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*«La restauration du second tour pour l’élection présidentiel, le renforcement de la législation contre la corruption et l’achat de conscience pendant la période préélectorale et électorale, la suspension du seuil de représentativité nationale, provinciale, et locale dans la loi électorale pour garantir l’égalité des chances, l’interdiction de désignation comme suppléants, les membres des familles par alliance ou de sang jusqu’au troisième degré inclus, la réduction au taux de frais de dépôt de candidature à tous les niveaux et, enfin, l’interdiction des candidatures pour une même personne à plus d’un scrutin au cours d’un même cycle électoral ».

Telles sont, en effet, les propositions, telles qu’elles ont été formulées par le Conseil National de suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre et, surtout, du processus électoral en RD. Congo. Dans une déclaration, Joseph Olenghankoy, Président de cette institution d’appui à la démocratie, rappelle également une série de critères à incruster dans ces réformes afin que, très prochainement, que les élections ne soient plus l’objet de tripatouillage de la part des tricheurs de tous bords. En raison de la pertinence de ces propositions, il y a lieu de les lire, ci-dessous, pour en avoir le cœur net.

Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus électoral
Contribution du CNSA aux réformes électorales en cours
En vertu du mandat conféré au Conseil National de suivi de l’accord et du processus Electoral, en CNSA, à l’article 6 de la loi organique n°18/023 du 13 novembre 2018 et aux chapitres IV.5 et VI.4 de l’accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016 ;
Sur la base des conclusions d’évaluation des scrutins de décembre 2018 réalisées lors de la tripartite CNSA-GOUVERNEMENT-CENI du 29 mars 2019, telles que débattues et délibérées en plénière ordinaire hebdomadaire du mardi 27 avril 2021 ;
Tenant compte des réformes électorales en cours République Démocratique du Congo, le CNSA fait les recommandations ci-après :
1. Sur la loi portant organisation, fonctionnement et attributions de la commission Electorale Nationale indépendante en sigle CENI :
- La dépolitisation totale de la CENI pour garantir son indépendance et le caractère citoyen de l’institution d’appui à la démocratie. Sur ce, tous ses membres doivent être désignés par la société civile pour garantir un traitement égalitaire de tous les candidats ;
- La fixation à 26 le nombre des membres de la CENI, correspondant au nombre des provinces en tenant compte des 30% de la représentativité de la femme ;
- L’intégrité comme critère primordial de désignation des membres ;
- L’Election des membres du bureau par leurs pairs tenant compte de leur expertise ;
2. Sur la loi portant organisation des élections :
- La restauration du second tour pour l’élection présidentiel ;
- Le renforcement de la législation contre la corruption et l’achat de conscience pendant la période préélectorale et électorale ;
- La suspension du seuil de représentativité nationale, provinciale, et locale dans la loi électorale pour garantir l’égalité des chances ;
- L’interdiction de désignation comme suppléants, les membres des familles par alliance ou de sang jusqu’au troisième degré inclus ;
- La réduction au taux de frais de dépôt de candidature à tous les niveaux ;
- L’interdiction des candidatures pour une même personne à plus d’un scrutin au cours d’un même cycle électoral.
Fait à Kinshasa, le 29 avril 2021
Joseph Olenghankoy Mukundji

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