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‘’La DYSOC encourage la communauté internationale, plus particulièrement, Mme BINTOU KEITA, Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC, l’Union Européenne, l’Union africaine, les organisations sous régionales et les Chefs des confessions religieuses, dans leurs efforts, pour la tenue d’un dialogue inclusif aux fins de trouver des solutions idoines consensuelles, pour une sortie de crise en République Démocratique du Congo’’.

Telle est, en effet, la portée de la dernière déclaration de la Dynamique pour la sortie de la crise qui, sous la férule de Jean-Pierre Lisanga Bonganga, dénombre tout un florilège de faits constitutifs de blocage de la marche de des institutions en RD. Congo, depuis l’accession de Félix Tshisekedi dans son strapontin présidentiel, le 24 janvier 2019. Dans cette même déclaration, il revient, avec insistance, sur le plan de sortie de crise, tel qu’il avait été préconisé, depuis bientôt deux ans, par Martin Fayulu et son colistier Adolphe Muzito. A y voir de près, Lisanga Bonganga, loin s’en faut, s’en tient au schéma du dialogue tripartite élargi aux autres forces politiques significatives, pour éviter à la République le spectre hideux que procure, très généralement, la double crise de légitimité et de légalité à l’approche de nouvelles élections projetées en 2023.
Dynamique pour la Sortie de la Crise
J-896 (Art 73 de la Constitution)
DECLARATION POLITIQUE
Comme suite à sa déclaration du 3 avril courant, par laquelle, elle a dénombré jusqu’à 25 faits constitutifs de blocage du pays par le pouvoir en place, la DYSOC poursuit, nonobstant la publication tardive du fameux Gouvernement de l’Union dite sacrée de la nation, la présentation de la deuxième série de faits caractéristiques de ce blocage, par le Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, de lui-même, par lui-même et pour lui-même ;
26ème fait de blocage : La énième violation de la constitution par le Président Félix TSHISEKEDI à travers la nomination des membres du Gouvernement SAMA LUKONDE, sans tenir compte de la représentativité nationale. A ce sujet, la DYSOC constate avec regret, la présence exagérée des membres de certaines provinces dans l’équipe gouvernementale pendant que d’autres provinces sont soit sous représentées soit tout simplement non représentées ;
A titre d’exemple, la DYSOC relève que la province du Kasaï oriental dont est issu le Président de la République, compte six membres. La province du Sud-Kivu, celle de la première Dame et du Président du Sénat, enregistre sept membres dont cinq proviennent d’une même tribu.
27. Comme on peut le constater, le couple présidentiel, qui, au regard de ses provinces d’origine respectives, s’est tapé la part du lion dans ce gouvernement. Il totalise onze membres, soit pratiquement 20 pour cent des membres du gouvernement, alors que les provinces de Maï-Ndombe, du Nord-Ubangi et de Kinshasa à travers les Teke-Humbu, ne sont nullement représentées au Gouvernement.
28. S’agissant plus particulièrement de la province du Nord-Ubangi dont fut originaire, Feu Marechal MOBUTU, c’est pour la deuxième fois consécutive que cette province n’est pas représentée dans un gouvernement de la République, nommé par le Président Félix TSHISEKEDI ; Dans ces conditions, la DYSOC s’interroge, comment le pouvoir en place peut-il garantir la tenue de la promesse de rapatriement des restes du corps du Feu Marechal MOBUTU tant réclamé par le peuple congolais ;
29. Par ailleurs, la DYSOC souligne que d’autres provinces telles que : le Bas-Uélé, l’Equateur, l’Ituri et le Kwango ne sont représentées au Gouvernement que par de petits postes symboliques de Vice-ministres ; 30. Etant donné que le Gouvernement comprend 56 membres, il aurait été logique, par soucis de garantir la cohésion nationale et de lutter contre les antivaleurs tant décriées, notamment le tribalisme, le népotisme, la parenté et la mysticité, que chaque province soit représentée par au moins un Ministre, chef de Département ;
31. La nomination par le président Félix TSHISEKEDI de certains membres du gouvernement dont la nationalité est non seulement douteuse mais également et surtout sujette à caution, parce que jouissant concomitamment d’une autre nationalité étrangère, en violation manifeste de la loi en la matière. La nationalité congolaise étant une et exclusive ;
A toutes fins utiles, la DYSOC demande à l’Assemblée nationale, de mettre sur pied une commission pour vérifier la nationalité de tous les membres du gouvernement, y compris celle du Premier ministre.
32. Le Président de la République Félix TSHISEKEDI a nommé les membres du gouvernement SAMA LUKONDE, en violation des principes d’éthique et de déontologie prônés constamment par papa Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA d’heureuse mémoire, qui a toujours combattu le débauchage considéré à juste titre comme un acte d’immoralité politique et d’antivaleur caractérisé;
33. L’absence du ministère de la coopération internationale dans le gouvernement, ministère qui aurait pu prendre utilement la place du ministère du numérique dont les attributions non clairement définies, ouvrent la voie à un conflit de compétences avec le ministère des PT-NTIC, à moins que le rôle du ministère du numérique se limite exclusivement à la surveillance des réseaux sociaux ;
34. Il sied de souligner que cette fois-ci, le président Félix TSHISEKEDI a formé le gouvernement SAMA LUKONDE tout seul, sans une pression quelconque de la part de l’ancien président de la République, Joseph KABILA. Les problèmes suscités par la configuration de ce gouvernement relève exclusivement du président Félix TSHISEKEDI lui-même. Ainsi, comme l’a toujours affirmé la DYSOC, le président Félix TSHISEKEDI étant un problème, il ne peut pas être lui-même la solution au problème ;
35. Dans sa configuration ci-haut décrite, le Gouvernement SAMA LUKONDE ne fait qu’amplifier la crise qui ronge le pays. Car, conçu pour le partage des postes entre les membres de la monstrueuse Union dite sacrée, aujourd’hui en débandade, au détriment des intérêts légitimes du peuple congolais.
36. La présentation par l’Honorable Christophe LUTUNDULA, nommé Vice Premier Ministre, de sa proposition de modification de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI, sans tenir compte des réformes institutionnelles idoines portées par le Président Martin FAYULU MADIDI, de la coalition LAMUKA, qui encourage le consensus quant à ce, est une menace à la démocratie et une provocation à l’endroit du peuple congolais, par le pouvoir en place, qui cherche imprudemment et désespérément à retarder ou à défaut, à torpiller la tenue des élections en 2023 ; Surabondamment, l’exposé de l’économie du texte de cette proposition de modification de la susdite loi, par son initiateur précité, alors que ce dernier n’avait plus qualité de Député National, car, nommé Vice Premier Ministre, constitue une fraude à la loi et un précèdent fâcheux du non-respect du principe sacrosaint de séparation des pouvoirs ;
37. Alors que, l’insécurité qui sévit dans la partie EST de notre pays est devenue plus que préoccupante, le pouvoir en place semble s’en accommoder dans la mesure où, il ne prend aucune initiative sérieuse devant rassurer un tant soit peu, nos compatriotes victimes des massacres à grande échelle et des déplacements massifs incessants ainsi que d’expropriation de leurs terres en faveur d’une politique insidieuse de colonie de peuplement et d’hégémonie en vue de la balkanisation de la RD Congo ;
Dans ce cadre, la DYSOC soutient la marche de solidarité du 24 avril prochain organisée par la Coalition LAMUKA ;
38. Le problème d’insécurité dans la ville de Mbandaka continue à défrayer la chronique, en dépit des efforts louables fournis par le gouverneur de province de l’Equateur pour y mettre fin. Mais malheureusement, toutes les initiatives entreprises par les Autorités provinciales ne sont ni relayées, ni renforcées par le pouvoir en place.
39. En excellant dans le non-paiement des salaires de nos diplomates à l’étranger et des loyers de nos représentations diplomatiques et consulaires, depuis dix -sept mois, représentations aujourd’hui menacées de déguerpissement, le pouvoir en place, a terni l’image de la RDC dans le concert des nations ;
40. Dans le même ordre d’idées, il y a lieu de souligner que le même pouvoir s’évertue à ne pas s’acquitter de ses engagements vis-à-vis des organisations internationales et régionales dont notre pays est membre. Il y a lieu de déplorer, le non-paiement des cotisations, notamment au niveau de la SADC, CEEAC, CEPGL, CIRGL, voir même au niveau de l’Union Africaine, U.A en sigle, alors que notre pays assure la présidence de cette organisation panafricaine ;
41. Les arrestations arbitraires des journalistes et activistes des droits humains, aux fins d’étouffer la liberté d’expression et d’opinion pourtant consacrée par la constitution, arrestations dont la dernière en date, est celle du journaliste Israël MUTOMBO dit Sango, animateur de l’émission BOSOLO NA POLITIQUE. Pour la DYSOC, museler la liberté de la presse équivaut à une dictature que le président Félix TSHISEKEDI voudrait installer en RDC.
42. Les manifestations populaires organisées ces derniers temps contre la présence de la MONUSCO dans la partie EST de notre pays, laisse le pouvoir en place indolent ou pâteux et indifférent, alors qu’il y a péril en la demeure.
43. L’instauration du couvre-feu sans fondement juridique, son allègement et son maintien dans notre pays, selon le cas, laisse à désirer. Il est devenu tout simplement trop encombrant et ennuyeux pour la population. D’ailleurs, il fait l’objet de nombreuses violations, au jour le jour, par le président Félix TSHISEKEDI qui l’avait pourtant instaurée mais aussi, par ceux qui ont la charge de le faire respecter.
44. La campagne annoncée de vaccination contre le COVID-19 par un gouvernement démissionnaire ne garantit pas la réussite des opérations y afférentes, notamment pour faire face aux effets secondaires éventuels. A cet effet, la DYSOC recommande le report de la mise en œuvre de cette vaccination facultative après l’investiture d’un gouvernement représentatif de toutes les provinces du pays ;
44ème fait de blocage : Le non-respect des engagements pris et promesses faites par le président Félix TSHISEKEDI au peuple congolais, particulièrement aux Honorables Députés nationaux du groupe des pétitionnaires. Ces derniers viennent de lui adresser un mémorandum, assorti des menaces dont celle de reconstituer une nouvelle majorité afin de corriger les fausses prophéties d’un pouvoir agonisant et incapable de résoudre les problèmes qui se posent dans le pays, spécialement, sur le plan sécuritaire ;
45. Le non-respect des accords de Genève, de Nairobi, de GLM ou de KINGAKATI, ayant donné naissance respectivement à la coalition LAMUKA, au regroupement politique CACH, à la coalition FCC-CACH et récemment aux arrangements flous avec les Députés nationaux du groupe des pétitionnaires, pour la requalification de la majorité parlementaire en plein mandat, montre à suffisance, la volonté délibérée du Président Félix TSHISEKEDI de bloquer le pays, pour des fins inavoués au détriment de l’intérêt de notre peuple ;
46. La destitution en cascade de certains Gouverneurs des provinces confirme le blocage du pays à tous les niveaux, c’est la preuve que la RDC traverse une véritable crise de leadership et de gouvernance ;
47. La DYSOC note qu’actuellement, au sein de l’Assemblée nationale, il n’existe ni de majorité FCC, ni de majorité CACH, ni encore moins de majorité d’une vision baptisée de l’union dite sacrée de la nation.
La seule majorité perceptible est celle incarnée par le groupe des Députés nationaux pétitionnaires, qui sont désormais placés devant leurs responsabilités historiques vis-à-vis du peuple congolais.
48. La DYSOC dénonce et fustige la deuxième phase du partage de la République aux travers de la distribution des postes des entreprises publiques, distributions qui va servir d’appât pour distraire et diviser le groupe des députés pétitionnaires ;
49. Comme si la bêtise humaine n’avait pas de limite, Monsieur Victor KANKWENDA, ose dire, au nom du Parti au pouvoir, que l’Assemblée Nationale sera saisie, on ne sait par quelle procédure imaginaire, pour légiférer sur le comptage du mandat du Président Félix Antoine TSHISEKEDI à dater de l’investiture du Gouvernement SAMA LUKONDE.
La DYSOC rejette cette idée fallacieuse qui va se butter à la Constitution, à la résistance du peuple Congolais et au respect du serment prêté par le Chef de l’Etat.
De ce qui précède,
La DYSOC encourage la communauté internationale, plus particulièrement, Mme BINTOU KEITA, Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC, l’Union Européenne, l’Union africaine, les organisations sous régionales et les Chefs des confessions religieuses, dans leurs efforts, pour la tenue d’un dialogue inclusif aux fins de trouver des solutions idoines consensuelles, pour une sortie de crise en République Démocratique du Congo. « ON PEUT TOUT NOUS EMPECHER SAUF NOUS INTERDIRE DE REFLECHIR ».
Fait à Kinshasa, le 17 Avril 2021
Le Coordonnateur
Jean Pierre LISANGA BONGANGA
Président National de la Convention Chrétienne pour la Démocratie

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