de l’alternance démocratique et de  l’avènement de l’ère Tshisekedi au summum de l’Etat. André-Alain Atundu, dans une interview exclusive  à La Prospérité, le vendredi 16 juillet dernier  à Kinshasa,  sonne, ici,  le tocsin et invite le Bureau de l’Assemblée Nationale,  sous la férule de Christophe Mboso N’Kodia Pwanga,   à la prudence et à la sagesse. Débat démocratique, certes. Mais, il est en même temps  inopportun  et malsain. Inutile d’insister…

Exégèse

André-Alain Atundu, dans son exégèse pédagogique,  fait observer qu’il y a trois aspects dans cette affaire. D’abord, la congolité. C’est-à-dire, la détermination de l’appartenance à la nation congolaise   en raison du fait que l’on a des parents, des arrières-parents,  qui appartiendraient à une portion du territoire national, dans la répartition géographique reconnue depuis 1885, après la conférence de Berlin et reconfirmée en 1960 lors de l’accession de la RD. Congo à son indépendance nationale et à la souveraineté internationale. Puis, il y a également cet aspect de nationalité qui s’acquiert de trois manières. Par naissance, par adoption ou naturalisation,  et par présomption. A l’en croire, la restriction que postule cette proposition de  loi au niveau de l’accès au fauteuil présidentiel qui, selon elle, serait  réservé uniquement   aux seuls  congolais de père et de mère enfreindrait les droits, pourtant, reconnus à tous les congolais et à tous ceux qui le sont devenus, dès lors qu’ils  ont acquis la nationalité congolaise, selon les trois aspects sus-évoqués. 

Double danger

André-Alain Atundu, du haut de sa longue et riche  expérience politique, s’exprimant en homme avisé et lucide,  voit, en effet, dans cette initiative de loi de Noël Tshiani Mwadiamvita, même si elle est   endossée aujourd’hui  par Nsingi Pululu, Député National, un double danger.

Il parle, premièrement,   de  la menace à   harmonie entre   cette loi  ainsi proposée  avec les autres lois constituant   l’arsenal juridique congolais.

Tout en relevant, par ailleurs,  son caractère inopportun, l’ancien Porte-parole de l’ex-Majorité Présidentielle  pense, en outre, que cette proposition de loi sur la nationalité, dans son état actuel, telle  qu’elle a été déposée sur la table de Mboso N’Kodia Pwanga Christophe,  énerve un certain de dispositions de la Constitution et des lois en vigueur en RD. Congo.    

Sans perdre du temps à  les citer, puisqu’il affirme   qu’il y en a plusieurs, il soutient, néanmoins,  que cette proposition de loi sur la nationalité  soulève également  une question qui, si l’on n’y prend garde, peut engendrer des conséquences néfastes sur l’indispensable coexistence pacifique entre les congolais de toutes les   communautés. 

D’où, il plaide pour le  retrait pur et simple de la circulation de cette proposition de loi qu’il juge ni plus, ni moins, que comme une source potentielle  des conflits  pernicieux.   

Mboso devant ses responsabilités

A ce stade, dit-il, la responsabilité  pleine et entière incombe au Bureau de l’Assemblée Nationale dont il sollicite, d’ailleurs,  la sagesse nécessaire afin de  juger de la recevabilité de cette proposition de loi sur la nationalité  qui arrive, malheureusement,  après qu’un  débat similaire, il y a quelques années,  ait été mis en sourdine jusqu’au point où  les Députés Nationaux, refusant de laisser le pays grésiller sur l’autel des conflits identitaires,    furent obligés d’y   décréter tout un moratoire en vue de consolider  l’ouverture  et  de  cimenter la   décrispation de  la situation politique.

A l’instar des lois Minaku-Sakata qui, tout récemment, ont soulevé des montagnes, celle sur la nationalité risque, quant à elle, d’entortiller littéralement  tous les efforts engagés pour avoir, du moins jusqu’ici, la paix, l’unité et la cohésion nationale  sans lesquelles ni l’alternance pacifique, ni   les élections du 30 décembre 2018, ni encore moins les élections   à venir, n’auraient nullement été envisagées.  

LPM

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